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» Night Fever /-16 Yaoi\


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Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
Inscrit le : 17/09/2013
Messages : 1463

Région : Johto
Lun 26 Mar 2018 - 19:45
L’idée, en invitant Ferir chez lui, n’était pas forcément de le conduire à sa chambre. Si ça avait été uniquement son but, il ne se serait clairement pas embêté à préparer un repas, choisi un dessert avec attention et stresser avant sa venue. De plus, il aurait sans doute était clair directement dans ses attentions. Toutefois, il n’allait pas se mentir ; si cela devait arriver, cela arriverait et il n’en serait pas mécontent. D’autant plus que les idées perverses germaient sans difficulté dans son esprit, après ces fabuleux double-sens qu’il était une fois encore le seul à dénoter. Il vit l’embarras paraitre sur le visage de son ami, le faisant sourire doucement. Il ne se moquait pas, loin de là. C’était juste… Qu’il trouvait ça terriblement mignon de voir ses joues s’empourprer, tout comme cela avait tendance à éveiller ses sens. De toute évidence, il ne parvenait pas non plus à contenir son intérêt qui se dessinait sur ses traits, marqué par ce mordillement de lèvres qu’il ne contrôla pas. Comme pour faire taire une envie soudaine qui pointait le bout de son nez, son partenaire se rabattit sur la nourriture qu’il engloutit tout en détournant son regard, comme pour garder un semblant de contrôle. En soi, ce n’était pas un mal. Il serait dommage de jeter ses boulettes si délicieuses, froides, elles n’avaient plus la même saveur.

La conversation embraya sur une note plus douce, plus amusante. Shin’ n’avait pas de mal à partager ses souvenirs de cuisine, même ses échecs. Il rit franchement tout en racontant l’histoire des brownies que Shara aimait à raconter. Shinara en vint à demander si son invité avait des talents pour les desserts et un sourire naquit au coin de ses lèvres quant à la réponse.
« Ça nous fait un point commun. J’ai parfois l’impression que les recettes sont justes là pour nous induire en erreur, c’est fou. » Et complétement absurde, il en avait bien conscience. Seulement, il ne comprenait pas comment il pouvait réussir des plats, même en complexifiant de plus en plus la recette, et foirer une bonne recette de brownies aux pépites de chocolat. C’était juste incompréhensible. Ou alors il était temps qu’il change de four, même s’il doutait sincèrement que ce soit le problème. Après tout, il avait eu le même problème lorsqu’il vivait à la lisière de Rosélia donc bon… Pas vraiment une bonne excuse. Il acquiesça après avoir évoqué l’échange de compétences avec sa sœur. Au moins, s’il n’avait pas eu de chance niveau famille, il avait Sha’. Sans elle, il ne savait pas comment il aurait fait pour tenir aussi longtemps. « Je suis content de l’avoir près de moi. » Il ignorait la vérité à propos de Ferir, il ignorait pour sa sœur. Il ignorait aussi qu’il avait eu une sœur et il n’avait pas conscience de la douleur que cela pouvait générer chez son ami. Depuis la soirée à Azuria, il n’avait que peu vu Shara, étant donné qu’elle venait tout juste de se mettre en couple avec Chang. On pouvait dire qu’il leur laissait leurs temps à elles et quand il venait à croiser sa cadette, ils parlaient surtout d’elles. Après tout, cette relation était totalement nouvelle et il estimait qu’elle avait le droit de penser à elle avant tout, pour une fois.

« J’ai déjà gouté au Monja-Yaki, j’ai bien aimé. L’Anmitsu faudrait que je goûte un jour. »


Ce n’était pas son genre de goûter aux spécialités d’un endroit. Comme dit, lui et la nourriture, ça faisait clairement deux. Toutefois, il gardait en lui cette curiosité pour les nouveautés cuisinières et il espérait que cela lui serait d’une grande aide pour retrouver un appétit normal. Il avait fait des progrès, depuis ses derniers mois. S’il pouvait continuer sa lancée et arrêter de sauter autant de repas, ce serait parfait. Mais pour ce soir en tout cas, il se régalait. Il ne pouvait pas manger de Takoyakis tous les soirs –c’était que ça avait un prix, tout de même-, alors autant trouver d’autres aliments – plats pour lesquels son appétit était au rendez-vous.

Un énième sourire se dessina sur ses lèvres lorsque le Kantonien fut heureux d’apprendre qu’avec lui, le sbire était différent. Cela lui mettait un peu la puce à l’oreille quand même, remarquant petit à petit ce qu’il venait d’affirmer. Il le pensait, vraiment, mais il en venait à se demander pourquoi c’était vrai, justement. Pourquoi était-ce plus simple avec Ferir qu’avec les autres ? Continue sur cette lancée, mec, tu vas finir par comprendre, à un moment. Bref. Quitte à rester ouvert, il évoqua sa famille, ses amis qui étaient plutôt restreint, tout de même. Il fut pas mal décontenancé par les paroles de son ami, ayant beaucoup de mal à comprendre toutes les subtilités de leurs histoires, à lui et Azamir. Ne sachant rien à la base, si ce n’était que les parents de Ferir étaient décédés, il essayait de comprendre, sans pour autant y parvenir. Il n’était pas particulièrement stupide, loin de là, mais pour le coup, il avait des difficultés. Peut-être à cause du saké, peut-être à cause de la nourriture. Il n’avait pas l’habitude de se goinfrer ainsi. Apparemment, sa remarque était un peu brute de décoffrage. En réalité, il pensait plutôt demander indirectement que son invité commence par le début mais ce dernier se braqua rapidement, Shin’ ne percevant pas ce qu’il avait fait de mal.


« Euh… Ok. Je vois pas trop où j’ai dit que tu m’importunais, juste que je n’ai pas tout compris si ce n’est que le père d’Azamir était –ou est- un connard. Mais après… Je ne connais pas forcément vos histoires alors euh… Désolé. »

Autant dire qu’il se retrouvait un peu déboussolé par cette réaction. Le Kantonien avait commencé à parler de lui-même de leur passé et quand le sbire cherchait à en savoir davantage, il se faisait remballé ? Non, vraiment, il ne comprenait pas. Il ne voyait pas vraiment ce qu’il avait dit de mal, pour la peine. Cependant, plutôt que de s’attarder sur la question, il préféra se concentrer sur la suite de la conversation, espérant qu’elle soit un peu plus légère. Il tentait de faire taire la frustration qui était la sienne tout en se disant qu’il n’était vraiment pas doué pour les conversations, quand il s’y mettait. L’explication de Ferir le fit froncer les sourcils, sans réellement le convaincre.
« Ouais ‘fin chacun bosse comme il en a envie, aussi. Certains vont préférer des horaires de boulot en journée, d’autres le matin, l’aprem, le soir… Toi ça prend du temps forcément, mais tu fais un métier qui te plait. Ça devrait être tout ce qui compte à leurs yeux, je ne vois pas l’intérêt de juger. » … Ok, donc, là, c’était son tour de se braquer sans raison. C’était peut-être pour ça d’ailleurs, qu’il n’avait pas tant d’amis, qu’il était jugé comme asocial par d’autres. Les commentaires, les jugements des autres avaient tendance à l’exacerber. Il ne voyait pas le problème que les autres soulevaient et il ne pigeait pas leurs points de vue. Soit. Il s’en rendit compte toutefois, passant sa main dans ses cheveux, faisant claquer sa langue contre son palais. Il poussa un soupir, sentant la gêne pointer le bout de son nez. « Pardon, je m’emballe pour rien je… Désolé. » Il n’osa pas réellement regarder Ferir dans les yeux, finissant son plat et son verre. Il tenta de s’apaiser en parlant des souvenirs, avec plus ou moins de succès. Il proposa de ce fait si son invité voulait à nouveau à boire, le servant en premier avant de remplir son verre.

« On peut prendre le dessert maintenant si tu veux oui… Mais on ne peut pas, je sais pas… Rebooter la conversation ? Salut, je m’appelle Shin’, c’est le diminutif de Shinara, prénom que je déteste, et je suis un peu con sur les bords quand je m'y mets. »

C’était totalement maladroit, il le savait. Mais là, pour le coup, il avait l’impression d’avoir un peu gâché l’ambiance et il tentait bêtement de rattraper les choses, offrant un sourire idiot et trahissant son malaise. Il avait la sensation d’avoir été trop loin dans sa façon de penser et de l'exprimer, surtout qu’il s’était permis d’émettre un avis sur les amis de son invité… Il était qui d’abord, pour se permettre de faire ça ?


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Ranger Kantô

C-GEAR
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Jeu 29 Mar 2018 - 3:16
Point de vue de Ferir

Je ne m’attendais pas à parler de cuisine. D’un autre côté, Shin a cuisiné devant moi, donc c’est normal que ça vienne sur le sujet. Je suis ravi d’en apprendre plus sur lui, qu’il me dise qu’il a du mal avec les desserts. Au moins, lui, il peut se débrouiller pour manger, pas comme moi... j’ai tellement honte d’être une catastrophe qu’importe ce que je tente. Pourtant, je sais préparer de la nourriture pour les Pokémon et je sais qu’ils l’apprécient. Je ne comprends donc pas ce qu’il y a de différent à ce point avec celle pour les humains, pour que je rate tout. Je ne comprendrai sûrement jamais alors je ferais mieux d’oublier ça. Un drôle de point en commun oui, répondis-je avant de rire un peu. Des fois, je me dis la même chose pour les recettes. En tout cas, elles ne m’aiment pas. Je m’applique tellement pour essayer de réussir que c’est probablement ce qui m’amène à faire des erreurs. Ça serait bien que je puisse minimalement me débrouiller, ça me permettrait de dépenser moins dans des plats cuisinés d’avance. Ils sont plus chers. En plus, il faut bien les choisir pour ne pas manger n’importe quoi... L’essentiel c'est que j’arrive à vivre et c’est tout ce qui compte. Je ne vois pas en quoi lui révéler que je mauvais en cuisine m’aidera. Azy a déjà essayé à maintes reprises de m’apprendre, en vain. Je préfère parler d’autre chose et je suis soulagé d’esquiver ça. Bon, j’ai toujours un petit état nostalgique en l’entendant me parler de sa sœur. Ils semblent si proches, mais c’est un peu comme moi avec Azy, quand j’y pense. J’ai mon frère aussi, et c’est une chance qu’il soit là. Quand il me dit qu’il est content de l’avoir près de lui, j’ai un pincement au cœur même si en même temps, ça me fait plaisir pour lui. J’aimerais juste... pouvoir dire la même chose avec Sanea... J’ignore quoi lui répondre alors je me contente d’un signe de la tête, arborant un sourire. Je le comprends d’en être content. Le contraire aurait été vraiment triste.

Avoir de mauvaises relations familiales est un drame pour toi, ne voyant pas comment cela peut être possible. Tu en as pourtant eu la preuve avec ton meilleur ami et son père.

Heureusement pour moi, la conversation revient sur la nourriture, m’évitant de me sentir nostalgique trop longtemps. Ce n’est pas le but de cette soirée, mais je me dis aussi qu’il faudrait que je travaille sur moi pour mieux me concentrer sur les souvenirs, sur le positif. Me le dire devrait déjà m’aider. En tout cas, j’apprends qu’il a déjà goûté aux Monja-Yaki et qu’il avait aimé. C’est particulier l’Anmitsu. On aime ou on n’aime pas. J’allais ajouter que je connais un bon endroit pour quand on se reverra, mais je ne sais pas encore sur quel pied danser, si je peux nous projeter dans l’avenir de nous revoir... Il me semble qu’il n’y a pas de raison pour que ça ne soit pas le cas, mais je décide d’esquiver le sujet. C’est plus simple ainsi. La soirée me donnera sûrement une meilleure idée de ce qui se passera ensuite, de ses envies et de ses attentes. Du moins, je l’espère parce que je continue d’être un peu perdu à travers tout cela. Et on dirait que les réponses ne tardent pas à arriver, ce qui me rend plus hésitant, ce qui m’amène d’autres questions. J’apprécie beaucoup que Shin me dise qu’il est différent avec moi. Ça me fait réellement plaisir qu’il puisse me le nommer de façon si naturelle. Il ne semble pas regretter ce qu’il vient de dire, en plus. Mon sourire est sincère et mes propos en réponse le sont tout autant. Et lui aussi sourit, mais il n’approfondit pas. C’est chaque fois le cas et j’en viens à croire qu’il n’est peut-être pas à l’aise de parler si ouvertement, de dire comment il se sent et ce qu’il vit. La comparaison me vient immédiatement en tête après cette réflexion : il me fait penser à Azy. Ce n’est donc pas un genre de comportement inconnu pour moi, ce n’est pas quelque chose qui va me décontenancer. Il suffit que je lui laisse le temps, que je ne me montre pas trop curieux. C’est souvent ce que mon meilleur ami me reproche, donc si je porte une attention particulière sur ce point, je me dis que je ne devrais pas être envahissant... Ce n’est jamais ce que je veux, c’est juste que la curiosité et l’envie, sincère, d’apprendre à connaître l’autre personne devant moi prennent le dessus.

Et on peut dire que tu veux vraiment apprendre à connaître Shinara. Il t’intéresse et il te plaît.

C’est peut-être cette envie qui nous amène vers le sujet de discussion suivant. Je suis toujours aussi surpris que Shin me parle d’une façon si naturelle, même s’il n’entre pas dans les détails. Je ne compte pas l’y forcer ou essayer d’approfondir. Je me dis que ça pourrait venir, s’il le veut un jour. Voilà donc pourquoi j’enchaîne sur mon histoire à moi. C’est juste que... je n’avais pas prévu ce qui se passerait. Quand mon hôte m’affirme que c’est compliqué, je me ferme aussitôt. Il ne doit pas vouloir en savoir plus, si c’est compliqué. Et c’est vrai que ça l’est. Je sais qu’Azy n’aime pas que je parle de lui comme ça, mais d’un autre côté, je ne peux pas non plus l’effacer de mon histoire. Il y a joué une grande part pendant mon adolescence. Il a été présent, il a habité chez mes parents... Non vraiment, je ne peux pas faire sans. Si seulement je savais ce que Shin attend de moi, j’hésiterais moins... Mais de toute façon, je vois bien que ça ne l’intéresse pas. Je ne continuerai pas pour être rembarré. Je lui donne raison et je m’excuse de l’avoir importuné. Je me rends compte après coup de tous ces petits changements qui sont survenus. Ça m’a affecté que ça se passe ainsi. Moi qui croyais qu’il s’ouvrait, qu’on pourrait alors en apprendre plus un sur l’autre, ce n’est pas ça. Je me sens même un peu plus émotif et je ne veux pas, ce n’est pas le moment. Je ne tiens pas à ce qu’il constate à quel point un rien peut parfois m’atteindre... C’est ridicule. En tout cas, je suis surpris par ses propos par la suite. Je redresse la tête, l’observant en arborant sans doute un air idiot au visage. Je ne m’attendais pas à ça. Mais... tu m’as dit que c’était compliqué. J’ai cru... Je m’arrête, détournant le regard. Ça y est, je me sens tellement con et en plus il y a toujours ce côté émotif. Super. Et c’est une longue histoire en plus... Je voudrais changer de sujet. Je ne veux pas parler du père d’Azy. Je ne veux pas montrer à Shin que pour cet homme, j’ai été content quand j’ai appris sa mort. Ce n’est pas bien d’être content de la mort d’un autre être vivant... Il était, au passé. Pour Azy, c’est bien que son père ne soit plus là... Et ne sois pas désolé, c’est moi qui le suis de ne pas avoir compris ce que tu voulais dire.

Maintenant, tu ne sais pas si tu dois reprendre ou s’il vaut mieux que la conversation reprenne comme si de rien n’était... Sans surprise, tu optes pour la seconde option, espérant rattraper les choses.

Non vraiment, je ne sais pas ce que j’ai dit de mal pour que ça tourne comme ça... Je voulais juste lui expliquer que mes amis ne passent pas souvent me voir et qu’en plus, je ne suis pas en mesure de sortir de chez moi comme je le veux, comme n’importe quel homme de mon âge, sans obligation autre que le travail, le pourrait. C’était tout ce que je voulais dire. Alors pourquoi est-ce que je me prends une telle réaction de sa part? Je dois admettre que je ne m’y attendais pas. Mon regard revient vers Shin tandis que le sien commence à me fuir. Je n’avais jamais fait attention au fait qu’il s’agit d’une forme de jugement. Maintenant qu’il le dit, peut-être qu’il a raison. C’est ce qu’ils font. Ils ne sont pas heureux pour moi... C’est difficile de me faire à l’idée, ma réaction est donc lente et ça laisse le temps à Shin de s’excuser, il paraît moins à l’aise, ça se voit aussi dans ces gestes. Ce n’est pas grave... Tu as raison quant au fait que chacun est libre de faire comme il veut pour son emploi. Et je suis heureux dans mon métier, je ne le changerais pas pour une question d’horaire. Même si on me juge sur ce point, ce n’est pas quelque chose que je suis prêt à abandonner. Mon refuge, c’est mon rêve concrétisé. C’est exactement ce à quoi je m’attendais, et je me sens bien à aider les Pokémon. Bref, j’essaie ensuite de trouver quoi dire, parce que je me rends bien compte que ce n’est plus comme au début du repas. Je ne comprends pas ce qui s’est passé. J’avais envie de le découvrir, de parler de trucs un peu plus sérieux. Ce n’est pas le premier avec qui je le fais, alors pourquoi? Au final, c’est lui qui m’offre la solution après que j’aie évoqué le dessert. Il me surprend, c’est un peu... je ne sais pas, maladroit, mais je vois qu’il s’est aussi rendu compte que quelque chose ne va plus et il essaie de l’arranger. Son sourire n’est pas le même. Je sais qu’un doux sourire apparaît sur mes lèvres. Merci... Je le lui souffle, pour ses efforts. Il aurait pu me demander de partir, ou je ne sais pas.

Tu ne veux pas tout gâcher entre vous, mais ça te peine si vous ne parvenez pas à parler de sujets plus personnels...

Je m’appelle Ferir, je suis d’une maladresse sans nom et je suis trop curieux quand je m’y mets. Je pense que ça me représente bien, selon ce qu’on me dit. J’espère tout de même que ça ne s’arrête pas à ça... Comme tout le monde, tu as aussi tes qualités. Peut-être même en as-tu plus que la moyenne des gens. Il faut vraiment que tu cesses de te juger si sévèrement et si injustement. Ta vision de toi-même est loin d’être celle de la réalité, elle est bien plus sombre que tu ne l’es. Et je me rends compte que je ne sais plus quoi dire, c’est débile... Au fond, j’aurais aimé lui en dire plus sur moi et en apprendre plus sur lui aussi... Mais ça ne sera pas maintenant, sans doute jamais. Je dois me faire à cette idée. C’est juste que... j’essaie tout de même. Dis, c’est quand ton anniversaire?



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Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
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Jeu 29 Mar 2018 - 20:00
L’ambiance était légère, quand ils parlaient de cuisine. Il s’agissait d’un des sujets de conversation que le sbire affectionnait, aussi étrange que cela puisse paraitre. On ne pouvait pas dire qu’autrement, il avait beaucoup de passion ; il ne pouvait pas parler ouvertement de son travail, au risque de se faire passer pour un fou furieux. Ce qui, en soit, n’était pas totalement faux, mais il ne comptait pas communiquer là-dessus. Il n’aimait pas lire et s’il lui arrivait de regarder des films et des séries, surtout lors de ses pénibles insomnies, il ne se sentait pas capable d’en parler pendant des heures. Il aimait bien, sans plus. Il aimait aussi les jeux vidéo de type RPG, il fallait l’avouer. Mais il s’agissait souvent d’histoires solos qui demandaient beaucoup de temps de jeu, temps qu’il n’avait pas forcément donc… Il n’avait pas joué à des masses de licences, en somme. Du coup, parler cuisine lui convenait parfaitement et apprendre que Ferir et lui avaient un point commun lui plaisait assez. Bon, ce n’était pas le plus glamour des points communs et c’était plutôt anodin comme constat, cependant cela lui permettait au moins de profiter pleinement du moment. Il rit à la remarque de son invité quant aux recettes, acquiesçant doucement. Il comprenait parfaitement, même si pour lui les recettes de repas ne lui posaient pas de problème. Peut-être qu’un jour, il pourrait apprendre au Kantônien à cuisiner… Il ne s’attarda pas toutefois sur cette idée, ne sachant toujours pas où ils allaient ensemble.

Il n’ajouta rien de plus sur sa relation avec sa sœur, ne se doutant pour autant pas que cela puisse éveiller des souvenirs mélancoliques à son interlocuteur. Ils enchainèrent plutôt sur les spécialités de Kantô, le sbire s’apercevant qu’il avait déjà gouté à l’un d’eux. Quant à la remarque sur l’Anmitsu, sa curiosité fut piquée et il afficha ouvertement un air intrigué.
« Alors peut-être que j’aimerai, au final. Je suis doué pour aimer les trucs que les autres aiment pas ou ont en horreur… Comme le nattô, par exemple. » Alors ça, c’était peut-être le genre d’informations qu’il aurait mieux fait de garder pour lui. Il n’y avait rien de très classe à affirmer aimer manger des haricots de soja fermentés, mais il se trouvait que cela avait de bonnes vertus pour le corps humain. Et puis, même si ça ne sentait pas excessivement bon, le goût en bouche lui plaisait. Sha’ lui demandait souvent d’ailleurs comment il faisait pour réussir à l’engloutir, étant donné que son simple aspect suffisait à donner la nausée à sa cadette. Bref. Il ne savait pas si Ferir connaissait ce plat mais si c’était le cas, il comprendrait facilement que les goûts alimentaires de Shinara étaient un peu spéciaux, quand même.

C’était plutôt un grand pas que le sbire faisait, en disant à son invité qu’il l’appréciait, indirectement. Car avouer qu’il était différent avec lui, niveau sociabilité, c’était bien ce que cela voulait dire, sans y mettre les mots. Il ne s’en rendait pas vraiment compte, en vue de la tournure de sa phrase, ce qui lui évitait de trop réfléchir. Il pensait bien que de nombreux questionnements devaient se bousculer dans l’esprit de son partenaire et il se sentait presque mal de ne pas y répondre clairement. S’il pouvait, il le ferait. Sauf… Qu’il n’y avait pas réfléchi. Il ne voulait pas l’admettre, non plus, et il était capable d’agir ainsi longtemps, avec ses œillères. Ce qui était une mauvaise chose mais qui ne le dérangeait pas, pour l’instant. Tant qu’il n’y réfléchissait pas, il ne se lançait pas dans de grandes réflexions sur ses relations. Il ne voulait pas se remettre en couple avec qui que ce soit ; son échec précédent était encore trop ancré en lui. De plus, il craignait, sans l’avouer, un nouvel abandon. Pas étonnant, en soi, de refuser d’y songer. Mais clairement, ce n’était pas le meilleur comportement à adopter.

Ferir aimait à parler, à n’en pas douter, contrairement au sbire. Et pourtant, ce dernier s’ouvrait de plus en plus, parlant de tout et de rien. En revanche, quand son invité vint à parler de sa propre histoire, mêlée à celle d’Azamir, l’incompréhension fit surface. Chez lui, elle se manifestait essentiellement par un froncement de sourcils qui pouvaient être mal interprétée, bien qu’il l’ignorait. Sa phrase n’avait pas pour but de stopper Ferir dans sa tirade. Il voulait simplement plus d’informations, mais sa maladresse lui fit obtenir le résultat inverse. Il vit aisément le Kantonien se refermer sur lui-même et sa réponse le piqua au vif. Il avait un peu de mal avec cette fâcheuse tendance à tout prendre mal, à imaginer tout de suite que le sbire en avait rien à faire. Ce n’était pas la première fois que son partenaire réagissait ainsi et Shin’ avait bien compris que cela faisait partie de son caractère, mais cette fois-ci, il se vexa à son tour. Il se braqua légèrement, sans doute en étant un peu sec dans ses mots. Un peu plus et il soupirait, mais il se retint. Pas sûr que ce soit vraiment apprécié, d’autant plus qu’il n’avait aucune envie que le jeune homme parte à cause d’une incompréhension. La réponse ne tarda pas à venir et il fronça davantage les sourcils, réfléchissant. Il essayait vraiment de comprendre en quoi dire que c’était compliqué était synonyme de « tu me fais chier avec tes histoires ». Ok, c’était imagé, mais dans sa tête, c’était ainsi qu’il l’interprétait.


« Tu sais, ce n’est pas parce que je dis que c’est compliqué que je m’en fous, c’est surtout pour dire que je ne comprends pas. » Et qu’il ne savait pas trop comment le dire autrement, mais ça, c’était sans doute à cause de ses quelques lacunes en terme de langage. On lui disait souvent qu’il était trop franc dans ses mots, dans son comportement et sur certaines expressions de son visage. Évidemment, il savait parfaitement être impassible, mais il n’avait pas spécialement envie d’enfiler ce masque-là ce soir. Mais déjà, le détail d’apprendre que le père d'Azamir était mort était un bon début. Pour le sbire, cela signifiait qu’Azy était encore mineur lorsque son paternel était décédé, ce qui expliquait facilement pourquoi les parents de Ferir avaient souhaité l’adopter. Tout de suite, c’était plus clair pour lui. « C’était un connard son père ? Je peux comprendre. » Histoire de se sentir encore plus énervé, c’était parfait, comme remarque. Penser à Kamiya maintenant était sans aucun doute une très mauvaise idée. Le sbire se redressa, avalant sa dernière boulette. Il ferma les yeux une seconde, histoire de reprendre un peu contenance. Il avait cette sensation désagréable de perdre totalement le fil de la conversation ainsi que son sang-froid.

Il tâcha de se concentrer sur la suite de la conversation, mais elle avait aussi tendance à l’énerver. Décidément, il comprenait de plus en plus pourquoi il était jugé comme étant asocial. Le genre d’amis dont lui parlaient Ferir, il ne les aurait pas tolérés plus de cinq minutes. Il ne manqua pas d’ailleurs d’exposer son avis, sans doute avec un peu trop piquant. Il s’en rendait compte, d’ailleurs et il vint à s’excuser. Il devenait ridicule à s’agacer comme ça, pour rien. Cela le prenait bien trop à cœur… Encore un indice qui devait lui permettre de comprendre, mais qu’il refusait toujours catégoriquement de voir. Bref. Il articula des excuses pour son emportement, s’agitant un peu plus à chaque fois. Il remplit son verre et celui de son invité, le portant à ses lèvres, luttant pour ne pas boire cul sec. S’il voulait que la situation dégénère un peu plus, c’était exactement ce qu’il lui restait à faire. Mais ce n’était pas le cas. Il écouta la réponse de son partenaire, un sourire étirant brièvement ses lèvres.
« C’est vraiment cool je trouve, de réaliser un de ses rêves comme ça… » Encore cette sincérité qui pointait le bout de son nez. Il aurait bien rajouté que Ferir ne devait rien lâcher, qu’il était chanceux mais il avait l’impression qu’il en ferait trop, tout comme il se répéterait une fois encore. Et puis, surtout, son esprit était concentré sur son envie de rattraper la situation qui avait un tantinet dégénéré et il n’était pas étranger à cette ambiance bizarre qui régnait à cet instant.

Il ne s’était pas attendu que Ferir le remercie et il ne comprenait pas bien pourquoi. Néanmoins, il se contrôla pour ne pas froncer les sourcils, cette fois-ci. Il apprécia que son invité rentre dans son jeu absurde, souriant doucement. Petit à petit, il retrouvait son calme, recouvrant un sourire plus doux, plus sincère.
« Alors on est deux à être maladroit, ça promet. » Il émit un petit rire, ne sachant pourtant pas s’il pouvait se permettre. Il se détendait un peu toutefois, essayant de balayer cette précédente conversation qui n’était pas des plus agréables. « Mais juste, histoire de, si je dis ou fais un truc qui te plait pas, dis-le moi, que je me rattrape. J’ai un peu de mal avec les relations humaines, comme t’as pu le constater. » Il préférait le préciser afin d’éviter que la situation s’envenime à nouveau. C’était une façon aussi de dire, indirectement, qu’il n’avait aucunement l’intention de le blesser d’une quelconque façon. Si cela pouvait lui permettre de le rassurer un peu, cela ne faisait pas de mal. La question qui suivit, il ne l’attendait pas mais d’un autre côté, elle permettait de reprendre une conversation plus posée, ce qui était plutôt positif. « Le 10 aout. Euh… » Il tourna la tête, fixant le calendrier épinglé sur le frigo. « Ah ben en fait, c’est demain. Donc demain j’ai 23 ans. Et toi ? » Ça pouvait paraitre con d’oublier son propre anniversaire, mais il n’avait jamais aimé ce jour en particulier. Il n’avait pas vraiment fêté son anniversaire dans son enfance donc… C’était un jour comme un autre, pour lui.


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Ranger Kantô

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Ven 30 Mar 2018 - 21:44
Point de vue de Ferir

Je ne sais toujours pas si les deux exemples de plat que j’ai nommés sont typiquement de Kanto, mais je me dis que ça doit être le cas sinon Shin ne m’aurait pas répondu de cette façon. Je trouve ça chouette qu’il soit ouvert à goûter les plats d’ailleurs. Il est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de différences entre nos deux régions, mais c’est bien d’être ouvert d’esprit! Bon après, quand il ajoute aimer le natto, je dois contrôler ma réaction faciale. Il faut goûter pour le savoir. Et je ne sais pas comment tu fais pour le natto. Je regrette un peu mon commentaire. Je ne veux pas le vexer, mais personnellement, je n’aime pas. L’aspect ne m’inspire pas, de même que l’odeur. Puis, j’ai déjà pris une bouchée pour me faire une idée. J’ai bien failli la recracher. Mon père avait été déçu, sauf que je n’allais pas me forcer pour ça. De toute façon, ma mère n’en mangeait pas non plus, donc je ne me sentais pas tellement coupable de ne pas le faire non plus. En tout cas, ce plat est plus particulier que l’anmitsu, tout de même. Et je ris encore, imaginant la comparaison entre les deux. Il y en a un que j’apprécie et l’autre qui pourrait me donner la nausée. Si mon hôte est capable de manger ça, je l’imagine bien manger n’importe quoi. Il ne doit pas être difficile, c’est bien! Au moins, si j’ai l’occasion de l’inviter chez moi une fois de plus, pour un repas, ça ne sera pas trop compliqué. Après la conversation sur la nourriture, il y a une ouverture qui se produit. Je ne pensais pas que nous irions dans des sujets plus personnels, je ne pensais pas que Shin me nommerait plus directement ce qu’il pense et ce qu’il ressent. Ça semblait toujours le rendre mal à l’aise quand c’est survenu chez moi. Un peu comme Azy, les mots ne sont pas sa force. Ce n’est pas bien grave, j’essaie tout de même de bien le comprendre. Qu’il me dise qu’il est différent avec moi me fait vraiment plaisir, même si je ne sais vraiment plus quoi penser et ce qui peut arriver pour la suite. Je ferais sûrement mieux d’arrêter d’essayer de nous projeter dans le futur, il n’a pas cette même volonté.

Tu es loin de penser qu’il peut jouer à l’autruche, qu’il peut refouler tous ses questionnements. Un comportement avec lequel tu es familier, ton meilleur ami le faisait aussi par le passé.

Par la suite, nous parlons un peu plus de famille, de nos amis, de notre passé. J’aimerais en savoir davantage sur lui, qu’il me dise ce par quoi il est passé. Je sais qu’il y a quelque chose de lourd derrière lui. Il suffit de voir ses cicatrices, de voir certaines de ses réactions. Ça se sent, quand on a été habitué d’évoluer avec une personne dans ce genre. Azy et lui ont des similitudes et m’en rendre compte me rend un peu perturbé. Est-ce que je m’intéresse à Shin juste à cause de ça? Non, c’est impossible. Il a aussi ses particularités, son côté unique comme tout le monde. Je l’apprécie pour qui il est, pour ce qu’il me montre jusqu’à présent. Par contre, je réalise que je ne le comprends pas toujours... Ce moment désagréable me le démontre bien. J’interprète mal ce qu’il me dit, croyant qu’il ne voulait pas que je poursuive ce que je disais. Sa première réaction m’a fortement ébranlé, mais ça va un peu mieux quand il m’explique qu’il ne voulait pas dire qu’il s’en fiche, mais plutôt qu’il ne comprenait pas. Oui, je n’avais pas donné assez d’informations, c’est évident qu’il ne pouvait pas tout piger. Pardon. Je ne sais pas quoi ajouter pour l’instant, et encore moins quand la question quant au père d’Azy survient. Il m’incendierait sur place s’il savait que j’ai donné des informations sur lui à une personne qu’il ne connaît pas vraiment. Ça ne lui plairait pas et il le ferait savoir. D’un autre côté, je ne vois pas pourquoi Shin irait le lui dire ou lui parler du passé, de ce que je pourrais lui avoir dit. Puis, ce n’est pas comme si j’étais en train de parler à un de ses ennemis non plus. Me rassurant de cette façon, j’ose poursuivre un peu l’histoire, ne sachant pas jusqu’à quel point je le ferai. Pour te donner une idée, ma sœur et moi devions nous infiltrer par la fenêtre de la chambre d’Azy quand on voulait le voir chez lui... Sanea a mis deux ans avant d’arriver à être amie avec lui parce qu’il ne voulait pas que son père découvre qu’il avait des amis par crainte de ce qu’il pourrait leur faire. Je m’arrête, me remémorant ces moments. J’avais si mal pour mon ami, je voulais l’aider sans savoir quoi faire.

Tu étais jeune, tu n’avais pas les moyens d’agir par toi-même.

La première fois que j’ai rencontré Azy, j’avais dix ans. Il avait l’arcade sourcilière et la lèvre fendues... Je te laisse deviner qui lui avait fait ça. C’était comme ça presque tous les jours... Je devrais m’arrêter là, je le sais, mais ça me fait aussi du bien d’en parler. Je ne l’avais jamais fait avant aujourd’hui. Je n’ai jamais partagé mon histoire à mes fréquentations avant Shin. Et évidemment, je n’en ai pas discuté avec le principal intéressé. Ça ne ferait que lui ramener de mauvais souvenirs pour rien. Sauf que moi, je trouve ça lourd à porter, plus que je le pensais. Azy s’est vite intégré chez nous. Mes parents l’aimaient bien. Je pense... Je pense que ma sœur et lui étaient ensemble à un moment. J’étais un peu trop jeune pour m’en rendre compte, ils avaient le même âge tous les deux. En tout cas, je ne l’avais jamais vu si triste qu’à la mort de Sanea... Évoquer cet événement de vive voix me rend toujours plus émotif. Je le passe donc rapidement, désireux de ne pas m'attarder. L’année suivante, Azy avait quinze ans et son père l’a jeté à la rue en ne lui laissant presque rien. Il est donc venu chez nous, c’est là que mes parents ont entamé des démarches pour que son père soit déchu de son autorité parentale et pour l’adopter. Il s’est opposé, mais Azy est tout de même resté chez nous jusqu’à sa majorité. Et son entrée chez les Rockets... Ça aussi, je trouve ça lourd. Quand j’ai voulu en discuter avec le concerné, il m’a rembarré. Je comprends que ça ne doit pas être simple pour lui, mais pour moi non plus. Ces souvenirs-là, je n’ai vraiment pas envie de les laisser remonter alors j’enchaîne sur autre chose, parlant de mes amis et du fait que pour plusieurs, ils n’aiment pas mes horaires, ils n’aiment pas que je doive aller m’occuper des Pokémon que j’héberge quand ils sont présents. Je ne pensais pas que ça ferait aussi réagir Shin, bien qu’il m’ouvre alors les yeux sur quelque chose que je n’avais pas remarqué jusqu’à présent. N’empêche, il réagit fortement et je ne m’attendais pas à cela. J’essaie d’expliquer, mais je vois que ça ne sert à rien. Je ne comprends pas pourquoi ça le touche à ce point.

Tu pourrais te rendre compte que c’est simplement parce qu’il tient à toi, parce qu’il prend à cœur que tu sois mal entouré... Mais ça ne te vient pas du tout à l’idée, tu crois plutôt être maladroit dans ce que tu dis, t’en excusant encore une fois. Tout comme il te formule aussi des excuses.

Je finis par exprimer que le refuge est un rêve que j’ai pu concrétiser et Shin y réagit, cette fois de façon moins brusque. Je suis content de le voir sourire de nouveau. C’est mieux que tout à l’heure. Oui, ce n’est pas facile d’ouvrir un refuge fonctionnel en étant jeune. Il faut beaucoup de fonds pour ça et les personnes qui peuvent subventionner ne prennent pas au sérieux tous les projets qui leur sont présentés. C’est parce que j’avais les installations qu’on m’a pris au sérieux. Je m’arrête, lui adressant un léger sourire gêné. Je n’arrête pas de parler quand je me lance sur mon refuge, c’est fou. J’avais tout de même l’impression que ça allait mieux avec ce passage, mais Shin me surprend. C’est vrai que ça ne fera pas de tort de reprendre sur un meilleur ton. Je lui réponds de la même façon après l’en avoir remercié, soulagé qu’il n’essaie pas de couper court, qu’il ne me demande pas de partir ou quoi. Je ris aussi à sa remarque. Tu l’as dit. Et moi, je suis maladroit autant au sens propre que figuré. Pour la suite, je deviens un peu plus sérieux. Ok, je te dirai, mais ne t’en fais pas, ça va. Et tu peux aussi me le dire si je fais ou si je dis quelque chose qui ne te va pas. Je ne veux surtout pas te rendre mal à l’aise ou te fâcher... J’espère que ça ira maintenant, mais je pense que je vais éviter les sujets trop personnels. C’est dommage, sauf que je ne veux vraiment pas qu’il soit contrarié... Donc, je parle d’autre chose, posant une simple question qui m’intriguait. Et la surprise prend place sur mon visage à la réponse. Oh, mais c’est génial! Tu ne veux pas faire quelque chose en particulier ce soir pour le souligner? Je m’abstiens de mentionner que je pourrai être le premier à le lui souhaiter demain. Par contre, je ne peux empêcher un large sourire de venir étirer mes lèvres. Moi c’est le vingt-six août. C’est drôle qu’on soit dans le même mois! Je vais avoir vingt-huit ans. Une moue prend place sur mon visage. Je n’aurais pas cru qu’on ait cinq ans de différence. J’espère qu’il ne me trouvera pas trop vieux...

Ça serait dommage de s’arrêter à ça.



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Modo Jeux & Sbire

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Sam 31 Mar 2018 - 19:40
A la remarque de Ferir sur le nattô, le sbire ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire. « Je sais, on me le dit souvent. » Même si souvent, la remarque venait de Shara, voire parfois de Chang. Si avec sa sœur ils avaient eu la même « éducation » gustative, cela ne l’empêchait pas d’avoir son plat en horreur. Après, cela faisait partie des rares plats que son frère pouvait manger sans faire trop de manière alors elle ne s’en plaignait pas. Au moins, il lui arrivait de manger convenablement. Maintenant le truc, ce serait qu’il le fasse à chaque fois mais ça, c’était sans aucun doute trop lui en demander pour l’instant. Peut-être qu’avec le temps, il finirait par recouvrir une alimentation normale… En tout cas, c’était tout le bien qu’elle lui souhaitait. S’il pouvait prendre un peu de poids aussi, cela ne lui ferait pas de mal. Forte heureusement, jusqu’à présent, son invité n’avait pas fait de réflexion sur sa maigreur et il espérait que cela continuerait. Surtout qu’à l’entendre parler de nourriture, il donnait presque l’impression d’être à l’aise avec ça, sans que ce soit la vérité pour autant. « Alors j’ai pas de raison de m’inquiéter. Si je mange du nattô, je peux tout manger. » Ou pas, cependant, cette remarque, il prit soin de la garder pour lui. Il ne désirait pas évoquer ce sujet alors qu’il n’admettait déjà pas avoir un problème là-dessus. Ce n’était pas comme s’il vomissait après chaque repas de toute façon… Pas tous, en tout cas.

Shinara s’ouvrait, petit à petit. Il ne s’en rendait pas compte, mais il avouait au Kantônien des états d’esprit qui étaient en totale opposition avec son envie de non-engagement. Il adoptait un comportement contraire à ses pseudos-principes, ne s’en apercevant même pas. Il ne voyait pas le problème à dire qu’avec Ferir, c’était différent. Parce que ça l’était réellement ; il y avait une certaine aisance à parler avec lui alors qu’en général, le sbire était plutôt renfermé lorsqu’il parlait à des personnes qu’il connaissait peu. Sauf bien sûr quand il avait en tête de faire l’idiot, mais ce n’était pas le cas ici. Gardant ce comportement, il déchanta rapidement lorsque son invité se braqua, comme s’il avait dit quelque chose qu’il n’aurait pas dû. N’arrivant pas à mettre le doigt sur ce détail qui lui échappait, il ne manqua pas de faire part de sa façon de penser, sans doute un peu trop brusquement. Lorsque le jeune homme s’excusa, il réagit à peine. Il ne savait pas quoi dire, de toute manière et il se sentait encore trop piqué à vif pour réfléchir posément. Parler du père d’Azamir n’était peut-être pas la meilleure des solutions, étant donné que cela avait le don de lui faire penser à Kamiya par la même occasion.

Autant le dire de suite ; il ne s’attendait pas du tout à la suite de la tirade. Déjà, il apprenait que son invité avait une sœur. Il se répéta un instant son prénom dans sa tête, histoire de ne pas avoir à le redemander plus tard. Sanea. Ce n’était pas trop compliqué à retenir, mais en connaissant sa fâcheuse tendance à oublier les prénoms et le coup de sang dont il était victime actuellement… Bref. Il se redressa et se referma davantage lorsque le souvenir fut évoqué. De peur de ce que le père d’Azy aurait pu leur faire… C’était très clair pour lui. Très visuel aussi. Sans y avoir assisté, il arrivait parfaitement à imaginer la scène, celle où Ferir rencontrait un Azamir jeune à l’arcade et la lèvre fendue. Ça, ça n’était pas vraiment été son quotidien car son connard de père évitait de le frapper au visage généralement, pour ne pas éveiller les soupçons. Même si, en y repensant, tout le quartier était au courant de la maltraitance qu’il subissait chaque jour. Seulement, ses marques à lui étaient majoritairement cachées par des vêtements. Il suffisait de voir les cicatrices sur son dos pour comprendre.

Il ne savait pas quoi dire. Il ne voulait pas non plus arrêter son ami dans sa lancée alors que parler de tout ça paraissait être particulièrement difficile pour lui. Le schizophrène se sentait presque mal pour lui, ayant cette désagréable impression de lui avoir forcé la main. Son comportement n’avait pas été des meilleurs, il le savait. Pourtant il savait aussi très bien qu’il n’aurait pas pu réagir autrement. Il fut d’autant plus surpris d’apprendre que la sœur de Ferir était décédée… Cela avait le mérite d’expliquer pourquoi il ne lui avait jamais parlé d’elle. Et lui, parlait facilement de sa relation avec Shara qui était parfaite à ses yeux. La loose, vraiment. Histoire de bien mettre les pieds dans le plat, comme il avait coutume de le faire. Il ne le faisait jamais exprès, mais il y avait toujours un moment où se disait qu’il fallait vraiment qu’il réfléchisse avant de parler.
« Je suis désolé pour ta sœur. » C’était sincère. Il n’imaginait pas sa vie sans sa cadette qui lui avait sauvé la vie. Et malgré toutes ses réflexions silencieuses, il ne put, d’ailleurs, empêcher un rire nerveux de passer le seuil de ses lèvres, tandis que son poing se serrait. « J’aurais bien aimé que Kamiya me dégage de chez lui quand j’ai eu quinze ans, ça m’aurait évité de retourner vivre avec lui… » Une moue se dessina sur son visage, le regard perdu dans le vide. Ce n’était pas vraiment le genre de réponse que devait attendre son invité, surtout après avoir lancé tant d’informations personnelles. Sans s’en rendre compte, Shin’ avait porté l’une de ses mains à son poignet, marqué par de fines cicatrices qu’il dissimulait derrière des bracelets. Il grattait la peau, réflexe qu’il avait développé avec le temps, quand il évoquait son père. Des fois il ne le faisait pas, parfois il le faisait. Aller savoir pourquoi. Une vague de haine dansa ses iris avant de réussir à se connecter à nouveau avec la réalité, réalisant ce qu’il venait de dire.

« Merci d’avoir partagé tout ça avec moi, ça n’a pas dû être facile. Peut-être… Peut-être que je pourrais aussi partager une partie de mon histoire avec toi mais… J’ai pas envie de parler de lui. Je n’ai pas envie de lui donner une quelconque importance. Tout ce que je peux dire ben c’est que… Je comprends très bien ce qu’à traverser Azamir. »


Il n’était pas difficile de comprendre ce qu’il voulait dire, sans le dire. Il s’en voulait déjà d’avoir lâché le nom de son faux père à voix haute, sans s’en apercevoir. Et puis, la conversation paraissait déjà assez grave comme ça. De plus, le mélange de colère et de frustration qui résidaient dans son esprit ne lui permettait pas de raconter son enfance sans s’énerver davantage, sans craquer. Il arrêta de se gratter lorsqu’il s’en rendit compte, remettant au passage ses bracelets sur la marque. Putain. Il avait vraiment des réactions à la con, parfois. D’autant plus qu’il ne réussit pas à garder son sang-froid lorsque la conversation dévia sur les amis. Est-ce qu’au moins, son point de vue avait de l’importance ? Il en doutait, sincèrement. Surtout après avoir dit à voix haute qu’il avait envié l’espace d’une seconde la vie d’Azy. Mais quand même… Si à quinze ans, il avait pu évoluer librement, il n’aurait pas subi trois ans de plus de séquestration. Et ça… C’était quand même intéressant, de son point de vue. Il se demandait parfois aussi s’il n’aurait pas été préférable qu’il reste, à cette époque, dans l’établissement où il était. Pas forcément, en réalité. Mais ça, il refusait d’y croire.

Agacé, énervé, nerveux… Il faisait un effort pour retrouver un comportement normal. Il y parvint lorsqu’il se concentra sur la pension de Ferir. Parler de son rêve devenu réalité était un bon moyen de s’ancrer à nouveau dans le présent, de retourner à une émotion normale. Au sourire gêné, il acquiesça doucement, ayant déjà en tête de répondre plus bêtement. Refaire les présentations, exprimer son mauvais comportement, s’excuser, d’une certaine façon. Après leur conversation, il se demandait vraiment comment ils pourraient redresser l’ambiance qui était plus que pesante. Il tenta quelque chose, remarquant que le Kantônien y était plutôt réceptif. Tant mieux, d’un côté. S’il pouvait éviter de raconter davantage son enfance, ça l’arrangeait. C’était peut-être égoïste, en vue de tout ce qu’il avait appris ces dix dernières minutes mais il avait besoin de reprendre un peu contenance.
« Ok ça marche, on fait comme ça. » Au moins, cela leur permettrait d’éviter ce genre de situation où l’un se vexait parce qu’il avait mal pris une remarque ou un geste de l’autre. Mieux valait prévenir que guérir, n’était-ce pas ?

La question sur son anniversaire l’étonna, d’autant plus que de se rendre compte qu’il n’avait absolument pas calculé que le dix aout était le lendemain. Autant l’avouer, il n’avait pas prévu d’inviter Ferir pour fêter ce jour étant donné qu’il ne le fêtait pas et que cela avait tendance à le laisser dans une indifférence totale. Indifférence que son invité ne partageait pas vraiment, en vue de son engouement et du ton enjoué qu’il avait abordé. Un fin sourire amusé étira ses lèvres tandis qu’une point de gêne vint à pointer le bout de son nez.
« Pourquoi pas mais euh… Quoi ? » Il n’avait pas d’idée, sur le coup. De plus, s’il avait fêté les anniversaires de Kane, ce n’était pas la même chose que d’organiser un gouter avec des gamins. Pour les adultes, ça se passait comment ? Déjà qu’il ne gardait pas vraiment souvenirs d’avoir célébrer le jour de sa naissance… « Tu es donc Vierge, c’est ça ? » Il ne pouvait s’empêcher de sourire doucement, se rendait bien compte du sous-entendu. C’était plus fort que lui. Il aurait pu aussi dire qu’ils pourraient faire un truc aussi pour son anniversaire mais… Prévision dans le futur, même proche, il n’en était pas capable. « En tout cas tu fais pas ton âge. » Il avait bien vu la petite moue et il faisait la réflexion pour dissiper le doute ; non, son âge ne lui posait absolument pas de problème. Ca ne faisait que cinq ans d’écart, de toute façon. Et puis c’était vrai, aux yeux du sbire, Ferir ne lui donnait pas l’impression d’avoir vingt-huit ans.


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Ranger Kantô

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Mar 3 Avr 2018 - 6:04
Point de vue de Ferir

Je ne suis pas étonné d’apprendre que Shin reçoit des remarques à propos du natto. La texture de ce plat est très particulière. Je n’arrivais pas à juste en avoir sur les lèvres sans avoir un haut-le-cœur. Donc, en manger... Ah mais ça c’est clair! Tu ne dois pas être très difficile au niveau de la nourriture en tout cas! Je ne le suis pas non plus, ça tombe bien. Je ne mange juste pas de Pokémon, à son contraire... J’espère qu’il ne prend pas ça pour un caprice, c’est vraiment dans mes principes. Je n’aurais pas été bien de le faire pour lui faire plaisir. À le voir dévorer le contenu de son assiette, je me dis qu’il a un bon appétit. Ça m’avait semblé bizarre qu’il ne prenne rien d’autre que du café chez moi, même quand je lui ai proposé une collation avant que j’aille le conduire à la gare. Il est très mince aussi, mais il y a des morphologies comme ça, donc je ne me pose pas plus de questions. La conversation dévie et elle se détériore sans que j’aie vu venir le truc. Ça me surprend, j’essaie de ne pas me laisser atteindre, mais je suis une éponge à sentiments. Ceux des autres m’affectent même quand ils ne me concernent pas. J’en viens donc à mal interpréter, à essayer de rattraper, mais je me sens plus émotif aussi. À la question sur le père d’Azy, je m’étonne à répondre, à finalement m’ouvrir alors que je m’étais renfrogné dans un premier temps. C’était surtout parce que je pensais que Shin n’était pas très intéressé quand il m’a dit que c’était compliqué... En tout cas, il me laisse parler sans m’interrompre, bien que je puisse discerner certaines réactions de sa part, comme si ce que je raconte l’affecte d’une certaine façon. Je ne sais pas si je dois poursuivre ou non. Si Azy était là, il m’aurait empêché de finir, c’est évident. Il déteste, avec raison, qu’on parle de son père. Ça le ramène en arrière dans de bien mauvais souvenirs. Un jour, j’ai entendu Sanea pleurer dans la cuisine pendant qu’elle parlait avec maman. Elle disait qu’Azy aurait pu mourir... J’ignore ce que son père lui avait fait, mais il n’est pas allé à l’école pendant plus d’une semaine. Ce qu’il avait quand je l’ai rencontré, ce n’était rien en comparaison. En tout cas, je termine le résumé grossier de l’arrivée de mon meilleur ami dans ma vie, soulagé d’avoir pu en parler un peu. Ce n’était pas facile et en voyant l’état de Shin, je me dis que j’ai commis une autre bêtise.

Bien que tu aies commencé à remarquer des similitudes entre ton interlocuteur et ton presque frère adoptif, tu ne t’attendais pas du tout à la suite. Tu es loin de la vérité, croyant plutôt avoir fait quelque chose de mal.

Shin commence par me parler de ma sœur. C’est vrai que lui n’était pas au courant. Je l’ai mentionné pendant qu’il n’était pas là, expliquant plutôt à Shara que j’avais moi aussi eu une bonne relation avec Sanea à l’époque. J’ignore quoi dire en retour. Je le sens sincère dans ses paroles, mais je me contente de lui adresser un petit sourire et de hocher la tête. Mais le reste m’étonne. Ce rire nerveux, il n’en avait jamais eu des pareils. Puis, ce qu’il dit, je ne peux empêcher une expression de surprise de prendre place sur mon visage. Est-ce qu’il s’agit de son père? Il aurait vécu quelque chose de similaire à Azy? J’hésite à demander, à approfondir. Il a un comportement étrange. Il se gratte au poignet, bougeant les bracelets qu’il porte. Ses yeux reflètent, pendant quelques instants, quelque chose d’effrayant. Je n’ose donc rien dire. J’essayais de trouver un nouveau sujet, sauf que rien ne me venait. Est-ce que... est-ce que je ressemble à ça quand je décroche de la réalité et que je me mutile? En tout cas, avant que j’aie pu trouver, Shin reprend et il me semble plus normal là. Mon cœur se serre quand j’apprends qu’il comprend ce qu’Azy a vécu. Alors lui aussi, son père lui faisait du mal... Si je déduis bien, il serait à l’origine des cicatrices de mon hôte, de ce mot gravé dans son dos... C’est tellement horrible. Quand je le vois replacer ses bracelets, se rendant compte qu’il se grattait, je ne peux empêcher un réflexe. Je passe près de renverser mon verre, mais j’essaie d’aller attraper sa main. Je me suis presque mis debout pour ça, je me sens idiot après coup. Mais... je veux vraiment un contact avec lui, quelque chose pour l’apaiser. Je ne t’oblige pas à m’en parler, jamais. Si tu décides de le faire, je vais t’écouter, mais je te respecterai quoique tu décides. Parfois, j’ai l’impression de ne pas être très doué avec les mots. Je voudrais lui dire à quel point il n’a pas à se sentir mal s’il ne veut pas approfondir. Je ne chercherai pas plus loin. Je suis curieux, c’est vrai, sauf que je ne désire pas l’être aux dépens de l’autre.

S’il t’arrive d’être maladroit, ce n’est jamais pour être méchant ou pour volontairement manquer de respect. Tu t’intéresses sincèrement aux autres, et ça peut être mal perçu comme type d’enthousiasme.

Je suis triste d’apprendre que tu as eu une enfance et une adolescence qui ressemblent à celles d’Azy... Je ne comprends pas comment on peut faire ça à son enfant, juste à un enfant... Je suis vraiment désolé pour toi. Doucement, je baisse la tête puis je m’assois sur ma chaise, ramenant ma main vers moi. Je lutte contre l’envie de le serrer contre moi, contre cette idée magique que ça peut le soulager de tous ses maux... Je ne peux pas faire une différence sur le passé, je ne peux pas faire une différence tout court... Je me sens mal et je ne sais pas quoi faire. Refréner tes envies, ça ne t’aide pas à y voir plus clair, à faire les bons choix pour que l’ambiance soit moins lourde. Tu te dis que c’est idiot d’aller soudainement l’enlacer, mais peut-être que c’est ce qu’il faudrait. Au final, je me dis que changer de sujet peut être l’idée. Je n’ai pas encore totalement répondu à la précédente question. Lui, il m’a parlé qu’il avait peu d’amis, moi je n’ai encore rien dit là-dessus. Donc voilà, je le fais et ça ne se passe pas non plus très bien, ce qui accentue plus mon malaise. C’est de ma faute s’il se trouve dans un tel état et je ne sais plus quoi faire. Au moins, j’arrive ensuite à parler de mon refuge et ça semble mieux. C’est un peu gênant que j’aie du mal à m’arrêter quand je me lance sur ce sujet... Shin ne me rembarre pas, c’est ça de pris. Il enchaîne même, désireux de reprendre sur un meilleur ton. Ce n’est pas ce qui me dérange, loin de là. J’en suis même soulagé et je fais comme lui. Puis, il met les choses au clair et je peux le faire de mon côté aussi. Si je comprends encore mal ce qu’il veut dire, ça va faciliter le dialogue, je pense. En tout cas, ça me rassure d’avoir pu faire ça. Je me sens mieux puis ça me permet de lui poser une question sur son anniversaire, curieux de savoir c’est quand. Je ne sais pas pourquoi c’est ce qui m’est venu à l’esprit, je ne m’en soucie pas plus longuement quand j’obtiens la réponse. Je m’attendais à plus d’enthousiasme, mais ça me fait penser une fois de plus à Azy, et je me dis que Shin est sûrement dans le même cas, il ne devait pas le célébrer chez lui...

À nouveau, ça te peine sauf que tu passes par-dessus très rapidement.

Le quoi, c’est toi qui vois. Il n’y a rien qui te tente? Moi je te suis, c’est ta soirée! Tant qu’il ne me demande pas quelque chose qui dépasserait mes limites, ce qui ne devrait pas être le cas. Je lui fais confiance pour ça. Et puisqu’il m’a posé la question, je lui réponds pour mon propre anniversaire qui est bientôt aussi. Azy qui aura trente et un ans le sept novembre prochain... c’est fou comme ça va vite! Je ne m’en préoccupe pas plus longtemps, surpris par la question de Shin. Hum oui, c’est mon signe astrologique. Je lui réponds d’abord de cette façon, mais pour une fois, j’ai compris le double sens sûrement à cause du sourire qu’il arbore. Mais tu sais très bien que je ne suis pas vierge en dehors de ça. Un petit sourire malicieux de mon côté, tandis que je viens boire une gorgée de mon verre qui a été rempli il y a peu. Avec tout ce qu’on a fait chez moi, c’est une évidence que je ne suis plus vierge. Par la suite, il m’affirme que je ne fais pas mon âge. Je me sens rougir, c’est idiot. Merci, c’est gentil. Je le prends comme un compliment et ça me rend un peu mal à l’aise. Parfois, je suis capable de les prendre sans avoir de réaction comme ça, et parfois non. On débarrasse la table? C’est un moyen comme un autre de ne pas m’attarder, je ne comprends pas pourquoi le fait que je ne fasse pas mon âge m’a perturbé.

Tu craignais vraiment qu’il s’agisse d’un frein. Il y a une part de toi qui est soulagée que non, mais une autre qui se dit que ça ne sera pas suffisant pour qu’il accepte de te fréquenter.



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C-GEAR
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Jeu 12 Avr 2018 - 16:16
Le sbire se contenta de sourire doucement, face à la remarque de son partenaire. S’il aimait le natto, c’était qu’il n’était pas difficile en nourriture, hum… En un sens, ce n’était pas faux. Il n’y avait pas beaucoup de plats qu’il avait en horreur et il était capable de manger à peu près tout sans rechigner. Pour autant, c’était plutôt le problème de la quantité qui se posait pour lui. Parfois, il se demandait même comment il faisait pour pouvoir rester debout, après avoir sauté plusieurs repas. Il ne mangeait quasiment rien et s’il n’avait pas toujours été ainsi, il serait sans doute déjà l’hôpital pour sous-alimentation. Bien évidemment, il ne comptait pas le dire face à Ferir, étant donné qu’il ne l’admettait même pas lui-même. Il n’était définitivement pas anorexique, même s’il n’y avait qu’un pas entre lui et la maladie. Un détail pour lui, sans doute…

La conversation avait méchamment dérapée, il fallait l’avouer. Shin’ n’avait pas l’intention d’en venir à cette conversation qui devenait pesante, mais il avait été piqué à vif face au silence de son invité. L’idée n’était pas de s’en foutre, contrairement à ce qu’il pouvait croire. D’ailleurs, le schizophrène s’étonnait à réagir ainsi, à apporter tant d’importance à ce que lui disait Ferir. Il s’intéressait peut-être un peu trop à ce qu’il lui disait, d’autant plus que le sujet était terriblement sensible. Il en apprit plus sur la sœur du Kantonien, lui serrant au passage le cœur. Il n’imaginait pas la peine que pouvait générer une telle perte… Sans Shara, Shinara ne serait sans doute plus de ce monde. Il en apprit aussi plus sur le passé d’Azamir et par la même occasion de celui de son partenaire. Et étant dire que tout cela avait tendance à le faire cogiter, à le renvoyer dans un passé qu’il ne voulait pas affronter. Il avait machinalement porté sa main aux cicatrices qui couvraient son poignet, grattant au passage, laissant échapper des phrases qu’il aurait aimé garder pour lui, tout comme ce rire mauvais qu’il ne contrôlait pas et la haine qui dansait dans ses iris. Les mots dépassèrent l’espace d’un instant ses pensées et malgré l’air incrédule que Ferir affichait, le schizophrène savait qu’il était sur le mauvais côté de la pente.

Il consentit néanmoins à retrouver un semblant de calme, bien qu’il continuait de parler. Il pensait important de remercier son invité de lui avoir raconté tout ça, se rendant bien compte que cela pesait sur sa conscience et que ce n’était pas le genre d’informations qu’on racontait à tout le monde. Il y avait une forme de confiance dans cette révélation qui faisait plaisir au sbire. C’était peut-être aussi grâce à ça qu’il se permit de commenter sa relation vis-à-vis de son père. Il n’en avait pas parlé clairement, mais il ne fallait pas être un génie pour comprendre ce qu’il voulait dire. Et de toute évidence, Ferir avait parfaitement compris. Shin’ se retrouva quelque peu surpris par la réaction du jeune homme qui venait de subitement se relever pour poser sa main sur la sienne. L’étonnement se peignit l’espace d’une seconde sur son visage alors que les mots suivirent, laissant l’hôte sans voix. Il ne dégagea pas sa main, fixant le faciès qui lui faisait face, enregistrant les paroles prononcées, mettant du temps pour les interpréter.
« Euh je… Mer…Merci. Plus tard peut-être… » Il s’agissait plus d’un murmure qu’autre chose alors qu’il avait brisé le contact visuel, baissant les yeux. Il se sentait idiot, pour le coup, tout comme il avait l’impression qu’un brin écarlate avait marqué ses joues. Il n’osait l’admettre, mais il était touché par cette bonne volonté et cet air protecteur que dégageait le comportement de Ferir. Et ce n’était pas désagréable.

La suite de la tirade lui fait afficher une grimace étrange, mélange entre le dégout et un rire jaune.
« Suffit d’être un connard hypocrite et égoïste. » Les mots étaient glissés entre ses dents et la rage revint à vive allure. Il s’en voulut presque aussitôt, sachant pertinemment que son invité n’était pas la source de sa fureur et qu’il était de son côté. Il n’y avait aucune raison d’être aussi abrupte. Il se referma un peu plus, laissant échapper un soupir. « Excuse-moi, je suis… Je n’ai jamais réussi à en parler en restant calme. » Jamais. Quand il en parlait, le visage de Kamiya se dessinait sous ses yeux et une haine sans borne noyait son bon sens. Il tenta d’afficher un sourire désolé sans y parvenir, remerciant à demi-mot Ferir pour ses paroles. Il n’avait pas de raison de s’énerver comme ça contre lui, surtout qu’il disait vrai. Il était incompréhensible de frapper un enfant, son enfant. Même si pour son père, il n’était pas son fils biologique. Mais soit… Cet excès de violence dans son enfance avait marqué son esprit à jamais, au point d’avoir peur de réserver le même sort à Kane. Ces études débiles qui disaient que lorsqu’on avait grandi dans un environnement violent, cela voulait dire qu’on avait 90% de chances de réitérer le même comportement lui donnait envie de vomir. Ce n’était pas son cas. Jamais au grand jamais il ne ferait de mal à un enfant, encore moins à son fils. Ce serait le genre d’action qui le hanterait tant qu’il finirait par mettre fin à ses jours. Il n’y avait aucune chance pour qu’il en arrive jusque-là. Il avait pris les devants en étant allé voir un psy pour gérer sa maladie et il comptait bien continuer sur cette voie. Il n’était pas un père parfait, il le savait, mais il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour s’y rapprocher le plus possible.

Lorsqu’ils parlèrent d’amis, il sentait encore cette agressivité au fond de lui, si bien qu’il préféra poser les choses à plat. Agir bêtement, histoire de calmer jeu, débuter une conversation plus calme. De toute évidence, Ferir était d’accord avec lui et ce n’était pas une mauvaise chose. Ils en vinrent à parler d’anniversaires, le sbire ayant complétement oublié que le sien était le lendemain. C’était sans doute étrange pour son invité qu’il soit capable d’oublier ce jour, mais il ne fit aucun commentaire là-dessus, lui demandant plutôt comment il voulait le fêter. Le schizophrène s’en retrouvait pris de cours, ne sachant absolument pas comment ils pourraient marquer le coup. Ce qui lui faisait plaisir ? Il prit quelques secondes de réflexion, sans pour autant savoir quoi proposer réellement.
« Je… Je me suis jamais vraiment posé la question. J’avais prévu de passer une soirée tranquille en ta compagnie… C’est déjà bien, non ? » C’était absurde, comme raisonnement. D’autant plus qu’il sentait le rouge revenir et il détourna le regard. Il était beaucoup trop touché par la réaction de son invité sans en comprendre la raison même. Il fit un commentaire sur le signe astrologique de Ferir, acquiesçant doucement à la première réponse. La deuxième en revanche lui fit arborer un large sourire alors que ses iris s’illuminaient d’une lueur perverse. « Ouais, ça je le sais très bien oui… » Les souvenirs de leur première soirée lui revenaient en tête et ce n’était pas pour lui déplaire.

Il n’avait rien de particulier à dire sur l’âge de Ferir. Cinq ans, ce n’était pas énorme comme différence à ses yeux. Et puis son partenaire ne faisait pas son âge, après tout. Ce dernier apprécia le compliment, proposant ensuite de débarrasser la table. Shin’ revint un peu plus à la réalité, se rappelant qu’ils venaient de finir de manger.
« Euh oui, c’est une idée. Mais avant… » Mais avant, il voulait faire autre chose. Une envie qui lui prenait comme ça, qu’il avait envie de satisfaire. Il se leva, faisant le tour de la table pour s’approcher de son invité. Il fit glisser ses mains sur ses joues afin qu’il lève la tête vers lui et alla s’emparer doucement de ses lèvres pour un doux baiser passionné, qu’il approfondirait en fonction de la réaction du jeune homme. Il ne pensait pas que son comportement pouvait être plus ambiguë qu’il ne l’était déjà… Et il n’y avait toujours pas réfléchi.


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Dim 22 Avr 2018 - 15:51
Point de vue de Ferir

Ma réaction face aux propos de Shin ne se fait pas attendre. J’agis parfois sans me poser de question, sous une impulsion. C’est plutôt rare, mais là, je tenais vraiment à lui témoigner un soutien en lui prenant la main. Je vois que mon geste le surprend. Je pense que c’est normal, j’ai agi d’un coup. Il aurait pu rejeter mon initiative, mais il ne le fait pas, me fixant. J’aimerais savoir ce qu’il pense. Il finit par me parler, semblant un peu perdu. Il détourne le regard et je lui serre la main. Pas pour lui faire mal, mais bien pour un soutien de plus. Prends le temps qu’il faut. Je n’étais pas sûr de la formulation à adopter, à savoir s’il veut qu’on se revoie ou s’il veut qu’on développe une relation. Je ne sais toujours pas alors ça me bloque dans ce que je peux lui dire pour le rassurer. Mon but n’est surtout pas de le braquer... En tout cas, j’échappe d’autres mots et j’obtiens une réponse agressive. Est-ce que c’est à cause de mon comportement plus tôt? Je me sens mal, ne sachant pas quoi dire. Ça n’a pas dû être facile pour lui et je pense qu’Azy aurait lui aussi une réaction pareille si on parle de parents qui blessent leur enfant. J’aurais voulu m’excuser, mais il me prend de vitesse et le fait avant moi. Ne t’inquiète pas, je comprends. Excuse-moi d’en avoir parlé... Maintenant, j’aurais envie de le serrer contre moi, mais je me suis remis à ma place, je lui ai aussi déjà lâché la main. C’était con. C’est inutile d’essayer de comprendre ce qui pousse une personne à faire du mal à une autre, ou à n’importe quel être vivant. C’est hors de ma portée. Je voudrais que tout le monde puisse être heureux. Je voudrais que Shin ne souffre plus de son passé. Je voudrais qu’un simple câlin puisse guérir de tous les maux. Mais je suis un rêveur. On m’a déjà reproché de ne pas être assez terre à terre. C’est juste... plus fort que moi, dans ce genre de situation.

Cela fait partie des délires que tu peux avoir. En ce moment, tu parviens à garder un pied dans la réalité, mais tu n’es pas loin de te perdre dans ta tête et donc dans ton monde.

Le sujet de la conversation change, mais il ne devient pas vraiment plus positif. Il y a moins de bonne humeur, moins de joie. J’essaie de sourire, mais ce n’est plus pareil. Il y a un fond d’agressivité qui reste en Shin, sûrement à cause de ce dont nous venons de discuter. Je ne lui en veux pas pour ça, mais j’accueille bien son initiative. J’embarque sans me poser de questions, sans la moindre hésitation. Ça fait le plus grand bien, je me sens mieux. Pour vraiment enchaîner sur autre chose, je lui demande sa date d’anniversaire et je suis surpris d’apprendre que c’est le lendemain, mais plus surpris encore qu’il ait dû y songer avant de me répondre. Il n’avait donc pas planifié de m’inviter pour cela. En tout cas, je trouve important de souligner ça et je n’hésite pas à le mentionner, mais encore une fois, je ne m’attendais pas à une telle réponse de sa part. Il rougit et détourne le regard. Je le trouve si adorable en ce moment! Si c’est ce que tu souhaites, ça me convient très bien. On peut faire comme ça, je ferai en sorte de rendre ta soirée agréable. Un sourire sincère sur mes lèvres, je veux vraiment lui donner un bel anniversaire. C’est dommage qu’on ne soit pas chez moi, j’aurais pu lui préparer le petit déjeuner au lit. Je ne me permettrais pas de faire ça ici, et puis je suis une catastrophe quand j’essaie de cuisiner... Il vaut mieux que j’évite en étant chez lui. Et si tu as des idées en cours de soirée, n’hésite pas à me les partager! J’espère qu’il n’hésitera pas, mais ça ne sert à rien que je m’attarde sur cette idée, je ne peux pas le forcer. Et je ne le voudrais pas non plus. Maintenant, c’est à mon tour de dévoiler ma date de naissance ainsi que mon âge, ce qui m’embête. J’avais déduit être plus âgé, mais je ne voyais pas cinq ans de plus... J’aurais préféré ne pas le dire, sauf qu’il venait de le faire, ça n’aurait pas été correct de ma part.

C’est surtout la crainte que Shinara s’arrête à ça qui te dérange. Tu ne voudrais pas qu’il te rembarre en utilisant cette raison. Avec votre précédente conversation, tu te dis qu’il pourrait avoir envie de te jeter dehors... L’angoisse se manifeste bien plus chez toi quand des émotions négatives sont présentes.

Shin me parle de mon signe astrologique en premier et je lui réponds. Vierge, mais pas au sens propre du terme, ce à quoi il acquiesce. Je peux voir le changement d’attitude qu’il a, ce sourire et la façon de me regarder. Je ne renchéris pas, ne sachant pas vraiment quoi dire. Puis, il m’assure que je ne fais pas mon âge. Ça fait plaisir à entendre, mais je me sens aussi mal à l’aise du compliment. Ça m’embête quand je réagis comme ça. Je sais que c’est idiot, sauf que c’est plus fort que moi. Je ne contrôle pas ça. Je propose donc de débarrasser la table, pour passer à autre chose. Je n’ai pas si faim pour le dessert, donc si on peut attendre un peu. Je le dirai après que nous nous soyons levés. Je compte bien l’aider avec la vaisselle aussi, je ne veux pas rester inactif à côté de lui. Un certain étonnement me prend quand il se lève, venant vers moi. Je le regarde faire, ne voyant pas où il veut en venir. Je me lève tout de même, puisqu’il a dit que c’était une bonne idée de ranger ce qui se trouve sur la table. À peine le temps de me mettre sur mes jambes que ses mains se posent sur mes joues. Une fois de plus, je suis subjugué par ses yeux, par son visage. Je le fixe jusqu’à ce qu’il m’embrasse. Je ne tarde pas à y répondre, l’enlaçant pour poser mes mains dans le bas de son dos. C’est bon, mais... Mais je ne comprends pas. Je me sens léger, sauf qu’en même temps, j’ai le cœur comprimé... Ça serait plus simple pour toi si tout était clair, si vous aviez une discussion posée. Ses agissements contredisent complètement sa volonté de non-engagement et cela te perturbe. Ce n’est pas un message clair et c’est ce dont tu as besoin. Cette instabilité psychologique te fait avoir des questionnements, une multitude d’hypothèses. Ça te reste en tête, ça t’affecte. Voilà pourquoi il est important pour toi que tout soit posé. Tu venais ici dans l’idée de te comporter en ami... À vous voir, on dirait plutôt un jeune couple...

Et plus le temps passe, plus c’est ce que tu souhaites.

Malheureusement, il y a une autre réflexion qui te vient en tête, moins saine.
Shin veut passer une soirée passer une soirée tranquille avec moi, il a des comportements qu’un ami n’aurait pas... Et il a fait plusieurs allusions perverses. J’ai enfin compris ce qu’il voulait. Ça aura été long, je suis con... J’hésite à lui prendre les mains pour les glisser sous mes vêtements. Ça va arriver de toute façon, je vais lui donner ce qu’il veut. C’est juste que je me sens trop émotif en ce moment. Donc, quand le baiser prend fin, je me dépêche d’enfouir ma tête sur son épaule, cachant cette seule larme qui roule sur ma joue. Azy me dit toujours que je me lie trop vite aux autres, que je n’ai aucun contrôle sur mes sentiments et sur la confiance que j’accorde. Il a vraiment raison. Alors, on s’occupe de cette table? Je parle doucement, d’une faible voix. Au moins, elle ne tremblote pas, il n’y a rien qui trahit mon état du moment. Je n’ai qu’à vite me détourner pour essuyer ma joue, ça ne paraîtra pas. Un sourire et ça ira mieux. Un sourire et je ne penserai plus à tout ça. J’ai tout de même envie d’essayer.

Tu désires vraiment lui donner une bonne soirée, puis il te reste toujours un mince espoir qu'il souhaite autre chose de ta part, plus tard.



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Lun 23 Avr 2018 - 19:29
Shin’ n’aurait jamais cru être capable de parler de Kamiya aussi rapidement à quelqu’un. Il essayait de ne pas se retrouver trop perturbé par ce constat, se disant qu’il avait peut-être fait des progrès sur son passé. Son esprit faisait toujours un blocage, non désireux d’admettre que la raison était pourtant évidente ; c’était Ferir, qu’il avait en face de lui, et au fil du temps, il développait bien plus de sentiments qu’il ne voulait en avoir, à la base. Il se perdait dans ses réflexions, tentant désespérément de chasser le malaise qui s’installait dans sa poitrine en évoquant le nom de son père. Père adoptif était bizarre comme nom, alors… Père de substitution, était-ce mieux ? Il ne savait pas trop. En tous les cas, il n’avait pas la force d’en dire davantage et il fut surpris par la réaction de son invité, bien qu’il ne fit aucun geste pour le repousser. C’était plutôt… Agréable, d’avoir du soutien. D’autant qu’il ne regrettait pas d’avoir été trop bavard, pour une fois, il appréciait aussi le fait que le Kantonien ne cherchait pas à le faire parler sur ce sujet. Il acquiesça doucement à ses mots. Il prendrait le temps oui. Il ne s’apercevait pas qu’à ce moment, il pensait déjà revoir Ferir dans un futur proche, ne se disant pas une seconde qu’il s’agissait de la dernière fois qu’ils se parlaient. Tellement d’indices et si peu de jugeotes.

Pour autant, il avait du mal à contrôler la certaine rancœur qui cognait violemment dans sa poitrine. Il se montra agressif dans ses termes, cynique. Ce n’était pas contre son invité, bien sûr, mais cela pouvait porter à confusion. Lorsqu’il s’en rendit compte, il s’empressa de s’excuser, aussi maladroitement qu’il le pouvait. Cela n’avait pas trop d’impact apparemment sur son invité, bien qu’il tiqua en l’entendant s’excuser. Il n’avait pas de raison de demander pardon, c’était plutôt Shin’ qui agissait mal. Mais c’était toujours comme ça, quand certains sujets étaient abordés et il avait hâte de changer la conversation. Il força un peu le tout, cherchant à retrouver l’humeur légère et amicale qui se dégageait en début de soirée. Ils y parvinrent plus ou moins, parlant d’âge, d’anniversaire. Il n’avait même pas pensé que le sien était le lendemain et il se sentait un peu bête, pour le coup. Quant à savoir ce qu’il voulait faire pour fêter ça eh bien… Il n’en avait pas la moindre idée. Il opta pour la première qui vint à s’immiscer dans son esprit, à savoir passer une soirée tranquille avec le jeune homme. C’était simple, mais il devait bien avoué qu’il s’agissait de ce qu’il désirait réellement. Et pas forcément finir sous les draps, sur le coup bien que ça ne le dérangerait pas, mais juste, être avec lui. Et là, t’as toujours pas compris, crétin ?

La réponse de Ferir lui arracha un large sourire, communiquant son bien-être. Il n’avait pas la moindre pensée perverse à ce niveau-là. En fait, il avait l’impression d’être un gamin à qui on venait de promettre un beau gâteau pour son anniversaire. « Chouette ! Je n’y manquerai pas… Si mon imagination se remet en route parce que là j’avoue, j’ai dû mal à trouver quoi faire d’autres. » Il se sentait idiot, laissant échapper un petit rire gêné. En général, il trouvait toujours comment s’occuper, mais il doutait qu’amener son invité en boite de nuit était une bonne idée. De toute manière, il n’avait pas envie de se mêler aux autres ce soir, ayant l’envie de garder jalousement Ferir pour lui et lui seul. Il ne manqua pas de faire une remarque sur leur nuit d’ébauche, laquelle ne reçut pas réellement de réponse à part un sourire. Il n’était pas en mesure de comprendre le tiraillement qui se répandait comme de la mauvaise graine dans l’esprit du jeune homme. Répondant alors à une envie et mettant de côté le rangement de la vaisselle, Shinara se redressa, se rapprochant du Kantonien. A ce moment précis, il n’était désireux que de goûter à ses lèvres, rien de plus. Juste envie de se laisser porter par un baiser, se rendant compte qu’il avait du mal à contrôler ce désir. T’es vraiment lent d’esprit, ma parole…

Le sbire se sentait transcendé par l’échange, appréciant le fait que les bras de son partenaire vinrent à le cercler doucement. La douceur qui en ressortait était plus qu’agréable. Il ne fit rien de plus, ses mains restées sur ses joues vinrent à s’aventurer derrière sa nuque, se rapprochant un peu plus par la même occasion. Il n’avait aucune idée des pensées néfastes qu’avait le jeune homme, mais s’il avait un peu plus de jugeote, il n’était pas difficile de comprendre. Son comportement était totalement contradictoire. Leur relation n’avait pas été définie convenablement et lui-même était dans un brouillard total. Avec sa politique de l’autruche, il n’allait pas avancé… Mais il refusait toujours inconsciemment d’y réfléchir vraiment. Il répondait seulement à ses envies du moment, ne voyant pas plus loin que le bout de son nez.
Abruti. Lorsque le baiser prit fin, il fut toutefois surpris de sentir Ferir caler rapidement son visage sur son épaule, cachant son faciès. Il fronça légèrement les sourcils, desserrant un peu sa prise. « … J’embrasse si mal que ça ? » Une petite blague, pour détendre l’atmosphère. Il avait l’impression que quelque chose n’allait pas, ne pensant pas que tout était de sa faute. Il ne réfléchissait pas et c’était là tout le problème. Après avoir dit clairement qu’il ne désirait pas avoir une vraie relation, il ne pouvait pas attendre de son partenaire un comportement de petit ami, c’était idiot…

« Ah euh, oui. On peut. »

Il était perturbé, dorénavant. Il guetta du coin de l’œil Ferir alors qu’il s’éloignait pour récupérer son assiette et son bol. « Tu peux tout mettre dans l’évier, ça peut attendre demain. » Il n’était pas vraiment assidu sur la propreté, il fallait l’avouer, d’autant plus quand Kane n’était pas là. S’il n’avait pas un fils à élever d’ailleurs, son appartement serait dans un état déplorable. Son manque de motivation pour les tâches ménagères était affligeant et il devait souvent se forcer pour faire un minimum. Il avait fait, tout de même, un effort pour son invité. « Tu voudras le dessert maintenant ou un peu plus tard ? Si tu veux continuer de discuter ou faire autre chose… » Il ne savait pas trop sur quel pied danser dorénavant. Il se rendait compte qu’il avait fait une connerieenfin- sans pour autant la comprendre -… T’es con quand tu t’y mets, tu sais ?. En somme, tout dépendait de la réaction qu’allait avoir le Kantonien dorénavant, même si le sbire devait avouer qu’il ne savait pas réellement comment enchainer. Niveau hôte, on faisait mieux et il avait vraiment l’impression de ne pas être à la hauteur, pour le coup.


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Mer 25 Avr 2018 - 5:50
Point de vue de Ferir

Mon sourire semble définitivement revenu quand Shin m’informe qu’il a envie de passer une soirée tranquille en ma compagnie. Je ne m’attendais pas à une telle réponse de sa part, mais ça me convient aussi. Au moins, il veut vraiment que je sois présent, ça me fait plaisir. Puis, à le voir arborer lui aussi un large sourire, c’est mieux que de le voir triste et agressif à cause de son passé de l’évocation de ce qu’il a vécu par le passé... Je suis content qu’il le soit, mais aussi un peu surpris qu’il ne sache pas quoi faire. Je croyais qu’il aurait prévu un minimum, surtout que le repas est terminé, il ne reste plus que le dessert. Il semblait savoir quoi faire par la suite, m’ayant proposé le jeu en attendant de pouvoir préparer le repas. Je n’aime pas m’imposer, devoir décider quoi faire. Je préfère suivre les autres, ce que j’ai un peu montré déjà, plus tôt. Heureusement, je ne suis pas difficile au niveau des activités. On peut même s’installer sur le balcon et juste bavarder, moi ça me va. Il faudrait peut-être que je lui dise tout cela au lieu de juste le penser... Ce n’est pas très productif ainsi. Je suis sûr que ça ira. Je t’aiderai à trouver, je t’ai dit que je voulais t’offrir une bonne soirée. Il semblait gêné, c’est ce que j’en ai déduit avec son rire. Je ne veux pas qu’il le soit, je suis sûr que nous parviendrons à nous occuper, d’une façon ou d’une autre. Même si on finit sur le balcon à boire une bière et à regarder le ciel, ça m’ira. Je ne suis pas quelqu’un de compliqué. Il ne me connaît peut-être pas assez pour le savoir. J’espère avoir l’occasion de le découvrir plus et qu’il apprenne aussi à mieux me connaître. Mais je sais qu’il faut que je cesse de penser ainsi. Ça ne mènera sûrement à rien. C’est toujours comme ça, avec toutes mes relations...

Tu as un don pour attirer de mauvaises personnes qui profitent de ta gentillesse. Ça pourrait changer, n’abandonne pas.

Le repas étant terminé, je me dis qu’il est temps que nous sortions de table. Ça pourrait modifier l’ambiance, nous donner un coup de bon pour reprendre la conversation. En tout cas, je me disais que ça ne peut pas nuire. Parfois, juste bouger permet un renouveau. Et pour changer l’ambiance, Shin sait comment s’y prendre. Quand je le vois approcher, je ne devine pas du tout ses intentions. Il me surprend à m’embrasser, après tout ce qui vient de se passer et ces conversations. Je ne comprends pas..., mais je profite tout de même du doux baiser. J’aime l’avoir contre moi, pouvoir l’enlacer. Je m’y sens bien, ce qui serait parfait s’il n’y avait pas aussi la sensation d’être perdu dans ses envies, dans ce qu’il veut vraiment. Et toi, quand tu ne comprends pas, tu essaies de comprendre. Quand tes émotions sont instables, quand elles tendent davantage du côté négatif ou triste, tes pensées t’échappent. T’en viens à te faire des idées, des scénarios et des hypothèses que tu crois. C’est difficile de t’en défaire par la suite, selon si tu continues de plonger dans les sentiments moins positifs ou non. Puisqu’il y a déjà une foule de questions qui se bousculent dans ton esprit depuis ton arrivée, cela ne t’aide pas à rester entièrement dans la réalité. Tu pars dans des délires et tu te convaincs d’avoir raison. Te voici persuadé d’avoir trouvé la raison du comportement de ton hôte, toi qui la cherchais tellement depuis ton arrivée à Johto... Cela t’amène même à te dénigrer, à te remémorer tes précédentes relations qui étaient presque toutes abusives envers toi. Penser que finalement, ce n’est pas différent avec Shinara te peine. Tu le voyais vraiment comme une personne différente et bonne. Tu te crées trop d’attentes, encore une fois... C’est ça, quand tu ne sais pas sur quel pied danser. Tu luttes, tu tentes de garder ces mots prononcés sur la plage en tête, mais ce n’est pas aussi simple quand le cœur se mêle à la raison.

C’est bête, je n’ai pas de contrôle sur mon cœur et sur ce qu’il me fait faire...

J’essaie de cacher cette unique larme, mais autant dire que ce n’est pas aussi simple que je l’aurais cru. J’ai voulu me terrer le visage sur son épaule le plus rapidement possible, mais je le sens prendre une distance, comme s’il cherchait à me regarder. Sa question me surprend, me ramène pleinement à la réalité. Je me rends compte de quel genre de pensées j’avais en tête. Est-ce que j’avais raison? Je ne peux pas en avoir la certitude... Et je ne veux surtout pas poser la question, Shin pourrait mal le prendre et ne pas avoir envie de se répéter, ce que je peux comprendre... Sous l’étonnement, je me redresse et je le fixe. La tête de poisson que je dois avoir... Mais non! Ce... Ce n’est pas ça du tout. J’essuie enfin cette larme de ma joue, sauf que c’est évident qu’il l’a vue. J’étais juste plus émotif avec tout ce dont on a parlé, ce n’est en rien de ta faute. S’il y a quelque chose que tu pourrais lui reprocher, c’est de ne pas être clair envers toi, de se comporter d’une façon contradictoire. Par contre, il ne faut pas rêver, jamais tu ne lui dirais une telle chose. En fait, ça ne te vient même pas en tête. Bref, désireux de ne pas t’étendre sur cette conversation, au risque de devenir encore plus émotif, tu esquives d’une façon plus ou moins maladroite en demandant à débarrasser la table. Ça me fait me sentir mal avec la réponse que j’obtiens. J’essaie un petit sourire avant de ramasser la vaisselle que j’ai utilisée. J’espère qu’il ne me trouvera pas faible d’être si proche de mes sentiments, de me laisser avoir par eux au lieu d’être en contrôle... Un homme émotif, ce n’est pas la norme sociale. Ce n’est pas normal. Même mon père le croyait... Tu es sûr? Si on s’en occupe tout de suite ça sera fait, tu seras tranquille. Je tiens à t’aider. Tu as fait ce bon repas pour moi, c’est la moindre des choses. Je ne crois pas que ça sera si long, à deux. Puis, j’ignore à quelle heure il voudra que je parte... En tout cas, c’est proposé, alors il ne reste plus qu’à voir ce dont il a envie.

Tu n’insisteras pas plus, s’il refuse.

Je t’avoue que je n’ai plus beaucoup faim, alors si ça ne te gêne pas d’attendre un peu pour le dessert, ça serait mieux. Je pense.
J’ai l’impression de m’imposer et je n’aime pas ça. Ce n’est pas dans mes habitudes, mais si je veux pleinement profiter de ce dessert, il vaut mieux patienter. Pour la suite, c’est comme tu veux. Je t’ai dit que c’était ta soirée. Un doux sourire, je résiste à la tentation de m’approcher de lui. Je voudrais lui caresser la joue et les cheveux, je voudrais qu’il se sente bien. Je voudrais chasser mes doutes et mes questions. Et la meilleure façon de le faire est de te montrer curieux, de t’intéresser sincèrement à ton interlocuteur. Tu peux me dévoiler tes goûts, ce que tu aimes et ce dont tu as envie. Je ne jugerai jamais.

Il ne reste plus qu’à espérer que tes paroles ne sonnent pas trop engagées. Ton sourire est revenu, il devrait y rester. Tu crains qu'il ne te croit pas, mais pendant que tu dormais, Azamir lui a dit à quel point tu es une personne d'exception sur ce point.



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Mer 25 Avr 2018 - 19:22
L’agressivité était derrière lui, désormais. Dès qu’on ne parlait pas de Kamiya de toute manière, il était capable de retrouver facilement le sourire. Il pouvait tout aussi bien comprendre que Ferir était intéressé par ce qu’il disait, mais il n’arrivait pas forcément à en parler pour autant. Garder son calme, dans cette situation, c’était impossible. Il se savait beaucoup trop impulsif et la colère sourde qui grondait dans sa poitrine à l’évocation du père Kuna suffisait à lui faire perdre ses moyens. Le sbire n’avait pas forcément envie de montrer à son invité cette part d’ombre qui habitait son cœur, préférant largement dévoiler cette facette joyeuse et bonne enfant qu’il avait parfois. Ils évoquèrent leurs anniversaires, le Kantonien venant à lui demander ce qu’il voulait faire. Blanc. Il fallait avouer qu’il n’était pas très dégourdi, niveau imagination, et un tantinet casanier sur les bords. S’il sortait, c’était essentiellement pour son travail ou pour faire profiter à son fils de l’extérieur, ne voulant pas qu’il se retrouve cloitrer dans ce petit appartement. Lorsque le schizophrène avait du temps libre juste pour lui, il ne faisait rien de bien constructif… Si ce n’était de se mettre devant la télé à regarder des séries et films, plus ou moins débiles en fonction de son humeur. « Ça marche. » Il se sentait un peu rassuré par la réponse, d’autant plus sur celle qui suivit. Il s’arma d’un sourire, étant pendant peu de temps pensif. « C’est un programme qui pourrait très bien me convenir. Ça ou se mater un film. » Une série, ce serait peut-être un peu long. Pour autant, il n’était pas des plus à l’aise dans son comportement, ayant l’impression que ses choix étaient d’une banalité sans fond. Ça manquait… D’originalité. Il ne savait pas réellement pourquoi, mais il éprouvait l’envie de faire quelque chose qui sortait de l’ordinaire, sans pour autant trouver quoi.

Répondant à une envie soudaine, il vint à s’approcher de son invité pour un tendre baiser. Il n’avait pas encore réalisé que depuis le début de la soirée, il était l’unique demandeur de ce genre d’attention. Ferir y répondait, mais par les trois fois où ils s’étaient embrassés ce soir, le sbire était venu les quémander. En soi, cela aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. L’instant était agréable, il aimait, beaucoup. Peut-être trop, si on repensait à sa non-envie de s’engager dans une relation. Les mots qu’il avait dits à leur première soirée, ils n’avaient pas été lancés à la légère. Il ne voulait vraiment pas se remettre en couple. C’était ce que son cerveau lui dictait, lui rappelant que trop facilement comment son histoire précédente s’était soldée. Il était hors de question qu’il se fasse avoir à nouveau. Pour autant, son cœur ne semblait pas partager cette idée, désireux d’en découvrir plus sur ce jeune homme qui avait tendance à augmenter assez facilement ses battements. L’évidence n’était pourtant pas évidente à faire, bien qu’il commença à s’inquiéter en avisant la réaction de son partenaire, quand le baiser prit fin. Il n’était pas totalement sûr mais… C’était bien une larme qu’il avait vu coulé, le long de sa joue ?

Plutôt que de chercher à comprendre ce qui était réellement à l’origine de la détresse de son invité, il opta pour une question tournée en dérision. Mais d’un côté, il avait un peu peur d’avoir vu juste. C’était absurde, il le savait. Si Ferir n’aimait pas ses baisers, ça se saurait. Sinon, il aurait été un très bon comédien durant leur précédente soirée. La surprise se lisait sur le visage du jeune homme alors qu’il s’empressait de répondre par la négative, affirmant que ce n’était pas ça. Ouf. Il y eu un petit soulagement du côté du schizophrène, mais il continuait quand même d’être inquiet. Il ne pensait pas que pleurer après un baiser était une bonne chose, sauf quand on s’appelait Cho Chang. Référence mis à part, la raison que lui donna le Kantonien lui fit afficher une moue désolée.
« Désolé, je voulais pas que ça te perturbe à ce point. » Il n’y avait aucun jugement dans son regard, juste de la douceur. Il se permit de déposer un baiser sur sa joue avant de se concentrer sur la vaisselle, essayant d’adopter un comportement plus joyeux afin de chasser les mauvaises émotions. D’autant plus que d’un côté, il était vraiment touché que son histoire atteigne à ce point Ferir… Même si cela lui faisait penser, en même temps, qu’il devrait faire plus attention à ce qu’il lui dirait, à l’avenir.

« C’est pas un peu… Je ne sais pas, mal poli de faire travailler son invité ? »
Il était un peu étonné. Quand Sha’ venait squatter, elle faisait la vaisselle mais c’était sa sœur donc… Pas vraiment la même chose. Mais en soi, l’idée ne le dérangeait pas vraiment et le volontarisme de son ami lui faisait plaisir. « Mais on peut le faire oui, je lave et t’essuies ? » Partage des tâches, ça irait plus vite comme ça. Il avait déjà mis tous les ustensiles qu’il avait utilisés pour la préparation du repas dans l’évier et il ajouta ses couverts et son assiette, ajoutant ceux de Ferir. Il demanda ensuite si le dessert devait suivre, apprenant ainsi que le jeune homme était un peu calé pour le moment. « Pas de souci, on se garde ça pour plus tard. » Ça ne lui posait aucun problème. Dans son esprit, son invité restait pour la nuit et il ne se rendait même pas compte qu’il ne lui avait pas demandé son avis. Ok donc, jusqu’à la fin, il était vraiment nul pour organiser une soirée. Comme le dessert était reporté, il se permit de se lancer dans la vaisselle, restant tout de même attentif à ce qui lui était dit. Trouver quoi faire après hein… Dans son esprit, ce matin, il était persuadé qu’ils n’allaient pas s’ennuyer. Mais là, comme ça, il ne savait pas quoi dire. Il se retrouva pensif, réfléchissant avec un peu plus d’intensité. Lorsque son partenaire lui demanda ce qu’il aimait, il sauta sur l’occasion pour ne pas à réfléchir davantage à l’activité qui suivrait. « Hum, ce que j’aime… J’aime bien la musique et je me dis que ça doit être vachement cool de savoir jouer d’un instrument. Et puis aussi… Mater des séries, toutes sortes de films, y compris ceux pour adultes. Et toi, t’aime quoi ? A part les pokemon, je veux dire. » Il aurait pu rajouter « et Azamir », mais il doutait fort que la blague plaise, même lui, elle ne le faisait pas rire donc… Il se demandait pourquoi il avait cherché à répondre le plus fidèlement possible, peut-être avec un peu trop de légèreté. D’autant plus qu’il ne savait pas comment sa remarque sur les films X allait être perçue. Passer pour un gros pervers ou pas, telle était la question.

Et puis, comme si faire la vaisselle était une activité normale pour éveiller son cerveau, il pensa à un détail qui pouvait avoir son importance, dépendamment de l'avis de son invité sur la question.
« Sinon y a un karaoké pas loin, si t'as pas peur de saigner des oreilles. » Un petit rire lui échappa. Sa sœur lui avait déjà dit qu'il ne chantait pas si mal, que ça pouvait même être agréable de l'entendre chanter mais il n'en était pas sûr. C'était plus... Une idée lancée en l'air, ne sachant pas si elle était susceptible de plaire au Kantonien. Mais au moins, il avait proposé quelque chose à faire.


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Ranger Kantô

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Ven 27 Avr 2018 - 0:10
Point de vue de Ferir

Évoquer le fait que nous pouvons rester assis sur le balcon et prendre une bière tout en bavardant semble plaire à Shin. Me voilà ravi. C’est une activité simple, mais j’aime parler, j’aime être à l’extérieur et c’est mieux en agréable compagnie. Il aurait pu ne pas aimer cela, mais puisque nous avons fait quelque chose de similaire chez moi, ça m’aurait surpris. Il renchérit en mentionnant que l’on pourrait regarder un film, mais je suis moins friand de ce genre d’activité avec une autre personne... C’est à cause que je le fais surtout avec Azy, qui n’a aucune réaction, qui ne semble pas s’amuser quand il en regarde. Il lui arrive même de s’endormir pendant. Je sais que de mon côté, je suis un bon public et qu’il est rare que quelque chose ne me plaise pas, mais lui est tout le contraire. Comme sur bien d’autres points avec moi. Mais si mon hôte me donne l’idée, je présume que ce genre de situation n’arrivera pas. On pourrait aussi, mais j’avoue que je préfère les regarder seul. On peut essayer cela dit, peut-être qu’en ta compagnie ça me plaira. J’ai conscience que ce ne sera pas la même chose qu’avec mon ami, donc ça ne me dérange pas d’essayer. C’est juste que... je ne démontre pas un enthousiasme typique de ce que j’ai d’habitude. De toute façon, il est temps de bouger, de se mettre un peu en action. Ça ne devrait pas me faire de tort après tout ce dont nous avons discuté. Si je n’étais pas si confus par rapport à ce que Shin veut de moi et à ce qu’il attend de moi, je pense que ça ne m’aurait pas affecté à ce point. C’est trop de questions et d’émotions du même coup. J’ai plus de difficultés à gérer cela... Et j’en ai encore plus quand il vient quémander un autre baiser. Je ne comprends pas parce que pour moi, ce n’est pas comme ça qu’une amitié fonctionne. Même pour une amitié avec sexe, pour moi ce n’est pas ainsi non plus. C’est le meilleur moyen de faire développer des sentiments, en effet. Il faut que ça soit clair, il faut définir les limites. Les gestes affectueux ne devraient pas être spontanés et dans un cadre qui n’a aucun lien avec ce qui se prépare. Ça te prend au dépourvu. Je voudrais tellement qu’il me dise après qu’il veut essayer, même s’il voudrait prendre son temps avec moi. Ça m’irait.

Et au moins, tu saurais comment te comporter, ce que tu peux faire ou non. Puis, les attentes seraient enfin claires pour toi.

J’essaie de ne pas me bercer d’illusions, puis je suis convaincu d’avoir finalement compris. C’est clair. Il serait mieux pour moi que j’accepte ce fait et que j’arrête de croire que ça peut donner autre chose. Ça sera moins blessant pour moi. Ne trouves-tu pas que son comportement est assez étrange pour une personne qui voudrait seulement t’avoir dans son lit? C’est malheureux, mais il te fallait absolument une justification pour passer à autre chose, pour cesser de te tourmenter l’esprit à essayer de comprendre pourquoi il n’agissait pas comme tu croyais qu’il le ferait en venant ici. Il faut que tu comprennes, c’est essentiel. Puis, tu as si peur de demander que tu préfères t’en tenir à tes hypothèses qui ne sont peut-être pas fondées. Je me maudis pour cette seule larme que je ne contrôle pas. J’ai voulu la cacher, sauf que ça n’a pas fonctionné à cause de ce qu’il m’a demandé. Aussitôt, je me suis redressé pour le fixer et lui assurer que ce n’est pas la raison. Comment a-t-il pu croire ça? Je n’y ai pas assez répondu? Pourtant, ça m’a plu... En tout cas, je lui dis que j’étais émotif à cause de nos précédentes conversations et je vois cette moue prendre place sur son visage. C’est juste moi, ne t’excuse pas. J’ai toujours été très proche de mes sentiments, mais ça n’empêche pas de parler de n’importe quel sujet. J’ai apprécié qu’il s’ouvre un peu à moi, qu’il me fasse des révélations quant à son passé. Je n’ai pas envie qu’il ne le veuille plus en conséquence à ma réaction... Ça ne doit pas être super de gérer quelqu’un comme moi qui peux pleurer à rien. Au moins, il ne semble pas me juger pour ça, il ne semble pas me trouver faible ou quoi que ce soit de ce genre. J’espère juste que je n’aurai pas droit à un commentaire quant au fait que les hommes ne devraient pas être ainsi... Ce n’est pas volontaire d’avoir cette sensibilité si forte. Et bien que j’essaie, elle ne se contrôle pas très bien. Je n’y arrive pas.

Sans les outils ou les moyens pour y parvenir, c’est difficile, en effet. Néanmoins, tu ne dois pas voir ce trait comme une faiblesse. Il peut être tourné en force, il fait de toi une personne très empathique et qui sait se mettre à la place des autres pour comprendre ce qu’ils vivent.

Ah... Bah je ne crois pas. Tu ne m’y forces pas, c’est moi qui me propose. Face à son étonnement et à ses paroles, je me sens mal. Je suis incapable de rester à côté et de regarder une personne se débrouiller avec sa vaisselle ou son ménage. Je l’ai utilisée moi aussi, c’est la moindre des choses que je contribue. Quand il approuve finalement, j’ai un fin sourire. Au moins, ça ne l’a pas vraiment dérangé. On peut faire comme ça oui! Il n’en fallait pas plus pour que tu retrouves ton enthousiasme, l’aidant du mieux que tu le peux, tâchant aussi de ne pas être maladroit. Tu t’en voudrais beaucoup trop de casser quelque chose. Tout en bougeant, en rassemblant ce qui a été utilisé et doit être lavé, il me demande pour le dessert et je le décline pour le moment. C’est évident que je ne passerai pas à côté en cours de soirée, j’aime trop le sucré pour ça, c’est juste que là tout de suite, je sais que je pourrai goûter et que ça sera trop par la suite. C’est rassurant de savoir que ça ne le gêne pas. Merci! Je n’ai pas envie de trop manger maintenant et de devoir me rouler partout. Un rire, imaginant la scène. Je n’aime pas non plus la sensation d’avoir trop mangé. Ce n’est pas agréable. Ça nous rend amorphes. Ça aurait été encore plus difficile de trouver quoi faire. Pour nous donner des idées, j’essaie une formulation que j’espère ne pas être maladroite. Ça ne semble pas être le cas, Shin y répond. Je peux donc en apprendre un peu plus sur lui, bien que ça ne me donne pas vraiment d’idées neuves pour passer la soirée en sa compagnie. J’écoute aussi beaucoup de musique lorsque je suis à l’intérieur de la maison ou en voiture. Et je suis d’accord avec toi pour le faire de savoir jouer d’un instrument! Ça doit être trop bien! J’évite de dire à quel point je saoule Azy pour qu’il apprenne la guitare ou la basse. Je le vois tellement, mais lui ne veut pas perdre du temps avec ça... Les films je ne suis pas difficile, j’écoute un peu de tout aussi. Je me sens moins à l’aise que lui de parler de films pour adultes, mais je le sous-entends. Je me dis qu’il n’y a pas de meilleure façon de se faire un avis sur un film qu’en le regardant, au lieu de s’arrêter à ce que des critiques en disent.

Tu émets ton avis sans le moindre doute, parlant normalement. Ce n’est pas quelque chose que tu fais quand tu cherches à plaire, ayant toujours peur de déranger ou de t’attirer des remarques désobligeantes. Ça se fait toujours sans que tu en sois conscience, tout comme tu viens de faire le contraire d’une façon naturelle. Et tu ne t’arrêtes pas là.

En fait, je pense que ça s’applique à tout. Nouveau sourire, tandis que je me sens gêné. Ce n’était pas du tout sa question. Wow je... je n’ai pas du tout répondu à ta question avec tout cela... Léger rire embarrassé que je coupe aussi vite que je le peux. Ça ne devrait pas le déranger, je pense. Donc c’est inutile que je me sente si gêné par ma tirade. De mon côté, vraiment, j’aime beaucoup de choses. Les mêmes que toi du coup, mais aussi comme tu l’as dit les Pokémon. Puis, j’aime les sports, mais dans un esprit bon enfant. J’aime m’amuser, donc ça peut être aussi les jeux vidéo, ou peu n’importe quoi. Juste me balader dehors, à découvrir des paysages ou des boutiques en ville. Je suis curieux sur tout donc j’aime découvrir de nouvelles choses ou personnes ou tout en fait. Je m’arrête quelques instants, souriant. J’essaie de réfléchir, sauf que je ne trouve pas ça si simple. Je réalise que c’est difficile de répondre à ça! Ça me fait rire, une fois de plus. En tout cas, tu peux tenir pour acquis que je ne suis pas du tout difficile. Je crois que ça résume bien! Parce que je n’ai pas envie de passer dix minutes à tout lister ce qui me passe par la tête, ça va finir par l’ennuyer. Donc, on continue de laver et d’essuyer la vaisselle jusqu’à ce que Shin trouve une idée. Oh, ça serait cool! Toi aussi tu chantes mal? J’ai vraiment aucun sens du rythme, mais je trouve ça tellement drôle que ça ne me dérange pas! On prendra le dessert après. Je me dis que c’est une excellente idée. Il ne paraissait pas aussi enthousiaste que moi, mais on verra si ça va.

Te rendant compte que tu avais arrêté tes gestes pour essuyer le bol que tu as entre les mains, tu reprends comme si de rien n’était.



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Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
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Région : Johto
Sam 28 Avr 2018 - 17:56
La soirée s’annonçait plutôt calme et le sbire n’y voyait pas d’inconvénient. Etant un tantinet casanier sur les bords, rester chez lui n’était pas un souci. Il était vrai qu’il aimait bien sortir pour trainer dans des bars ou des boites de nuit, afin généralement de se trouver un peu de compagnie… Mais pour ce soir, il n’en avait pas besoin. Il était déjà très bien accompagné et il ne se rendait pas encore compte que depuis qu’il avait rencontré Ferir à cette fête à Azuria, il n’était pas sorti draguer une seule fois. Il n’avait pas recherché la présence de qui que ce soit pour une nuit, ayant en tête que le souvenir du Kantonien. Autant dire qu’arriver à ce niveau, on se demandait réellement pourquoi il refusait de voir la vérité en face. « On peut tester oui. T’as peur que je parle pendant tout le film ? Ça m’arrive, j’avoue. » Il eut un petit sourire, bien qu’un peu surpris d’apprendre que son invité préférait regarder des films seul. En ce qui le concernait, aussi asocial qu’il était, c’était une activité qu’il n’aimait pas spécialement, même s’il le faisait souvent. S’il pouvait choisir, il préférerait toujours en regarder en compagnie de quelqu’un, même si ce n’était que sa sœur –mais bon, il ne se voyait pas l’appeler à quatre heures du matin parce qu’il ne parvenait pas à trouver le sommeil-. Il avait en revanche ce petit problème de commenter bêtement ce qu’il voyait, ce qui pouvait effectivement être perçu comme enquiquinant, il l’accordait. C’était peut-être pour ça que Ferir n’aimait pas les regarder à plusieurs… Même si c’était un peu surprenant, étant donné qu’il donnait l’impression d’aimer parler.

Bref ! Il n’insistera pas plus de toute manière, se rendant bien compte que la motivation de son partenaire n’était pas de la partie. Ce dernier semblait plus enthousiasme à l’idée de squatter la terrasse à bavarder et s’ils ne trouvaient pas une autre occupation, c’était sans doute ce qu’ils allaient finir par faire. L’heure de débarrasser la table était arrivée, mais avant, le sbire répondit à une envie soudaine qu’il ne chercha pas à analyser. S’il pouvait réfléchir et s’interroger sur les sentiments des autres, ce soir, il jouait les égoïstes. Il ne connaissait pas les attentes de son invité, ni ses envies. Il répondait simplement aux siennes et apparemment, son ami n’était pas contre. Enfin, c’était ce qu’il pensait, au début, lorsque le baiser lui fut rendu. En revanche, à la vue de la larme et du visage fermé, il arqua un sourcil, perturbé. Il joua la carte de la plaisanterie, se sentant quelque peu mal à l’aise. Il… Il avait fait quelque chose de mal ? Il sentit une pointe de soulagement en apprenant la raison, ne s’apercevant pas un instant qu’il s’agissait d’un mensonge. S’il avait été capable de lire dans les pensées de Ferir à ce moment-là, il aurait peut-être enfin réagi. Mais non. Il s’excusa, ne pensant pas que son histoire le marquerait autant. Le Kantonien lui affirma qu’il s’agissait seulement d’un excès de sensibilité de sa part, chose qui ne posait pas de problèmes au schizophrène. Il se fichait pas mal de ce que la société leur dictait, en termes de « virilité ». Déjà en tant que gay, il ne répondait pas aux critères alors n’allait certainement pas le reprocher au jeune homme. Il acquiesça doucement, déposant ce baiser sur sa joue avant de s’occuper de la vaisselle. Ça leur permettait de ne pas s’éterniser sur cette gêne.

Il y avait des coutumes et des marques de politesse qu’il ne connaissait pas vraiment, en tant qu’asocial. Il n’avait pas envie de passer pour un rustre devant Ferir, mais savoir qu’il se proposait pour l’aider était un bon point.
« Ok alors faisons comme ça, merci. » Il affichait un léger sourire, essayant de cacher son soulagement. Se connaissant, la vaisselle aurait trainé plusieurs jours dans l’évier avant qu’il ne se décide enfin à se bouger donc… Autant la faire maintenant, en effet. De plus, il avait trouvé leur rythme, avec leurs fonctions. Ils se mirent d’accord sur le dessert qui interviendrait finalement plus tard dans la soirée, ce qui n’était pas un mal. Ce serait dommage, en vue des pâtisseries qu’il avait acheté, de se forcer à la manger alors qu’elles étaient délicieuses. Tout en s’activant à nettoyer la vaisselle, son partenaire vint le questionner sur ce qu’il aimait et il tâcha d’y répondre franchement. Il trouvait qu’au final, il avait des goûts relativement basiques avec peu de choses qui sortaient de l’ordinaire. Il évitait de dire que tuer lui procurait aussi du plaisir, au risque de passer pour un psychopathe. Sur ce point-là, c’était plus compliqué que ça. De toute manière, c’était le genre de détails qu’il gardait pour lui et il avait déjà assez assombri la soirée comme ça. Place au fun, voyons ! Au final, il s’apercevait aussi qu’il partageait le même avis que son invité, ce qui rendait la conversation plus agréable. Ils étaient d’accord pour dire que jouer d’un instrument c’était cool, d’autant plus que la musique –d’ailleurs, elle continuait de jouer sur son home cinéma en bruit de fond, il n’y faisait pas attention mais il réagirait si elle se mettait subitement à s’arrêter-. Quant aux films, il guettait la réaction vis-à-vis de sa remarque sur les films X… Et s’il n’avait pas vraiment de réponses clairement exprimées, il comprenait que le Kantonien était pareil que lui sur ce point, ce qui le fit sourire davantage. « On est d’accord. Je suis du même avis. » Il ne s’exprimait de manière aussi développer que Ferir, mais il s’y retrouvait tout de même. D’autant plus que cela ne servait à rien de répéter la même chose.

Il avait retourné la question et il l’écoutait avec un petit sourire aux lèvres. C’était pas facile, comme question, n’est-il pas ? Il ne put s’empêcher de rire doucement lorsque Ferir l’admit finalement après sa longue énumération.
« C’est chaud comme exercice, on est d’accord. Ce serait peut-être plus simple de dire ce qu’on n’aime pas, en fait. » Sa bonne humeur était revenue et il arrivait à la fin de la vaisselle. Il essaya de se remémorer tout ce que son invité lui avait dit, bien qu’il y avait pas mal d’informations à retenir. Dans tout ce qui avait été dit, il comprenait que le Kantonien était quelqu’un de positif et de curieux. Un caractère peut-être un peu opposé au sien mais qu’il appréciait réellement. Comme si parler de tout ceci avait réveillé sa mémoire, il se souvient du karaoké qui se trouvait non loin de chez lui, ne manquant pas d’en parler à voix haute. La réponse fut immédiate, empli d’entrain et de motivation, le faisant rire au passage. « Je trouve que ça va, je ne chante pas si mal. Sha’ dit qu’elle aime bien ma voix mais je ne sais pas trop si elle se fout de ma gueule ou pas. Le rythme je le tiens au chant, par contre danser… Je suis une vraie brelle. » Il poussa un petit soupir, dépité par son propre comportement. Il était du genre à écraser les pieds de son partenaire sans le vouloir. En tous les cas, il partageait l’enthousiasme de Ferir et il ne tarda pas à couper l’eau, ayant terminé la vaisselle.

« Parfait alors… On y va ? »


Shin’ n’avait pas envie de se prendre la tête. Ils avaient trouvé quelque chose qui semblait les motiver alors autant s’y rendre. Il n’y avait pas besoin de réserver ou quoi que ce soit et ce n’était pas loin. Ils n’avaient qu’à descendre et traverser la rue. Le sbire aurait le temps de fumer une cigarette durant le trajet et il ne leur resterait qu’à rejoindre la salle de chant et de se rendre ridicule sur des chansons où il ne connaissait pas les paroles.


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Région : Kanto | Hoenn
Sam 5 Mai 2018 - 6:55
Point de vue de Ferir

Non, non, ce n’est pas ça le problème! Je suis surpris d’apprendre qu’il parle pendant les films. C’est le genre d’interaction que j’aime bien, juste un peu moins pendant la première fois que j’en regarde un, pour ne pas manquer des bouts. C’est plutôt que je suis habitué d’en regarder avec Azy et bah... il est totalement inexpressif, il lui arrive même de s’endormir... Puis, les films drôles, on oublie ça. Il n’a pas vraiment d’humour. On pourra essayer ensemble, ça risque de plus me plaire. Je retrouve de la motivation, mais pas quelque chose de débordant comme j’en ai l’habitude. Ça me rend surtout curieux, à voir plus tard selon ce qu’on décidera de faire. Il ne semble pas avoir spécialement d’idée et comme je n’aime pas en imposer, je ne sais pas quoi faire... Voilà pourquoi j’en viens à proposer de débarrasser la table et de passer à autre chose. C’est juste que je ne m’attendais pas du tout à ce que Shin ait un tel comportement envers moi. Il ne me déplaît pas, loin de là, sauf que je suis en proie à plusieurs réflexions que j’ai tenté de taire depuis qu’il est venu me chercher à la gare. Depuis qu’il se comporte en contradiction avec ce à quoi je m’attendais de sa part... Ce n’est pas clair, j’en viens à vraiment chercher la solution à ce problème parce que je ne veux plus y penser. Et je la trouve finalement, ce qui m’affecte bien plus que j’aurais voulu le montrer. Ce n’est pas la première fois qu’on me considère de cette façon, je présume que ce n’est pas non plus la dernière... Mais je veux tout de même en profiter avec Shin. J’aimerais qu’on apprenne à se connaître plus. Je me rends compte que je suis vraiment émotif à cause de tout ce dont on a parlé, mais surtout à cause de l’hypothèse que je crois fondée. Il m’utilise comme ami avec bénéfice sans m’avoir vraiment demandé ce que j’en pensais... Alors oui, ça fait mal. Je maudis tout de même cette unique larme qui se manifeste sans que je puisse réellement la cacher.

Ton hypersensibilité te joue parfois des tours, ce que tu n’apprécies pas. Malheureusement, ce trait n’est pas près de changer.

Quand Shin me questionne, j’explique. Je lui fais part de cette sensibilité qui est mienne, qu’on n’a pas l’habitude de voir chez les hommes. Je redoute des moqueries, des commentaires désobligeants. J’en ai déjà eu par le passé... Mais il n’en est rien, pour cette fois au moins. J’ai même droit à un baiser sur la joue. Je ne peux empêcher un doux sourire de venir prendre place sur mes lèvres. Ça me rassure de savoir que ça ne le dérange pas. Faire la vaisselle tout de suite nous permet de passer à autre chose et de pouvoir songer un peu plus à la suite de la soirée. Un temps d’arrêt, ce n’était pas une mauvaise idée au final. Ça a failli mal passer, mais c’est bien qu’il ait accepté ma proposition de l’aider. Je ne me serais pas senti très bien de le laisser gérer tout cela seul. Ça fait plaisir. Et le pire, c’est que c’est vrai. Ça ne me dérange pas du tout d’effectuer des tâches ménagères chez les autres. D’un autre côté, je comprends aussi que l’invité n’est pas censé en faire. Quand j’invite chez moi, j’ai aussi de la difficulté à accepter l’aide. Je considère encore Azy comme mon invité alors qu’il habite chez moi à temps plein depuis plusieurs semaines. Il m’a convaincu de le laisser gérer ce qu’il avait bien envie de faire. Puisqu’il est plus maniaque de propreté que moi, il le faut bien. Sinon, il va se plaindre. Bref, je profite de l’occasion pour tenter d’en apprendre plus sur mon hôte. Je suis content qu’il réponde à la question, même s’il n’en révèle pas beaucoup. C’est au moins ça! Quand il me retourne la question, je commence par appuyer ses dires, et il m’appuie aussi par la suite. C’est très drôle, je trouve. Je me contente de lui sourire en guise de réponse, avant d’être gêné parce que je n’ai pas vraiment répondu, du coup. Et quand j’essaie, je réalise que ce n’est pas simple à répondre, ce que j’exprime aussi. Je comprends donc qu’il ne se soit pas étendu en longueur, pas comme moi. Je parle beaucoup trop, ce n’est pas nouveau. Ah, je ne sais pas si ça serait plus simple! J’essaie d’y réfléchir, mais au final, j’ignore quoi dire. Ce sont surtout des concepts que je n’aime pas, donc je n’ose pas vraiment les nommer.

Même si tu doutes fortement qu’il soit homophobe, tu ne veux pas dire que tu n’aimes pas l’homophobie, le racisme, le sexisme, et toutes ces belles choses de la société. En gros, on pourrait résumer en disant que tu n’aimes pas ce qui porte atteinte aux autres, ce qui les juge.

Après réflexion, je ne trouve pas ça plus simple comme exercice. Léger rire, avant de reprendre. Je suis désolé pour mes questions bizarres. Tu me dis si ça te gêne, hein! Je ne voudrais pas qu’il me trouve trop envahissant ou dérangeant. Ce n’est pas du tout le but. Mais au moins, avec cette conversation, nous arrivons à la fin de la vaisselle. C’est passé vite! En plus, Shin a une suggestion d’activité qui me plaît, soit un karaoké. Ça paraît tout de suite, je ne peux pas dissimuler ma motivation. Oh, j’ai hâte d’entendre! Je suis sûr que tu as une belle voix, je te dirai en toute honnêteté. J’espère que je n’aurais pas à lui dire qu’il chante comme une casserole..., mais dans tous les cas, je ne crois pas qu’il chante plus mal que moi. Je n’ai pas la voix égale en plus de ne pas tenir le rythme. Ça a le mérite d’être drôle. Ce genre de ridicule ne me dérange pas. Pour danser je suis pas mal. Ça dépend quelle sorte cela dit. Si on me demande de danser un ballet, ça va être une catastrophe. Je n’ai jamais appris, donc ça n’aide pas. Pour improviser sur un plancher de danse dans un club, ça se passe plutôt bien. Je ne suis pas gêné de prendre ma place et qu’on me regarde. Pas de malaise, que du plaisir. C’est tout de suite plus agréable. Je réalise quand Shin coupe l’eau que nous avons terminé avec la vaisselle. Ça a dû être bien mieux pour lui de la nettoyer ainsi que seul. Oui, on peut y aller! Laisse-moi juste faire un arrêt à la toilette puis à la salle de bain pour m’assurer que j’ai une tête présentable, puis c’est bon. J’hésite à avoir un petit geste envers lui, comme lui attraper doucement les doigts avant de me diriger vers les toilettes, mais je ne le fais pas. Je me contente de sourire, large sourire, puis de m’y rendre. Faisant ce que j’ai à faire, je vais ensuite dans la salle de bain pour me laver les mains et pour me regarder un peu. Au moins, le mascara n’a pas coulé. Je me replace rapidement les cheveux, puis je le rejoins. J’ai déjà mon porte-feuille avec mes cartes d’identité dans mes poches de pantalon, avec mon portable. Donc j’ai déjà tout, je suis prêt à enfiler mes souliers. Tu crois que j’ai besoin d’une veste? Je ne sais pas s’il fera froid dehors quand nous reviendrons.

Tu ne connais pas bien la météo ailleurs qu’à Kanto.

Une fois la réponse obtenue, j’enfile mes souliers dans l’entrée et je le suis à l’extérieur. Cette fois, j’essaie doucement d’aller toucher ses doigts avec les miens, observant sa réaction. On s’est tenu la main tout à l’heure, alors pourquoi pas maintenant? Peut-être à cause de ma réaction après le baiser...



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C-GEAR
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Dim 6 Mai 2018 - 16:36
L’idée de mater un film posément n’emballait pas, le sbire l’avait bien compris. Toutefois, il cherchait à savoir pourquoi c’était ainsi. Il était un peu curieux pour la peine et il ne manqua pas d’affirmer qu’il pouvait effectivement passer son temps à parler, durant un film. Soit parce que l’histoire était plate et qu’il n’arrivait pas à s’y plonger, soit parce qu’il était beaucoup trop à fond dedans et qu’il commentait pour extérioriser sa frustration ou son agacement, comme si ses commentaires pouvaient changer quoi que ce soit à l’issue. C’était peut-être un peu con et il pouvait comprendre que cela pouvait être dérangeant. Mais en réalité, ce n’était pas vraiment ça le problème. Le souci était… Azamir. Apparemment, le comportement de ce dernier durant ce genre d’occupation était problématique et Shin’ comprenait bien en quoi. Il eut un léger sourire amusé quant à la remarque sur l’humour, n’ayant aucune difficulté à le croire sur paroles. « Je vois, je peux comprendre du coup. J’ai un humour assez nul et je suis bon public il parait donc oui, on pourra essayer, au cas où. » Au cas où il ne trouverait pas d’autres activités à faire. Pour le coup, il se sentait pas mal idiot de ne pas avoir plus réfléchi à la question, à croire qu’il pensait qu’ils seraient physiquement occupés, de toute façon. Autant être honnête sur ce point ; il espérait qu’à un moment ou un autre les choses dérapent et qu’ils finissent sous les draps. Pour autant, il ne pensait pas qu’à se jeter sur l’homme qui lui faisait face, ne se doutant pas un instant des pensées qui l’envahissaient et qui étaient à l’origine de cette unique larme. Il était d’ailleurs plus perturbé qu’autre chose, pour la peine. Il était préférable de changer de sujet de conversation et la vaisselle se prêtait bien à ce jeu-là.

Aucune remarque ni réflexion ne vinrent à l’esprit du schizophrène, concernant cette larme. Ce n’était pas son genre de toute façon et étant donné qu’il avait eu lui-même droit à des réflexions à la con où on le comparait à une femme, il ne voyait pas de raison de le faire. Même s’il s’en foutait, ce n’était jamais bien agréable. Bref, ils se mirent d’accord pour nettoyer les assiettes et co, formant une bonne équipe. A la base, Shin’ se demandait si c’était une bonne idée, étant donné que Ferir était son invité avant tout. De toute évidence, cela ne posait pas de problème et cela faisait même plaisir au Kantonien donc… C’était peut-être qu’une phrase de politesse, mais l’appréciation était là. Au final, ils se lancèrent dans une conversation où les réponses étaient loin d’être évidentes, créant une certaine hilarité entre eux. Parler de ce qu’on aime et de ce qu’on n’aime pas, voilà un exercice plutôt difficile… Et même si le sbire pensait qu’il était plus aisé de parler de ce qu’on n’aimait pas, il se rendit rapidement compte que ce n’était pas le cas. Face à la réponse de Ferir après réflexion, il ne put s’empêcher de rire à son tour.
« Ça ne me dérange pas, mais des questions plus simples sont les bienvenues. » Il souriait, en disant sa remarque. Il démontrait qu’il n’était pas contre la conversation, mais que s’il pouvait ne pas passer quatre heures à réfléchir ce serait bien. Sans le dire, il était toujours en train de réfléchir à ce qu’il aimait et ce qu’il n’aimait pas… Pouah. Trop compliqué.

Et du d’un coup, comme si la lumière s’était faite dans son esprit, il se rappela du karaoké à quelques pas de chez lui. C’était une activité sympa à faire, non ? Surtout qu’il ne craignait pas d’être ridicule. Il trouvait ce genre d’endroit fun, surtout qu’il y existait plusieurs espaces. Du coup, ils pouvaient parfaitement s’isoler rien qu’eux d’eux et préserver leurs oreilles du chant de casseroles des autres chanteurs en herbe. De toute évidence, l’idée avait séduit son partenaire et maintenant que la vaisselle était terminée, ils ne leur restaient plus qu’à s’y rendre, dans la joie et la bonne humeur.
« J’espère que Sha’ ne m’a pas menti alors. » Si Ferir avait hâte de l’entendre chanter, il était effectivement préférable qu’il se défende et que sa voix ne soit pas trop désagréable. Il serait triste quand même de devoir revenir à l’appart’ après cinq minutes parce qu’ils ne supportent pas leurs voix, en toute réciprocité d’ailleurs. Le sbire ne pensait pas que ce serait le cas, mais il avait un peu tendance à imaginer le pire. « Dans un club je suis plus du genre à rester au bar. Ou alors il me faut plusieurs whisky dans le nez pour que j’aille sur la piste. » Il n’était pas surpris de savoir que son invité n’avait pas de gêne pour aller danser en boite. Il évita de dire aussi que lorsqu’il s’y rendait, dans ce genre d’endroit, c’était pour draguer… Et que sa technique du bar était relativement efficace, d’ailleurs. Loin de lui l’idée de se vanter mais il était plutôt bon pour séduire. Soit.

Il était temps de s’y rendre, dorénavant. Il laissa Ferir se soulager et vérifier qu’il était présentable alors qu’il s’assurait que plus aucun appareil électrique ne fonctionnait. Ce serait con que son appartement prenne feu à cause d’une inattention de sa part. Il récupéra ensuite son paquet de cigarette qu’il glissa dans sa poche arrière en ayant pris soin au préalable d’un tirer une du paquet qu’il calla derrière son oreille. Il la fumerait dehors.
« Ça ne devrait pas être utile. Il fait lourd en ce moment le soir, peu importe l’heure. » Et la météo n’avait pas prévu d’orages ou de pluies avant la semaine prochaine. D’un côté, c’était bien, de l’autre… Hum. Le sbire n’était pas un grand fan de chaleur et il préférait largement l’hiver à l’été. Après avoir remis leurs chaussures, ils quittèrent l’appartement, Shin’ prenant soin de fermer la porte derrière lui. Il sentit les doigts de son invité effleurer les siens et un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Il eut envie d’aller chercher un rapide baiser, mais l’expérience précédente lui faisait croire qu’il s’agissait d’une mauvaise idée. Il commençait peu à peu à s’apercevoir qu’il était le seul à engager ce genre d’échange alors… Peut-être que ce n’était pas réellement désiré. Ils descendirent les trois étages, le schizophrène profitant d’être à l’extérieur pour allumer la cigarette qu’il avait préparé.

« C’est par là-bas. »


Comme précédemment, dans le but de lui montrer le chemin, il glissa sa main disponible dans celle du jeune homme. Étant donné qu’il venait de lui effleurer les doigts, il pensait qu’au moins ce geste-là était permis. Il ne leur fallut pas longtemps pour se rendre jusqu’au karaoké, si bien qu’ils durent patienter un peu pour que le sbire ait le temps de finir de fumer. « Tu sais déjà ce que tu voudrais chanter ? » Un sourire amusé était peint sur son visage et il avait hâte d’entrer. Ils auraient la possibilité aussi de boire un verre et le sbire se disait qu’un petit whisky pouvait être pas mal pour le désinhiber un peu et assumer le chant. Sans alcool de toute manière, il avait des difficultés à vraiment se lâcher dans ce genre d’endroit.


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