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» CONCOURS DE COORDINATION n° 40 - Catégorie 3


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Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 29/10/2013
Messages : 418

Dim 25 Mar - 20:15
Calypso était arrivée dans la région de Kantô depuis peu de temps. Le climat y était agréable, il suffisait juste de se couvrir correctement. Sa destination finale était la ville de Carmin-Sur-Mer, où, en plus du lancement et du suivi du concours de coordination, on lui avait proposé une séance de thalassothérapie gratuite : modelage, bain d'eau de mer... Elle allait pouvoir se reposer avant d'affronter une grosse journée de préparation. C'était l'idéal et elle avait été touchée par cette proposition, qui lui montrait qu'elle était attendue dans la vieille région. La jeune femme se tourna vers sa Phyllali, il leur restait encore un voyage à faire et son amie montrait des signes de fatigue. Elle avait pourtant l'habitude de ce genre de trajets, mais Calypso devait avouer que par moment, elle aussi était lassée par tout ceci. Enfin, vu l'accueil qu'elle allait recevoir, Calypso était d'autant plus pressée d'arriver.

Une fois Carmin-Sur-Mer en vue, Calypso et Lily reprirent leurs esprits : il fallait être en forme pour le lendemain et ce n'était pas le moment de se laisser aller. Alors que Calypso avait failli s'endormir sur ses notes, elle retrouva la pêche en posant ses pieds sur la terre ferme.
Déjà, son agent lui présenta le maire de la ville, que Calypso fut enchantée de connaître, quoiqu'un peu surprise. Elle comprit cependant très vite que le maire avait une bonne raison de venir la chercher et de se montrer aussi accueillant. En même temps, cela aurait dû être évident pour elle que cela cachait quelque chose.
    « Bienvenue à Carmin-Sur-Mer, Mme Kanaloa. Cela fait tellement longtemps que la région de Kanto n'a pas reçu un de vos fameux concours, nous sommes très heureux d'avoir été choisis ! »
C'était bien ça, autant graisser la patte d'une des maîtresses de coordination si elle pouvait en plus leur permettre d'avoir la possibilité de recevoir plus de concours.
    « Je suis très contente aussi de pouvoir présenter ce quarantième concours ici ! »
C'était toujours un événement, dès qu'il y avait un chiffre rond, tout le monde s'empressait de vouloir créer un concours encore plus impressionnant que les autres. Cela crispait un peu la jeune femme, qui ne comprenait pas en quoi cela devait être si important de marquer les paliers de dix de cette manière. Enfin, elle jouait un peu le jeu, surtout vu comme le maire était emballé par cette idée.
    « Oui, oui, c'est vraiment essentiel vous savez. Nous vivons beaucoup grâce au tourisme et ces concours amènent toujours beaucoup de personnes par ici. »
Calypso se força à ne pas rouler les yeux. Cela ne servait absolument à rien de lui dire tout cela, les maîtres de coordination n'avaient aucun pouvoir sur le choix du lieu qui accueillerait le prochain concours. Et il était d'autant plus crétin – au sens de Calypso – de demander des faveurs alors que le fait d'organiser le quarantième concours à Carmin-Sur-Mer la rendait évidemment inéligible pour les prochains concours...
Enfin. Si les croyances du maire pouvaient lui permettre de s'octroyer du temps dans un centre de thalassothérapie, elle n'allait pas non plus cracher dans la soupe.

C'était donc fraîche et reposée que le lendemain midi, elle prenait son déjeuner à l'hôtel en compagnie de sa fidèle Phyllali, heureusement laissée seule par le maire qui avait insisté pour l'inviter à dîner la veille. Elle avait hâte de se trouver tranquillement dans les loges avant d'entrer en scène. La jeune femme s'étira longuement, avant de prendre ses affaires et rejoindre le dôme.
L'organisation y était incroyable, une vraie fourmilière qui s'occupait des derniers détails avant le lancement. Les coordinateurs allaient avoir la possibilité de rentrer dans la loge pour peaufiner leurs prestations, c'était un moment important, puisque cela leur permettait de mettre au point les derniers éléments.
Leur spectacle reposait souvent sur ces petits détails auxquels il fallait toujours penser.

Les vêtements, la coiffure, le maquillage et Calypso était prête à se présenter au public. Prenant le micro entre ses deux mains, elle attendait le signal pour entrer sur scène. Quand celui-ci lui fut donné, elle apparut sur scène avec une robe écarlate, avançant le pas assuré, avant de prendre la parole.
    « Chers amis de la coordination, je vous souhaite la bienvenue à Carmin-Sur-Mer ! La région de Kanto vous invite pour ce quarantième concours de coordination ! »
Les applaudissements retentirent sous le dôme.
    « Je me joins à vous pour remercier la ville de Carmin-Sur-Mer ainsi que toutes les personnes qui ont rendu ce concours possible aujourd'hui ! »
La jeune femme cala un instant le micro sous son coude le temps de remercier également tout le staff en les applaudissant de concert avec les spectateurs.
    « Mais sans plus attendre, je vous présente le thème de ce concours : La Peur ! Les coordinateurs vont ainsi pouvoir nous faire frissonner ou nous montrer ce sentiment dans un spectacle inédit. Nous avons hâte de découvrir ces prestations, alors je laisse ma place à nos coordinateurs du jour ! »






LES RÈGLES.
  • Catégorie accessible uniquement aux coordinateurs possédant 5 rubans et plus. Eux seuls peuvent poster ici !

  • Vous avez le droit à 2 pokémons (ou moins si vous le souhaitez), pas plus. Vous pouvez utiliser un maximum de 3 attaques (attaques différentes ou trois fois la même, le compte est identique) par prestation.

  • Le thème de ce concours est LA PEUR.

    La difficulté et la subtilité résident dans la manière d’être original tout en nous faisant comprendre de quoi il est question, à travers votre prestation. Il faut que la compréhension du thème se retrouve à la lecture et qu'un spectateur dans la salle, inRP, puisse TOUT SAISIR de ce que vous voulez faire passer..
Vous pourrez apporter des précisions, si vous le désirez, entre balises spoilers, en fin de prestation. Pour autant, ce ne sont là que des compléments d’informations, mais rien de déterminant dans la compréhension du texte, qui doit parler de lui-même aux membres du jury.

Vous avez jusqu’au dimanche 22 avril aux environs de 20h (heure française) pour poster votre prestation. Bon concours et bonne chance à tous !


Merci à Elisa A. Kanes pour l'avatar. (:
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Eleveur Unys

C-GEAR
Inscrit le : 19/09/2013
Messages : 1444

Région : Unys
Dim 22 Avr - 11:49
Kanto. Encore une fois Jun n'était pas venu. Elimona commençait à en avoir marre de ces refus. Comme s'il essayait de l'éviter. Pendant quelques instant elle s'était même demandé s'il n'avait pas une relation cachée et qu'il profitait des absences de la coordinatrice pour aller voir sa maîtresse. Heureusement elle n'était pas seule à ruminer ces folles suspicions, sa mère l'avait accompagné.

- Aaaaah ! Qu'est ce que j'adore aller à des concours avec toi. Maintenant que tu es en catégorie trois on a le droit à plein d'avantages.

Par avantage, sa mère parlait des bonnes places dans la salle mais surtout de l’hôtel quatre étoiles où elles étaient invitées. Elimona appréciait aussi ces nouveaux privilèges qui lui permettaient de dormir dans un lit bien moelleux et d'avoir un espace rien qu'à elle pour travailler sur sa prestation. Dans ces moments-là Gina Torri avait interdiction de déranger sa fille, de toute manière la mère passait plus de temps sur les plages de Carmin sur Mer qu'avec sa fille unique.

- Lors de notre dernier concours, on a gagné. Ça faisait du bien, surtout après ces long mois d'échec. Mais on ne peut pas se reposer sur nos lauriers. Ce n'est pas avec une seule victoire en catégorie trois qu'on va pouvoir se présenter aux portes de l'Elite.


Cette leçon, elle la donnait à Drackhaus et Feunard, les deux pokémons choisis pour ce nouveau concours. Drackaus était toujours de la partie, c'était son meilleur partenaire de scène. Feunard était un choix mûrement réfléchit. La renarde s'était souvent démarqué en combat mais la coordination n'était vraiment pas son fort. Pourtant, si Elimona souhaitait atteindre l'Elite, il fallait que tous ses pokémons soient aptes à jouer la comédie et combattre. « L'idéal serait de faire passer tous le monde sur scène avant d'aller toquer chez l'Elite. Mais je ne peux plus repousser encore l'échéance, sinon les tensions entre Feunard et moi vont continuer à s’agrandir... » Voilà pourquoi la renarde blonde était aux côtés du fier dragon. Pour avancer.


Prestation


Elle était la première à passer dans sa catégorie. Le trac, elle gérait, les problèmes de dernière minute, elle gérait, sa mère euphorique qui veut faire le tour des coulisses, elle gérait aussi. Son expérience l'avait amené à cet instant précis ou tout pouvait s'écrouler autour d'elle, elle restait immuable. Un véritable bloc de béton ne laissant rien transparaître. Et ce qui était beau c'était de voir Drackhaus dans le même état. Le dragon se trouvait de l'autre côté, déjà prêt à jouer son rôle, à endosser un énième personnage créé par la coordinatrice. Mais ce n'était pas le cas de Feunard. La renarde habituellement taciturne, était confrontée aux stress de la scène. Son regard flamboyant sautait sur tous ce qui bouge et ses longues queues dorées fouettaient l'air avec anxiété. Elimona voyait bien dans quel état se trouvait son pokémon, pourtant elle ne fit aucun geste dans sa direction. Feunard était trop orgueilleuse pour accepter son aide, alors elle devrait gérer ses émotions par elle-même. « En espérant qu'elle ne fasse pas capoter toute la prestation... On n'a plus le droit à l'erreur. »
Une jeune stagiaire se précipita vers elle, des mèches de cheveux collés sur son front par la sueur. Elle lui annonça que tout était prêt, elle pouvait débuter sa prestation. Depuis les coulisses la bleue regardait le rideau s'ouvrir et dévoiler le décor champêtre. Le sol était tapissé de hautes herbes fauves qui lui arrivaient aux genoux. Deux magnifiques arbres plus vrais que nature agrémentaient l'arrière plan et créaient un plafond végétal au-dessus de la scène. Le vent dans les feuilles et le bourdonnement des insectes se déclencha, signal pour la coordinatrice et son pokémon d'entrer sur scène. Elimona avait endossé le rôle d'une dresseuse sportive avec queue de cheval et caquette. Les deux actrices pénétrèrent dans les hautes herbes en marchant activement. La jeune femme connaissait son texte par-coeur et n'avait pas besoin de se le répéter avant la scène, par contre elle inspectait les moindres gestes de sa partenaire, la jugeant toujours trop raide et marchant trop vite.

- Il faut qu'on fasse vite. J'espère qu'avec ce raccourci on arrivera rapidement jusqu'au stade. Ça serait bête qu'après tant d'effort à arriver jusqu'ici on soit refoulé à cause d'un petit retard.

La dresseuse ouvrit sa besace pour en sortir une bouteille d'eau et pendant un bref instant le public pu admirer les huit scintillant badges que la jeune femme avait amassé. Elle ralentit la cadence pour se réhydrater et s'arrêta au milieu de la scène. Soudain, Feunard fit un bond en arrière, les queues hérissées par la surprise puis, elle se mit à japper contre quelque chose qui remuait dans les hautes herbes.

- Ahahaha, rigola sa maîtresse. Allons Fifi tu ne vas pas avoir peur d'un petit insecte. Ce n'est pas la petite bête qui va manger la grosse. Regarde, elle a plus peur de toi que tu n'as peur d'elle.

Malgré les paroles de son humaine, la renarde continuait de reculer devant l'animal invisible en jappant de plus en plus fort. Elimona dut intervenir en donnant un coup de pied dans l'herbe pour faire fuir l'animal qui s'enfuit vivement en secouant les herbes sur son passage.

- Bah alors ? Je te savais trouillarde, mais là ! Tu défis les lois de la nature.

Feunard joua parfaitement son rôle de pokémon vexé, en boudant sa dresseuse qui souhaitait repartir rapidement. Une légère secousse fit dresser l'oreille du goupil qui se tourna vers les coulisses de droite. Drackhaus entra lentement sur scène, laissant peser son poids sur chaque planche.

- Oula... Il est plus gros celui-là. Fifi attaque Lance-flamme. Fifi ?

La renarde n'avait pas bougé d'un centimètre, le regard fixé sur le gros dragon qui s'avançait dangereusement d'elles. Ses poils étaient hérissés, ses pattes tendues, mais Feunard était tétanisée, incapable d'agir. Elimona essaya encore de la réveiller en criant, en beuglant des ordres. Sa patience était à bout et son attention sur le monstre s'était relâché et elle n'avait pas vu à quel point il était proche à présent. Si proche qu'il ne lui fallut qu'un saut pour se jeter sur la jeune femme. Les deux roulèrent dans les hautes herbes et se soustrairent aux regards des spectateurs. La bataille ne dura que quelques secondes où Drackhaus grogna et Elimona se débattit sauvagement avant de pousser un hurlement. La scène se figea, le bruit disparut et Feunard qui avait pris le rôle d'une simple spectatrice, sauta sur le devant de la scène et se cacha sous ses longues queues en tremblant. Pendant ce temps, un petit rideau noir divulgua la scène des herbes pour permettre à Elimona et Drackhaus de retourner en coulisses pour préparer la suite. Des gens du staff entourèrent la coordinatrice pour la changer, la coiffer et la maquiller alors qu'elle regardait fixement la scène où sa renarde jouait à présent seule devant des centaines de personnes. La goupil s'était finalement relevée et contemplait le sol les oreilles basses. En coulisses, Elimona prit le micro qu'on lui tendait et cria :

- POURQUOI T'AS RIEN FAIT ? Les docteurs ont dit que je ne pourrais pas marcher avant plusieurs mois. À CAUSE DE TOI ON A RATÉ NOTRE MATCH ! À CAUSE DE TOI ON NE SERA JAMAIS MAITRE POKÉMON ! TOUT EST TA FAUTE ! POURQUOI T'AS RIEN FAIT ?

La question fut répétée plusieurs fois et à chaque fois Feunard tremblait et une flamme bleutée apparaissait et se mettait à danser au-dessus de sa tête. Après un gros effort les Feu follets grossirent et s'agitèrent encore plus. La renarde blonde trembla de plus belle avant de s'effondrer. Les remords disparurent, ne laissant que le corps inerte d'un pokémon rongé par ses erreurs. Un habile jeu de lumière balaya la scène plusieurs fois et après un septième jour factice, le rideau noir s'ouvrit de nouveau sur le chemin champêtre er Elimona arriva sur les lieux en béquille et découvrit son pokémon qui n'avait pas bougé d'un poil.

- FIFI ! QU'EST CE QUE TU FAIS ? Tu n'as pas le temps de t’apitoyer sur toi-même, il faut qu'on y retourne !

La dresseuse attrapa son pokémon par la peau du cou et l'obligea à se relever et à la suivre. Feunard pigna mais, laissa la jeune femme la traîner jusqu'aux hautes herbes où elles avaient rencontré le dragon. Plus elles approchaient de l'antre de Drackhaus et plus Feunard tremblait et refusait d'avancer. Elimona était folle de rage, levant même la main, prête à frapper, pour faire avancer son pokémon jusqu'à l'être qui la terrifiait. Puis un grondement retentit, un grognement guttural sortit tout droit d'une gorge monstrueuse d'un prédateur avide de sang. Lentement le dragon sortit de sa cachette et s'avança lourdement jusqu'aux folles qui s'étaient aventurées jusqu'à lui. Feunard s'était à nouveau tétanisée, incapable de bouger, même pour fuir. Elimona tirait sur la fourrure de son cou pour la faire avancer.

- ALLER ! DE QUOI T'AS PEUR ? IL N'EST PAS INVINCIBLE ! RIEN N'EST IMPOSSIBLE ! À DEUX ON SERA PLUS FORTES, ON POURRA L'AFFRONTER. Lèves-toi et avances ! Fais-face aux obstacles qui se dressent sur ton chemin ! Ne laisse pas la peur guider tes actes, au risque de finir ta vie plein de remords. Tant que tu n'auras pas essayé on ne saura pas si tu peux le vaincre. DE QUOI AS-TU PEUR ? DE LUI ? OU D'échouer ?

Feunard est toujours immobile mais, son attention est fixée sur sa dresseuse qui tente de la motiver à faire face à ses peurs. La scène est tendue. Il n'y a plus un bruit. Drackhaus s'est immobilisé à quelques mètres de la jeune femme, de là il pourrait encore sauter et attaquer la dresseuse. La scène est en attente. Que va faire Feunard ? Agir ? Ou fuir ?
Un flash illumine les acteurs pendant quelques secondes. Les planches craquent sous le poids du dragon qui saute. La dresseuse hurle. La Feunard pousse un cri. Et le rideau se ferme.


Coulisse:
 


Dex:
 

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Modo & Coordinateur

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2013
Messages : 4974

Région : Kantô
Dim 22 Avr - 12:48
Le thème venait d’être annoncé. La peur. Elisa connaissait ce mot, ce qu’il voulait dire, ses dérivés. La jeune femme savait pertinemment de quoi il s’agissait. Elle appréhendait souvent de ressentir cette émotion, face à ce qui la terrifiait le plus au monde. La coordinatrice comprenait la chose, certes. Mais elle n’avait jamais trouvé le moyen d’affronter ce qui la tourmentait. À chaque fois, elle décidait de fuir. Lorsqu’elle appris le sujet du prochain concours de coordination, elle hésita. Qu’allait-elle faire ? Elle avait besoin d’un sérieux entraînement pour faire face à l’Elite, un jour. Prenant les choses en main, elle décida de s’y inscrire et de se lancer dans une réflexion difficile. Comment aborder cette émotion ? Comment la retranscrire ? Elle passa du temps avec ses acolytes à travailler là-dessus. Et, lorsque le concours arriva, ils furent prêts.

~ début de la prestation ~

Le dôme était entièrement plongé dans le noir. Seuls quelques chuchotements se faisaient entendre jusqu’au début de la prestation.

Une lumière tamisée aux teintes rosées se déposa sur la scène. Le décor était constitué simplement. Plusieurs cloisons mobiles, décorés par de jolis dessins d’enfants, détourant une petite pièce. Au milieu de celle-ci, un grand lit, immense, avec un tout petit oreiller et une couverture blanche un peu froissée qui recouvrait le tout. Au sol, des jouets, de différentes sortes ; cubes avec des lettres arc-en-ciel dessus, corde à sauter, peluches ou encore livres de coloriage. Tout ce bazar était éparpillé là, devant le lit.

Une silhouette, toute petite s’avança sur scène. C’était une petite Tarsal avec un joli nœud rouge sur la tête. Le Pokémon psy se mit à errer dans la chambre, sans vraiment savoir quoi faire, cherchant à s’amuser avec les jouets, qu’elle abandonnait rapidement, quelques secondes juste après les avoir pris entre ses mains. Un seul des objets présents retint son attention : une petite peluche à l’effigie d’un Skitty. Puis, elle s’approcha du public, traînant son doudou derrière elle. Elle se posa devant les spectateurs pendant quelques secondes. Elle commença ensuite à mimer la fatigue, laissant tomber doucement sa tête en avant, puis ayant des soubresauts.

« Il est l’heure d’aller se coucher ! » Une voix féminine et douce, presque mielleuse, s’éleva dans les hauts-parleurs. Représentant la mère visuellement absente, elle indiquait à la petite qu’il était temps d’aller au lit. La Tarsal releva la tête doucement vers la voix, hocha la tête pour dire qu’elle avait comprit le message et se mit à marcher en direction du grand lit qu’elle grimpa non sans difficulté pour aller se lover contre l’oreiller, les pieds sous un bout de couverture afin qu’on puisse encore la voir en entier.

« Bonne nuit. » La voix douce et chaleureuse d’Elisa accompagna l’extinction des feux. La lumière laissa sa place à l’obscurité petit à petit pour que tout soit, finalement, totalement dévoré par la pénombre. Un moment de silence s’installa. Quelques secondes passèrent et le décor fut de nouveau visible. Celui-ci avait changé du tout au tout, révélant aux yeux du public une scène en extérieur, de nuit. Une toile de fond avait été déroulée. Sur cette dernière, des arbres, très grands, semblaient bouger au grès des mouvement du voile opaque, donnant l’impression que le vent soufflait et courbait les troncs. Au milieu de cette forêt, une silhouette se redressa. Il s’agissait de la petite Tarsal, vue précédemment. Le Pokémon poussa un long gémissement, comme intimidée par ce lieu qu’elle ne connaissait guère. Elle regarda à gauche, à droite, de manière saccadée, comme pour s’assurer qu’il n’y avait personne. Elle essaya de dire quelque chose, sur le ton de l’interrogation, qui sonnait comme un ‘‘Y a-t-il quelqu’un ?’’. Mais rien, le vent fut sa seule réponse.



Ce dernier s’intensifia étrangement. La petite Tarsal, perdant l’équilibre, finit genoux au sol. La bourrasque de vent l’avait renversée. Le bruit du vent se fit entendre, fort et puissant. Et sentir également. Un souffle glacial se répandit à travers tout le dôme depuis les coulisses, se glissant sous les sièges et jusque dans les hauteurs du dôme, frôlant les spectateurs de très près.

« Le premier symptômes est la sensation de froid. » Une voix s’était élevée, au dessus du vent, s’entremêlant légèrement avec les sifflements des bourrasques. C’était celle de la coordinatrice, qui avait dit cela sur un ton froid, presque sans émotion, comme si elle était un juge qui rendait son verdict avec froideur et violence. La petite Tarsal s’était recroquevillée doucement sur elle-même, affichant sa crainte aux yeux de tous. Elle semblait terrifiée. Des bruits accompagnaient sa détresse. Des sons forts symboliques et représentatifs de la situations : des battements de cœur. En coulisses, un tambour était l’origine des boums boums. La jeune femme aux cheveux de jais frappait dessus dans un rythme dérangeant. Ce dernier reflétait parfaitement l’état du Pokémon sur scène.


« L’accélération des battements du cœur est le deuxième symptôme. » La même voix, le même ton. Aucune émotion. Elisa voulait mettre en avant la dureté de la scène. Eva’ donnait tout ce qu’elle pouvait sur les planches, il fallait qu’Elisa soit également convaincante, même si elle n’apparaissait guère devant le public.

À cet instant, lorsque sa phrase fut terminée, la coordinatrice commença à taper plus rapidement sur l’immense tambour. La Tarsal, au centre de l’estrade de prestation se redressa, habilla son comportement de crainte. Elle regarda à gauche, à droite, furieusement, cherchant le danger des yeux. Mais rien de visible. Uniquement un terrible hurlement qui la fit frémir de tout son long. La peur s’empara alors de la bête et elle se mit à courir, sur place, comme pour vouloir échapper à une quelconque prédateur. Derrière elle, le décor se mouvait doucement, donnant une impression de mouvement, de fuite pour la Tarsal. Le Pokémon psy lâcha même un petit gémissement, synonyme de terreur. Les battements de cœur résonnaient dans tous le dôme, s’accélérant en fonction de la vitesse de la petite Tarsal. L’écho du lieu rendait le son puissant, oppressant même.

Et puis, la Tarsal trébucha et tomba, face la première sur le sol. Elle avait l’habitude des cascades et des chutes mais sur celle-ci, on aurait presque pu croire qu’elle s’était vraiment fait mal. Voyant cela, Elisa se stoppa dans son jeu au tambour, inquiète pour son acolyte. Elle se prépara même à agir pour aller voir directement sur la scène si tout allait bien. Mais le Pokémon psy se releva doucement, montrant à sa maîtresse qu’elle allait bien. Puis, elle leva la main vers le public, comme l’implorant de l’aider.

« Enfin, la vision se trouble. C’est le dernier des symptômes... » fit Elisa, reprenant son calme et prononçant ces mots d’un ton sec, tout comme les fois précédentes. À partir de cet instant, un voile brumeux apparut petit à petit dans l’ensemble du dôme, s’épaississant doucement, diminuant les sens. Les spectateurs ne purent bientôt plus discerner la scène, entièrement prise par une masse volatile blanche de plus en plus opaque. La lumière s’éteignit progressivement, dissimulant, en partenariat avec la brume, la petite Tarsal, piégée au milieu de ce lieu hostile.

Quelques secondes passèrent et, la lumière se ralluma en claquant, d’un coup, en même temps qu’un petit cri très aigu se fit entendre. C’était la petite Tarsal, à présent assise sur son lit, tenant fermement les draps et mimant la terreur et le désespoir. La toile de fond avait disparu pour laisser le décor initial s’installer de nouveau. Au sol, il n'y avait plus aucun jouet. La chambre, pourtant agencée de la même manière que celle du départ, semblait totalement différente. L'atmosphère en elle-même avait complètement changé. La lumière n’était pas claire mais tamisée et hésitante, tremblante même, comme si les ampoules étaient sur le point de lâcher et de plonger la scène dans le noir. La petite Tarsal sortait d’un terrible cauchemar. Levant la tête vers le public, elle regarda les spectateurs, comme si elle cherchait quelque chose à laquelle se raccrocher. Cela dura quelques secondes, durant lesquelles le Pokémon psy ramena vers elle la couverture, puis se glissa en dessous pour se rouler en boule.

Les projecteurs s’éteignirent subitement, laissant l’angoisse du visuel atteindre une nouvelle et dernière fois le public, plongeant la scène dans un noir total et profond.



tremblements:
 


music
Elisa est habillée par Akikane
SunsetPearly beautiful landIcy NightCoo. FestivalBeauty of Water
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Modo Jeux & Eleveur

C-GEAR
Inscrit le : 07/01/2016
Messages : 3777

Région : Sinnoh
Dim 22 Avr - 17:36
Venir dans la ville de mon frère, c'est super cool. Vraiment super cool. Pour une fois, je n'ai pas eu à réfléchir pour l'hébergement. Et le thème m'a inspiré. La peur, c'est vaste, il y a tellement de choses qu'on peut faire là-dessus ! Le truc qui a coincé, c'est qu'une fois l'idée trouvée, je n'avais aucune idée de qui faire participer. Quand j'ai fini par trouver, je me suis douté que cela ne plairait pas vraiment à Arnost. Certes c'est la première fois que je lui demande de participer à un concours avec moi, donc en soi c'est une bonne nouvelle pour lui, mais je ne suis pas convaincu sur le fait que le rôle lui plaise. Quand je lui ai expliqué, il a grimacé. Je sais que cela ne lui plaît pas, qu'il n'aime pas sa forme actuelle, et que je lui demande de jouer quelque chose qui n'a rien à voir avec lui. Pourtant, il a accepté. Ce qui m'a fait plaisir. A voir si tout cela porte ses fruits. Une prestation comme ça, ça prend aux tripes, c'est totalement flippant. Et ce même si je ne foulerai pas les planches cette fois non plus.




Début de la prestation

Les rideaux s’ouvrent sur une scène représentant un square. Le fond est une toile tendue sur laquelle on peut voir la pelouse s’étendre, plusieurs chemins la traversant, quelques arbres et un immense ciel bleu dépourvu du moindre nuage. Sur les planches se trouvent un banc, placé en retrait sur la droite, une fontaine à eau, en plein centre tout devant, ainsi qu’un buisson qui sort des coulisses de gauche jusqu’à s’avancer sur une petite partie de la scène. Le buisson est suffisamment épars pour que les rayons soleil puissent passer à travers, mais pas davantage. Sur tout cela se dépose une lumière voulue naturelle, claire et légèrement ensoleillée. On entend des gazouillis circuler dans les hauteurs du dôme.


Une Kirlia apparait alors par la droite en trottinant. Elle s’arrête un peu au niveau du banc et continue de trotter sur place, toujours au pas de course, toujours concentrée. Le Pokémon psy se place alors face au public et démarre une série d’étirements. Elle écarte légèrement ses jambes et s’incline à droite puis à gauche, en tendant le bras opposé à sa direction. Elle répète le mouvement une dizaine de fois avant de passer à un autre. Désormais, elle se penche en avant pour toucher ses pieds, tout en maintenant ses jambes tendues. Elle semble faire cela avec une véritable facilité. Comme une routine bien huilée. Elle passe aux fentes avant, encore une dizaine et enchaîne sur des squats. Elle pose alors ses mains sur le banc et se recule pour faire des pompes, énergiquement, toujours dans la même dynamique. Ensuite, elle pose une jambe sur le rebord du banc, tendue, et se penche dessus, faisant une nouvelle fois preuve de grâce et de souplesse. Elle s'étire, puis enchaîne sur l'autre jambe. La Kirlia s’arrête alors pour s’approcher de la fontaine à eau et se réhydrater après son effort. Un Soporifik entrant par les coulisses de gauche, devant le buisson, trace tranquillement sa route. Après être passé à hauteur de la joggeuse, ce dernier se retourne et profite de la posture de la Kirlia en train de boire pour s’attarder sur ses hanches tout en affichant un sourire lubrique. Le type fée ne le remarque pas et reprend sa course en expirant de manière bruyante et saccadée, par deux coups, en sortant de scène. La lumière s’estompe.


Lorsque la lumière réapparait, la scène n’a pas changé. Toujours le même décor, toujours la même lumière, toujours les chants des oiseaux. Et pourtant, il y a un détail qui diffère. Cette ombre derrière le buisson. On voit bien que quelqu’un est caché là, mais impossible de distinguer davantage. Il n’y a que cette présence, sombre et immobile. La Kirlia fait son apparition en courant, comme la dernière fois. Elle s’arrête près du banc et fait ses exercices par série, comme la dernière fois. Elle finit et part boire à la fontaine, comme la dernière fois. C’est lorsque le Pokémon fée est penchée pour boire que l’ombre se détache du buisson, sans un bruit, dans une assurance froide et méticuleuse. On distingue désormais le Soporifik qui s’approche de la Kirlia, qui s’approche vraiment très près. Jusqu’à ce que la demoiselle sente cette présence et sursaute en se retournant. Il est quasiment contre elle, la coinçant entre la fontaine et lui.

« Tu sais que t’es bonne ? »

La voix masculine qui se fait entendre est à la fois dure et mielleuse. Un éclair de terreur parcourt alors la Kirlia qui, dans un spasme réflexe, pousse de toutes ses forces le Soporifik. Le peu qu’il recule permet au type fée de se dégager et de fuir, en courant le plus vite qu’elle peut. Elle sort de la scène. Le Soporifik, lui, sourit. Il regarde autour de lui, si quelqu’un a vu quelque chose, personne n’a rien fait. Alors il ne s’inquiète pas et reste tranquillement sur place, il grimpe sur le banc et s’assoit sur son dossier. Il continue d’observer les alentours, le regard aiguisé. Personne ne passe, donc il se relève et repart tranquillement, le pas serein, comme si rien ne s’était passé. La scène se retrouve donc déserte. Ce cadre banal redevient paisible, avec sa lumière douce et chaleureuse, avec ses gazouillis d’oiseaux, avec ce grand ciel bleu. Une nouvelle fois, la lumière disparaît.


Après quelques longues secondes, les projecteurs au sol diffusent une lumière faiblarde. Le fond est neutre. Sur scène, il n’y a qu’un lit, placé un peu au fond et légèrement décalé vers la droite. La Kirlia entre sur les planches par la gauche cette fois-ci. Sa démarche est mécanique, son visage est fermé. Elle monte sur le lit et s’allonge, se tournant face au public. Elle ferme les yeux et tout s’éteint en même temps. De nouvelles secondes d’obscurité avant qu’un spot rouge installé juste au-dessus de la Kirlia endormie se mette en marche. Il alterne lentement entre le noir de la nuit et cette lumière sanglante. Malgré cet effet stroboscopique au ralenti, il est possible de voir le Pokémon s’agiter dans son lit. Au milieu de ce silence s’élèvent des gémissements de peur. Puis plus rien. Plus de clignotement, plus de lumière, plus de bruit. Rien. Plus rien.

Lentement, les projecteurs se remettent tous en marche, mais diffusent tous cet éclat écarlate. On retrouve alors la première scène, celle du parc. Elle n’a plus rien de paisible, elle n’a plus rien d’accueillant. Tout baigne dans ce rouge. Le ciel n’est plus bleu, l’herbe n’est plus verte, les oiseaux ne gazouillent plus. Ce décor évoquant anciennement le calme et la sérénité se retrouve plongé dans une ambiance anxiogène. La Kirlia qui fait son entrée par les coulisses de gauche ne court plus cette fois-ci. Ses pas sont mal assurés, elle est hésitante, profondément angoissée. Elle regarde partout autour d’elle, partout. Elle avance, malgré l’air terrifié qui se dépeint sur son visage. C’est lorsqu’elle arrive au niveau de la fontaine que le Soporifik sort de derrière le buisson, comme la dernière fois. Sauf que cette fois-ci, la Kirlia le voit mais se retrouve incapable de bouger, incapable de fuir. Lui affiche un grand sourire et se place devant elle. Il la regarde fixement et lève ses deux bras. Il se met alors à faire osciller ses mains ainsi que sa trompe dans un rythme parfaitement régulier. Jusqu’à ce que la Kirlia s’écroule. Il la rattrape avant qu’elle ne chute au sol et la place sur son épaule, avant de quitter la scène. Les projecteurs s’éteignent.

Il faut patienter quelques secondes pour qu’un cri féminin strident transperce l’obscurité. La lumière revient par les spots du bas, blanche. Retour à la chambre, ou tout du moins au lit. La Kirlia est redressée la main sur son poitrail. Sa respiration est haletante, cela s’entend, légèrement, dans le silence vide du Dôme, mais cela se voit surtout à sa cage thoracique qui s’emplit et se désemplit rapidement. Elle se tourne vers le public et sort du lit. Elle fait quelques pas, tremblante, les larmes aux yeux. La lumière blafarde la suit. Ses yeux sont baissés sur le sol. A la peur se mêle la honte. Elle retourne vers son lit et en retire la couverture, qu’elle enroule autour d’elle. Le Pokémon s’assoit contre son lit, toujours face au public. Elle regarde droit devant elle. Elle sera incapable de dormir. Elle ne pourra rien faire d’autre que fixer le néant au milieu de la nuit, comme elle le fait déjà, parfaitement immobile. Une nouvelle fois, le volume de lumière s’amenuise, jusqu’au retour de la pleine obscurité sur scène.

Retour au premier tableau, le parc, le chant des oiseaux, le beau ciel bleu, la lumière solaire. Et la Kirlia, revenue pour faire son jogging. Lorsqu’elle arrive au niveau du banc, elle s’arrête mais ne démarre pas ses exercices, elle hésite. Un frémissement la parcourt. Un homme entre alors sur scène. Vêtu d’un short beige et d’un t-shirt bleu délavé, il marche tranquillement sans prêter attention à la Kirlia. Ce n’est en arrivant à sa hauteur qu’il la remarque, figée. Un air interrogateur s’inscrit sur son visage. Lentement, il fait un pas vers la Pokémon fée. Elle lève immédiatement les yeux vers lui, et lui lance un regard terrorisé. Il s’immobilise et passe une main visiblement gênée dans ses cheveux blonds.

« Excusez-moi mademoiselle, tout va bien ? »

Pour toute réponse, la Kirlia reprend immédiatement sa course, sans s’arrêter. Elle repart dans les coulisses, la tête baissée, le regard à la fois vide et effrayé, des larmes aux coins de ses yeux. Elle s’enfuit, laissant là le pauvre homme qui ne comprend pas ce qui vient de se produire. Plus de lumière sur scène, on n’entend plus que des sanglots étouffés. Les rideaux se ferment alors.

Fin de la prestation




Je vois bien à la sortie de la scène qu'Arnost est toujours autant partagé par le rôle qu'il a eu. Quant au Soporifik, au vu de sa prestation, je considère qu'il peut retourner auprès de son dresseur qui sera ravi de retrouver son Pokémon avec plus d'expérience de la scène. Mais ça semble fortement perturber Arnost. J'imagine qu'il est partagé entre son rôle de Kirlia femelle qui le met en avant d'une manière qui ne lui correspond pas du tout, et qui le dérange au plus haut point, et le fait d'avoir apprécié être sur scène et d'avoir pu dépeindre un tel tableau. Moi aussi, ça me tenait à cœur de parler de ça, quelque part.

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Jeu 10 Mai - 20:21
Le concours touchait à sa fin et Calypso respirait un peu. Le thème de la peur était très intéressant mais c'était aussi un peu effrayant. Les coordinateurs avaient réussi à imposer une vision prenante du thème et le parti pris était aussi quelque chose de très ambitieux qui avait touché la jeune femme. Le niveau était là et semblait toujours plus impressionnant.
Au moment de voter, le jury s'était réuni à part, pendant qu'une petite animation était apparue sur les planches du dôme pour garder l'attention des spectateurs. Calypso redoutait ce qui allait arriver. Depuis le début, le maire de la ville semblait absolument avoir la main mise sur le concours et cela la rendait circonspecte. C'était à se demander si elle ne devrait pas en parler avec le Comité, non pas pour rayer Carmin-Sur-Mer de la carte, mais pour qu'un dialogue soit mis en place avec ce maire pour éviter de prendre la tête à n'importe quel maître coordinateur qui viendrait dans le coin. Il avait visiblement du mal à comprendre qu'aucun d'entre eux n'avait ce genre de pouvoir de décision.
    « Ah, Madame Kanaloa ! »
Et mince... Il faisait partie du jury donc elle n'avait pas le choix que de le supporter, même si pour une fois les délibérations allaient prendre un tournant un peu différent et risquaient de paraître bien longues pour la jeune femme. Elle en soupirait d'avance avant de se retourner vers le maire.
    « Que puis-je faire pour vous ? »
Il était tout pataud. Pour quelqu'un avec ce genre de responsabilités, cela donnait un peu envie de sourire, mais la jeune femme ne pouvait pas trop se le permettre et préférait l'avoir dans la poche plutôt qu'il fut contre elle. Ils avancèrent vers la salle délibération alors que le maire semblait chercher ses mots. Il avait peut-être compris qu'elle était déjà bien ennuyée par sa présence, mais pour le moment, il restait extrêmement souriant – un peu trop même.
« Oh, peu de choses, je me disais juste que j'allais vous accompagner jusqu'à la salle de délibérations. »Cela semblait extrêmement louche, sachant que la fameuse salle n'était qu'à quelques pas. Les dômes étaient tous plus ou moins les mêmes, donc Calypso n'avait même pas le besoin de guide pour y aller. Elle hocha la tête avec un sourire, avant de lever les yeux au ciel. Elle finit par croiser le regard de l'infirmière Joëlle, également membre du jury, qui semblait tout autant embêtée par les agissements et paroles du maire puisqu'elle eut un petit sourire pour la coordinatrice. C'était sûrement connu de tous que le maire était pénible.
Finalement, il la suivit plus qu'il ne l'accompagna et Calypso fit en sorte de ne pas s'asseoir près de lui et finalement les délibérations se passèrent sans heurs.

Il était temps de revenir sur scène, ce quelle fit sans tarder, accompagnée de sa Phyllali qui était sur ses talons. Calypso lui fit un petit sourire, avant de prendre le micro.
    « Nous vous remercions d'être venus si nombreux pour assister à ce quarantième concours de coordination ! Nous avons encore découvert de très belles prestations avec des idées innovantes, ce qui montre toujours plus que la coordination à un bel avenir devant elle ! »
Elle laissa un temps pour les applaudissements et sortit son enveloppe afin d'annoncer les gagnants du concours.

Merci pour vos participations !
Vous recevez 300P$ et une CT Hurlement !

Les rapports du jury arriveront sous peu.

    « N'oubliez pas que la coordination est une discipline exigeante mais qu'il ne faut jamais abandonner. C'est avant tout des émotions, une mise en valeur de vos Pokémon, un travail de longue haleine qui finira par être récompensé. Merci encore à tous les participants pour ce spectacle incroyable que vous nous avez offert encore une fois. »
La jeune femme était souriante et mettait du sien pour encourager tous les coordinateurs qui avaient participé et tous les spectateurs voulant se lancer.
C'était important de toujours rester positif, Calypso savait très bien à quel point il était difficile d'endurer l'échec pour l'avoir elle-même vécu, mais elle ne voulait pas non plus en faire trop pour ne pas que cela fut trop pesant non plus. Il fallait garder avant tout le sens de la fête.
    « Encore merci à toutes et tous de votre présence, j'espère vous revoir très bientôt dans une autre ville, une autre région pour en découvrir encore plus sur la coordination ! »
Elle salua le public et les divers membres du jury la rejoignirent pour faire de même.

Une fois retournée dans les loges, la jeune femme évita au plus possible le maire, se rapprochant un peu plus de l'infirmière pour discuter avec elle à nouveau des prestations qu'elles avaient pu voir, lui disant à quel point certaines prestations lui avaient vraiment laissé une drôle de sensation, Bon, ne lui donnant ceci dit pas autant de frissons que le maire étant venu à leur rencontre pour bavarder aussi. Insupportable.
La jeune femme finit par se sentir mal à l'aise avec sa présence, ce qui n'était pas sans lui rappeler une des prestations, ce qui ne tarda pas à rendre la situation vraiment désagréable. Finalement, le maire les laissa partir et la fin de la journée se passa beaucoup mieux et heureusement, elle n'entendit plus parler de lui.


Merci à Elisa A. Kanes pour l'avatar. (:
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