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» Tu as quinze ans, et tu es con.


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Modo Jeux & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 20/09/2013
Messages : 287

Région : Sinnoh.
Mer 31 Jan - 23:59
Flash-back — tu as 15 ans.

Tu as quinze ans, et tu joues au con. C’est bien connu. A en croire ton père, c’est ce qui te définit, de toute façon. Ta connerie. Tu joues au con, et ça t’amuse. Au collège d’Unionpolis, tu es loin de faire l’unanimité. Tu agaces tes profs car tu les prends de haut, et dès que tu le peux tu les mets face à leur incompétence. Tu as une faculté de mémorisation impressionnante et malgré ton peu de concentration – lorsque tu leur fais l’honneur de ta présence – tu parviens toujours à donner les bonnes réponses, lorsqu’ils essaient de te piéger. Et pourtant… dieu sait ce que tu détestes les cours. Tu as l’impression d’une perte de temps, tu t’ennuies.

C’est en dehors que tu deviens « toi », ou du moins, ce que tu as la conviction d’être. Un type qui va jouer dans la cours des grands. Un type qui va se faire un nom, bien au-delà des frontières de Sinnoh, un nom qui n’aura rien de la réputation des « Jô », flics de père en fils (ou du moins, jusqu’à toi). Tu ne seras pas flic. S’il y a bien quelque chose que tu affirmes haut et fort et que tu t’es gravé dans la peau de tes quinze ans, c’est que jamais ô grand jamais tu n’intégreras les forces de l’ordre. Oulà non. Toi qui prends un malin plaisir à contrarier ton père, agent de Police au Commissariat de la ville, il est hors de question que tu suives son chemin. Et ça, il l’a bien compris, lui qui n’attend que la moindre occasion pour te renier et te fermer la porte à jamais.

En attendant, tu fais ta vie, dès que le moment te semble bon, tu écourtes tes journées au collège et tu suis la bande de petits malfrats que tu as rejoins, avec tes éternels potes, Fredo et Buck. Des gars de toutes les origines qui veulent se faire une réputation et de l’argent facile… et comme premier lieu de rendez-vous, le marché couvert en périphérie de la ville.

Un vaste bâtiment aux larges entrées des quatre côtés, des mètres carrés de stands en tout genre : ici du poisson, là des fruits, plus loin un boulanger aux énormes fours qui crie à qui veut l’entendre que son pain est le meilleur, plus loin encore, c’est un boucher qui en fait de même, entre deux étales d’épiciers aux fruits et légumes frais qui se toisent du regard, en face à face. Là-bas, des traiteurs de différentes origines, ici des huîtres de Johto, là la fine gastronomie kalossienne est à l’honneur… et dans tous ça, un brouhaha continu et les allers et venues de bien des passants. Chacun étant ici pour une bonne raison, du simple particulier venu préparer un grand repas en famille au chef d’un restaurant du coin qui passe ses commandes pour le lendemain, il y a de tout.

Et au milieu, il y a toi. Toi et tes deux autres compères, que tu as déjà perdu de vue. C’est dans ce genre de lieu que tu as exercé ton agilité au couteau à cran d’arrêt. C’est simple, tu te faufiles le plus discrètement du monde, tu profites des queues aux différents stands pour approcher les gens sans paraître louche et ta main agile se glisse dans les poches, sous les manteaux, dans les paniers ou les sacs distraitement ouverts pour ne pas avoir à chercher éternellement son portefeuille pour chaque achat. Et s'il y a quoi que ce soit qui fait entrave, tu sectionnes. Ici une poche résistante dans un sac, là un porte-clé emmêlé... Oui, c’est là que tu t’es entraîné comme jamais.

Pas dans l’excès, toujours dans la beauté du geste. C’est en tout cas ce que tu essayais de croire. Cette fois-là, donc, tu remarques deux petites vieilles, paniers de provisions sous le coude et petits sacs à main à la taille. Tes yeux bleus se plissent en constatant que le porte-monnaie de l’une d’entre elles est visible, de loin.

* Parfait. *

Ni une ni deux, tu t’approches du stand de fromages devant lequel elle papote. Tu fais mine de rien… et pour ceux qui ont déjà pu te demander ce que tu faisais là, tu prétends être le jeune commis d’un restaurant qui vient récupérer des commandes. Alors tu t’approches, discrètement, le MP3 sur les oreilles pour ne pas paraître louche. Il y a du monde dans la file, tu patientes, comme tout le monde. Et lorsque les deux vieilles se mettent à rigoler un peu fort sur tu ne sais quel sujet, tu en profites discrètement pour t’approcher, comme si tu cherchais à lire une étiquette et… hop. La main dans le sac, dans tous les sens du terme… et le porte-monnaie, il est à toi ! Tu le glisses dans la poche de ton manteau furtivement.

Maintenant, la manœuvre de retraite doit être rapide et paraître justifiée. Comme à chaque fois, tu fais mine de recevoir un SMS que tu lis puis tu t’éloignes à pas rapides, cherchant la sortie la plus proche. Tout en faisant en sorte de ne pas te faire remarquer.

C’est l’idée.

Sauf que cette fois-là, alors que tu dépasses le stand de fleurs qui fait l’angle, à dix mètres peut-être de la sortie du vaste marché, tu te sens tiré en arrière.

« Hé là ! On n’part pas si vite ! »

Ok, tu n’as rien vu venir et tu te retournes, l’air mauvais et contrarié. Un homme brun bien habillé te regarde avec un sourire en coin. Il a la gueule d’un banquier, à cela près que son beau costard est légèrement débraillé. Sombre, chemise blanche et cravate noire, il a des cheveux chocolat et une barbe de quelques jours surplombée d’une moustache. Il a un air à la fois amusé et sérieux. Il ne t’impressionne pas pour autant, à première vue.

« Quoi ?
- Comment ça, quoi ? Tu sais très bien pourquoi je te demande de t’arrêter. »

Il te tutoie, il te regarde comme s’il savait tout sur tout. Il bluffe. Tu veux croire qu’il bluffe.

« C’est quoi le problème ?
- Ok, tu veux jouer au plus malin. Le problème, jeune homme, c’est que tu as sur toi quelque chose qui ne t’appartient pas.
- … Hein ? »

Même s’il t’a vu, même s’il sait, tu es fils de flic. Tu sais très bien que n’importe qui ne peut pas fouiller une autre personne comme ça, et tu vas pas te laisser démonter. Tu le scrutes, secoues le bras pour qu’il te lâche, et tu réponds :

« Je vois pas de quoi vous parlez. Et puis de toute manière, si je veux partir d’ici, je pars.
- Ou pas, si je te demande de rester, tu restes.
- De quel droit ? Vous êtes qui ?
- Agent Denovan. »

Et d’un geste presque théâtral, il sort son badge de sous son costard, et fronce les sourcils. Il a un air presque suffisant en faisant ça qui t’agace d’autant plus. Alors quoi, c’est un bleu qui veut se faire remarquer ou quoi ? Merde. Tu hésites entre amorcer un geste pour t’enfuir ou le prendre de haut… tu ne tiens pas spécialement à te faire coffrer une énième fois, même si tu sais comment cela va finir.

« C’est cool, j’suis le Roi de Kalos.
- Bon, petit, tu vas te calmer deux minutes et me rendre ce que tu as pris. »

Il t’énerve. Voilà, c’est dit, il t’énerve. Il te regarde comme si t’étais un gosse pris sur le fait. C’est peut-être le cas me direz-vous, mais ça t’énerve. D’autant qu’au loin tu vois la silhouette de Buck entre deux files d’attente. Il a du te voir en mauvaise posture car il s’éloigne… v’la les potes ! Et toi, tu veux rien lâcher. Pour rien arranger, le fleuriste qui questionne d’une voix forte, de là où il se trouve : « Il se passe quoi ? »

Tu n’as même pas envie d’entendre ce qui se dit, tu n’as pas envie de créer l’attroupement ni de donner du grain à moudre au flic qui se tourne déjà vers l’homme pour lui répondre. Alors tu fais un pas en arrière.

« Ouais allez, c’est ça. » Et tu te dégages avec un petit signe de la main, comme pour te défiler prestement.

Mais c’est sans compter une espèce de souffle d’air qui te retient dans ton mouvement, émis par tu ne sais quoi tu ne sais comment. Tu lèves la tête, décontenancé, pour voir un pokémon, un Démanta, de mémoire, qui souffle comme une lame d’air en ta direction, qui t’empêche de t’échapper aussi rapidement que tu l’aurais souhaité. Surpris par la manœuvre de la créature, tu émets un « Hein ?! » aussi idiot qu’inutile, et tu constates que l’agent Denovan se rapproche de toi, toujours avec sa gueule de péteux satisfait que tu aimerais bien défigurer.


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Région : Sinnoh.
Mar 6 Fév - 15:54
S’il y a bien quelque chose qui t’agace encore plus qu’un flic, c’est un flic en plein excès de zèle, qui croit que la vie c’est comme dans les films. Tu sais parfaitement que tu es pris sur le fait, et ça te met hors de toi, intérieurement, tu rages contre toi-même, encore plus que ce dénommé Agent Denovan. Et son Démanta n’arrange rien. Tu as bien la pokéball de ta Medhyena sur toi, mais tu doutes que cela fera l’affaire, et encore moins au milieu des stands. D’autant que pas loin il y a un traiteur avec plusieurs personnes qui mangent sur le pouce, toutes sortes de tapas, accoudés comme à un bar. Faire une esclandre ici ne serait pas une bonne idée, d’autant que tu ne doutes pas une seule seconde de l’entraînement de la créature qui vole, indifférente, au-dessus de toi. Elle qui a réagi sans que son dresseur ne dise quoi que ce soit.

« Oh, on essaie de me fausser compagnie ? C’est dommage, je sens que tu vas me plaire, toi. »

Tu lui jettes un regard noir et tu croises les bras. Même si tu fais en sorte de ne rien montrer, il y a bien une vague de stress qui monte en toi. Tu hésites entre laisser tomber et donner bien sagement le porte-monnaie à monsieur l’agent ou bien rugir et montrer les crocs, sans rien broncher. S’il veut l’objet du délit, il n’a qu’à venir le chercher. D’une certaine manière, tu pestes quand même intérieurement contre ta propre bêtise. Pourtant… ce n’est pas faute d’avoir fait les vérifications d’usage, avec les deux autres. Les mecs de la sécurité qui pistent les allées du marché couvert, vous les connaissez… et quand certains agents de police font des rondes, eux aussi, vous les identifiez. Alors ce type, là, sorti de nulle part, pourquoi il faut que tu te le coltines ?!

D’ailleurs, lorsqu’il a sorti son badge, tu as pu constater qu’il ne venait pas d’ici. Tu n’hésites pas à lui en faire la remarque.

« Plutôt que de perdre votre temps ici, vous avez qu’à monter dans le premier avion venu et retourner à Unys ? C’est plutôt là-bas que vous devriez emmerder les gens, non ?
- Ahah, tu as l’œil petit, mais pas suffisamment. Je fais parti de la PI (Police Internationale), quant à ce qui m’amène ici… si tu le savais, je devrais te tuer. »

Il dit ça avec un clin d’œil, à la manière d’une réplique de grand méchant, mais ça te laisse de marbre. On dirait le genre de type qui veut jouer les grand-frères paternalistes, donneurs de leçons et tout ce qui s’en suit.

« Très drôle. Mais ce que je veux dire, c’est que c’est pas votre circonscription, alors faites ce pourquoi vous êtes là, et lâchez-moi. » Au moins tu essaies, hein.

La preuve, c’est qu’il te scrute avec intérêt. « Ah, je vois le genre. Soit tu as toujours rêvé au fond de toi de bosser pour les forces de l’ordre, soit t’en es pas à ton premier coup fourré et tu sais comment ça marche.
- Soit je me coltine déjà suffisamment de poulets par ailleurs.
- Ahah, alors quoi ? Père ou mère agent de police ?
- Quelque chose comme ça.
- … Je compatis. »

Tu hausses les épaules. Tu ne sais pas bien où vous allez ainsi, mais ce qui est sûr c’est que le fleuriste vous a délaissé, trop occupé à réaliser un superbe bouquet pour deux jeunes femmes, dont une particulièrement « voyante », si on peut dire les choses ainsi, vêtue d’une mini-jupe rouge qui attire le regard. Le tien, mais aussi celui de l’agent Denovan qui se tait un moment pour observer, avant de se racler la gorge, conscient d’être pris sur le fait. Mais pour un méfait bien moins important que le tien.

Il a dans l’allure quelque chose qui ne trahit pas du premier coup d’œil sa fonction. Il a bien moins la rigidité militaire que ton père arbore avec fierté, comme s’il avait raté sa vocation par ailleurs – ce qu’il ne cache pas, parfois, regrettant ses jeunes années dans l’armée qui ont « fait de lui l’homme qu’il est aujourd’hui », comme il aime le répéter.


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