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Dresseur Kalos

C-GEAR
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Dim 21 Jan - 9:49
Rp en musique


Le temps file.

J'ai atterris à Port-Tempères la semaine dernière. Je ne pensais pas rester si longtemps mais le travail est très exigeant. J'ai retrouvé mon amie Miwako toute bronzée : elle est allée chercher les Bourrinos que nous attendions à Alola ainsi qu'un nouveau partenaire pour le domaine. Nos retrouvailles ont été mouvementées : elle a une tonne de choses à m'apprendre et ne tarit pas de questions à mon égard vis-à-vis de la Shepherd. Elle déborde d'enthousiasme, je ne l'avais encore jamais vue ainsi. Nous sommes présentement au potager, tandis que j'apprends la technique de semence et que je m'occupe de quelques graines de courges. Elle déblatère sur le principe de permaculture qu'elle a tenté d'apprendre en compagnie d'un éleveur d'Alola, celui-là même qui a vendu les Bourrinos aux Dashwood.


Miwako – Le but est de planter les graines et de les laisser faire leur vie ensuite. Pas de pesticides, aucun produit n'est nécessaire.
Jill – Et quand le fruit est malade ?
Miwako – On prend ses graines et on les replante : elles sont naturellement plus résistantes que les anciennes, parce qu'elles ont intégré les défauts de leur première croissance.

Le principe ne m'est pas inconnu, je suis même ravie d'enfin l'essayer après en avoir tant entendu parler. Miwa m'assure qu'elle a vu le potager de l'éleveur rencontré : des mauvaises herbes partout, et pourtant des touches de couleur dans tous les sens. Aucune tomate n'a été effrayée, toutes les pommes de terre ont trouvé le chemin de la surface malgré le chiendent. Autrement dit, la nourriture reste saine et développe ses points forts. La beauté de la nature ne cessera jamais de m'épater.

Alors que nous arrivons enfin à la mare aux Axoloto, je constate tant de changements d'un coup que j'en ai presque la tête qui tourne.


Jill – Mais... y'en a combien maintenant ?

Miwako rit.

Miwako – Une femelle a intégré le groupe peu après ton départ. Tiens, regarde.

Elle me montre du doigt un Maraiste qui n'est pas Francesco, je le reconnais au premier coup d'oeil : ce spécimen est plus petit et svelte. L'expression de béatitude est similaire mais le corps est différent. Je reconnais à ces différences le sexe féminin de l'espèce ; je remarque également trois Axoloto supplémentaires. D'un coup, je percute.

Jill – Attends... Francesco et cette femelle ?
Miwako, hilare – Oui ! Elle a été abandonnée récemment par un dresseur. Joëlle m'a proposé de la recueillir : la mare aux Axoloto est devenue célèbre au village.

Elle m'explique que cette femelle s'appelle Carrie, qu'elle est très gentille et qu'elle a considérablement changé le rythme du groupe à son arrivée. Trois autres Axoloto ont été intégrés au groupe : l'un vivait à l'état sauvage dans les environs, les deux autres ont aussi été recueillis. Tout ce beau monde continue de vivre une vie paisible à la demeure mais d'après mon amie, l'union fait la force : ils s'aventurent désormais tous, sans exception, en-dehors de leur territoire et rendent régulièrement visite aux réserves de la cuisine, au grand dam de la cuisinière des lieux. La pauvre bougresse se lève tous les jours avec la peur de voir ses stocks diminuer davantage, une crainte totalement justifiée : ces petits brigands se la jouent voleurs et n'épargnent pas les fruits du garde-manger.

Toutes ces nouvelles me réjouissent mais pas autant que de revoir Francesco, Léon et Boogie que j'avais volontairement laissés ici. Alors que l'on se dirige vers la ferme qui a accueillit les Bourrinos, je croise ceux dont je me languis depuis des semaines : mon Feunnec fonce à toute allure alors que je ralentis la voiture pour m'arrêter. A peine à terre, il arrive à mon niveau et se jette sur moi, gueule ouverte, langue au vent. Les retrouvailles nous font un bien fou, comme après chaque séparation. Léon bave de bonheur et m'inonde : nous sommes très heureux et ils me suivent aussitôt. J'en profite pour demander où se trouve le Minidraco : Miwa me promet d'aller à sa rencontre juste après avoir découvert les nouveaux résidents du domaine ; j'ai hâte, ce sera la première fois que je verrai un Bourrinos de mes yeux.


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C-GEAR
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Jeu 25 Jan - 16:55
Aquali lance Cascade !
Il gagne 1 combat d'expérience !




un Drascore niv. 48 & trois Escargaume niv. 47 apparaissent !

Que voulez-vous faire ?



Hum... un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
Aux paroles je préfère les actes. Mais viens pas pleurer après. En garde !

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C-GEAR
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Jeu 25 Jan - 17:52
Nous sommes arrivées à la ferme de M. Drewe, celui-là même que j'avais rencontré lors de mon premier séjour ici. Cet homme, gris-souris, est aimable et nous attend à l'entrée de son terrain, où je me gare. Mon Feunnec reste près de moi tandis que Léon décide de rester fainéantiser dans la voiture ; étonnement, le renard ne fait aucune connerie et se tient tranquille. On salue l'homme et Miwako entame aussitôt la conversation.

« Comment vont-ils ces derniers jours ? »
« Bien Madame, je dirai qu'ils s'acclimatent doucement. Nous avons heureusement eu de la lumière depuis leur arrivée, je pense que ça facilite leur insertion ici. »
Miwako se tourne vers moi.
« On avait surtout peur des différences de températures entre les îles et ici. Leur éleveur nous a décrit l'habitat naturel qu'ils ont connus depuis toujours, nous espérions qu'ils puissent s'y adapter rapidement. Le beau temps les aidera. »

Je souris et demande simplement à les voir. M. Drewe nous mène alors à l'enclos mais il semble préoccupé et nous parle de ses inquiétudes après que Miwako l'y ait invité.


« Je crois que la femelle là-bas est enceinte. » dit-il en nous montrant la bête dans le pré où nous sommes arrivés. Pour ma part je contiens ma joie : j'observe pour la première fois ces puissantes créatures. Ils ont l'air si paisibles. Et musclés aussi. Se faire écraser par ce truc doit à coup sûr détruire tous les os du corps. Je suis impressionnée par leurs tailles ; ils doivent bien faire au moins deux mètres au garrot. M. Drewe s'empresse de me le confirmer alors que je pose la question.

« Le plus grand est le mâle que l'on voit là-bas : deux mètres cinq au garrot pour huit centre quatre vint dix kilos. C'est le reproducteur. Ma fille l'a appelé Sully. »

Il donne d'autres détails : chaque spécimen a déjà été renommé ; ce sera plus pratique pour les différencier ou même les appeler. Les bourrinos sont réputés pour leur intelligence : ils sont, depuis déjà très longtemps, liés aux travaux agricoles des Hommes. Il ajoute également que la grossesse de la femelle – Jena – risque de poser problème en terme de place dans les écuries.
Sur ce point, Miwako se veut rassurante et affirme que s'il y a des travaux à faire, rien ne sera épargné.

Après cette visite, on se remet en route.
Mon travail du jour consistera à observer les Bourrinos pour m'assurer qu'il n'y a pas de dépression chez ces spécimens déracinés. Mon but sera de m'assurer qu'ils vivent en harmonie et qu'ils prennent leurs repères. En bref, je vais devoir m'occuper de tous ces nouveaux venus pour voir comment ils se développent dans leur nouvel environnement et travailler avec les métayers pour leur faire découvrir les pokemons. Certains n'en ont même jamais possédé jusqu'à présent.

Sur la route, le débrief est intense entre Miwako et moi. Elle me demande combien de temps j'ai devant moi, si je suis appelée ailleurs prochainement.


« J'ai dix jours, je vais devoir repasser par Illumis après. Mon responsable veut absolument que j'assiste à ses entraînements le plus régulièrement possible. Je te dis pas comment il a insisté, donc je me suis engagée. »
« Mais c'est parfait, ça nous laisse pas mal de temps ! Pile ce qu'il faut pour la foire agricole du village d'ailleurs. »
Je la regarde les sourcils froncés.
« C'est quoi ce truc ? »


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C-GEAR
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Sam 27 Jan - 22:47
Vous capturez automatique Drascore ! Félicitation, voulez vous lui donner un surnom ?



Feunnec lance Mimi-Queue sur tous !
La défense des pokemons diminue...


Aquali S lance Surf sur tous !
(-65 PV)
PV des Escargaume = 50/115


Miaouss lance Vent Glacé sur tous !
(-13 PV)
PV des Escargaume = 37/115
La vitesse des pokemons diminue...


Métalosse lance Séisme sur tous !
(-37 PV) - ce n'est pas très efficace...
PV des Escargaume = 0/115
Les pokemons sont KO...

Votre équipe gagne 4 combats d'expérience

Que voulez vous faire ?



Oh, vous savez, je ne suis pas du genre violent... Je suis  MISTER L. Quand je le peux, j'évite, mais quand il le faut vraiment, combattre ne me pose aucun souci.
Non, aucun.


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Dresseur Kalos

C-GEAR
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Dim 28 Jan - 13:57
La foire agricole, c'est ce qui permet aux agriculteurs du coin de gagner des prix.

Aucun d'entre eux n'élève du bétail : pas d'abattages, de production de viandes diverses. En revanche, ils participent tous à la foire dans l'espoir de remporter les deux premiers prix – de l'argent – pour pouvoir s'offrir du nouveau matériel pour leurs plantations.

L'arrivée des Bourrinos et des Tauros leur permet d'accéder aux concours ; la bête la plus saine, musclée et en bonne santé sera récompensée par un jury. J'avoue à Miwako ne pas comprendre le but d'une telle manifestation. Elle m'assure que cela permet de motiver les agriculteurs des environs et de générer une ambiance propice aux rencontres professionnelles. Elle m'assure que, bien que le concours soit ridiculement isolé, il n'en reste pas moins utile à notre échelle. Cette foire réunira tous les métayers, éleveurs et agriculteurs du coin, leur permettant le temps de deux longues journées d'échanger, de discuter des différentes méthodes de travail et leurs dernières nouvelles.

L'idée ne me réjouit pas d'avance mais mon amie me fait promettre d'y assister aux côtés de nos agriculteurs. Je promets de donner un coup de main pour le déplacement du bétail et l'installation des stands ; quant au reste j'observe le silence, signe que je me défilerai à la première occasion, sans me sentir coupable le moins du monde. La naïveté de Miwako ne voit pas outre cela : à la place, elle change de sujet et finit par me dire de passer à la crique. Je comprends que l'on rend visite au Minidraco mais alors que je me mets en route pour la côte elle change mon itinéraire.

Une vingtaine de minutes plus tard, on laisse la voiture en lisière de forêt pour s'aventurer dedans. Le dragon a une nouvelle planque : mon Feunnec n'y est apparemment pas pour rien.
« Il s'est perdu une fois et on l'a retrouvé dans une grotte ; en le cherchant dedans, on a compris que ce serait l'endroit idéal pour Fuchur. » me dit-elle. « Fuchur ? » elle sourit et répond « ça lui va bien non ? ». Alors qu'on arrive à la grotte, je la vois sortir une bougie de son sac ; je lui fais signe de laisser tomber, ramasse une branche alentour et demande à Boogie d'en faire une torche. Nous pénétrons dans cet endroit : la paroi a été creusée par le sel apparemment. Miwa explique qu'elle ne devait sans doute pas être accessible il y a plusieurs centaines d'années de cela. Ce petit cours d'histoire interrompt mes pensées ; « j'imagine qu'il n'y a pas que Fuchur ici ? On risque pas de déranger... disons... un Rhinastoc en furie ? » Elle rit et ajoute « pas de problème, on vient tous les jours, cette grotte est vide. La cachette idéale pour le petit dragon. »

Son sourire me met en confiance. On se glisse, à plat ventre, à travers une brèche du mur pour arriver dans une pièce où l'air est plus froid et où la surface de ce qui semble être un lac souterrain se trouble sous nos yeux. Visiblement notre bruit a interpellé le dragon, qui, reconnaissant ses visiteurs, se montre cette fois sans réticence. Il est habitué à l'odeur et la présence de Miwako tout comme celle de mon pokemon : sentant l'odeur du renard sur moi et la mienne sur le Feunnec, il se détend et se rappelle de ma douceur à son égard.

C'est bien volontiers et bien goulument qu'il accepte les baies qu'on lui tend ; jaloux, le Feunnec tente de lui en chiper, ce qui ne plaît pas. Le dragon lui crache de l'eau à la tronche, ce qui a le don de mettre Boogie en pétard ; celui-ci pète un plomb et finit par grogner de toutes ses forces dans une vaine tentative d'intimidation. Je n'en rate pas une miette : je filme tout sur mon portable, ravie d'avoir une preuve vidéo de son naturel : cela faisait longtemps qu'il ne se ressemblait plus. Même en venant jusqu'ici, il avait été étonnamment calme. Pas de bêtises à la chaîne, pas de bruit insoutenable, aucune farce, aucun lacet traumatisé. Boogie n'était définitivement plus le même ces derniers mois : le voir ainsi, oreilles couchées, crocs à découvert, grogner comme une peluche sur le dragon me rassurait autant que cela me faisait rire.

Cette petite escapade arrive cependant à son terme : il est désormais temps de rentrer à la grande demeure pour saluer le comte qui nous attend, avant de terminer notre journée.


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C-GEAR
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Jeu 1 Fév - 17:48

Trois Carabing sauvages niv. 47 vous attendent!




Aquali lance Surf sur tous les pokémon sauvages!

{ -82 PV }
{ -82 PV }
{ -82 PV }

PV restant des Carabing sauvages: 33/115


Feunnec lance Mimi-queue sur tous les pokémon sauvages!

Carabing sauvage 1, Carabing sauvage 2 et Carabing sauvage 3 voient leur défense diminué d'un niveau!


Miaouss lance Vent Glacé sur tous les pokémon sauvages!

{ -40 PV }
{ -40 PV }
{ -40 PV }

PV restant des Carabing sauvages: 0/115

Les Carabing sauvages sont KO!



Aquali, Feunnec et Miaouss reçoivent 3 pts d'expérience!



PV restant:
Aquali: 150/150
Feunnec: 86/86
Miaouss: 100/100



Que voulez-vous faire Jill Calahan ?



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Dresseur Kalos

C-GEAR
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Sam 3 Fév - 18:40
En retournant au domaine des Dashwood je ne constate aucun changement.

Nous avons simplement recroisé mon Haydaim sur le chemin du retour, depuis lors retourné à l'état sauvage. Sa pokeball a rencontré la semelle de mes rangers il y a quelques semaines. Depuis il vit heureux et épanouit. Les combats ne l'intéressent pas, tout comme les Axolotos qui vivent ici. A terme, Miwako m'explique sur le chemin de gravier blanc qu'elle aimerait que ceux qu'elle adopte pour le domaine ne soient pas des combattants.

J'entends tout cela d'une oreille lointaine : la simple vue sur le bâtiment m'inspire le silence pour cette seconde fois. Leur demeure est immense. Je comprends qu'avec une telle surface et autant d'employés pour entretenir les lieux et les rénover, il faut redoubler d'efforts dans l'industrie. J'ignore cependant les plans de la famille, qui ce soir, vont enfin m'être révélés. Il faudra d'abord se plier à tout ce cérémonial barbatif auquel ils sont tant attachés. Nous sommes rentrées à temps pour entendre le gong sonner, indiquant là l'heure précise de l'arrivée des membres de la famille au salon principal.

Cette fois, seul le Comte est concerné par ce retentissement sonore.
Une fois de plus je ne rencontre pas la mère de mon amie et salue son père d'une poignée de main assurée. Il m'invite à m'installer confortablement près d'un feu de cheminée allumé, près duquel sont collés deux moelleux canapés. Nous entamons rapidement le résumé de la journée : ma rencontre avec les nouveaux spécimens et mes projets pour les dix prochains jours. Le Comte s'adresse à moi avec beaucoup de courtoisie, ses manières me paraissent presque ampoulées à moi qui suis née dans un autre univers social que le sien. Cependant je sens sa délicatesse et sa politesse comme naturelles : connaissant la fille, je peux dire que cette générosité est la même, empreinte d'amour et non d'hypocrisie. Je ne crois évidemment pas l'homme amoureux mais sincère : son discours témoigne de sa confiance.


« Nous avons encore beaucoup de progrès à faire en matière de pokemons. Nous n'en avons jamais connus jusqu'ici, le domaine n'a autrefois pas été en collaboration directe avec eux. Jusqu'à présent, nous nous contentions de les observer à leur état naturel, ce qui m'a toujours semblé mieux ainsi. »

J'acquiesce ; la domestication des pokemons est un des sujets brûlants qui me concerne le plus. Je possède effectivement des créatures que j'élève mais j'estime qu'aucun de mes combats ne doit s'imposer à eux et qu'ils sont libres à tous moments de retourner à leur état sauvage. Le Comte confirme son opinion ; elle abonde largement dans mon sens.

« Aucun des pokemons élevés ici et appartenant au domaine ne sera amené à participer à des tournois. Les combats sont proscrits et nous avons décidé d'héberger des espèces plus rares afin de constituer une réserve naturelle. Ma fille vous en a-t-elle parlé ? »

De nouveau j'acquisece et ajoute : « elle m'en a vaguement parlé à ma dernière visite. » ce que la sus-nommée confirme d'un signe de tête.

Visiblement le projet a été entendu en mon absence.
Ce qui arrange grandement leurs affaires comme les miennes : je ne souhaite qu'aider mon amie et par la même occasion en apprendre davantage sur les pokemons et l'agriculture. A terme j'entends également faire un reportage sur les environs, par plaisir : le Comte interrompt le fil de mes pensées en m'interpellant de nouveau.


« Nous avons pour projet de développer une industrie agricole en vue de la grande distribution. Pour conserver cette demeure dans la famille, il est dans notre intérêt de créer une entreprise familiale pour subvenir aux besoins générés par l'endroit. Le risque, cependant, est de générer davantage de frais en hébergeant des troupeaux. Nous avons donc décidé de recruter une équipe infirmière avec un éleveur pour s'atteler au commerce des baies. »

Il s'arrête et me regarde tout en écrasant la cigarette qu'il fumait jusque là.

« Nous ne souhaitons pas nous lancer dans l'élevage des pokemons. Cela nécessiterait trop de soins et d'embauches. Nous pouvons en revanche céder à la vente quelques terrains pour recueillir les fonds nécessaires à la culture des baies. Quel est votre avis sur la question Jill ? »

A l'entendre m'appeler par mon prénom, j'en ai des frissons.
Sa voix calme et profonde, son air stoïque et ses gestes lents mais précis me déconcentrent. Il est rare de rencontrer des personnes avec tant de charisme et de maîtrise dans la vie de tous les jours : surtout que vingt-quatre heures plus tôt j'étais encore en compagnie d'un taré hurlant des noms de filles à tous sans distinction de sexes. Le contraste est si fort qu'il me retarde dans ma réponse.


« Ma foi, c'est une vaste question. » Je m'interromps aussitôt pour glousser à ma propre encontre : mon langage est rarement si élaboré, je me rends compte que je joue au Kecleon et que je m'adapte rapidement à mon environnement. « J'ai entendu parler d'une jeune éleveuse d'Unys qui cultive les baies pour en faire des jus et des onguents. A priori elles auraient de nombreuses qualités curratives et peuvent également entrer dans la composition de certains médicaments pour pokemons comme pour Hommes. »

Je lui cite ensuite l'article que j'ai lu à ce sujet : la source est fiable, autant que l'est Edith, ma collègue ranger qui m'a également recommandé les services de cette Elimona Torri. Le Comte réagit au mot médicament avec la plus grande discrétion du monde : je ne soupçonne que de loin ses intérêts pour l'industrie pharmaceutique quand sa fille, elle, voit clair à travers ses intentions. Elle le regarde du coin de l’œil sans se faire remarquer (sauf par moi).

La tension n'est pas encore complètement retombée dans la pièce : le Comte a encore des sujets à aborder avec moi et demande aussitôt à sa fille de bien vouloir trouver Jarvis. Le majordome se tenait dans le vestibule lorsqu'elle l'a trouvé pour le prier d'amener une petite collation. Pendant ce temps le Comte me cuisine davantage.


« Pourriez-vous vous libérer au moins une fois par mois malgré vos engagements actuels ? » Il me tend une cigarette. Pour une fois, j'accepte ; il a tendance à me stresser. « C'est possible monsieur le Comte, bien que la durée de mes séjours soit plus difficilement prévisible. » Il hoche la tête. « Une seule fois par mois devrait suffire si nous recrutons du personnel médical. » Il s'interrompt et j'en profite pour l'asséner ; des questions me taraudent l'esprit.

« Sauf votre respect Monsieur, pourquoi m'avoir embauchée si ces périodes sont si occasionnelles ? » Il ne répond pas tout de suite à ma franchise, il se contente d'abord de me regarder les sourcils levés, puis enfin il sourit. Il est assez énigmatique ainsi mais il lève rapidement le voile et fait preuve d'une grande transparence dans ses propos.

« Ma fille a confiance en vous. Cela me suffit. De plus, tout le poids de la succession pèse sur elle : l'exploitation des pokemons pour l'agriculture est son idée. » Une pause. « Je souhaite simplement lui apporter mon soutien. Vos connaissances en pokemons nous seront utiles : Miwako n'a fait qu'une formation là où vous y consacrez votre vie. Il en va de même pour tous nos employés. Certains auront besoin de vous pour être guidés. Vous pourrez leur apporter votre savoir et vous nous apporterez vos compétences. Ne trouvez-vous pas qu'ainsi, tout le monde y gagne au change ? »

Je me sens rougir légèrement : sa voix si suave et son calme si olympien ont tôt fait de me convaincre. Si les concours de répartie existaient encore, il les aurait probablement tous gagnés. De son point de vue les choses paraissent simples et dès lors je n'ai plus l'impression d'être la guignole de passage une fois dans le mois pour tout superviser de loin sans être utile à personne. Je lui confie d'ailleurs ma vision des choses à ce sujet, ce qui semble beaucoup l'amuser. Il a prit une posture décontractée dans le canapé, un bras posé sur la longueur, les jambes croisées, loin de son élégance presque naturelle.

« Je comprends désormais mieux pourquoi ma fille est attachée à vous. » Il rit très légèrement. « Vous êtes drôle. Rassurez-vous : nous ne vous ferons pas déplacer pour vous faire perdre votre temps. Nous aurons besoin de vos formations et de vos disponibilités : ayez simplement l’amabilité de nous prévenir pour organiser notre planning. Il vous faudra sans doute plus que quelques heures pour développer les relations entre humains et pokemons dans le cadre d'une activité agricole. »

Encore une fois, j'acquiesce.
C'est bien la première fois que l'on me traite de comique. J'ai bien envie de rire mais comme l’interlocuteur a déjà retrouvé toute sa superbe, je me contiens et me sens soulagée du retour de Miwako dans le salon, suivie de près par un thé et quelques biscuits.


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C-GEAR
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Dim 4 Fév - 21:30

Un couple de Colimucus sauvage niv.47 apparaît!




Feunnec lance Mimi-Queue sur tous les pokémon sauvages!

Les Colimucus sauvages voient leur défense baissée d'un cran!

Nouvelle défense des Colimucus: 62


Miaouss lance Vent Glacé sur tous les pokémon sauvages!

{ -111 PV } C'est très efficace!
{ -111 PV } C'est très efficace!

PV restant des Colimucus sauvages: 29/140

La vitesse des Colimucus sauvages descend d'un cran!

Nouvelle vitesse des Colimucus sauvages: 67


Colimucus sauvage 1 lance Écume sur tous vos pokémon!


{ -42 PV } C'est très efficace!
{ -17 PV }

PV restant de Feunnec: 52/94
PV restant de Miaouss: 83/100


Colimucus sauvage 2 lance Vol-Vie sur Miaouss!

{ -10 PV }
{ +5 PV }

PV restant de Miaouss: 73/100
PV restant de Colimucus sauvage 2: 34/140



PV restant:
PV restant de Miaouss: 73/100
PV restant de Feunnec: 52/94
PV restant de Colimucus sauvage 1: 29/140
PV restant de Colimucus sauvage 2: 34/140



Que voulez-vous faire Jill Calahan ?



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C-GEAR
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Lun 5 Fév - 21:49
Miwako change l'atmosphère par sa présence : son père préfère éviter certains sujets lorsqu'elle est là. Il lui est encore possible de la tenir à l'écart de certaines affaires dont il aime garder le contrôle pour lui seul. Son soutien est un faux-semblant mais cette idée ne m'effleure pas l'esprit. Ce qui n'est, heureusement, pas le cas de mon amie.

Elle s'installe après que le majordome ne termine de nous servir. Elle prend la parole pour expliquer en quoi va consister ma tâche cette fois-ci. Une foire agricole annuelle se présente dès le lendemain au village et s'impose comme un événement à ne pas rater cette année : plusieurs métayers travaillant pour le domaine y participent. Afin de soutenir leurs employés, la famille Dashwood offre sa présence et du matériel pour aider : habituellement du moins. Cette année Miwako souhaite elle-même participer à l'événement et compte présenter elle-même les concurrents. Il s'agit de gagner un prix liquide et un petit bout de réputation. Je suis à des années lumières de ce qui m'intéresse mais alors que je me demande dans quelle galère on va encore m'embarquer, j'entends quelque chose qui capte mon attention.


« Il faudra que tu t'occupes des Bourrinos et des Tauros avant le concours. Et ensuite... »

Je n'écoute plus le reste des détails de la journée, préférant encore la vivre. Malgré son habitude de la foire, Miwako reste nerveuse ; être sur le devant de la scène ne lui convient pas. Elle a cependant conscience que ces efforts sont nécessaires pour son métier : elle se doit de connaître tout ce qui à trait à son héritage, qu'elle le veuille ou non.

Forte, elle ne démontre aucun signe d'ennui. Son enthousiasme pourrait être contagieux si je m'intéressais un tant soit peu au sujet mais ce n'était pas le cas. Voir l'événement, le filmer, le relater par des images était un défi tentant ; l'entendre énoncé était hypnotisant.
Je crois qu'elle s'en est rendue compte dans mon regard.
Après un échange aussi discret que rapide, elle détourne ses yeux des miens et s'interrompt.


« Donc je disais, demain matin il faut aller tôt aux écuries pour les panser avant de se mettre en route. Sur place j'aurai besoin de toi aussi pour les guider. J'espère aussi qu'on pourra les ramener avant le début d'après-midi. »

Mon attention cette fois pleinement captée, elle finit sur le reste de l'organisation de la journée. Elle fait vite, si bien qu'on sort enfin du salon pour se mettre en route dans les jardins : Miwako m'y emmène pour nous mettre à l'abri d'oreilles indiscrètes. Une fois sur les sentiers impeccables de la demeure, elle se confie lourdement et honnêtement sur son travail.

« La culture des baies n'a pas été une mince affaire. » C'est avec un gros soupir et une mine triste qu'elle annonce ça. « Il est d'accord mais je suis maintenant convaincue qu'il va essayer de revendre à ses amis pharmaciens. Et à d'autres. » Elle marque une pause. « Je l'ai vu tout à l'heure. Il n'a sûrement pas amené le sujet par hasard. J'espère le connaître sur ce coup. Je crois que l'idée vient de mon grand-père. »

Elle continue pendant une heure ; les Dashwood, cette saga familiale dingue.
Le grand-père – dont j'entends parler pour la première fois – Theodore, a hérité d'un domaine en ruines à la vingtaine toute fraîche. L'héritage de la famille du Comte ayant subit les affres du temps il n'a pu faire autant qu'il l'espérait dans ses premières années de règne. Aussi se mit-il à créer une entreprise familiale. Il commençait à revendre plusieurs bouts de terres, aux plus offrants et réduisant ainsi son domaine quand il croisait la route de la plus belle opportunité de sa vie. Sa femme. Et son bagage. Elle en avait un particulièrement rempli ; Theodore tombait rapidement sous le charme d'une telle fortune et des possibilités qu'elle apportait. Plus d'un an après son mariage avec cette belle bourse il cessait toute injustice de cœur ; il tombait amoureux de la propriétaire de cette colossale somme. Tout cet argent permit une bonne partie de la restauration de la demeure familiale. Son héritier, le père de Miwako lui-même, a terminé le peu qu'il restait et tente désormais d'agrandir l'entreprise familiale en la dotant de nouveaux tours dans son sac. L'idée de travailler avec l'industrie pharmaceutique ne peut que venir de Theodore selon les dires de sa petite-fille ; nombre de ses amis sont dans le métier. Inquiète, elle avoue qu'elle a peur d'être forcée à revendre des produits qui ne respecte pas ses principes ; son grand-père ignore les sentiments, elle assure même qu'il ne pense jamais qu'au profit.

La caricature me paraît extrême mais après avoir rencontré plusieurs membres de la famille je ne peux qu'admettre que l'excentricité fait partie du portrait. Cela dit, rien ne vaut l'expérience de terrain. Pratiquer la famille pour mieux la connaître. Au diable les discussions à rallonge et les promenades sans fin : je décide d'ailleurs de faire un petit entraînement avec nos pokemons, que Miwako accepte volontiers d'observer. L'exercice tombe à point nommé : il reste une pénible soirée à passer en compagnie de la grand-mère tarée et le véritable plaisir ne commence que demain, aussi faut-il s'occuper.


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Lun 5 Fév - 23:51






Aquali S utilise Surf.
{ - 24 PV } Ce n'est pas très efficace sur Colimucus 1 !
{ - 24 PV } Ce n'est pas très efficace sur Colimucus 2 !
PV de Colimucus 1 : 5/140
PV de Colimucus 2 : 10/140


Minidraco S utilise Surf.
{ - 19 PV } Ce n'est pas très efficace sur Colimucus 1 !
{ - 19 PV } Ce n'est pas très efficace sur Colimucus 2 !
Colimucus 1 et 2 sont K.O. Miaouss monte au niveau 48 (reste 3), Feunec au niveau 39 (reste 2), Aquali passe à 43 (reste 2) et Minidraco à 36 (reste 1).

Que comptez-vous faire à présent ?



Oh, vous savez, je ne suis pas du genre violent... Je suis  MISTER L. Quand je le peux, j'évite, mais quand il le faut vraiment, combattre ne me pose aucun souci.
Non, aucun.


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Mer 7 Fév - 10:14
Le réveil du lendemain est quasiment euphorique, ce qui n'est pas arrivé depuis longtemps.

Je saute du lit à baldaquin avec enthousiasme. La douche du matin n'a jamais été aussi salvatrice. Boogie dort encore sur le lit avec Léon pendant que je termine les préparatifs : une tenue de cavalière sera idéale pour cette journée passée en compagnie des pokemons.

Le repas de la veille n'est déjà plus qu'un mauvais souvenir que je laisse derrière moi en franchissant le hall de la demeure. Jarvis, toujours très guindé, m'ouvre les portes avec cérémonie et je prends l'air frais de ces huit heures du matin en pleine tête avec grand plaisir. Je me précipite à la voiture qu'on a laissé à ma disposition pour foncer chez M. Drewe dont la ferme est voisine ; vingt minutes suffisent à l'atteindre. Arrivée sur place, je me dirige vers les écuries, pensant y trouver le propriétaire. Il est en train de nettoyer les box : les Bourrinos sont déjà dans les prés avec les Tauros. J'aide aussitôt à la tâche et ramasse le crottin avec beaucoup d'énergie. J'y mets le cœur à l'ouvrage et profite du poste radio du fermier qui n'oublie jamais de travailler en musique.

Au bout d'une heure on prépare ensemble les licols pour les étalons. Il faudra bien les attacher le temps de l'examen du jury au moins. Miwako est déjà au village et attend notre arrivée pour neuf heures trente ; nous sommes à l'heure et le Comte nous accueille.
Il salue d'abord chaleureusement M. Drewe, qu'il connaît depuis son enfance. Puis il nous demande d'aussitôt procéder à l'inscription et de laisser sortir les pokemons. Le sac de pokeball en ma possession s'agite ; je les sors toutes pendant que le fermier s'occupe de régler les derniers détails administratifs.

La compétition commence officiellement à dix heures. Elle est bien plus rapide que ce que je pensais. J'avais pris ce matin une caméra pour immortaliser les événements de la journée mais en réalité elle passe si vite que tous les événements se contiennent dans la matinée seule. Le poids sur mon épaule s'avère inutile. D'autant plus que les Dashwood ne finissent que deuxième du concours, grâce à Sully, le plus grand des Bourrinos mâle. Miwako rayonne et se sent investie ; elle a assuré la façade pour ses métayers. Elle a accompagné chacun d'entre eux avec les bêtes, apprenant elle aussi avec eux comment s'occuper de Tauros ou des étalons. Aucun effort n'a été épargné pour participer aux préparatifs. Une fois les pokemons arrivés, elle n'a pas arrêté une minute : elle en a pansé quelques-uns, a préparé les abreuvoirs et déplacé les mottes de foin ; puis elle a systématiquement tenu à accompagner chacun de ses employés dans la présentation. Il s'agissait de détailler son élevage et de relater quelques informations précises en lien avec l'agriculture. Après avoir assuré que le domaine n'était pas en collaboration avec les abattoirs, le jury s'intéressa ensuite aux concurrents et ainsi de suite.

La plus belle bête pouvait en effet recevoir une prime d'abattage si son éleveur souhaitait s'en séparer. Certains des fermiers des environs élèvent plusieurs pokemons pour leur viande et ont un intérêt à participer à ce genre de concours ; la somme de liquide proposée est suffisante pour s'assurer un confort bien plus que relatif.
Il fallut donc un certains temps pour naviguer entre tous les participants : une vingtaine cette année. Pendant ce temps les villageois et quelques curieux venus pour l'occasion flânaient dans les rues transformées en foire occasionnelle. Certains proposent des stands de jeux, d'autres de nourriture mais tous s'accordent à être joyeux. La ville s'anime, les enfants courent et crient ce samedi matin, venus nombreux pour admirer les pokemons.

Le concours est rapide : une grosse demi-heure suffit pour que le jury examine les pokemons en lice. Le temps me paraît affreusement court mais contrairement aux participants je n'y connais absolument rien. Le principe même de la foire m'échappe un peu : je passe la matinée à poser des questions par-ci par-là et remplit drastiquement mon calepin d'informations diverses. Finalement ma caméra reste endormie sur mon épaule alors que l'on passe notre temps à déplacer les Bourrinos et les Tauros çà et là. Je découvre la plupart des spécimens aujourd'hui et apprend avec eux à gérer leur stress. La foule est opaque et bruyante ; cela tranche clairement avec leurs habitudes de vie. L'éleveur d'Alola et celui du Kantô ont laissé ces pokemons vivre entre eux, avec d'autres spécimens, croisant des êtres humains de temps à autres. En voir autant d'un coup, être tant sollicités par les mains avides des enfants et celles plus rudes des adultes s'éloigne autant que possible leurs habitudes de vie et cela se traduit par quelques bousculades. Lors des déplacements surtout, les Bourrinos s'agitent et se battent contre leurs licols alors que les fermiers tentent de les tirer ou de les pousser.

J'interviens à ce stade en distribuant des caresses et des bouts de baies oran à tout va.
Mon travail se résume simplement à mes yeux : je fais ce que je fais tous les jours depuis trois ans en m'occupant d'eux. La seule différence est que nous ne nous connaissons pas mais le calme que je garde et la douceur de mes mouvements ne les brusque pas davantage. Dès qu'un étalon a été présenté je le sors aussitôt du manège dans lequel ils sont disposés aux yeux du monde, lui accorde quelques minutes de marche pour atteindre un sentier sortant du village et de la foule puis le fait rentrer dans sa pokeball après qu'il se soit détendu. Tous ces allers-retours me contraignent à manquer le reste de la foire ; en ce qui me concerne, je trouve que la tâche la plus intéressante et la plus sympathique me revient.


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Jeu 8 Fév - 22:18
PS: la taille totale de l'image de tes sprites est trop grande. Merci de modifier cela pour que la taille fasse 100*100px maximum s'il te plaît! ;)


Un Escargaume et un Drascore apparaissent ! Ils sont respectivement niveaux 47 et 48.


Feunnec lance mimi-queue sur tous.
La défense des Pokémon ennemis diminue...
Nouvelle défense de Escargaume: 111
Nouvelle défense de Drascore: 94


Miaouss lance vent glacé sur tous.

Miaouss lance vent glacé
(-34) (Random donne 76 : pas de critique)
Pv de Escargaume : 95/129

(-40) (Random donne 9 : pas de critique)
Pv de Drascore : 66/106
La vitesse des Pokémon ennemis diminue:
Nouvelle vitesse de Escargaume: 54
Nouvelle vitesse de Drascore: 101


Drascore lance Piqûre
(-44) (Random donne 98 : pas de critique)
Pv de Miaouss : 16/100


Escargaume lance Plaquage
(Random donne 99 : Pas d'effet supplémentaire.)
(-35) (Random donne 88 : pas de critique)
Pv de Feunnec : 25/102

Récapitulatif:
Défense de Escargaume: 111
Défense de Drascore: 94
Vitesse de Escargaume: 54
Vitesse de Drascore: 101
Pv de Escargaume : 95/129
Pv de Drascore : 66/106
Pv de Miaouss : 16/100
Pv de Feunnec : 25/102

Que souhaitez-vous faire ?



Hum... un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
Aux paroles je préfère les actes. Mais viens pas pleurer après. En garde !

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Région : Kalos
Dim 11 Fév - 15:50
Tous les pokemons déplacés pour l'occasion sont rentrés chez eux en ce début d'après-midi comme prévu.

Le concours continue cependant : après les pokemons du coin c'est au tour des fleurs de briller et de se mettre en compétition pour empocher le prix du plus beau jardin avec en somme un joli petit paquet d'argent pour le vainqueur. Miwako me propose d'y assister, ce qu'elle tient à faire pour soutenir sa grand-mère, une des concurrentes. Je la remercie et préfère éviter sa redoutable aïeule au possible : je me mets aussitôt en route au volant de la voiture, profite du ciel bleu et du beau temps pour rouler à fond les manettes sur des routes désertes. Je décide de ne pas rentrer au manoir et d'aller voir les pokemons rentrés chez eux.

Une petite tournée des agriculteurs qui prend deux bonnes heures.
Aucun des pokemons n'a souffert d'un stress trop important et tous semblent paisibles à nouveau. Les fermiers sont contents de leur participation ; en tendant l'oreille à ce qu'ils me racontent, je vois qu'ils ont hâte de participer aux prochaines festivités pour cette fois les remporter. Beaucoup m'expliquent que l'arrivée des Bourrinos et d'autres pokemons ici égayent le domaine et varient leurs tâches. De plus M. Drewe semble particulièrement satisfait de Sully, le mâle vainqueur du deuxième prix : ses muscles puissants et son type lui permettent de fertiliser le sol plus rapidement que jamais. L'homme semble déborder de joie quand il en parle.


« Je vais pouvoir revendre plus de la moitié de mes machines à ce rythme. Il n'a besoin d'aucune aide, même ses compagnons le laissent faire, c'est incroyable ! »
« Alors finalement leur arrivée va révolutionner l'agriculture ? »
« On dirait bien. En tout cas une chose est sûre, on va pouvoir faire des économies sur le matériel et qui sait, peut-être acheter d'autres troupeaux ou d'autres espèces. »
« Voilà qui fait plaisir à entendre. Miwako a sûrement du vous dire qu'elle envisageait la culture des baies et l'insertion d'espèces protégées au parc. »

L'homme acquiesce, signe que je ne me trompe pas : le Comte a effectivement mit ses employés au courant de nos futurs projets. M. Drewe donne même des détails sur les plans que le maître des lieux lui a confié, me laissant ainsi voir que les fermiers sont eux aussi bien embarqués dans le projet.

« Le Comte nous a fait réunir la semaine dernière au grand salon pour nous annoncer que le parc accueillerait bientôt des espèces protégées, des trucs en voie d'extinction, ce genre de choses. D'après Mlle, ça leur permettrait de créer une sorte de réserve ou de parc naturel si j'ai bien compris l'affaire. »

Dans les grandes lignes c'est à peu près ça : visiblement ils ne se sont pas encore attardés sur les projets de ventes concernant la culture des baies mais peu importe. J'acquiesce à ses propos et achève la conversation lorsque mon Scorvol, en liberté depuis mon arrivée dans le coin, me fonce dessus et manque pratiquement de m'étouffer, comme à chaque fois. Le fermier s'étonne de ce comportement, à des années lumières de ceux qu'il vient d'adopter puis me salue alors que je me débats avec l'animal pour qu'il me lâche le visage.

Alors que M. Drewe s'en va je remarque que quelque chose cloche.
Mon Scorvol tient un bout de bois dans la pince gauche et me la tend : à regarder de plus près je me rends compte que la matière n'est pas ce que je croyais. Dur et de couleur clair, ce petit morceau a une tâche rouge, presque imperceptible. Il n'y a aucune odeur particulière. Je finis par le remettre dans ma poche, me demandant où Shaggy a bien pu le trouver et pourquoi l'a-t-il ramené, jusqu'à ce que je me rende compte qu'il y a un problème. Une fois retournée à la voiture pour repasser au manoir, le Scorvol s'excite toujours autant et se met à tirer sur mes vêtements avec plus de force qu'à l'accoutumée, signe qu'il souhaite m'emmener sur ses pas.


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Dim 11 Fév - 23:31
Switch :
~~>




Aquali lance Surf
{ -68 }
{ -68 }

Escargaume : 27/129
Drascore : 0/106


Métaloss lance Séisme
Ce n'est pas trés efficace mais c'est quand même le décès !
Escargaume : 0/129

Vos pokémons gagnent chacun deux combat d'expérience !

Feunec Lv 40 (0/4)
Miaouss Lv 48 (3/4)
Métalosse Lv 55 (0/4)
Aquali Lv 44 (0/4)



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Région : Kalos
Mer 14 Fév - 11:00
Le Scorvol ne se calme pas durant le trajet en voiture, il s'est agrippé à ma veste avec ses pinces. Il ne tire pas, ne fait pas mal mais insiste tellement que je stoppe le véhicule avec une vive curiosité une fois arrivée à la demeure. J'ai à peine le temps d'apercevoir les tapis de l'entrée que Jarvis les foule d'un pas pressé pour me rejoindre. Sa maîtresse m'attend au petit salon mais l'insistance de mon pokemon m'intrigue davantage qu'un thé en compagnie des Dashwood : je décide de le suivre sans une once de remords. L'idée d'une balade dans la nature et d'un possible trésor digne d'intérêt m'attire bien plus qu'une soirée à discuter du travail ; c'est avec un plaisir non dissimulé que j'évite ainsi la réunion pyjama de la famille, celle qui vient tout de suite après le gong que j'entends sonner et qui force les Dashwood à se changer pour enfiler des tenues dites décontractées autour d'un thé qui nous remplit l'estomac juste avant le dîner.

Jarvis fait le nécessaire en prévenant Miwako de ma part. Il retourne s'occuper de la tâche qui l'occupait jusque-là : ramasser les enveloppes et trier le courrier de la famille. En bon larbin âgé qu'il est, il rentre dans le hall d'un pas mollasson, traînant la patte. Pour ma part je pars à l'aveuglette : mon sac ne contient qu'une bouteille d'eau et quelques baies et je suis tranquillement mon Scorplane qui prend de l'altitude pour me guider : je le vois rétrécir à vue d'oeil alors qu'il plane au-dessus de ma tête. Boogie finit par croiser ma route alors qu'il revient de la grotte où est le Minidraco. Il nous suit aussitôt, convaincu lui aussi de suivre une piste soit amusante, soit spectaculaire, connaissant le Scorvol. Ni lui ni moi ne sommes prêts pour ce qui nous attend.

Les premiers signes d'inquiétudes commencent à me parasiter alors que le soleil prend une teinte orangée, typique de la lueur du soir. Il ne va pas tarder à se coucher. Nous avons marché au moins une vingtaine de kilomètres : nous sommes désormais loin du parc de la demeure et avançons toujours plus loin sur leurs terres. Je n'étais pas encore allé jusqu'ici, j'ignore même si ces terres sont bien celles du Comte. Que peut-il vouloir nous montrer qui soit aussi loin ? Est-ce qu'il y a un rapport avec le bout qu'il m'a tendu plus tôt ? Je n'ai cessé de le retourner entre mes doigts sans prendre conscience que je connais cette matière et qu'au fond, je suis capable de reconnaître ce dont il s'agit.

La matière est dure, résistante et douce à la fois. Je la caresse inconsciemment pendant un long temps de marche. Le bout tombe, je le reprends et l'examine de plus près. La minuscule tache rouge aperçue plus tôt m'intrigue davantage. Je la gratte, elle ne disparaît pas. On dirait du sang. Scorvol me fonce dessus : je me suis arrêtée, ce qui ne lui plaît pas. Il insiste, me tire de nouveau par la veste et m'entraîne dans son sillage. Cette fois il reste à hauteur des branches, près de nous. Il finit par fondre sur des taillis assez épais et éventrés : il se sert de ses pinces pour se tailler un chemin et par la même occasion, nous faire passer.

Boogie passe le premier, Shaggy le deuxième, moi la dernière.

Pour rien au monde je n'aurai voulu voir ça, mais le choix ne se présente pas toujours comme nous le voudrions.

Alors que je repousse les dernières branches restées dans ma tignasse, je sens une puissante odeur de pourriture envahir mes sinus. Avant même d'apercevoir d'où cela vient, l'odeur me retourne l'estomac ; mon poing serre fort le petit bout que j'ai gardé en main à tel point que j'en ai mal. Bout que j'aurai pu reconnaître ; c'était un bout des bois de mon ancien Haydaim, relâché dans la nature quelques semaines plus tôt dans les environs du domaine des Dashwood qu'il appréciait tant. Mon Scorvol venait en fait de me mener jusqu'à son corps sanglant, décomposé et complètement charcuté.

Je vomis aussitôt. L'odeur est trop prenante et retourne mes entrailles. La vision d'horreur brûle ma rétine et me force à détourner le regard. Les genoux écartés, je rends mes tripes. Plusieurs fois, jusqu'à me vider de tous les repas de la journée. Je pleure aussi. Mes larmes se mêlent à la morve alors que je peine à étrangler les nombreux sanglots qui serrent ma gorge. L'odeur insoutenable me rend malade : je lâche toutes mes tripes sur le sol. Mes yeux cherchent automatiquement le cadavre malgré moi. Impuissante, je le détaille et constate que seule la main de l'homme a pu engendrer une telle horreur. Si tout cela avait été l’œuvre de la nature alors il n'y aurait pas ces symétries impeccables dans les incisions.

Les jarrets de l'Haydaim ont été coupés : signe qu'ils ne voulaient surtout pas le laisser filer mais qu'ils n'avaient pas l'intention de le capturer. Les sabots sont cassées ; plusieurs bouts ont été retirés. Les jambes quant à elles sont couvertes de plaies. Leur tracé ne laisse aucun doute : des couteaux. Ils s'en sont servis pour prélever des pans entiers de chair ainsi que quelques nerfs. La peau est manquante à certains endroits, à d'autres pendent des bouts de muscles sectionnés parmi les veines vidées de l'animal. L'herbe est rouge sombre tout autour de lui, pourtant le sang a séché. On le voit à ses yeux, manquants dans leurs orbites. Quelques vers y traînent désormais, remplissant la cavité autrement. La langue a également été tranchée et je vois des cordes autour de ce qui reste de l'animal. En silence de nombreuses larmes s'écoulent pendant que mon regard ne se détourne pas de cette violence inouïe. L'Haydaim a subit le même sort que ce Passerouge rencontré trois ans plus tôt sur les routes. J'ignore pourquoi ils ont eu besoin de prélever sa chair, la matière de ses bois et son sang ; je n'en aurai le cœur net en les rencontrant. Le chagrin me fait divaguer. Je n'ai pas l'esprit clair. Il était même vide jusqu'à présent mais le fait de vomir encore une fois me fait retrouver mes sens malgré le tournis.


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