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» Avez-vous déjà vu un éclopé dans une manifestation ? ... Maintenant, oui !


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 06/11/2017
Messages : 98

Région : Sinnoh
Sam 30 Déc - 5:12
Un mois s'était écoulé depuis ton départ de l'hôpital. Tu étais donc contraint, comme prévu, d'y retourner pour une petite visite de routine. Tu ne savais pas vraiment pendant combien de temps tu allais devoir jouer à ce petit manège. Tu avais simplement l'impression que tu ne pourrais jamais t'en échapper. Comme si tout te ramenait à l'hôpital, à ton médecin, à ton psychiatre. Certes, ces braves gens ne voulaient que ton bien, mais tu n'aimais pas qu'on te parle comme à un enfant de six ans, à te dire quoi faire et comment le faire.
Lors de ce rendez-vous avec celui qui s'était occupé de toi durant des mois, tu t'étais bien gardé de dire que tu avais reprit la cigarette. Et quand bien même il te reprocherait ce vice, il serait des plus mal placé pour te juger sur ce point. Mais c'était ce que faisait tout médecin, selon ta sœur. Dire ce qui était bon à faire alors qu'eux même ne respectaient pas ces « règles ». Tu fixais donc ce dossier étant tient et qui se trouvait entre les mains de ton médecin sans prendre aucune initiative, lui laissant la liberté de te questionner sur ce que bon lui semblait. Tu répondais la plus part du temps par oui ou par non, parfois tu ne répondais même pas, haussant simplement les épaules ou hochant la tête. Ce rendez-vous ne rimait à rien et n'apportait rien de nouveau sous le soleil. Tu perdais ton temps ici, tu le savais, mais ce n'était pas non plus comme si tu avais mieux à faire ailleurs. Enfin, c'était forcement le cas, mais cela ne servait à rien de te ronger le sang tant que tu ne te souvenais de rien. Car quand le moment arrivera, quand tu te retrouveras enfin la mémoire – et tu espérais que cela arrive – tu ferrais ton possible pour rattraper le temps perdu et retourner au plus vite là où était ta place. Mais pour l'heure, tu devais simplement te montrer patient et faire ce qu'on te demandait de faire.

Et puis arriva ton psychiatre dans la pièce. Et ce fut une nouvelle série de question qui tomba sur tes épaules. Tu soupiras, trouvant le tout assez barbant. Comme si en l'espace d'un mois ta vie allait changer en un revirement de chemise. Alors comme précédemment, tu répondis de façon simple et désintéressé. On te demanda s'il y avait de quelconques améliorations au niveau cérébrale ou moteur et tu répondis que non. Tu précisas que tu avais revu deux anciennes connaissances, mais que tu ne te souvenais pas d'elles pour autant. Et en disant cela, tu mentais à moitié, puisque que ce n'était pas totalement vrai pour l'un d'eux. Mais tu avais une certaine flemme d'entrer dans les détails. Tout ce que tu voulais, c'était rentrer chez toi – ou plutôt, chez ta sœur. Elle avait beau dire que c'était également ta maison, tu ne t'y sentait pas comme tel.
« Si vous ne voyez aucun inconvénient à cela, j'aimerais vous faire rencontrer l'un de mes confrères. Il pourra s'occuper de faire quelques tests que j'aimerais que vous fassiez et qui nous permettrait potentiellement de voir un peu plus clair dans tout cela. ». Et encore une fois, tu te contentas d'hausser les épaules. « Si vous pensez que c'est nécessaire... » « Ce serait idéal, oui. Par contre, il faudra vous rendre à Ekaeka, dans la région d'Alola. » Tu affirmas que ce n'était pas un problème, et ce même si tu n'avais aucune idée d'où se trouvait cet endroit.

Une semaine plus tard, tu étais en vol pour cette région inconnue et incroyablement lointaine, en compagnie de tes fidèles compagnons ; Nibbler et Hamtaro. Sur ton siège, tu regrettais presque de t'être engagé à faire le déplacement, essentiellement pour des raisons pécuniaires. Mais maintenant que tu étais là, tu ne pouvais plus te résigner. Et puis, en un sens, cela te faisait de petites vacances improvisés au soleil, ce qui n'était pas négligeable en cette saison – et ce même si tu ne restais là-bas deux jours seulement. Tu pris alors ton mal en patience, passant de transport en transport pour parvenir enfin jusqu'à la ville convoitée et particulièrement mouvementé à tes yeux. Peut-être avait lieu une animation en ville, un spectacle ou quelque chose du genre. Et avec un peu de chance, tu aurais le temps de jeter un œil à tout cela une fois sorti de ton rendez-vous.
Sans traîner plus longtemps, tu pénétras dans le cabinet du neurologue que tu étais venu voir, te dirigeant directement vers l'hôtesse d'accueil qui releva la tête vers toi. Et tu n'eus même pas le temps d'arriver à son bureau qu'elle s'exprima déjà. « Je suis désolée, le docteur Petipoie est exceptionnellement absent aujourd'hui. » « C'est une blague ? ». Tu soupiras, demandant simplement s'il n'y avait personne pour le remplacer, précisant tout de même que tu avais rendez-vous, mais surtout que tu venais de loin. Malheureusement pour toi, personne n'était présent à part elle. Bienveillante, la jeune femme te proposas de revenir un peu plus tard, promettant de contacter le médecin pour qu'il s'occupe de toi. Tu hochas alors la tête et la remercia simplement avant de repartir.

A l'extérieur, tu plongeas tes mains dans des poches à la recherche de tes cigarettes, et tu en allumas une instantanément. Tu regardas finalement autour de toi, te focalisant sur cette foule de jeunes qui s’agitait devant toi en hurlant des phrases que tu n'arrivais même pas à comprendre. Tu restas un instant planté là à les regarder, te disant qu'il n'était sans doute pas sage de les suivre. Après tout, ce n'était pas tes affaires, sans compter que tu étais sans doute trop vieux pour ces conneries. Et puis, en tirant sur ta cigarette, tu te demandais quel mal il y avait à être curieux. Tu gardais un goût amère en bouche à l'idée d'avoir été pigeonné et d'être venu ici pour rien – car rien ne t'assurait que ce médecin serait disponible pour toi dans quelques heures, ni même que tu aurais l'envie de revenir là pour une affaire aussi ennuyante. Alors, pourquoi pas t'amuser toi aussi, comme tous les autres ?
Tu t'assuras que tes pokémons étaient bien perchés sur tes épaules avant de t'enfoncer dans la foule, suivant ainsi un groupe d'adolescent sur plusieurs mètres jusqu'à ce qui semblait être un point de rassemblement. Tu te frayas un chemin pour te sortir un peu de la masse, jetant ton mégot au passage dans une poubelle se trouvant là. Et puis tu croisas les bras, cherchant à comprendre ce que ce troupeau pouvait bien chercher à faire. Tu regardas autour de toi et tapotas sur la première épaule qui se présenta à toi ; celle d'une jeune femme à la crinière aussi flamboyante que la tienne. « Excuses-moi. A tout hasard, tu saurais ce qui se passe ici ? » demandas-tu naïvement.


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Dresseur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 15/04/2014
Messages : 761

Sam 30 Déc - 18:12

Avez-vous déjà vu un éclopé dans une manifestation ?... Maintenant,oui !



Tu ne t’étais pas attendue à ça. Bien entendue, c’était loin d’être la révolution que tu espérais et la foule était très petite à côté de certaines autres… Mais tu n’avais pas calculé une seule seconde la possibilité qu’ils le fassent vraiment. Ta journée, qui s’annonçait de prime abord pleinement ordinaire et presqu’ennuyante, venait de prendre un tournant auquel tu ne t’attendais pas. Quelques minutes plus tôt, Charles t’avait demandé de te rendre en ville pour faire quelques courses pour le dîner. Même si la ferme était essentiellement autosuffisante, quelques caprices du quotidien ne se trouvaient qu’en supérette. La bière que le vieillard affectionnait tant -et dont l’odeur de houblon, particulièrement prononcée, te tombait sur le cœur- n’était qu’un exemple parmi tant d’autres. Même s’il cultivait légumes et autres denrées essentielles pour survivre, on ne pouvait pas vraiment dire que Charles avait une alimentation saine pour autant. Toutes ses récoltes, il les revendait pour subsister et gardait très peu de choses pour lui-même sous prétexte qu’il n’avait pas le temps de se faire de véritables repas. Tu en avais pleinement pris conscience lors de ta première soirée là-bas lorsqu’il t’avait servi pour dîner un truc surgelé passé au micro-onde. Avec un peu de salade pour la bonne conscience. C’était loin d’être un numéro gagnant… Mais c’était toujours mieux que la famine et les fonds de poubelle.

Abandonnant momentanément la tâche qui t’avait été confiée, tu t’avanças vers la modeste foule rassemblée dans la rue. Leur trajet était obscur, mais tu voyais qu’ils s’avançaient de pied ferme vers un endroit plus approprié que la rue face à l’hôpital. Normalement, ils devraient finir de scander leurs slogans improvisés juste devant les laboratoires… Mais peut-être n’étaient-ils pas assez brillants pour ça. Dans un cas comme dans l’autre, tu te sentais à la fois très concernée et très étrangère à ce qui se passait juste sous tes yeux. La plupart des manifestants étaient sans doute plus jeunes que toi… Mais, en soit, ça ne te surprenait pas tant. C’était quelque chose de prévisible puisque la flamme des adolescents était encore vive en eux. Avant d’être absorbé par le système, on était toujours plus susceptible de se révolter pour un oui ou pour un non. Après, rassembler les foules était un exploit en soit.

Consciente d’être en partie à l’origine de cette animation, tu t’avanças vers eux dans l’espoir de te mêler à la foule tout en restant discrète. Si tu n’avais pas été directement concernée, tu aurais sans doute joint ta voix à la leurre… Mais l’idée que trop de bruit ramène les flics t’inquiétait. Si les choses tournaient mal, tu ne devais surtout pas être associée à ce désordre. Votre intrusion dans les laboratoires Maibelane était encore trop récente et tu craignais qu’on ne découvre ton implication assez facilement si tu venais à passer sous le radar de la police. En soit, ça ne t’intéressait pas du tout. Tu voulais simplement admirer plus longuement ce que vous aviez créé contre toutes attentes. Tu regrettais presque d’avoir perdu contact avec les trois autres… Ils auraient sans doute apprécié de voir les photos. À moins qu’ils ne soient déjà dans la foule ou non loin, à observer tout comme toi le fruit de vos efforts. Tu ne le saurais jamais. Les trois autres membres de l’opération n’étaient que des pseudos sans identité connue. Tu ignorais à quoi ils ressemblaient et même le son de leur voix te parraissait lointain. Même si tu étais dans une pièce avec eux pour seule compagnie, tu ne serais pas capable de les reconnaître. C’était aussi bête que ça… De cette manière, même si l’un de vous se faisait piéger, les autres n’auraient pas à craindre une balance.

Skaramse était comme ça : paranoïaque et sécuritaire au possible. Il pensait à tous les scénarios possibles et inimaginables dans le seul but de ne laisser aucune faille. Même si tu ne l’appréciais pas particulièrement, son efficacité et sa minutie imposaient quand même le respect.

Traçant ta route pour te faufiler au cœur de la manifestation, tu levas brièvement les yeux vers les pancartes tendues tout autour de toi pour lire les slogans : « Stop Pokémon testing now ! » ou encore « Stop Pokémon abuse » étant ceux qui revenaient le plus régulièrement. Ce n’était pas mal. Un bon début comme certains diraient. Ça ne changerait pas le monde, mais le changement n’apparaissait pas ainsi du jour au lendemain. Il fallait de pauvres fous prêts à se battre pour lui… Et c’est là que vous entriez en jeu.

Leur marche s’éternisa plusieurs mètres avant qu’ils ne s’arrêtent temporairement dans une zone de rassemblement. Cela faisait combien de temps qu’ils avançaient ? Tu arrivais ainsi, comme un cheveu sur la soupe, incapable d’estimer la durée de tout ceci. D’ordinaire, tu te serais davantage tenue au parfum et tu n’aurais pas raté une miette de leur initiative. À croire que la vie à la ferme commençait à t’isoler du reste du monde. Ça ne t’arrangeait pas du tout… Et s’il était simplement temps que tu quittes cet enfer puant ? Ta place était ici. Entre les manifestations et les entreprsies extrémistes qui t’avaient maintes fois coûté ta liberté. La vie en campagne t’ennuyait à en mourir et la routine te donnait l’urticaire.

Perdue dans tes pensées malgré l’agitation tout autour de toi, tu fis brusquement rappelée à toi-même lorsqu’une main se déposa sur ton épaule. Surprise, tu fis volte-face afin de voir et d’observer le visage de l’étranger. L’espace d’un instant, tu crûs même qu’en te retournant, tu tomberais face à une unité policière… Mais non. Ce n’était qu’un roux. Un roux avec beaucoup plus de tatouages que de peau. Un roux qui semblait complètement paumé, mais qui était accompagné de deux pokémon. « Je crois qu’ils manifestent contre les tests de cosmétiques sur les Pokémon… Il y a eu intrusion dans le laboratoire Maibelane en bordure de la ville il y a quelques jours. D’après les médias, le ou les intrus auraient libérer près d’une centaine de Pokémon maintenu en cage comme cobaye. » Tu ne savais même pas pourquoi tu prenais le temps d’expliquer tout ceci à quelqu’un qui, s’il était de la région, aurait dû savoir tout ça. Les médias dépeignaient le tableau avec suffisamment de justesse pour que tu n’ais pas à repasser derrière eux… Mais quelque chose chez ton vis-à-vis te donnait l’impression qu’il n’était pas d’ici et que la situation lui échappait complètement. Ce n’était pas vraiment un problème en soit… Tant que tu gardais un détachement exemplaire vis-à-vis les actes commis cette nuit-là, en parler n’était pas dangereux. « Enfin, t’as pas trop l’air au courant donc j’imagine que tu ne viens pas d’ici, vrai ? » Quel genre de touriste fallait-il être pour emboîter le pas à une foule de manifestants ? Surtout si la troupe était essentiellement composée de jeunes. Si, pour le moment, tout se passait dans le respect et le calme, tu ne pouvais pas garantir que la fougue des adolescents n’allait pas mettre rapidement le feu aux poudres comme tu l’avais souvent vu par le passé. Et si c’était le cas, les flics ne tarderaient pas à débarque en grand nombre pour disperser le rassemblement. À partir de là, la situation pouvait prendre un tournant tragique… Autant dire que ce n’était pas l’activité favorite des voyageurs en temps normal.


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 06/11/2017
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Région : Sinnoh
Dim 31 Déc - 14:59
Tu t'attendais à une réponse bateau, jeté comme ça pour te contenter sans qu'on ne prête réellement attention à toi. Cela te semblait tomber sous le sens. Alors tu ne compris même pas pourquoi elle t'expliquait le tout en détail. Elle te prit un peu au désarroi et tu la fixa sans rien répondre, totalement surpris. Même ton Rototaupe semblait plus réactif, perché sur ton épaule gauche. Tu le sentis se dandiner, comme prêt à bondir sur cette inconnue. Tu le regardas tout en fouillant dans ta poche pour en ressortir une pièce que tu lui tendis. Totalement satisfait, il la coinça entre ses griffes tout en frottant son museau contre, glapissant de tant à autre pour exprimer son contentement. Tu soupiras, gêné par les mouvements de l'animal, et tout de même soulagé que ton Dedenne soit bien plus calme de nature. Un peu plus et ce n'était pas de ta fortune dont la taupe se régalerait, mais celle de cette jeune femme qui n'avait rien demandé personne. « En effet, je ne suis pas de la région. Mais pour être totalement honnête, même ce qui se passe près de chez moi me dépasse complètement, alors bon. » Où que tu sois et quoi que tu fasses, tu avais toujours cette sensation de ne rien savoir. Mais au moins ici c'était totalement normal d'être à côté de tes pompes. Tu aimais le regard de cette jeune femme, celui de l’indifférence, celui qui te traitait comme quelqu'un de tout à fait banal. Pas de compassion, de pitié ou tristesse. Elle n'essayait même pas de paraître aimable en te simplifiant la vie. Et tu appréciait ça. Tu te fichais pas mal de la cause de cette manifestation au final. Tu n'étais pas contre, mais tu ne te sentais pas plus impliqué pour autant. Tu voulais simplement saisir cette opportunité de ne pas être un handicape pour qui que ce soit. Et cela te faisait du bien.

« Et du coup, t'en pense quoi de tout ça ? » Tu osas la conversation sans grande conviction. Peut-être qu'elle t’enverra paître. Et tu t'en fichais pas mal. Tu restais tout de même assez curieux d'avoir son avis sur la question, de voir si elle était réellement impliquée ou si comme toi, elle était totalement larguée et simplement spectatrice de la situation. « Je suis peut-être un peu trop curieux... » soufflas-tu en tournant la tête vers la foule agité. « Mais je n'ai rien de mieux à foutre en même temps. » Tu te livras un peu, sans raison, juste par envie. Peut-être pour la mettre un peu plus à l'aise, tu ne savais pas. Tu essayais juste de tenir cette maigre conversation, de peur de te retrouver seul avec l'ennui. Car tu n'avais aucune envie de faire le touriste et de visiter les environs. Tu t'en fichais pas mal de l'esthétisme de cette ville et de son île. Tu n'étais même pas capable de dire à quoi ressemblait ta propre région, mis à part cette ville dans laquelle tu avais grandi. Mais étant donné qu'il s'agit de la seule grandement enneigée – des dires de ta sœur – ta vision des choses était plutôt faussée. Tu en étais bien triste d'ailleurs, de ne pas voir plus de neige dans ton quotidien. Tu étais habitué au froid et tu aimais ça. Frimapic te manquais, c'était certain. Malheureusement la vie fait que les choses ne peuvent pas toujours être comme on le voudrait et tu en était la preuve vivante.

Essuyant une gouttelette de sueur sur ton front, tu tournas de nouveau le regard vers ta principale intéressée, regrettant d'avoir oublié tes lunettes de soleil dans ta chambre d'hôtel. « Sans trop vouloir changer de sujet, sais-tu où est le bar le plus proche ? Je dois dire que je ne suis pas habitué à de telles chaleurs et que présentement je ne dirais pas non à une bonne bière. » Tu serais bien resté à regarder ce qui se passait là, mais une manifestation n'avait rien de bien transcendant. C'était toujours la même chose ; des gens qui hurlent leur mécontentement jusqu'à ce que cela ailles un peu trop loin et que les autorités débarques. « Et si tu veux bien me tenir compagnie, je te payerai un coup avec grand plaisir. ». Loin de toi une quelconque intention malsaine. Tu avais juste envie de profiter de cette présence qui te faisais te sentir humain, de manière totalement égoïste.


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Dresseur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 15/04/2014
Messages : 761

Mer 3 Jan - 13:12

Avez-vous déjà vu un éclopé dans une manifestation ?... Maintenant,oui !



C’était le genre de situation dans laquelle il fallait à tout prix se serrer les coudes. Être une minorité de voyants dans un monde dirigé par des aveugles était un combat quotidien dans lequel chaque homme, chaque combattant, était essentiel à la réussite de l’entreprise. Tu le savais mieux que quiconque. Tu savais que la guerre dans laquelle tu t’impliquais était impitoyable et qu’il serait difficile, voire impossible, de triompher. Mais tu vivais de cette adrénaline. C’était beaucoup plus que mental, c’était également physique. Sentir en toi le feu d’un grand brasier te permettait de rester en vie, de trouver un sens à ton existence… Tu n’étais rien de plus que le pion d’un affrontement qui te dépassait.

Mais plus le pion avançait, plus ses chances de devenir une reine augmentaient.

« Je vois… » Tu ne savais pas quoi dire de plus. Tu étais beaucoup trop au taquet pour être dépassée par quoi que ce soit. Tu étais une encyclopédie sur l’actualité, prête à tout assimiler pour mieux trier les causes que tu défendrais. C’était ce qui rythmait ton quotidien. Tu n’imaginais même pas ce que c’était, d’être complètement étranger aux enjeux ou aux événements tout autour de soi. À tes yeux, c’était de l’aveuglement volontaire, mais peut-être était-ce plus compliqué que ça… Beaucoup de gens préféraient fermer les yeux et ignorer la réalité pour se sentir soulagé d’un poids. Connaître était un fardeau pour ceux et celles incapables de vivre avec le poids d’une conscience et c’était exactement la raison pour laquelle tu te battais… C’était au nom de tous ces gens trop lâches pour prendre eux-mêmes les armes. Tu étais leur voix, le pantin du déni et cette vie te satisfaisait pleinement. Pour l'instant.

« Ils font bien… Si personne ne parle, la situation n’évoluera jamais. On regarde toujours avec admiration les dresseurs et leur équipe, mais on a rarement une pensée pour les autres Pokémon… Ceux pour qui croiser la route de l’homme a été une condamnation. On préfère se convaincre que ce genre de chose n’existe pas. » Tu étais toujours trop impliquée lorsqu’il était temps de parler des sujets qui te tenaient à cœur. La curiosité de ton vis-à-vis, même si elle était clairement désintéressée et courtoise, te rassurait. Au moins, il posait la question. Il ne se contentait pas de hausser les épaules en changeant systématiquement de sujet, car s’aventurer sur ce terrain l’effrayait. Les gens « biens » le faisaient souvent et, à chaque fois, cela te faisait doucement rire. C’était parce que personne ne voulait savoir que l’injustice sévissait encore à ce point… Un jour viendrait où l’humanité serait acculée au pied du mur. Lorsque les glaciers auraient fondu, que certaines espèces de Pokémon seraient en voie d’extinction et que les droits de l’homme seraient bafouillés, peut-être accepterait-elle enfin d’ouvrir les yeux. D’ici-là, des gens comme toi tenteraient de limiter les dégâts.

Pour être franche, tu croyais que la conversation s’arrêterait-là. Quelqu’un qui n’était-là que par curiosité sans se sentir concerné par la cause n’avait aucune raison de s’attarder plus longtemps. Après tout, les hurlements des manifestants ressemblaient désormais à une partition un peu bateau que l’on répéterait en boucle et en boucle. Pour quelqu’un qui n’avait pas l’oreille, la mélodie n’était que cacophonie déstructurée et mal rythmée. Il fallait savoir lire entre les lignes pour bien comprendre la toute la beauté tu morceau. Et tu ne croyais pas que ton vis-à-vis en était capable. Ça ne te dérangeait pas, bien au contraire, mais tu savais que vous n’aviez plus rien à vous dire…

Enfin, c’était ce que tu croyais fermement jusqu’à ce qu’il reprenne la parole contre toutes attentes.

Étonnée, tu lui décrochas un regard en biais puis esquissa discrètement un sourire amusé. Tu ignorais pourquoi il souhaitait s’embarrasser de ta présence, mais une consommation gratuite était toujours grandement appréciée. Apparemment#66cc99ance était de ton côté ces derniers jours. « Je peux connaître l’heure ? » Tôt ou tard, l’horloge sonnerait pour t’indiquer un retour imminent et obligatoire à la ferme. L’ambiance là-bas commençait à avoir raison de ton assiduité au travail et cette petite escapade prolongée n’était qu’une désobéissance de plus à ton carnet. #33ccffe partais pas bientôt, c’est Charles lui-même qui te mettrait à la porte. « Sinon, je crois qu’il y a un bar à une ou deux rues d’ici. Ce n’est pas l’endroit le mieux lotie du monde, mais il est à proximité. » Si ton homologue était pour te claquer entre les doigts à la suite d’un coup de chaleur, alors mieux valait ne pas faire la fine bouche sur la qualité de l’établissement. Les consommations étaient plus importantes que le design intérieur après tout… Et puis, à cette heure de l’après-midi, vous seriez au moins tranquilles. Après ta soirée passée au Sly Bar, tu savais maintenant que les bars trop bondés te donnaient la nausée. Tu étais trop solitaire, trop sauvage pour te retrouver au centre d’une foule comme celles-là. Ironique lorsque l’on te savaitad l’aise au cœur de manifestations pouvant compter jusqu’à quelques centaines d’âmes révoltées.

« Tu n’as qu’à me suivre si tu veux… Autant partir maintenant si on veut éviter d’être là quand la situation va dégénérer. » Toi aussi tu en avais cassé des vitres pour mieux crier ton désaccord et, maintenant, tu savais à quoi ressemblaient les adolescents lorsqu’on leur donnait un peu de pouvoir. Ils se battaient, détruisaient, injuriaient et terminaient la nuit derrière les barreaux jusqu’à ce que papa et maman viennent les libérer, non sans une bonne remontrance. En vieillissant et en voyant l’état de ton dossier criminel, tu t’étais un peu calmée et tu te contentais désormais d’admirer la fougue des plus jeunes. « C’est par là-bas. » Indiquas-tu en tendant un index vers le nord, en direction d’une rue adjacente à celle sur laquelle vous vous teniez. Selon tes souvenirs, le chemin était assez simple… Il fallait tout simplement continuer tout droit, tourner à gauche sur cette rue puis tourner à gauche une nouvelle fois au niveau de la supérette non loin. À moins que ce ne soit à droite ?


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