AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  FAQ de MPFAQ de MP  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  





 
» Dîner de cons.


avatar
Dresseur Hoenn

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2017
Messages : 58

Jeu 7 Déc - 13:25
Je déteste être tiré à quatre épingles. J'suis un gars du terrain moi, je porte le treillis comme un pyjama. Le jean t-shirt, à la limite, ça me pose pas de problème. Mais quand Clara a essayé de me convaincre de prendre un costume trois-pièces complet, je lui ai amoureusement fait comprendre que j'étais prêt à lui passer beaucoup de choses, mais que le costume de pingoléon n'en faisait pas partie. Au fil de nos tractations pour trouver un compromis, j'ai fini par me souvenir que j'avais un uniforme de sortie, un genre de costume bleu marine habilement adapté à la coupe d'un uniforme militaire, avec des épaulettes, les écussons sur les épaules, la bande patronymique d'un côté de la poitrine et les décorations de l'autre. Avec une chemise et une cravate, mais un béret en guise de couvre-chef. Il était dans le casier à mon nom dans l'armurerie, mais je ne l'avais encore jamais sorti de sa housse, faute d'occasions pour le porter. Le bon point, c'est qu'il était comme neuf. Et j'étais forcé d'admettre que j'avais un certain style avec ça sur le dos, mais je n'étais pas du tout à mon aise.

Cependant, maintenant que j'attends dans le grand hall d'entrée de la maison de mes beaux-parents, digne d'un manoir de ministre, et que ma propre fiancée a mis son plus beau tailleur et a passé une demie-heure entière à se coiffer, alors même qu'elle est comme qui dirait chez elle, je me rends compte que la cravate n'est pas de trop. Même les rideaux de la maison valent plus cher que tout ce que j'ai sur moi. En un sens, j'aurais du m'y attendre, sachant que je suis en couple avec la fille unique et adorée du DRH de la multinationale Devon. Mais j'avais le futile espoir que ce soit un riche "à la cool", avec la maison design blanche et noire au bord de la mer ou au sommet d'une colline, le polo de marque et les ray-ban assorties, qui sirote son whisky hors de prix entre deux blagues de riche bien senties. Mais vu le décor, j'ai plutôt l'impression que je vais dîner avec Louis quatorze. "Devon c'est le progrès", qu'ils disaient. Ca promet.

- Ma chérie !
Ah. Ca, c'est la voix de la belle-doche. Je suis toujours fasciné par l'équilibre parfait entre l'enthousiasme et le calme qui percent dans cette voix de Femme, avec un grand F. Je dis ça parce que c'est vraiment pas la dadame moyenne. On parle d'une femme avec une élégance et une prestance qui forcent le respect. Le genre d'aura que l'on trouve chez les femmes chef d'entreprise. C'est aussi le seul parent de Clara que j'ai déjà rencontré. Elle est tout sauf désagréable, et je l'ai trouvée assez gentille et ouverte d'esprit. Mais quand je l'ai dit à Clara la première fois, elle m'a prévenu que ce n'était pas la même histoire avec son père. Raison pour laquelle je suis relativement soulagé de tomber sur la maman en premier. Ca me permet d'y aller par paliers.

Après avoir fait la bise à sa fille, elle s'approche de moi en souriant.
- Victor, quelle élégance ! J'avais entendu parler des tenues de parade de l'armée, mais ça vous rend vraiment plus fringant que vos t-shirts de dessin animé.
Clairement un trait d'humour. Pas méchant, en tous cas je pense. Il faut dire que la première fois que je l'ai vue, c'est quand elle avait déposé sa fille devant le centre commercial ou je lui avais donné rendez-vous pour un rencart à l'ancienne, à l'époque ou on n'habitait pas ensemble. Je ne m'attendais absolument pas à la voir, donc j'avais mis mes habits civils classiques, un baggy un peu râpé et mon t-shirt de waifu préféré. T-shirt qui l'a beaucoup fait rire, d'ailleurs.
- Je sais m'adapter à mon auditoire, tant qu'on ne me prend pas par surprise.
On se fait la bise. Pour l'instant, je suis encore à mon aise. Mais j'ai peur que ça ne dure pas bien longtemps.
- Entrez, entrez. Harry va nous rejoindre, il termine un travail urgent.
Qu'est-ce que je disais.



modé:
 


Passing through the hell's gate
You knew that was your fate
Bask in the fire's light
Wish for nothing but fight
Ignore your silent fear
Always keep your mind clear
Clench your avenging fist
Growl like the mighty beast
And in a raging howl
Unleash your Wardog soul
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
PNJ

C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 10975

Hier à 12:32
(J'aime ce genre de modé. :D)

Couafarel lance Eclate-Roc !
Vous trouvez un Superbonbon ! A croire que ça vous poursuit !

Farfuret lance Force !
Malheureusement vous ne trouvez qu'un tas de cailloux inutiles...

Que voulez-vous faire ?



Hum... un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
Aux paroles je préfère les actes. Mais viens pas pleurer après. En garde !

LA MODÉRATION RP, UN ART DE VIVRE.
formulaire pour aider les modérateurs:
 
avatar ©️ Elune Crowley ; stamp ©️ Iago Fitzroy.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Dresseur Hoenn

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2017
Messages : 58

Hier à 16:02
On passe donc du hall d'entrée au salon, et je me prends une autre claque dans la tronche. Ces meubles. Ces lustres. Cette déco. Nom d'un ponchien de nom d'un ponchien. Une seule pièce de mobilier vaut un mois de mon salaire. Et je parle de petit mobilier, les chaises ou les lampes. Le buffet en chêne qui trône au fond de la pièce comme un roi dans sa salle du trône, je préfère ne même pas essayer d'estimer son prix. Je risquerais la syncope.

Tout à coup, le temps s'arrête. J'entends des pas dans le couloir. Des pas réguliers. Assurés. Sévères. Je sais pas comment des pas peuvent être sévères, mais ils le sont. Chacun de ces pas résonne comme si on était dans une énorme grotte. Un talon qui semble être d'une dureté comparable à de l'acier claque sur le carrelage avec un rythme d'une précision effrayante. Même des marches militaires au pas sont moins impressionnantes que ces seules chaussures, dans lequelles se trouve la raison de ma terreur. Soudain, dans un coup de tonnerre, les talons s'immobilisent côte à côte. Je tourne lentement la tête, terrorisé à l'idée de croiser le regard de l'homme dont les seuls pas me font trembler les vertèbres, mais brûlant de connaître enfin ce visage qui m'a fait faire des cauchemars d'appréhension. Mon regard se pose d'abord sur les chaussures. Ces chaussures de cuir noir de grande marque, coupées et taillées par un tailleur qui disposait très certainement d'un diplôme de chirurgien, dont le talon résonnait avec tant de force sous les pas de leur porteur. Puis le pantalon. Noir, lui aussi. Orné de très fins liserés gris verticaux, y ajoutant une pointe d'élégance autant que de sévérité. Une coupe impeccable, aucun pli, même au genou. Un ourlet disposé à une hauteur parfaite. Le bas du pantalon semblent flotter autour des chevilles de son porteur, de peur de les toucher. Puis la veste. Assortie au pantalon. Aucun pli, aucun froissement, une boutonnière sans aucune tension. Une coupe parfaite, même alors que les bras de son porteur sont dans son dos. Une cravate rouge ornée d'un motif géométrique très fin, d'un rouge à peine plus foncé. Une chemise d'un blanc immaculé. Sans aucun mauvais pli, elle non plus. Des boutons de col en or, représentant chacun une rose fine et élégante. Puis vient l'instant fatidique. Le visage. Après un très court moment d'arrêt juste sous le menton, mon regard remonte d'un coup.

Ce visage est à l'image du costume. Rigide. Sévère. Droit, sans défaut. Un rasage de près, sans faute. Une mâchoire carrée et serrée. Des lèvres pincées, mais fines et fermes. Un nez droit, aux lignes d'une rigidité unique. Et des yeux. Noirs. Perçants. Un léger cernage les rendant d'autant plus pénétrants. Des sourcils noirs impeccables, sans le moindre cil récalcitrant, formant un angle parfait au-dessus de ces yeux pénétrants. Les cheveux, enfin, d'un gris uniforme, coupés courts avec une précision impressionnante, sans le moindre épi ni la moindre irrégularité. Des pieds à la tête, cet homme est l'allégorie même de la rigueur et de la perfection. J'ai à peine le temps de voir ses lèvres s'animer, avant que sa voix ne résonne comme un coup de feu dans une cathédrale.

- Bonsoir.

Je frémis. Ce mot relève de la politesse, d'habitude. Mais il sonne à mes oreilles comme d'une violence extrême. Il faut que je me reprenne. Un peu plus, et je m'écroule au sol. Mes jambes ne demandent qu'à céder. Il faut que je sache répondre à cette rigueur.
Tous les muscles de mon corps s'animent de concert. Je fais quelques pas en direction de l'homme, ne quittant pas des yeux ce regard qui reste figé sur moi et me suit à mesure que j'avance. Ses paupières ne clignent pas.
Une fois devant lui, je me poste, droit comme à la revue, et je lui tends la main. Je risque un léger sourire, mais pas question de tenter un trait d'humour.
- Bonsoir monsieur. Lieutenant Lansky.
Preuve de ma tension : je me présente par mon grade. Je ne fais jamais ça d'habitude. Un évident besoin de m'orner d'une quelconque marque d'autorité, sans doute. L'énonciation d'un grade a toujours pour effet d'impressionner, paraît-il. Mais ses yeux ne se détournent pas des miens une seule seconde. J'éprouve une difficulté innomable à maintenir mon regard. Je ne dois pas le détourner. Je dois maintenir le contact entre nos deux regards. Sans céder.

Après un court moment, il tend sa main à son tour, et me rend ma poignée de main. Sa main est ferme. Sèche. Il ne serre pas à outrance, mais sa poigne n'en est pas moins impressionnante. Fort heureusement, je sais rendre une poignée de main digne de ce nom.
- Harry Rosamond.
Puis il se détourne, et me dépasse. N'étant plus forcé de maintenir cet éprouvant bras de fer, ou plutôt "oeil de fer", entre nos regards, je me détends légèrement, retenant un profond soupir. Alors qu'il salue sa fille et échange quelques mots avec sa femme, je le vois se détendre, lui aussi. Il s'adresse à des figures connues et appréciées, ce qui n'est pas encore un statut dont je peux jouir. J'en suis conscient, et si ce n'avait pas été le cas, il a tout fait pour me le faire comprendre.
Puis, il revient vers moi. Son visage se durcit à nouveau. L'oeil de fer reprend.


Passing through the hell's gate
You knew that was your fate
Bask in the fire's light
Wish for nothing but fight
Ignore your silent fear
Always keep your mind clear
Clench your avenging fist
Growl like the mighty beast
And in a raging howl
Unleash your Wardog soul
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



C-GEAR
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Sujets similaires
-
» Les plus gros cons de la télé
» Les néo-cons au Quai d'Orsay
» ALEXYS ✖ La société est bien foutue, elle fout des uniformes aux cons pour qu'on les reconnaisse.
» OH CONS SEYE ELEC TORO ! VOTRE 12 JANVIER N'EST PAS LOIN !
» QUE VAUT UN PEUPLE SANS MEMOIRE COLLECTIVE?

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Master Poké :: Le Pokémonde :: Région Hoenn - 3E G E N :: Poivressel-