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» déserts (modéré)


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Dresseur Alola

C-GEAR
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Région : Alola
Dim 31 Déc 2017 - 1:18
La lettre de convocation à la première vague d’auditions était arrivée quelques jours avant la veille de Noël, un peu comme le dernier cadeau de l’année. Tes maigres trois jours de congé t’avaient paru alors d’autant plus loin, l'activité de la pension, à son meilleur en cette saison de festivités, prenant tout ton temps. Tu n’avais pas une seule seconde à toi pour le moment et, même si tu ne l’aurais jamais admis à quiconque, c’était mieux comme ça. Le surplus de travail t’avait servi d’excuse amplement suffisante pour décliner l’invitation de ta mère à venir passer quelque temps dans la maison familiale.

Malgré tout, tu avais pris la peine de l’informer par téléphone de la tournure des événements. Elle n’avait jamais été particulièrement à l’aise avec « le genre d’émissions qui se contentent d’étaler la vie privée des gens pour se construire une audience », mais cela ne l’avait pas empêchée de te témoigner son support, surtout après qu’une de ses collègues de travail lui eut parlé positivement de la participation d’une de ses amies à une édition précédente de la série. Le visionnement de quelques extraits l’avait finalement convaincue que tu pourrais en tirer en quelque chose de bien.

Tu avais également passé le message à Seul-ki, qui s’était montrée assurément plus excitée que toi à l’annonce de cette nouvelle. Tu avais bien essayé de lui expliquer que ce n’était qu’une étape de plus, qu’elle était loin de te garantir une place pour la suite de l’aventure, mais elle n’avait rien voulu entendre. Elle trouvait qu’il s’agissait d’une opportunité en or et t’avait même avoué avec un rire que l’idée d’en savoir plus sur ton quotidien gardé sous silence depuis ton déménagement la réjouissait.

Le reste du mois de décembre s’était déroulé sans encombre et sans surprise supplémentaire. Tu maîtrisais à perfection l’art de ta routine et cela se reflétait efficacement sur ton travail. La directrice n’avait que des bons mots à ton égard, même si elle ne t’avait côtoyée qu’à quelques reprises seulement depuis ton embauche.

Et puis était arrivée la journée des auditions. Tu ne t’étais pas montrée particulièrement anxieuse, même si Seul-ki avait pris la peine de t’envoyer un petit message rassurant la veille. D’une certaine manière, peut-être ne prenais-tu pas la situation assez au sérieux. Tu avais appliqué sur un coup de tête, au beau milieu d’une journée libre qui t’avait été donnée sans avoir quoi que ce soit de particulier à faire pour autant. Ce n’est pas que tu avais trop de temps sur les mains, au contraire. Pourtant, cette journée-là, tu avais ressenti le profond et inévitable ennui des gestes répétés trop souvent. Quelque chose n’allait plus de soi. Cette impression était plus ou moins constante depuis l’incident, mais sa nature ne semblait pas être la même cette fois.

Il ne s’agissait plus exactement d’une pulsion de survie. Il y avait autre chose au plus profond de ton être qui appelait à une certaine forme de libération ; une preuve résiduelle de l’acharnement dont se montrait capable l’adolescente que tu étais pour rester au sommet. Ce n’était pas une caractéristique que tu avais oubliée ou repoussée. Seulement, tu étais à un point dans ta vie où certaines choses devaient revêtir le voile du passé et il t’avait semblé que c’était un aspect que tu pouvais laisser derrière. Cet après-midi là t’avait prouvé que ce n’était pas une option envisageable.

Participer à Terrace House ne t’était indispensable, mais le vent de changement que l'émission pourrait t’apporter n’était peut-être pas de trop dans l'atmosphère aride de cette nouvelle vie qui était tienne.

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C-GEAR
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Mar 2 Jan 2018 - 13:21

Un Pikachu curieux sort des buissons, il est niveau 5 !




Pikachu lance Mimi-Queue !
{- PV} !
La défense de Brindibou diminue...


Brindibou lance Feuillage !
{-6 PV} !
PV de Pikachu : 9/15



Que voulez-vous faire, dresseuse Soo-ah ?



Hum... un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
Aux paroles je préfère les actes. Mais viens pas pleurer après. En garde !

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Dresseur Alola

C-GEAR
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Mar 2 Jan 2018 - 18:38
Les trajets d'autobus avaient toujours eu cette facilité à t’apaiser. Une tête forte comme toi n’aurait probablement pas dû aimer déléguer son autonomie à quelqu’un d’autre, ne plus être en contrôle de quoi que ce soit, mais le simple défilement des paysages à l’extérieur suffisait à te faire tout oublier. Ce que tu aimais particulièrement à Kantô, c’étaient les trajets d’hiver, à la tombée de la nuit. Entrevoir la tendresse des familles à travers les fenêtres faiblement éclairées sous d’épais rideaux et contempler la magie de Noël s’infiltrer et déborder de tous les côtés – sur les toitures des maisons, les fenêtres des commerces, les façades des monuments, les lampadaires de la ville – étaient des actes qui ne cessaient de ravir ton cœur d’enfant.

Quelque temps après ton admission à l’hôpital, les médecins avaient averti ta mère de la difficulté que pourrait représenter la réintégration des transports en véhicule au quotidien. Pourtant, à sa surprise, une des premières choses que tu avais réclamées à ta sortie, c’était d’aller à la mer en autobus comme vous l’aviez fait maintes fois auparavant. Elle avait tenté d’insister pour prendre la voiture, pensant que tu t’y sentirais plus à l’aise, mais tu t’étais emportée à l’idée, ce qui était chose rare chez toi. Elle avait finalement capitulé et, à votre soulagement, tout s’était bien passé.

À l’époque, vous aviez été toutes les deux dépassées par cet incident. Maintenant, tu sais que c’est la peur qui avait parlé à ta place. Quelques mois après, alors que Seul-ki et toi passiez la soirée chez une connaissance, tu avais pris conscience de l’heure trop tard pour attraper le dernier autobus. La normalité était décidément de retour dans ton quotidien. Tu avais eu le réflexe d’appeler un taxi, comme tu l’avais toujours fait dans les situations similaires. Ça rassurait ta mère, et c’était mieux que d’avoir à marcher un bon cinq kilomètres tard dans la nuit.

Ce court de trajet de taxi fait partie de tes souvenirs les plus vifs.

Tout s’était déroulé comme à l’habitude. Tu avais guetté la voiture à la fenêtre du salon, et, lorsqu’elle était arrivée, une dizaine de minutes après ton appel, les filles t’avaient dit au revoir, rentre bien, envoie un message quand tu arrives . Tu étais sortie dans l’humidité des nuits de juillet pour aller t’installer confortablement à l’arrière du véhicule, du côté passager. L’homme au volant avait demandé ta destination et tu avais énoncé des précisions, non, pas Ouest, Est, sinon on va être bien loin. Tu agrémentais toujours cette remarque d’un rire, te souvenant d’une soirée où, trop fatiguée, la précision n’avait pas été faite et tu t’étais retrouvée à quelques pas du centre-ville, à l’opposé complètement de chez toi.

Le chauffeur avait acquiescé avec un sourire et avait démarré la voiture sans plus attendre. La radio laissait s’échapper faiblement quelques accords d’un succès de Pierre Lapointe reprise au piano dont avait toujours raffolé ta mère et tu avais dû te retenir de te mettre à fredonner la chanson. Il faisait assez chaud dans le taxi, mais seule la fenêtre du conducteur était ouverte. Le véhicule avançait à un rythme soutenu et avait fini par s’engager sur le boulevard, la route la plus rapide pour atteindre ta destination. Malgré le vent qui s’infiltrait de l’avant, il faisait de plus en plus chaud à l’arrière. Tu avais commencé à suer plus que normalement : tes cuisses collaient au matériel des bancs et le dessous de tes bras était inconfortablement mouillé. Tu avais voulu demander à l’homme d’ouvrir la fenêtre de ton côté, mais quelque chose avait tué les mots de ta bouche avant qu’ils n’atteignent tes lèvres.

La voiture avait continué de rouler et les phares des quelques autres véhicules, toujours présents à cette heure de la nuit, t’avaient étrangement semblé comme rivés sur toi. Leur lumière, plus agressante qu’à l’habitude, t’aveuglaient. La chaleur t’étouffait et la vitesse t’étourdissait. Pourquoi roulait-il si vite ? L’impression que tu allais être malade ne te lâchait pas. Il faisait tellement chaud, la tête te tournait tellement.

Une autre voiture avait brusquement coupé le taxi dans lequel tu te trouvais et tu t’étais mise à crier au moment où le chauffeur avait assené un violent coup de klaxon. C’était comme si les lumières s’étaient précipitées sur toi et que l’air s’était refermé sur ta gorge. Les mademoiselle du chauffeur avait été enterrés par tes demandes de sortir, peu importe que tu fus encore loin de ta destination et qu’il n’y avait qu’une voie d’accotement disponible, l’idée de t’échapper de ces quatre murs de ferraille t’était aussi vitale que respirer. La voiture s’était finalement arrêtée et tu avais presque bondi sur le bitume humide de la route.

L’homme avait tenté de comprendre, avait voulu appeler quelqu’un, mais tu lui avais tendu l’argent de la course jusqu’à ta maison et il était parti. Tu étais restée de longues minutes affaissée sur le côté de la route à observer ses phares disparaître trop lentement dans l’obscurité. Tu ne t’étais remise à respirer qu’une fois complètement engloutis par les ténèbres.

C’est ta mère qui avait collé l’étiquette d’attaque de panique à cet événement. Ces mots avaient sonné faux à tes oreilles lorsqu’elle les avait prononcés. Tu les avais répétés à sa suite, comme un jeune enfant qui tentait d’apprendre le nom d’un nouvel ami, mais pour une raison que tu ignorais l’énoncé sortait déformé de ta bouche. Comme un organe transplanté que le corps s’efforçait de rejeter, sans réussir à éjecter littéralement. Étranger.

En suivi, ils t’avaient assuré que c’était chose normale après ce que tu avais traversé. Mais tu voyais qu’ils ne comprenaient pas vraiment. Ils n’avaient jamais vraiment compris. Ils avaient tenté d’augmenter ton seuil de tolérance à la voiture graduellement, dans le confort et la sécurité du cocon que représentait le véhicule familial, mais la situation se reproduisait toujours de la même façon. La chaleur, l’étouffement, l’aveuglement, le sentiment que l’univers entier s’en prenait à toi. Les températures fraîches d’automne, les fenêtres complètement ouvertes, l’essai en décapotable et les routes et stationnements déserts n’y avaient rien changé. Il n’y avait qu’en autobus que tu parvenais à respirer sans avoir l’impression que le monde te tombait dessus. Tu savais qu'ils pensaient souvent tout bas qu'au moins, il ne t'avait pas tout enlevé.

S’ils avaient su.

Modération, merci ^0^ !:
 



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C-GEAR
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Mer 3 Jan 2018 - 22:59

Pikachu lance Eclair sur Brindibou
(-4 PV) ce n'est pas très efficace...
PV Brindibou = 64/68


Brindibou lance Feuillage sur Pikachu
(-6 PV)
PV Pikachu = 3/15

Vous lancez une pokeball sur Pikachu
...
...
...
Félicitation il est capturé !
Votre compagnon gagne 1 pt d'xp
Que voulez vous faire ?



Oh, vous savez, je ne suis pas du genre violent... Je suis  MISTER L. Quand je le peux, j'évite, mais quand il le faut vraiment, combattre ne me pose aucun souci.
Non, aucun.


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Dresseur Alola

C-GEAR
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Région : Alola
Lun 8 Jan 2018 - 20:30
Évidemment, tu avais pris l’autobus pour te rendre aux auditions. La ligne 37, nouvellement instaurée, avait un arrêt à quelques coins de rue seulement des bureaux de l’agence. C’était comme si le monde essayait de t’enlever toutes les raisons de te défiler. La température dehors était clémente, même pour un mois de janvier à Alola. Il ne pleuvait même pas.

À travers une des petites fenêtres du véhicule, tu avais regardé le quartier défiler à un rythme plutôt régulier pour l’heure qu’il était. Tu avais été étonnée d’observer un environnement à mi-chemin entre la tranquillité des banlieues et la grandeur des centres. Les vingt premières minutes du trajet avaient fait défilé une série de maisons, entrecoupée de petits commerces divers, le tout n’atteignant jamais plus de trois étages de hauteur. Ce n’était que plus loin que quelques bâtiments en hauteur s’imposaient dans le paysage, mais il n’y avait que très peu. Le tout donnait l’impression d’être assez espacé, te donnant presque l’impression que les rues n’étaient fréquentées que par des résidents. Tu t’enfonçais de plus en plus dans ce terrain inconnu, et tu n’en étais que plus calme.

Finalement, l’autobus t’avait déposée à l’intersection. Tu avais pris une grande inspiration en sortant, et tu ne t’étais pas arrêtée pour te situer. Ta destination, un peu plus imposante que les autres, s’était dessinée dans le ciel quelques instants auparavant. À partir de là, c’était à gauche sur 200 mètres, tout droit pendant encore 600 mètres, puis finalement de nouveau à gauche pour 115 mètres. Tu savais où tu allais et tu n’avais pas l’intention de d’arrêter. De laisser le temps aux doutes de te plaquer et de t’empêcher d’avancer.

Tu étais arrivée à l’endroit en question en quelques minutes à peine et tu avais tout de suite était happée par les ressemblances avec ta première agence, à Kantô. La même allure sobre, les mêmes grandes fenêtres qui éclairaient les studios où des artistes en devenir passaient le meilleur de leur temps, les mêmes jeunes assis en bordure du terrain pour manger rapidement avant de retourner en haut. La même odeur de compétition.

Tu avais pénétré dans l’enceinte sous le regard de quelques-uns que tu savais être comme toi à une certaine époque. Incapable d’entrevoir le sommet dans tout ça et anxieux de ne pas trouver le chemin avant d’autres. Leurs yeux te jugeaient, mais se jugeaient encore bien plus. Étais-tu plus qu’eux ? La pression d’être le meilleur dans une industrie qui ne cessait de changer finirait par écraser leurs rêves de carrière. Ceux-là ne perceraient jamais. Tu le savais bien.

C’était pareil à l’intérieur. Le même mobilier minimaliste remplissait l’aire autour de l’accueil, la même adjointe administrative toujours aussi souriante qu’au premier jour, même si elle avait eu le temps d’observer des adolescents se casser presque littéralement sous ses yeux depuis, le même air un peu trop désinfecté alors que la sueur et le sang coulaient derrière les portes.

Ça t’avait fait bizarre de te retrouver à nouveau dans un endroit comme celui-là. Ce n’était plus ta place comme avant. Tout le monde pouvait le sentir. On sentait bien les choses dans le milieu. Et puis t’étais dit, à quoi bon. Tu te disais que tu n’étais plus là pour prouver quoi que ce soit à personne. Tu étais de retour de à la case départ, avant les agences. Dans la pureté de l’âge et de la passion. Tu étais là par intérêt, seulement par intérêt, et tu préférais regarder au sol, là où tout était bien concret. Tu t’étais dit ça, juste ça, ça t’avait suffi pour te présenter à l’accueil afin que l’on te donne accès aux étages supérieurs.

Modération, merci !:
 


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C-GEAR
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Messages : 10908

Lun 8 Jan 2018 - 23:37

Deux Pikachu niveau 5 apparaissent!




Votre Pikachu lance Éclair sur Pikachu 1!
(-5 PV) Ce n'est pas très efficace...
PV de Pikachu 1: 13/18


Pikachu 1 lance Éclair sur votre Pikachu!
(-4 PV) Ce n'est pas très efficace...
PV de votre Pikachu: 31/35


Pikachu 2 lance Éclair sur votre Pikachu!
(-4 PV) Ce n'est pas très efficace...
PV de votre Pikachu: 27/35


Brindibou lance Charge sur Pikachu 2!
(-7 PV)
PV de Pikachu 2: 11/18

Que voulez-vous faire?



Moi, c'est MISTER J.
Un conseil, viens pas m'chercher. J'suis un mec qui sait jouer des poings, si tu cherches la bagarre, tu l'auras ! Et ça sera sanglant. T'es prévenu.

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Dresseur Alola

C-GEAR
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Messages : 81

Région : Alola
Ven 2 Fév 2018 - 21:34
La femme, âgée d’une trentaine d’années, peut-être, t’avait accueillie avec quelques mots d’une formule maintes fois répétée avant de te demander la raison de ta visite. Elle avait formulé sa question d’une voix à la fois aimable et ferme. Le juste milieu parfait pour ne pas offenser les artistes potentiels à l’orgueil sensible et pour signifier aux imposteurs divers – médias comme admirateurs – qu’ils ne franchiraient pas une porte de plus sans bonne raison. Tu lui avais répondu simplement, sans hésiter. Ce genre d’attitude ne t’intimidait plus, bien que tu aies encore moins ta place ici qu’avant. Les choses avaient changé.

Elle t’avait ensuite demandé ton nom. Tu le lui avais dit sur le même ton, impatiente d’en finir avec ce bref échange qui s’étalait déjà plus que tu l’aurais souhaité. Elle n’avait pas demandé l’orthographe de ces sonorités qui devaient être devenues aussi familières à ses oreilles que celles de sa langue maternelle : ses doigts avaient rapidement tapé sur le clavier chacun des caractères qui composaient la base de ton identité. Pendant un court instant, tu t’étais demandé si les résultats qui s’afficheraient à l’écran seraient authentiques à ce qu’ils tentaient de traduire. Au final, est-ce que ça aurait vraiment changé quelque chose ? Tu n’avais jamais parlé la langue, et les heures interminables de leçons à l’agence dans ta ville natale avaient disparu de ton esprit bien plus rapidement qu’elles ne s’étaient imposées.

Tout avait dû être en règle, puisqu’elle t’avait indiqué où se trouvaient les salles d’audition, pour finalement te remettre le badge de visiteur qui te permettrait d’accéder aux étages supérieurs. Tu l’avais remerciée avant de te diriger vers les escaliers pour amorcer ton ascension vers le sixième et dernier étage du bâtiment. L’ascenseur aurait pu être une meilleure option, mais tu essayais de te défaire de cette habitude que tu jugeais honteuse pour la danseuse que tu avais été. Finalement, les trois jeunes hommes qui l’attendaient dans un silence presque solennel t’avaient poussé vers ce que tu pensais être le droit chemin.

La cage d’escalier était elle aussi silencieuse, et pour une raison qui t’échappait, tu ne parvenais pas à te souvenir si tu avais déjà vu ton ancienne agence aussi tranquille. Il te semblait qu’il y avait eu de la vie à n’en plus finir tout le temps où tu t’y étais entraînée, mais peut-être étaient-ce tes souvenirs qui te jouaient des tours. Tu étais jeune à l’époque, la terre entière paraissait vouée à t’éclipser dans tes tentatives de te démarquer du lot.

Arrivée au troisième étage, tu n’avais pas pu t’empêcher de jeter un coup d’œil à travers la fenêtre rectangulaire qui donnait sur le corridor adjacent. Le trio que tu avais aperçu au rez-de-chaussée était là, à nouveau immobile, en biais d’une large porte que tu devinais bien ouverte. La seule différence était qu’ils n’étaient plus seuls à présent : d’autres jeunes attendaient avec eux, tout aussi impassibles à première vue. Qu’attendaient-ils donc ? D’où tu étais, tu n’arrivais pas à voir la salle à côté de laquelle ils se tenaient tous. Certains, de temps à autre, jetaient un coup d’œil à l’intérieur, désintéressés, mais lorsque leurs regards se reportaient vers ceux de leurs camarades, l’attitude de marbre se brisait quelque peu à travers un éclair d’incertitude, un mouvement involontaire de la bouche, une main tremblante. Puis, un d’entre eux avait jeté un regard vers la porte où tu te tenais. Rapidement, tu avais fait un pas vers l’arrière, en espérant t’effacer à ses yeux à temps. Tu n’avais pas le droit d’être là, d’imposer ta curiosité déplacée à des adolescents qui se donnaient visiblement dans toute leur vulnérabilité ici.

Tu avais donc repris ton chemin, un peu plus rapidement cette fois, dans l’espoir de ne pas te laisser distraire à nouveau. Il aurait fallu plus que ça pour vraiment y parvenir, mais comment aurais-tu pu le savoir ?

Modération, merci <3:
 



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C-GEAR
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Dim 4 Fév 2018 - 22:40

Votre Pikachu lance Éclair sur Pikachu sauvage 2!

{ -5 PV } Ce n'est pas très efficace...

PV restant de Pikachu sauvage 2: 6/18


Pikachu sauvage 1 lance Mimi-Queue sur vos pokémon!

Pikachu et Brindibou voient leur défense baissée d'un cran!

Nouvelle défense de Pikachu: 20
Nouvelle défense de Brindibou: 37


Pikachu sauvage 2 lance Rugissement sur tous vos pokémon!

Pikachu et Brindibou voient leur attaque baissée d'un cran!

Nouvelle attaque de Pikachu: 37
Nouvelle attaque de Brindibou: 37


Brindibou lance Charge sur Pikachu sauvage 1.

{ -7 PV }

PV restant de Pikachu sauvage 1: 6/18




Vous lancez une pokéball sur Pikachu sauvage 2!
...:
 



PV restant:
PV restant de Pikachu: 27/35
PV restant de Brindibou: 68/68
PV restant de Pikachu sauvage 1: 6/18



Que voulez-vous faire Soo-ah Kim ?



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Dresseur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 25/02/2017
Messages : 81

Région : Alola
Mer 7 Fév 2018 - 5:51
La femme à la réception avait été très claire dans ses directions, et tu avais supposé que c’était une habitude prise pour éviter que les visiteurs n’atterrissent à des endroits de l’établissement où ils n’avaient rien à faire. Il s’agissait d’une attitude professionnelle qui devait certainement plaire à ses supérieurs : cette industrie s’était érigée sur des mensonges perpétuels et il fallait à présent maintenir les apparences à tout prix. Hors de question, donc, que l’envers du décor se dévoile à quiconque n’en faisait pas partie. Évidemment, cette précaution n’était pour elle qu’une formalité destinée l’inscrire dans la machine de guerre. En réalité, ceux qui pénétraient dans l’enceinte étaient eux aussi sous le joug des non-dits qui protégeaient le monde des idoles de l’effondrement. Dans les agences, il fallait se fermer les yeux et se boucher les oreilles. Faire comme si de rien était, pour les rares occasions où les directeurs ne parvenaient pas à garder les tabous bien cachés derrière des portes closes.

Tu savais que ça ne tenait pas debout, mais tu n’étais pas parvenue à te débarrasser de l’impression que les directions qui t’avaient été offertes étaient plus strictes qu’elles ne l’étaient normalement. Comme si la femme avait senti quelque chose en toi que tu ne soupçonnais pas encore, cette curiosité avide pour ce monde qui n’était plus tien. Tu étais bien consciente qu’elle ne pouvait rien de ton historique de formation échouée, la paperasse avec ton ancienne agence s’étant complétée de façon très modeste. Cela ne t’avait pas empêchée de te répéter cette pensée en passant d’étage en étage, comme pour te rassurer, mais peut-être aussi bien pour te contrôler. Tu étais là strictement pour les auditions.

Le bureau où tu étais bientôt attendue se trouvait dans l’aile est du bâtiment. Pour y parvenir à partir de la cage d’escalier que tu avais emprunté, il fallait tourner à droite, puis suivre le corridor de gauche jusqu’à la moitié de sa longueur à peu près. La porte se trouverait également à gauche, mais il serait impossible de la manquer puisque quelques chaises avaient été disposées pour les candidats. Cette information s’était imprimée au mot près dans ton esprit. Presque comme un avertissement, si tu avais su lui prêter plus d’attention.

Un soupir lent et profond t’avait distraite de ta destination à l’instant où tu avais atteint le dernier étage. Tu t’étais arrêtée brusquement, sentant presque le métal de la lourde porte claquer contre ton dos. L’oreille tendue, tu avais tenté de cerner l’origine exacte de la plainte silencieuse. Un grognement avait finalement suivi, du côté du bâtiment qui ne te concernait pas. Certes, il avait surgi à seulement quelques portes de l’endroit où tu te trouvais, mais cela ne changeait rien au fait que tu n’avais pas à faire là. Tu n’arrivais pas à comprendre pourquoi tu ne parvenais à te remettre à bouger dans la bonne direction. Tu ne parvenais pas à repousser cette tentation qui avait surgi du plus profond de toi, comme si elle avait toujours été là, à attendre les conditions propices pour se révéler.

La pièce abritait une adolescente d’une quinzaine d’années.

Tu avais d’abord entrevu son reflet à travers les multiples miroirs qui recouvraient le mur du fond de ce que tu savais être une salle de danse. Accroupie vers quelque chose que tu ne pouvais pas voir, elle t’apparaissait encore plus petite qu’elle ne devait l’être. Tu l’avais regardée se lever au son d’une chanson que tu ne connaissais que trop bien. Elle avait enchaîné les premiers pas de la chorégraphie avec un équilibre parfait de maîtrise et de fluidité. À cette vue, tu avais pris de son apparence moins frêle que tu l’aurais crû pour une recrue de sa génération. À la voir bouger, elle ne semblait que muscle et détermination. Elle s’était visiblement approprié à la perfection la chanson. Ses mouvements traduisaient à la fois la profondeur de la musique et sa propre férocité. Inébranlable.

Tu y avais crû jusqu’à ce qu’elle fasse un mouvement étrangement maladroit Tu n’avais pas immédiatement saisi pourquoi avant qu’elle ne recommence la même manœuvre, la routine l’obligeant. Son pied gauche ne suivait pas. Ton attention s’était rivée sur sa cheville, piètrement soutenue par un soulier en tissu léger. N’importe qui avec un minimum d’expérience aurait compris qu’elle était blessée. Ne le voyait-elle pas ? Finalement, ça t’avait frappée. Elle se bornait à ne pas le voir.

Tu t’étais avancée, compromettant ta discrétion, sans vraiment savoir pourquoi, et le miroir t’avait renvoyé à la fois ton reflet et le sien. La nausée t’était tombée dessus à cet instant précis, étouffante et envahissante, et tu t’étais violemment retournée. Comme brûlée.

Modération, merci ^0^:
 


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C-GEAR
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Messages : 11866

Jeu 8 Fév 2018 - 12:05

Votre Pikachu lance Éclair sur Pikachu sauvage 1

(-5 PV) Ce n'est pas très efficace...

PV restant de Pikachu sauvage 1: 1/18


Pikachu sauvage 1 lance Éclair sur Brindibou !

(-5 PV) Ce n'est pas très efficace…


Brindibou lance Charge sur Pikachu sauvage 1.

(-7 PV)


Pikachu sauvage 1 est KO !




Pikachu et Brindibou reçoivent 1 pt d'expérience !
Brindibou monte au niveau 8 et Pikachu au niveau 7 !



PV restant:
PV restant de Pikachu: 27/35
PV restant de Brindibou: 63/68



Que voulez-vous faire Soo-ah Kim ?



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Dresseur Alola

C-GEAR
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Région : Alola
Ven 16 Fév 2018 - 23:47
« Mademoiselle Kim ? »

L'interpellation t'avait presque fait sursauter de ta chaise, comme prise en délit. C'était une réaction disproportionnée vu les circonstances et tu avais espéré que la femme à l'origine de cet émoi n'y voie qu'un signe de nervosité.

Après la vague de nausée, tu t'étais dépêchée de te rendre au lieu du rendez-vous. Personne ne t'avait vue filer d'un pas qui se voulait régulier jusqu'à l'aire d'attente, tu le savais, mais tu ne pouvais t'empêcher d'être sur le qui-vive. L'impression d'avoir vu quelque chose que tu n'aurais pas dû te pesait sur les épaules et tu craignais que, d'une manière ou d'un autre, quelqu'un le sente et crie à l'imposture. Personne ne le ferait, mais ta conscience en resterait marquée.

« On vous attend pour votre audition. »

Tu avais pris une inspiration profonde, silencieuse, et tu avais adressé un petit sourire à la femme avant de pénétrer dans la salle.

C'était une pièce de réunion bien banale, avec une dizaine de chaises organisées autour d'une large table austère. D'un côté était assis un trio d'individus, deux hommes et une femme, et de l'autre, un siège prêt à t'accueillir. Incertaine de l'attitude à prendre, tu t'étais inclinée légèrement, par réflexe, avant que l'on te dise de prendre place. Le trio s'était brièvement présenté - directeur de casting, réalisateur et adjointe aux relations humaines, respectivement - avant de commencer ce que tu avais senti comme un interrogatoire.

« Je n'ai pu m'empêcher de remarquer que vos réponses descriptives au questionnaire étaient très évasives. Alors, mademoiselle Kim, pourquoi ne pas nous parlez un peu plus de vous avant d'entrer dans les détails ?

- Oui, alors... J'ai passé mon enfance dans une petite municipalité de Kantô, tout près de la ville de Jadielle. Ma mère a longtemps travaillé dans les écoles avant d'ouvrir une garderie en milieu familial, ce qui m'a rapidement appris à prendre soin des autres. J'adorais l'aider comme je le pouvais chaque fois que l'occasion se présentait : les enfants rendaient la maison tellement chaleureuse, c'était le moins que je puisse faire.

» Quand je suis arrivée ici, je venais tout juste d'obtenir mon diplôme en secrétariat. Je n'ai pas réussi à me trouver de poste immédiatement, ce qui a fait en sorte que j'ai été à la fois serveuse dans un petit restaurant et femme de ménage résidentiel pendant quelques mois. Puis, finalement, j'ai eu un appel de la part de la propriétaire de l'organisme Seconde vie, qui se spécialise dans la réhabilitation et l'adoption de pokémons abandonnés ou maltraités. C'était une opportunité en or que je me suis dépêchée de saisir. J'y travaille depuis plus d'un an et je ne saurais décrire un emploi plus merveilleux que celui que j'occupe. Je suppose que c'est parce que, d'une manière, ça me permet de reconnecter avec une partie de ce que j'ai laissé derrière moi. »


Tu t'étais détendue au fur et à mesure que les mots s'étaient imposés à ton esprit. Ton visage avait même abordé un véritable sourire lorsque tu avais mis sur la table le sujet de la pension où tu travaillais. Rien de ce que tu avais dit à son sujet n'était un mensonge. Cet emploi était un cadeau tombé du ciel que tu te demandais encore si tu avais mérité.

« Je vois que vous vous définissez beaucoup par rapport à votre emploi. Qu'en est-il de vos passe-temps, de vos intérêts personnels ?

- Je pratique la danse depuis que j'ai onze ans. C'est une passion qui m'a suivie à travers le temps et que je ne pratique que pour le plaisir aujourd'hui. J'ai songé à m'inscrire dans une troupe amateur à mon arrivée ici, mais j'ai préféré garder cela pour moi. Je prête toutefois main forte aux instructeurs du studio où je pratique lorsque besoin il y a, surtout en ce qui a trait aux chorégraphies. C'est toujours très intéressant de voir comment les perceptions individuelles peuvent marquer des mouvements décidés d'avance et les changer presque radicalement. »

La question t'avait prise un peu de court. Tu n'avais jamais vraiment réalisé l'importance que revêtait ton emploi dans ta définition de toi-même, surtout lorsque personne ne semblait s'en formaliser. Même ton discours sur la danse était habituellement teinté de cette ambition de carrière, avec l'ombre des agences qui auraient pu en faire ton domaine professionnel. Tu étais heureusement parvenue à ajuster tes paroles pour qu'elles s'adaptent à l'angle de la question, mais tu restais consciente qu'il s'en dégageait certaines failles, inévitables.

Tu t'étais surprise à espérer qu'ils aient vu dans tes réponses plus de passion que d'obsession malsaine.

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Sam 17 Fév 2018 - 15:39

Trois Picassaut Lv 5 passent dans le coin !





Vos Pikachu exécute un duo de Mimi-Queue !
Les Picassaut sont subjugué et leur défense baissent de deux cran !
Picassauts : 14/14


Deux Picassaut lancent des Rugissements !
Vos pokémon sont pertubé d'entendre des rugissements de la part d'oiseaux, leurs attaques baissent de deux crans !


L'autres Picassaut lance une attaque Picpic sur Pikachu !
{ -2 }
C'est pas trés trés efficace
Pikachu : 25/35


Brindibou lance Charge sur Picassaut 1
{ -11 }
Picassaut 1 : 3/14
Picassaut 2,3 : 14/14

Que voulez-vous faire ?



Oh, vous savez, je ne suis pas du genre violent... Je suis  MISTER L. Quand je le peux, j'évite, mais quand il le faut vraiment, combattre ne me pose aucun souci.
Non, aucun.


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Dresseur Alola

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Région : Alola
Mer 28 Fév 2018 - 18:59
« Pouvez-vous nous parler plus en détail de ce qui vous a poussée à vous inscrire à l'émission ?

- Pour être franche avec vous, j'ai appliqué sur un coup de tête. C'était jour férié, ma supérieure m'avait donné congé et le studio de danse où je pratique normalement était lui aussi fermé. Il était trois heures de l'après-midi et je venais tout juste de finir mes tâches domestiques journalières. Je m'étais assise à la cuisine, quelques instants, et puis, ça m'avait frappée. Cette idée de tâche, la routine qui s'était installée sans que je ne le réalise.

» Vous l'avez bien compris, je suis très dévouée à mon domaine professionnel. J'ai toujours eu cette habitude de mettre mon énergie dans un nombre très restreint d'activités, pour mieux me dédier à celles qui piquaient mon intérêt, mais ça a cessé d'être raisonnable une fois que j'ai été bien installée ici. Je n'étais tout simplement pas prête à m'en rendre compte, je suppose.

» Alors, quand j'ai vu défilé sur le web l'appel de candidatures, j'ai tout de suite de suite pensé, pourquoi pas ? Je n'ai besoin de cette routine au point où la compromettre m'ébranlerait de façon significative. Et puis, même si c'était le cas, il me faudrait quand même le faire parce qu'après tout, qu'est-ce qu'un monde sans les autres ?

» J'ai toujours aimé partager avec les autres, et je sais que Terrace House me permettrait amplement de trouver mon bonheur dans les contacts humains sans qu'un filtre professionnel ne se mette en place comme c'est le cas à mon emploi.


- Je vois. Mais ne pensez-vous pas que cette routine puisse être un obstacle à votre intégration au groupe ? Si, dans vos circonstances actuelles, vous ne parvenez pas faire du temps pour les autres, comment pouvez-vous affirmer avec certitude être capable de le faire pendant le tournage de Terrace House ?

- Je comprends amplement vos questionnements, mais, vous savez… l'être humain se démarque par sa capacité à se forger les opportunités qu'il désire, ou, dans certains cas, à se les cacher. Ce n'est pas le formulaire de candidature qui m'a fait réaliser que j'avais envie de nouer des nouveaux liens sociaux, c'est cette envie, précisément, qui m'a menée à Terrace House, même si je n'en étais probablement pas consciente. Si, au final, je ne me rends pas plus loin dans le processus, je m'inventerai d'autres opportunités, parce que c'est là où j'en suis dans ma vie, maintenant.

- Merci pour ces éclaircissements. Alors, dites-moi, mademoiselle Kim, dans cette optique, que pensez-vous pouvoir apporter à l'émission ? »

Sa question, habilement formulée, ne parvenait néanmoins pas à te dissimuler sa véritable portée. Comment prétendais-tu te démarquer des autres candidats qu'ils avaient reçus, tous à la recherche de nouvelles sphères sociales ? Que pensais-tu posséder de si singulier pour te permettre d'offrir des réponses honnêtes, nonchalantes, à toutes les questions qui t'étaient posées ?

Presque par réflexe, ta relation désintéressée avec le succès t'était venue en tête. Toi, tu avais déjà eu ton heure de gloire. Ta jeunesse avait bien été meublée par les efforts acharnés de vivre par la reconnaissance des autres et tu n'y étais pas parvenue. Que ce soit le fruit des circonstances ou de ta propre incapacité importait peu. Les recrues avec qui tu avais partagé tes ambitions et ta passion étaient désormais en tête d'affiche des événements d'envergure, tandis que l'heure avait sonné pour les autres. Tu avais eu ta chance, tout ça ne t'intéressait plus maintenant. Pas après ce que tu avais dû endurer. Tu étais là pour partager ton expérience avec les autres, et te retrouver, en eux, peut-être.

C'était un argument solide que tu avais voulu utiliser, mais les mots pour l'exprimer ne t'étaient pas venus.

Modération, merci <3:
 



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Sam 3 Mar 2018 - 15:20
Vous lancez une pokeball sur Picassaut 1!
...:
 



Pikachu 1 lance Éclair sur Picassaut 2!
(-20 PV) C'est super efficace!
PV de Picassaut 2: 0/14

Il est K.O!
Pikachu monte au niveau 9!
Pikachu monte au niveau 7!


Pikachu 2 lance Éclair sur Picassaut 3!
(-16 PV) C'est super efficace!
PV de Picassaut 3: 0/14

Il est K.O!
Pikachu monte au niveau 10!
Pîkachu monte au niveau 8!

Que voulez-vous faire ?



Moi, c'est MISTER J.
Un conseil, viens pas m'chercher. J'suis un mec qui sait jouer des poings, si tu cherches la bagarre, tu l'auras ! Et ça sera sanglant. T'es prévenu.

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Dresseur Alola

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Messages : 81

Région : Alola
Mar 1 Mai 2018 - 5:29
Le trio avait continué avec ses questions pendant une vingtaine de minutes encore. Ils avaient cherché à savoir si tu savais te mettre en valeur, avant de mettre l’accent sur des questions concernant exclusivement l’émission, mises en situation et logistique comprises. Tu avais choisi de ne rien changer à l’attitude que tu avais adoptée au départ, préférant miser sur une authenticité qui aurait tout pour te gagner des points auprès des téléspectateurs plutôt que de te cacher derrière une façade d’hypocrisie à travers ils finiraient tous par voir. Il s’agissait d’une stratégie risquée, mais une impression de ton for intérieur te poussait à avoir confiance. Terrace House n’adhérait pas aux mêmes principes que la plupart des téléréalités, tu le savais d’anciens participants et d’épisodes visionnés tard la nuit, c’était l’argument qui t’avais convaincue de t’inscrire. S’il fallait que tu te sois trompée, il était sûrement mieux que tu passes à côté de l’opportunité de te retrouver sur la scène publique.

Finalement, ils s’étaient jeté un regard et avaient déclaré l’entretien terminé. Ils s’étaient évidemment enquis de tes questions potentielles, mais tu avais simplement cherché à confirmer la date exacte du début du tournage, après quoi vous vous étiez mutuellement remerciés et tu étais repartie. À l’extérieur de la salle, dans l’aire d’attente précédemment vide, se trouvait à présent quelques personnes. Tu étais passée en essayant de ne pas leur prêter attention, mais un homme avait attiré ton regard. Dans la mi vingtaine, peut-être, une tignasse mal bleachée, des lunettes bien rondes et un accoutrement hétéroclite à mi-chemin entre le business casual et la tenue habillée, il était également le seul des participants qui n’était pas collé à son cellulaire. Nonchalant, il t’avait suivie des yeux lui aussi, avant de t’adresser un sourire à pleine dents à l’appel par l’assistante de ce qui devait être son nom. Jaebum Chung, hein.

Cette fois, tu avais laissé tes pas te porter jusqu’à l’ascenseur. Au même moment, au bout du couloir, un groupe d’adolescentes s’était mis à parler à voix basse. Elles s’étaient engouffrées dans la cabine avec toi et, malgré l’étroitesse de l’espace, leurs chuchotements n’étaient restés qu’un bruit de fond. Ton corps paraissait s’être accoutumé aux sensations que suscitait la certaine familiarité du bâtiment, mais à présent tu ne pouvais t’empêcher de vouloir en sortir au plus vite. Retrouver l’air frais et les grands espaces, le quotidien d’une vie qui se voulait banale.

À la réception, d’autres adolescentes semblaient comme attendre en petits groupes. Il y avait une sorte de tension dans l’air dont tu n’étais pas parvenue à percevoir l’origine, et tu t’étais sentie comme l’intruse d’un tableau lourdement chargé. Mouvementé, même quand condamné à l’immobilité la plus totale. À ta vue, la réceptionniste t’avait lancé un sourire forcé, avant de reprendre le badge que tu lui tendais en échange d’une planchette à pince. Quelques formalités et de nouveaux documents à remplir à propos de l’émission. Disponibilités, emploi du temps typique, coordonnées de l’employeur, si applicable. Rien de bien compliqué, seulement il y en avait beaucoup.

La dame t’avait invitée à t’asseoir sur un des canapés pour compléter tout ça. Tu aurais bien voulu aller t’installer dehors, histoire d’en finir avec les messes basses qui n’en finissaient plus, mais son regard imposant t’avait dissuadé de même l’essayer. Tu t’étais donc résignée à un fauteuil en bordure des fenêtres principales, à l’écart de la petite foule, mais rien n’y faisait. Le bourdonnement devenait de plus en plus présent à tes oreilles, et tu n’aurais su dire si c’était parce qu’il devenait plus distinct ou simplement plus fort : le fait est qu’il te devenait de plus en plus ardu de te concentrer sur la tâche tout en ignorant les regards en coin qu’elles te lançaient avant de reprendre de plus belle leurs discussions.

Leur présence autour de toi s’était resserrée et tu avais presque eu envie de crier, au moins autant qu’à ton retour unique à l’agence de Kantô après ton hospitalisation. Tu n’étais plus seulement intruse, mais bête de cirque, le centre d’une attention que tu n’avais pas désirée. Encagée sans en connaître l’échapatoire.

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