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» CONCOURS DE COORDINATION n° 40 - Catégorie 1


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Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 29/10/2013
Messages : 410

Dim 25 Mar - 20:15
Calypso était arrivée dans la région de Kantô depuis peu de temps. Le climat y était agréable, il suffisait juste de se couvrir correctement. Sa destination finale était la ville de Carmin-Sur-Mer, où, en plus du lancement et du suivi du concours de coordination, on lui avait proposé une séance de thalassothérapie gratuite : modelage, bain d'eau de mer... Elle allait pouvoir se reposer avant d'affronter une grosse journée de préparation. C'était l'idéal et elle avait été touchée par cette proposition, qui lui montrait qu'elle était attendue dans la vieille région. La jeune femme se tourna vers sa Phyllali, il leur restait encore un voyage à faire et son amie montrait des signes de fatigue. Elle avait pourtant l'habitude de ce genre de trajets, mais Calypso devait avouer que par moment, elle aussi était lassée par tout ceci. Enfin, vu l'accueil qu'elle allait recevoir, Calypso était d'autant plus pressée d'arriver.

Une fois Carmin-Sur-Mer en vue, Calypso et Lily reprirent leurs esprits : il fallait être en forme pour le lendemain et ce n'était pas le moment de se laisser aller. Alors que Calypso avait failli s'endormir sur ses notes, elle retrouva la pêche en posant ses pieds sur la terre ferme.
Déjà, son agent lui présenta le maire de la ville, que Calypso fut enchantée de connaître, quoiqu'un peu surprise. Elle comprit cependant très vite que le maire avait une bonne raison de venir la chercher et de se montrer aussi accueillant. En même temps, cela aurait dû être évident pour elle que cela cachait quelque chose.
    « Bienvenue à Carmin-Sur-Mer, Mme Kanaloa. Cela fait tellement longtemps que la région de Kanto n'a pas reçu un de vos fameux concours, nous sommes très heureux d'avoir été choisis ! »
C'était bien ça, autant graisser la patte d'une des maîtresses de coordination si elle pouvait en plus leur permettre d'avoir la possibilité de recevoir plus de concours.
    « Je suis très contente aussi de pouvoir présenter ce quarantième concours ici ! »
C'était toujours un événement, dès qu'il y avait un chiffre rond, tout le monde s'empressait de vouloir créer un concours encore plus impressionnant que les autres. Cela crispait un peu la jeune femme, qui ne comprenait pas en quoi cela devait être si important de marquer les paliers de dix de cette manière. Enfin, elle jouait un peu le jeu, surtout vu comme le maire était emballé par cette idée.
    « Oui, oui, c'est vraiment essentiel vous savez. Nous vivons beaucoup grâce au tourisme et ces concours amènent toujours beaucoup de personnes par ici. »
Calypso se força à ne pas rouler les yeux. Cela ne servait absolument à rien de lui dire tout cela, les maîtres de coordination n'avaient aucun pouvoir sur le choix du lieu qui accueillerait le prochain concours. Et il était d'autant plus crétin – au sens de Calypso – de demander des faveurs alors que le fait d'organiser le quarantième concours à Carmin-Sur-Mer la rendait évidemment inéligible pour les prochains concours...
Enfin. Si les croyances du maire pouvaient lui permettre de s'octroyer du temps dans un centre de thalassothérapie, elle n'allait pas non plus cracher dans la soupe.

C'était donc fraîche et reposée que le lendemain midi, elle prenait son déjeuner à l'hôtel en compagnie de sa fidèle Phyllali, heureusement laissée seule par le maire qui avait insisté pour l'inviter à dîner la veille. Elle avait hâte de se trouver tranquillement dans les loges avant d'entrer en scène. La jeune femme s'étira longuement, avant de prendre ses affaires et rejoindre le dôme.
L'organisation y était incroyable, une vraie fourmilière qui s'occupait des derniers détails avant le lancement. Les coordinateurs allaient avoir la possibilité de rentrer dans la loge pour peaufiner leurs prestations, c'était un moment important, puisque cela leur permettait de mettre au point les derniers éléments.
Leur spectacle reposait souvent sur ces petits détails auxquels il fallait toujours penser.

Les vêtements, la coiffure, le maquillage et Calypso était prête à se présenter au public. Prenant le micro entre ses deux mains, elle attendait le signal pour entrer sur scène. Quand celui-ci lui fut donné, elle apparut sur scène avec une robe écarlate, avançant le pas assuré, avant de prendre la parole.
    « Chers amis de la coordination, je vous souhaite la bienvenue à Carmin-Sur-Mer ! La région de Kanto vous invite pour ce quarantième concours de coordination ! »
Les applaudissements retentirent sous le dôme.
    « Je me joins à vous pour remercier la ville de Carmin-Sur-Mer ainsi que toutes les personnes qui ont rendu ce concours possible aujourd'hui ! »
La jeune femme cala un instant le micro sous son coude le temps de remercier également tout le staff en les applaudissant de concert avec les spectateurs.
    « Mais sans plus attendre, je vous présente le thème de ce concours : La Peur ! Les coordinateurs vont ainsi pouvoir nous faire frissonner ou nous montrer ce sentiment dans un spectacle inédit. Nous avons hâte de découvrir ces prestations, alors je laisse ma place à nos coordinateurs du jour ! »






LES RÈGLES.
  • Catégorie accessible uniquement aux coordinateurs ne possédant aucun ruban. Eux seuls peuvent poster ici !

  • Vous avez le droit à 2 pokémons (ou moins si vous le souhaitez), pas plus. Vous pouvez utiliser un maximum de 3 attaques (attaques différentes ou trois fois la même, le compte est identique) par prestation.

  • Le thème de ce concours est LA PEUR.

    La difficulté et la subtilité résident dans la manière d’être original tout en nous faisant comprendre de quoi il est question, à travers votre prestation. Il faut que la compréhension du thème se retrouve à la lecture et qu'un spectateur dans la salle, inRP, puisse TOUT SAISIR de ce que vous voulez faire passer..
Vous pourrez apporter des précisions, si vous le désirez, entre balises spoilers, en fin de prestation. Pour autant, ce ne sont là que des compléments d’informations, mais rien de déterminant dans la compréhension du texte, qui doit parler de lui-même aux membres du jury.

Vous avez jusqu’au dimanche 22 avril aux environs de 20h (heure française) pour poster votre prestation. Bon concours et bonne chance à tous !


Merci à Elisa A. Kanes pour l'avatar. (:
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Modo RP & Coordinateur

C-GEAR
Inscrit le : 14/12/2017
Messages : 302

Région : Hoenn
Lun 16 Avr - 6:31
Me voilà maintenant à Carmin-sur-mer à Kanto! Dire que la pension de Sayuri était juste à côté d’ici. C’était sûr à cent pourcent que j’allais lui rendre visite dès que les prestations seront terminées. Mais voilà, je suis là. Flora et William à mes côtés puisqu’ils sont également participants cette fois. Je me sentais énormément moins seul que la fois précédente, ce qui me fit chaud au cœur. La pression et le stresse étaient moins grands aussi. Les derniers préparatifs étaient en train de se faire et j’avais déjà donné mes instructions lorsque mon tour sera annoncé.

Je discutai avec ma petite sœur et mon ami d’enfance. Je savais que mon autre frangine était quelque part dans les estrades, attendant impatiemment que l’on nous nomme pour monter sur scène. Non! Je ne devais pas trop y penser. Sinon j’allais amplifier fois mille la pression que je ressentais déjà à l’intérieur de moi. Je croisai même rapidement du coin de l’œil une silhouette de femme qui me semblait familière. Je reconnu Sayuri! Un léger sourire me vint au coin de mes lèvres et j’allai immédiatement la saluer. « Tu vois, je suis là. Je ne manquerai pas à ma promesse…! » lui dis-je avant de tourner sur moi-même afin de partir rejoindre les gens de ma catégorie. Ce fut rapide, mais ça me permit de lui parler légèrement et de me donner un peu foi en moi. Elle croyait tellement en moi que je ne pouvais pas me permettre de tout lâcher. Elle était une des personnes qui me motivaient à poursuivre et à monter de nouveau sur scène.

Ce ne fut guère long avant que les animatrices commencèrent à annoncer le début du concours. Il n’y avait plus de marche arrière, mais cette fois, je me sentais davantage sûr de mes compétences. J’espérais seulement que ce n’était pas qu’une simple impression.

« Notre premier participant est… Alan White de la région d’Hoenn! »

Et voilà, le coup d’envoi venait d’être donné que… Quoi?! Non, ne me dites pas que je suis le premier à y aller? Je sentis mon cœur battre la chamade alors que je sentis que quelqu’un me poussa dans le dos. En plus, ils avaient déjà tout finit de préparer la scène?!

« Vas-y grand-frère! » lança ma petite sœur.

Je croisai son regard et mes pas me guidèrent jusqu’au rideau. Je pris une profonde respiration. C’est le moment! Puis je traversai les longs lambeaux de tissus afin de pénétrer sur la scène.

*********** DÉBUT DE LA PRESTATION ***********

Un seul et unique projecteur m’éclairait sur le vaste terrain de la scène. Malgré cela, on pouvait distinguer une planche de bois en plein centre et sur laquelle je posai chacun de mes pas avec précaution. Tout le reste, il s’agissait d’énorme matelas bleus faisant plusieurs dizaines de centimètres d’épaisseur.

Je projetai mon regard vert autour de moi. Bien que je me doutais que la foule puisse me voir, c’en était autrement pour moi. Je me sentais un peu déboussolé puisque j’avais l’habitude de voir ce qui m’entourait… Arrivé au tiers de la planche environ, un pokémon apparu à l’autre extrémité et faisait face à moi. Un pokémon de couleur violacée. Je pressai le pas pour aller le rejoindre, brusquement un son commença à envahir la scène, tout comme une grande masse d’obscurité.


J’étais plongé dans une noirceur totale. Ce n’était pourtant pas l’effet de lumière et, une chose était sûr, c’est que le public aussi ne voyait plus rien du tout. Coupé alors de ma vision, tout ce qui me restait comme repère était le son et le touché. Ma respiration s’accentua jusqu’à ce qu’on l’entende faiblement à travers les haut-parleurs disposés un peu partout dans la salle. Être en mesure de percevoir que du noir déstabilisait tout mon être. Qui sait si je me dirigeais dans la bonne direction ou encore que je ne trébucherais pas sur un quelconque objet pour ensuite tomber dans un trou sans fin? Je sentais toujours la matière solide sous mes pieds, mais qu’est-ce qui me disait que c’était toujours la planche de bois? Ne serait-ce juste pas ce que je voulais bien croire?

« A-aaaah! Aaaaah! » Laissais-je échappé subitement.

Aussitôt, l’effet de la pénombre s’éclipsa peu à peu et la lumière refit surface. Il y avait toujours qu’une seule lueur de lumière qui m’éclairait. J’étais à présent paralysé sur place afin d’avoir à nouveau mes repères. Malgré que je faisais la statue, je bougeai aux yeux des spectateurs puisque la planche sur laquelle je me tenais, montait de plus en plus haut dans les airs jusqu’à atteindre probablement sept mètres selon mes estimations.

Alors qu’au sol ce long bout de bois me semblait bien large, c’était maintenant tout autre chose à plusieurs mètres du plancher. Je n’arrivai pas à cacher mon inquiétude. Quelques sueurs froides commençaient à se former sur mon front. Elles n’attendirent qu’à être suffisamment grosses pour ensuite longer les traits de mon visage. Je sentis mon teint devenir bien plus pâle. C’était très instable et je sentais mon corps basculé d’un côté comme de l’autre jusqu’à me convaincre que je ne tiendrai plus sur cette paroi improvisée.

Dès que la structure finit par s’immobiliser complètement, je sentis mes battements ralentir quelque peu. L’ascension avait été bien lente, mais il n’y avait plus de mouvement à présent. Je vis aussi que tout était soutenu par un pilier en plein centre. Je trouvai rapidement mon équilibre et je tentai de m’approcher de ce milieu qui semblait plus stable même si c’était insensé. À chaque fois que mon regard croisait les matelas, je fermai les yeux et me figeais sur place. Je ne devais pas tomber, je ne devais pas tomber, je ne devais absolument pas tomber! Je pouvais me voir à la troisième personne en vue d’extérieur. Voir mon corps tout simplement basculer vers ce vide de sept mètr-

J’ouvris mes paupières aussitôt. Je ne voulais en aucun cas voir la fin de cette chute qui me serait simplement fatale et sans fin. Je sentais les gouttes perlées le long de mes joues…

J’aperçus de nouveau ce pokémon. Il était encore là! Il me regardait droit dans… Quoi? Maintenant que la lumière était plus proche de cette créature, je pouvais mieux l’apercevoir. Il y avait un problème : il n’avait pas de yeux. C’était des diamants ou quelque chose qui s’en rapprochaient. Seulement, un sourire apparu au bas de sa tête et des dents pointues étaient visibles. Cet être ne faisait qu’un demi-mètre de hauteur. Malgré sa petite taille, j’ignorais ce qui me donnait cette impression, mais je le trouvais imposant. « Wahhh! » m’exclamais-je surpris tout en reculant d’un pas pour m’en éloigner alors que lui fis un pas en ma direction. Je senti une partie de mon pied glisser et je perdis l’équilibre.

Je m’agrippai à la planche de mes bras, empêchant ainsi ma chute. Mon cœur s’était remis à battre la chamade et mon souffle à s’intensifier. Je sentais le vide me tirer vers lui. Je me débattais de toutes mes forces et après quelques secondes, je réussis à remettre mes pieds sur cette plateforme à moitié flottante, mon souffle bien saccadé.

J’osai porter un dernier regard sur le pokémon. Ses « yeux » s’étaient encore plus intensifiés et j’ignorais ce qui m’arrivait. Je me sentis pétrifié sur place. Sans même pouvoir analyser la situation, une seconde masse sombre pris possession de la salle complètement. Une fois de plus, nous étions tous privés de notre vue.

Je tentai de reprendre mes esprits, mai-

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!! » criai-je à pleins poumons.

Je sentis mon corps plonger à pleine vitesse puis un grand boum se fit entendre. Mon corps s’immobilisa d’un coup sec. Je coupai aussitôt mon micro et je me dépêchai de me relever. J’étais bien tombé sur les matelas géants qu’on utilisait souvent dans les cirques. Je ressentais certes un peu de douleur à cause de l’impact, mais je n’avais rien de cassé. J’arrivai à me repérer malgré la pénombre et je quittai la scène sans plus tarder.

Maintenant que je n’étais plus sur le plateau, je projetai mon regard dans cette direction. Toujours illuminé par à un seul projeteur, la noirceur se dissipa. J’avais disparu juste à temps! Mon Tenefix se trouvait toujours sur la planche perchée dans les airs. Il faisait face au public et il leur sourit de toutes ses dents pointues puis la lumière coupa.

*********** FIN DE LA PRESTATION ***********

Fiche technique:
 



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Coordinateur Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 05/04/2018
Messages : 14

Région : Kalos
Hier à 1:03
Inspire. Expire.

Les voix des spectateurs résonnent dans le théâtre, mêlées au bruit des techniciens qui préparent la scène. Il y a beaucoup de gens, j’ai pu entrevoir la salle bondée depuis les coulisses pendant les autres prestations. C’est le quarantième concours de coordination et l’événement a attiré une foule immense en provenance des sept régions. Voici donc ce que seront les conditions de ma première participation aux concours professionnels. J’aurais préféré un événement plus modeste, mais Guillaume ne m’a pas laissé le loisir de me défiler, alors j’inspire profondément en cherchant à calmer les battements affolés de mon cœur.

– Vois ça du bon côté, Adria. Tu n’auras même pas besoin de faire semblant d’avoir peur, m’a dit mon frère tout à l’heure, avant de me laisser seule pour aller se mettre en place.

Effectivement. Même si tout devait aller de travers, je suis certaine d’une chose : ma performance sera convaincante. Je me répète cette certitude en parcourant de mes doigts nerveux la fourrure de Spriggan, qui attend patiemment dans mes bras. Son poil d’habitude si doux est désormais hirsute, résultat de l’importante quantité de gel coiffant que j’y ai appliqué. J’anticipe le bain, au retour. Ça promet d’être une partie de plaisir.

On m’appelle sur scène. Mon esprit retombe brusquement sur terre et mon cœur se glace dans ma poitrine. Enthousiaste, mon evoli saute par terre et me précède sur les planches. Je le suis et m’arrête un instant en bordure des rideaux pour me rappeler une énième fois les encouragements de mon frère. Tout ira bien.

Inspire. Expire. Avance.


- DÉBUT DE LA PRESTATION -

La scène est plongée dans l’obscurité. Le rideau s’est ouvert, mais les ténèbres ambiantes empêchent les spectateurs de distinguer quoi que ce soit au-delà des premières rangées. Aucun mouvement, aucun son, hormis une douce mélodie qui flotte dans l’air immobile. Les notes, calmes et reposantes, rappellent vaguement l’air que jouaient autrefois les vieilles boîtes à musique.

Une vive lumière illumine brusquement la scène, arrachant quelques cris de surprise à l’assistance. L’éclat se précise et forme un cercle lumineux autour de la silhouette d’une jeune femme qui, éblouie, se cache les yeux de ses bras. Vêtue de simples habits blancs, elle se fond presque dans la luminosité environnante. Elle est seule sur une scène vide, minuscule devant un long rideau gris sur lequel se découpe son ombre. La musique s’arrête dès que la lumière apparaît, plongeant la salle dans le silence. La jeune femme baisse lentement les bras et, ignorant visiblement où elle se trouve, tourne la tête pour regarder autour d’elle d’un air craintif.

– Bonjour toi.

Une voix calme aux accents masculins résonne dans les haut-parleurs, brisant le silence inconfortable laissé par la disparition de la mélodie. La fille sursaute, recule jusqu’à rencontrer le rideau derrière elle en levant le nez à la recherche de l’origine de cette voix mystérieuse. Une ombre éclipse momentanément la lumière du projecteur.

– J’espère que je t’ai manqué, poursuit la voix d’un ton mielleux.

La forme de l’ombre rétrécit et se précise, comme si l’être qui s’amusait devant le projecteur s’était éloigné de la source de lumière. La silhouette d’une créature à la fourrure hirsute et aux longues oreilles pointues apparaît, gigantesque, aux côtés de la jeune femme. Terrifiée, cette dernière bondit vers le côté de la scène. Dans un grondement semblable à un rire, l’ombre, qui jusque-là était demeurée en bordure de la lumière, se rapproche sournoisement de la fille jusqu’à accaparer la moitié du cercle de lumière. La créature, dont on distingue désormais clairement le profil, ouvre la gueule dans un sourire mauvais, dévoilant ainsi de menaçantes canines.

– C’était quand, la dernière fois qu’on s’est croisés?

L’ombre se tapit et s’approche de la fille comme un miaouss en chasse. Sa proie recule jusqu’aux limites du cercle de lumière.

– Hmmm, peut-être cette fameuse nuit, il y a deux semaines, où tu as entendu un drôle de bruit dans le salon? Tu t’en souviens? Qu’est-ce qu’on s’est amusés, toi et moi.

La bête bondit avec souplesse, éclipse une nouvelle fois la lumière pour atteindre l’autre côté de la scène, faisant fuir la jeune femme en sens inverse.

– Non, attends, c’était à ton entretien d’embauche, non? Laisse-moi deviner, c’est à cause de moi que tu n’as pas eu le poste, pas vrai? Pauvre petite chose.

Ses paroles emplies de fausse pitié meurent dans un éclat de rire.

– Va-t’en!

La voix terrifiée de la fille claque comme un coup de fouet. Surprise, la créature se redresse dans un mouvement de recul. Plus rien ne bouge sur scène. Immobiles, les deux êtres se défient du regard pendant plusieurs longues secondes, puis un rugissement retentit. La fourrure de la sombre créature se hérisse et son ombre s’agrandit pour ne laisser à la fille qu’un tout petit carré de lumière. La gueule de la bête s’approche de la tête de sa victime et s’entrouvre pour dévoiler une nouvelle fois ses crocs acérés.

– Jamais… souffle l’ombre.

La silhouette se retire et une musique à la fois entraînante et profondément inquiétante se met à jouer. S’ensuit une poursuite chorégraphiée où la fille, paniquée, cherche à s’éloigner de l’ombre qui la pourchasse gracieusement en récitant une courte comptine:

N’as-tu pas compris, ma pauvre chérie
Que toi et moi, ne t’en déplaise, c’est pour la vie?
Dans ton dos, à ton oreille, au fond de ton cœur
Je me terre, j’attends, je te fais peur
Tu peux courir, te cacher, tenter de t’enfuir
Inutile! Car mon but, tu le sais, c’est te nuire

Tu ne peux t’échapper, à quoi bon essayer?
Tu perds ton temps, ton esprit m’appartient
Et, comme un fou, je m’y amuserai…


Noir. La lumière disparaît aussi brusquement qu’elle est apparue au début de la prestation, laissant la dernière ligne de la chanson en suspens. Même la musique n’est plus qu’une discrète mélodie qui flotte dans la noirceur opaque. Après quelques secondes d’obscurité, le projecteur se rallume progressivement. Sur scène, la fille a disparu. Ne reste plus que l’ombre mouvante, dont la silhouette occupe désormais le centre du cercle.

– Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien, conclut la voix masculine d’un ton chantant.

La musique s’arrête sur un ricanement et le projecteur s’éteint de nouveau, plongeant pour de bon la scène dans le noir complet.

Précisions techniques:
 
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