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» C'est une plage où même à ses moments furieux, Neptune ne se prend jamais trop au sérieux


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Dresseur Alola

C-GEAR
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Région : Alola
Lun 15 Jan 2018, 11:53
Suivant les conseils de mon éditeur qui me conjurait de mieux connaître la région d’Alola, j’ai décidé de me rendre au Village Flottant sur l’île de Poni. D’après la plupart des témoignages que j’ai pu recueillir sur cet endroit, le Village Flottant était principalement reconnu comme étant particulièrement reculé du reste de l’archipel. C’était une communauté marginale, un village éloigné de l’aspect touristique de l’archipel. Il était occupé de gens simples, qui se contentaient et se plaisaient à vivre sommairement. Il n’y avait pas d’hôtels, ni de casino, ou encore de parcs aux alentours du Village Flottant. Le village cherchait à garder une certaine forme d’authenticité qui s’est exponentiellement vue mise à mal par les différentes politiques touristiques de l’archipel. Cette volonté de rester à l’écart était cependant ce qui attirait les touristes, qui eux cherchaient une « authenticité alolienne ». Ainsi, la quête d’authenticité du Village Flottant est ce qui a causé son potentiel touristique, et la principale défense des habitants face à des hordes de touristes fut une certaine forme de rejet. Les touristes s’aventurant là-bas sont généralement mal vus, et il se fait de plus en plus rare de trouver un local prêt à vous embarquer sur son bateau pour vous amener au village. Ce dernier était donc un véritable bijou de l’archipel et ainsi une étape incontournable de mon voyage.

Mon objectif était donc de recueillir des témoignages des habitants du Village Flottant. Pour cela, j’avais au préalable préparé un questionnaire basique avec deux-trois questions qui me permettraient d’en savoir un peu plus sur les us et coutumes de cet endroit. Je m’étais également procuré un appareil photo pour l’occasion. Je suis arrivé au village grâce à un local du nom d’Ernesto. Ce dernier faisait régulièrement des trajets en bateau entre le Village et Konikoni sur l’île d’Akala. D’abord réticent, il s’est montré beaucoup plus enthousiaste lorsque je lui ai fait part de mon projet. Il s’était également proposé pour me ramener à Konikoni avant la tombée de la nuit.

La première chose qui vous saute aux yeux au village flottant, c’est une certaine forme de simplicité et un mode de vie qui ne correspondait pas réellement aux descriptions que j’avais pu entendre à Konikoni, et qui sous entendait qu’il régnait une certaine misère au Village Flottant. J’ai commencé les entretiens tout de suite après mon arrivée. Les premiers étaient succins, et j’avais l’impression d’intimider les personnes que j’interrogeais. Ce rapport que j’entretenais avec eux a drastiquement changé lorsque j’ai sorti Boscavo, mon Lombre, de sa pokéball. Je l’avais sorti afin qu’il puisse s’hydrater et s’amuse dans l’eau. Il a toujours particulièrement aimé l’eau –en raison de son type, je suppose-, et s’il peut paraître froid et étrange en temps normal, il change du tout au tout lorsqu’il a l’occasion de se baigner. Alors que j’étais avec mon pokémon au bord de l’eau, un vieil homme, tout recroquevillé sur lui-même et marchant avec une canne s’approcha de moi.

« Je suis le Maire du Village Flottant », me lança-t-il d’entrée, sans même m’annoncer comment il s’appelait. Je me présenta rapidement –mentionnant pour ma part mon nom-, puis lui lâcha mes intentions. Vous auriez dû voir ça ! A peine avais-je terminé de prononcer le nom du journal pour lequel je travaille que le visage du vieil s’illumina. Il ne connaissait bien évidemment pas le journal mais l’idée de faire parler de lui et de son village lui plaisait. C’est ainsi qu’il m’accorda un entretien avec lui, plutôt long et fatigant. Le vieillard ne cessait de parler de lui et de vanter les mérites des cinq cahutes qu’il appelait son village. J’ai cru qu’il n’allait jamais me lâcher, qu’il allait me parler de sa jeunesse pendant des jours. Mon salut arriva quand sa femme l’appela pour déjeuner –sans prendre la peine de m’inviter d’ailleurs. Avant de partir, l’homme me lança sur un ton fier et hautain, « vous devez ab-so-lu-ment- aller à la plage à l’Ouest du Village. C’est un incontournable ici ». Soit. De toute façon, je n'avais rien d'autre à faire, l'ensemble des entretiens que j'avais effectué me suffisait largement, et Ernesto ne me ramenait qu'en début de soirée. Je récupéra donc Boscavo qui était resté au bord de l’eau, puis me dirigea, le ventre vide, vers cette plage.


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C-GEAR
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Jeu 18 Jan 2018, 12:36
La reprise a été plus difficile que je ne l'aurais cru. En utilisant ce terme, j'ai d'ailleurs l'impression un bref instant d'être revenue à l'époque où j'allais en cours, cette sensation que je ressentais à la fin des vacances, lors du premier jour de cours, m'est fort similaire. Pourtant, je ne peux décemment pas comparer les cours de l'époque à mes responsabilités en tant que Maître de la ligue, c'est inconcevable. Je suppose que ce ressentiment qui m'étreint est plutôt lié à mes sentiments du moment, à cette lassitude qui me broie le cœur, à ce trop plein de tendresse que je ressens à l'égard de l'un de mes collègue. Je me surprend à tenter de m'esquiver lorsque je suis au QG ; je passe mon temps dans ma chambre, seule ou avec Matt, ou alors je plonge et je remonte le moins possible pour croiser le moins de regards possibles. Je ne veux pas créer un malaise avec ce que je ressens, bien au contraire, mais j'ai besoin de plus en plus souvent de me sentir seule pour ne pas laisser échapper ce que je pense de plus en plus souvent ; notre séjour à Alola n'a aidé en rien. Et dire que j'ai moi-même dire à Matt que je ne voulais pas l'éviter parce que je voulais profiter de l'instant... Il désespère depuis lors, même si je sais surtout qu'il s'inquiète pour moi.

Heureusement, mon second travail est tombé à pic et représente une parfaite excuse pour ne plus vivre au QG lorsqu'il n'y a pas de challenger : en tant que récente égérie d'une grande marque de vêtements éco-responsable, je n'ai qu'à prétexter un shooting pour m'évanouir dans une région de mon choix. Certes la plupart du temps c'est bel et bien le cas, je ne suis pas à l'aise avec les mensonges, mais disons que je prend ensuite le temps et que je reste plusieurs jours de plus à l'hôtel pour profiter un peu du calme... Alors qu'auparavant, je serais revenue directement au QG, où je me sentais à mon aise.

Dès que Matthew m'a confirmé qu'il n'y aurait pas de challenger cette semaine, je lui ai demandé de me réserver un vol pour Ekaeka. J'ai acheté ma résidence il y a quelques semaines seulement (et j'ai eu de la chance, tout a été très vite, sûrement grâce à ma renommée) et j'avais de plus en plus envie de me reprendre une semaine de congés, au calme, loin de tout. Plus le temps passe et plus je suis ravie de mon choix, j'avais vraiment besoin de me détendre et de me retrouver seule avec moi-même et mes compagnons. Je pris l'avion dans l'après-midi et arrivais dans la ville en fin d'après-midi, grâce au décalage horaire assez important... Pas de temps à perdre, je vais directement jusqu'au port et je récupère le bateau que j'ai acheté peu de temps après ma maison ; il me permet de faire le lien entre l'île de Poni et celle de Mele Mele...

###

Après une soirée détente et une courte nuit, je décide pour le lendemain de passer la journée à une plage dont les habitants m'ont parlé, non loin de leur village. Je prend donc le bateau et je passe par le Nord, longeant le bord du canyon avant de redescendre et de me garer sur un petit ponton qui semble bien peu servir. Cela m'arrange, ainsi je n'ai pas à passer par le village directement...

Après une première baignade en fin de matinée, accompagnée de Luna et de Klein, je m'installe tranquillement sur une grande serviette de plage et déjeune, tout en profitant du soleil contre ma peau ; je suis restée dans un maillot de bain deux pièces, que j'aime tout particulièrement. Un cadeau de ma marque. Je range la nourriture dans le bateau et je retourne m'allonger sur la serviette, ayant envie d'une petite sieste avant de retourner nager...

Pendant ce temps, Haiser a décidé de s'entraîner à frapper un rocher dans les dunes, chacun de ses mouvements faisant tinter ses écailles. Roxy, elle, s'est affalée non loin de moi et ronfle bruyamment, son large corps prenant une place impressionnante. Cependant, la Rexilius est la première à entendre l'humain qui se rapproche de la plage. En bonne fainéante, la T-rex lâche un grognement et ouvre un œil, fixant l'homme sans bouger d'un centimètre.

Le grognement aura suffisamment de puissance pour me réveiller ; je me redresse aussitôt, ne me rappelant que trop bien de cet homme qui a tenté de me tuer... Même si personne n'est censé savoir que je suis ici. Klein lui s'est déjà dirigé vers l'homme à vive allure, le Akwakwak ne rigolant pas avec la sécurité.


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Dresseur Alola

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Jeu 18 Jan 2018, 17:49
La première chose que j’entrepris en quittant les alentours du village, fut de sortir Cornelius de sa pokéball. C’est un Ouisticram encore jeune, et je sais que le contact avec des inconnus peut facilement l’effrayer. J’essaie de le sortir le plus possible de sa pokéball afin que cela lui permette de mieux connaître le monde dans lequel il est destiné à vivre. Je suppose que c’est important. Une fois qu’il s’est matérialisé, je me penche afin de lui donner une friandise à base de céréales que j’ai acheté auprès d’un éleveur, c’est censé être bénéfique au pokémon pour sa croissance. Une fois sa collation terminée, le pokémon grimpe sur mon Lombre, venant se positionner sur le nénuphar au-dessus de sa tête. Cornelius et Boscavo s’entendent parfaitement bien, à dire vrai, tous mes pokémons s’entendent bien, j’ai de la chance là-dessus.

L’air est pur ici, loin de tout. Je ne suis qu’à quelques minutes à pied du village –je le vois encore lorsque je me retourne- et j’ai pourtant l’impression d’être à l’autre bout du monde, dans un endroit où personne n’a jamais été auparavant. Cette impression est amplifiée par la quiétude des environs. Les alentours sont silencieux, et seul le bruit du vent sur les feuillages des quelques arbres situés le long de la route se fait entendre. J’ai mon appareil photo autour du cou, ce qui me permet de jouer au photographe au détour d’un sentier, d’un rocher, d’une plante. Je ne regarderai probablement jamais ces photos et elles finiront sûrement toutes stockées sur mon ordinateur à jamais mais l’intention était là. Le souvenir de ce moment était « là », lui aussi, imprimé pour longtemps dans la carte mémoire de l’appareil photo.

Je sors mon portable afin de regarder l’heure, 13h24. Cela nous laissant environ cinq bonnes heures à traîner là. Peut-être en profiterais-je pour entraîner mes pokémons, ou pour bosser sur mon roman, je ne sais pas. Regarder mon portable me permet également de constater que je n’ai pas réseau, je ne capte pas. Pas étonnant dans ce genre d’endroit.

J’arrive sur la plage une trentaine de minutes après avoir quitté le Village Flottant. Le chemin que j’avais emprunté pour atteindre la plage me faisait passer par une forêt, si bien que plus j’avançais vers la plage, plus j’avais l’impression de pénétrer dans un tableau. Le maire du village ne m’avait pas menti, et il avait toutes les raisons d’être fier de la plage qui juxtaposait son village. Le soleil brille particulièrement dans le ciel. Je suis obligé de lever mon bras au niveau de mes yeux pour pouvoir profiter de ce spectacle sans être ébloui par l’astre.

Au loin, sur la plage, plusieurs formes s’agitent. Ce sont des pokémons. Celui que je parviens le plus à discerner de là où je me trouve semble préoccupé à fracasser un rocher avec ses poings. Ce que j’avais deviné est confirmé quelques secondes plus tard lorsque le pokémon frappe de toutes ses forces le rocher, en faisant voler une partie. Cette vision m’hérisse le poil. Si ce pokémon arrive à fracasser un rocher, je n’ose même pas penser ce qu’il pourrait me faire. Alors que j’étais occupé à regarder ce pokémon, je vis que l’un des pokémons releva la tête vers moi. Son mouvement fût suivi juste après par la charge d’un autre pokémon, plus petit, plus rapide. Trop loin pour concevoir parfaitement à quoi ressemble le pokémon qui avance rapidement vers moi, j’arme mon appareil photo, visant vers la bête. Le zoom de l’appareil me permet de comprendre la forme du pokémon : un être bipède, bleu, avec un bec et des pates palmées. Il arrive à mon niveau. Cornelius a sauté de Boscavo pour se réfugier derrière ma jambe, comme si j’aurai pu faire quelque chose contre l’assaillant. Mon Lombre n’a pas bougé. Le pokemon termine sa course à quelques mètres de moi. Il ouvre grand sa gueule, se positionnant, prêt à attaquer au moindre mouvement suspect. Je suis droit comme un « i », fasciné par la vitesse à laquelle le pokémon m’a rejoint.

Au loin, aux côtés des pokémons qui étaient restés sur le bord de la plage, une silhouette humaine se lève, puis s'approche, alertée par le comportement protecteur du pokémon.




Insertion de mon œuf de Ouisticram S (éclosion le 1er Février 2018).


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Sam 20 Jan 2018, 06:24
J'étais au calme, profitant de l'air frais provenant de la mer et du soleil me réchauffant la peau. Malgré toutes mes pensées en désordre, j'ai somnolé un peu, la digestion m'aidant certainement. Cependant, la sieste est de courte durée : une petite demie-heure après m'être assoupie j'entend Roxy grogner lourdement et le son me réveille aussitôt, ayant le sommeil léger depuis longtemps. Ma dernière histoire n'aide en rien. Je n'arrive plus à me détendre complètement comme je le faisais autrefois, je m'imagine qu'on va de nouveau attenter à ma vie et même lorsque j'ai mon garde du corps, je ne me sens pas à l'aise ; il faut dire qu'il ne me donne pas l'impression d'être suffisamment compétent pour arrêter un tueur décidé... Je devrais peut-être prendre les devants et recruter quelqu'un d'un peu plus doué dans ce domaine, je me sentirais plus à l'aise dans la vie de tous les jours...

En attendant, il est inutile de paniquer. J'ai été discrète pour ce voyage et je n'ai repéré personne qui m'avait reconnue, ayant l'habitude de voyager en toute discrétion. De plus, les habitants de l'île de Poni sont d'une nature très tranquille et, si les rumeurs de ma venue ont du parvenir jusqu’à eux, ils n'ont pas cherché à venir me voir et m'ont laissé tranquille. Ainsi je suis vraiment coupée du monde, vivant seule avec mes pokémons, profitant de ce que j'aime le plus : la mer. J'ai d'ailleurs ramené un peu de matériel de plongée que j'ai mis dans mon bateau flambant neuf, même si le plus gros se trouve encore dans mon premier bateau, amarré à Oliville. J'ai besoin de lui pour mes excursions un peu spéciales mais, sans elles, je crois que je l'aurais revendu pour n'en avoir qu'un seul. Enfin, tant pis, ce n'est pas ça qui va causer ma ruine, loin de là, surtout avec ce nouveau travail parallèle...

Une fois debout, j'enfile un paréo coloré autour de mon bas et je me dirige tranquillement vers l'homme, qui semble s'être arrêté en voyant Klein courir vers lui. Il faut dire que le palmipède n'est pas très grand mais qu'il sait ce qu'il fait. Roxy, fidèle à sa réputation, est restée affalée dans le sable et se contente de fixer l'inconnu d'un œil morve... Ça va que sa grande taille la rend impressionnante, même dans cette position.

J'arrive enfin près de l'homme et je peux mieux le détailler : brun, il porte une longue veste qui cache une chemise cravate. Il a l'air d'avoir mon âge et ne semble pas du tout être le genre de type qu'on enverrait me tuer. D'ailleurs Klein continue de le fixer mais il ne fait preuve d'aucune agressivité.

- Bonjour !

J'ai un sourire amusé lorsque je reconnais un Lombre à ses côtés ; cette vision me rappelle de vieux souvenirs. Après quelques instants, je réalise qu'il y a aussi un petit pokémon caché derrière la jambe de l'homme ; un Ouisticram ? Je le vois mal d'ici, mais il y ressemble.

- J'espère que mon pokémon ne vous a pas fait peur, il est très alerte !

Visiblement fier de l'être, Klein prit la pose en lâchant un "Kwak" tonitruant, la tête haute.


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Dresseur Alola

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Sam 20 Jan 2018, 11:01
La silhouette était celle d’une femme, et elle se précisait au fur et à mesure que cette dernière avançait vers moi. Il me faut plusieurs secondes pour pouvoir la discerner clairement. C’est une jeune femme qui ne doit pas encore avoir mon âge, ses formes sont généreuses, elle a de longs cheveux bruns qu’elle semble entretenir avec grand soin. Il me faut encore quelques secondes de plus –le temps qu’elle se rapproche- pour en voir davantage. Elle a les yeux bleus, qui siéent à un visage aux traits fins.

Tout en la regardant s’approcher, je ne peux m’empêcher de jeter des coups d’œil inquiets au pokémon qui l’a précédée. Celui-ci n’a pas bougé de sa position et attend sa dresseuse. Il me toise d’un air hautain de là où il se trouve. Drôle d’impression de se faire prendre de haut par un pokémon plus petit que vous. La femme s’arrête au niveau de son pokémon.

- Bonjour, j'espère que mon pokémon ne vous a pas fait peur, il est très alerte ! me lance-t-elle, un sourire aux lèvres.

Je plonge ma main dans une des nombreuses poches intérieures de ma veste, puis en sors une cigarette.

- Non, non ça va, mentis-je alors, en allumant ma cigarette.

Contre ma jambe gauche, je sens Cornelius. Il est encore agrippé à mon pantalon et ne quitte pas des yeux le pokémon bleu se trouvant à seulement quelques pas de nous. Comprenant que conversation entre elle et moi il y a, il grimpe le long de mon corps jusqu’à mon épaule droite. Il se cache encore, si bien que seule sa tête dépasse de mon épaule. Boscavo semble fixer les pokémons au loin.

Je souffle ma fumée à l’opposé de Cornelius, puis m’approche de la jeune femme, guettant un mouvement de l’Akwakwak. Ce dernier ne me quitte pas des yeux.

- Bradley, Elvis Bradley. Enchanté, commençais-je, souriant légèrement.
- Lizbeth Grandt, continue-t-elle, après un haussement de sourcils dont la signification m’échappe. Vous êtes du village ?
- Non. Pourquoi ? J’ai l’air de venir du village ? répondis-je en m’inspectant rapidement.

Je comprends par la suite qu’elle ne me demand pas ça en raison d’un quelconque signe distinctif qui pourrait indiquer ma provenance, mais parce que le village flottant est, sur cette île, le seul endroit d’où l’on peut venir.


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Jeu 05 Avr 2018, 14:24
Une fois proche de l'homme, je prend la parole et décide de parler directement de Klein, m'excusant indirectement pour son comportement un peu trop vif : il est comme ça depuis que ce tueur a tenté de s'en prendre à moi, il vérifie de lui-même tous les inconnus qui s'approchent de nous et il ne laisse rien passer. Heureusement, il a généralement un bon instinct et, lorsqu'il sent que la personne n'a aucune intention mauvaise, il laisse tomber l'affaire et il se calme aussitôt. C'est ce qu'il se passe actuellement : il a reculé d'un pas et regarde l'inconnu d'un air tranquille, bien que son regard semble attiré par la petite forme cachée derrière la jambe de l'homme. C'est un classique : plus un pokémon se cache plus les autres voudront aller le voir pour forcer le contact. Enfin, sauf quand on s'appelle Roxy et qu'on est un énorme dinosaure qui ne pense qu'à s'affaler dans le sable chaud sans bouger un muscle... C'est à peine si la grosse lui a jeté un coup d’œil avant de refermer les yeux. Je sais que ce n'est pas sur elle que je compterais pour ma sécurité en tout cas...

En tout cas, l'homme n'a pas fuit face à mes pokémons et il ne semble pas non plus dangereux. Je m'approche donc un peu plus pendant qu'il tire une cigarette de sa poche et il se présente le premier, sans avoir réagit face à moi. D'ordinaire, les gens me regardent avec des yeux ronds ou me demandent directement si je suis bien moi... Cela veut donc dire qu'il ne m'a pas reconnu. Cela me change un peu à vrai dire, je peux commencer une discussion normalement pour une fois.

- Lizbeth Grandt ! Je l'observe avec curiosité pour voir si mon nom, lui, lui rappelle quelque chose, mais je ne vois rien de précis. Je continue donc sans m'y attarder, ne comptant pas en parler comme cela. Vous êtes du village ?

Après tout, même si la plupart de ses habitants me connaissent au moins de nom, certains se sont vraiment coupés du monde - surtout les marins - et ont été surpris lorsque la rumeur de ma venue est parvenue jusqu'à eux, mon nom ne leur en disant rien. Cet homme n'a pas l'allure d'un marin, certes, mais cela ne veut rien dire. J'ai d'ailleurs un sourire amusé lorsqu'il me fait comprendre qu'il n'est pas du coin, ce qui me rend assez curieuse ; c'est vraiment rare de croiser un touriste ici, ce n'est pas pour rien que j'ai choisit cette île.

- Vous n'avez pas l'allure d'un marin, c'est vrai. Je l'observe de nouveau, ainsi que la petite tête de Ouisticram dépassant deson épaule ; je ne suis pas une experte, mais sa couleur me semble différente de la normale... Ruven aurait été ravi de le voir. Mais les touristes sont vraiment rares ici, et, sans vouloir vous offenser, vos pokémons ne semblent pas être assez haut niveau pour se confronter à la faune sauvage du coin.

Par contre, son Lombre est adorable, je dois bien l'avouer. J'ai toujours beaucoup aimé cette espèce, sûrement parce que Fiore a apporté beaucoup de joie dans ma vie avec sa bonne humeur permanente et ses pitreries de tous les instants. Je pourrais le sortir de sa pokéball pour qu'il rencontre son congénère mais je crois qu'il y a déjà assez de pokémons, cet Elvis ne semble pas forcément très à l'aise... Il faut dire que Roxy prend beaucoup de place, et elle ronfle fort.

- Vous êtes ici pour une raison précise ?

Cela pourrait me donner des informations supplémentaires sur l'île tout en me permettant de sympathiser, qui sait.


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Dresseur Alola

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Mar 01 Mai 2018, 17:57
Alors que chacun de nous s’introduit à son interlocuteur, il est intéressant de remarquer le regard que nous portons sur les pokémons de l’autre. Je devine naturellement le sien se poser sur mon épaule, se focalisant sans doute sur le Ouisticram chromatique qui se cache là. Je la vois aussi regarder le Lombre à mes côtés qui, en retour, la regarde avec un regard tellement neutre qu’on pourrait le croire hautin, voir désintéressé. Ces échanges de regards avec les pokémons de l’autre est également un moyen de jauger son interlocuteur. On m’a toujours dit qu’on avait les pokémons qu’on méritait, et qu’ils en disaient beaucoup plus sur leur dresseur que la plus complète des présentations.
- Vous n’avez pas l’allure d’un marin, c’est vrai, finit-elle par dire en répondant à ma question. Mais les touristes sont vraiment rares ici et, sans vouloir vous offenser, vos pokémons ne semblent pas assez haut niveau pour se confronter à la faune sauvage du coin.
Elle m’avait donc jaugé ainsi après avoir vu mes pokémons, soit. Je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils lorsqu’elle me dit ça. J’aurai préféré ne pas réagir, je dois l’avouer, mais qui est-elle pour me dire ça ? Qu’est-ce qu’elle y connait en pokémons ? Ma raison m’empêche de répondre par l’agressive, d’autant plus que la femme face à moi ne cherchait visiblement pas à me rabaisser moi ou mes pokémons.
- Vous êtes ici pour une raison précise ?
Toutes les raisons étaient bonnes pour venir ici. Aussi, il fallait définir le « ici ». J’ignore si Lizbeth Grandt fait référence au Village Flottant ou à un « ici » plus précis, restreint, à savoir la plage.
- Je suis écrivain, et je suis venu au Village Flottant pour la journée, afin de réaliser une série d’entretiens avec les habitants du coin, répondis-je à mon interlocutrice après avoir soufflé ma fumée de cigarette.
Pendant que nous parlons, je sens Cornélius s’appuyer sur mon épaule pour s’y hisser. Il n’est plus question de se cacher, et le danger, s’il y en avait réellement un, est passé depuis longtemps. C’est sa curiosité qui le pousse à se montrer. Une fois installé, il porte son regard sur la femme face à lui. De ses yeux ronds, il la fixe avec intérêt, la dévisageant comme le ferait un enfant qui découvrirait une nouvelle personne.
- Et vous ?
Boscavo s’est détourné de la scène pour se tourner face à l’étendue d’eau salée qui se trouve encore à plusieurs dizaines de mètres de lui. Il ignore cependant totalement les pokémons de la dresseuse, toujours couchés dans le sable.

Plus la conversation se poursuit, et plus je sens Cornélius à son aise. Dans un premier temps, il s’approche silencieusement de l’Akwakwak et de sa dresseuse. Arrivé au niveau du pokémon, il lui donne une petite tape sur la patte avant de courir se réfugier derrière ma jambe. Devant l’absence de réaction du pokémon eau, Cornélius s’approche alors de Lizbeth. Comme avec l’autre pokémon, il vient donner une délicate tape sur le pied de la jeune femme, avant d’aller se cacher derrière ma jambe.
- Arrête Cornélius, fis-je alors d’une voix calme lorsque je le vis prêt à recommencer. Puis, à l’intention de mon interlocutrice, j’ajoute, veuillez m’excuser, Cornélius est encore un très jeune pokémon et ... hum, il est très joueur.


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Sam 19 Mai 2018, 10:24
L'homme ne semble pas me connaître, ce qui doit vouloir dire qu'il ne s'intéresse pas particulièrement à la ligue et à tout ce qui l'entoure. C'est rare mais, en soit, cela ne me dérange pas : j'ai rarement l'occasion de pouvoir discuter avec un inconnu sans qu'il ne me dévisage avec des yeux ronds à cause de mon rang, et à force cela à une influence sur mes relations en dehors de mes collègues de travail et des challengers de la ligue. Pour une fois je vais donc pouvoir discuter tranquillement sans d'a priori en face, et peut-être même sans parler de mon travail... Va savoir s'il me le demandera. J'apprend rapidement qu'il est un écrivain venu sur l'île pour en savoir plus sur ses habitants, ce qui explique donc mes pensées précédentes : ce n'est pas un dresseur.

- C'est un beau métier que vous faites, même si ça ne doit pas toujours être facile j'imagine.

Surtout que son nom a lui aussi ne me disait rien. Certes je ne suis pas une experte en écrivain, je ne lis que de façon occasionnel, mais on connaît tous les noms des grands de ce siècle, juste parce qu'on les aura entendu à la télévision ou dans une conversation quelconque. Je trouve cela tout autant admirable à vrai dire, je sais ce que c'est de devoir se battre pour percer dans son milieu, le sport n'étant pas simple non plus une fois à haut niveau... Mais il faut savoir s'accrocher dans ce genre de milieu, ne rien lâcher.

- Moi ? Oh, disons que je suis en congés cette semaine. J'ai une résidence secondaire de l'autre côté du canyon, je viens ici pour me ressourcer au calme.

Cela fait très riche, dis ainsi, mais au final... C'est vrai. J'ai de l'argent à ne plus savoir quoi en faire (enfin, si, vu que je le place) et cela va continuer ainsi étant donné mon second travail d'égérie pour une grande marque de mode, très bien payée. Mais à vrai dire je n'ai pas accepté pour l'argent, juste parce que le contrat m'intéressait, que c'était un monde complètement différent du mien et qui m'intriguait au plus haut point... Je me suis donc lancée tête baissée et, vu le résultat, j'en suis ravie.

Je sors de mes pensées lorsque le petit singe me touche le pied, n'ayant pas réalisé qu'il en avait fait de même avec Klein, qui est resté stoïque. Amusée je me penche vers lui mais le petit animal a tôt fait de se cacher derrière la jambe de son propriétaire ; pas assez vite pour que je n'ai pas eu le temps de le voir en entier.

- Ce n'est rien, c'est normal. C'est rare de croiser un Ouisticram chromatique, il est très beau ! Vous l'avez eu comment ? Je sors ensuite une pokéball de ma ceinture spéciale et l'agrandie, en faisant sortir son occupant, mon Ludicolo. Tiens, tu peux jouer avec Fiore si tu veux, il adore s'amuser avec les autres !

En effet le Ludicolo s'est déjà approché de Elvis, tournoyant sur lui-même, d'excellente humeur.


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Région : Alola
Dim 03 Juin 2018, 15:15
Elle vient à me complimenter sur Cornélius, un Ouisticram qui, de par sa couleur peu ordinaire, possède un fardeau que je ne lui envierai pour rien au monde : attirer l’attention. L’intéressé s’était réfugié derrière ma jambe après avoir taquiné le pied de la championne. Seule sa tête dépasse, ce qui permet au pokémon de fixer d’un air curieux la personne qui vient pose en retour son regard sur la créature.
- Ce n'est rien, c'est normal. C'est rare de croiser un Ouisticram chromatique, il est très beau ! Vous l'avez eu comment ?
Il n’en faut pas plus au petit singe pour se mettre en confiance et sortir de sa cachette. J’observe son comportement, amusé.
- Je l’ai obtenu dans une pension, lors d’un voyage à Sinnoh. Je l’ai vu naître, et depuis, c’est mon pokémon. J’ai parfois l’impression d’avoir eu un enfant, répondis-je à la femme un sourire au coin des lèvres.
Elle me sourit en retour, avant de décrocher une pokéball de sa ceinture. Une demi-seconde plus tard, elle en fait sortir l’occupant, un Ludicolo, la forme évoluée de Boscavo. Ce dernier, en voyant son congénère se matérialiser, arbore une expression surprise, dubitative. Aussitôt apparu, le pokémon de Lizbeth se met à tournoyer sur lui-même, effectuant un, puis deux tours avant de s’arrêter face à Cornélius.
- C’est un Ludicolo ? demandé-je alors à la championne, inculte sur une grande partie de choses concernant les pokémons.
Le pokémon en question fixe alors Lombre, et les deux pokémons échangent ensemble un long regard, un regard qu’interrompt volontairement le pokémon de mon interlocutrice en détournant son attention vers le jeune poékmon de type feu. Les deux pokémons se mettent alors à jouer ensemble, sous le regard de Boscavo qui n’a pas bougé d’un poil.
- Vous aviez dit être en congés, vous travaillez dans quoi ? fis-je en direction de Lizbeth après avoir soufflé la fumée de ma cigarette.
La fumée de ma cigarette disparaît rapidement dans les airs, emportée par une légère brise qui vient de se lever. Le temps semble être doucement en train de se changer, au fur et à mesure que l’heure tourne. A Alola, bien qu’il fasse en général toujours beau et toujours chaud, il n’est pas rare que le temps se mette brusquement à changer, d’un coup, comme ça. Je lève la tête vers le céleste, apercevant alors, au loin, une masse noire et nuageuse se manifester à plusieurs kilomètres de là.
- On dirait qu’il va y avoir de l’orage, commenté-je simplement sur un ton neutre, venant en même temps désigner les nuages noirs d’un signe de la tête.


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