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» Le repas de noël


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 06/11/2017
Messages : 98

Région : Sinnoh
Mar 9 Jan - 18:22
En entrant dans le salon, tu entendis ta sœur râler, le nez rivé sur son téléphone. En t'approchant, elle releva la tête vers toi tout en soupirant. « Papa tient absolument à ce qu'on vienne pour Noël... J'ai pourtant dit non plusieurs fois... ». Tu restas un instant silencieux, la regardant tourner en rond, cherchant sans doute une excuse qui pourrait clore les négociations. Et puis, tu regardas autour de toi, scrutant ce salon vide de décoration et qui devrait pourtant être apprêté aux couleurs de saison depuis facilement une semaine. Mais ni elle, ni toi n'avait prit la peine d'installer quoi que ce soit, même pas un sapin, ni même une guirlande. Alors tu haussas les épaules, ne voyant aucun mal à la proposition de celui se faisant passer pour ton père. En un sens tu comprenais son intention, celle de recréer cet instant que vous viviez tous les trois, quand vous n'étiez que des enfants Sorinah et toi. Ces noëls magiques à tes yeux et sans doute dérisoires aux yeux de n'importe qui. Mais tu devinais également les raisons poussant ta sœur à être aussi réticente. Tu savais, en tombant par hasard sur tes papiers d'identité, que tu résidais tout comme ton père à Frimapic. Alors tu estimais qu'elle avait tout simplement peur. Peur que tu tombes nez à nez avec des personnes que tu connais un peu trop. Peur de ce risque de traumatisme auquel le médecin vous avait mis en garde. Tu souris alors, posant une main délicate sur son épaule. « Tu ne devrais pas te faire autant de soucis pour moi. Je vais bien. » Tu lui souris tendrement et elle se tourna face à toi, l'air désolée. « On devrait y aller. De toute façon rien est prêt ici. Ce sera comme au bon vieux temps. » Elle te sourit enfin. « Et puis, rappel-toi que papa habite un peu en recul de la civilisation. » Tu prononças ces mots surtout pour la rassurer, pour lui rappeler qu'à part la neige, vous ne risqueriez pas de croiser qui que ce soit.

Sorinah avait finalement cédé. Le vingt-quatre au soir, vous étiez finalement chez votre père, dans cette petite maisonnette de votre enfance, perdue dans la forêt voisine au Lac Savoir, au milieu de ce tas de neige. Tu étais heureux de te retrouver là de nouveau. Car tu étais de ceux qui aimaient le froid. Tu savourais chaque petite particules blanches qui pouvaient tomber sur ton visage. Enfant, tu te roulais dans cet amas blanc par amusement et pur plaisir. Parce que c'était doux et moelleux. Froid, mais chaleureux. Et finalement, tu étais bien triste de ne voir aucun flocon à Unionpolis, où vivait ta sœur. Cette ville était plaisante à vivre, mais cela ne valait pas ton petit coin de montagne.

Vous vous étiez installés autour de la table après avoir échanger vous quelques cadeaux. Vous ne voyez pas l'intérêt d'attendre minuit finalement. A toi, on avait offert un pull « moche » attitré à noël que tu aimais tant et que tu pouvais porter en toute saison. On t'avait aussi offert un peu d'argent, en petite monnaie, de quoi sustenter ton vorace de Rototaupe. Et puis des friandises pour tes compagnons. Ce n'était pas grand chose au final, mais c'était l'intention qui comptait. Et ce peu de chose te suffisait amplement. Car tout ce qui t'importait, c'était ce précieux moment passé avec ta sœur et ton père. De les voir sourire et oublier, l'espace d'une soirée, que tu étais une sorte d'éclopé.
A table, vous avez parlé de choses et d'autres, de souvenirs d'enfance ou de chose que tu avais vécu une fois adulte mais qui n'avait peu d'importance. Si peu, que même une fois révélé tu ne t'en souvenais déjà plus. Il n'y eu aucune prise de tête durant le repas, aucun malaise. Seule la bonne humeur animait votre soirée. Vous vous échangez par instant quelques blagues qui vous faisaient rire à plein cœur. Tu passais un si bon moment que tu ne vis pas le temps passé et que tu en oubliais même ton envie de fumer. Une envie qui refit surface une fois le repas terminé, où ta sœur commençait à débarrasser pour apporter le dessert. C'est alors que tu leur demanda de t'accorder cinq petites minutes avant de continuer les festivités, juste le temps pour toi d'enfiler ton manteau et de sortir fumer ta chère et tendre cigarette. Il n'était pas encore tout à fait minuit et tu savais qu'encore après ça vous partirez vers le canapé, au bord du feu, pour vous amuser autour de quelques jeux de société qui vous passionnaient lorsque vous n'étiez pas plus haut que trois pommes. Alors il était judicieux de fumer maintenant, car tu n'avais aucune envie de vous couper dans votre élan, lorsque vous serrez plongé dans les jeux de votre enfance.


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 06/11/2017
Messages : 98

Région : Sinnoh
Mer 31 Jan - 23:43
Tu avais oublié à quel point il faisait froid à Frimapic. Tu avais beau être correctement emmitouflé dans tes habits d'hiver, le bonnet sur la tête et le nez plongé dans ton écharpe, tu ne pouvais t'empêcher de grelotter. Pourtant tu étais de ceux qui aimait le froid, mais étrangement, ce soir il n'était pas ton ami. Tu restais tout de même admiratif face à cette neige qui virevoltait au gré du vent et qui s'entassait peu à peu dans le terrain de ton père, ainsi que sur sa terrasse. Seul ce petit carré protégé par le balcon sous lequel tu t'étais réfugié restait immaculé. Tu tiras une première latte sur cette cigarette que tu avais eu du mal à allumer, fixant l'horizon qui devenait de plus en plus blanc, te plongeant ainsi dans tes pensées. Tu songeais à ce que tu allais bien pouvoir faire durant cette nouvelle année qui arrivait à grand pas. Tu n'avais aucune idée précise de ce qui pourrais t'occuper ou te divertir, mais ce qui était certain, c'était que tu ne pouvais pas rester éternellement enfermé chez ta sœur à ne rien faire. Ce n'était pas dans tes habitudes, ni dans ton caractère de rester aussi inactif. Tu avais besoin de bouger, de découvrir de nouvelles choses et d'en redécouvrir d'autres oubliées. Peut-être qu'en discutant avec ta famille, tu trouverais de quoi de contenter. Peut-être que eux parviendraient à trouver quelque chose qui pourrait t'aider à avancer, à te souvenir.
Tu soupiras, tirant une seconde fois sur ta cigarette en jetant un œil vers l'intérieur. Tu observas ta sœur et ton père qui riaient de bon cœur, préparant ensemble la table pour le dessert. Et toi tu souriais simplement. C'était bien la première fois depuis ton réveil que tu n'avais pas peur. Ce soir, tu te fichais pas mal de l'avenir, de ta mémoire défaillante. Tu étais tout simplement heureux, tout comme eux. Tu étais pourtant conscient que dans quelques jours, tout reviendrait à la normal et que tes craintes referont surfaces. Mais aujourd'hui, comme demain, tu ne pouvais rien faire de plus que de te contenter de prendre la vie comme elle venait et d'aviser au jour le jour tes actions.

Finalement, tu étais dehors depuis si longtemps que tu ne fis même pas attention que ta cigarette était déjà terminée. Tu l’écrasas alors et déposa ton mégot dans ce cendrier déposé non loin de la porte à ton attention, posant ensuite ta main sur la poignée de cette baie-vitrée. Pourtant, tu ne l'ouvris pas pour autant. Tu fus distrait par un petit bruit, presque étouffé par le vent. Tu te retournas dès lors que ce bruit – ou plutôt, ce cri – se manifesta de nouveau. Tu étais presque certain que cela ne provenait pas d'un être humain. Alors tu tournas le dos à la maison, te rapprochant de la neige pour mieux entendre et espérer voir quelque chose. Cette fois-ci, tu étais certain d'avoir entendu un bêlement. Tu tendis un peu plus l'oreille en examinant chaque recoin du regard. De nouveau, tu entendis ce cri qui semblait résonner. Étaient-ils deux ? Dans un soupire, tu t'enfonças dans cette surface blanche qui t'arrivait jusqu'aux genoux, partant désespérément à la recherche de deux Wattouat perdus dans la plaine. Et tu t’orientais au son de leur voix, quelque peu aveuglé par la neige qui te claquait le visage.


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