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» Night Fever /-16 Yaoi\


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Modo & Ranger

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
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Région : Kanto | Hoenn
Lun 5 Fév - 5:07
Point de vue de Ferir

Ça me soulage d’apprendre que le travail de Shin lui convient un peu, malgré ce qu’il m’en disait jusqu’à présent. Ça serait vraiment trop triste qu’il soit malheureux là-dedans alors qu’on travaille, pour la plupart des gens, cinq jours sur sept dans une semaine. C’est beaucoup d’heures et ça en est plus pour moi. Il y a parfois des cas plus lourds qui peuvent me demander mes journées en entier, c’est très épuisant. Par contre, je ne changerais pas de métier, jamais! Il y a toujours des périodes plus creuses avec des Pokémon qui nécessitent moins de vigilance et de soin, donc je peux me reposer pendant ce temps. Ou comme ce week-end que je ne serai pas chez moi. En tout cas, j’ai eu envie de plaisanter sur le fait que je vais éventuellement chercher des employés si ça lui tentait, mais je ne me risque pas. Je me contente de hocher la tête. C’est ce qu’il faut! Je n’approfondis pas même s’il reste une part de moi qui est curieuse d’en savoir plus. Ne pas le bombarder qu’on a dit! Ça risque de ne pas lui plaire sinon... Pas toujours facile de me contrôler sur ma curiosité, au moins j’y arrive maintenant. Et c’est plus ardu que je pouvais le croire de résister à l’envie de regarder son nom sur les sonnettes, ou de lui poser des questions sur ses origines, ou sur ces petits gestes gentils qu’il a envers sa vieille voisine. Ça me conforte dans mon impression qu’il est une bonne personne comme je lui ai déjà dit à quelques reprises. C’est juste difficile de ne pas trop m’emporter dans ma tête. Je suis sous le charme, mais il ne faut pas... Je ne peux pas. Je ne sais pas si je peux... C’est compliqué. Le fait que sa voisine soit une vieille dame qui m’apporte un malaise me calme assez rapidement cela dit. J’aimerais bien régler ça avec les femmes. Elles sont, pour la majorité, gentilles. Comme Gaeriel, l’amie d’Azy que j’ai pu rencontrer une fois. Le fait qu’elle a un projet de vie similaire au mien m’a tout de suite rendu à l’aise.

Ainsi que son contact facile. Puis, il y avait ton ami dans les parages, ça suffit à te rassurer.

Je me sens mieux une fois à l’intérieur de l’appartement de Shin. C’est sympathique chez lui et ce n’est pas difficile à retenir, comme disposition de pièce. Peut-être que si je me lève dans la nuit, je serai un peu perdu, mais c’est habituel ça. Je ne me réveille à peu près jamais, mais comme ça fait longtemps que je n’ai pas dormi ailleurs, depuis nos vacances à Azy et moi, je me dis qu’il est possible que je dorme moins bien. Je lui dirai plus tard, ça va aussi dépendre de mon état de fatigue. Pour le moment, ça va, je suis en pleine forme! Je me prends un jus, réalisant tardivement que j’aurais pu prendre, moi aussi, une boisson alcoolisée. Ça ne semble pas le déranger alors ça va. Non, ce qui ne va pas ce sont les énormités qui me sortent de la bouche même quand j’essaie de contrôler ce que je dis! Je ne suis pas mécontent qu’il m’embrasse, loin de là, sauf que c’est... Je suis perdu, encore. Je ne sais pas quoi penser. Ça me perturbe quelques instants, j’essaie de ne rien laisser paraître. C’est toujours délicat dans mon cas, j’ai une tête qui parle à ma place... Ça m’embête tellement! En tout cas, Shin ne s’y attarde pas, il me demande ce que je veux faire dans ses jeux. Je parviens à lui répondre après des gorgées de jus pour ignorer ces questionnements qui se manifestaient dans mon esprit. Je précise ensuite, en le rejoignant, que le premier qu’il trouvera est ok. Il en a quelques-uns dans une petite bibliothèque. Je n’aurais pas cru qu’il était le genre à avoir ce genre de jeux. Comme quoi, on peut parfois se tromper sur les apparences! C’est sympa en tout cas, ça nous occupera jusqu’à l’heure de manger. J’ai déjà faim, mais je peux supporter encore. J’espère juste qu’il n’aura pas besoin d’aide pour cuisiner... Je ne voudrais pas lui révéler à quel point je suis nul et je ne voudrais pas le regarder faire sans rien dire. Surtout que je voudrais l’aider hein, c’est juste que... je risque de tout gâcher.

Tu as bien d’autres talents, mais pas celui-là. Ce n’est pas faute d’essayer et de bien suivre les recettes. Tu n’y arrives pas.

Shin se saisit d’un jeu et me demande si je connais. Malheureusement, le nom ne me dit rien. Non, je ne connais pas. Ça commence bien! On ne jouait pas beaucoup à des jeux comme ça dans ma famille. J’ai eu très vite les premières consoles qui ont été inventées, j’en avais toujours une dans ma chambre. Quoique... dans ma chambre, c’était après le décès de ma sœur Sanea parce que sinon, les consoles étaient dans le salon pour qu’on joue ensemble. Tu m’expliques? J’évite de continuer de penser à ma sœur, me concentrant sur mon interlocuteur. Ça vaut mieux pour mon humeur. Puis, je suis curieux de découvrir ce jeu, il doit être bien s’il me le propose. Bon, une fois que je comprends de quoi il en retourne, je me sens un peu nostalgique. Ça me fait réaliser que... je n’en ai plus de famille. Il y a juste Azy qui me voit comme son frère, que mes parents ont voulu adopter pour définitivement le tirer de la mauvaise emprise de son père. Au moins, rapidement, l’amusement prend le dessus. Je ne fais pas juste perdre dans ce jeu, pas comme les jeux vidéo! Ça me motive encore plus après ma première victoire, mais je remarque que Shin regarde souvent l’heure. Il y a quelque chose en particulier qu’il attend? J’aurais pu le demander de vive voix, mais quand je me décide, il me pose une question à laquelle je ne m’attendais pas. C’est vrai qu’il n’a pas cherché à savoir ce que j’aime ou non comme nourriture. C’est une chance que je ne sois pas très difficile. Par contre, quand le nom du Pokémon est mentionné, je ne peux empêcher une surprise de se manifester sur mon visage. J’en suis bouche bée quelques secondes, ne sachant pas quoi dire, incapable de rassembler mes idées. Et quand j’essaie, ce n’est guère concluant. Euh... Je ne suis pas difficile et j’ai pas d’allergie. Je commence comme ça, c’est déjà bien, mais ça n’a rien à voir avec ce qu’il m’a demandé. Je ne veux pas qu’il prenne mal ma réaction non plus...

T’es surtout très surpris, il n’y a rien de vexant pour le moment. Tout dépend de ce qui sort maintenant de ta bouche.


En fait, je... euh... J’ai l’air tellement idiot à ne pas être capable de parler! Je me rends compte que mon cœur bat plus vite. Pourquoi j’ai une réaction comme celle-là? C’est troublant. Je n’ai jamais mangé de Pokémon, finissais-je par enfin avouer. Je croyais qu’avec mon métier, il s’agissait d’une évidence. Azy non plus n’en mange pas. Du moins, quand il habitait chez mes parents et tous les repas que nous avons eus ensemble. Je ne peux pas savoir quand je ne suis pas là. Mais on s’en fout, ce n’est pas ce qui importe ici. Je suis juste tellement surpris. Au moins, je réalise qu’il faut que je continue de parler si je ne veux pas qu’il y ait de malaise ou de malentendu. Ça... ça ne me dérange pas d’essayer. Du moins, je crois. Je ne vais pas le forcer à faire autre chose, bien qu’il m’ait parlé de poulpe. Les animaux, ça va. Je n’en mange pas beaucoup, mais j’ai été éduqué comme ça par mes parents. C’est juste que bah... je ne pourrais pas t’aider avec le repas, je ne sais pas cuisiner les Pokémon... Je ne sais pas cuisiner tout court, ce que je ne veux pas dire. Je me rends compte que j’avais déposé mes cartes sur la table, heureusement face cachée. J’attrape mon verre de jus pour le terminer. Ça m’occupe. Je vais me calmer, c’est juste que je ne sais pas si je suis vraiment prêt à manger un Pokémon.

Mais pour lui, tu commences déjà à te dire que tu peux le faire.

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Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
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Région : Johto
Mer 7 Fév - 19:11
Calmer le jeu sur son emploi était peut-être une bonne idée. Il se rendait compte seulement maintenant que s’il crachait trop sur son travail fictif, il risquait d’éveiller les soupçons de Ferir. D’autant plus que son invité risquait de le plaindre et éventuellement d’essayer de lui trouver une solution de repli. Sauf qu’en réalité, il n’en avait absolument pas besoin et il n’avait pas spécialement envie de devoir trouver un autre emploi… Surtout s’il devait être aussi bidon que le premier. Ce poste-là avait le mérite de justifier ses déplacements fréquents, un bon moyen de ne pas attirer l’attention, en somme. Que ce soit de ses voisins, de l’administration ou même de l’école et du corps enseignants ainsi que des parents d’élèves. S’il avait besoin, il pouvait même demander de fausses fiches de paie à l’un de ses collègues, spécialisé dans la copie parfaite. Il n’y avait eu recours qu’une fois pour la location de son appartement actuel et cela avait parfaitement fonctionné, heureusement pour lui. Ce fut pourquoi il se décida à parler un peu plus positivement de son job, acquiesçant doucement face à la réponse qu’il obtint du Kantonien. Au moins, ce dernier ne posait pas plus de questions à ce sujet et il put facilement détourner la conversation, le fait d’être arrivé chez lui aidant.

Le passage avec le Ponchien le mit quelque peu mal à l’aise, notamment à cause des compliments. Il ne s’attarda pas davantage sur ce point, essayant de faire de même quant à la découverte de son prénom. Il était préférable qu’il ne se focalise pas dessus, au risque de se miner le moral et de donner un mauvais ton à la soirée. Ce serait dommage, elle ne faisait que commencer, après tout. Le sbire n’avait pas une idée précise sur son déroulement, mais dans les grandes lignes il pensait savoir comment ils allaient s’occuper. Il préférait toutefois ne pas trop s’avancer là-dessus, se faisant violence en se rappelant régulièrement qu’il ne voulait pas s’engager et qu’il l’avait bien énoncé. Ses mots avaient été clairs, à n’en pas douter. Mais son comportement… Il portait à confusion, tout de même. Il s’en rendait bien compte mais il ne pouvait définitivement pas se résoudre à couper les ponts avec le jeune homme. Il ne voulait pas en savoir davantage sur ce qui l’animait réellement, préférant rester dans le flou. Il avait juste… Une pulsion, au fond de lui qui lui avait intimé d’inviter son ami et il l’avait docilement suivi.

C’était la même pulsion qui le fit fondre sur les lèvres de son partenaire lorsqu’une occupation physique fut évoquée. De toute évidence, c’était lui qui avait les pensées mal placées, de ce qu’il comprenait dans la réaction de Ferir en tout cas. Peut-être était-ce trop tôt pour ce genre de comportement, peut-être n’étaient-ils pas tous deux assez alcoolisés… Shin’ doutait néanmoins que cela ne dépendait que de la boisson, mais il ne se mentait pas en se disant que cette dernière était d’une grande aide pour l’inhibition. Ils étaient, sans doute, aussi perdus l’un que l’autre, le Kantonien un peu plus que lui, apparemment. Pour la suite, il serait nécessaire d’éclaircir la relation qui les liait… Mais ça, ça ne faisait clairement pas parti du plan du sbire. Il préférait se focaliser sur d’autres détails, venant à chercher de quoi les occuper en attendant le repas. Il tachait de ne pas réfléchir, de ne pas penser à ça. Il savait que cela finirait par le rattraper, mais il s’en occuperait plus tard.

La découverte du jeu des 7 familles lui arracha un léger sourire. Il y jouait souvent avec Kane, mais ça lui rappelait aussi d’autres souvenirs liés à Tanaka. Des souvenirs lointains et peu nombreux, concernant ce jeu, mais des souvenirs quand même. Pourtant, il gardait un comportement positif, venant à demander à son invité s’il connaissait. Ses pensées étaient plus joyeuses que mélancoliques, de toute évidence. Il apprit que le jeu était étranger au Kantonien pendant qu’il l’invitait à s’asseoir à la table de la cuisine. « C’est simple, tu vas voir. » Une fois les règles expliquées et une partie pour rien jouée, ils en vinrent à l’amusement. Mais avant ça, le sbire nota que le visage de Ferir lui paraissait un tantinet fermé, voir triste. Il ignorait quelles en étaient les raisons et il se demandait s’il devait s’en inquiéter. Au final, il opta pour se concentrer sur le jeu qui fit revenir le sourire du jeune homme, notamment parce qu’il remportait de plus en plus de parties. Zut. A force de se laisser perdre quand il jouait contre son fils, il fallait croire qu’il ne savait vraiment plus jouer. Ou alors que son invité se débrouillait mieux que lui. Peut-être aurait-il dû le questionner quant à sa baisse de moral, mais le sbire pensait que si Ferir voulait en parler, il en parlerait de lui-même. N’aimant pas particulièrement qu’on lui tire les vers du nez, il ne le faisait pas non plus à autrui. Bref. Tout du long de leur jeu, Shin’ guettait l’horloge afin de pas louper le coche pour le repas. Etant donné qu’il ne mangeait pas régulièrement et qu’il avait quelques difficultés à subir le sentiment de satiété, il se fixait toujours des heures fixes pour manger. Un tic sans doute qu’il avait pris, d’autant plus qu’il avait un fils à faire manger aussi à heure fixe pour qu’il ait des repères avec un emploi du temps répétitif. C’était parfois chiant, d’être parent.

Parfois, il avait l’impression de manquer d’un peu de jugeote. Il vint à demander ce qu’aimait manger son partenaire, ne le faisant qu’une fois avoir déjà presque tout préparé. Déjà, ce n’était pas très malin. D’autant plus qu’il en vient à évoquer la nourriture issue de pokemon… A un protecteur avéré des créatures. Ouais, ce n’était vraiment pas malin, en fait, et l’expression de surprise silencieuse qu’afficha Ferir le lui fit comprendre. Merde. Pour le sbire, ce n’était pas un souci. Quand on grandit dans une ville portuaire, on prend vite l’habitude de manger les fruits de la mer, animaux ou pokemon compris. Généralement, les pêcheurs ne faisaient pas de chichi et le marché d’Oliville était d’ailleurs pas mal célèbre à cause de ça, justement. Dans son souvenir, il y avait déjà des manifestations d’associations protectrices de Pokemon qui luttaient contre ça, mais les revenus générés pour les pécheurs et pour la ville étaient bien trop importants pour que le marché soit interdit.


« … Oook. C'est bon à savoir. » Si Ferir n’avait pas d’allergie ni d’intolérance, cela ne poserait pas de souci pour le dessert. Le sbire commençait à se sentir mal à l’aise en vue de la réaction de son partenaire, pensant de plus en plus qu’il avait commis une belle erreur. Il se mordit la lèvre inférieure, par inquiétude. Lorsque la vérité éclata, cette vérité qu’il aurait pu aisément deviné tout seul, un petit sourire désolé se dessina sur ses lèvres. « Euh ce n’est pas un souci en fait, je peux faire sans ou qu’avec de la pieuvre. J’aurais dû m’en douter, en fait, pardon. » Pourquoi il s’excusait, il n’en savait rien, mais il s’excusait quand même. Il se leva alors, se dirigeant vers le frigo pour vérifier la quantité. Il avait autant de pieuvre que d’Octillery et ça ne le dérangeait pas de manger que du pokemon, tant que Ferir ne se montrait pas totalement offusqué par cette idée. La surprise se dessina en revanche sur son faciès quand son invité ajouta qu’il était prêt à essayer. Il se recentra rapidement, réfléchissant brièvement. « T’es pas obligé, hein. Mais si tu veux gouter… Tu peux, bien sûr. J’ai grandi dans une ville portuaire donc forcément, j’ai l’habitude de manger du poisson et du… Pokemon. » Pourquoi il avait l’impression que plus il parlait, plus il s’enfonçait ? Il ne savait même pas pourquoi il avait parlé de sa ville d’origine d’ailleurs, surtout qu’il l’a détestait fortement.

« Ah mais t’inquiètes, je m’occupe du repas. De toute manière j’ai déjà préparé la pâte, donc euh… C’est takoyakis ce soir, si tu connais. »

Avec les origines asiatiques du Kantonien, il y avait des chances pour qu’il connaisse. Sinon, le sbire les lui ferait découvrir. Il avait opté pour ce plat tout simplement parce qu’il avait appris à les faire et qu’il se débrouillait vraiment bien pour les cuisiner –Shara était sans doute sa fan numéro un, là-dessus-. Et comme il s’agissait de son plat préféré, il n’aurait pas besoin de se forcer pour manger et, donc, Ferir ne pourrait pas s’apercevoir qu’il avait des troubles alimentaires. En théorie.


So what if I'm crazier than crazy?
So what if I'm sicker than sick?
So what if I'm out of control?
Maybe that's what I like about it
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Modo & Ranger

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Dim 11 Fév - 5:32
Point de vue de Ferir

Découvrir l’appart de Shin me fait plaisir. Son invitation me fait plaisir. J’aurais presque pu croire que ce n’était pas réel tellement c’était inattendu quand il m’a contacté pour me le proposer. En tout cas, je ne suis pas du tout mécontent de me trouver ici, d’être à ses côtés. Il me permet d’apprendre à le connaître plus et je l’apprécie. Il m’accueille bien, c’est chouette. Après m’avoir indiqué quelle pièce est ou et m’avoir offert à boire, il est temps de choisir comment nous occuper en attendant l’heure du repas. Je ne regrette pas la réponse que j’ai dite, mais je pensais vraiment que j’avais bien surveillé mes propos. Je me rends compte que ce n’est pas le cas, sauf que là aussi, ça ne me déplaît pas. Ça me rend juste très perdu pendant un petit moment et je ne sais pas s’il le réalise. J’espère que ce n’est pas le cas! Je ne voudrais pas qu’il n’essaie plus de m’embrasser, j’aime bien quand il le fait... Même si ça m’apporte plein de questions. Ce n’est pas bien grave, c’est encore moi le problème. Pour lui, je présume que tout doit être clair, qu’il se comporte d’une façon qu’il agit avec d’autres. Il faut que je cesse de songer à tout cela. J’y arrive après quelques gorgées de jus et je le suis vers ses jeux. Il m’en nomme un qu’il a entre les mains, je ne le connais pas. Au moins, il ne me juge pas de ne pas le connaître, ça me rassure. On n’était pas très jeu de table, dans ma famille. Avec Azy non plus, il préférait les jeux vidéo qu’il n’avait pas pu essayer avant qu’il devienne ami avec ma sœur. Bref, on s’installe à table et Shin m’explique le principe avec un tour dans le vide. Réunir des familles... Mes grands-parents paternels, encore en vie, sont loin et ils ne se préoccupent pas de moi. Je n’existe pas vraiment pour eux à cause des origines de ma mère... Je ne les ai jamais rencontrés, j’ai seulement vu des photos. Je peux donc dire qu’il ne me reste qu’Azy comme famille. Je dois moi aussi le voir comme un frère, c’est pour le mieux pour nous deux.

Tu y parviens lentement, mais sûrement. Son amitié est ce qui t’importe le plus, votre lien fraternel à l’épreuve de tout.

J’essaie de rapidement chasser cet état nostalgique. Je ne veux pas ennuyer Shin avec mes sentiments, pas pour un simple jeu... Au final, je ne sais pas s’il a remarqué, sans doute puisque je ne suis pas doué pour contrôler mes expressions faciales... J’aurais peut-être dû expliquer, mais je ne le fais pas. Je veux passer du bon temps et je suis sûr qu’il n’a pas envie d’en savoir plus sur mes histoires familiales. C’est un sujet personnel pour de simples amis, hein? En tout cas, le jeu est assez facile à comprendre et je m’amuse vite, surtout que je finis par gagner quelques parties. C’est ironique que je suis meilleur aux jeux de table quand je n’ai pas l’habitude d’y jouer! Mais j’en profite et on passe un bon moment, même si mon hôte vérifie souvent l’heure. J’en comprends la raison quand il me parle ensuite du repas. Je n’ai pas pu contrôler ma surprise, je l’ai clairement affichée, de même que mon incapacité à répondre dans un premier temps. J’ai pris plusieurs secondes avant de préciser que je n’ai pas d’allergie et que je ne suis pas difficile. Il y a des aliments que j’aime moins, comme tout le monde. Mais je mange toujours ce qu’on me sert ailleurs. C’est la moindre des choses. Je remarque que Shin semble un peu inquiet. Du moins, c’est ainsi que j’interprète le fait qu’il se mord la lèvre. Ça me fait sentir mal et plus encore quand je lui révèle que je n’ai jamais mangé de Pokémon. Je me sens mal au point de ne pas véritablement écouter ce qu’il me répond, même si je l’entends. Je suis un peu perdu dans ma tête, c’est dangereux quand je fais ça. Je réalise qu’il s’excuse et il se lève, allant à son frigo. Je précise donc que je suis prêt à essayer de manger le Pokémon, mais je ne sais pas si je le suis vraiment. Je ne veux surtout pas qu’il se sente mal pour son choix, c’est tout. Ce qu’il me dit ensuite, ça me fait réaliser ce qu’il m’a aussi dit plus tôt que je n’avais pas vraiment compris. Ne t’excuse pas, ce n’est pas grave. Je préférerais peut-être juste la pieuvre... Les animaux, j’en mange un peu. Il y a une part de moi qui culpabilise toujours de le faire et pas pour les Pokémon. Ce sont aussi des êtres vivants...

Ton régime d’alimentation est presque végétarien. C’est surtout parce que c’est plus simple à cuisiner que la viande avec laquelle t’as aucun talent.

Je mentionne ensuite que je ne pourrai pas l’aider avec le repas, et il me précise que je n’aurai pas à l’aider. Voilà qui me rassure grandement. Je connais oui! Je regagne peu à peu mon enthousiasme. Ça va être bon! Mais je pense que je vais vraiment opter juste pour la pieuvre, si ça ne te dérange pas d’avoir que le Pokémon... Je me sens aussitôt plus embarrassé, je détourne le regard, un peu honteux d’être revenu sur ma décision. Je pense que je ne serais pas du tout à l’aise d’avoir une assiette dans laquelle il y a un Pokémon cuisiné... Non, je ne peux pas... Que d’autres en mangent, ça me fait toujours un peu bizarre, mais je respecte leur choix. Je n’arriverai pas à manger un Pokémon, excuse-moi... C’est tellement bête, je n’aurais pas dû parler avant de vraiment évaluer si je le pouvais ou non. J’espère qu’il ne me jugera pas pour ça, qu’il ne croira pas que je suis une véritable girouette à changer d’avis facilement. Je ne pense pas qu’il le fasse, il est si gentil avec moi depuis notre rencontre. J’ose donc partir sur un autre sujet, intrigué par ce qu’il m’a mentionné. Tu as grandi dans quelle ville? ... Je ne connais pas très bien la géographie de Johto, mais il y a Irisia qui est en bord de mer, non? J’essaie de me souvenir s’il y en a d’autres, mais sincèrement, la géographie ce n’est pas ma force et même vite comme ça, celle de Kanto, il faut que j’y songe bien avant de répondre et de dire n’importe quoi. Bref, ce n’est pas important. Je me risque à parler un peu plus de moi. Peut-être qu’il va s’en foutre complètement, je ne sais pas. Ça m’inquiète un peu, après coup. J’ai grandi à Jadielle pour ma part. Mes parents avaient toujours refusé d’avoir un Pokémon dans leur assiette, alors ils me l’ont transmis. Même quand ils ont recueilli Azy, ça n’a pas changé. J’ai un petit sourire nostalgique en repensant à tout cela, bien que je dois toujours parler au passé en évoquant mes parents... Je ne sais pas si c’est le jeu qui me rend comme ça. C’est certain que je vais l’ennuyer.

Un discret soupir s’échappe d’entre tes lèvres, tout juste avant que tu t’excuses d’une demi-voix.

J’ai hâte de goûter à ta cuisine! Un sourire plus joyeux, cette fois. C’est vrai que j’ai hâte de pouvoir constater ses talents. Il en a forcément plus que moi, ce n’est pas ardu de faire mieux.



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Modo Jeux & Sbire

C-GEAR
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Région : Johto
Lun 12 Fév - 19:11
Leur relation, pour le sbire, n’était pas claire du tout. Seulement, il arrivait de toute évidence à bien le dissimuler, ce qui n’était pas totalement le cas du Kantonien. Du moins, quand il vint à l’embrasser suite à des mots aux doubles sens, sa réaction après le baiser lui parut étrange. Pas assez pour qu’elle vint à marquer son visage d’une quelconque émotion à part un sourire, mais tout de même. Shin’ se demandait l’espace d’un instant si, au final, il n’avait pas fait une bêtise. Sans doute aurait-il était préférable qu’il fasse le point sur ce qu’il pensait réellement de leur relation. Car, en vue de leurs façons d’agir à tous deux, ils ressemblaient fortement à un jeune couple. Mais cette pensée n’avait fait qu’effleurer l’esprit du schizophrène et il avait tôt fait de la mettre de côté sans chercher à la développer. Alors voilà, en agissant sans savoir, il risquait fort de faire des conneries et de les perdre d’autant plus dans un ouragan de non-dits. Mais qu’importe, pour le moment. Il désirait juste passer un bon moment en compagnie de Ferir et il ne voyait pas réellement le mal qu’il y avait à en profiter.

Le jeu des 7 familles leur permettrait de faire passer un peu le temps jusqu’à la préparation du repas. Il ignorait à quelle heure son invité dinait, mais il avait pris l’habitude de servir à dix-neuf heures trente afin de respecter l’emploi du temps de son fils. Même quand ce dernier n’était pas là, cette façon de faire restait ancrer en lui, bien qu’il mangeait peu au final. Ce soir au moins, ce serait différent. Bref. En tous les cas, il n’imaginait pas une seconde que le jeu en question pourrait faire partir Ferir dans des réflexions mélancoliques. La famille, pour Shinara, à part son fils et sa sœur, n’avait pas la moindre importance. Il ne pensait pas connaitre ses grands-parents, que ce soit du côté de sa mère ou de son père et si c’était le cas, il n’en gardait aucun souvenir. Quant à ses parents… Il les haïssait, tout simplement. Un peu moins peut-être Akira car il était arrivé plus tard, mais tout de même. Ce père biologique l’avait volontairement laissé entre les mains d’un détracté de Dieu, ce qui ne jouait pas en sa faveur. Du coup, s’il y avait un sentiment que ce jeu pouvait éveiller en lui, c’était bel et bien la colère et certainement pas de la mélancolie.

Néanmoins, le sbire ne se permit pas d’interroger le jeune homme sur ce petit passage à vide, se concentrant davantage sur les cartes, surtout qu’il ne cessait de perdre. Il commençait petit à petit à se faire à l’idée qu’il devait être carrément nul à ce jeu, ou alors que le destin était contre lui. Au moins, cet instant fit revenir le sourire de son invité et ce n’était pas plus mal. Voyant toutefois l’aiguille de l’horloge trottiner de plus en plus vers le haut du cadran et étant donné que le repas demandait encore un peu de préparatif, il vint enfin à s’enquérir des préférences alimentaires de Ferir… Se disant au passage qu’il aurait tout aussi bien pu le faire plus tôt. De toute évidence, même s’il n’avait pas évoqué distinctement le nom du pokemon, son invité avait parfaitement compris en vue de la surprise qui se dessina sur son visage. Super, la première boulette était faite. Pour mettre les pieds dans le plat, le sbire était quand même sacrément fort. Pour se rattraper, il ne manqua pas de s’excuser au passage, expliquant que la possibilité de changer son avis était encore possible.


« Je peux faire ça sans problème oui, va pour la pieuvre. »


Heureusement qu’il avait pensé à prendre les deux. S’il s’était retrouvé qu’avec de l’Octillery, ça aurait été… Une catastrophe. Même s’il pouvait très bien préparer les boulettes sans garnitures, il trouvait que cela manquait cruellement de saveur. Bref, il se leva pour se diriger vers le frigo, l’heure de préparer leurs mets étant venue. Il informa le jeune homme du menu, rassuré de voir l’engouement revenir chez Ferir. Il avait peur d’avoir plombé un peu l’ambiance avec son idée. Pour lui, c’était presque naturel de se nourrir de chair de pokemon et il avait complétement oublié qu’il s’agissait d’un débat vif chez certaines personnes… Heureusement que le Kantonien ne lui faisait pas la morale là-dessus d’ailleurs, du genre « ce n’est pas bien de manger ci, ni de manger ça », blah blah blah… Le genre de discours dont le sbire se foutait royalement. Ce n’était clairement pas les autres qui allaient lui dire ce qu’il devait ou pas manger, déjà qu’il était difficile en terme de nourriture. « T’en fais pas, c’est moi qui aurait dû y penser. Puis de toute façon je préfère l’Octillery. » Autant être honnête, le pokemon avait plus de goût que la pieuvre. C’était un met plus rare, aussi et, de ce fait, il en mangeait rarement. Ce soir, il avait pensé faire une exception qui avait failli tomber méchamment à l’eau. Il sortit tout ce dont il avait besoin, que ce soit la pâte, les morceaux de pieuvre et d’Octillery ainsi que la sa machine à takoyakis. Il en faisait assez régulièrement pour que cela justifie l’achat.

Il alla récupérer dans ses meubles deux assiettes rectangulaires, sachant parfaitement ce qu’il avait à faire. Si Ferir voulait prendre le loisir de le regarder faire, il n’avait aucun problème avec ça. Il récupéra ses baguettes pour entamer la cuisson après avoir fait chauffer au préalable le moule.
« Irisia est de l’autre côté de la mer. J’ai grandi à Oliville. Et entre Oliville et Irisia y a les Tourb’Iles. » Ça l’étonnait un peu que son invité n’avait pas réagi plus tôt à ce qu’il avait dit, mais de toute évidence cette histoire de pokemon l’avait quelque peu troublé. Shin’ n’était pas une tête en géographie mais il connaissait quand même un minimum sa région, surtout que les deux villes portuaires de Johto communiquaient régulièrement ensemble. Il se souvenait s’être caché des pêcheurs d’Irisia avec Tani dans le but de leur chaparder un peu de poissons… Au fait, il était préférable de ne pas vraiment y penser, au risque de le faire déprimer. « Jadielle… Ce n’est pas trop loin de la Ligue ça, non ? » Il tentait de faire comme s’il ne connaissait pas l’endroit, même s’il savait pertinemment que son big boss, Giovanni, était le champion de l’arène de la ville… « Ça parait sensé. Et ce n’est pas un mal, hein. Je crois que ça ne me serait pas venu à l’idée d’en manger si je n’étais pas né à Oli… » Ou peut-être que si, aller savoir.

Il bogua légèrement néanmoins en apprenant que les parents de Ferir avaient accueilli Azamir. Il ne connaissait rien au passé de cet homme, si ce n’était cette cicatrice qui marquait son visage ainsi que la perte de son œil. Etant donné qu’il lui avait avoué avoir du mal à s’y faire, il en avait déduit que c’était tout de même assez frais. Il ignorait totalement à quel point l’enfance du Ranger pouvait être aussi semblable que la sienne. Toutefois, il s’abstient une nouvelle fois de poser des questions, doutant que le concerné apprécie. Peut-être que son invité lui parlerait de tout ça, ou peut-être pas. Le soupir le laisse quelque peu perplexe, comme l’excuse à demi-mot. Parler du passé parrait aussi difficile pour lui, de toute évidence. Après avoir assuré qu’il n’y avait pas de problème, le sbire se concentra un peu plus sur ce qu’il faisait. Il vint à remplir les moules, y insérant les morceaux de pieuvre et d’Octillery. Il savait parfaitement faire la différence et afin d’éviter de mélanger les saveurs, il divisa la plaque en deux. A droite, la pieuvre, à gauche, l’Octillery. Au moins, il ne se tromperait pas comme ça. Un sourire se dessina sur ses lèvres face à l’enthousiasme du jeune homme.
« Je ne veux pas me vanter mais… Mes takoyakis sont des tueries. » Il ne put s’empêcher de rire. Ce n’était pas dans ses habitudes d’être vantard et il estimait qu’il cuisinait normalement, maintenant qu’il avait l’entrainement derrière. Mais ce plat-là, il le connaissait par cœur. En attendant que la première partie des boulettes cuise, il vint à récupérer le dashi de bonite séchée, le beni shouga et l’ao nori en poudre. Il comptait bien servir son plat le plus joliment possible et avec le plus de goûts possible. Et, bien sûr, il récupéra sa sauce Okomuri préféré. Déjà, un fin fumet se dégageait dans la cuisine, faisant dessiner sur ses lèvres un sourire. D’un geste qui se devinait familier, il retourna la préparation avec une aisance certaine. Un peu plus et il serait capable de travailler dans un restaurant. Tiens, c’était une idée de reconversion, ça.

« Tu peux allumer le cuiseur s’il te plait ? Le riz est déjà dedans. »


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Jeu 15 Fév - 4:24
Point de vue de Ferir

Ce n’est pas toujours facile d’apprendre à connaître une autre personne tout en voulant laisser une bonne impression, tout en cherchant à contrôler nos propres réactions. J’ai cette nostalgie qui survient pendant le jeu et je ne suis pas certain qu’elle soit réellement passée inaperçue. J’aimerais, mais souvent, on remarque bien vite ce que je ressens, malgré ma volonté de ne rien laisser paraître. Même après le baiser, je pense que j’ai semblé perdu dans mes pensées. Je l’étais vraiment après tout. C’est compliqué, et la dernière envie que j’ai c’est que Shin doive me répéter ce qu’il m’a déjà dit. Je le garde à l’esprit autant que possible. J’avais agi comme un ami, de mon côté. Ça ne me dérange pas du tout qu’il cherche à avoir plus, mais ce n’est pas clair pour moi. Qu’importe. En dépit de cette confusion dans ma tête, de cette nostalgie en me remémorant des souvenirs avec ma famille, j’en viens à m’amuser avec mon hôte. Je suis content d’être ici et je compte en profiter. Je ne veux pas laisser des éléments extérieurs interférer! Ça allait bien pendant le jeu, mais il y a un élément de surprise qui survient et qui me laisse bouche bée pendant un instant. Je me sens mal pour cette réaction que j’aurais pu essayer de mieux contrôler. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’on me propose un repas à base de Pokémon, bien que j’avais toujours refusé. Par contre, ça avait toujours été au restaurant, là ou j’avais le choix de prendre autre chose. Ici, j’ai craint de ne pas avoir ce choix alors j’ai dit, sans réfléchir, que je pourrais essayer. Je ne voulais pas décevoir Shin ou créer un malaise. Pour le deuxième, c’est un peu raté... Au moins, il est d’accord avec l’idée de faire le repas avec juste la pieuvre pour moi. J’en suis vraiment soulagé, soulagé aussi qu’il ne le prenne pas mal. Merci! C’est bien le minimum de l’en remercier. Je suis son invité, je n’ai pas à jouer le capricieux..., mais je ne peux pas envisager de manger un Pokémon, pas alors que je dois, tous les jours, contribuer à la guérison de ceux qui sont à mon refuge...

Tu as droit à tes convictions et à tes limites. Ne les fais pas passer en dernier seulement pour plaire.

C’était vraiment bête de ma part de parler avant de réfléchir. C’est une chance que Shin préfère le Pokémon, même si ça me fait étrange... C’est son choix et je le respecte, tout comme il respecte le mien. Je ne suis pas le genre de personne à faire la morale ni à trop me mêler de la vie des autres. Parfois, je ne peux m’en empêcher quand je vois un proche faire n’importe quoi, comme c’était le cas pour Azy. J’avais bien compris qu’il n’était pas heureux, donc je voulais le sortir de cette organisation criminelle, quand il m’a confirmé en faire partie. C’est plutôt rare, mais je ne peux pas rester inactif en voyant une personne que j’aime s’enliser dans quelque chose qui ne lui convient pas. En tout cas, ici c’est seulement un choc de valeur et de mœurs, ce n’est pas grave. C’est tout bon alors! que je réponds quand Shin confirme qu’il préfère l’Octillery. Je ne le blâme pas de ne pas y avoir songé. Quand on a nos habitudes, c’est plus ardu de penser que d’autres peuvent ne pas avoir les mêmes que nous. De toute façon, ça serait très impoli de ma part alors que je suis son invité... Jamais je ne ferais ça. En tout cas, mon hôte semble prêt à commencer le repas. Un peu dans la brume de tout ce qui vient de se passer, je le regarde faire en restant à ma place. Je décide plutôt de reprendre ce qu’il a dit puisque ça m’intrigue, lui demandant donc dans quelle ville il a grandi. Ça m’intéresse, je veux en savoir plus sur lui, tant qu’il l’accepte. Ah! Ça doit être chouette de pouvoir jouer dans l’eau quand on est enfant! Je t’envie pour ça. Je grimpais dans les arbres pour ma part, jusqu’à ce que je tombe et me casse le bras... J’ai un léger rire. Aujourd’hui, repenser à ces moments avec Azy me fait sourire, mais à l’époque, j’avais tellement râlé après m’être blessé. J’ai passé l’été dans la maison à ne rien pouvoir faire avec mon bras. Bref, je précise ensuite que je suis originaire de Jadielle, mentionnant aussi que le fait que je ne mange pas de Pokémon me vient de mes parents.

Ces mœurs te seraient sans doute venues d’elles-mêmes si ça n’avait pas été de tes parents. Il y a une part de toi qui accepte mal de déguster de la chair animale...

C’est ça, on peut s’y rendre en empruntant un chemin à proximité de la ville! Il est meilleur que moi en géographie... J’ai du mal à reconnaître celle de ma région si je n’y songe pas un minimum avant de répondre. Je ne crois pas non plus que ça soit un mal. Merci de respecter ma décision. Je lui adresse un sourire, sincère dans mes propos. Je ne peux pas dire si tout le monde aurait fait comme lui. Je l’apprécie vraiment. Je ne sais pas si notre lieu de naissance est ce qui influence le plus dans nos choix d’alimentation. Hum, je prends quelques secondes pour y songer, mais je me dis que c’est sûrement plus notre éducation qui joue un rôle, ainsi que les valeurs qui nous sont transmises, en plus de celles qu’on développe par nous-mêmes. J’allais le mentionner, mais avec tout cela, avec le fait que je parle de mes parents, du fait qu’ils ont accueilli Azy par le passé, ça me rend encore nostalgique. J’en viens à m’excuser de trop parler du passé. Il ne faut pas que je laisse cet état revenir. Ça suffit pour ce soir. Puis je... je suis encore convaincu que ma famille, que mes peines, que tout cela ne l’intéresse pas. Il me faut le garder à l’esprit. Au moins, ce que Shin prépare sent de plus en plus dans l’appartement, donc je me montre enthousiaste. Ça change le sujet et j’ai réellement hâte de manger. Mon estomac me fait payer le déjeuner qui est bien loin depuis le temps! J’en doute pas, t’as l’air de savoir ce que tu fais! Bien plus que moi qui dois avoir constamment la recette sous le nez et qui parviens à manquer mon coup quand même... Ça, je ne veux pas le dire. C’est assez honteux à mon âge de ne pas savoir cuisiner... L’odeur me donne faim. Nouveau sourire. Je me sens privilégié qu’on cuisine pour moi, j’aime ça. Celle-là aussi, je me garde la réflexion. Bref, je réalise que le jeu traîne encore sur la table et qu’il faudrait en disposer pour qu’on puisse prendre le repas. Je me lève donc dans ce but, mais au même instant, Shin me demande d’allumer un truc et je fais un gros effort pour ne pas paniquer sur le coup. Aller, j’ai déjà fait ça, je le peux! Ok, j’arrive. Je délaisse les cartes pour l’instant, me dirigeant vers ledit cuiseur.

Du riz c’est comme des pâtes : faut le vouloir pour les rater.


Il y a juste un doute et je m’occupe de le chasser rapidement. Il faut le laisser fonctionner pendant cinq minutes, c’est ça? En attendant la confirmation, j’observe un peu mieux le cuiseur. Bon, c’est facile d’utilisation, je ne peux pas vraiment me tromper. Donc dès que c’est bon, j’allume le tout. Je vais m’occuper pendant ce temps de ranger le jeu. Je le nomme, me dirigeant aussitôt vers la table. J’espère qu’il n’avait pas un ordre pour remettre les cartes dans la boîte... parce que je ne le connais pas s’il y en a un. Une fois fait, je le range là où j’ai vu Shin le prendre plus tôt. Tu veux que je dresse la table? Ça, je sais faire. Il suffit qu’il me dise où prendre ce dont on a besoin et ça le fait! S’il le veut, évidemment. Je suis peut-être un peu intrusif là... J’espère qu’il ne le prendra pas ainsi, ce n’est pas mon but. Je veux juste l’aider... En tout cas, je m’approche timidement, observant sa façon de cuisiner. Il a vraiment l’habitude, je trouve ça impressionnant!



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Jeu 15 Fév - 19:06
A la base, le jeu avait été là uniquement pour les faire patienter jusqu’au repas. Jamais le sbire n’aurait pensé que cela lancerait son partenaire dans une profonde réflexion, dans une certaine mélancolie. Le Johtonien s’en rendait compte mais ne parvenait pas à définir la source du malaise. S’il avait pensé que ça pouvait être le jeu de cartes le problème, il l’aurait changé. Il se rendait compte uniquement maintenant qu’il s’était trompé de jeu. Habituellement, il utilisait plutôt celui avec les familles de pokemon –par exemple, la famille électrik comportait Pichu, Pikachu, Raichu, Lixy, Luxio et Luxray-. Il s’était saisi du jeu sans y faire attention, mais s’il avait su… Il aurait fait gaffe. Préférant ne pas se mêler de ce qui ne le regardait surement pas, il laissa le jeu se dérouler naturellement, faisant venir peu à peu l’amusement, malgré ses défaites. Il en vint ensuite à poser une question qu’il aurait sans doute mieux fait de se poser plus tôt, lorsqu’il faisait les courses. Il avait tellement été impatient de cuisiner pour faire plaisir qu’il n’avait absolument pas pensé au confort de son invité et de son régime alimentaire. Ça aurait pu être une grave erreur, si Ferir l’avait mal pris. Heureusement, ce n’était pas le cas.

Il se sentait un peu idiot, pour le coup. D’autant plus que le Kantonien se disait prêt à essayer, mais que ce n’était pas réellement l’impression qu’il donnait. Le sbire pouvait néanmoins lui proposer un repas sans chair, même s’il trouvait que cela faisait perdre le goût des Takoyakis. Et s’il devait vraiment trop botter en touche, ils pouvaient toujours commander un repas ailleurs, une pizza ou autre chose. Ils n’en parviennent toutefois pas là ; l’alternative de la pieuvre semblait être assez satisfaisante. Une pointe de soulagement lui souleva la poitrine alors qu’il confirmait préféré l’Octillery, bien qu’il continuait de le dire à demi-mot. En général, il l’assumait parfaitement. Maintenant, face à son invité qui était un fervent protecteur des pokemon, c’était une autre histoire. Il n’avait pas la moindre envie de se prendre la tête là-dessus, sachant qu’il avait parfois tendance à défendre ses idées assez violemment, même lorsqu’il était en tort. Il comprenait parfaitement que tout le monde ne souhaitait pas manger de viandes ou de produits de la mer, mais il ne voyait pas pourquoi lui devrait se priver pour faire plaisir à d’autres. Peut-être que pour Ferir, il pourrait faire un effort… Mais là, il était trop tôt pour le dire.

Tout en commençant à préparer le repas, ils entamèrent une conversation sur leurs lieux de naissance. Le schizophrène avait un peu de mal à comprendre pourquoi il venait à parler d’Oliville alors qu’il détestait cette ville, mais soit. Cela lui permettait d’expliquer pourquoi il avait des préférences et des habitudes avec les fruits de mer.
« Ouais, ‘fin je n’étais pas un grand fan de la mer quand j’étais petit. J’en avais peur, je crois… » Trouver une raison à sa peur de l’eau n’était pas évidente, étant donné qu’il ne désirait pas dire la vérité. Il lui était arrivé de se baigner avec Tanaka, mais seulement avec lui. Il n’aimait pas se rendre torse nu à la plage devant les autres. Petit, il avait toujours eu l’impression que les regards se braquaient inlassablement sur son dos meurtri… Et personne ne faisait rien pour l’aider. De plus, l’eau salée de l’océan avait le don de le brûler au niveau des plaies, rendant la baignade insupportable. La suite de la tirade de Ferir le fit sourire doucement toutefois. « Je préférais aussi grimper dans les arbres, on avait même fait une cabane et tout. Et je me suis aussi pété un bras en tombant une fois… Les grands esprits se rencontrent. » Il riait légèrement, essayant de ne pas focaliser son attention sur ce qu’il venait de dire. « On ». Merde. Il espérait que son invité ne chercherait pas à savoir de qui il parlait en utilisant ce terme et qu’il se concentrerait plutôt sur la similitude de leurs souvenirs passés.

Il ne s’était pas trompé pour Jadielle et il s’en sentait quelque peu rassuré. Il pouvait se débrouiller quand on parlait de géographie, il comprenait les cartes assez facilement. En revanche, il avait toujours un sens de l’orientation déplorable. Il ne comptait plus le nombre de fois qu’il s’était perdu en se rendant à l’une de ses missions… Il s’abstient de parler de cette tendance à se perdre, concentrant un peu son attention sur ce qu’il était en train de faire. Il en profita pour rassurer Ferir quant au repas, récoltant un remerciement sincère. Il leva les yeux vers lui, lui rendant son sourire.
« Je ne sais pas, mais vivre dans une ville portuaire ça aide un peu, je dirais. C’est un peu l’aliment que tu trouves partout en ville. » Il se doutait que le lieu de naissance n’était pas suffisant pour justifier des choix alimentaires, mais c’était ce qui avait joué pour lui. Sa mère faisait régulièrement du poisson d’ailleurs, parce que Kamiya avait de bonnes relations avec les pécheurs du coin qui lui offraient toujours un peu de leur pèche. Mais bon. Il préférait ne pas penser au repas chez les Kuna qui se soldait souvent pour lui par un jeun, étant donné qu’il ne retenait pas les textes bibliques qu’il devait réciter avant chaque diner…. Le calvaire. Il recentra son attention sur les takoyakis, se rendant compte que cette conversation le mettait de plus en plus mal à l’aise. Décidemment, il n’aimait pas parler de lui.

Heureusement, il put placer une remarque idiote sur sa cuisine, encouragé par les réponses de Ferir. Oui, l’odeur mettait l’eau à la bouche et il luttait pour ne pas céder à la tentation. Il avait la fâcheuse tendance à manger un peu avant d’avoir terminé la cuisson, ce qui pouvait être mal vu quand on avait un invité. Il demanda un coup de main pour la cuisson du riz, occupé à retourner les boulettes
. « Yup, normalement elle est programmée, t’as juste à l’allumer. » Sa machine n’était pas compliquée à utiliser et il l’appréciait pour ça. Comme le riz n’était pas l’aliment le plus difficile qu’il savait cuisiner, cela lui permettait de gagner du temps pour se concentrer sur autre chose. « Merci. » Que son invité range le jeu l’arrangeait aussi, étant donné qu’il ne pouvait pas trop s’éloigner de la machine. Son attention était portée sur la pâte qui cuisait, guettant le moment opportun pour les retourner une dernière fois. Ce qui était bien, avec ce repas, c’était la rapidité qu’il y avait à cuire… Même s’il passait tout autant de temps à dresser les assiettes. « Si tu veux.Euh... Tu préfères manger avec des baguettes ou une fourchette ? J’ai les deux dans ce tiroir. » Il le désigna du doigt. « Si tu veux y a des verres dans le placard et des bols pour le riz, mais laisse-les prêt de la machine. J’ai déjà les assiettes. Et puis… Si tu veux tu peux choisir une bouteille dans le frigo, y a ce qui faut. » Saké ou vin, c’était comme il voulait. Ils pouvaient tout aussi bien boire de la bière ou du soft pendant le repas, ce n’était pas un mal. Il espérait cependant que Ferir ne prendrait pas mal les ordres que le sbire lui donnait.

Son attention se reporta sur la nourriture, arrêtant la machine au passage. Les boulettes étaient prêtes, mais ce n’était pas pour autant qu’ils étaient prêts à manger. Il les déposa sur les assiettes, la pieuvre pour celle de son invité, l’Octillery pour lui. Il s’assura qu’elles présentaient bien avant de récupérer les ingrédients qu’il avait sorti avec la pâte. Il en profita d’ailleurs mettre le saladier dans l’évier, y faisant couler un peu d’eau pour faciliter la vaisselle. Ensuite, il s’attela à la présentation avec l’aisance qui était la sienne lorsqu’il cuisinait. A force, il connaissait ce plat par cœur et savait tout aussi bien comment marier les goûts et comment en mettre plein la vue. Le timing fut parfait étant donné qu’à peine avait-il fini d’ajouter la sauce que le cuiseur leur signala que le riz était cuit. Parfait. Il en vint à le sortir de la machine les présentant sous forme de dôme, y ajoutant au passage quelques pousses de bambou et de soja, à croire qu’il avait peur que son invité n’avait pas assez à manger.


« C’est prêt ! »


Ca me donne trop faim en plus:
 


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Lun 19 Fév - 3:42
Point de vue de Ferir

Le jeu se déroulait de mieux en mieux, j’en oubliais mes pensées un peu plus nostalgiques à cause de cette famille que je n’ai plus, mais un nouvel élément vient me perturber. Je me sens mal de tout cela, je ne voulais pas provoquer une telle ambiance par ma réaction, mais ça a été plus fort que moi. Je ne sais pas contrôler mes surprises et après, je dis n’importe quoi. Réfléchir avant de parler, parfois ça ne me ferait pas de tort... Surtout que je vois bien que j’ai créé un malaise. Ce n’est pas difficile à deviner, on est tous les deux dans ce même état. Ça prend quelques minutes avant que les choses se calment, c’est un soulagement de savoir qu’il me respecte, et peut-être qu’il l’est aussi que je le fasse envers lui. Jamais je ne me permettrai un commentaire à moins que... qu’il fasse du mal à un Pokémon devant moi. Ou à n’importe quel être vivant. À le regarder, je ne pense pas que ça arrive, il est trop gentil! Le sujet de conversation change pendant qu’il commence à préparer le repas. C’est mieux de ne pas s’attarder sur nos habitudes et sur nos mœurs différentes. Je découvre donc la ville dans laquelle il a passé son enfance et j’en suis content, comprenant un peu mieux pourquoi il a l’habitude avec les Pokémon marins. Après, je trouve encore étrange de me dire qu’il en mange, mais qu’l possède un Demanta... C’est... contradictoire, pour moi. Mais c’est habituel que j’aie des problèmes de compréhension de ce genre, alors je n’en parle pas. Je ne veux pas y revenir. De toute façon, j’apprends qu’il avait peur de l’eau quand il était jeune. Oh! C’est dommage, je n’aurais pas cru. Tu semblais tellement à l’aise avec la motomarine. Il ne m’avait alors pas mentionné une peur et je ne l’ai pas décelé, donc je présume qu’il l’a vaincue. Ça confirme ce que je pensais déjà de lui, qu’il est vraiment fort psychologiquement, bien plus que moi.

Tout le monde te semble plus fort psychologiquement que toi... Tu te laisses trop affecter par les moindres obstacles qui se dressent sur ta route.

J’apprends ensuite que Shin aimait aussi grimper aux arbres, et qu’en plus, il s’est aussi cassé un bras en tombant. Je ne peux m’empêcher de sourire devant cette coïncidence. Azy et moi on n’a jamais fait de cabane, ça devait être cool! Et oui, je vois ça! C’était lequel bras? Ça serait encore plus une coïncidence que ça soit le même! Je ne mentionne donc pas que c’était le gauche pour moi, désireux d’avoir sa réponse avant de la lui donner de mon côté. J’enchaîne ensuite sur la ville dans laquelle j'ai grandi, cette même ville dans laquelle j’ai habité jusqu’à la mort de mes parents, jusqu’à ce que j’obtienne l’héritage et que mes démarches pour acheter ma maison aboutissent... Apprendre à vivre seul sans jamais pouvoir leur demander conseil n’est pas toujours facile. Il n’y a rien de facile avec leur départ... Mais je ne peux pas changer cela. Je me concentre plutôt sur Shin au lieu de m’attarder sur de telles pensées. Ah, j’avoue que ça doit faire une différence, me contentai-je d’approuver. Au final, je sens que je n’aurais pas été bien de vivre dans une ville portuaire. De toute façon, je suis bien en campagne. Et si je déménage un jour, ça sera pour une autre campagne parce que je construirai un nouveau refuge. Par contre, ça me surprend un peu de penser à changer d’endroit. Je n’en ai pas envie. Je ne m’attarde donc pas là-dessus, revenant sur le sujet de la nourriture puisque le repas semble prendre de plus en plus forme. Mon hôte me demande même de m’occuper d’allumer le cuiseur et après une petite seconde de panique, je me lève et je le fais. Ça va bien, c’est facile. Je n’ai pas à m’en faire. Je m’occupe ensuite de ranger le jeu et Shin m’en remercie. Je lui adresse un sourire en réponse, ravi que mes initiatives lui conviennent. Sur ma lancée, je lui propose ensuite de dresser la table, mais peut-être que je vais sembler vouloir trop en faire... Pendant que je m’approche pour le regarder cuisiner, il s’occupe de chasser mon inquiétude.

Tu es simplement toi-même, toujours aussi serviable, toujours si gentil. C’est seulement que la majorité des gens n’ont pas l’habitude de côtoyer une personne comme toi, une personne sincère et désireuse d’aider sans rien avoir en retour.

J’écoute ses instructions, ce qu’il m’indique pour le mémoriser. Je hoche doucement la tête à tout ce qu’il me dit. Ok! Je préfère avec des baguettes pour ce genre de repas. Et toi? Je lui demande tout en ouvrant le tiroir, me saisissant des baguettes pour moi et de ce qu’il choisira. Je me tourne ensuite vers le placard pour prendre les verres et déposer le tout sur la table. J’y reviens pour les bols et je les laisse à côté du cuiseur, comme demandé. Puis finalement, je vais vers le frigo, mais ça me gêne un peu de l’ouvrir, même s’il m’en a donné la permission. Je ne veux pas lui imposer de quoi à boire... J’ouvre la porte et j’embarque la bouteille de vin ainsi que celle de saké, il pourra donc choisir. Je les dépose sur la table aussi. Je peux servir? Tu voudrais lequel entre les deux? Voilà, je lui ai demandé. Pour ma part, ça sera le saké donc s’il m’autorise à servir, je le ferai sans attendre. Je le vois ensuite terminer le repas, jusqu’à ce qu’il m’informe d’avoir terminé. Je ne peux m’empêcher d’observer la nourriture avec envie. J’ai très faim et j’ai hâte de goûter! Il va falloir que j’y aille doucement, ne pas avoir l’air d’un glouton! Ça ne sera pas si simple, je le sais. J’ai tendance à manger trop vite quand je suis enthousiaste comme ça, plus encore quand j’ai vraiment faim. Ça sent bon, ça paraît bon, ça sera parfait! Au moins, j’ai pris les baguettes pour me forcer à manger plus doucement. Je ne suis pas capable de prendre plus d’un morceau à la fois avec cet ustensile. Donc, je devrai manger à un rythme raisonnable. En tout cas, la table est prête à nous accueillir, donc j’attends qu’il y ait posé nos assiettes avant de m’asseoir. Vraiment, tu gères! C’est presque trop bien présenté pour être mangé. J’échappe un rire. C’est un peu dommage tout de même de prendre du temps pour rendre ça beau et pour ensuite tout démolir. Ce n’est pas moi qui le ferais. Je ne pense pas avoir du talent là-dedans, la présentation c’est aussi de la cuisine...

Il y a donc une petite crainte si jamais tu l’invites chez toi pour souper, désireux de bien faire les choses toi aussi. Tu ne sais pas cuisiner, ça sera tout de suite plus ardu...

Merci pour le repas! Je le remercie tout en levant mon verre. Je mélange un peu les traditions, j’espère que ça ne le gênera pas... Je n’y avais pas songé sur le coup, j’ai juste agi. En tout cas, j’attends son autorisation pour ensuite me saisir de mes baguettes et de commencer à manger.

HRP:
 



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Lun 19 Fév - 18:39
Il avait définitivement le don pour mettre les pieds dans le plat. Cette fois-ci, il ne s’était pas loupé, du coup. Parler de manger des pokemon à quelqu’un qui protégeait et vouait sa carrière professionnelle à les soigner… C’était vraiment idiot, comme idée. Mais ça avait été la sienne et il s’en voulait de l’avoir énoncé. Quand il y repensait, il aurait mieux fait de proposer directement la pieuvre, sachant que l’Octillery serait rayé de l’alimentation de son invité. Vraiment, il n’en loupait pas une. Heureusement, Ferir se montrait compréhensif et le malaise ne perdura pas. Une fois qu’ils eurent trouvé un compromis, ils parvinrent à parler d’autre chose alors que le sbire s’activait en cuisine. Il en était venu à naturellement parler de sa ville natale, essayant de justifier ses goûts en termes de nourritures. Peut-être aurait-il aussi précisé qu’il ne mangeait pas tous les pokemon non plus et que certains ne l’intéressaient pas plus que ça. Mais l’Octillery, il ne pouvait définitivement pas s’en passer. Et puis même, il ne voulait pas non plus passer pour quelqu’un qui cherche toujours à se justifier, même si pour le coup, c’était un peu râpé.

« Ça va mieux maintenant, j’ai plus vraiment peur. C’était une de ces phobies de l’enfance. »

Alors là, c’était bien rattrapé. Autant dire qu’il avait un peu oublié ce détail, en parlant de sa soi-disant peur de l’eau. Et en un sens, ce n’était pas tellement un mensonge. Aujourd’hui, il n’avait pas de difficulté à se baigner lorsqu’il se trouvait à la plage. Il gardait juste toujours un T-shirt pour éviter de cuire au soleil, avec sa peau bien trop sensible aux rayons. Mais comme les blessures s’étaient refermées avec le temps, il ne ressentait plus cette douleur lorsque le sel s’immisçait dans les plaies, ce qui rendait le tout bien plus agréable, il fallait l’avouer. Plutôt que de parler de baignade, ils évoquèrent une activité que chaque enfant semblait avoir fait au moins une fois ; grimper aux arbres. Et pour tous deux, cela s’était soldé au moins une fois par une mauvaise chute qui avait eu raison de leurs bras. Il ne savait dire si c’était un véritable hasard ou si cette mésaventure était arrivés à de nombreux enfants –il espérait que non, quand même…-. « C’était chouette ouais. » Il ne put empêcher un certain sourire mélancolique se dessiner sur ses traits, expression qu’il chassa à la suite de la tirade. L’espace d’une seconde, il parut réfléchir. Quel bras ? Euh… Il avait souvenir d’un plâtre, mais il lui semblait que c’était lorsque son père le lui avait tordu alors… C’était le droit. Donc c’était le gauche qu’il avait cassé en tombant, car il ressentait parfois des gênes dans les deux bras, notamment lorsque le temps changeait. CQFD. « Le gauche, il me semble. Toi ? » Peut-être se trompait-il mais pour autant, il essayait d’être convainquant. Il n’avait pas spécialement envie d’avouer qu’il avait déjà cassé les deux, surtout s’il devait à trouver un mensonge quant à la raison du deuxième incident. Pour l’heure, il refusait catégoriquement de parler du comportement violent que Kamiya avait à son égard.

Bon, il ne manqua pas d’insister sur les raisons de ses choix alimentaires, finalement, et peut-être était-ce la phrase de trop. Son invité acquiesça en son sens, mettant fin à cette conversation-là. Il était inutile d’insister plus là-dessus. Après tout, ils avaient tous deux compris ; Shin’ mangeait sans mal des pokemon, Ferir non. Fin de l’histoire. Puis de toute façon, pour le coup, la préparation du repas leur occupe l’esprit. A la base, Shin’ n’avait pas eu l’intention de demander une quelconque aide mais il se rendait compte que son invité n’avait peut-être pas non plus envie de le regarder faire, ou qu’il était trop poli pour le laisser tout faire. De ce fait, il demanda de l’aide pour le riz, bien qu’il n’y avait rien de bien difficile à allumer la machine. Après tout, le schizophrène avait bien préparé son coup pour ne pas avoir à courir partout, sachant que son attention était requise par les boulettes. Il suffisait d’une seconde d’inattention pour transformer le repas en catastrophe, et étant dire que cela ne faisait pas parti de ses projets.
« Baguettes, toujours. Enfin dès que je peux. Mais t’as pas besoin de m’en sortir, j’ai déjà les miennes en main. » Il les avait cherché pour retourner les takoyakis et il n’était pas dur de remarquer qu’il avait toute la dextérité pour les manier facilement. Il savait aussi se servir de fourchettes et il n’avait pas vraiment le choix dans la majorité des restaurants mais… Il préférait toujours les baguettes. C’était peut-être un détail insignifiant, mais il avait tenu à le dire. Mouais, pas bien passionnant quand même.

Pendant que Ferir s’attelait à préparer la table, le sbire se concentra sur la présentation du repas. Au final, il ne faisait pas vraiment attention à ce que son invité faisait et il ne voyait pas de raison de le surveiller, de toute manière. Il n’y avait rien à cacher ici… Pas qu’il s’en souvienne, en tous les cas. Il y avait sans doute des yaourts pour enfants dans le frigo et quelques compotes, mais il ne voyait pas réellement pourquoi un adulte ne pourrait pas en manger. D’ailleurs ça lui arrivait quelque fois de piquer des desserts qui étaient à la base prévus pour son fils. Pour les rares fois qu’il mangeait quelque chose, il ne voyait pas de quoi s’inquiéter. Il ne fit pas particulièrement attention aux bouteilles que le Kantonien avait sorties, levant toutefois la tête du plat lorsqu’une question lui fut posée. « Oui, si ça te dérange pas. Du saké c’est très bien pour moi, merci. » Il avait un peu l’impression de l’exploiter, mais il trouvait ça plus conviviale aussi. Il n’aimait pas se retrouver chez quelqu’un et être obligé de rester assis tout le temps, sans pouvoir aider ou faire quoi que ce soit alors il était possible qu’il en soit de même avec Ferir. Il retourna à sa préparation, s’occupant du riz et vint à s’exclamer lorsqu’il eut terminé. Un regard vers les plats et un sourire se dessina sur ses lèvres. Il avait l’impression de s’être surpassé cette fois-ci et il se retrouvait fier du résultat. Il vint à poser devant son invité son bol de riz ainsi que ses takoyakis, s’assurant qu’il s’agissait bien de la pieuvre. Il fit un dernier tour près de son plan de travail pour s’assurer qu’il n’avait rien oublié et vint à se mettre à table une fois qu’il s’était lavé les mains et assuré que rien n’allait prendre feu.


« Merci, ça fait plaisir à entendre. J’espère que le goût te plaira aussi. »

Un sourire doux étira ses lèvres. Il était vraiment touché par les mots de Ferir et ne se rendait pas compte qu’il avait sans doute l’air niais comme ça. Il était toujours content de recevoir des compliments sur sa cuisine, d’autant plus qu’il ne savait pas cuisiner il y avait deux ans. Ça s’apprend, ce genre de chose et il avait eu pas mal de raté avant de parvenir au niveau qu’il avait aujourd’hui. Lorsque Ferir leva son verre, il ne tarda pas à l’imiter, faisant tinter doucement ce dernier contre celui du jeune homme.
« Bon appétit. » Il but une gorgée du saké avant de porter son attention sur son assiette, se munissant de ses baguettes. Il s’empara d’une des boulettes qu’il dégusta, évaluant le gout au passage. Si son repas était agréable aux yeux, il l’était aussi au palais et il espérait que son partenaire serait de cet avis. Du coin de l’œil, il guettait sa réaction afin d’être sûr que le plat était apprécié. « J’espère que t’as assez faim d’ailleurs, y aura encore du dessert. » Il n’y avait pas le moindre sous-entendu dans ses propos et pour le coup, c’était à son tour de ne pas comprendre le double sens que pouvait contenir sa phrase. A la base, il parlait surtout des mignardises que Ferir avait sans doute aperçues lorsqu’il avait cherché les bouteilles dans le frigo.


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Ven 23 Fév - 5:02
Point de vue de Ferir

Je suis surpris d’apprendre que Shin a peur de l’eau, surtout à cause de l’activité de motomarine que nous avons faite ensemble à la plage à Azuria. Il semblait très à l’aise, je n’ai pas décelé une crainte, pas comme quand il est sorti en trombe de la douche chez moi, m’expliquant ensuite qu’il souffre lui aussi de claustrophobie. En tout cas, il mentionne rapidement qu’il s’agissait plutôt d’une peur d’enfance qu’il n’aurait plus maintenant. Ah, tant mieux si tu as pu la surpasser! C’est génial, j’aimerais bien pouvoir vaincre les miennes aussi comme ça. J’admire une fois de plus sa force, il en a bien plus que moi qui n’ai jamais pu vaincre quoi que ce soit... Parfois, j’ai eu l’illusion d’avoir pris du mieux et de parvenir à ne plus me blesser... C’est le cas en ce moment, mes cicatrices guérissent, ça fait plusieurs mois que je n’ai pas eu besoin ou ressenti le besoin de me faire du mal. Mais qui sait quand ça peut me revenir? J’ai plusieurs petites peurs plus ou moins handicapantes que je ne maîtrise pas vraiment. Puis, il suffit que tout aille moins bien pour que l’habitude revienne. Ça me décourage de penser à cela alors il ne faut pas que je le fasse. Pas ici et pas maintenant. J’ai déjà eu assez de pensées nostalgiques comme ça. Au moins, parler de grimper dans les arbres est tout de suite plus agréable. J’ai de bons souvenirs avec Azy là-dessus, sauf le jour où je me suis cassé un bras. Je ne veux plus prendre de la hauteur depuis. Quand mon hôte confirme que c’était bien d’avoir des cabanes dans les arbres, je hoche la tête. Je ne peux que l’imaginer, j’aurais aimé pouvoir le vivre. À la question pour savoir lequel bras c’était pour lui, il semble pensif. Pourtant, un os cassé, ce n’est pas censé être commun. Je n’aurais pas cru qu’il ait à y réfléchir. En tout cas, il me répond que c’est probablement le gauche, me retournant ensuite la question. Ah! Pour moi aussi, c’était le gauche! La coïncidence m’amuse. Ça me passe un peu l’envie de demander pourquoi il a mis tant de temps avant de le dire.

Il vaut mieux en effet ne pas trop creuser, ne pas céder à ta curiosité. Sois patient, prends le temps qu’il faut pour apprendre à le connaître.

Le sujet de la nourriture revient malgré nous, mais nous y mettons rapidement un terme. C’était un malaise et je ne veux pas qu’il pense que je le juge. Ce n’est pas ce que je fais. Si j’ai du mal à comprendre le choix, je le respecte tout de même. C’est juste que moi, j’ai cette limite et il faut que je la respecte. Je n’aurais pas été bien de ne pas le faire, je le sais. Au moins, je n’ai plus à m’en préoccuper et cela me soulage. J’aide avec le riz et pour dresser la table, ensuite. Je n’aime pas rester inactif à le regarder, bien que je l’aie fait un peu avant de me ressaisir. Il m’indique où se trouve tout ce dont nous aurons besoin pour le repas puis je commence par ramasser les baguettes. Que les miennes, puisque Shin a les siennes et il m’informe par la même occasion qu’il se sert presque toujours de baguettes. Ok! J’essaie aussi d’en prendre le plus souvent possible parce que ça m’aide à ne pas me goinfrer. J’échappe un rire, me voyant manger des aliments que j’aime à la cuillère ou à la fourchette... j’en mets parfois trop dans ma bouche. Avec les baguettes au moins, c’est plus difficile de faire la même chose. Bref, les ustensiles, les bols, la boisson... En allant dans le frigo, j’ai pu avoir un aperçu des desserts et ça me fait aussi envie! En tout cas, moi qui ai faim, je serai servi! Je ne sais pas s’il a prévu autant parce que j’ai dit que j’aimais beaucoup le sucré et que je mangeais en assez grandes quantités sans prendre de poids. Je me rends à la table avec le tout, avec les deux bouteilles, n’ayant pas fait un choix pour Shin. Je lui demande ensuite s’il veut que je serve et j’acquiesce à sa réponse. T’inquiètes, ça me fait plaisir de proposer! Et c’est parfait, c’est ce que je vais prendre aussi! J’aime les deux, mais avec un repas typique asiatique, il vaut mieux rester dans les mêmes tons. Peut-être qu’il est comme moi. Je sers donc cet alcool dans les verres que j’ai apportés sur la table. Shin ne tarde pas à apporter la nourriture qui est prête. En regardant cette assiette, je ne peux m’empêcher de m’extasier devant la présentation.

Tu en as l’eau à la bouche, ayant hâte d’entamer le repas, de partager ce moment avec ton ami.


La réaction de Shin me fait plaisir. Il semble vraiment sincère dans ce qu’il me dit. Il a raison d’être fier de lui, jamais je ne pourrais arriver à un tel résultat en cuisine. Je suis sûr que ça sera bon! Tu t’es appliqué, tu cuisines bien! Je suis vraiment impressionné devant les capacités des autres à cuisiner. Il a fait des efforts que j’ai pu voir. Il a tenu à me préparer ce repas et que tout se déroule bien. Je lui en suis reconnaissant. Je n’attendais pas tant de sa part, alors ça me touche aussi. Quand on fait quelque chose pour moi, ça me rend toujours un peu plus émotif. Mais j’arrive à le contrôler! Je lui souris, vraiment content pour ce qui se passe entre nous en ce moment. J’en viens à lever mon verre, mon hôte m’imite et nous souhaite un bon appétit. Je goûte aussi au saké, il est excellent. Le déposant, je me saisis de mes baguettes et attrape une boulette avec, me contrôlant pour ne pas l’engloutir au complet, croquant plutôt pour la couper en deux avec mes dents. Ne sachant pas si c’est très chaud, ça vaut mieux pour éviter une situation embarrassante. Huuum! C’est vraiment trop bon! Je parle en ayant encore la bouchée en bouche, me rendant compte ensuite de ce manque de politesse. Ça a été plus fort que moi, une réaction spontanée... J’avale le tout avant de reprendre. Pardon, je vais éviter de parler la bouche pleine. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le commentaire... Je me sens embarrassé, j’espère que ça ne le dérangera pas trop. Je mange le reste de la boulette tout de suite après, tandis que Shin me parle des desserts que j’ai pu vite voir dans le frigo plus tôt. Cette fois, je prends le temps d’avoir la bouche vide avant de lui répondre. T’en fais pas pour ça, je suis insatiable quand c’est bon comme ça!

Toi non plus, tu ne parles pas en double sens, pensant vraiment à la nourriture. Sorti de son contexte, ça peut tout de même porter à confusion, mais avec la question qui t’échappe des lèvres, ça devrait aider.

Ils sont aussi de toi les desserts? En tout cas, merci encore! Tu sais bien accueillir chez toi! Je me sens presque gêné pour cette soirée chez moi. J’ai tenté de faire au mieux, mais nous n’avions pas de repas, nous étions un peu plus guidés par des pulsions à ce moment-là. Peut-être reviendront-elles ce soir... Mes pensées m’embarrassent un peu pour le coup. Gardant mon sourire, j’engloutis quelques bonnes bouchées de riz avant de reprendre une boulette. Ouais, c’est pas mieux de lui montrer à quel point je mange beaucoup trop. Tant pis, ce n’est pas quelque chose que je peux vraiment freiner, pas quand c’est si bon et que j’ai réellement faim.



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Jeu 8 Mar - 19:03
Dire qu’il avait vaincu sa peur de l’eau lui avait semblé être une bonne idée afin de conserver une certaine cohérence entre ses gestes et ses dires. Il était vrai qu’à la plage d’Azuria, lorsqu’ils avaient fait cette ballade en jetski, rien n’avait indiqué une quelconque aquaphobie et à juste titre ; elle n’avait jamais existé. Le sbire passait d’un mensonge à un autre avec une aisance certaine, sans pour autant se sentir fier de lui. Autant mentir pour son travail était une condition normale en vue de son activité, autant mentir à Ferir commençait petit à petit à le peser. Surtout en vue de l’engouement de ce dernier face à cette soi-disant victoire contre sa peur… Qui le faisait passer pour une personne bien plus brave qu’il ne l’était en réalité. Il aurait aimé rectifier le tir mais il était trop tard maintenant, le mal était fait. Se justifier, parler de Kamiya, tout ça, il n’était pas fan. Vraiment pas. De plus il ne désirait pas plomber l’ambiance qui semblait revenir doucement. Et puis… Ne pas évoquer son enfance, faire croire qu’il en avait eu une normale le berçait d’une illusion qui était agréable, au final. Néanmoins, une pointe de malaise se dessina vaguement sur son visage lorsque son invité s’exclama qu’il aimerait lui aussi vaincre une de ses peurs. Un sourire timide marqua les lèvres du schizophrène qui acquiesça doucement, ne sachant pas réellement quoi répliquer. « Ça peut arriver, parfois. J’ai peut-être eu de la chance de vaincre cette peur-là. » Encore plus qu’elle n’avait jamais existée. Rester évasif lui paraissait être un bon compromis, ne sachant absolument pas quoi répondre si Ferir lui demandait comment il avait fait.

Heureusement, la conversation dévia sur leurs expériences communes ; ils s’étaient tous deux cassés le bras suite à une mauvaise aventure dans les arbres. Pourtant, quand le Kantonien lui demanda de préciser quel bras avait été concerné, le sbire avait eu besoin d’un temps de réflexion qui n’était pas passé inaperçu. Forte heureusement, il n’y eu pas plus de questions sur ce petit instant, bien qu’il était étrange. Généralement, on se souvenait facilement de ce genre de détails. Pour Shinara, c’était plus compliqué… En vue du comportement violent qu’avait eu son père envers lui. En y réfléchissant un peu plus, il se rendrait sans doute compte qu’il avait eu plusieurs fois le bras cassé, sans pour autant en garder le souvenir. Certains passages de son enfance se trouvaient dans le noir, comme si son esprit avait volontairement décidé de supprimer certains souvenirs. En un sens, ce n’était pas plus mal, pensait-il. Il y avait sans doute des évènements qu’il ne désirait pas revoir surgir un jour. Soit. Ferir fut amusé par la coïncidence, étant donné que son accident concernait aussi son bras gauche. Une chance sur deux, mais ça suffisait à le distraire et son hôte répondit volontiers à son sourire et son entrain. C’était agréable, quand même, de se concentrer sur son visage et ses expressions plutôt que sur des bribes de mémoire qui menaçaient de zapper son humeur.

Il était tout de même nécessaire de se concentrer un peu sur ce qu’il faisait s’il voulait qu’ils puissent manger un jour. Portant son attention sur les boulettes, il apprécia l’aide apportée par son invité, apprenant par la même occasion que lui aussi préférait manger avec des baguettes, mais la raison du pourquoi amusa le schizophrène. Il n’avait pas l’habitude de ce genre de justification, mais pourquoi pas. Il retint de justesse un commentaire du genre « si tu te goinfres c’est pas grave, tu restes fin et très bien comme tu es. », au risque d’avoir le droit aux mêmes commentaires… Il n’aimait pas qu’on parle de poids, en fait. Il finissait toujours par se prendre un « t’es trop maigre » dans la face, peu importe comment la phrase était tournée et cela l’agaçait fortement. Il savait qu’il avait un problème de poids, que c’était mauvais, qu’il devait manger plus. Il était au courant, il essayait de faire des efforts, mais ce n’était pas si simple. Bref. Une fois encore, il partait dans des réflexions qui n’avaient pas lieu d’être et il était plutôt doué pour les dissimuler. Il préféra choisir sa boisson, remerciant au passage le coup de main de Ferir. Il aurait très bien pu rester inactif pendant toute la préparation, mais il n’en était rien, et c’était agréable.

Après avoir fini de présenter le repas et s’être assuré que tous les appareils électroniques étaient éteints à présent –il serait quand même dommage de mettre le feu à son appartement-, il vint à rejoindre Ferir à la table. Une pointe de fierté se dessinait sur son visage lorsqu’il regardait les repas. Il ne voulait pas se vanter, même les plats avaient quand même l’air succulents. Maintenant, il ne restait plus qu’à espérer que le goût soit lui aussi au rendez-vous. Les éloges de son invité ne l’aidaient pas réellement à redescendre sur terre et son sourire se fit plus grand encore. Shin’ laissa le Kantonien gouter en premier, guettant sa réaction. Il devait avouer que cette dernière était au-dessus de ses espérances et il ne se demanda pas une seconde si Ferir sur-réagissait. Un rire franc passa le seuil des lèvres du sbire, encore plus après les excuses quant au fait de manger la bouche pleine.
« Y a vraiment pas de problème, ça veut dire que c’est tellement bon que tu ne prends même pas la peine de finir ta bouchée. Ça me flatte, ça fait plaisir. Je suis fier de moi, c’est que c’est bon. Et je vais arrêter de me lancer des fleurs parce que j’ai l’impression de prendre la grosse tête… » Il rit davantage avant de finir par se calmer, buvant du saké pour retrouver un semblant de calme. Il entama son repas avec certes moins d’enthousiasme que son invité, mais il était heureux aussi de retrouver ses saveurs qu’il appréciait tant. Cette fois-ci, il avait l’impression de s’être surpassé, sans pour autant comprendre ce qu’il avait fait de plus que d’habitude.

« Ouais, ça j’ai déjà remarqué. »

Il n’avait pas lui-même remarqué son propre double sens, en revanche, il n’avait pas manqué de noter celui de Ferir. Il continuait d’être amusé par la situation, souriant. Il venait à se demander comment le dessert allait se solder, mais il préférait se garder la surprise. Peut-être se faisait-il des films, de toute façon. De plus, il n’avait pas envie de faire pression et il se demandait encore si le Kantonien serait intéressé par plus de contacts. Étant donné qu’il n’était pas fichu de mettre un mot sur leur relation, la soirée s’annonçait un peu compliqué en terme de pensées. Instinctivement, il vint à boire une autre gorgée de son saké, comme s’il cherchait à faire taire ses réflexions. Après tout, ils verront bien quel chemin prendrait la suite de la soirée.
« Ah ça non par contre. Autant cuisiner un repas je gère, autant le dessert… Je suis nul. J’ai essayé de faire un brownie la dernière fois, le truc était dur comme du béton en sortant du four en plus d’être cramé… Je crois que je ne sais pas trop me servir de ce truc. » Quand il réfléchissait, la majorité des plats qu’il préparait était fait à la poêle ou avec d’autres appareils comme le cuiseur. Mais le four, c’était sans doute sa bête noire… Bien qu’il savait quand même cuire un rôti. Quand même. « Les mignardises viennent d’un pâtissier dans le coin de la rue qui a une très bonne réputation, ses choux à la crème sont un véritable délice. » C’était rare de le voir parler avec gourmandise de nourriture, cela ne lui arrivait que rarement. Mais là, en parlant des pâtisseries, il ne pouvait être qu’enthousiasme, d’autant plus qu’il se sentait d’excellente humeur après les compliments qui lui avaient été adressés.

« … Et merci. J’essaie de faire au mieux, même si je t’avoue que j’étais un peu stressé avant que t’arrive, j’accueille pas vraiment du monde chez moi d’habitude. »

Autant dire que depuis qu’il était célibataire, c’était la première fois.


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Dim 18 Mar - 4:34
Point de vue de Ferir

De la chance oui! Au moins, tu vis mieux. Je n’insiste pas plus, je sens une sorte de malaise au cours de cette conversation-là. En tout cas, son sourire n’est pas le même et ça, je le remarque. Ce n’est pas bien grave, il y a d’autres sujets de conversations! Ça va assez bien avec lui, d’ailleurs. Il y a des temps de silence, parfois, mais jamais très long, jamais pénibles ou qui provoquent un malaise. Il m’arrive de créer tout seul le malaise. Avec Azy par exemple, lui il aime le silence et c’est moi qui le tolère mal en sa compagnie. De son côté, il ne comprend pas mon besoin d’absolument le meubler. Comme lors des repas. J’ignore si Shin est comme lui et qu’il préfère manger sans discuter. Je ne tarderai pas à le découvrir en tout cas. Après une conversation sur cette mauvaise expérience de chute d’un arbre après laquelle j’ai cessé de grimper aux arbres, mon hôte avance bien le repas. Après un léger temps de réaction de ma part, je me propose de l’aider pour d’autres tâches. Au moins, c’est plus agréable ainsi, je me sens utile. Je n’aime pas être un poids mort pour les autres. J’en viens à lui dire que j’aime les baguettes pour manger parce que ça me permet de ne pas me goinfrer. Ma remarque semble l’amuser, mais sans plus. Je n’insiste pas, continuant ce que je fais. J’espère tout de même qu’il ne me trouve pas trop... jeune de caractère, ou je ne sais pas quoi dans ce genre... Il ne serait pas le premier à me le dire. N’importe quel adulte peut se contrôler quand il mange, je le sais. C’est juste que moi, je ne le peux pas. C’est pour ça que ça m’aide de bavarder en même temps, je ne fais pas juste mettre de la nourriture dans ma bouche dès qu’il n’y en a plus. Il ne devrait pas y avoir de raison pour laquelle ce repas se passe mal, donc j’essaie de ne plus m’en inquiéter, restant souriant tout en terminant de mettre la table, de servir la boisson. Puisque Shin a terminé, je prends place à table. Il semble vouloir servir le tout, donc je ne m’interpose pas.

Tu as bien aidé, ce qui fut apprécié. Ne te pose pas plus de questions que ça.

Je ne peux m’empêcher de m’extasier devant ce qu’il a préparé. Je n’aurais jamais pu présenter la nourriture aussi bien qu’il l’a fait. Vraiment, j’ai un sacré problème avec la cuisine, étant incapable de faire quoi que ce soit, pas même de présenter le contenu d’une assiette correctement. Ça sent très bon aussi, ça donne envie de goûter tout de suite. Néanmoins, j’attends d’avoir entrechoqué nos verres, d’avoir souhaité un bon appétit avant d’enfin me saisir de mes baguettes et de presque avaler tout rond une des boulettes. J’ai du mal avec le fait de devoir prendre son mal en patience, surtout quand ça concerne la bouffe. Mais c’est tellement bon que ça valait l’attente! D’ailleurs, ce côté gamin ressort quand je ne peux résister à l’envie de le complimenter tandis que j’ai la bouche pleine de cette délicieuse bouchée. Ça me rend aussitôt embarrassé, je dois sûrement avoir rougi sur le coup. Je m’excuse et Shin rit. Je dois admettre que je ne sais pas comment l’interpréter jusqu’à ce qu’il prenne la parole. Ça me rassure de savoir qu’il ne m’a pas trouvé trop impoli d’avoir parlé la bouche pleine! Je vais tout de même faire attention à partir de maintenant, comme je l’ai souligné. Je joins mon rire au sien après sa tirade. Oui, je n’ai vraiment pas pu me retenir. En tout cas, je suis content que tu le prennes comme ça. Et tu les mérites ces fleurs! C’est très bon! Un sourire pendant qu’il boit son saké, puis je continue de manger et de boire moi aussi. Il en a fait beaucoup et il y a aussi le dessert, qu’il évoque. Je le rassure sur mon appétit, précisant que je suis insatiable, et plus encore sur les sucreries. C’est une chance que je n’en achète pas souvent, que je ne sache pas les cuisiner. Ça fait en sorte que je ne passe pas mon temps à en engloutir. Je serais sûrement moins en forme. Je trouvais ça marrant, mais la réponse que j’obtiens me laisse perplexe. Ah? Ça se voit à ce point? Certes, j’ai joué avec du chocolat lorsqu’il est passé chez moi... J’avais dit que je voulais le salir alors je l’ai fait... Me remémorer ça maintenant doit provoquer un nouveau rougissement de mon visage.

Tu n’as pas à être embarrassé par ce qui s’est passé ni par ce goût prononcé pour les sucreries.

En tout cas, Shin est souriant, donc je présume que je n’ai pas à m’inquiéter de quoi que ce soit. Il vaut mieux continuer ce repas sans avoir trop de préoccupations en tête. Il faut admettre que j’ai hâte de savoir ce qu’il a préparé pour le reste de la soirée. Ça m’a intrigué dès qu’il m’a invité. Même si je suis curieux, je préfère attendre et voir plutôt que d’en parler. Je préfère enchérir sur le dessert, demandant si ce que j’ai vu dans le frigo plus tôt a été fait ici ou non. J’aurais été franchement épaté qu’il puisse avoir tous ces talents! Et ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave. On a tous nos forces et nos faiblesses, même en cuisine. Je souris, espérant qu’il ne me questionnera pas. Je ne veux pas dire que je suis juste... mauvais dans tout. C’est quand même triste de cramer un brownie. Un nouveau rire m’échappe. J’imagine très bien la chose, ça m’arrive chaque fois que je tente de cuisiner. C’est une chance que j’aie d’autres talents, mais le fait de pouvoir réussir sa nourriture est tout de même très utile quand on est seul... Ce ne sont pas les Pokémon que j’héberge qui peuvent m’aider. Oh, j’ai hâte de goûter alors! Ça sera peut-être un peu différent de chez moi. Entre Kanto et Johto, on ne peut pas dire qu’il y ait des différences très prononcées. Ça dépend surtout des origines de chaque personne, les origines nippones étant plus fortes à Johto. C’est d’ailleurs dans cette région que mon père est né. Mais ce n’est pas l’important en ce moment. J’aime la bouffe, j’aime qu’on la prépare pour moi et j’aime ensuite la découvrir. Donc je suis aussi impatient d’en arriver au dessert, même si je veux aussi profiter de ce que Shin a cuisiné pour nous! D’ailleurs, je ralentis un peu la cadence, me rendant compte que pendant que je ne parle pas, j’avale le tout trop rapidement. Parler m’aide toujours dans ce genre de cas, donc je n’hésite pas à dire à quel point je me sens bien et qu’il sait accueillir convenablement.

À sa réponse, tu ne peux t’empêcher d’arborer un doux sourire.

Tu n’as pas besoin de stresser pour moi, c’est très bien comme ça. J’ignore ce qu’il a prévu pour la suite, mais je tiens à ce qu’il n’en soit pas anxieux. Par contre, de mon côté, je ne sais pas quoi penser du fait qu’il n’accueille pas de monde d’habitude... Je suis donc une sorte... d’exception? Je voudrais le demander, c’est juste que je me dis que ça ne se fait pas vraiment. Puis, mis à part Azy et des personnes qui viennent chez moi pour le refuge, il est vrai que je n’accueille pas beaucoup de mon côté. Cette soirée à Azuria était une première depuis quelque temps déjà. Elle m’a fait du bien! Toi aussi, tu manques un peu de temps pour tes amis et pour tes proches? La question m’échappe, la curiosité l’emporte. Je souhaite vraiment que nous puissions nous voir comme nous le faisons, que ça ne soit pas le dernier soir.

HRP:
 



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Lun 19 Mar - 19:41
S’il prenait la peine d’y réfléchir, Shin’ se rendrait compte que finalement, il disait beaucoup de mensonges à son partenaire. Parfois sans le vouloir, souvent pour éviter un sujet qui le mettait mal à l’aise. Parler de son enfance, notamment, faisait grandir en lui un malaise certain et il était bien plus facile de taire la vérité que de la conter. Du coup, il se retrouvait à chercher des excuses bidons pour éviter de se faire avoir. Il espérait ne pas faire de gaffe plus tard qu’il ne pourrait rattraper, n’ayant pas envie que Ferir ne se vexe. Cela n’avait strictement rien à voir avec son invité d’ailleurs ; c’était plus le sbire qui était à blâmer. Il y avait des sujets de conversations qu’il ne désirait pas aborder, n’éprouvant pas l’envie de gâcher la soirée. Il n’avait pas non plus envie que le jeune homme le plaigne, qu’il le prenne en pitié, encore moins qu’il finisse par partir car la vie de Shinara était loin d’être rose. Il y avait aussi un petit plaisir à croire en une enfance plus douce que ce qu’elle avait réellement été et ce n’était peut-être pas une bonne idée. Mais maintenant, il était trop tard et de toute évidence, le Kantônien avait remarqué le changement d’attitude. Ce dernier se contenta d’approuver, sans approfondir davantage le sujet. En un sens, le schizophrène l’en remerciait silencieusement. Un jour, s’ils étaient amenés à se revoir, peut-être qu’il serait capable de lui raconter la vérité…

Peut-être serait-il aussi à même de lui expliquer qu’il avait des troubles alimentaires. Mais ça, c’était aussi un de ses gros problèmes, étant donné qu’il se trouvait encore entre le refus de l’admettre et l’admission, justement. Du coup, quand Ferir lui expliqua de pourquoi il mangeait avec des baguettes, il n’eut d’autres réactions que de s’amuser de la situation. Rebondir sur les dires risquait fort d’amener un peu trop la conversation sur la nourriture, chose qu’il souhaitait évité. Après, en invitant le jeune homme à manger chez lui, il ne fallait pas non plus qu’il s’étonne qu’ils en viennent à parler manger… Mais la logique de Shinara n’était pas aussi affutée. Dans son esprit, en mangeant ce soir ce plat qu’il affectait tant, il prouvait à son invité qu’il n’avait justement pas de troubles, ce qui était assez idiot au final, assurément. Soit. Plutôt que de se concentrer là–dessus, il préféra continuer à préparer le repas, appréciant l’aide qui lui était apporté, apportant une grande attention à la présentation du diner. Il était fier de lui et cela se voyait facilement sur son visage. De plus, l’odeur alléchante des Takoyakis avait le mérite de réveiller son maigre appétit.

Après avoir trinqué, l’heure était venue de déguster le repas. Il observa avec attention la réaction de Ferir et il ne put que sourire en constatant que cela lui convenait, au point même qu’il en parlait la bouche pleine. L’espace d’une seconde, il lutta contre le réflexe d’un père ; « ne parle pas la bouche pleine » mais il se retint. Déjà, parce que ce n’était clairement pas son rôle dans cette relation et puis surtout parce qu’au fond, cela lui faisait plaisir. Un rire franc passa le seuil de ses lèvres et il se permit de se lancer des compliments, ne manquant pas d’avouer que ce n’était pas vraiment le meilleur des comportements. Un sourire d’autant plus large vint à se dessiner sur ses lèvres lorsque son invité réitéra son compliment.
« Merci, c’est gentil. » Il avait aussi remarqué le bref rougissement sur les joues du Kantonien mais cette fois-ci, il ne fit pas plus de commentaires, ne souhaitant pas le mettre mal à l’aise. Ce n’était pas le but de la soirée et il préférait voir Ferir s’enjouer du repas plutôt que de se torturer l’esprit parce qu’il avait manqué de « politesse ». Un bien grand mot au sens du sbire étant donné qu’ils étaient juste entre eux, il n’avait donc pas de raison de se prendre la tête avec des manières.

« Quand même oui. Autant pour la nourriture que pour autre chose. » Un sourire malicieux étira ses lèvres alors qu’il reprenait une gorgée de son saké. Une petite taquinerie tout en repensant à leur première soirée qui s’était avérée être forte en émotions, dirons-nous. Et en expérience varié, aussi, ce qui était loin de gêner Shin’, bien au contraire. Même si, après réflexion, il n’était pas vraiment au courant pour la nourriture à la base, mais en vue de ce que lui disait Ferir, il en concluait que c’était le cas. Le nouveau rougissement qui marqua les joues de son invité le fit sourire davantage, ne sachant pas réellement si c’était sa remarque ou la sienne qui le mettait dans cet état. Il était possible que lui aussi repense à ce moment passé dans sa chambre. Il ne manqua pas de lui tirer la langue en conservant toute sa malice, reprenant ensuite une bouchée de Takoyakis. Il buvait sans doute son verre un peu trop vite mais tenant assez l’alcool, ce dernier n’était pas forcément responsable de son comportement. Cela lui permettait juste de ne pas trop cogité sur l’essence même de leurs relations qui risquerait de le bloquer. Autant profiter de l’instant, non ?

Ils en vinrent à parler du dessert qui attendait sagement dans le frigo. Le sbire avoua sans difficulté qu’il ne savait pas cuisiner les sucreries, brownies et autres gâteaux. S’il avait une bête noire derrière les fourneaux, c’était bien celui-là. La remarque de Ferir le fit rigoler aussi et il échappa à son tour un petit rire.
« Mais tellement. J’étais dégouté, Sha’ m’a interdit d’en refaire après. L’odeur de cramé est resté des jours en plus, même en aérant. La cata’. » Il avait presque honte de cet épisode, surtout que sa sœur ne manquait pas de le lui rappeler quand elle en avait l’occasion. Toutefois, cela lui permettait pour une fois de raconter une anecdote rigolote qui était aussi vrai, ce qui n’était pas un mal. « J’ai jamais gouté aux sucreries de Kantô donc je ne peux compter que sur ton avis. Tu me diras ce que tu en penses mais je trouve que c’est une tuerie. » Et pour que ce soit lui qui dise ça, cela devait être vrai. Si la nourriture était un problème, il était tout à fait capable d’apprécier le sucre et ses effets. C’était sans doute à cause de ça, d’ailleurs, qu’il n’était pas encore plus maigre qu’il ne l’était déjà. Pour autant, il en mangeait rarement ne serait-ce que pour ne pas donner le mauvais exemple à son fils. Trop de sucreries, c’était mauvais pour le corps humain.

Avouer son stress avant la venue de son invité, il ne pensait pas en être capable. Pour ce genre de choses, il était plutôt secret et il n’aimait guère balancer ses états d’âme. De ce fait, il fut lui-même surpris par sa propre phrase, des mots qui semblèrent être apprécier par le jeune homme. Tout comme avouer qu’il invitait peu de monde chez lui, voire aucune. Shara et Chang ne comptaient pas puisqu’il s’agissait de la famille, même si les deux donzelles étaient en couple depuis peu –aussi peu que Shin’ et Ferir d’ailleurs, si on les définissait par cette notion, étant donné qu’elles étaient ensemble depuis cette fameuse soirée à Azuria-. Quant à Alex… C’était son chef, donc pas vraiment un ami. Même si le lien qui les unissait était bien plus complexe qu’une relation patron-subordonné, mais il refusait de l’admettre. Bref. A part eux et Kane, il n’y avait eu personne dans cet appartement. Alors oui, Ferir était une première et étrangement, l’avouer ne lui porta aucun problème. Même s’il était surpris par sa propre initiative, il ne le regrettait pas, surtout quand il pouvait voir ce doux sourire illuminer le visage de son invité.
« Alors je suis rassuré. » Un sourire, encore. Décidément. Il ne se rendait pas réellement compte qu’il affichait parfois un air presque… Niais. La question qui suivit en revanche, il ne l’avait pas vu venir et un brin d’étonnement marqua son visage l’espace d’une seconde. Il se rattrapa rapidement, mangeant la boulette qu’il venait de porter à sa bouche, réfléchissant sérieusement au questionnement.

« Bah… Niveau famille j’ai que Sha’ donc ça limite et je la compte pas vraiment comme invitée, elle est ici comme chez elle donc… Et niveau amis y a Chang et... pas grand monde en fait. Je ne suis pas vraiment quelqu’un de très… Sociable, pour dire vrai. »

Possible qu’il était un peu trop honnête sur ce coup-là, mais au moins, ça avait le mérite d’être la vérité. Il avait bien des connaissances de boulot et d’autres personnes rencontrées au cours de l’eau, mais personne qu’il pouvait vraiment considérer comme un ami, de près ou de loin. Il espérait quand même que cela ne ferait pas fuir Ferir, lui qui avait l’air très ouverts et, dans l’esprit du sbire, il devait avoir bons nombres d’amis en vue de son caractère jovial et positif. Autre chose que Shin’, en somme.



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Mer 21 Mar - 14:34
Point de vue de Ferir

Je me sens vraiment bien d’être ici, que Shin m’ait invité chez lui et qu’il cuisine pour moi. Quand il apporte le tout à table, j’en saliverais presque tellement tout semble bon, tellement l’odeur est alléchante. Ça me fait vraiment plaisir qu’il ait pris tout ce temps pour moi. Que ça soit bon ou pas n’est pas bien grave. Au final, à la première bouchée je suis conquis au point d’en oublier toutes les bonnes manières à table. Puisque je ne connais pas encore très bien mon hôte, j’ai craint que ça lui cause un problème, même si dans le fond, ça démontre aussi que son repas est réellement bon et vraiment à mon goût. Je suis rassuré de voir qu’il le prend bien, qu’il en rit et même qu’il renchérit en se complimentant lui-même. Ça me fait rire aussi, ce sourire que j’avais déjà aux lèvres n’est pas près de disparaître. Je suis content quand Shin me remercie d’une façon que je perçois comme sincère après tous ces compliments. Je n’ai pas le souvenir d’avoir mangé des aussi bons takoyakis avant. Ça aussi, j’aurais pu le dire, mais je crois que je lui ai assez démontré déjà que j’aimais sa cuisine. À force de trop insister, ça peut faire lourd. En tout cas, je mange avec appétit, c’est un moment agréable. Les repas sont généralement des instants plus festifs. Par contre, je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde. Il suffit que je pense à Azy pendant qu’il habitait avec son père... Ça doit être pour cette raison qu’il préfère le silence. De mon côté, c’est le contraire et c’est bien que je puisse parler avec mon ami ici. Ça instaure une ambiance totalement différente de ne pas parler du tout. En tout cas, je ne suis pas très à l’aise avec ça, puis ce n’est pas le cas donc ça va. D’ailleurs, Shin me parle qu’il y aura aussi un dessert, sucrerie que j’ai pu voir dans le frigo plus tôt. Je le rassure donc que j’aurais assez faim, mais la suite, je ne m’y en attendais pas. Mis à part le chocolat dans la chambre, je croyais ne pas avoir trop dévoilé à quel point je peux être goinfre. D’un autre côté, je n’arrête pas d’en parler donc je présume que ça lui confirme que mon estomac n’a pas de fond. J’ai tout de même posé la question.

Et la réponse provoque un plus fort rougissement sur tes joues.

Je n’avais pas du tout compris qu’il parlait d’autre chose que de la nourriture, j’en suis étonné, mais aussi un peu plus embarrassé. Les souvenirs de ce que nous avons fait avec le chocolat me revient plus en tête et je dois dire que ça avait été un moment très... je ne trouve pas de mots pour décrire. Je pense que Shin avait apprécié aussi, mais ce n’est pas vraiment le moment pour que ça me revienne en tête. Je me sens rougir plus que je l’étais déjà en croyant qu’il avait juste remarqué à quel point je mange beaucoup et que j’adore les sucreries. L’expression qu’il arbore alors me rend un peu plus embarrassé. Je n’aurais pas cru qu’il... serait pour de remettre ça. Il n’agirait pas comme ça si ce n’était pas le cas. Bon après il m’a embrassé à peine arrivé alors... Mais je ne m’en préoccupe pas plus longuement, on verra bien la suite plus tard. Ouais, c’est sans fond pour les deux, je pense. Un rire, doux, pour tenter de retrouver une couleur normale de joue. Le voir me tirer la langue comme ça ne m’aide pas à chasser tous ces souvenirs et ces images qui me sont revenus en tête. J’espère juste que je ne me fais pas des illusions sur son comportement actuel. En tout cas, je réponds à sa grimace avec une, lui montrant de nouveau ce bijou. Je ne reste pas comme ça très longtemps, il y a parfois de la nourriture qui se prend dessus et ce n’est pas très beau à voir avant un nettoyage... Avaler une gorgée du contenu de mon verre devrait aider pour cela, bien que la nourriture ne tarde pas à retourner dans ma bouche. Ça me permet aussi d’éviter de trop songer à la nuit que nous avons passée chez moi. Je ne veux pas espérer qu’il se passe quelque chose de similaire. Je ne sais pas à quoi m’attendre. En tout cas, je suis bien, il semble l’être aussi et c’est tout ce qui compte à mes yeux. Ayant évoqué les desserts, je me risque à demander s’ils sont de lui, espérant ne pas me mettre les pieds dans les plats. Ça me permet d’en apprendre un peu plus sur Shin par la même occasion.

Quelque part, ça te rassure de savoir qu’il n’est pas doué sur tout dans la cuisine. Tu te sens un peu moins nul et un peu moins seul.

Je ne peux m’empêcher de rire en apprenant que l’odeur de brûlé est restée des jours dans l’appartement, que ça a été difficile de s’en défaire. Ça me rappelle tellement mes propres expériences dans ma cuisine. Je connais ça aussi d’avoir des odeurs comme ça qui persistent quand ce qu’on prépare tourne mal. J’explique donc le pourquoi de mon rire, désireux qu’il ne l’interprète pas mal. Shara sait cuisiner des brownies? En tout cas, il faut dire que j’ai aussi hâte de goûter les mignardises que Shin a acheté. Je me rends compte que même en bavardant, on avance bien chacun le contenu de nos assiettes, moi un peu plus rapidement, sans surprise. Oh, dommage que je n’avais rien de typique de la région quand tu es passé. Mais oui, je te dirai! J’aurais dû me préparer plus ce soir-là, sauf que je ne m’attendais pas à ramener un homme qui ne venait pas de Kanto. Je n’aurais pas cru que l’événement ait traversé les frontières dans ses coups de publicité. Je présume que ce n’est pas bien grave et qu’il y aura peut-être d’autres occasions pour qu’il goûte chez moi. Je me préparerai mieux à sa venue.

Tu n’aurais pas vraiment le choix puisque tu ne sais pas cuisiner sans provoquer une catastrophe. Par conséquent, ça ne pourra certainement pas être un repas de ta confection.

Quand Shin m’avoue qu’il était stressé avant que j’arrive, j’en suis surpris. Plus encore quand il me dit qu’il n’a pas l’habitude d’inviter des gens chez lui. Je me trouve dans la même situation, surtout par manque de temps. Que des personnes viennent pour le refuge, elles ne restent jamais longtemps dans la maison. Ce sont mes installations à l’extérieur qui les intéressent, ou les Pokémon mis en adoption pour ceux qui le veulent et le peuvent. En dehors d’Azy, j’ai d’autres amis, mais je ne les vois pas souvent. Et maintenant que j’y pense, il n’y a pas de femme... En tout cas, je souris à la réponse de mon hôte, content d’avoir pu le rassurer. Il n’a vraiment pas à s’en faire pour moi. Je suis déjà juste heureux de partager un repas avec lui et qu’il m’ait invité, ce à quoi je ne m’attendais pas. Une question file ensuite, je crains quelques secondes qu’elle était de trop, que je n’aurais pas dû. Il aurait pu me dire que ce n’est pas de mes affaires, je l’aurais compris. Mais non, il s’ouvre un peu plus et il y a une expression de surprise qui prend place sur mon visage. Lui aussi n’a presque plus de famille? C’est une triste coïncidence. Puis, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il mentionne ne pas être sociable. Ce n’est pas l’impression que j’ai de lui. J’ai envie de m’excuser pour ma question indiscrète, mais je commence par chasser cette surprise. Tu me sembles pourtant sociable, j’ai été étonné que tu me dises le contraire. Je me montre doux, ne voulant pas le brusquer avec mes impressions. Je dois admettre que je suis dans une situation similaire. Pour ma famille, je n’ai plus que mon presque frère adoptif. Léger rire, je reprends pour être plus clair. Il n’a pas suivi mon histoire familiale, il le faut bien. Mes parents ont entamé les démarches pour adopter Azy, mais ça n’a pas été possible à cause de son père. Je me rends compte que ce n’est pas super de parler de lui pendant qu’il n’est pas là. S’il l’apprend, il ne sera pas content... Puis pour les amis, j’en ai quelques-uns, sauf que je manque de temps. Certains, ils n’apprécient pas de passer chez moi et que je doive m’occuper des Pokémon...

Tu devrais vraiment te trouver d’autres amis... Ton travail est quotidien, il ne peut pas être mis sur pause.


En tout cas, après ces paroles, je mange et je bois encore un peu. J’aimerais lui dire qu’on est ami, donc qu’on en a chacun un de plus, mais je m’en abstiens. L’important, c’est qu’on soit capable de passer d’agréables moments avec ces personnes qui nous sont chères. J’essaie de reprendre de façon plus positive, moins sérieuse. Je n’ai pas envie de penser à ma famille maintenant, encore une fois.



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Sam 24 Mar - 16:33
Il était toujours plus facile de cuisiner pour d’autres que pour soi. C’était un fait indéniable pour le sbire. Il avait pris goût à la cuisine, cherchant à s’améliorer après chaque plat. Mais ce comportement, admettons-le, était surtout à la présence de Kane sous son toit –et de son ex, à l’époque où il s’était découvert une passion pour la cuisine-. La faire ainsi partager lui faisait plaisir et générait une sorte de fierté mal placée qui, pour une fois, lui donnait une bonne image de sa personne. En vue de son travail et de l’affection qu’il lui portait, jamais il ne s’était considéré comme une bonne personne. Il était complètement à l’opposée d’après son point de vue, quoi que son invité puisse penser. Toutefois, la cuisine mettait en avant une volonté de partage qu’il n’assumait pas de prime abord. Déjà qu’il ne mangeait en temps normal pas ou très peu… Il fut, de ce fait, rassuré d’apprendre que le plat était grandement apprécié par son invité et il y répondait par un large sourire. Tout se passait bien, pour le moment et il espérait que cette ambiance bonne enfant ne se retrouverait pas tâchée par de mauvaises idées ou des réflexions profondes, comme cette question existentielle qu’il gardait au fond de lui ; en couple, ou pas ?

Ignorant totalement ce questionnement qui reviendrait sans doute plus tard en sa mémoire, il préféra taquiner un peu plus Ferir quant à son appétit, faisant notamment référence à leur première soirée. De toute évidence, le Kantônien n’avait pas remarqué les doubles sens de la conversation jusqu’à ce que le sous-entendu soit clairement montré par les propos du sbire… Qui souriait davantage à la vue des joues écarlates de son partenaire. Il ressentait toujours cet amusement de le voir rougir ainsi, continuant encore et encore de penser que cela le rendait d’autant plus mignon et attractif. Toutefois, une pointe d’embarras semblait s’emparer du jeune homme et le schizophrène fut rassuré de le voir rire à nouveau, riant à son tour à la réponse. Au moins, cela avait la peine d’être assumé pleinement et c’était loin de déplaire à Shin’, bien au contraire. La vue du piercing lorsque Ferir lui tira la langue lui remémora des souvenirs qui lui plaisaient beaucoup et la malice dansant dans ses iris dévia pour de l’envie. Il n’était pas difficile de deviner les pensées qui l’animaient à ce moment-là et il en vint à se demander si son invité serait intéressé lui aussi, pour remettre les couverts… Peut-être quand l’alcool jouera plus son rôle. En tous les cas, il n’ajouta rien de plus sur le sujet, s’armant toujours d’un regard brûlant et, sans s’en apercevoir, il s’était doucement mordu la lèvre inférieure pour se contrôler un peu.

Pour autant, il ne fallait pas oublier le reste du repas. Il n’avait pas l’intention de cesser de manger maintenant qu’il était à la moitié de son plat. Il aimait trop les takoyakis pour ça, surtout qu’il aurait sans doute besoin de force, pour plus tard. La conversation dévia sur le dessert et sur leur origine. Le sbire n’avait aucun mal à avouer qu’il n’était pas fichu de les faire lui-même sans prendre le risque de mettre le feu à son appart. L’anecdote du brownie lui permit de rire franchement tout en diluant un peu les pensées perverses qui lui avaient traversées l’esprit. Il ne craignait pas l’autodérision et il n’avait pas de difficulté à l’utiliser, surtout quand sa réplique avait le don de faire rire son invité. A ce moment-là, c’était tout ce qui comptait ; que Ferir se sente bien et qu’il mange bien. Le reste, il essayait de ne pas s’y attarder.
« Toi aussi tu sais pas cuisiner les desserts ? » Il ne savait pas que le Kantonien n’était pas un bon cuisinier, voire une catastrophe dans une cuisine. Mais comme il partageait cette expérience de la nourriture brûler, peut-être était-ce une nouvelle ressemblance ? « Sha’ se débrouille mieux que moi pour les brownies et desserts en général oui. Par contre pour un repas, elle est catastrophique. Du coup on mange souvent ensemble, elle ramène le dessert et je fais le repas. » Pour trois, de base, et il ne mentait pas, en plus. C’était fréquent que sa sœur vienne manger le soir avec le petit et lui. Pas tout le temps, mais régulièrement quand même, lorsque les deux sbires avaient leurs soirées de libre.

« J’étais un peu venu à l’improviste aussi, donc y a pas de souci. Y a quoi comme plat typique d’ailleurs à Kantô ? »

Ça pouvait paraitre étrange de sa part, mais ça l’intéressait réellement. Il aimait découvrir de nouveaux plats et essayer de les préparer lui-même. Même s’il n’avait pas un grand appétit, il arrivait plus facilement à manger lorsqu’il diversifiait ses repas… Et cela permettait de faire découvrir à Kane de nouveaux goûts, de nouvelles saveurs. Bref. Ensuite, il ne savait pas pourquoi, il avait avoué son stress face à cette soirée qui se déroulait très bien. Il espérait que cela continuerait ainsi. Il était d’autant plus rassuré d’apprendre que la soirée convenait à son partenaire. La suite, il ne l’avait pas réellement vu venir et il se surprenait lui-même à chercher à y répondre le plus justement possible, comme s’il en avait marre de mentir tout le temps, comme s’il estimait qu’il fallait bien être honnête, de temps en temps. Il se rendait compte qu’avec son début de phrase, cela faisait comme s’il avouait que ses parents étaient morts, ce qui était loin d’être le cas. Malheureusement. Toutefois, il doutait que cette remarque soit appréciée, ayant déduit que le jeune homme avait perdu ses parents ce qui étaient sans doute un souvenir douloureux, quand on avait des parents normaux. Et une relation normal aussi, avec les personnes responsables de sa naissance. Bref.

Un petit sourire se dessina sur son visage alors que Ferir lui indiquait qu’il le trouvait sociable. Il était vrai qu’avec le Kantonien, il se montrait plutôt à son aise et bavard. Mais ce n’était pas vraiment dans ses habitudes, loin de là. Il avait plutôt tendance, en général, à envoyer braire toutes personnes qui l’approchaient de près ou de loin. D’ailleurs, le fait de ne pas agir ainsi avec son invité devait lui mettre la puce à l’oreille, mais il préférait garder ses œillères et ne pas admettre l’évidence.
« Avec toi ça va, je ne suis pas comme ça avec tout le monde. » En plus, il était capable de le dire sans remarquer qu’il y avait quelque chose entre eux. Il ne pensait pas néanmoins aux redoublements de questions que cela pouvait générer chez son partenaire. Il disait ce qu’il pensait, simplement. Il comptait bien continuer sur sa lancée d’asocial, contrairement à ce qu’il aurait pu faire croire jusque-là. Un froncement de sourcils marqua ses traits lorsqu’Azamir fut mentionné. Le sbire avait bien compris de qui parlait le jeune homme, mais il devait avouer qu’il était surpris d’apprendre que le terme « frère » avait failli prendre toute sa notion. « Ça à l’air compliqué, ton histoire… » Son incompréhension était visible et il avait essayé de taire sa curiosité. Il ne savait rien d’Azy, au final. Et il connaissait finalement très peu l’histoire de Ferir aussi, tout comme ce dernier ne savait rien de la sienne. Il ne savait pas s’il était prêt à en parler maintenant, surtout qu’il avait tâché à maitriser son poing lorsqu’il avait entendu parler du père d’Azamir. Pas qu’il le connaissait, mais il croyait comprendre qu’il y avait un souci avec les paternels… Quelle coïncidence…

La remarque sur les amis le fit réagir aussi, ayant un sourire plus moqueur qu’autre chose, démontrant une forme de dédain qu’il peinait à maitriser.
« C’est con, quand même. Comment un ami peut te reprocher d’exercer ta passion ? » Ils ne devaient pas avoir la même notion d’amis. Sa remarque était peut-être un peu brusque, mais il démontrait bien le problème de ses soi-disant amis. Il ne voulait pas juger mais ça avait été plus fort que lui. Il ne savait pas néanmoins s’il devait s’excuser pour cette remarque qui était sortie naturellement. En aucune façon il ne voulait mettre son interlocuteur mal à l’aise. La réplique qui s’ensuivit était voulue pour être plus légère que les précédente, mais le sbire avait du mal à voir où. Il continua de manger, constatant qu’il avait presque fini ses takoyakis, son riz ainsi que son verre. « … Et d’en garder de bons souvenirs. » Il essayait, sérieusement, de se montrer positif. Mais sa voix trahissait une certaine mélancolie. Évidemment, il pensait à Tanaka, de leur enfance, de son sourire, de sa voix. Il pensait aussi à Joha, cette femme forte qu’il avait adoré rencontrer et dont il aurait aimé être le fils. Il avait été durant un court instant officiellement son beau-fils, mais c’était dorénavant terminé… Hum. Il chassa ses pensées, affichant un sourire un brin forcé. « Tu re-veux du sake ? A moins que tu veuilles boire autre chose ? » Il allait se lever pour remplir à nouveau son verre alors autant le faire avec son invité, si cela le tentait.


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Lun 26 Mar - 5:55
Point de vue de Ferir

Réaliser que je parle en double sens sans l’avoir remarqué me rend embarrassé, sur le coup. J’avais vraiment la nourriture en tête quand je parlais, donc ça ne m’est pas du tout venu à l’esprit. De toute façon, en ne sachant pas ce que je dois attendre pour la suite de la soirée, ne sachant pas comment Shin me perçoit, je préfère ne pas m’attarder là-dessus, ne pas me poser de questions. J’essaie, du moins. Quand je réponds qu’il est vrai que pour la bouffe ou pour certaines activités à deux, je suis insatiable, je note alors que mon ami a ce même genre de regard que ceux que j’ai pu admirer chez moi. Ses yeux me rendent dingue, encore une fois! Je me dis que... qu’on passera sans doute une autre nuit comme la première. Est-ce qu’il m’a invité juste pour ça? Je n’avais pas cette impression, donc je dois être en train de sauter trop vite aux conclusions. Je ne devrais plus y songer et laisser la soirée suivre son cours. Je verrai ce qui va arriver, si on parle un peu plus sérieusement. Je ne sais pas trop... Je ne me suis jamais retrouvé dans une situation comme celle-là. En tout cas, mes questions sont chassées quand je le vois se mordiller la lèvre, comme il le faisait à la plage et chez moi. Il me faut détourner le regard et reprendre la nourriture, parce que je trouve ça tellement sexy comme petit comportement, ça me fait presque perdre mes moyens. Oui, la bouffe est une bonne distraction, à regarder et à goûter. J’engloutis quelques bouchées de suite, me calmant comme ça. Ça me permet aussi de reprendre une couleur de joue normale. Ça m’énerve de rougir à rien... Il n’y a vraiment aucun moyen pour que je puisse cacher mes émotions. Elles sont toujours visibles malgré moi. En tout cas, on ne peut pas dire que je sois une personne malhonnête. Je ne sais pas mentir non plus. Des fois, j’aimerais. Ou je voudrais ne pas être si facile à cerner, avoir mes petits secrets moi aussi.

Mais non, ton visage dit tout. D’ailleurs, ton interlocuteur n’aura sûrement eu aucun mal à voir ce même désir que le sien au fond de tes yeux.

On continue de parler, j’apprends alors que les desserts ne sont pas la force de Shin, qu’il ne parvient pas à les réussir. Je me sens un peu moins seul sur ce point, bien que lui sait préparer un repas sans causer de dégâts. Ça me fait rire de l’apprendre et j’en viens à lui dire que j’ai aussi mon lot d’expérience avec l’odeur de brûlé. Bon, je me dis que je n’aurais pas dû lui en parler, et plus encore quand il me pose cette question. Il y a un rire qui franchit mes lèvres, un rire un peu nerveux. Non, même si je suis la recette à la lettre, y a toujours quelque chose qui ne réussit pas. Je ne veux pas dire que c’est le cas pour tout ce que je touche en cuisine. J’imagine qu’il l’apprendra bien assez tôt... En tout cas, je ne m’attarde pas plus longuement là-dessus, préférant questionner pour savoir si sa sœur se débrouille mieux que lui. Comme il a ouvert la porte en m’en parlant, je n’hésite pas à la prendre. Ça ne semble pas le déranger, au moins. Oh, c’est bien d’avoir des talents différents et que vous les partagiez! Je l’envie là-dessus. Je pense que j’aurais pu avoir, moi aussi, une bonne relation avec ma sœur une fois à l’âge adulte. On s’entendait plutôt bien. Mais bon, je ne peux pas y songer chaque fois qu’il me parle de sa sœur, ça ne va pas le faire. Je me retiens donc de lui en parler, passant à autre chose. Et je me sens bête quand j’affirme que c’est dommage qu’il n’ait pas pu goûter des spécialités de Kanto, puisqu’il m’interroge à ce propos. Euh... Je ne sais pas si ce sont vraiment des spécialités locales, mais on a l’Anmitsu en dessert, des plats comme le Monja-yaki. J’imagine que nos spécialités doivent être proche une de l’autre. Après tout, Kanto et Johto, les régions ont des origines similaires. Ce n’est pas comme Alola. Il me dira si c’est le cas. Au moins, je pourrai le savoir aussi. Il faudrait vraiment que je puisse voyager plus. Peut-être en ayant des employés de confiance. C’est à voir.

Tu aimerais être un peu plus libre, surtout si tu t’engages auprès d’une personne, pour ne pas oser penser auprès de la personne devant toi...

Je dois admettre que je n’attendais pas tant de ce repas. Shin me semble être une personne plutôt réservée sur sa vie, sur ce qu’il pense et ressent. Je suis surpris de le voir s’ouvrir, qu’il me partage ses ressentis. J’en suis vraiment content. Je le rassure aussitôt, lui disant qu’il n’a pas à se stresser pour moi, que tout va bien. C’est juste que je ne m’arrête pas là et je peux remarquer que je l’ai surpris. Par contre, il me répond tout de même et c’est à mon tour de l’être. Pas sociable? Je n’aurais pas cru et je le nomme. Et la suite... C’est un peu inespéré. Oh je... ça me fait plaisir de savoir que tu as une aisance avec moi. Un sourire sincère vient prendre place sur mon visage. Je voudrais lui dire tellement plus, partager aussi tous les ressentis que j’ai en ce moment. C’est facile, entre nous. Il y a quelque chose qui fait en sorte que ça fonctionne bien, qu’on s’entend bien. Mais j’ai peur qu’en le mentionnant, ça soit trop, qu’il me rappelle ce qu’il m’a dit à la plage. Je ne sais toujours pas ce qu’il attend de moi, ce qu’il veut de moi. Si c’est que de l’amitié avec bénéfice, ou s’il revient sur sa décision en apprenant à me connaître... Je ne sais pas. Je préfère donc répondre à mon tour, me disant qu’il n’a pas à être le seul à me dévoiler qu’il n’a pas beaucoup de proches. C’était peut-être une erreur. Je peux voir ce froncement de sourcils, je peux voir qu’il est un peu perdu dans ce que je dis, ce qu’il me confirme ensuite en parole. Ton dos revient s’appuyer contre le dossier de la chaise, ton regard dévie. Ton attitude change, tu te renfrognes. Tout cela se fait sans même que tu en aies conscience. C’est vrai, je suis désolé. Je ne voulais pas t’importuner. Je laisse passer un temps, déposant mes baguettes sur le bord de l’assiette. Je préfère attraper mon verre pour le terminer. Il n’en restait plus beaucoup de toute façon. Je lève ensuite doucement le regard vers lui, lui parlant de mes amis. C’est moins compliqué pour eux. Ils sont juste... moins présents. Je n’ai pas un travail qui me permet d’avoir une vie sociale au niveau que j’aimerais qu’elle ait. Mais de toute évidence, je me suis encore mis les pieds dans les plats. Ça me ressemble bien, ça.

Tu prends tout contre toi, tu crois que la moindre réaction neutre ou négative est de ta faute alors que ce n’est pas le cas.

Ce n’est pas tout le monde qui adore les Pokémon à ce point, qui comprend pourquoi j’ai choisi ce métier qui peut m’occuper vingt-quatre heures sur vingt-quatre par moment. Pour certains, le travail a un horaire et ils n’y dérogent pas. De mon côté, tant que je n’ai pas d’employés, mes horaires dépendent de mes pensionnaires. J’explique le problème d’une voix douce, et j’espère que ça ne l’amènera pas à se dire que ça sera trop compliqué de me fréquenter ou juste qu’on soit ami... J’essaie donc une formulation pour adoucir, sauf qu’il passe un temps avant que Shin y réponde. Si j’ai encore dit quelque chose qu’il ne fallait pas... Mais il me répond, même si je sens qu’il y a quelque chose qui cloche. C’est vrai. J’aimerais ajouter un mot plus positif, sauf que je n’y parviens pas. Au final, il m’offre à boire, ayant sûrement vu le verre vide devant moi. Je veux bien merci. J’attrape mes baguettes et je termine le peu de nourriture qui me restait pendant ce temps. Je le remercie de nouveau quand mon verre n’est plus vide, en prenant une gorgée directement. Je vais t’aider à débarrasser la table après, ça ira plus vite pour le dessert. Petit sourire, jusqu’à ce que je me rende compte que mes paroles peuvent être mal vues alors que je veux vraiment juste l’aider et que je ne cherche pas à le presser ou à chambouler ce qu’il avait prévu. M’enfin, si tu avais prévu qu’on le prenne tout de suite après le repas.

Tu laisses trop tes doutes et tes inquiétudes t’affecter. En plus, tu es une éponge à sentiments, ceux des autres influencent ta propre humeur.

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