AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  FAQ de MPFAQ de MP  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  





 
» CONCOURS DE COORDINATION n° 39 - Catégorie 1


avatar
Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 15/02/2015
Messages : 381

Région : Unys / Elite 3
Mar 2 Jan 2018 - 6:44
Finalement, elle a craqué. Des jours passés à tergiverser, à se demander si c’est une bonne idée ou non, pour finalement prendre une décision qu’elle sait être mauvaise. Elle a appelé Akim il y a quelques jours pour lui annoncer que le concours de Flocombe aura lieu le lendemain de la manif’ et qu’elle serait sur Unys à ce moment-là, qu’elle pourrait donc peut-être y faire une brève apparition. Son ami a tout de suite mis les pieds dans le plat, en posant précisément la question qui hante Béatrice depuis qu’il lui a proposé de venir :

« Tu penses que ça va aller si jamais tu tombes sur Camille ? »

Elle n’a pas su comment répondre. Elle ne sait pas. Trois ans ont beau être passés depuis que Camille l’a abandonnée, les sentiments de Béatrice vis-à-vis de cette rupture sont encore très vivaces. Elle n’est même pas certaine de ne plus aimer Camille, malgré toute sa colère. Alors comment va-t-elle réagir si elles se rencontrent lors de la marche pour la cellule LGBT ? A priori Béa se dit qu’elle a bien envie de lui carrer son poing dans la tronche pour sa lâcheté, pour son infidélité, pour toute cette souffrance qu’elle lui fait endurer. Mais il y a ce qu’on s’imagine et ce qu’on fait vraiment sur l’instant présent, et Béa sent que le moment venu elle n’aura pas le courage de la prendre entre quatre yeux pour lui balancer tout ce qu’elle a sur le cœur. Elle se sent encore trop fragile pour ça, même si ça la tue de l’admettre.

Mais c’est pour la cause qu’elle vient, pas pour faire plaisir à son ex ou pour la revoir. C’est ce à quoi elle essaie de s’accrocher alors qu’elle rejoint Akim au point de départ du cortège, devant la mairie de Volucité. Il y a pas mal de monde (ce qui est une très bonne chose) et rapidement Béatrice se retrouve entourée de manifestants cherchant à discuter avec elle. Cela pourrait être une situation très désagréable pour la rouquine qui de base n’est pas très sociable, mais comme on lui parle majoritairement de sa prestation sur les transsexuels elle se trouve au contraire très volubile. Elle en profite aussi pour sonder le type de personnes qui sont venues et constate que comme d’habitude il y a assez peu d’hétéros dans le lot. C’est triste de voir que les gens ne se bougent pas dès qu’ils ne se sentent pas concernés.
Alors qu’il est presque l’heure de débuter la marche, Akim reçoit un message sur son portable et attire l’attention de Béa qui est en train de signer quelques autographes. A son expression, la coordinatrice devine de suite qu’elle ne va pas aimer ce qu’il va lui dire.

« Camille me demande si tu veux bien la rejoindre à la tête du cortège. Les caméras des journalistes pourront te voir comme ça, ça attirera l’attention sur nous.

- C’est la raison de ma présence non ?
» grommelle-t-elle. Elle le sait bien, si elle n’avait pas été maitre coordinatrice Camille ne lui aurait jamais demandé de venir. Il n’y a que son potentiel médiatique qui l’intéresse.

Mettant sa rancœur de côté, Béa suit Akim et remonte la foule. A la seconde où elle repère Camille, elle a une brusque montée de désespoir qui la submerge. Elle ressent à nouveau ce mélange de chagrin, de vexation, de trahison, de solitude, aussi intact que le jour où Camille s’est fait la malle, et comprend aussi qu’elle n’a pas avancé. Malgré les années, elle est toujours aussi meurtrie.

« Salut Béa. Merci d’être venue. »

Elle est… cordiale. C’est sans doute la pire attitude qu’elle pouvait avoir, comme si en faisant cela elle niait qu’il y ait eu quoi que ce soit entre elles par le passé. C’est un nouveau coup de poignard pour Béatrice et elle encaisse comme elle peut, mais en même temps cela la soulage un peu que Camille se montre aussi méchante. Elle ne s’attendait pas à des excuses, mais au moins à un soupçon de remords pour s’être enfuie avec une autre ; que son ex ne ressente même pas ça casse un peu l’image idéalisée que Béa a gardée d’elle, et c’est pas plus mal.

« J’en veux pas de tes remerciements. Je suis venue pour servir la cause, comme je le fais à chaque fois. » rétorque-t-elle d’un air acide. Finalement, c’est la colère qu’elle choisit pour lutter contre sa douleur. Comme toujours depuis qu’elle est adolescente. « Dis-moi juste où je dois me placer. »

Camille hésite un instant. Si elle est décontenancée par la rage qu’affiche Béatrice, elle fait tout pour ne pas le montrer.

« Là. Derrière la banderole. Et la presse sait que tu es là. »

Sans un regard de plus, Béa s’installe à l’endroit dit. Son cœur bat vite, douloureusement, et elle ressent l’envie urgente de se soustraire au regard de Camille qui la brûle de l’intérieur. C’est toutefois une question de fierté de ne pas montrer à quel point elle souffre et elle serrera les dents aussi longtemps qu’il le faudra. Se jeter à corps perdu dans la manif’, scander les slogans le plus fort possible, interpeller les journalistes ; c’est à ça qu’elle doit penser. Ce n’est pas pour revoir Camille qu’elle est venue, non.
Du moins, pas consciemment.

***

Camille et elle n’ont pas reparlé pendant la manif’, ni après. Pourtant, le lendemain, Béatrice se sent encore secouée par cette rencontre. Elle n’arrête pas de penser au visage de son ex, à son indifférence blessante, à la violence de sa douleur qui semble indiquer que des sentiments subsistent encore en elle. Elle ne regrette pas d’être venue marcher avec les LGBT d’Unys, non : elle a parfaitement rempli son rôle d’appât et ses déclarations sont passées aux infos nationales, ce qui était le but. Néanmoins, elle doit maintenant payer le prix de ces retrouvailles et faire avec son amertume qui est bien plus vivace que d’habitude. Cela ne l’aide pas vraiment à se concentrer sur le boulot que demande l’ouverture du concours de Flocombe, même si en bourreau du travail qu’elle est elle réussit à dissimuler totalement son mal être derrière une façade de professionnalisme. Est-ce qu’une petite partie d’elle espérait que Camille aurait des regrets et essayerait de se rapprocher d’elle à nouveau ? A-t-elle eu cette faiblesse… ?

Elle ne se force pas à sourire en montant sur la scène du dôme de Flocombe. De toute façon tout le monde est habitué à son expression mal aimable, cela n’attirera pas plus l’attention que d’habitude. Elle avance vers le micro, essaie de se concentrer sur son texte en oubliant la petite moue qu’a eu Camille et qui est si typique d’elle. Elle doit nier ce qu’elle ressent, rien que pour quelques minutes.

« Mesdames et Messieurs, bonsoir et bienvenue au dôme de coordination de Flocombe. » Sa voix est ferme, solennel. Peut-être un peu forcée, mais cela ira. « Comme vous le savez, cette soirée est très spéciale pour la coordination. En effet, le concours de ce soir a la double particularité de proposer deux thèmes au choix, à savoir "NUCLEAIRE" et "L'ENTREE", mais aussi d’être OUVERT AUX DRESSEURS. Ceux-ci n’auront pas la possibilité de gagner des rubans officiels de l’Elite 3, mais il leur sera possible de s’essayer à la discipline et de, peut-être, se découvrir une nouvelle vocation. » A titre personnel elle trouve ça complètement stupide d’ouvrir le concours aux dresseurs, c’est une perte de temps et un affront fait aux véritables coordinateurs de voir leur discipline traitée en simple divertissement, mais elle n’a pas son mot à dire là-dessus. Et puis elle est trop diminuée ce soir pour se montrer vindicative de toute façon. « Souhaitons une bonne représentation à tous les participants de ce soir. »

Elle va s’asseoir à sa place sous les applaudissements du public et pousse un léger soupir discret. Elle n’est pas dans le meilleur état d’esprit du monde pour accueillir les propositions des coordinateurs, mais au moins pourra-t-elle oublier un peu la tristesse qui la ronge depuis hier. Elle l’espère.




LES RÈGLES.
  • Catégorie accessible uniquement aux coordinateurs ne possédant aucun ruban. Eux seuls peuvent poster ici !

  • Vous avez le droit à 2 pokémons (ou moins si vous le souhaitez), pas plus. Vous pouvez utiliser un maximum de 3 attaques (attaques différentes ou trois fois la même, le compte est identique) par prestation.

  • Les thèmes de ce concours sont NUCLEAIRE ou L'ENTREE, au choix. Il n'est pas nécessaire de préciser le thème choisi au début de votre prestation, le texte devra permettre de le deviner. Soyez original dans votre interprétation de l'un ou l'autre de ces thèmes, nous ne demandons qu'à être surpris ;)

    La difficulté et la subtilité résident dans la manière d’être original tout en nous faisant comprendre de quoi il est question, à travers votre prestation. Il faut que la compréhension du thème se retrouve à la lecture et qu'un spectateur dans la salle, inRP, puisse TOUT SAISIR de ce que vous voulez faire passer..
Vous pourrez apporter des précisions, si vous le désirez, entre balises spoilers, en fin de prestation. Pour autant, ce ne sont là que des compléments d’informations, mais rien de déterminant dans la compréhension du texte, qui doit parler de lui-même aux membres du jury.

Vous avez jusqu’au dimanche 4 février aux environs de 20h (heure française) pour poster votre prestation. Bon concours et bonne chance à tous !


Avatar par Sakae Kurami
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Coordinateur Hoenn

C-GEAR
Inscrit le : 01/01/2018
Messages : 101

Région : Hoenn
Mer 24 Jan 2018 - 12:45
Tu te demandes comment tu as pu en arriver là. Tu tentes de te rappeler de ces moments épisodiques qui justifient ta présence ici. Mais tu n'arrives pas réfléchir. Quelque chose te perturbe. Qu'est-ce que c'est? Tu plisses les yeux, tu places ta main devant ton visage. Puis, cela se propage jusqu'à tes oreilles. Un bruit assourdissant, mais qui, en un sens, t'exaltait. Tu n'es pas du genre à perdre ton sang-froid, mais tu le sentais, tes mains étaient moites. Est-ce ta jambe qui tremble, ou le monde est-il en train de se désagréger devant tes yeux? Tu ne savais pas que c'était ce genre d'émotion que cette vie pouvait procurer.
Cependant tu es bien là. C'est ton instant, peut-être le premier parmi tant d'autres. Ce genre de moment, paradoxalement, ils sont faits pour toi. Parler, tu ne le fais qu'avec parcimonie. Tu préfères montrer, car les actes sont des témoins indiscutables et rationnels.

La foule va vous regarder, les projecteurs seront braqués sur vous; enfin, eux, car ce sont bien tes pokémons qui délivreront cette performance. Malgré cela, c'est ton moment. C'est pour toi l'occasion d'inscrire ton acte dans la postérité, car c'est ta vie de coordinateur qui commence à présent.

Tu t'es bien préparée, les décors sont en place, les ingénieurs du son et le régisseur sont prêts. C'est parti.


début de la prestation

Les rideaux s'ouvrirent alors délicatement, laissant progressivement la scène se dévoiler au public. On y observait un sentier terreux, s'étalant d'un côté à l'autre de l'espace de représentation, encadré par un décor aux accents sylvestres. Tout était uniformément baigné dans une lumière d'intensité modérée et aux teintes chaudes, évocatrice d'une atmosphère printanière. Au centre de cet espace, on distinguait une silhouette féminine assise sur un large banc. Son visage n'était pas perceptible, sa tête étant baissée et recouverte d'un couvre-chef élégant. L'unique objet de son attention semblait être le livre entre ses mains. La scène était pareille à une nature morte, tant l'ensemble de ses composantes paraissait figé dans le temps. Le silence demeurait tandis que les premiers éléments de la performance se laissaient apprivoiser par son public.

Il ne fallut pas plus de quelques instants pour que l'équilibre installé soit victime d'une perturbation. Apparaissant du côté gauche de la scène, un être humanoïde vint mettre la vie dans cet inerte tableau. L'entrée de ce nouveau personnage déclencha la chute de niveau de l'éclairage sur l'ensemble du plateau. Les deux protagonistes restaient en revanche auréolés par les spots.
Le nouvel arrivant commença à traverser la scène d'un pas fier, le torse bombé, revendiquant avec manière toute sa masculinité. Son avancée, fidèlement suivie par le projecteur, annonçait une inévitable concomitance entre Elle et Lui. Bientôt, leurs lueurs respectives vinrent se mêler. À ce moment-là, Elle décida de lever la tête, dévoilant ses deux yeux brillants qui suivaient la course de l'élégant. Ce dernier décida d’interrompre son jogging et de se lancer dans une série d'étirements tape-à-l’œil. Sa figure affichait un sourire audacieux.
Quelques instants de cette approche intensément silencieuse furent suivis par un intense échange de regards entre les deux acteurs. Encadrés dans la lumière, un contact fut établi. Elle se leva et, en guise de réponse, Il se retourna vers celle-ci. Tous deux se faisaient désormais face. La couleur de l'éclairage virait progressivement au vermillon. Aucun mot n'était nécessaire pour décrire la force de l'impalpable attraction.
La scène, à nouveau, resta momentanément figée, avant de succomber à une extinction des feux. Plus rien de visible.

Progressivement, la lumière reprit ses droits, uniformément, encore une fois. L'image qu'elle afficha conservait toujours les mêmes éléments de décor. Cette fois-ci, cela dit, les deux personnages étaient assis sur le banc, côte à côte. Les spots commencèrent alors à se concentrer sur Elle. Un éclat rouge vif l'entourait, débordant même légèrement sur Lui. Toutefois, l'instant n'appartenait qu'à la protagoniste féminine. Grâce à l'éclairage, qui formait un halo rayonnant, on pouvait voir son visage, dont la partie supérieure était robotisée, et ses traits. Son sourire était triomphant et sa mine était fière. Ce fut ensuite au tour de son partenaire d'avoir son moment sous le feu des projecteurs. Son halo était plutôt d'une couleur orangée, mais tout aussi puissant. Lui aussi était fier. Son regard traduisait l'audace et était infatué de contentement.
Le centre du plateau était donc dominé par le spectacle de lumière. Les deux faisceaux qui entouraient les personnages étaient rayonnants. Il y avait néanmoins quelque chose de remarquable: malgré leur proximité, les deux auras ne se mélangeaient pas. Ils scintillaient de leur propre splendeur, mais ne se sommaient pas. En dépit de la forte attraction, les deux individualités semblaient vivre leur bonheur indépendamment. Ceci étant, tout ce que l'on voyait, c'était la lumière. Tant qu'ils restaient l'un à côté de l'autre, ils resplendissaient; et tant que chacun d'eux brillait, le couple resplendissait tout autant.
La scène, restée immobile du début à la fin de cet acte, fut conclue par une nouvelle conquête de l'obscurité.

Les ténèbres furent absolues pendant un moment, avant de laisser, encore une fois, l'éclairage se réinstaller. Le milieu de la scène redevint cible de l'attention des spectateurs. Tous deux étaient debout. Elle était tournée vers Lui, Lui était dos à Elle. Quelques mètres les séparaient. Elle avait le visage fermé, comme las, tandis que Lui était souriant et la mine toujours emprunte d'impudence. On reconnait autour de Lui l'ardent halo orange généré par les projecteurs. Il ne semblait pas réellement changé. C'est en scrutant sa comparse que quelque chose de distinct se rendit visible. Immergée dans une lueur monochrome à peine perceptible, il y avait un détail chez Elle qui sortait du lot : une nitescence cristalline entourait ses yeux. Ceux-ci étaient d'ailleurs braqués sur le partenaire rayonnant. Elle sondait, munie de ce regard clairvoyant. Puis tous les projecteurs cessèrent d'éclairer.
Rapidement, ils se rallumèrent. Le moment de flottement entre obscurité et clarté avait été presque inexistant. Ce qui fut observable par l’œil attentif, c'était que la scène était diamétralement opposée à la précédente. Dos à son partenaire, Elle souriait désormais, entourée de son aura, vive et flamboyante. Cela marqua le retour du sourire satisfait et complaisant de la protagoniste. En revanche, Lui n'arborait plus du tout la même expression. Son regard, pris du charme de clairvoyance, fut désormais celui qui sondait. À son tour, il avait remarqué que le prix de la vision avait été son bonheur. Le sien, uniquement.
Les lumières disparurent. Cette fois-ci, de manière progressive.

Une fois de plus, la scène se dévoila petit à petit au public. La surprise n'était plus de la partie, mais il restait notable de se rendre compte qu'Elle avait repris sa position initiale. Dans ses mains se trouvait un bouquin, sur sa tête trônait un chapeau et à nouveau indécelable était son regard. Le retour du tableau au temps suspendu.
Les secondes durent passer avant de voir l'apparition de Lui. On sentait dans l'atmosphère qu'elle était attendue. La mimique se prolongea; les auréoles de lumière vinrent s'accrocher à leurs séraphins. Lui commença alors sa course, le pas toujours fier, le torse toujours bombé. Comme attendu, les lumières se croisèrent et Lui passa devant elle. Son chemin, Il le poursuivit. Sa lecture, Elle la prolongea. Lui continua à avancer au petit trot jusqu'à atteindre l'autre bout de la scène et sortir du paysage visuel. Elle n'avait pas bougé d'un pouce durant la totalité de l'acte. Chacun avait fait ce qu'il avait à faire dans la plus totale indifférence vis-à-vis de l'autre. Lorsque le personnage masculin fut bien sorti de l'espace de représentation, le niveau d'éclairage commença à diminuer pour finalement tendre vers la pénombre totale.

« Comme pour un atome, les liens se font et se défont. »

Sur ces seules paroles, les rideaux se clôturèrent et rendirent au public ses droits.

fin de la prestation

fiche technique:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Modo RP & Coordinateur

C-GEAR
Inscrit le : 14/12/2017
Messages : 211

Région : Hoenn
Jeu 25 Jan 2018 - 20:04
Je me retrouve là, dans cette salle où plusieurs comme moi, attendent leurs tours pour passer au concours. Je sentais en moi une telle pression et le stresse était maintenant à son comble. Je n’ose même pas jeté un coup d’œil à l’extérieur pour y apercevoir la foule… Si je fais ça, je craquerai sûrement! Pourquoi j’étais ici ou pourquoi donc je m’étais laissé convaincre par ma sœur Anna de participer au concours? Je n’ai aucun ruban, j’ignore même ce que je peux faire pour me démarquer. J’avais bien une idée en tête, mais… Je ne suis pas un pro, mon idée est probablement nulle. J’entends l’animateur annoncé finalement le début du concours. Et voilà, que le compte à rebours commençait déjà sa course.

J’avais à mes côtés mes deux compagnons pour ma prestation : Myla ma Zigzaton et Kitai mon Minidraco. Ils me regardèrent et devaient probablement ressentir toute ma nervosité. Par contre, mon Minidraco vint se poser sur mes genoux et me donnaient quelques caresses afin de me donner du courage. Je souris. « Merci, Kitai. Une chance que vous êtes avec moi! » leur dis-je tout bas tout en les caressant tendrement. Étonnement, ça m’aidait à relaxer et à sentir moins cette écrasante pression.

On vint m’annoncer que c’était bientôt mon tour. Mon cours répit n’aura que très peu duré. J’allais alors m’assurer que tout était prêt. La grande structure que j’avais demandé semblait en parfait état et je demande gentiment à Kitai de s’y glisser et de bien se positionner avant que ça ne soit réellement notre tour de monter sur scène. Je le vis alors s’engouffrer et je le perdis de vue. Je me rapproche alors de l’entrée de la scène et je prends d’énormes inspirations pour tenter de régulariser mes battements de cœur.

« Alan White, coordinateur de la région d’Hoenn. » annonça donc l’animateur provoquant alors mon non-retour.

************* ~ Début de la prestation ~ *************

Une grande lumière venant du plafond illumina alors la grande structure qui se retrouvait au centre de la scène. Par ce simple éclairage, on pouvait y apercevoir cette masse matérielle ressemblant à un mur. Ensuite, après cinq secondes, deux lumières au sol s’allumèrent pour ainsi éclairer davantage la construction. On y distinguait présentement une grande porte double fermée faisant trois mètres de haut qui me faisait face alors que j’étais toujours caché en coulisse, attendant patiemment le moment de mon entrée avec ma Zigzaton à mes pieds. Plusieurs trous ayant une circonférence d’un demi-mètre se retrouvaient éparpillés sur la forteresse. Quelques plaques y dépassant aussi à leur entrée. Je fis enfin mon apparition en traversant les rideaux.

Un éclairage s’abattit sur moi afin de laisser les spectateurs me voir. J’étais suivi de près par ma Zigzaton qui allait au même rythme que moi dans sa marche. Je pouvais maintenant sentir mon cœur se démener et dont le rythme ne faisait qu’augmenter au fur des pas que je faisais devant moi. Je devais rester concentrer et poursuivre mon chemin vers la structure. Je devais surtout en aucun cas détourner mon regard. Si jamais j’aperçois la foule, c’est terminé…

Alors que la distance entre moi et la forteresse diminuait, à peine à un mètre de ma destination, une voix vint s’incruster.

« Halte là! » fit-elle, me faisant légèrement sursauté au passage.

J’étais tellement concentré que j’en avais même oublié ce passage de ma prestation. C’était une voix grave.

« Si tu veux passer, il te faudra démontrer une assurance hors pair ainsi qu’un état aventureux. Autrement, la porte ne s’ouvrira jamais à toi. » ajouta-t-elle.

Cette voix, elle semblait venir de l’intérieur de la forteresse ne montrant seulement la partie d’une entrée. Je fermai les yeux. Il n’y avait rien à faire, mes palpitations ne faisaient que poursuivre. Allez, j’adorais les regarder ces participants lorsque j’étais plus jeune, je dois me montrer à la même hauteur qu’eux même si je suis loin d’avoir leur niveau.

Avec une expression bien déterminée sur mon visage, je recommence à aller de l’avant. « Je suis aventureux! » lançai-je d’une voix forte pour que tous les spectateurs puissent entendre. Après mon deuxième pas, un éclairage ressemblant énormément à des éclairs jaillit de l’intérieur, illuminant ainsi quelques-uns des observateurs par l’intermédiaire des trous de la structure. On y a vu quelques secondes toutes les entrées de tunnel arpentées la forteresse.

Le timing de cet éclairage n’était pas parfait, en fait il était d’avance, mais si je continuai mon chemin, peut-être que personne ne s’en rendra compte. Trente secondes, même moins, de décalage, cela ne devrait pas affecter le ressenti.

J’arrive donc au seuil de la porte faisant presque le double de ma grandeur, je porte ma main droite devant moi afin d’y pousser. J’y mets tout mon poids, mais elle ne bougea guère d’un seul millimètre. La texture de la porte était un mélange de résigne et de caoutchouc, mais que l’on avait travaillé pour y donner une illusion de bois et de pierre. Ainsi peinturée également pour accentuer cette apparence fausse. J’émets une force avec mes deux mains afin d’ouvrir l’une des deux portes, mais rien à faire.

Je recule d’un pas alors que ma Zigzaton se range sur ma droite. Je lève légèrement la tête pour scruter s’il n’a pas une manivelle ou quelque chose du genre pour faire en sorte de traverser de l’autre côté. Il n’y avait rien. Je vois par contre des détails sculptés sur la porte qui se retrouvent légèrement au-dessus de moi. Je tends mon bras droit pour venir l’effleurer. Aussitôt que le bout de mes doigts émettent bien une pression vers la porte, ma Zigzaton s’élance sur mon corps afin d’y grimper avec aisance.

C’est alors qu’une musique se lance.

Deux autres lumières s’allumèrent de l’autre côté d’où je me trouvais de la forteresse. Cela illumina la même chose; la grande double porte et aussi des trous tunnels et des planches à leurs entrées. Ils n’étaient pas aux mêmes endroits par contre.

Ma Zigzaton atteint mes épaules en un temps record et escalade mon bras pour ensuite y sauter et atteindre une des innombrables planches à l’entrée des trous de la forteresse.

Étonné, je tourne la tête vers mon pokémon. Mais j’eus à peine le temps de la voir s’engouffrer à l’intérieur. Lorsqu’elle disparut de la vision de tous, le sol commença à bouger alors que la musique continuait toujours. Cette grande structure et moi-même se retrouvaient sur une immense plaque tournante ronde que j’avais demandée pour ma prestation, faisant ainsi d’office de plancher de la scène. Je dois alors répartir mon poids pour garder mon équilibre pendant que le tout était maintenant en mouvement. C’était d’une vitesse toute de même lente. Ainsi, tout le monde pouvait observer ce qui se passait des deux côtés de la structure, tournant sur elle-même.

Ma Zigzaton traversa le tunnel. On pouvait tout de même entendre les bruits de ses pas à travers la musique. Je savais qu’elle sortira de l’autre côté de la forteresse, puis sauta sur une planche voisine pour de nouveau s’évaporer à l’intérieur. Je la vis finalement en haut à ma gauche et celle-ci ne perdit pas de temps encore pour se laisser tomber sur une plateforme plus basse. Je m’élançai vers elle, mais je ne fus pas assez rapide et elle disparut à nouveau de notre vision. Une deuxième secousse fit interruption et d’autres éclairs illuminèrent l’enceinte de la forteresse, éclairant à quelques endroits les spectateurs.

Je lançai mon regard partout où il avait les petites entrées. Je me demandai du quelle ma pokémon sortira. D’un coup, je vis son visage dépassée. Elle était encore à la gauche du bâtiment, par contre, elle semblait vouloir traverser de l’autre côté de la porte, ainsi passer sur la droite. Je me positionnai en plein centre et j’élevai mes bras. Mes mains étaient jointes et mes paumes faisaient face au plafond. Ma Zigzaton sauta alors sur mes mains qui faisaient offices de passerelles temporaires et sautilla de nouveau afin d’atteindre la plateforme qu’elle souhaitait.

Comme tout le monde pouvait s’y attendre, elle s’enfonça encore dans un tunnel. La musique jouait toujours en fond sonore alors qu’on tournait encore sur nous-mêmes. Je ne voyais plus ma Zigzaton. Habituellement elle aurait dû revenir déjà, mais ce n’était pas le cas. Les personnes spectatrices qui voyaient de l’autre côté devaient probablement l’apercevoir. Je crois qu’elle avait réussi à atteindre le sol, ne pouvant maintenant plus emprunter les trous tunnels.

Je reculai de quelques pas afin d’avoir une meilleure vision d’ensemble au cas où j’étais trop restreint par le fait d’être presque collé sur les portes. Un grand bruit de fracas se fit entendre d’un coup, ouvrant violemment les deux portes doubles qui me bloquaient le passable depuis le début. Je vis aussi ma Zigzaton se trouver dans l’entrée et vint me rejoindre d’un pas pressé.

Le plancher tournant finit par s’immobiliser tranquillement et la musique s’estompa peu à peu jusqu’à ce que l’on ne l’entende plus. Ma pokémon m’escalada de nouveau et se posa sur mon épaule gauche. La tête haute et le dos bien droit, je m’enfonce dans la forteresse pour y traverser ses portes et passer enfin de l’autre côté. Je continuai tout droit mon chemin et dès que je franchis l’autre bord, les portes se refermèrent derrière moi.

Je poursuivais mon chemin, jusqu’à ce que je retourne derrière les rideaux qui ont servi à faire mon entrée.


************* ~ Fin de la prestation ~ *************


Fiche technique:
 



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://nathiechan.storenvy.com/


avatar
Modo RP & Coordinateur

C-GEAR
Inscrit le : 30/12/2017
Messages : 255

Région : Sinnoh
Dim 4 Fév 2018 - 13:48
Je respire plusieurs fois, faisant quelques techniques de respiration pour chasser le stress. C'était la première fois que je ressentais cette sorte de sentiment. Je suis en coulisses, dans le noir, alors que quelqu'un est déjà sur la scène à faire son numéro. Mon cœur bat la chamade, un poids pèse dans ma poitrine, je suis nauséeux et j'ai de légers tremblements. Et pourtant. Et pourtant ! Je suis terriblement excité, j'ai envie de rire aux éclats tellement la tension me tord le ventre. Un froid stimulant bat dans mes veines, me mettant dans un état transi entre la terreur et l'excitation. C'est donc ça, le stress de l'artiste. Peu importe les exercices que je fais, ce trac revient avec toute l'excitation et les peurs. J'en suis presque paralysé. Et pourtant. Et ! Pour ! Tant !

Le précédant artiste vient de finir, ça va bientôt être à nous. Je serre la pokéball dans ma main et fait la dernière préparation pour le spectacle. Tarsal apparait alors, dans un éclat bleu qu'on ne voit que rarement, signe qu'il était techniquement libéré. Je m'accroupis pour être bien en face et je lui prends les mains.

⁃ Cette fois, on y est. Les techniciens sont prêts. Il n'y a pas de gaffeur sur scène mais on a suffisamment travaillé pour connaitre nos positionnements. Je vais aller me mettre dans les coulisses de l'autre côté et il ne restera plus qu'à attendre. Prêt ?

Il serre mes mains et se tient maintenant avec une allure déterminée. Après une rapide embrassade pour nous donner du courage, je fais comme j'ai dit et je me place à cour pendant que lui reste à jardin.

Le temps défile, le jury est à nouveau prêt, l'annonce est faite. Tout est là. Lui, moi, nous. À travers la scène, cachés dans l'ombre des coulisses, nos regards se croisent. Nos déterminations communes se fondent entre elles. Nous hochons simultanément la tête, nous montrant chacun que nous sommes prêts. Ça y est, ça commence.

Début de la prestation


La scène est plongée dans le noir. Le silence attentif des spectateurs plane dans ces ténèbres. Un bruit se fait entendre. D’abord très léger, il prend peu à peu de l’ampleur. C’est un brouhaha. Le genre de brouhaha provoqué quand de multiples personnes parlent en même temps. Personne ne peut distinguer réellement de mots tellement il y a de voix mélangées. On pourrait presque penser que ce brouhaha est réel, étant donné qu’il ne provient que du côté droit de la scène, le gauche restant ainsi dans le silence.

Une lumière s’allume doucement de ce côté. Un léger rayon de blanc projette un cercle de vision sur l’extrême gauche de la scène. Personne n’est dedans. Puis, tranquillement, le gamin pénètre dans ce rayon. Les mains dans les poches, il porte des vêtements de tous les jours. Les épaules basses, il jette un regard vide vers le brouhaha. Il reste là, sans bouger, sans dire un mot, sans aucune lumière dans le regard. Rien ne change. Non, c’est faux. Ses épaules ont l’air un peu plus basses, la lumière semble un peu plus faible, ses yeux semblent briller légèrement. Fuyant alors le regard de tous, il se tourne en baissant la tête, la cachant dans son ombre puis retourne d’où il venait. Le rayon de lumière s’effaça avec lui.

La scène est dans le noir, le brouhaha est parti. Un nouveau bruit apparait, différent du premier. Le gloussement d’un ruisseau se fait entendre. Des bruits sauvages résonnent progressivement. Des bruits de pokémon se font entendre. Sans doute que des spécialistes auraient réussi à identifier les différents sons mais ils seraient les seuls. Cette fois-ci, cette vie sonore avait abandonné le côté droit.

Un rayon de lumière perça ici les ténèbres. Plus vif, plus blanc, il était entrecoupé d’ombres légères qui se balançaient. Il était également à l’extrême de la scène mais cette fois au fond de celle-ci. Un Tarsal s’avance dans le cercle, presque joyeux, plutôt curieux. Il s’est stoppé et fixe la nature. Le changement s’effectue cette fois clairement mais doucement. Le sourire se dissipe, la tension qui animait son corps disparaissait. Il se frotte le bras, comme s’il se réconfortait lui-même. Lentement, il repart dans l’ombre. La lumière reste vive et nous permet de voir chaque seconde du moment où ce petit corps semble se faire engloutir par les ténèbres. La lumière fond alors rapidement, entrainant avec elle le silence de la nature.

La scène est à nouveau dans le noir, le brouhaha revient. Il s’était déplacé cette fois sur le côté gauche et avait déserté le droit. La faible lumière apparut, situant l’action maintenant sur le devant de la scène, toujours sur l’extrême. Le garçon est directement centré et semble être en train de casser un gâteau en deux morceaux. La joie éclaira momentanément son visage après qu’il ait réussi sa tâche et tend le deuxième morceau à quelqu’un à droite, puis il essaye à gauche. Sa main revient lentement vers lui, le gâteau brisé toujours intact. Son sourire se fane, il cache à nouveau sa tête vers le sol et porte ce morceau de gâteau vers sa bouche. La lumière diminue, on ne voit plus qu’à peine la main du gamin se serrer sur l’autre morceau, le faisant voler en éclat.

La scène revient dans le noir, le silence est à nouveau maître. La nature revient doucement, migrant sur le côté droit de la scène. La lumière éclaire à nouveau l’extrême gauche, encore dans le fond. Tarsal arrive alors, courant lentement dans la lumière, une baie en main et l’air content. Puis, il trébuche. La baie s’éloigne de lui et la lumière la suit, abandonnant le Tarsal dans une demi ombre. Il se relève alors misérablement, ramasse la baie et repart, la tête basse. La lumière n’avait pas lâché la baie d’une semelle.

Silence, noir. Doucement, le fond de la scène se mouchette d’étoiles de lumière. Elles sont répandues sur une toile noire et avec des tailles variables. Une vraie nuit étoilée.

Une musique commence doucement. Elle est douce, rythmé, peut-être un peu mélancolique. Un faible rayon de lumière bleu roi éclaire l’extrême droit de la scène, encore dans le fond. Le gamin entre, s’assoie dos à nous et lève la tête vers ce ciel. La lumière se dissipe et en apparait une autre, bleu nuit, dans l’extrême opposé. Le Tarsal entre, s’assoie aussi de dos et regarde le même ciel. La lumière s’éteint. Alors, les deux lumières reprennent vie. Le gamin et le Tarsal n’ont pas bougé. Puis, doucement et d’un même mouvement, ils se remarquent. Rien ne bouge, ils se regardent. Leurs deux lumières semblent s’agrandir. Elles éclairent alors la scène entière, bleu roi et bleu nuit.

Les lumières s’envolent encore, la musique évolue. Elle commence à prendre des accents clairs, plus vivants, plus dynamiques. La lumière droite s’allume, le gamin se rassoie, un peu plus près. La lumière gauche prend le relai, le Tarsal se rassoie, lui aussi plus près.

La scène est dans le noir, la musique devient un peu plus chantante. Une même lumière s’ouvre sur le milieu de la scène, encore dans le fond. Le gamin est encore là, encore en train de casser un gâteau en deux. Il réussit et tend le morceau vers la gauche. Le Tarsal sort de l’ombre et le mange avec lui, souriant tous deux.

La lumière clignote, nouvelle scène. Le Tarsal accoure encore dans le faisceau et trébuche à nouveau, envoyant une nouvelle fois la baie au loin. Mais la lumière ne bouge pas, laissant la baie se faire engloutir. Le gamin sort des ténèbres, la baie à la main et la redonne au Tarsal qui se relève. Celui-ci la reprend pour l’offrir au garçon, tout sourire.

La lumière clignote, la musique change. Elle se fait plus légère, toujours aussi joyeuse mais plus intime. Assis face à face dans la lumière bleutée sous le ciel étoilé, le garçon et le Tarsal parlaient. On entendait que des murmures, des paroles chuchotées. Personne ne pouvait entendre cette conversation protégée par la musique. Le Tarsal écoutait avec admiration le gamin qui parlait avec passion. Il se leva alors et commença à exécuter quelque petit pas de danse grotesques. Il semblait presque vivre un vrai spectacle dans sa tête et y donner une représentation. Puis, il se tourne vers nous. La salle s’éclaire entièrement, des applaudissements enregistrés résonnent. Prenant le Tarsal dans les bras, ils saluent alors le public imaginaire avec la passion de l’artiste. Le cercle de lumières bleu revient, la nuit est à nouveau là, la musique redonne l’intimité. Le garçon pose le Tarsal, se tourne vers lui et s’agenouille à son niveau. Il sort alors de sa poche une pokéball et la tend dans le creux de ses mains vers le pokémon. C’était une proposition.

La scène resta figée, la musique dégénère. Elle commence à prendre des accents lourds, angoissants. Des battements sombres sont venus la parasiter. Le visage du Tarsal se transforme. De la peur recouvre ses traits. Reculant doucement, il se tourne soudainement et s’enfuit dans les ténèbres. Le gamin reste quelque secondes interdit avant que la lumière le cache.

La scène est dans le noir, la musique est fébrile. La vision revient, éclairant Tarsal qui court à perdre haleine sur place, grâce à quelque trucage. Des ombres passent devant la lumière, la musique diminue et la nature prend doucement sa place.

La lumière s’éteint et se rallume dans l’extrême droit de la scène. Tarsal est là, essoufflé et semble perdu. Le gamin apparait alors, essoufflé et bouleversé. Tarsal se retourne et le fixe de sa bouille confuse. Sa tête suit les mouvements du gamin, même quand celui-ci se laisse tomber au sol. L’enfant semble parler mais on ne peut pas l’entendre. Il lève sa pokéball devant Tarsal et la jette en arrière sans même un regard. Il se relève et nous fait face. La salle s’éclaire à nouveau, les applaudissements enregistrés apparaissent encore une fois. Mais cette fois, l’enfant était en larmes. Les doigts en forme de pince, ils les plantent dans son cœur et en arrache quelque chose. L’enregistrement sauta et s’éteignit douloureusement. Il recommence. Des lumières clignotent, certaines semblent disjonctées. Il continua jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le pauvre cercle bleu qui l’éclaire lui et Tarsal dans le silence qui règne. Retombant à genoux, sa tête fixe le sol et ses épaules tremblent. Dans le silence, il résonne alors une légère supplique sanglotant. Quelque mot sont alors seulement discernables. On pourrait entendre « désoler », certains ont aussi compris « abandonné » mais rapidement ce n’était plus que des sanglots étouffés qui résonnent dans la salle.

Le Tarsal s’avance doucement, regardant ce pauvre enfant mais le dépasse et court à nouveau dans le noir. La lumière commence à disparaitre dans un fondu final.

Mais là, la lumière revient, ainsi qu’une deuxième. Elle éclaire la pokéball et Tarsal qui apparait pour la saisir. Le garçon lève le regard et fixe alors le pokémon enfant avec des yeux perdus. La musique revient, doucement enivrante et joyeusement rythmée. Le Tarsal se tourne vers nous. La salle se rallume doucement, les applaudissement rééclosent. Le garçon regarde alors ce public, encore perdu. Tarsal gambade jusqu’à lui pour le tirer par la main et le forcer à revenir sur le milieu de la scène. La musique s’amplifie alors dans un crescendo puissant et entraînant. La joie se distille rapidement chez les deux enfants et ils saluent à nouveau ce public en sautillant. La lumière revient à la normale et la musique se calme. Ce n’est maintenant guère plus qu’une onde agréable dans le fond. Le Tarsal tend alors la pokéball vers son ami et celui-ci l’accepte avec un sourire. Il s’agenouille et fait face à son ami. Dans un hochement de tête déterminé, le pokémon lâche :

⁃ Tarsal.

Le garçon sourit, comme s’il avait compris un message secret que seuls eux connaissent. Il répète alors d’un ton complice :

⁃ Tarsal.

Puis celui-ci pose son front sur la pokéball et une lumière rouge l’envahit. Le garçon serre la balle frémissante contre sa poitrine et ferme les yeux avec une joie innocente sur le visage. La lumière s’évanouit doucement.

La scène est dans le noir et seul résonne le son final de la capture.

Coulisse:
 


La signature des jours heureux:
 

.:
 




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Elite 3

C-GEAR
Inscrit le : 15/02/2015
Messages : 381

Région : Unys / Elite 3
Mer 21 Fév 2018 - 12:36
Elle a un peu de mal à se mettre dans l’ambiance. Ses doigts agitent frénétiquement le stylo bille qu’elle tient dans la main droite et sa main gauche ne cesse de passer de la table à sa cuisse, comme si elle ne savait pas où la mettre. Le temps des prestations de catégorie 1 elle n’est pas aussi concentrée qu’elle le devrait et elle se fustige. Allons bon, elle se pensait plus forte que cela. A quoi ça sert de jouer la dure et d’avoir une réputation de femme de caractère si elle est incapable de mettre ses problèmes personnels de côté ? Se jeter dans le travail pour oublier sa souffrance, elle connait bien ça pourtant. Elle se ressaisit donc au début de la catégorie 2 et réussit cette fois à s’impliquer vraiment dans ce que proposent les coordinateurs sur scène. Malheureusement, les prestations ne ressemblent pas vraiment à ce qu’elle espérait compte tenu des thèmes. Ne pas faire une prestation coup de poing quand on a nucléaire comme thème ? Ça la fait légèrement grincer des dents. Ces jeunes artistes n’ont-ils donc rien à dire sur ces sujets ? Ou pensent-ils que ce serait trop moralisateurs peut-être ? C’est sûr, c’est inconfortable de mettre le nez de tout le monde dans le tas de fumier, mais si les artistes ne le font pas qui le fera ?

Heureusement, si la catégorie 2 la laisse un peu sur sa faim, les coordinateurs expérimentés de la catégorie 3 lui donnent ce qu’elle attend. Elle constate avec grand plaisir que Schwärtzwind ne lui a pas menti et qu’il est bien revenu sur les planches, ce qui confirme la bonne image qu’elle a de lui. Il compte donc se frotter à l’Elite 2 ? Tant mieux, elle espère pouvoir le vaincre un de ces jours. Il est le seul à attiser ainsi son esprit de compétition, peut-être parce qu’il est suffisamment arrogant pour qu’elle ait envie de lui couper le sifflet sans pour autant perdre son côté sympathique. La prestation qu’il offre ce soir est pour le coup engagée comme Béatrice aime, mais elle regrette un peu que les écrans aient une place si prépondérante sur scène. Elle sait pourtant que Schwärtzwind sait raconter des histoires sans, c’est dommage… Quant à la prestation d’Elimona Torri, elle plait particulièrement à la maitre coordinatrice qui l’applaudit avec conviction quand les lumières s’éteignent. Une prestation qui mêle originalité et message coup de poing, tout ce qu’elle aime.

Arrive enfin la catégorie dresseurs. Béatrice ronge son frein pendant les deux prestations proposées ; loin de faire partie de ces coordinateurs tolérants qui estiment que la coordination doit être ouverte à tous qu’importe le niveau (comme son ex collègue Dominic par exemple), la rouquine est particulièrement exigeante avec sa discipline et ne supporte pas qu’on l’exerce simplement pour le fun. Aussi, si une toute petite partie d’elle-même espérait que les dresseurs étaient aussi capables de porter un message fort, elle grommelle intérieurement en voyant le résultat. Un gosse qui a à peine conscience de ce qu’il fait (et qu’on ne vienne pas lui dire que c’est mignon ou elle se met vraiment en colère) et un petit spectacle pour amuser les enfants, c’est du niveau école primaire et pas concours de coordination. C’est retransmis à la télé, devant des milliers de personnes ! Quelle image cela donne de cet art si délicat ? Et on se demande pourquoi les jeunes gens préfèrent le dressage…

Pendant les délibérations, Béatrice est de mauvais poil et se montre peu enclin à distribuer des rubans. Enervée par cette dernière catégorie dont le principe même l’irrite ? Frustrée de ne pas avoir eu plus de prestations engagées avec de tels thèmes ? Ou tout simplement son humeur sombre et renfermée qu’elle avait avant même de mettre le pied sur la scène du Dôme ? Elle ne sait pas à quel point Camille embrouille son jugement et ça la rend encore plus orageuse. Son agacement déteint sur le reste du jury et quand Béatrice remonte sur scène avec les résultats dans les mains, elle constate qu’elle n’a que très peu de rubans à distribuer. Elle se demande un instant si c’est à cause d’elle que la soirée a été si peu réussie, puis se persuade que cela n’a rien à voir. Elle ne se pense pas assez influente pour avoir orienté à ce point les décisions des autres jurés.

« Mesdames Messieurs, voici les gagnants du concours de ce soir. »

Dans la catégorie 1…:
 



Avatar par Sakae Kurami
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



C-GEAR
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Sujets similaires
-
» Golden Demon: Games Day
» Catégorie Junior MX1.......LA catégorie !
» Quel(s) est (sont) le(s) genre(s) de films que vous préférez ?
» Funambule : Catégorie Junior
» Les Classes sociales

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Master Poké :: Le Pokémonde :: Région Unys - 5E G E N :: Flocombe-