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» Summer Rain


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Ligue 4

C-GEAR
Inscrit le : 14/12/2013
Messages : 4730

Région : Kalos / QG Ligue 4
Ven 9 Mar - 12:41
« Tu étais déjà venue à la Ligue Pokémon ? »

Alyssa fit non de la tête. Contrairement aux dresseurs ou aux amateurs de matchs Pokémon, le regard qu’elle posait sur le prestigieux bâtiment ne brillait pas d’émerveillement. Il semblait plutôt fatigué, ce qui était normal étant donné la soirée horrible qu’elle venait de passer, et était aussi empli d’un paradoxal mélange d’appréhension et d’espoir. Je suppose que le mien évoquait des sentiments très similaires.

« Ça c’est le bâtiment public, c’est là que se trouve le stade. » indiquai-je en l’entrainant vers l’entrée. « Nous n’entrons pas par-là habituellement car il y a une entrée plus discrète, mais comme c’est la première fois il va falloir que je te déclare.

- D’accord.
»

Je perçus le malaise dans sa voix et fronçai légèrement les sourcils. Je n’aimais pas du tout la précipitation dans laquelle se faisait l’arrivée d’Alyssa et je pense qu’elle non plus. Jusqu’au départ de l’hôtel ce matin elle comme moi avions été sur un petit nuage, tout à notre euphorie de commencer une nouvelle vie ensemble loin d’Alois et de la dépression de ma fille ; toutefois, depuis que nous avions entamé le chemin du retour, nos doutes étaient remontés à la surface. Est-ce qu’elle serait heureuse avec moi ? Est-ce nous allions bien nous entendre au quotidien ? Est-ce qu’elle n’allait pas être trop perturbée de quitter Hoenn et toutes les habitudes qu’elle y avait prises ? Est-ce qu’elle allait être bien accueillie par toutes les personnes avec qui je vivais à la Ligue ? Et Haby ? Et Zoé ? Et mes parents ? Tellement de paramètres qui pouvaient transformer ce qui devait être pour Alyssa une renaissance en un nouveau calvaire. Et puis il y avait des soucis d’organisation plus immédiats qui entachaient la joie de nous retrouver avec quelques semaines d’avance, comme par exemple l’obligation d’aller lui racheter une garde-robe intégrale ou le fait que mon emploi du temps n’était pas aménagé pour que je puisse rester auprès d’elle dans les jours à venir – sans parler du séjour à Alola que Liz et moi avions prévu depuis un moment et qui devait avoir lieu la semaine prochaine. Au final, j’espérais que tous ces tracas ne seraient que passagers et que dans un mois tout irait pour le mieux.

J’emmenai Alyssa se faire reconnaitre par les services de sécurité de la Ligue afin qu’elle puisse aller et venir dans les locaux. Puis, j’entrepris de lui faire faire le tour du bâtiment administratif afin qu’elle puisse voir les lieux qui pourraient avoir de l’intérêt pour elle : le stade, l’accès aux vestiaires, l’aile réservée au Comité (Monsieur Hiller lui fit bon accueil d’ailleurs) et quelques autres services qui s’occupaient des champions. Tout du long je sentis des regards curieux se poser sur nous et je vis que cela mettait Alyssa mal à l’aise. C’est vrai, c’était la première fois qu’elle se retrouvait dans un lieu où elle était officiellement la fille d’un champion de Ligue. Cela ne facilitait pas les choses…
Tandis que nous sortions du bâtiment ouvert au public pour accéder aux zones réservées au personnel, je pris mon portable pour pianoter un message. Je n’avais prévenu personne hier soir comme j’avais récupéré Alyssa très tard dans la nuit, mais dès ce matin j’avais envoyé un certain nombre de messages pour alerter les principaux concernés par cette nouvelle. Le Comité évidemment, puis Haby (qui ne s’était pas alarmée de l’arrivée d’une adolescente dépressive dans sa vie mais s’était plutôt insurgée du comportement d’Alois, comme je l’espérais d’elle), mes parents et enfin Lizbeth. Dans son cas ce n’était pas parce que ma fille allait chambouler sa vie mais parce qu’elle connaissait très bien la situation. Elle m’avait en effet beaucoup soutenu ces derniers jours, d’abord concrètement en m’aidant à débarrasser ma chambre pour accueillir les affaires d’Alyssa, mais aussi moralement comme je lui avais raconté toute l’histoire de notre relation ainsi que mes doutes et mes espérances. C’était à cette facilité que j’avais à me confier à elle que je voyais que les liens s’étaient franchement resserrés entre nous depuis notre petite virée à Amaillide ; d’habitude je n’aimais pas parler de mes faiblesses et de ce que je ressentais, mais le fait est que j’avais une grande confiance en Lizbeth. C’était d’ailleurs à elle que j’écrivais un SMS, que j’envoyai comme suit :


Ruv a écrit:
On vient d’arriver, je l’emmène poser ses affaires et on va faire le tour du proprio. Dispo d’ici 30 min ?

« Je crois qu’il n’y a que nous et Lizbeth cet aprèm, tu vas pouvoir t’habituer un peu au lieu avant de rencontrer tout le monde. » indiquai-je pour rassurer Lyssa qui triturait nerveusement ses cheveux. « Ça va aller ?

- Euh… je crois.
» Son visage disait tout le contraire. Elle donnait à nouveau cette sensation de s’excuser d’être là que je trouvais si triste.

« Tu vas voir, Lizbeth est très gentille, tu n’as pas à t’inquiéter. Elle est même contente que tu arrives. » J’ignorais si c’était tout à fait vrai, mais en tout cas elle m’avait encouragé à aller jusqu’au bout de la procédure pour récupérer Lyssa et la faire venir à la Ligue. Je suppose donc, en un sens, qu’elle n’était pas dérangée par sa présence.

Nous ne croisâmes pas grand monde jusqu’à atteindre mes appartements, hormis Alexei qui nous salua formellement et souhaita la bienvenue à Alyssa. Rien dans son expression ne trahissait qu’il avait été celui qui m’avait épaulé au début quand je venais tout juste d’apprendre son existence : comme d’habitude, il était parfaitement stoïque.
Je m’arrêtai devant la porte de ma – ou plutôt, notre – chambre et laissai une seconde à Alyssa pour mémoriser le lieu.


« Il faut que je te fasse un double des clés. » pensai-je à haute voix. « Tu me le rappelleras tout à l’heure ? »

Elle hocha la tête alors que j’ouvrais. Je me poussai un peu pour la laisser passer devant et refermai derrière nous, le temps qu’elle embrasse la pièce du regard. Il n’y avait pas grand-chose à voir de toute façon car les appartements des champions avaient des airs de studio : un petit coin salon qui servait pour les invités privés (le véritable salon étant, lui, commun), une chambre avec un dressing et une salle de bain plutôt spacieuse.

« Bienvenue chez toi. C’est pas très grand je sais…

- C’est très bien Papa.
» Elle tourna la tête pour regarder autour d’elle, ce qui me permit de voir qu’elle souriait. Comme cette nuit, quand j’étais venu la chercher, elle avait l’air vraiment heureuse. « J’aime bien cette pièce. »

C’est vrai que tout devait lui paraitre mieux que la maison de son grand-père, songeai-je ; au moins ici était-elle accueillie.
Je posai sur le lit le sac contenant le peu d’affaires qui lui restait pendant qu’elle se dirigeait vers les photos de la table de nuit. Son premier réflexe fut de prendre celle où elle se trouvait avec sa mère et elle se perdit dans sa contemplation un petit moment. Je ne fis rien pour la tirer de ses pensées ; de mon côté, je m’évertuais à aménager un couchage sur le canapé du salon en prévision de ce soir. Je vis ensuite qu’Alyssa prenait la photo où Haby et Zoé m’embrassaient chacune sur une joue alors que je dormais – l’une de mes préférées.


« Qu’est-ce qu’elle est belle. » dit-elle à voix basse. J’ignorais si elle parlait de la photo, de sa petite sœur ou de ma petite amie. Peut-être des trois.

« Je n’ai pas eu le temps de préparer Zoé à te rencontrer. » dis-je en déployant le drap. « Mais comme elle est encore petite je pense que ça va bien se passer. Tu appréhendes un peu ?

- Un peu oui. Je n’ai jamais eu d’enfant dans mon entourage, je ne sais pas très bien comment me comporter.

- T’inquiète pas, y a pas d’attitude particulière à avoir. Juste deux choses importantes : ne pas se montrer condescendant, s’intéresser vraiment à eux, c’est tout. C’est pas bien compliqué de se faire aimer des enfants.
»

Elle acquiesça et reposa le cadre sur la table de nuit. Je lui indiquai qu’elle pourrait mettre les photos dont elle aurait envie à côté des miennes (sans citer le nom de Loup, au risque de la faire rougir jusqu’aux oreilles) puis rangeai avec elle ses maigres possessions. Quelques vêtements, des petits objets anodins mais qui devaient être des souvenirs, et surtout son violon. Je savais qu’elle n’en avait plus joué depuis la mort d’Enora malgré sa passion pour la musique. Je pense que le jour où elle s’y remettrait serait une grande victoire pour nous deux.
Nous trainâmes un peu dans la chambre le temps que Lyssa s’approprie les lieux, puis je lui proposai de sortir faire le tour du bâtiment. Elle accepta sans souci, sûrement parce qu’elle était un peu rassurée maintenant qu’elle avait vu sa nouvelle maison, et me suivit alors que je partais vers la pièce commune.

Ce fut là que nous trouvâmes Lizbeth. En la voyant je lui adressai un sourire immense qui disait tout de l’émotion que j’avais à lui présenter ma fille ainée, émotion qu’elle devinait sans doute très bien pour m’avoir entendu en parler il y a deux jours.


« Salut Lizzy ! »

Je la rejoignis et, emporté par ma joie, embrassai ses joues avec encore plus de chaleur que d’habitude. Alyssa me suivit avec un petit sourire intimidé et s’arrêta à une distance respectueuse, attendant d’être présentée. Pour la mettre plus à l’aise, c’est vers elle que je me tournai d’abord :

« Lyssa, je te présente Lizbeth Grandt, mon amie avant d’être ma collègue. » Et vers la seconde intéressée : « Pas besoin de préciser qu’Alyssa est ma fille, ça crève les yeux non ? »

Ou pas, je n’avais tout simplement rien donné à cette jeune fille hormis la forme de son visage et un peu celle de sa bouche. Franchement, si le test de paternité n’avait pas été formel, j’aurais encore des doutes aujourd’hui.



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Ligue 4

C-GEAR
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Messages : 2328

Région : Johto, Alola & Unys
Jeu 5 Avr - 17:01
Mes conversations avec Matthew m'ont fait beaucoup de bien et, les jours suivant mon retour du week-end au ranch, j'ai passé beaucoup de temps à ses côtés. Il m'a même accompagné lors de mes séances de sports - écourtées par mon épaule - et nous avons joué aux jeux vidéos dans mon appartement, comme des enfants. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant laissée aller, même si le week-end à Amaillide était un sacré exemple en terme de laisser aller... Mais cela m'a laissé dans un drôle d'état. Matt m'a aidé à y voir plus clair dans mes sentiments et, surtout, à les accepter tels qu'ils sont. J'ai beau lui avoir dit dès le début que je ne voulais pas les refouler, j'y ai tout de même souvent pensé... Mais il a su avoir les bons mots. On a qu'une vie et je ne dois pas la gâcher en faisant toujours passer les autres avant moi... J'ai su m'affirmer dans mes disciplines, je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas dans ma vie sentimentale, même si celle-ci est une catastrophe pour l'heure. Tomber amoureuse de son collègue, déjà en couple qui plus est, c'est moi tout craché... Mais maintenant que j'ai relativisé, je le vis assez bien. Pour l'instant je me contente de mon petit bonheur, je suis contente lorsque je le vois, souriante, enjouée, même si je regrette de ne pas pouvoir lui avouer ce que je ressens pour lui. J'aurais sûrement hésité même s'il avait été célibataire, il m'a déjà fait comprendre qu'il n'aimait pas les couples au travail... Ce que nous serions une fois ensemble, sauf si l'un de nous devait quitter sa fonction.

Ces derniers temps, j'ai eu de nombreuses occasions de le voir. En effet, j'ai appris (quelle surprise !) qu'il avait eu une fille avec une femme, il y a longtemps, et qu'il avait appris il y a peu sa filiation avec cette adolescente... Je n'ai pas suivit l'affaire en détails mais en tout cas je me suis retrouvée assez occupée, lui ayant proposé de l'aider à préparer la chambre de la jeune fille... Puisqu'elle va s'installer à la ligue ! Cela m'a fait bizarre au début mais, en y pensant bien, je suis contente qu'une nouvelle tête nous rejoigne. En parallèle j'ai continué de mûrir mon projet pour nous rendre à Alola afin de trouver une résidence secondaire et la date du grand départ est tombée... Ne reste plus qu'à savoir si nous serons deux ou trois mais, ça, seul l'avenir nous le dira.

La jeune fille est finalement arrivée bien plus tôt que prévu, Ruven me l'apprenant par message. Heureusement, nous avions préparé sa chambre ensemble (et dans une sacrée ambiance, de vrais enfants !) et elle n'aurait donc plus qu'à installer ses affaires et à se poser. Je ne sais pas si nous aurons l'occasion de nous retrouver tous les deux mais, dans le doute, je mis une bouteille de ce délicieux blanc dans mon frigo personnel, prête à l'ouvrir avec lui pour fêter l'arrivée de sa fille à la ligue... Et puis, j'avais autre chose à fêter : je ne lui avais pas encore parler de mon rôle d'égérie, ça pourrait être l'occasion !

Alors que je suis installée dans mon canapé à lire un livre - même si je ne porte plus d'écharpe pour mon épaule, je suis toujours en arrêt - mon téléphone sonne, m'avertissant d'un message. Je l'attrape aussitôt et mon visage s'illumine en voyant le nom de l'expéditeur.

Lizbeth a écrit:
Avec grand plaisir, je vous attend au salon ! :D

Je me lève aussitôt et me prépare avant de partir, me coiffant les cheveux et donnant une petite touche à mon maquillage léger... Je n'en mettais même pas avant mais avec tout ce chamboulement je me suis mise petit à petit à prendre soin de mon image, même si je n'ose pas trop en faire pour ne pas me faire griller. C'est un peu stupide comme réflexion, mais bon... Une fois prête, je sors de mon appartement avec Klein à mes pieds et je vais attendre le père et sa fille dans le salon, assez impatiente de les voir...

Je me lève d'un bond lorsque j'entend des bruits de pas et j'accueille les deux personnes avec un grand sourire, toute excitée à l'idée de rencontrer la fameuse fille de Ruven...

- Hey, coucou ! Je lui fais la bise avec enthousiasme, sentant sa joie de vivre à cet instant : ça fait vraiment plaisir à voir. Je laisse ensuite Ruven me présenter à sa fille et je lui tend la main, pour commencer doucement. Je suis ravie de faire enfin ta connaissance Alyssa, ton père m'a beaucoup parlé de toi !

Klein leva la patte vers Alyssa tout en lâchant un "Kwak" amical, visiblement décidé à faire des efforts pour intégrer la jeune humaine dans le groupe. Le geste me fit sourire, avant que je ne réagisse à la petite boutade de mon ami.

- Ça ne fait pas un pli, elle est aussi belle que toi ! Tentant de la mettre un peu à l'aise, je décide de continuer la conversation pour qu'elle ne se sente pas délaissée, la sentant assez timide dans sa manière de se tenir... et Ruven m'avait prévenu. Alors Alyssa, que penses-tu du QG de la ligue ? Impressionnant non ? La jeune fille semble un peu surprise que je m'adresse aussi familièrement à elle mais au moins me répond-elle.
- Oui, c'est... C'est vraiment immense ici... Bon, sa timidité est encore bien présente, mais je suis sûre qu'avec le temps elle va se détendre... Il faut dire que ça fait beaucoup de choses à digérer d'un coup, et qu'elle n'est pas non plus n'importe où.
- Tu vas voir, on s'y habitue vite... Si tu aimes nager, je te montrerais les installations aquatiques. Je suis sûre que Klein serait ravi d'avoir de la compagnie !
- Euh, oui, pourquoi pas... Ma proposition ne semble pas l'avoir mise à l'aise ; je pourrais surenchérir, notamment en lui parlant jeux vidéos, mais je ne la connais pas assez et elle pourrait me trouver lourde... Si ce n'est pas déjà fait ! Les adolescents peuvent être difficiles paraît-il...
- M'enfin, je suis sûre que ton père te montrera tout ça, il doit avoir hâte de te faire visiter les locaux ! Un large sourire orne aussitôt le visage de ce dernier ; prévisible, vu comment il était excité comme une puce par l'arrivée de sa fille... Il l'adore, c'est vraiment adorable.
- Qu'est-ce que tu crois, j'ai déjà commencé ! C'était la première fois qu'Alyssa voyait le stade de la Ligue d'ailleurs. J'ai un sourire nostalgique en imaginant la réaction de la jeune fille, qui me rappelle ma première venue à moi aussi, il y a bien longtemps. A cette époque jamais je n'aurais cru que je vivrais un jour ici...
- Je l'avais déjà vu à la télé, j'ai regardé quelques matchs... Elle semble un peu gênée en parlant de tout cela, mais je n'en comprend pas tout de suite la raison, ne cherchant pas vraiment à décortiquer chacune de ses paroles, voulant simplement qu'elle soit à l'aise avec moi. Mais je l'ai trouvé beaucoup plus impressionnant en vrai.
- Ca nous le fait à tous ! C'est vraiment impressionnant de se retrouver sur le stade... Encore plus quand la foule nous acclame ! Mais le QG en lui-même sera beaucoup plus intéressant pour toi, il y a beaucoup d'installations différentes. D'ailleurs, tu as un pokémon ? Après tout, quand on parle du stade difficile de ne pas penser à ces créatures qui m'accompagnent tous les jours...
- Non, je n'en ai jamais eu. Je ne m'y intéressais pas beaucoup avant de rencontrer Papa. A cet instant précis, je vois Ruven faire une drôle de tête, puis un clin d'oeil ; il ne me faut pas longtemps pour comprendre qu'il a décidé de lui faire connaître son monde. Je suis sûre qu'il va lui offrir un pokémon feu ! Je lui couperais bien l'herbe sous le nez en lui offrant un pokémon aquatique tiens, ce serait drôle !
- Tu vas découvrir un tout nouveau monde du coup ! Et avec ton père à tes côtés tu seras très bien accompagnée. Je lui fais un sourire doux, la trouvant vraiment craquante... Tout comme son père !


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Ligue 4

C-GEAR
Inscrit le : 14/12/2013
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Région : Kalos / QG Ligue 4
Ven 13 Avr - 23:51
Lizbeth se montra enthousiaste et accueillante, comme je l’espérais d’elle. Je rayonnais de joie tandis qu’elle échangeait une poignée de main amicale et quelques mots de bienvenue avec Alyssa. Cela faisait des semaines que j’attendais ce moment et il se passait exactement comme je le voulais.
Quand je plaisantai sur le manque flagrant de ressemblance entre ma fille et moi, Liz n’en profita pas pour me railler. Au contraire même.


« Ça ne fait pas un pli, elle est aussi belle que toi ! »

Ça me fit tout bizarre. Même si Liz et moi étions proches nous passions bien plus de temps à nous taquiner qu’à nous faire des compliments ; ceux-ci étaient plutôt réservés à des occasions où l’autre avait un coup de mou ou quand nous avions un peu bu. Je n’en étais pas moins très flatté qu’elle me trouve à son goût et qu’elle me le dise aussi naturellement, comme si ça tombait sous le sens. Si nous n’avions été que tous les deux je m’en serais donné à cœur joie pour la chambrer là-dessus, mais devant ma fille je me contentais d’un petit sourire crâneur.
Liz entreprit de faire un peu la conversation, obligeant Lyssa à lui répondre malgré sa timidité. J’avais une petite idée de la gêne qu’elle devait ressentir alors que mon amie lui proposait déjà d’aller faire un tour du côté de la piscine mais je n’intervins pas. Il fallait aussi que ma fille se débrouille toute seule si je voulais qu’elle s’intègre bien ici.


« M'enfin, je suis sûre que ton père te montrera tout ça, il doit avoir hâte de te faire visiter les locaux !

- Qu'est-ce que tu crois, j'ai déjà commencé !
» répliquai-je avec enthousiasme. « C'était la première fois qu'Alyssa voyait le stade de la Ligue d'ailleurs.

- Je l'avais déjà vu à la télé, j'ai regardé quelques matchs...
»

Elle s’interrompit. Je crois qu’elle craignait un peu que Lizbeth lui pose des questions sur ce qu’elle avait pensé de ses propres matchs et de ses Pokémon alors que je savais très bien que les seuls matchs qu’elle avait regardés étaient les miens. Ce n’était pas du tout pour le combat en lui-même d’ailleurs, si je lui en reparlais quelques jours après elle ne se souvenait déjà plus des tactiques employées : c’était juste pour me voir. Elle ajouta pour noyer le poisson :

« Mais je l'ai trouvé beaucoup plus impressionnant en vrai.

- Ça nous le fait à tous ! C'est vraiment impressionnant de se retrouver sur le stade... Encore plus quand la foule nous acclame !
» J’approuvai d’un signe de tête. Même encore maintenant, alors que ça faisait presque un an et demi que j’exerçais la fonction de champion de Ligue, j’étais encore euphorique en entendant les acclamations et les cris de fan. « Mais le QG en lui-même sera beaucoup plus intéressant pour toi, il y a beaucoup d'installations différentes. D'ailleurs, tu as un pokémon ?

- Non, je n'en ai jamais eu. Je ne m'y intéressais pas beaucoup avant de rencontrer Papa.
»

Comme je me tenais derrière Alyssa et qu’elle ne pouvait pas me voir, j’attirai l’attention de Lizbeth en faisant une petite moue qui semblait dire "t’inquiète, c’est temporaire". En fait, depuis l’anniversaire d’Alyssa j’avais en tête de lui offrir un Pokémon et j’attendais simplement de pouvoir l’emmener à Kalos pour que nous puissions nous rendre à l’élevage de Némélios d’où venait Molly. J’avais remarqué que Lyssa aimait bien cette espèce et qu’elle s’entendait avec Molly (étrangement), un Hélionceau serait donc parfait pour débuter. Et puis bon, je ne me voyais pas offrir autre chose qu’un Pokémon feu à l’une de mes enfants.

« Tu vas découvrir un tout nouveau monde du coup ! » Le petit sourire de Lizbeth m’indiquait qu’elle avait compris mon message silencieux. Je lui faisais confiance pour ne pas vendre la mèche. « Et avec ton père à tes côtés tu seras très bien accompagnée.

- C’est sûr qu’il y a pire qu’un champion de Ligue pour débuter !
» plaisantai-je en attrapant l’épaule de ma fille aînée. « Je ne désespère pas de te donner envie de t’y intéresser. Ça fera très plaisir à Loup en plus. »

Presque aussitôt le visage d’Alyssa s’empourpra un peu ; si elle n’osait pas m’avouer qu’elle était amoureuse de ce garçon, son corps parlait pour elle. Je me redis qu’il faudrait vraiment qu’ils se bougent tous les deux, c’était frustrant de les voir se couver du regard sans concrétiser. Il faudrait peut-être que j’ai une petite discussion avec ce jeune homme.

« Rien à voir mais tu as déjà mangé Liz ? J’vais voir pour préparer un truc vite fait. On doit aller faire du shopping cet après-midi et il ne faut pas qu’on tarde trop à partir. »

Elle m’indiqua que non et qu’elle voulait bien se joindre à nous. Nous migrâmes donc dans la cuisine des champions, plutôt sommaire depuis que Maceo et ses talents de cuisinier étaient partis, et je me lançai dans un plat de pâtes rapide. En même temps que je m’affairais je demandai à Liz si elle avait quelque chose de prévu cet après-midi, ce à quoi elle me répondit que pas encore. A ma grande surprise, ce fut Alyssa qui prit son courage à deux mains et reprit :

« Lizbeth, je voulais savoir, pardon si c’est trop personnel, mais Papa m’a dit ce qui vous est arrivé… Est-ce que votre épaule est guérie ? »

Je lui jetai un petit regard, souriant avec douceur. Ça me faisait très plaisir de la voir faire des efforts pour s’intégrer : non seulement c’était de très bonne augure pour la suite, mais en plus ça signifiait qu’elle avait un peu plus d’assurance maintenant qu’elle était avec moi. Je me détachai de la conversation alors que les deux filles parlaient, laissant Alyssa s’assumer toute seule, et cherchai dans le placard un paquet de pâtes suffisamment rempli le temps que l’eau bout. Il se passa quelques minutes de conversation tranquille pendant que je préparais la table, puis je remarquai que ma fille me regardait en se mordillant légèrement la lèvre.

« Qu’est-ce qu’il y a ?

- Euh… Tu comptes faire quoi avec les pâtes ?

- Baaaah…
» J’ouvris le frigo en quête d’inspiration. La cuisine était bien quelque chose qui ne m’intéressait pas du tout, même si j’aimais manger quand c’était les autres qui faisaient. Devant une montagne d’ingrédients, je ne savais jamais quoi en faire. « On a du jambon. »

Elle eut un petit rire indulgent.

« On dirait que tu fais à manger pour Zoé ! Je peux regarder ? »

Je la laissai accéder au frigo et aux placards qu’elle parcourut rapidement. A la voir faire je compris qu’elle avait l’habitude de cuisiner. Est-ce que c’était elle qui faisait à manger chez son grand-père ? Ou peut-être que c’était quelque chose qu’elle faisait déjà avec Enora, finalement.

« Je peux faire une salade de pâtes avec des tomates, du fromage frais et des herbes. Et des morceaux de jambon si tu y tiens Papa. Ça peut aller très vite, j’aurais juste besoin que tu m’aides avec les tomates.

- Euh, d’accord.
»

Bon, j’étais légèrement ridicule devant ma collègue mais tant pis, je ne comptais surtout pas interrompre ma fille alors qu’elle prenait des initiatives. Je pense que quelque part elle voulait aussi montrer à Lizbeth et à moi qu’elle ne comptait pas être un parasite à la Ligue et qu’elle voulait aider.
Lyssa se mit donc aux fourneaux et je fis sa petite main en découpant les tomates. J’en profitai pendant ce temps pour expliquer à Lizbeth pourquoi on devait absolument faire les boutiques cet après-midi car je n’avais pas eu l’occasion de lui raconter tous les détails d’hier soir. Elle savait que Alois avait mis ma fille à la porte mais pas dans quelles conditions – conditions qui la choquèrent quand je les lui exposai.


« Donc voilà. En tout il lui reste quoi, trois tenues ? Elle ne pouvait pas en prendre plus sans faire craquer le sac. » Ma fille restait silencieuse. Concentrée sur son plat ou désireuse de ne pas parler du drame de la veille, je ne saurais dire. « Il y a donc toute la garde-robe à racheter, plus les produits de toilette, plus des trucs auxquels je ne pense pas là maintenant mais qu’on verra sur place. Je pense qu’on est parti pour y passer l’aprem.

- Au pire on fait ça en plusieurs fois tu sais, si tu as des choses à faire…

- Non non chérie. Je préfère que tu aies tout ce dont tu as besoin maintenant. Et puis tant qu’à y être, on fait ça bien.
» Je goûtai une pâte en soufflant dessus. « Je crois qu’elles sont prêtes.

- Tu veux bien les égoutter s’il te plait ? On va les mélanger au reste.
»

Je m’exécutai et deux minutes plus tard nous nous mîmes à table. Il n’y avait pas photo, Lyssa faisait bien mieux à manger que moi : elle avait beau avoir préparé ça en dix minutes chrono c’était bon, voire savoureux. Je ne me privai pas de la complimenter et cela lui fit plaisir. Pendant le repas nous parlâmes de choses et d’autres tous les trois, avec de moins en moins de malaise du côté de ma fille que Lizzy arrivait à détendre. Cette dernière finit d'ailleurs par se proposer à nous accompagner faire les boutiques, ce qui me surprit beaucoup.

« T’es sûre ? On en a pour des heures hein. »

Elle persista dans sa décision, étonnamment ; je ne voyais pas trop quel intérêt elle pouvait avoir à se perdre dans les magasins avec nous. Ceci dit, comme elle était toujours en arrêt à cause de son épaule, elle devait s'ennuyer. Il n'y avait personne d'autre à la Ligue aujourd'hui car tous les autres champions étaient en déplacement, elle avait peut-être peur de se sentir seule. J'espérais qu'elle ne regretterait pas en se rendant compte d'à quel point c'était long et fastidieux... mais à part ça j'étais quand même content qu'elle soit là. Ça me ferait quelqu'un avec qui parler pendant qu'Alyssa faisait des essayages ainsi qu'un point de vue féminin bienvenu.

Quand nous eûmes fini de manger, ce fut donc à trois et non à deux que nous prîmes un taxi pour aller à Céladopole. Nous nous fîmes conduire jusqu'à l'allée la plus chic, celle où les boutiques hors de prix attiraient une clientèle qui avait l'habitude de voir des célébrités et n'en faisait pas grand cas. Je crois que ce fut à ce moment précisément qu'Alyssa se rendit compte qu'elle avait un père riche et que sa petite vie d'anonyme était bien terminée. Elle regardait les enseignes avec stupéfaction, comme si un nouveau monde s'ouvrait soudain à elle, et observait les clients plus ou moins connus un peu trop fixement. Toutefois, elle dut rapidement interrompre sa contemplation car nous avions du pain sur la planche : j'entrainais les deux filles dans le premier magasin de vêtements pour femmes et énumérai tout ce qu’on devait trouver d’ici la fin de la journée et dont j’avais fait une liste rapide sur mon portable. Je m’en étais tenu aux vêtements d’été / début d’automne à savoir hauts divers et variés, jeans ou pantalons, jupes, robes, gilets, chaussures ou bottes, collants, chaussettes, sous-vêtements, vestes, manteau, foulards, pyjamas, robe de chambre, maillots de bain (bien utiles pour notre virée prochaine à Alola), sans oublier tous les à-côté comme des rubans pour ses cheveux ou un sac à main. A mesure que je faisais la liste je vis ma fille pâlir. Elle devait s’attendre à ce qu’on achète quelques trucs en vrac et à ce que ça fasse l’affaire mais c’était bien mal me connaitre : j’aimais trop la mode pour ne pas rhabiller Alyssa de pied en cap. J’eus d’ailleurs l’occasion de remarquer que je connaissais mieux la mode féminine qu’elle alors que nous commencions à faire le tour des rayons et que je suggérais des assemblages qui ne lui avaient jamais effleuré l’esprit.


« Et je t’interdis de regarder les prix ! » dis-je alors qu’elle poussait une exclamation de surprise devant l’étiquette d’une jupe patineuse à imprimés floraux. « Ça c’est mon problème, toi tu prends ce qui te plait ! »

Il lui fallut encore une dizaine de minutes pour intégrer l’idée, puis enfin elle s’autorisa à envisager tous les beaux articles disponibles et commença à trouver son bonheur. Lizbeth et moi lui fîmes quelques suggestions, elle d’un point de vue de femme et moi d’un point de vue d’homme, et au bout d’une vingtaine de minutes nous pûmes aller aux cabines d’essayage les bras bien chargés. Une vendeuse très mignonne se fit un plaisir de s’occuper de nous et amena d’autres articles qu’elle estimait convenir à Alyssa, essayant par la même d’en vendre à Lizbeth qui attendait avec moi sur le côté. Au bout d’un moment mon amie se laissa tenter et je me retrouvai tout seul assis devant les cabines, à attendre que les deux filles sortent me montrer ce que ça donnait. Si Alyssa restait sur des vêtements assez discrets (je crois qu’elle n’osait pas regarder des trucs trop sexy devant moi), Liz se montra plus féminine et n’hésita pas à me soumettre des robes décolletées ou des ensembles très élégants. Pour l’une comme pour l’autre je donnai une critique sincère et argumentée, sans m’ennuyer. J’aimais bien la mode féminine, plus variée que la nôtre, et appréciais aider les filles proches de moi à être mises en valeur.

Nous sortîmes de ce premier magasin avec de nombreux sacs et en fîmes deux trois autres pour compléter ce qui manquait. L’un d’entre eux avait un rayon hommes bien fourni et je ne pus résister à l’envie d’y jeter un œil alors qu’Alyssa faisait un tour de son côté. Dans cet univers fait de chemises, de cravates, de vestes et pantalons assortis, je me sentais comme un poisson dans l’eau. J’aimais vraiment m’offrir des beaux vêtements de qualité mais décidai de me limiter à un seul article ; j’étais aisé mais quand même, acheter une garde-robe complète à une adolescente dans des boutiques comme celles-ci allait faire un gros trou dans mes finances. Lizbeth, qui avait préféré me suivre plutôt que de rester avec Alyssa, eut l’occasion de constater que j’étais d’une exigence folle quand il s’agissait de mes chemises : j’analysais la coupe, la matière du tissu et sa qualité, les coutures, la forme du col, des poignets et du dos, ainsi que les boutons et la manière dont ils étaient cousus. Ce jour-là j’avais décidé de trouver une chemise violet foncé, couleur que la plupart des femmes trouvaient sexy sur les gars à la peau claire et aux cheveux assez sombres. L’avantage, c’était que j’avais justement une femme avec moi pour en juger.


« Je te fais un petit défilé ? » demandai-je en prenant une troisième et dernière chemise sous le bras. « L’objectif c’est que ça donne envie à Haby de me désaper, je te fais confiance pour me dire si ça marche – mais tu te retiens hein, te laisse pas submerger par mon fameux "sex appeal légendaire". »

Je lui lançai un clin d’œil rieur avant de disparaitre dans une cabine. Je pris le temps de valider moi-même les chemises avant de les montrer à mon amie (ce qui me permit d’en écarter une à la coupe trop lâche) et lui soumis donc le choix entre deux. Elle jeta son dévolu sur l’une, validant à la fois la couleur et la chemise en elle-même, et je crois à son expression que ça m’allait sincèrement bien.
Nous retrouvâmes ensuite Alyssa et terminâmes notre tour par une boutique de sous-vêtements féminins (je restai à la porte cette fois, je pouvais conseiller n’importe quelle nana sans sourciller mais pas ma propre fille) et par une autre spécialisée dans les cosmétiques et articles de toilette. Là dessus je n’y connaissais pas grand chose et laissais donc les filles prendre ce qu’elles estimaient nécessaires pour Alyssa, me contentant de porter les sacs.

Il était vingt heures passées quand nous revînmes à la Ligue, le coffre du taxi plein à craquer et des sacs supplémentaires sur les genoux. Alyssa avait l’air tout bonnement lessivée (il faut dire, en plus, que la nuit dernière avait été courte pour nous deux) et même après avoir fait une pause pour manger elle demanda à ce qu’on ne s’occupe des sacs que demain matin. J’acceptai avec soulagement, commençant moi-même à accuser le coup, et lui laissai donc notre chambre pour qu’elle puisse appeler Loup tranquillement et lui raconter tout ce qui s’était passé depuis hier après-midi. Au final je me retrouvai dans le salon avec Lizbeth, bien silencieux sans les autres.


« Pfiou, je suis mort. » commentai-je en m’asseyant sur l’accoudoir du canapé. « Ça va toi, tu ne regrettes pas trop d’être venue avec nous ? »



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Ligue 4

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Mar 17 Avr - 20:04
Bien que Alyssa soit clairement du genre timide, elle prend tout de même la peine de me répondre et semble ravie d'être ici, ce qui est encore le principal dans l'histoire. Nous discutons un peu entre nous, ce qui me permet d'apprendre au passage que Ruven compte offrir à sa fille son premier pokémon, afin qu'elle aussi puisse mettre un pied dans notre univers. Je ne le montre pas, mais je dois bien avouer que cela me donne envie d'en faire de même, pour qu'elle puisse avoir deux compagnons qui joueraient ensemble... Il va falloir que je réfléchisse sérieusement à cette possibilité mais, surtout, que cela n'entrave pas la démarche de mon ami, c'est hors de question. Même si j'aimerais garder la surprise je vais tout de même en parler avec lui, pour avoir son avis ; je ne voudrais pas m'immiscer trop profondément dans leur relation et que cela le gêne, ou créer un soucis entre nous. C'est certain que j'aimerais faire un peu plus partie de leur famille, mes sentiments pour Ruven me poussent tout naturellement dans cette direction, mais je ne dois pas sauter d'étapes et encore moins m'incruster entre eux, ce serait vraiment mal venu alors que Ruven vient tout juste de la retrouver. En plus, il prendra sûrement l'idée bien si je lui en parle avant, nous allons de nouveau faire jouer faire jouer notre rivalité de type comme nous l'avons déjà fait par le passé et c'est toujours amusant...

Je sors de mes pensées et me tourne vers Ruven, lui offrant instinctivement l'un de mes plus beaux sourire. Il va falloir que je me calme un peu ou il va finir par comprendre et il en est hors de question... Un jour peut-être, je ne sais pas de quoi sera fait l'avenir, mais en attendant je veux garder cela pour moi, ne pas briser la belle alchimie qui s'est instaurée entre nous...

Je veux juste profiter de l'instant présent.

- Non pas encore ! Je peux me joindre à vous ? Nous rejoignons la cuisine commune et je laisse la cuisine entre les mains de Ruven, plutôt curieuse de le voir faire. Il a une petite fille, il se débrouille peut-être bien ? Cependant, mon attention est détournée par une question de Alyssa, que je trouve touchante. Je souris à la jeune fille avant de lui répondre, glissant ma main valide sur mon épaule touchée. Ce n'est pas encore parfaitement guérie, mais c'est en très bonne voie ; la preuve, je ne porte plus d'écharpe !

Qu'est-ce qu'elle a pu m'embêter celle-là, à me coincer ainsi l'épaule et la main par la même occasion. Heureusement, tout cela est derrière moi et je ne compte pas me faire avoir comme cela une seconde fois... Luna me tuerait !

L'atmosphère se détend rapidement et je reste un peu en retrait lorsque la fille reprend son père, visiblement surprise qu'il semble décidé à nous faire un simple plat de pâtes. Je lâche un rire lorsqu'elle compare son futur repas à ce qu'il donnerait à sa plus jeune fille et je regarde Alyssa s'affairer, étonnée qu'elle soit si à l'aise ; à son âge, je ne cuisinais quasiment pas... Enfin bon, mauvais exemple, je suivais un régime très stricte et je ne me faisais absolument jamais plaisir au niveau nourriture, les choses ont bien changées depuis...

Nous discutons avec Ruven pendant qu'ils préparent la cuisine et j'en apprend davantage sur les raisons de cette venue précipitée : cela me met aussitôt hors de moi. Cependant je me contiens pour ne pas mettre Alyssa mal à l'aise et je me contente donc de hochements de tête alors que Ru finit de m'expliquer la situation, et les raisons de ce shopping précipité. C'est vraiment inhumain d'agir ainsi, cela me rendrait presque malade pour la pauvre Alyssa... Heureusement qu'elle a son père pour prendre soin d'elle. D'ailleurs elle est bien silencieuse et je me doute que la conversation ne l'a pas mise à l'aise ; heureusement les pâtes sont prêtes et je les aident à finir le repas puis à mettre la table avant de nous installer pour profiter du repas, bien meilleur que prévu : je ne manque pas de féliciter Alyssa, me retenant au dernier moment de lâcher un "prête à être mariée !" qui pourrait mal passer si Ruven décidait de faire le papa poule. Par contre, je lâche autre chose, qui me trottait en tête depuis que nous avions discuté de la condition de la jeune fille.

- Ça ne vous dérange pas si je viens cet après-midi ? Avoir un avis féminin pourrait aider Alyssa !

Ru semble surpris et j'insiste, lui expliquant rapidement que ce serait un plaisir de pouvoir aider Alyssa à se refaire une garde robe digne de ce nom ; j'évite de rajouter que cela me fait tout autant plaisir de passer du temps avec lui, ce serait un peu grillé.

Une fois tous les trois prêts - Klein préféra rester pour bronzer à la piscine - nous prenons un taxi et discutons tranquillement sur le trajet, ravie de me trouver là. Nous finissons notre course dans le quartier le plus huppé de Céladopole, une ville connue dans le milieu de la mode. J'ai un sourire amusé en passant devant le magasin de la marque qui m'a engagée en tant qu'égérie... Heureusement le contrat n'a pas encore été officialisé, ils attendent le premier shooting à Alola pour cela, sinon j'aurais été grillée avec ma tête en premier plan...

Nous entrons dans une boutique de luxe et Ru nous énuméra sa liste, fort précise, de tout ce qu'il comptait acheter à sa fille. Dans un premier temps je l'ai suivis de loin, les observant avec un sourire amusé tout en jetant quelques coups d’œil aux vêtements, magnifiques. Je finis par me rapprocher en voyant que Alyssa commençait vraiment à s'y intéresser et nous pûmes la conseiller, Ruven et moi ayant des goûts communs ; d'ailleurs je ne pensais pas qu'il était aussi au taquet sur la mode... Il a l'air d'adorer cela ! Et je dois bien avouer qu'il a plus de goûts que moi lorsqu'il s'agit d'assortir les tenues.

Alors que nous attendons que Alyssa essaie ses tenues, je me fais aborder par une vendeuse très professionnelle mais tout aussi charmante, qui ne semble pas étonnée de nous voir ici. Je me laisse tenter en me disant que cela ne me ferait pas de mal de me racheter quelques pièces et je la suis, choisissant des tenues me mettant en valeur, ayant envie de me faire plaisir et de me mettre en avant... Je sélectionne aussi un chapeau qui me fait sourire et j'embarque le tout dans une cabine spacieuse... S'en suit un défilé de mode où je n'hésite pas à me mettre en valeur, ravie de mes choix. Nous en discutons d'ailleurs avec Ru et celui-ci semble s'accorder pour dire que la petite robe en dentelle noire que je viens d'essayer me va à ravir ; il ne m'en faut pas plus pour que celle-ci aille sur la pile des "à acheter" avec d'autres ensembles ainsi que le fameux chapeau...

Nous changeons ensuite de magasins, de nombreux sacs dans les mains (surtout dans celles de Ru, qui porte tous les achats de sa fille), et je flâne avec lui dans le rayon homme, amusée de le voir ainsi, à toucher les vêtements, observer leurs coupes, ne laissant rien passer... Il adore vraiment la mode, c'est amusant de le voir ainsi, différent... D'ailleurs, je note qu'il y a quelques cravates qui ont attiré son regard, même s'il décide finalement de ne se prendre qu'un seul article, une chemise. C'est donc à son tour de faire un petit défilé... Cependant, il en parle en mentionnant sa copine, ce qui me fait plutôt bizarre sur le coup. Je sais bien qu'il est en couple, ce n'est pas comme si il ne m'en avait jamais parlé auparavant, mais à chaque fois qu'il parle d'elle, cela me fait un pincement au cœur...

Heureusement, je me maîtrise bien mieux que la dernière fois et je me reprend, me rappelant de mes bonnes résolutions. Ne te fais pas de mouron comme ça Liz !

- Tu es sûr de toi ? Tu devrais savoir que ton sex appeal légendaire est bien trop fort pour la faible femme que je suis, je risque de craquer ~

Au moins, il ne pourra pas dire que je n'ai pas été sincère avec lui... Parce que je le suis, évidemment. Ce serait mentir que de dire qu'il ne m'attire pas, ne serait-ce que physiquement, en oubliant le reste...

Evidemment, il est magnifique. Nous discutons de ses choix et nous tombons rapidement d'accord sur l'une des deux chemises, la plus belle. J'espère secrètement qu'il l'a porte de temps en temps au QG, pour le plaisir des yeux... Même si je dois bien avouer que, quoi qu'il porte, je le trouve toujours aussi séduisant. Après tout ce n'est pas le vêtement qui fait l'homme, ça se saurait. Sourire aux lèvres nous retrouvons Alyssa puis nous finissons à la caisse ; je prétexte alors avoir vue au loin une superbe robe et je leur dis que je les rejoins, allant en réalité acheter un cadeau pour Ruven, en ayant largement les moyens après tout... Et parce que ça me fait plaisir.

Je les rejoins rapidement, le sac dans la main, sans qu'on ne me pose plus de questions. Nous nous rendons finalement dans les derniers magasins (j'en profite pour m'acheter un maillot de bain à ma taille pour Alola, ce qui est assez difficile en temps normal à cause de mon bonnet) et j'aide Alyssa pour ses derniers achats ; le courant passe de mieux en mieux entre nous, cela me fait plaisir. Cela marquera la fin du shopping et, après avoir chargé le taxi comme une mule, nous nous laissons transporter jusqu'au QG...

Sans surprises, Alyssa nous laisse juste après le repas, lessivé. Je lui souhaite une bonne nuit tout en réalisant, un peu tard, que le timing est parfait. Nous voilà seuls avec Ruven et nous nous dirigeons tranquillement vers le canapé, recommençant à discuter un peu, notamment de la journée. J'ai un sourire amusé lorsqu'il dit être claqué, et je veux bien le croire ; je tiens mieux le choc que lui mais, pourtant, j'ai envie d'un bon lit.

- Je ne regrette rien, c'était vraiment chouette ! Je suis contente d'avoir pu passer cet après-midi avec vous deux. Il faut dire qu'il suffit que je sois avec lui pour que ma journée soit meilleure, alors évidemment... En plus je dois bien avouer que sa fille est adorable, c'est une adolescente calme et souriante, qui semble se remettre de sa précédente situation. Ah, attends, assieds toi !

Je le laisse et je m'éloigne pour rejoindre mon frigo, en sortant une certaine bouteille de vin blanc. J'en profite pour attraper l'un de mes sacs de shopping, le fameux, puis revient auprès de lui avec deux verres entre les doigts.

- Nous avons beaucoup de choses à fêter ce soir ! J'ouvre la bouteille, avec un sourire taquin en direction de Ruven, et sers les deux verres avant de m'installer près de lui dans le canapé, mon verre à la main. Tout d'abord, à l'arrivée de ta fille !

Nous trinquons puis buvons une gorgée du blanc, qui me semble encore meilleur que la dernière fois. Sûrement parce que, cette fois-y, je prend le temps de le savourer, et je ne compte pas en descendre une bouteille entière à moi seule.

- A notre voyage à Alola qui approche ~

Nous trinquons de nouveau, je bois une gorgée de vin blanc et je le regarde avec un sourire en coin, toujours plus taquine.

- Et à mon nouveau contrat ~

Je sors alors de ma veste un imprimé que la firme m'a envoyé en avant première : leur grande annonce pour apprendre à tous leurs clients qui serait leur future égérie... Que Ru allait pouvoir apprendre bien avant tous les autres.


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