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» Canon à neige.

Charles Finley

Charles Finley
Dresseur Alola

C-GEAR
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Région : Alola
Dim 7 Jan 2018 - 3:26
Alola est une île au climat particulièrement chaud dans l'ensemble, connue pour ses plages paradisiaques, ses jungles tropicales, ses hivers doux. Mais ce qui est beaucoup moins connu à l'étranger, c'est qu'il y a à Alola un énorme volcan inactif appelé le Mont Lanakila, qui est sans cesse enneigé à haute altitude, et l'est durant tout l'hiver à des altitudes plus basses, cela étant dû à la fois à l'altitude et à des vents frais qui passent dans la zone. Le problème, c'est qu'à Alola encore plus qu'ailleurs, le ski est un sport principalement réservé aux riches, parce qu'il n'y a qu'un seul lieu où le pratiquer. Je fais partie des privilégiés qui ont pu passer ses vacances au ski dans sa jeunesse, et j'ai un niveau plutôt correct. Je suis capable de skier tranquillement entre les pistes, de gérer n'importe quelle piste, même si je ne suis pas au niveau pour aller faire du hors piste sauvage au milieu des arbres ou des rochers.

L'an dernier, pour la première fois depuis longtemps, je n'avais pas pu profiter de vacances au ski à cause du surmenage au travail. Cette année, c'était hors de question. Les élections étaient passées, le conseil municipal aussi, rien ne me retenait particulièrement à la mairie de Puhi puisque tous les projets étaient bien lancés. Seulement, je savais pertinemment que partir en vacances quelques semaines après une prise de poste serait mal vu et pourrait être utilisé contre moi. Mais une opportunité avait fini par se présenter. Un éventuel partenariat avec une structure qui propose des stages de ski en groupe dans une des stations du Mont. Peut-être que j'allais pouvoir négocier des tarifs préférentiels pour des classes de neige, qui sait. Ce serait la raison officielle de mon déplacement, que je paierais malgré tout de ma poche, étant donné l'augmentation conséquente de mon salaire suite à mon élection, et le fait que je profiterai quand même de ce voyage pour prendre du plaisir sur les pistes. Il valait mieux éviter de faire quoi que ce soit qui puisse m'être reproché. Et puis en payant le voyage moi-même, j'allais pouvoir inviter Juliette à m'accompagner, tant qu'à faire. Des vacances au ski, que rêver de mieux ?

###

Me voilà enfin en haut des pistes pour la première fois de la saison. J'ai pris la télécabine VIP qui nous amène directement en haut de la plus haute piste de la station, histoire de profiter d'une longue descente avant de rejoindre de nouveau Juliette. Avant de commencer la descente, je me tourne vers l'autre versant, histoire de prendre un grand bol d'air frais. C'est fou comme ça peut faire du bien. Je fixe un peu le magnifique ciel bleu, puis je me tourne vers la piste. Le spectacle des pistes enneigées à perte de vue me comble de bonheur. Les nombreux arbres entre les pistes gardent pour la plupart quelques traces blanches, et au loin, celles-ci ressemblent à des tâches qui parsèment les petits bois qui dessinent le contour des pistes. C'est le moment du rituel. J'enfonce mes bâtons dans la neige molle pour m'avancer vers un mur talus de neige proche de l'arrivée de la cabine. Je m'y arrête, puis je plante mes bâtons, je retire le gant de ma main droite, et j'enfonce cette dernière dans la neige pour en sortir une poignée que je porte à ma bouche. Il paraît que ce n'est pas très hygiénique, mais ce n'est pas une petite dose comme ça qui va me faire du mal. Elle est assez pure pour avoir un bon goût. Elle est bien molle, mais durcit un peu dans ma bouche quand je la compresse, avant de fondre rapidement. Je peux même un peu la mordre. Pendant ce temps, un léger vent avait commencé à souffler, et ma main commençait déjà à souffrir du froid. Je la secouai, la frottai rapidement contre ma veste pour la sécher un peu, puis je la glissai à nouveau dans le gant pour la protéger. C'était le moment de me lancer pour de bon. Après une impulsion de mes bâtons, je m'étais enfin élancé sur la piste. La pente était quand même assez raide, et les bosses nombreuses. Peut-être que j'aurais mieux fait de m'échauffer un peu sur des petites pistes avant. Tant pis, il allait bien falloir que je me réhabitue rapidement. Je tentai de négocier au mieux les bosses, de les anticiper, de les sentir venir en fait. Chaque petit saut se terminait en un bruit un peu lourd des skis sur la neige. Ce n'était pas particulièrement désagréable, mais l'expérience était loin d'être optimale pour le moment. Quelques bosses plus tard, un bruit cette fois très déplaisant commença à se faire entendre. La neige était un peu verglacée par ici. Les bords de mes skis frottaient contre la neige durcie, ce qui faisait par la même occasion vibrer mon corps plus que de raison. Je tentai tant bien que mal de trouver comment sortir au plus vite de cette zone. Je n'arrivais même plus à me concentrer sur l'expérience de la glisse, j'étais focalisé sur l'objectif. Finalement, tout le reste de la piste noire était de la sorte. Pas terrible, donc. Mais un passage obligé si je voulais monter jusqu'ici. J'arrivais désormais à un embranchement où je pris à droite, afin de prendre la piste rouge la plus longue de la station, qui me ferait une bien belle balade. Cette fois, la neige était bien damée, et la glisse était beaucoup plus agréable. Le bruit des skis qui glissaient sur la poudreuse était apaisait et semblait parfaitement en phase avec la sensation que la glisse procurait à mes jambes, et par extension à mon corps tout entier. J'ignorai les quelques snowboarders assis le cul dans la neige. Je croisais très peu de skieurs. A ce moment de l'année et à cette heure ci, il n'y a presque que des gens comme moi qui prennent le ski comme une promenade, avec ses petits épisodes de sensations fortes. D'ailleurs, un "mur," une pente très raide, pointe le bout de son nez sur la piste. Elle est assez courte, aussi je décide de la descendre tout schuss et de freiner en bas. Pendant la descente, l'air glacial se plaquait sur mon visage avec la vitesse. C'est à ce moment que je regrettais un peu de ne pas avoir pris mon casque et de m'être contenté de lunettes de soleil. La température en bas des pistes m'avait trompé. L'air passait sous les lunettes et venait glacer mes yeux que je peinais à maintenir ouverts.

Tout cela ne dura toutefois pas très longtemps, j'arrivai assez rapidement en bas, et je freinai au plus vite. Les freinages à grande vitesse étaient toujours particulièrement satisfaisants. Le bruit des skis qui grattent la neige, puis celui, plus léger, de la neige projetée en l'air qui tombe quelques instants plus tard, est porteur de tant de souvenirs, qu'il est à lui seul source de plaisir. Je m'empressai de remonter mes lunettes et de retirer mes gants pour me frotter un peu les yeux, qui s'étaient un peu humidifiés. Je pus ensuite reprendre ma balade après avoir réajusté mon bonnet qui s'était un peu soulevé à cause du vent, en me disant qu'il faudrait que je fasses un peu plus attention à la vitesse tant que je n'aurais pas mon masque. Arrivé au bout de la longue piste rouge, il ne me restait plus qu'une dernière piste rouge assez large et une piste bleue pour arriver en bas des pistes, là où m'attendait Juliette. Je remarquai des traces de ski dans la neige qui prenaient un chemin en bord de piste qui avait l'air plutôt sympathique. Je décidai de suivre les traces pour m'amuser un peu. La neige en bord de piste, est toujours un peu particulièrement, et la posture à aborder est donc très différente de celle sur les pistes. Sur les pistes, il faut généralement avoir ses appuis vers l'avant, alors qu'en bord de piste, il faut mettre son poids un peu en arrière au risque de s'enfoncer dans la poudreuse. Le soucis était que si on ne gère pas bien l'équilibre entre la vitesse et le poids qu'on appliqué sur l'arrière, on finit par tomber en arrière, bien évidemment. Le ski en bord de piste, et par extension hors piste, est donc d'autant plus fatiguant. Mais il permet de découvrir la neige d'une toute autre manière. On ne cesse de faire des légers sauts, qui causent un petit bruit un peu rythmé qui a son charme. Et puis on perd de la vitesse extrêmement rapidement sans même que la pente ne soit particulièrement raide. Seulement voilà, le soucis du bord de piste, c'est que de mauvaises surprises peuvent survenir. Un bâton qu'un autre skieur devait avoir perdu plus tôt dans la journée se prit dans mes skis, ce qui me fit chuter en plein dans la poudreuse. Mon corps s'enfonça alors dans le bon mètre de neige bien moelle, mes skis se déchaussèrent, et j'avais la gueule enfoncée dans la matière blanche. Ma première réaction fut de râler, et de me relever au plus vite avant de virer la neige de mon visage. Un autre skieur arrive derrière moi, et ne me voit qu'au dernier moment. En tentant de m'éviter, il tombe lui aussi, à côté de moi. Après avoir un peu râlé et s'être relevé, nous nous regardons, puis nous éclatons de rire. Je me laisse tomber dans la neige, histoire de reprendre un peu mon souffle. La neige fait comme une sorte de fauteuil autour de moi. Nous échangeons quelques banalités au sujet de la qualité de la neige et de la météo sur la station, puis l'homme repart. De mon côté, je peine à me relever. La neige s'enfonce sous mes bras alors que je tente de m'en servir comme appui. Après avoir un peu bataillé, je remonte chercher mes skis, pour enfin pouvoir retourner sur la piste et rejoindre Juliette.


###

J'avais fait exprès de retenir le siège où elle avait pris place avant de partir pour ce moment. Juliette était tranquillement assise sur une sorte de terrasse enneigée d'un restaurant en bas des pistes, à faire je ne sais quoi, visiblement concentrée. J'avais fait en sorte de prendre le plus de vitesse possible, histoire d'arriver assez vite malgré les quelques dizaines de mètres de plat qui la séparait de la fin des pistes. Une fois arrivé à moins de cinq mètres d'elle, je fis ce que tout bon con qui se respecte fait au moins une fois par séjour au ski : un dérapage qui balança une bonne dose de neige sur elle. J'éclatai de rire, attendant sa réaction avec impatience.


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Juliette Polanski

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Dim 7 Jan 2018 - 17:54
    Etant née à l'intérieur des terres, et dans une région plus pluvieuse que neigeuse, je n'ai pas grandit avec la neige et, de ce fait, cet élément m'a toujours fasciné. Avec le temps, le climat de notre région a petit à petit évoluée et, vers mes huit ou neuf ans, la neige est tombée pour la première fois dans le jardin familial. Je me souviens parfaitement de ce jour-là : je n'avais pas réussi à dormir de la nuit, priant pour que les prévisions météos soient correctes, impatiente d'être au lendemain, attendant ce jour comme s'il s'agissait de Noël... La première chose que j'ai faite en me levant a été d'ouvrir mes volets et je suis tombée en admiration sur le paysage : le jardin était recouvert d'un magnifique tapis ivoire, les branches des arbres supportaient de la neige, qui tombait en petits paquets sur le sol, et le temps semblait s'être soudain arrêté. Complètement surexcitée par cette vision du paradis, je ne pris pas la peine de déjeuner et je m'habillais pour sortir dans le jardin, où j'y passerais une grande partie de la journée, rentrant seulement pour manger et lorsque mes parents m'appelaient. Jess était aussi fou que moi et on passe notre temps à créer des Blizzaroi de neige et à se faire des batailles de boule de neige, finissant bien vite trempé. Ce souvenir m'émeut aussi beaucoup parce que je me souviens encore de la réaction de notre Ponchien familial, qui avait littéralement plongé dans la neige. Il nous avait ensuite montré la voie en se mettant en haut d'une petite colline et en se laissant glisser sur les fesses, jappant de bonheur malgré son âge. Nous l'avons imité et avons découvert les joies de la luge entre frère et sœur... Cette journée, et celles qui suivirent, fait partie des plus belles de mon enfance.

    L'année suivante, nos parents nous ont emmené à Flocombe, à une station de ski : c'était la première fois que nous partions en vacances, ils n'aimaient pas beaucoup tout cela. Je ne sais toujours pas pourquoi ils ont fait ça ; voulaient-ils nous faire plaisir en réalisant que nous avions adoré cette expérience ? En tout cas, si leur volonté était peut-être bonne la réalisation ne l'a pas été. Les vacances ont été un cauchemar sur plusieurs points, nos parents se montrant beaucoup trop strict, nous refusant de nombreux plaisirs et ne partant jamais en randonnée, alors qu'on aurait rêvé gravir les pentes de la montagne pour profiter du paysage... N'étant pas très à l'aise sur des skis, j'ai passé une partie des vacances dans la location, subissant les plaintes de ma mère trouvant que je ne profitais pas de ce qu'ils nous avaient offert. Ce fut nos seules vacances, et je ne l'ai pas regretté.

    C'est donc les yeux plein d'étoiles que je contemple le Mont Lanakila, admirative, un sourire enfantin au coin des lèvres. Charles ne pouvait pas savoir à quel point il me faisait plaisir en m'invitant ici après sa victoire lors des élections. Quel meilleur moyen de renouer avec la neige que de passer de nouvelles vacances auprès de lui ? Mes sentiments à son égard n'ont de cesse de se renforcer au fil du temps et je suis vraiment heureuse que ce soit avec lui que je puisse renouer avec la neige et tout ce qu'elle a représenté lors de mon enfance. Le ski ne sera cependant pas de la partie pour moi : avec mes mauvais souvenirs je n'en ai pas très envie et, surtout, je doute que ce soit une bonne idée avec ma hanche. Charles est donc parti skier seul, ayant compris et accepté ma condition, et je suis restée en bas, les pieds dans la neige, mon sourire aux lèvres. Profitant d'être seule - la station n'a pas l'air très fréquentée en ce moment - je décide de créer un bonhomme de neige, aidée par Mia, même si celle-ci passe le plus clair de son temps à courir partout dans la neige comme une gamine... C'est sa première fois après tout, rien d'étonnant.

    J'ai fini par laisser le bonhomme de neige à sa place et d'aller me prendre un chocolat chaud, profitant du commerce installé au bord de la piste. Mon gobelet chaud dans la main, je m'éloigne de l'endroit pour aller me mettre sur une table près des skieurs, réservant le siège à côté de moi comme il me l'avait demandé, et j'observe ceux-ci avec un regard rêveur, ne me lassant pas de cette vue formidable...

    ###

    Ah, je le vois ! Un sourire aux lèvres je sors de mes rêveries sur la neige et je le suis du regard, en profitant pour regarder un peu son jeu de jambes. Ça se voit qu'il a déjà bien skié par le passé, il glisse avec une grande assurance... Et il se rapproche beaucoup dis donc. Un peu beaucoup même. Je n'ai pas le temps de comprendre son plan que ses skis projettent une déferlante de neige, directement dans ma face : je suis trempée. Je me lève aussitôt.

    - Châârles, voyons ! Malgré le froid, je pense à accentuer son prénom, comme nous le faisons parfois pour rigoler. Je me lève ensuite pour le rejoindre et lui donne un coup de canne dans le dos ; rien de bien violent, juste assez pour qu'il le sente. Aie plus de respect pour les anciens !


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Charles Finley

Charles Finley
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Région : Alola
Dim 21 Jan 2018 - 2:20
Au moment de faire ma blague, je me rends compte que ce n'était peut-être pas une si bonne idée. Et si j'avais bousillé son téléphone ou autre matériel ? Je suis donc rassuré par sa réaction : elle dit mon nom avec ce ton ironique, un peu snob et bourgeois qu'on emploie de temps en temps pour rire, ce qui veut dire qu'elle a pris ça à la légère. Je ris donc à gorge déployée, fier de ma connerie, avant d'être surpris par un coup de canne dans le dos. Rien de bien méchant, mais je ne m'y attendais pas du tout. Cette complicité, le fait qu'on puisse avec des délires, faire preuve de légèreté, c'est une bouffée d'air dans ma vie si sérieuse.

-Aïe. Oui mamie, promis j'le referai plus !

Je déchausse mes skis pour aller chercher un siège pas loin et me poser à côté de Juliette. Je ferais bien plus de ski, mais j'ai aussi envie de passer du temps avec elle. Je ne l'ai pas faite venir ici juste pour qu'elle me tienne compagnie le soir. Ce ne serait pas correct. Et puis il me restera du temps pour skier, autant profiter du soleil pour discuter un peu. On n'a pas eu de temps à nous comme ça depuis un petit moment déjà. Je pose donc mon siège, et, à peine mon cul était-il installé, que mon smartphone s'affole dans ma poche. Un peu surpris, je mets quelques secondes à comprendre ce dont il s'agit.

-Oh merde, c'est l'alarme de l'incubateur ! L’œuf est en train d'éclore !

Il s'agit de l'oeuf que m'a offert Blaze. Je l'ai pris avec moi parce qu'il était possible qu'il éclose pendant cette semaine, étant donné qu'il avait passé le plus clair de son temps dans un incubateur à l'appartement. Je l'avais laissé dans l'incubateur dans notre chambre d'hôtel. Nous étions sur la terrasse de l'hôtel en bas des pistes, et mes après-ski étaient dans un casier prévu à cet effet devant l'entrée. Je me précipitai donc là-bas pour changer mes affaires pendant que Juliette me rejoignait. J'avais coupé l'alarme, un peu stressante, mais j'espérai que le processus était encore en cours. Une fois mes après-ski chaussés, je me pressai dans notre chambre, au premier étage. C'était Juliette qui avait gardé les clés, étant donné qu'elle était restée en bas des pistes, aussi je n'avais pas non plus de raison de trop courir. Je ne voulais de toute manière pas la laisser derrière. Elle faisait surement de son mieux pour se dépêcher de toute manière.

Une fois que la porte fut ouverte, je me précipitai vers l'incubateur qui était posé sur le bureau de la chambre. Quelques craquelures avaient commencé à se dessiner, mais l’œuf était toujours fermé.

-J'ai hâte de voir à quoi il va ressembler.


Par gène, surement parce que je n'avais pas trop l'habitude d'exhiber des émotions dans un contexte comme celui-ci, je masquai un peu mon excitation qui était pourtant à son comble. Assister aux premiers instants d'un petit Goupix à l'air libre serait surement un moment émouvant. Et puis il allait être trop mignon. Petit à petit, l’œuf continuait de se fissurer, puis quelques petits morceaux commencèrent à tomber, laissant un peu apparaître le pokémon à l'intérieur. Quelque chose clochait : à certains endroits, sa peau semblait noire, à d'autres rouges, à d'autres bleue voire même blanche. Les Goupix étaient censés être rouge-orangés, et comme ils étaient hybrides et que leur mère était d'une couleur atypique, il n'était pas étonnant que ce bébé le soit aussi, mais quatre couleurs, aussi différentes les unes des autres, c'était tout de même étrange.

Le mystère ne dura pas bien longtemps. L'oeuf se fendit en deux, dévoilant deux petits Goupix enlacés. L'un était gris-noir, avec le bout des pâtes, une partie du pelage sur sa tête. L'autre était blanc et bleu, un peu plus semblable aux spécimens qu'on trouve à Alola. Tous deux avaient une unique queue blanche, comme tous les Goupix à la naissance, m'avait prévenu Blaze. Tous deux crachèrent une minuscule flamme en toussant, marquant leur première bouffée d'air. C'étaient donc deux pokémons de type de feu, comme leur mère, deux Goupix qui étaient donc plutôt semblables à l'espèce de Kanto, même si la biologie est probablement plus compliquée que ça.

-Alors là... je sais pas trop quoi dire... ils sont mignons en tout cas...


Les deux pokémons se tenaient maintenant debout sur leurs pâtes, peut-être encore un peu fébriles, et nous fixaient avec un regard qui traduisait plutôt de la curiosité que de la peur. C'était de bonne augure. Je tendis ma main vers eux, et si le blanc ne réagit pas trop, c'est le noir et rouge qui se rapprocha vite de moi et commença à frotter sa tête contre mes doigts. Il était tout doux, et vraiment attendrissant. De son côté, le blanc semblait plutôt intéressé par Juliette, me semblait-il. En tout cas, c'était impressionnant d'assister à la naissance de pokémons. Contrairement aux humains, la plupart des pokémons naissent beaucoup plus capables. Nous naissons tous prématurés. Les pokémons doivent vite s'adapter à leur environnement naturel et son souvent en mesure de se défendre après quelques jours, même si tout est évidemment relatif. Là où nous humains mettons des mois à apprendre à marcher, les deux Goupix se tiennent déjà parfaitement sur leurs pattes et semblent plutôt à l'aise.

-Coucou, toi.. t'es vraiment mignon..

Le petit Goupix noir et rouge continuait de se frotter à mes doigts, avec des plus en plus d'intensité. Je n'osais pas la bouger de peur de le contrarier, il avait l'air content comme ça.




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Juliette Polanski

Juliette Polanski
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Région : Alola
Lun 29 Jan 2018 - 18:08
Ca me fait du bien de l'avoir de nouveau auprès de moi, même si j'ai eu le droit à une petite douche glacée. Le coup de canne que je lui ai donné m'a aussi fait du bien, je dois bien l'avouer, même si j'espère maintenant très fort qu'il n'y ait pas un photographe dans le coin qui aurait pris une photo de la scène ; avec les journalistes, on ne sait jamais ce qu'ils peuvent te sortir. Enfin, je laisse ça de côté et je retourne m'asseoir à ses côtés, me collant à lui pour qu'il profite lui aussi de mes vêtements d'hiver mouillés par la neige qu'il m'a envoyé... Cependant, Charles ne reste assis qu'un instant puisqu'une alarme provenant de son téléphone se met à résonner bruyamment : un large sourire éclaire son visage lorsqu'il parle de l'incubateur.

- Génial, on va voir la naissance ensemble ! Dépêchons nous, faut surtout pas le manquer !

Me sentant pousser des ailes, je me redresse d'un coup et je rejoins Charles qui est vite parti aux casiers pour se changer et pouvoir retourner à l'appartement loué. Le temps qu'il se change je suis arrivée à sa hauteur et je le suis lorsqu'il se précipite dans les escaliers, bien que je sois moins rapide. Je le rattrape aux dernières marches, puisqu'il m'a attendu, et j'ouvre la porte de l'appartement, prenant le temps de refermer à clé derrière nous tandis que Charles a été directement voir l’œuf qui attend... Ou qui s'est peut-être déjà ouvert. En le rejoignant, je constate que des craquelures sont en train de prendre de l'ampleur mais que le petit animal est encore à l'intérieur de l’œuf...

- Ouf, on arrive juste à temps...

Je me glisse contre lui, sautillant presque d'impatience alors que quelques morceaux de coquille tombent : on y est presque. C'est la seconde fois seulement que je vais pouvoir voir une éclosion, la première ayant été celle de Guimauve, mon Tadmorv de compagnie. Autant dire que j'ai du mal à tenir sur place alors que la coquille continue de se fissurer... Jusqu'à se casser entièrement et nous montrer son hôte... Ou plutôt ses hôtes : deux Goupix étaient à l'intérieur, enlacés l'un contre l'autre.

- OOOOOOOOH ! C'est plus fort que moi, je n'ai pas pu m'empêcher de lâcher un cri admiratif en voyant les deux adorables boules de poils. Des jumeaux, c'est extrêmement rare !

Comme la plupart des bébés, il ne leur faut pas beaucoup de temps pour se redresser et se mettre sur leurs pattes ; les deux Goupix nous observe avec curiosité et, voyant que le rouge vient renifler la main de Charles, je rapproche la mienne du gris et bleu et je souris en le voyant renifler ma peau avec curiosité avant de venir chercher le contact. Complètement sous le charme (et Charles aussi, ça se voit !) je le caresse avec douceur et je me laisse aller, profitant du contact, le câlinant en le prenant finalement dans mes bras, délaissant ma canne. La petite, puisqu'il s'agit d'une femelle, se blottit contre ma poitrine et profita du contact...

Au bout d'un certain temps, je n'ai pas fait attention à combien de temps nous sommes restés comme ça, je constate que les deux jumeaux dorment profondément. Je me dirige vers le canapé et je dépose la petite femelle grise près d'un coussin, souriant en la voyant se blottir.

- Laissons les se reposer... Je ne crie pas cette fois, chuchotant pour ne pas déranger les pokémons. Je retourne auprès de Charles, un sourire aux lèvres. Tu veux faire quelque chose de spécial ce soir ?


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Charles Finley

Charles Finley
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Mer 7 Fév 2018 - 13:50
Jamais je n'aurais pensé être aussi ému par l'éclosion de l’œuf. La surprise de voir naître des jumeaux a certainement joué, mais je pense surtout que la présence de Juliette donne une petite atmosphère... familiale en quelque sorte, à cet événement. Voir Juliette se laisser emporter par l'émotion m'a un peu entraîné dans l'humeur, et maintenant que les premiers instants sont passés et que tout cela redescend un peu, je prends conscience du tourbillon qui se déroulait dans ma tête et mon corps. Je continue de fixer le petit Goupix rouge et noir, attendri. Je lui caresse tout doucement la tête alors qu'il s'endort, blotti contre son frère - ou sa sœur - en faisant attention de ne pas le gêner. Les voir comme ça les rendait encore plus mignons. Juliette finit par proposer qu'on les laisse se reposer, puis me demande si je souhaite faire quelque chose de spécial ce soir, surement pour fêter la naissance, j'imagine. J'arrête, un peu à contrecœur, de caresser le doux pelage de la petite tête du nouveau né, et je me tourne enfin vers elle, puis lui chuchote une réponse.

-C'est une bonne idée, oui. Il y a un restaurant sympa dans la station avec une ambiance un peu calme, je ne savais pas trop quand t'y inviter mais c'est l'occasion. Je pense qu'on pourra négocier pour les amener avec nous.

Je dépose un baiser sur ses lèvres avant d'aller chercher quelque chose dans le meuble de lu lavabo de la salle de bain. Je reviens dans la chambre avec une petite serviette toute douce. Je la dépose doucement sur les Goupix afin d'éviter qu'ils n'attrapent froid. Je leur jette un dernier regard avant d'accompagner Juliette hors de la pièce, en prenant soin de ne pas faire trop de bruit avec la porte. L'idée était de les laisser se reposer tranquillement. De toute manière, l'incubateur était aussi doté d'un capteur de sons et de mouvements qui m'alerterait, là encore grâce à l'application sur mon smartphone, lorsque les Goupix se réveilleraient ou s'agiteraient.

-Ils sont trop mignons, hein ?! Je m'attendais vraiment pas à ce qu'ils soient deux. Et le rouge et noir a l'air de bien m'apprécier, je suis content. La blanche, elle a plutôt l'air de te préférer, par contre...


Je marque une pause en souriant, en attendant sa réaction. Je ne sais pas si elle va le comprendre, mais je suis en train de laisser entendre qu'elle pourrait très bien la garder. D'abord parce que ça me ferait plaisir de lui faire un tel cadeau. Mais aussi, je dois l'admettre, parce que si j'ai reçu cet oeuf en cadeau,c'est pour que naisse un futur partenaire de mon équipe de pokémons, et qu'avoir deux pokémons d'une même espèce serait redondant, et pas forcément très utile pour moi. Alors plutôt que d'en mettre un de côté, autant en offrir un à Juliette. J'aurais pu pousser le vice et attendre de voir lequel des deux a le plus grand potentiel au combat, mais ce ne serait pas très correct, et il semblerait que les petits ont déjà fait leur choix. Et puis de toute façon, du peu que je savais de la génétique, fort était à parier que les deux aient un potentiel sensiblement identique.

Une fois que nous fûmes descendus en bas des escaliers, je me dis qu'il fallait peut-être que je préviennes Blaze - décidément, j'avais du mal à me faire à son nom de scène, il préférait que l'on l'appelle comme ça, mais vu d'Alola, ce nom était un peu amusant - de cette naissance.

-Il faudrait que j'appelle mon collaborateur pour le prévenir, tu sais, celui qui m'a offert l’œuf ! Je te rejoins, tu retournes au même endroit ?

Je n'avais pas trop envie de téléphoner dehors, ça risquait de vraiment me faire froid aux mains.


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Juliette Polanski

Juliette Polanski
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Région : Alola
Sam 10 Mar 2018 - 17:03
Cette éclosion surprise est un moment particulièrement émouvant, et je suis vraiment touchée que Charles ait fait en sorte qu'on puisse le passer ensemble... Je ne pourrais pas le comparer à la naissance d'un de nos enfants mais, tout de même, l'ambiance chaleureuse qui entoure ces deux naissances fait beaucoup de bien et semble nous rapprocher. Pendant que je continue de caresser la petite Goupix qui semble s'être attachée à moi à sa naissance, je demande à Charles si il a quelque chose en tête pour ce soir tout en déposant les petits dans le canapé, qu'ils aient le droit à plus de confort. Celui-ci semble partant pour un restaurant et, ne doutant jamais de ses choix puisqu'il a bon goût, j'acquiesce d'un hochement de tête.

- Ça me va, faisons ça !

Je laisse mon compagnon s'occuper de ramener de quoi les protéger et je continue de profiter de leur présence, les deux petits êtres dormant l'un contre l'autre, naturellement blottis, semblant se protéger l'un et l'autre. Des faux jumeaux... Cela promet une magnifique complicité à l'avenir. Je me redresse lorsque Charles les couvre d'une serviette, le geste me faisant sourire, et je lui vole un baiser au passage. Nous sortons ensuite pour qu'ils puissent profiter de leur première sieste dans le silence et, comme nous avons encore plusieurs heures devant nous avant le restaurant, nous pouvons encore profiter de l'extérieur ; après tout nous sommes là pour ça, même si cette naissance risque de chambouler un peu nos plans.

- Oui, ils sont vraiment adorables ! Tu savais que c'était très rare d'avoir des jumeaux dans un œuf ? On a vraiment de la chance... Ou c'est le destin ! Quand je commence à parler pokémon, il est plutôt difficile de m'arrêter. Je ne comprend pas vraiment le sous-entendu de mon compagnon, même si je le commente. D'ailleurs c'est drôle, le mâle s'est tout de suite attaché à toi alors que la femelle l'a fait avec moi. C'est un hasard tu crois ?

Je suis toute sourire alors que nous discutons des nouveaux nés, ne cachant pas ma joie ; c'est toujours un grand moment d'assister à une naissance. Je garde mon sourire pendant que nous descendons l'escalier, à un rythme assez lent pour moi pour ne pas changer, ma canne cognant contre les marches à intervalle régulier. Au moins, quand je suis dehors j'ai l'impression qu'il fait tellement froid que je ne sens pas l'habituelle douleur à la hanche.

- Oui, je t'attend là-bas ! Je te prend quelque chose en t'attendant ?

Une fois qu'il m'a donné sa réponse, nous nous séparons et je reprend une table à l'extérieur, attendant que le serveur passe pour lui prendre un chocolat chaud avec une gaufre tout en prenant la commande de Charles. Toujours souriante en pensant à la naissance, je ne peux m'empêcher d'envoyer un sms à Hypolitte pour lui raconter la naissance, voulant partager cette belle nouvelle... De belles vacances en perspective avec ces deux petits bout de chou à nos côtés.


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Charles Finley

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Mer 21 Mar 2018 - 18:43
Juliette est emballée par l'idée du resto, et ça tombe bien, il y a un resto très sympa et reconnu qui sert des spécialités montagnardes à base de beaucoup de fromage. Vraiment beaucoup. Et je crois me rappeler qu'elle adore ça. Elle en remet ensuite une couche sur l'événement du moment. Je ne doute pas une seconde de ce qu'elle me dit, des jumeaux dans un même œuf, ça ne doit pas être très banal. Je n'en avais jamais entendu parler, alors que je côtoie régulièrement des acteurs du monde de l'élevage à la mairie. Son enthousiasme est vraiment adorable. Je me demande juste ce qu'elle entend par "destin". Je ne pensais pas qu'elle était du genre à croire à ce genre de choses, mais pourquoi pas après tout. Elle me pose ensuite une question qui ne m'était pas venue à l'esprit automatiquement mais qui fait sens.

-C'est possible tiens, j'avais pas remarqué. Cela dit, c'est toi la spécialiste, à toi de me le dire ! Peut-être aussi qu'il est juste plus intelligent parce que c'est un mâle, alors il a compris qu'il valait mieux se rapprocher de moi.

Une fois ma boutade un tout petit peu sexiste balancée, je me protège par réflexe en attendant le coup qui risque de venir. C'est aussi une manière de montrer que je blague. J'espère juste qu'elle ne le prendra pas mal, ça serait un peu dommage, j'ai pas vraiment envie de me caser avec une féminazie sans humour.

Par la suite, on descend, et je reste un peu dans le hall pour appeler Blaze en invitant Juliette à m'attendre dehors. Il faut qu'il sache ! Il va surement être aussi surpris que Juliette et moi. Et je ne peux pas trop téléphoner dehors, le froid fait trop mal aux mains. Lorsqu'il décroche, passées les quelques formules de politesse, il me demande d'emblée si j'ai des nouvelles, sous entendu de l’œuf. Il a dû faire le rapprochement. Je n'aurais pas vraiment eu d'autres raisons de l'appeler.

-Tu vas pas le croire, y en avait deux, deux Goupix, un mâle noir et rouge et une femelle blanche avec un peu de bleu ! Ils sont super mignons, et je pense que je vais laisser la femelle à Juliette, elles ont l'air de bien s'entendre !

Blaze me félicite d'abord, puis s'adresse à sa Feunard pour lui annoncer la nouvelle. Je l'entends pousser un petit cri de joie. Elle aimerait certainement rencontrer ses petits. Je me demande si elle ne le vit pas mal d'en être séparée. J'imagine que Blaze ne me l'aurait pas donné si ça faisait souffrir son Pokémon. C'est pas son genre je crois, surtout pas avec elle, ils sont tellement liés. Il n'a pas l'air d'avoir d'objections quant au fait d'offrir la femelle à Juliette non plus, ce qui me rassure un peu. Par ailleurs, selon lui, on pourra commencer à vraiment entraîner le Goupix quand il aura trois queues. Avant, ça ne vaut pas le coup, il vaut mieux le laisser s'amuser un peu et profiter. Je note. Il me demande ensuite une photo des deux bébés puis s'apprête à raccrocher parce qu'il a un rendez-vous pour notre projet qui ne va pas tarder à démarrer. Je le remercie encore pour ce magnifique cadeau, et je lui souhaite bonne chance.

Je rejoins ensuite Juliette à sa place de tout à l'heure. Je récupère mon chocolat chaud et je prends place à côté d'elle. Après l'avoir embrassée, je remarque que son téléphone vibre et qu'elle a reçu un message d'un certain "Hypolitte". Je ne veux pas trop m'immiscer dans sa vie au risque d'avoir l'air de chercher à la contrôler, mais je me demande qui ça peut bien être, elle ne m'a jamais parlé de cet homme. Je décide quand même de garder ma curiosité pour moi, elle m'en parlera si elle le souhaite. Peut-être qu'elle a même remarqué mon coup d’œil. Je m'enfonce dans mon siège pour profiter de mon chocolat chaud histoire de me ressourcer après toutes ces émotions. Je pense que je vais essayer de retourner sur les pistes un petit moment histoire de profiter un peu plus du beau temps du jour.

-Quand j'aurai terminé mon chocolat, je vais remonter profiter un peu, et je redescendrai un peu avant la fermeture histoire qu'on ait le temps de se préparer pour le resto de ce soir. En tout cas moi j'aurai besoin d'une bonne douche ! Si je te donne le nom ça t'irait de réserver quand je serai parti ?


Je me dis que ça sera l'occasion pour qu'elle jette un œil à la carte et qu'elle en ait bien l'eau à la bouche, et puis comme ça j'évite de passer pour celui qui veut tout faire lui-même. J'ai un peu eu ce soucis pendant ma dernière vraie relation, alors je fais un effort. Je veux éviter de passer pour celui qui essaie de tout contrôler. Déformation professionnelle.




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Juliette Polanski

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Sam 21 Avr 2018 - 15:16
Je lâche un rire à la boutade de Charles, sans oublier de lui donner un léger coup de canne dans les jambes, histoire de. Décidément, il ne loupe jamais une occasion de sortir l'une de ses blagues pas drôle, heureusement que je m'y suis habituée et que je sais qu'il rigole, d'autres pourraient mal le prendre... Et il vaut mieux qu'elles restent en privé vu sa position ! Une fois ce moment passé nous laissons les deux Goupix dormir l'un contre l'autre et sortons de l'appartement, avant que Charles ne m'explique qu'il veut téléphoner à l'homme qui lui a offert l’œuf ; j'acquiesce d'un hochement de tête, comprenant parfaitement qu'il veut partager la bonne nouvelle avec celui qui l'a rendue possible... Je lui vole un baiser léger et je sors de l'immeuble pour retourner à la même table que tout à l'heure, commandant deux chocolats chaud au serveur avec un sourire. Je pose ensuite ma canne contre la table et je m'installe, sortant mon téléphone pour écrire un message à Hypolitte, lui parlant de cette naissance étonnante, sans aller plus dans les détails.

Le serveur passe déposer les deux tasses près de moi et je repose mon téléphone sur la table, attendant à peine une minute avant que mon compagnon ne me rejoigne, souriant. Nous échangeons un nouveau baiser alors que mon portable vibre sur la table ; j'attend que Charles soit installé, chocolat en main, pour reprendre le téléphone et lire le message de Hypolitte, qui est assez concis pour ne pas changer de l'ordinaire. Je sens tout de même qu'il est curieux. Cela me tire un sourire amusé mais je ne lui répond pas, reposant l'appareil sans me rendre compte que cela a suscité la curiosité de mon ami.

- Tu as bien raison, profite des pistes ! J'attrape mon téléphone et je note le nom du restaurant qu'il a visé. File, je les appellent et je nous réserve une table !

Je lui vole un autre baiser et je le regarde s'éloigner pendant un moment, avant de sortir de mes rêveries et de reprendre mon téléphone pour appeler. On a de la chance, ils ont une table pour deux personnes, que je réserve à mon nom tout en précisant pour les deux Goupix. Je me balade ensuite sur leur site internet - salivant en voyant tous ces plats à base de fromage - puis je bois mon chocolat chaud en regardant Charles dévaler les pentes, cette activité m'occupant jusqu'à ce qu'il me rejoigne de nouveau...

Cette fois, pas de neige dans la figure. Nous rentrons ensemble dans l'appartement où les Goupix sont toujours en train de dormir et, après avoir retiré toutes les couches me protégeant du froid, je traîne immédiatement Charles dans la salle de bain. Après avoir activé le chauffage je me fais un plaisir de le déshabiller lentement, un sourire aux coins des lèvres, aimant tout particulièrement ce genre de moments que nous partageons, rien que tous les deux. Je recule d'un pas une fois nu et le regarde d'un air satisfait.

- Mmh, c'est bien mieux ainsi !


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Charles Finley

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Dim 17 Juin 2018 - 1:36
Je me retrouve sur un télésiège à côté de deux jeunes qui rient en reparlant de leur soirée arrosée de la veille. Je me rends compte que ma vie a bien changé depuis les années en école. J'ai l'impression d'être un peu devenu un vieux. Un brin de mélancolie me prend, puis je repense à ma situation actuelle. A Juliette, surtout. Je me rends compte que finalement; je suis peut-être mieux maintenant. Les soirées à prendre des cuites, les lendemains de soirée passés à se les ressasser, parfois à vomir aussi, c'était bien sympa, mais c'était intense et éphémère, et finalement assez superficiel. Vient un moment où on veut vivre quelque chose de plus authentique et plus profond. J'ai l'impression que c'est ce que je vis avec Juliette. Je ne lui ai pas dit, mais c'est la première fois que j'ai une relation sérieuse avec une femme. Être passé d'un looser sans aucun succès auprès des filles à un tombeur en quelques mois seulement, le tout couplé au monde des grandes universités, font que je n'ai vraiment eu que des relations sans avenir, uniquement pour le sexe et le statut social, jusqu'alors. C'était plaisant, ça a beaucoup boosté mon égo, mais aujourd'hui, je veux autre chose. Pour le moment, je suis surpris de ma capacité à ne pas foirer. Je ne pensais pas m'en sortir aussi bien. Et puis, le coup des Goupix, c'est drôle, j'ai l'impression que ça pourrait nous rapprocher encore. Tout est déjà allé bien vite, cela dit.

Perdu dans mes pensées, un grand sourire aux lèvres que je n'avais même pas remarqué jusqu'alors, je manque de rater l'arrivée en haut du télésiège. C'est l'agitation des jeunes à côté de moi qui me rappelle à la réalité. Je me prépare à atterrir sur la neige. Me voilà de nouveau tout en haut de la station. J'aime cette sensation d'être au sommet. C'est un peu métaphorique, j'imagine, aussi. Mon père me l'a toujours dit : il vaut mieux avoir sa place en haut, et avoir l'opportunité de descendre quand on le souhaite, parce que quand notre place est en bas, on peut difficilement gouter aux sommets. Il parlait bien entendu du monde professionnel et du monde social. Presque tout ce que j'ai fait ces dernières années, je l'ai eu avec une chose en tête, grimper les échelons, rapidement, sans brûler les étapes pour autant. Je regarde les montagnes en face, plus hautes encore. Je suis encore loin du sommet, mais j'ai fait un bon bout de chemin. Peut-être même un peu trop, trop vite, diraient certains. C'est une aubaine que Juliette soit là pour me remettre les pieds sur terre, me rappeler les petits bonheurs de la vie. Parce qu'on a vite fait de se faire bouffer. Cela dit, quand je suis au travail, je garde ce crédo.

Je me tourne vers la piste, et j'entame ma descente, en profitant autant que possible des courbes offertes par les hautes pistes noires pas damées. Je commence quand même à sentir un peu de fatigue dans mes jambes. Je ne suis plus aussi souple qu'avant, par manque de pratique, peut-être aussi à cause du surmenage des derniers mois pour préparer la campagne aussi. Et puis, ce coup de canne de Juliette, ça a pas dû aider, je vais la blâmer, tiens ! Du coup, je fais attention, je prends mon temps. Je ne peux pas me permettre de me blesser bêtement. Et de toute manière, c'est peut-être plus agréable comme ça. C'est une autre sensation, en tout cas, de prendre son temps, de profiter du paysage, de l'air frais, du calme des plus hautes pistes, plutôt que de se précipiter pour l'adrénaline.

Après avoir pris mon temps, j'arrive de nouveau en bas des pistes, heureux de l'expérience agréable de la descente. Je souris bêtement en apercevant Juliette, posée au même endroit. Je glisse tranquillement jusqu'à elle. Je ne fais bien entendu pas la même blague deux fois d'affilée, je me contente de m'arrêter doucement à côté d'elle.

-Je t'ai pas trop manqué ?


Je lui souris, l'embrasse, puis on monte dans la chambre. Les deux bébés dorment encore, je les observe d'un regard attendri, et je ne me rends pas compte que Juliette est en train de se mettre à l'aise à côté. Lorsque je tourne la tête vers elle, elle est tout de suite moins couverte, et me traine dans la salle de bain où elle me déshabille avec ce regard que je commence à connaître, qui suffit à réveiller quelques sensations en bas, par anticipation. Une fois le méfait accompli, elle prend un air fière et satisfaite. Elle a aussi probablement remarqué que je ne suis moi-même pas indifférent à cette situation.

-J'ai pas mal transpiré on dirait, on va dans la douche ?


La douche de l'hôtel est bien plus spacieuse que celle de chez moi, où on a pris l'habitude de s'amuser un peu. Elle est aussi vachement pratique, je veux la même. Le pommeau est accroché au plafond et il suffit de se mettre en dessous, plutôt que de s'embêter à le faire tenir avec le bon angle, tout ça. Je m'amuse à allumer l'eau sans prévenir, pour surprendre Juliette avec l'eau froide des premiers instants. Je suis aussi touché, mais son petit cri aigüe en vaut la peine. L'eau chauffe de toute manière plus rapidement, et d'ailleurs, il n'y a pas que la température de l'eau qui monte.


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Juliette Polanski

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Sam 23 Juin 2018 - 16:02
Confortablement installée à ma table, je sirote mon chocolat chaud en attendant que Charles n'arrive tout en haut de la piste, qui me ferait peur si j'y étais. Il faut dire que je n'ai jamais été sportive, je me forçais quand j'étais à l'école parce que je n'en voyais pas l'intérêt et, maintenant, avec mes soucis de santé, je ne risque pas de m'y mettre. C'est donc tout aussi bien que je le regarde profiter de la neige sans me fatiguer, de toute façon ce n'est pas parce que je ne peux pas skier avec lui que nous ne profiterons pas de nos vacances tous les deux... En amoureux en somme. Même si nous n'avons jamais dit ce genre de mots dans l'intimité, je dois bien avouer que mes sentiments pour lui se sont beaucoup développés depuis notre dernière rencontre, tout comme notre relation. Je me sens bien à ses côtés, on arrive à se voir de manière régulière et on profite toujours l'un de l'autre de manière différente, parfois avec un petit restaurant, une autre fois ce sera une soirée pizza-film dans le canapé, et j'en passe... Mais dans tous les cas, quoi que l'on fasse, je suis bien.

La piste est trop loin pour que je puisse le discerner du reste des skieurs, je regarde donc plutôt vers le bas de la piste, plus proche, où je serais capable de repérer ses vêtements, tout en m'allumant une cigarette, profitant d'être à l'extérieur et de pouvoir le faire ; hors de question de fumer en intérieur, je ne supporte pas ça, je ne veux pas que Charles subisse ça, même si ce sont des cigarettes mentholées. Enfin bref... Je finis par le repérer et je me redresse un peu, le regardant skier avec habileté, ravie de pouvoir le contempler dans un autre élément que la ville... Ça va vraiment nous faire du bien ces petites vacances, il a eu une bonne idée.

Il me rejoint finalement, tout en délicatesse cette fois, et je me lève pour l'accueillir, lui volant rapidement un baiser, souriante.

- Terriblement ~

Nous ne perdons pas de temps pour retourner à l’appartement, où la température est plus clémente. Les deux pokémons dormant encore et ayant terriblement envie d'une douche je ne perd pas davantage de notre temps (après tout nous avons un restaurant ce soir, le temps va passer vite) et je l'entraîne à ma suite dans la salle de bain avant de le déshabiller lentement, un sourire au coin des lèvres. J'en profite pour caresser son torse avec tendresse, ne me lassant pas de cette agréable sensation. Je relève la tête à ses mots, un sourire amusé glissant sur ses lèvres.

- Evidemment, on est là pour ça après tout ~

Nous nous glissons dans la spacieuse cabine mais Charles me fait une fois de plus le coup de l'eau froide et je sursaute en me collant à lui au contact, même si ça ne change rien à la brève douche froide que je viens de recevoir. Je lâche un grognement en relevant la tête et en le regardant mais l'arrivée de la chaleur me calme et je me colle finalement contre lui, ma tête posée contre le bas de son épaule et mes bras passés autour de son corps ; je me sens toujours parfaitement bien dans ce genre de situation, nous allons vraiment bien ensemble à ce niveau la... Et pas que.

Je m'amuse à poser des baisers sur sa peau, tout en remontant doucement dans son cou. Nos lèvres finissent par se lier et la température monte de nouveau, jusqu'à ce que je ne le pousse contre l'un des murs froid de la douche, un large sourire aux lèvres.

- Et bim ~

Mais je suis quand même sympa et je fini par bouger le jet de la douche placé en hauteur pour qu'il nous réchauffe ainsi que le mur, restant contre Charles, l'embrassant de nouveau, le regardant d'un air attendri... Je sens que cette douche va s'éterniser et c'est tant mieux.


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Charles Finley

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Mer 4 Juil 2018 - 23:30
Peu après avoir joué un petit tour à Juliette, elle ne manque pas de se venger, la saleté. Alors qu'elle était en train de m'embrasser partout sur mon corps puis de déposer ses lèvres contre les siennes, je ferme les yeux et baisse ma garde, et elle en profiter pour me pousser par surprise contre le mur glacé. Je pousse alors un petit ci aigüe, pas viril du tout, qui m'attire ses moqueries. Cela dit, c'est de bonne guerre, aussi je décide de ne garder de relancer les hostilités. Surtout que ça peut un peu dégénérer et que ça peut être dangereux dans une douche. Je ris quand même aux éclats, je suis vraiment bien. Cette complicité, cet équilibre entre sensualité et humour dans notre relation, ça me plait vraiment. Mes sentiments pour elle ne cessent d'augmenter, et j'ai vraiment envie de lui proposer de me rejoindre à l'appartement de manière définitive. Certains diraient que ça va un peu vite, mais après tout, on est des adultes, et si les choses venaient à mal se passer, elle aurait toujours son logement sur son lieu de travail, ça n'engage pas grand chose. Et puis j'ai déjà un peu aménagé mon appart' pour elle, pour les fois où elle vient passer le weekend et a quand même besoin de travailler notamment, avec un petit bureau et ce genre de choses, tout ce qui manque en fait, c'est qu'elle s'installe réellement, qu'elle apporte quelques affaires et se sente chez elle.

Seulement, il faut dire que je ne suis pas très doué pour m'ouvrir. Mais dans un sens, c'est moi l'homme, c'est à moi de faire le premier pas. C'est peut-être l'occasion de mettre à profit l'heureux événement de la journée. Il faut la jouer subtile quand même. Je vais attendre le restaurant pour ça, quand même. Le temps n'est pas aux discussions sur des sujets importants. Par contre, il est tout à fait propice pour un autre type de conversation. Et si je dois l'inviter à venir vivre chez moi, peut-être qu'il est temps que je le lui dise. Je me penche vers son cou pour l'y embrasser, puis je remonte à son oreille, et je lui chuchote quelques mots.

-Je t'aime...

Le simple fait de prononcer ces mots rend mes jambes un peu vulnérables. Je ne sais vraiment pas faire ce genre de choses. Si on n'était pas étouffés dans cette douche, que je n'étais pas dans un état second à cause de l'excitation folle, je n'aurais probablement pas encore prononcé ces mots. Peut-être même que l'altitude fait son effet. Peu importe, je le pense, ça vient du coeur, et je ne regrette pas. Je crois même avoir perçu un frisson chez elle, même si ce n'est peut-être que mon imagination. Je plante mon regard dans le sien dans l'attente d'une réaction plus explicite. Ceci dit, je ne me suis pas trop mouillé -si ce n'est que l'on est dans la douche-, je sentais bien que ça faisait un moment qu'elle attendait ça, enfin je crois.


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Juliette Polanski

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Dim 15 Juil 2018 - 12:34
Après mon petit passage sous le jet d'eau froide provoqué par mon compagnon, je décide de lui rendre la monnaie de sa pièce en le poussant contre le mur carrelé et froid, l'eau chaude ne le touchant pas. Je ne peux pas m'empêcher d'exploser de rire en entendant son petit cri peu viril et je ne le fais pas souffrir plus longtemps, bougeant le jet d'eau chaude avant de me blottir contre son torse, confortablement, appréciant ces instants de béatitude. Je ferme les yeux alors que nos rires résonnent encore un peu dans la cabine de douche, heureuse à cet instant, ne pensant à rien d'autre qu'à nous deux, à ses bras autour de son corps et à notre relation, qui ne fait que s'améliorer avec le temps. Même si je ne lui ai pas encore parlé de mon passé, que je ne lui ai pas avoué certaines de mes faiblesses, je me sens bien avec lui et je suis heureuse d'avoir su dépasser toutes mes peurs et mes appréhensions pour me lancer dans une véritable relation avec lui... Tout s'est fait si naturellement, si facilement, que j'ai encore du mal à le croire lorsque j'y songe à tête reposée. Et pourtant... Je suis dans ses bras, en vacances, alors que deux pokémons viennent de naître sous nos yeux... La situation ne pourrait guère être meilleure...

A moins que... ?

Je lâche un soupir en sentant ses lèvres glisser dans mon cou, des frissons de plaisir parcourant mon corps... Mais ils ne sont rien en comparaison de ceux que je ressens lorsqu'il vient me susurrer quelques mots à l'oreille, une phrase à laquelle je ne m'attendais pas mais qui recèle tant de merveilles... J'en frémis de bonheur, un sourire glissant instantanément sur mes lèvres alors que je rouvre les yeux pour le contempler, heureuse qu'il se soit ainsi dévoilée à moi. Cela faisait des semaines, peut-être plus, que je sentais que mes sentiments avaient évolués... Je n'osais pas forcément en parler, par crainte du rejet, qu'une gêne s'installe entre nous... Et voilà que Charles a fait le premier pas de lui-même, emplissant mon cœur de bonheur.

Je l'embrassais avec tendresse en fermant les yeux, mon corps blottit contre le sien, mon cœur battant à l'unisson. Le doux baiser dura un long moment, prenant le temps de le savourer, celui-ci ayant une saveur particulière... Jusqu'à ce que je finisse par le rompre en soupirant doucement, rouvrant les yeux pour le contempler tout en chuchotant quelques mots, à mon tour.

- Moi aussi, je t'aime...

Ces confidences sous la douche ne faisait qu'augmenter mes envies et je l'embrassais de nouveau, avec un peu plus de fougue, mon corps collé contre le sien. Je n'avais aucun mal à ressentir qu'il était tout aussi touché que moi par la situation et j'en profitais longuement, parcourant son corps de baiser, glissant dans sa nuque, mordillant doucement son oreille, en ronronnant presque. J'avais de la chance, ma hanche ne me faisait pas réellement mal pour le moment et nous pouvions donc profiter de cet instant, tous les deux, autant de temps que nous le désirions...


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Charles Finley

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Mer 22 Aoû 2018 - 22:32
Ce n'était clairement pas par peur du rejet que je ne lui avais toujours pas dit que je l'aimais. Même si j'aurais cru qu'elle me l'aurait dit avant, je n'avais aucun doute que mes sentiments étaient réciproques. Cela se voyait dans ses actes, dans ses mots, dans l'atmosphère qui régnait entre nous, notre complicité. Pour ma part, il s'agit simplement d'une sorte de fierté, d'une habitude que j'ai à laisser un peu trainer les choses pour m'amuser. De toute manière, tant qu'elle ne me le disait pas elle même et ne montrait pas de signes d'impatience à ce sujet, je n'avais aucune raison de me presser. Je me demande quand même pourquoi elle a attendu jusque là, pour sa part. Peut-être qu'elle préfère que l'homme fasse le premier pas ? Non, ça n'a pas l'air d'être son genre. Je suis curieux, mais je ne lui poserai jamais la question directement, au risque de causer un malaise selon la raison réelle. Je garde donc ça pour moi. De toute manière, elle aussi l'a dit désormais, et avec spontanéité et émotion. C'est ce qui importe. Je remarque aussi qu'il n'y a pas que chez moi que ce court échange a causé un déferlement de passion.

Les choses deviennent tout de suite plus intenses. Je la plaque de nouveau contre le mur, mais cette fois, ce n'est pas pour la taquiner. De toute manière, il doit être un peu moins froid. C'est juste que ses baisers et ses folles caresses sur mon corps me font perdre le peu de retenue qu'il me restait. Le pire, ou plutôt le meilleur, reste surement le contact intense de ses dents. Je fais quand même attention à sa hanche, et mes caresses deviennent de plus en plus intimes. A tel point que je ne peux plus contenir mes envies, mais que notre différence de taille rend impossible d'aller plus loin dans la douche.

-On retourne dans la chambre, chérie ?


C'est une question rhétorique. Je sais très bien qu'elle a ça en tête elle aussi. La question est de savoir si on aura la décence de se sécher ou si nous nous précipiterons juste dans le lit. Les femmes de ménage ont beau être là pour ça, elles ont quand même déjà mis de nouveaux draps à notre arrivée. Ceci dit, je trouverai bien une excuse. Je suis doué pour ça. Ou alors je me contenterai d'un joli sourire. Ca marche presque toujours. Elles sont tellement habituées au mépris, ou pire, à l'indifférence, qu'un peu de politesse et quelques échanges chaleureux suffisent en général à égayer leur journée de travail. Même si pour le moment, je garde mes sourires pour Juliette. C'est fou comme je la trouve magnifique. Plus encore qu'à nos débuts. Plus j'apprends à la connaître, plus j'apprends à l'apprécier, dans ses moindres détails. Même ceux qui la gênent le plus, d'ailleurs.



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Juliette Polanski

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Sam 8 Sep 2018 - 14:25
Nos déclarations mutuelles semblent avoir éveillées un feu qui, je l'espère, ne s'éteindra jamais. Nos corps collés l'un à l'autre, nous profitons de cet instant de pure félicité en nous embrassant fiévreusement, plus rien ne comptant. Cela faisait maintenant un moment que j'attendais cet instant, que je stressais aussi en me demandant s'il ressentait la même chose que moi, tout semblant trop beau pour être vrai... Mais il a été le premier à le dire et cela me procure une joie intense, sur laquelle je pourrais difficilement m'être des mots... C'est donc à travers mes actes que je m'exprime, avant qu'il ne me plaque contre le mur tiède, me tirant un grognement de satisfaction. Il semble aussi ému que moi par la moment et j'en profite pour lui mordiller l'oreille, amusée par ses réactions, le sentant plus que fébrile... Cette douche se passe merveilleusement bien, je ne m'attendais pas à ça. Charles semble aussi motivé que moi pour aller plus loin, certainement lui aussi boosté par nos déclarations mutuelles, et je lâche des soupirs en sentant ses caresses, en faisant de même de mon côté, mes mains parcourant librement chaque centimètre carré de sa peau à ma portée... La température grimpe à toute allure dans la cabine et ce n'est pas uniquement du à la température de l'eau.

Un sourire malicieux glisse sur mes lèvres lorsqu'il brise le silence. Dans d'autres circonstance j'aurais sûrement joué avec lui, le faisant patienter, mais je n'en ai pas la patience à cet instant.

- Excellente idée...

Je coupe l'eau et le repousse légèrement pour pouvoir sortir de la cabine de douche, trempée, tout en restant près de lui. J'attrape une grande serviette, me colle à Charles et la glisse entre nous pour que nous puissions nous sécher, sommairement. Ce n'est pas parfait mais je n'ai guère envie de patienter plus longtemps ; je lui vole un baiser tendre avant de m'éloigner de lui avec un sourire en coin, sortant de la pièce pour aller dans la chambre adjacente, attrapant ses mains pour l'emmener jusqu'au lit, de belle taille. Je l'embrasse de nouveau, collant mon corps au sien pour profiter de l'instant, sur la pointe des pieds... La température ne tarde pas à grimper en flèche, nos mains n'étant pas très sages...

Je me redresse finalement et le pousse dans le lit, sourire taquin aux lèvres. Je le rejoins bien vite et m'assois sur lui, avant de m'occuper de sa personne comme il se doit...

###

Je lâche un profond soupir et m'allonge à ses côtés, me blottissant contre son torse, les yeux clos. Mon cœur bat encore la chamade mais mon esprit est serein. Je me sens si apaisée quand je suis à ses côtés, j'ai l'impression que je pourrais soulever des montagnes... Je fini par rouvrir les yeux et le regarde, un sourire rêveur aux lèvres...


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Charles Finley

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Région : Alola
Mar 25 Sep 2018 - 0:04
Pendant que nous faisons l'amour, je me fais la réflexion que c'est la première fois que je suis dans une relation sérieuse, et que le sexe est étrangement différent de ce qu'on peut avoir dans le cadre d'une relation de type plan cul régulier. Dans le cas du plan cul, on s'habitue un peu à force, d'où l'intérêt de passer quelques mois parfois sans se voir pour raviver la flamme du sexe. Mais là, c'est différent. Plus on fait l'amour, plus on apprend à se connaître vraiment, parfois en communicant pour s'accorder, ce qu'on ne fait pas vraiment quand il s'agit d'un plan cul, en tout cas pas moi. Et du coup, au lieu de diminuer, le plaisir que je prends à faire l'amour avec elle augmente à chaque fois, même sans forcément avoir à trouver de nouvelles positions. Parfois, c'est vrai, le fait que ça devienne une routine peut un peu faire baisser en intensité, mais la plupart du temps, quand je suis assez en forme et dans l'esprit, ce n'est pas le cas. Et puis là, par exemple, le fait qu'on soit encore trempés, qu'on fasse ça dans un hôtel au ski, sans parler de la situation qui nous a menés jusque là, et aussi un peu aux événements de la journée, font que finalement, la sensation reste unique. Une fois qu'on a tous les deux terminés, nous nous allongeons dans le lit, en nage. Difficile de savoir si c'est de l'eau ou de la sueur. Certainement un mélange des deux, mais allez savoir ce qui prédomine. C'est qu'elle m'épuise.

-Pfiou, entre le ski et nos séances de sport de chambre, je crois que je vais avoir des courbatures demain. Vu que j'ai plus trop le temps d'aller à la salle, je suis pas trop en forme en ce moment, je crois que je vais le sentir passer.


Comme quoi, même quand on profite du travail pour avoir un simulacre de vacances, je n'arrive pas à me reposer. C'est sa faute, ça, encore ! Pendant qu'elle me répond, je la fixe amoureusement, puis je remarque à travers la fenêtre que le temps est de plus en plus sombre. J'espère que ce n'est que la nuit qui tombe. J'aimerais bien skier encore un peu demain, et s'il fait moche, ça sera tout de suite moins agréable. Le temps tourne tellement vite en montagne. Quoi qu'il en soit, tout ça me fait penser à regarder l'heure sur mon téléphone posé sur la table de chevet. 18h, déjà ?! Le temps passe vraiment trop vite. Et comme j'ai pris rendez-vous à 19 heures pour qu'on ne finisse pas trop tard, il faudrait qu'on commence à se préparer. On met quand même une quinzaine de minutes à aller au restaurant. D'ailleurs, si j'ai pris le rendez-vous aussi tôt, c'est parce que j'ai une petite surprise pour elle après le repas. Une surprise qui, je l'espère, lui plaira.

-Bon, faut qu'on se prépare pour être tranquilles. Et qu'on s'occupe un peu des deux monstres qui viennent de naître, tant qu'à faire, avant d'aller au resto. Genre, les nourrir, tout ça, peut-être. On ira demander au personnel de l'hôtel pour ça. Tu t'y connais un peu au fait, j'espère, c'est toi la spécialiste ici !

Je n'ai jamais eu à m'occuper d'un bébé pokémon jusque là, et j'avoue que ça me stresse un peu. Heureusement que les Goupix sont connus pour grandir assez vite. Même si d'un autre côté, ils sont vraiment trop mignons bébés, ça doit être une plaie de s'en occuper dans le même temps. Et puis j'ai hâte de voir ce qu'il peut valoir au combat, je l'avoue ! Même si c'est peut-être un peu cynique de ma part de penser comme ça alors que c'est encore une créature si fragile et adorable, c'est quand même pour cette raison qu'on m'a offert ce œuf, après tout.

-Et on en profitera pour faire changer les draps. On dira que j'étais trempé parce que je me suis cassé la gueule en ski hors piste !

Celle là d'excuse, je viens de la trouver, mais j'ai pas eu à trop me creuser, puisque ça m'est déjà arrivé réellement il y a quelques années. D'ailleurs, si je m'essaie de nouveau à quelques descentes entre les pistes demain, c'est certainement le destin qui m'attendra une fois ou deux, vu que je n'ai plus trop l'habitude. Comme ça, ça fera des anecdotes amusantes à raconter à Juliette en bas des pistes. Un petit selfie enfoncé dans la neige, ça risque de bien al faire marrer !


Canon à neige. Signat10


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