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» Entre ses griffes... /-16\


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Modo & Ranger

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 11270

Région : Kanto | Hoenn
Dim 27 Mai - 20:01
Azamir
Ça te fait si mal de voir la femme que tu aimes souffrir. Tu ne peux rien faire, et tu sais que ça fait partie du plan de Clark, ça aussi. Il t’avait dit, la première fois qu’il est parvenu à t’avoir, qu’il te ramènerait de la compagnie. Dès qu’il a compris la nature de tes sentiments envers Gaeriel, il n’a pas pu s’empêcher d’évoquer le passé, ce douloureux passé quand tu as assisté, impuissant, à la mort d’Isiel. Il tient à répéter l’histoire... Tu ne veux pas revivre ça, jamais. Ces émotions te compriment le cœur. Le sbire sait que tu en souffres aussi et il en profite. Par contre, ça te donne la force de lutter un peu, mais ça ne donne aucun résultat. Ça contribue juste à ce que tu te blesses, à ce que tes plaies s’ouvrent. Ton sang s’écoule à fines gouttes dans le bas de ton dos, là où reposent tes poignets. Tes efforts sont vains. Tu ne peux plus parler assez fort pour qu’il te comprenne. Ou alors il t’ignore avec brio, te faisant croire qu’il ne t’entend pas. Impossible de savoir laquelle des hypothèses est la bonne, et tu n’as pas envie de le provoquer pour le voir redoubler de violence envers ton amie... Le voir la maintenir au sol... Tu as beau ne plus regarder, tu peux entendre la souffrance qu’il provoque. Elle essaie de lui parler, mais il semble s’en foutre. Il continue de menacer et tu ne comprends pas bien. Il est si contrarié? À moins que ce soit pour que tu continues de t’agiter. Tu voudrais tant lui fracasser le crâne sur le sol, lui rendre toutes les souffrances qu’il vous a infligées. Tu n’es pas un violent, tu ne te plais pas à torturer, à son contraire. Ça ne t’a jamais caractérisé, même pendant que tu endossais le rôle d’un assassin pour les Rockets. Mais lui, tu lui démolirais le crâne sans le moindre remords.

C’est tout ce qu’il mérite. Un danger comme lui ne doit plus vivre, pas après tout ce qu’il a fait.

Écoute-la... À nouveau, il n’y a qu’un murmure qui s’échappe d’entre tes lèvres sèches. À force d’essayer de parler, elles vont craqueler... Clark est beaucoup trop dans son délire à vouloir marquer le visage de la ranger à jamais pour avoir porté attention à toi. Tu ne veux pas qu’elle subisse ça. Il faut qu’il reprenne ses esprits, qu’il se rende compte qu’elle tente de collaborer. Ton regard va vers son Alakazam, mais le Pokémon reste debout, docile, fixant son maître. Il ne t’accorde pas la moindre intention. Ce n’est pas un Pokémon que tu connais pour établir avec lui un lien télépathique. De toute façon, tu en oublies que ce lien ne vient pas de toi ni de tes capacités. Un humain ne peut pas faire ça. Puis, qu’est-ce que tu lui dirais? De calmer son dresseur? Comme s’il allait t’écouter... Fatigué, à bout de souffle, tu cesses de bouger. Ça ne sert à rien. Tu fais juste épuiser tes forces, accélérant le moment que la déshydratation aura raison de toi. Si Gaeriel est prête à parler pour toi, alors il ne faut pas que tu déconnes. C’est ce que votre tortionnaire veut. Ne lui donne pas satisfaction. Au moins, quand les derniers mots de la jeune femme retentissent dans la pièce, tout redevient plus calme. Clark retire sa lame, puis il se redresse lentement. Il semble plus calme. Mewtwo peut te localiser... Il parle à voix basse, comme s’il se parlait plutôt à lui-même. De ton côté, tu te fiches éperdument de ce qu’il peut se raconter. Ton regard se concentre sur la blessure de ton amie, espérant qu’elle n’est pas trop grave. Sans surprise, du sang s’en écoule. C’est tout ce que tu peux voir en te trouvant au centre de la pièce.

J’espère qu’il nettoiera aussi sa plaie. Il faut qu’il le refasse pour moi...

Tu vois, ce n’était pas si difficile de me parler. Sarcasme, il arbore un sourire déformé et mauvais. Il sait très bien qu’il n’a pas encore tout en main, mais le Rocket peut se permettre une petite pause. Il ne lui reste pas grand-chose à découvrir, mais il a encore beaucoup à faire. Tu as bien mérité une petite récompense pour ta collaboration. Tu redresses la tête, te demandant de quel genre de récompense il peut bien parler. Il n’y a rien de rassurant avec cet homme. Tout peut arriver. Tu ne doutes pas qu’il puisse être sarcastique dans ses propos. Surveille-les. Ordre qu’il adresse à son Alakazam qui acquiesce. S’il lui parle de vive voix constamment, t’en viens à te demander s’il peut communiquer par télépathie. Si ce n’est pas le cas, il y aura moins de surprise. L’assassin sort de la pièce, pendant que tu te détends un peu plus, posant la tête au sol. Tu n’oses pas parler en son absence, il y a toujours le Pokémon. Il aura sûrement le moyen de rapporter vos propos à son maître, donc il vaut mieux ne pas se risquer. Tu te trouves dans un état somnolant quand l’homme revient. Il tient un sac, il rapporte donc plusieurs choses. Il commence par désinfecter la plaie franchement infligée à Gaeriel, avant de venir vers toi et d’en faire de même pour tes poignets, ne manquant pas l’occasion de te faire savoir qu’il te trouve idiot. La prochaine fois, je ne nettoie rien. Te voici prévenu, mais tu t’en fous. C’est évident qu’il ne te laissera pas partir. Tu gagnes du temps s’il tient vraiment à ce que tu meurs de la déshydratation, c’est tout... Et avant de se détourner de toi, il pose au sol une petite bouteille d’eau, celles d’à peine trente centilitres, qu’il débouche. Débrouille-toi pour boire. Tu as tellement soif... mais il ne faut pas que tu fasses un faux mouvement. Il ne t’en donnera pas un autre. Tellement obnubilé par cette bouteille que tu ne regardes pas ce que le sbire fait ensuite, en retournant vers ton amie. Tu essaies de trouver un moyen de boire sans pouvoir prendre tes mains.

Je dois réussir, il faut que je réussisse.

Doucement, tes dents agrippent le bord de la bouteille et tu parviens à aspirer de petites gorgées. C’est difficile de prendre ton temps, sauf que tu as failli t’étouffer donc tu n’as pas le choix. Tu jauges ensuite de si tu peux engloutir tout le reste, mais tu préfères tenter d’en aspirer un peu plus avec la même méthode d’abord. Ensuite, tes dents la tiennent fermement puis tu bascules la tête et tu t’aides de tes mains pour te mettre sur le côté, côté dont il n’y a pas une côte de cassée pour avaler ce qui reste. Évidemment, ce n’est pas assez pour étancher ta soif en plus que tu en perds quelques gouttes qui glissent aux coins de tes lèvres... Disons que ça te contente en attendant de retourner dans un seuil critique. Pendant ce temps, pendant que tu ne regardais pas, Clark s’occupait de donner de l’eau aussi à ton amie, en plus des médicaments qu’elle doit prendre. Si c’est tous les jours, il y a un peu de retard. Dès que tu termines, tu te laisses retomber sur le ventre, essayant de contrôler la grimace de douleur qui a pris place sur ton visage. L’effort a puisé dans tes réserves d’énergie, tu te sens fatigué. Azamir. Pas moyen de te reposer. Tu attends la suite sans rien dire. Aurais-tu voulu avoir des enfants? La question t’étonne, ne t’attendant pas du tout à ça. Et il parle au passé... Clark a clairement une idée derrière la tête, idée que la ranger peut sans doute comprendre. Est-ce qu’il veut une réponse sérieuse de ta part? La première réponse qui te vient est un non ferme, désireux de ne pas engendrer un nouveau criminel à ton tour. Mais tu te contentes de hausser les épaules. Dommage. Je suis sûr que Kyoko en voulait, si elle le peut encore... L’éclat mauvais brille dans ses iris rougeoyants. Tu les fixes, ne comprenant pas ce qu’il dit. Je suis sûr que tu te souviens de ce jour que je t’ai privé d’un enfant à naître, mots adressées à la jeune femme. Ce jour-là, chacun d’eux a marqué l’autre, dans le mauvais sens. C’est juste que toi, t’es aucunement au courant. T’es juste... stupéfait de la nouvelle, mais une nouvelle haine envers le Rocket ne tarde pas à se manifester.

Il y a forcément un moyen de le tuer...

Le résultat n’est pas tout à fait celui escompté de ton côté, mais les réflexions finiront bien par se manifester. Récompenser, pour mieux enfoncer le clou selon les réactions...



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Ranger Kantô

C-GEAR
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Mar 29 Mai - 21:43
La douleur se rappelle à moi et j'en ai le souffle coupé, les larmes aux yeux, me mordant les joues en espérant que cela me permette d'oublier, ne serait-ce qu'un instant, la lame qui s'est enfoncée dans ma peau. J'en ai du mal à reprendre ma respiration alors que, pourtant, il le faut : il faut que je termine ma phrase, quoi que cela m'en coûte, avant qu'il n'aggrave les choses et passe à l'étage supérieure. Que serait-elle ? Me blesser davantage, ou s'en prendre à mon ami ? Je ne dois pas lui laisser le temps d'aller aussi loin, il faut que je parle... Et c'est ce que je finis par faire, avec beaucoup de mal, mais suffisamment fort pour que Clark puisse m'entendre... Il faut dire que dans une telle position il doit tout entendre puisqu'il m'a plaqué au sol et est resté là, sa main sur le manche de sa lame. Mes mots semblent l'atteindre puisqu'il retire brusquement son arme et se redresse, les répétant à voix haute, songeur. Je n'ai pas pu m'empêcher de lâcher un grognement de douleur à son retrait et il n'a même pas réagit, c'est que mes mots ont eu un effet sur le sbire... J'essaie de le regarder pour lire en lui mais mes larmes obstruent ma vision, c'est inutile. Je referme donc les yeux et ne bouge plus du sol, le corps un peu plus meurtri encore... Je ne sais pas comment fait Azamir pour encore tenir debout malgré ses blessures, son état semble pire que le mien et, pourtant, il a réussit à se tenir debout pour faire face au sbire. Quoique peut-être que Clark ne l'a pas frappé aux jambes comme il l'a fait avec moi, ce qui expliquerait en partie pourquoi il tient toujours debout alors que j'en suis incapable.

Je réagis à peine lorsque le sbire revient dans la pièce, assommée par la douleur, mais je bouge lorsque le désinfectant touche ma blessure ouverte, donc le sang coule encore lentement le long de ma peau avant de rejoindre la petite flaque qui s'est formée sur le sol. Malgré la drogue qui a toujours un effet sur ma conscience je n'arrive plus à me relever, et la douleur est trop forte pour que l’opioïde puisse la faire disparaître purement et simplement... Ce serait trop simple. Je reste donc parfaitement immobile, fatiguée, n'ayant plus l'énergie de me redresser ou de protester sur le sbire. Et puis je me suis promis de me calmer, de modérer mes propos... Si je recommence à l'agresser verbalement il risque de s'en prendre à Azamir, il faut à tout prix que je l'en empêche. Je le laisse donc docilement me redresser lui-même, me faisant avaler mes médicaments et une longue gorgée d'eau au passage.

Ma docilité ne semble guère lui plaire, mais il devra faire avec ; j'ai appris de mes leçons. Cependant, le sbire n'en perd pas de sa vergue pour autant et hèle Azamir, qui ne semble pas en très grande forme. J'ouvre finalement une paupière pour l'observer du coin de l’œil, sentant que l'on risque d'assister à un coup foireux de sa part... Il ne s'en privera pas. J'ouvre mon autre œil lorsque le sbire parle d'enfants... L'enfoiré avait prévu son coup. Comment peut-il oser parler de tout cela, de ce qu'il m'a fait ? Même si je n'étais vraiment pas certaine de vouloir garder cet enfant - je savais que je n'étais pas amoureuse de Ryuk, même si nous étions bien ensemble - il ne m'a pas laissé le temps d'y réfléchir...

Clark continue de déverser son venin et je détourne le regard en serrant des dents. Ne rien dire, laisser couler. Je ressens une gêne profonde à l'idée qu'il puisse dire cela devant Azamir mais, aussi, qu'il parle d'un possible futur, entre nous... J'ai beaucoup de mal à me contenir à ses derniers mots, de trop ; je n'ai pas du tout envie de parler de tout cela et je sens qu'il est en train de partir sur une pente glissante, trop... Je n'ai plus le choix, il faut que je parle.

- On est là pour parler de Mewtwo ou pour faire causette autour d'un thé ? Je me redresse lentement, sur mes coudes, pour regarder le sbire dans les yeux. Je préfère ne pas me tourner vers Azamir, toujours gênée qu'il puisse savoir cela. Et je ne veux pas qu'il en apprenne plus de la bouche de cette vipère, surtout au sujet du braconnier. Et dire que, depuis le début, tu as déjà sous la main ce que tu recherches tant...

Après tout, ce n'est pas parce que je dois parler que je dois tout dire. J'espère au moins que cela détournera son attention, le temps que je réfléchisse à un plan pour que l'on s'en sorte tous les deux... Même si celui qui commence à se former dans mon esprit est tordu, je m'en rend bien compte.





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Modo & Ranger

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Jeu 31 Mai - 0:01
Azamir
Il faut admettre que cette eau te fait du bien, même si elle n’est pas en quantité suffisante pour étancher ta soif ou pour te tirer d’affaire. Tu as conscience que tu gagneras seulement du temps, qu’il s’agit d’une tactique de la part du sbire. Il a forcément un plan ou une idée derrière la tête en faisant cela. Malgré ça, en voyant la petite bouteille de plastique pleine de ce liquide essentiel à la survie humaine, tu n’as pas résisté. Tu t’es jeté dessus sans la moindre hésitation, oubliant même ce qui se passait autour. Néanmoins, lorsqu’il n’y a plus d’eau, la réalité te rattrape rapidement. Ton amie est elle aussi à bout de force et ça te fait mal de la voir ainsi. Tu voudrais tant pouvoir la serrer contre toi et lui assurer que tout ira bien... Mais non, Clark reprend son jeu des révélations, semblant s’en amuser. Tu comprends sans mal ses intentions, mais tu continues d’avoir confiance en Gaeriel. À ton sens, c’est normal qu’elle ait décidé de ne pas tout te révéler. Vous n’êtes que des amis, vous ne vous amusez pas à discuter de votre passé et à vous révéler tous vos secrets à chaque rencontre. Par contre, apprendre que le Rocket a blessé la jeune femme pendant qu’elle était enceinte... Ça te met dans une colère noire. Il en parle avec tant de désinvolture, avec fierté même... Comment fait-elle pour ne pas réagir? Ton regard revient sur elle, mais elle semble éviter le tien. Aucun doute, ça la gêne, ça la rend aussi en colère. Et quelque part, ça te gêne aussi qu’il évoque, d’une façon indirecte, la possibilité que tu puisses être en couple avec elle. Tu sais qu’il ne te laissera pas sortir vivant de cette histoire. Il essaie de te donner de l’espoir pour mieux le briser. Puis, ce n’est pas un simple baiser qui signifie qu’elle voudrait bien de toi si vous parvenez à vous échapper. Tu veux t’en convaincre pour ne pas en souffrir, mais l’idée que ça puisse être possible te fait du bien, elle t’apaise. Dans une telle situation, c’est difficile de rester rationnel, de ne pas s’accrocher à ce qui peut donner de l’espoir.

Je dois rester logique. Pour lui faire face, c’est nécessaire.

Au final, la ranger réagit d’une façon plus ou moins calme. Tu comprends aisément que ça ne soit pas facile pour elle, et surtout qu’elle n’ait pas envie de s’attarder sur un tel sujet. Est-ce que Clark pourrait encore révéler autre chose sur elle? Le revers fera mal. Peut-être que l’homme cherche à démontrer que rien ne t’affecte dans ce qu’il révèle, mais que pour toi, l’unique gros secret contribuera à vous éloigner... Cette hypothèse ne te vient pas totalement en tête. Ça devient ardu de réfléchir, tu te concentres sur un plan pour vous évader. Si seulement tu savais où se trouvent vos Pokémon... Au moins, la bonne nouvelle, c’est que le lieutenant Rocket est si souvent en votre compagnie qu’ils doivent bien se porter. Au moins, tu as une préoccupation en moins, une crainte de moins. Ce que j’ai à dire ne te plaît pas? Il est sarcastique, connaissant déjà la réponse. Il aurait voulu poursuivre sur cette lignée, mais les mots de Gaeriel attirent son attention. Ses iris rougeoyants ne la lâchent plus. Il semble réfléchir quelques instants. Pour ta part, tu n’y comprends rien. Tu présumes qu’elle a un moyen pour appeler Mewtwo, tout comme toi tu en as un pour Rayquaza. Il vit sa vie au-dessus des nuages, mais il saura vous entendre quand vous aurez besoin de lui. Et justement, tu aurais grand besoin de lui... Il pourrait vous sortir de cette mauvaise situation sans soucis. Bref, tu continues de ne rien comprendre alors que des liens se font dans la tête du sbire. Il essaie tant bien que mal d’assembler les pièces du puzzle, tâchant d’être patient. Tout va plus vite qu’il l’avait prévu, il est très satisfait de son succès. Néanmoins, il garde à l’esprit la conclusion à laquelle il tient, la seule possible à ses yeux. Il ne laissera rien d’autre survenir pour contrecarrer ses projets, pas alors qu’il est sur le point de conclure le tout en beauté. Son expression hautaine et dénigrante reprend place sur son visage. Il a compris.

Il ne me gardera pas en vie très longtemps s’il a tout ce qu’il veut...

Justement, Clark se déplace et il vient vers toi. Il ne va tout de même pas... maintenant? À cette pensée, ton cœur s’emballe. Tu ne veux pas mourir, pas de sa main. La nausée te prend, sauf qu’à part de l’eau et de la bile, il n’y a rien de plus à renvoyer dans ton estomac. La panique, elle n’est pas simple à contenir. Tu es sur le point d’essayer de t’agiter, d'essayer de te libérer même si tu sais que c’est inutile. Ton regard reflète cette peur que ce soit la fin. L’assassin se positionne au-dessus de toi, les pieds de chaque côté de ton corps, puisque tu es toujours couché au sol sur le ventre. Tu n’as pas remarqué qu’il avait un pistolet sur lui. Il est vrai que tu ne l’as pas détaillé. Et peut-être l’a-t-il ramené avec l’eau et les médicaments. Il t’empoigne les cheveux pour te relever la tête, t’attirant une grimace sous la douleur. Sauf que ce qui t’inquiète est ce canon du pistolet que tu peux parfaitement sentir derrière ta tête... Le moyen que Mewtwo a de te localiser, c’est bien ce que tu portais au cou? Il est froid et brusque dans son intonation. Tes paupières se ferment, tu ne veux pas la voir hésiter de répondre, surtout pas. Lui n’hésitera pas à tirer s’il n’est pas satisfait. Et même s’il l’est, il pourrait très bien le faire. Si mal au cœur, si mal au corps... Tu t’attends au pire dans les prochaines secondes, résistant à une envie de pleurer, ne pouvant rien faire d’autre. Tu ne veux pas lui donner cette satisfaction, mais tu tiens à la vie. Cette seconde chance qui t’a été offerte, elle était un souffle nouveau qui t’a permis d’enfin vivre, d’enfin être heureux et de faire ce que tu aimes. Elle s’arrête bien trop tôt... Si j’étais toi, je ne jouerais pas avec ma patience... Ce n’est pas à toi qu’il parle. Sa voix est menaçante, et tu peux déceler qu’il résiste très fort à l’envie d’en finir directement avec toi. Même sans voir son visage, c’est quelque chose qui ne t’échappe pas.

Après ta désertion de l’organisation mafieuse, tu te moquais de vivre ou de mourir. Maintenant, tout est différent...



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Ranger Kantô

C-GEAR
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Dim 10 Juin - 17:58
Je ne pensais pas que le sbire évoquerait ce sujet un jour, encore moins dans cette situation. A vrai dire je n'avais jamais eu la certitude qu'il me savait enceinte jusqu'à cet instant précis... Ainsi mes doutes étaient fondés, il avait du le deviner d'une façon ou d'une autre et il avait visé le ventre pour cette seule raison, pour tenter de me détruire. En soit il a bien faillit réussir, la blessure était mauvaise et j'avais perdu beaucoup de sang ; si Mikhail n'avait pas été aussi réactif à son arrivée j'aurais certainement perdue trop de sang pour pouvoir être soignée, j'ai vraiment eu beaucoup de chances qu'il ait été à Céladopole au même moment que moi... Mais ce n'est pas vraiment le moment de penser à cela, il faut déjà que je lutte pour ne pas répliquer face au sbire et ne pas lui cracher ma haine à la figure, prenant sur moi pour ne pas aggraver encore plus la situation. Mon bras me fait toujours un mal de chien, ses soins sommaires n'ayant pas fait grand chose, et cela m'aide sûrement à ne pas répliquer face au sbire malgré ses répliques cinglantes, la douleur prenant trop de place dans mon esprit... Et pourtant des insultes j'en ai tout un tas en réserves. Je le sens prêt à en dire plus, bien plus, et je ne veux surtout pas entendre ce qu'il aurait à dévoiler à Azamir, hors de question... Je tente donc le tout pour le tout en ne répondant pas à sa provocation et en lui donnant une nouvelle information. Maintenant qu'il peut faire pression sur l'un de nous deux en changeant de cible selon ses envies je ne peux plus être aussi insouciante, je ne veux pas qu'il le blesse de nouveau à cause de moi... Il a déjà été trop loin.

J'ai attiré son attention, il semble en avoir totalement oublié la précédente conversation. Je l'observe en prenant sur moi pour garder la tête haute, la douleur et le début du manque commençant petit à petit à se faire ressentir ; il m'en faut de plus en plus régulièrement pour tenir le coup, c'est mauvais signe. Je hausse un sourcil inquiet en le voyant s'éloigner pour aller vers Azamir, le dominant de sa haute taille... Avant de tirer un pistolet de sa poche et de le poser contre la nuque de mon ami. Il le fera si je ne lui répond pas assez rapidement, je le sais, il n'a pas de cœur après tout. Il a deviné ce que je voulais dire et rajoute quelques mots qui me font frissonner de peur ; je le sais bien, il ne rigole pas là dessus. Je ne perd donc pas de temps et je lui répond rapidement, espérant que cela débloque la situation... De toute façon je n'ai pas le choix.

- C'est ça ! Je sens mon cœur se tordre de douleur alors que tout peut se jouer à cet instant précis ; il pourrait très bien se dire qu'il n'a plus besoin de Azamir désormais... Sauf que jamais il ne verra Mewtwo s'il osait faire ce geste. Je préférerais mourir à mon tour. C'est un sifflet qui a des propriétés psychiques, il nous relie lui et moi !

Mon cœur bat la chamade, ça en est de plus en plus douloureux. J'ai de plus en plus peur de ce qui peut arriver et je ne cherche même plus à le cacher... Clark n'a pas bougé de sa position et ce n'est pas pour me rassurer. Oserait-il... ?





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Modo & Ranger

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Dim 10 Juin - 22:56
Azamir
Ce n’est pas la première fois que tu te retrouves avec une arme pointée sur toi. Avec ton passé de Rocket, c’est survenu à quelques reprises. Même, quand Clark a pu mettre la main sur toi la première fois, il t’avait aussi menacé en te menant à la sortie du repaire. Par contre, tu ne t’étais jamais trouvé dans une situation si précaire avant. Tu avais toujours un moyen de te défendre, ou la certitude qu’il n’arriverait rien. Cette fois, tu te sais condamné. Le sbire mène le jeu, il vous domine. Tu ne vois pas comment vous pourriez vous en sortir sans aide extérieure. L’espoir diminue peu à peu tandis que la peur prend le dessus. Il n’y a rien qui peut l’empêcher de tirer. Malgré ce constat, il y a une forme de soulagement qui se manifeste en toi quand Gaeriel répond à la question, paraissant honnête. Soulagement de courte durée, parce que la réalité te rattrape : cette révélation ne l’empêchera pas de te tuer... L’homme ne tarde pas à réagir, mais il ne te relâche pas pour autant. Toute cette souffrance pour rien... Tu aurais pu l’empêcher en me dévoilant dès le départ ces informations. Ce n’est pas difficile d’imaginer cette satisfaction malsaine visible sur son visage. Maintenant, il a presque tout en main. Il sait que la suite ne sera pas si simple non plus. Sauf que la suite, il y a une partie que ce n’est pas à lui d’en décider. Ça, tu aurais pu le deviner si tu ne te trouvais pas dans cet état d’esprit, si tu ne craignais pas tant pour ta vie. Néanmoins, ce n’est pas toi que ça sauvera... L’assassin relâche sa poigne sur tes cheveux, ta tête retombe au sol. Ta respiration est difficile, de légers tremblements parcourent ton corps. Tu voudrais presque remercier ton amie, mais une fois de plus, Clark est le plus rapide. Il a son plan, il veut toujours te détruire avant de t’éliminer. Tu l’as humilié en concluant ce marché avec Giovanni, le forçant à te libérer. C’est personnel et il tient à te faire payer.

Il a gagné... Qu’est-ce que je peux faire contre?

Mais même si tu collabores, vous restez de minables petits insectes à mes pieds. Tu ne vois pas ce dégoût déformer ses traits, mais aussi ce sadisme pur. Il se redresse et tu entends le barillet tourner. Tu n’aurais pas cru qu’il s’agirait d’un vieux pistolet... Voyons si tu as de la chance... Tout juste le temps de retenir ta respiration, qu’il remet en place cette roulette et qu’il appuie sur la gâchette. Ton cœur se comprime avant d’accélérer d’une façon brusque. Le constat ne tarde pas à survenir : il n’y avait pas de balle à cet emplacement. Tu réprimes une envie de vomir tellement toutes les réactions physiques que tu as sont envahissantes. Il joue avec tes nerfs et avec ta vie comme un bébé peut le faire avec un hochet. Ton esprit est de plus en plus au bord de la rupture. Il faut te calmer, reprendre tes esprits. Tu en as, pour le moment. Quand il s’éloigne enfin de toi, tu ne lèves pas la tête. Trop sous le choc. Il te faut quelques secondes pour comprendre ses mots. L’homme ne doit plus être très loin de Gaeriel, maintenant. Sache que tes efforts pour le protéger sont vains. S’il y en a un de vous deux qui ne sort pas d’ici vivant, c’est lui. Tes dents viennent appuyer sur ta lèvre inférieure, te retenant de parler. C’est inutile, il va le faire. Aucun doute sur ce qu’il s’apprête à dire. Alors que tu es en état de choc, que tu ne parviens pas à te calmer pour y voir plus clair, pour mieux songer à un moyen d’échapper à cette histoire... Oui, il a choisi le meilleur moment qui soit pour définitivement te mettre à terre. Si Giovanni l’empêche de prendre sa revanche sur la ranger, il l’aura sur toi. Tu ne t’es jamais demandé pourquoi les Rockets le pourchassent? Ensuite, le lieutenant doit avoir tourné la tête dans ta direction parce que sa voix est plus forte. Ou alors ce n’est que ton imagination, parce que tu ne peux toujours pas le regarder. Azamir, tu ne lui as pas parlé de Raven, l’oiseau de malheur?

Pourquoi le chargeur était-il vide? Elle va me détester...

Tu es tellement convaincu que ça ne peut pas se passer autrement... Et Clark l’a compris, tu lui as donné une redoutable arme contre toi. Une forme de honte est visible tandis que tu redresses un peu la tête, regardant ton amie. Un bref échange, tu voudrais lui demander de te pardonner pour ce qui suivra, lui demander de comprendre que tu n’es plus l’homme dont le sbire parlera. C’est derrière toi et tu aurais voulu que ça le reste... Quand votre bourreau reprend son discours, tu te contentes de fermer l’œil et de poser ton front contre le ciment froid du plancher. Raven était son surnom au sein de la Team Rocket. Il est un déserteur, crache-t-il sans détour, étalant toute la haine qu’il te voue depuis cette trahison. La vérité est sortie et elle te fait si mal. De par ton attitude, ce n’est pas difficile de comprendre que c’est vrai, que tu as honte. Malheureusement pour toi, le sbire ne te laisse pas le temps d’avoir une autre réaction, il ne laisse pas non plus l’occasion à la ranger de te parler. Il ignore quel genre de réaction elle aura, si elle prend bien ou non la nouvelle. Non, ce qui importe est cette peur que tu nourris; celle qu’elle te tournera le dos. Elle ne doit donc pas avoir l’opportunité de te démontrer le contraire, si c’est ainsi qu’elle le prend. Tu n’étais pas sûr que l’assassin puisse communiquer par télépathie avec son Alakazam. Dommage pour toi, il le peut. Sans qu’il ouvre la bouche, il demande à son Pokémon d’appliquer le plan, ce même plan dont ils parlent tous les deux depuis plusieurs minutes. Un assaut mental, comme ceux qu’il t’avait infligés lors de ta première captivité. Cette fois, il y mêle aussi des images, floues et rapides que tu n’as pas le temps danalyser ou comprendre. Cette pression dans ta tête te fait hurler. Tu ne vois plus ce qui se passe autour malgré ton œil bien ouvert, tu n’entends plus que le son de ta voix qui se brise. Tes muscles sont contractés, la douleur est forte, trop forte. Elle te mène à l’inconscience. C’était exactement ce que Clark attendait...

Maintenant, il peut broyer ce qui te reste de volonté. Te voir tout abandonner avant la mort, c’est son souhait.

Un ricanement mauvais s’élève de sa gorge. Il n’aurait pas cru que tout se déroulerait comme il l’espérait. Ça en est presque pitoyable.
As-tu déjà subi une attaque psychique, Kyoko? Il pose la question sans porter attention à la réponse, revenant vers toi. Il te libère de tes chaînes, tes bras retombant lourdement au sol, chacun de leur côté. Le Pokémon bouge, aidant l’homme à te sortir de la cellule. Il ne dit rien à Gaeriel, la laissant dans le néant quant à ses intentions. Elle les découvrira bien assez tôt, et ça le fait jubiler d’avance. Donc, il se moque bien de ce qu’elle peut lui dire, mais s’il y a des menaces, il n’hésitera pas à ordonner à son Alakazam de rester avec elle. Il peut se débrouiller par lui-même. Inconscient, le sbire peut t’amener dans la cellule à côté. Il peut t’y immobiliser sans mal. Cela fait, il revient vers la jeune femme, ayant en main la petite dague dont il s’est servi plus tôt, mais aussi une sorte de récipient. J’ai besoin de ton sang. Il se moque des protestations qu’il pourrait avoir. C’est facile pour lui de la maîtriser et de planter de nouveau la lame dans sa peau, au même endroit que précédemment. Il bouge un peu la lame, aggravant la blessure pour recueillir plus de sang. Au besoin, le Pokémon pourra aider. Lorsqu’il est satisfait de la quantité, il confie le récipient au Alakazam. Ses doigts libres se posent sur la blessure, avant de venir sur la joue de sa prisonnière, y étalant le sang. J’espère que la suite te plaira. Sois patiente, je viendrai m’occuper de toi après. Des mots susurrés, jurant avec cette expression de démence qu’il arbore. Il ne tarde pas ensuite à se redresser et à partir. Pendant ce temps, le Pokémon se téléporte et il revient rapidement dans la cellule de Gaeriel. Il dépose, directement au sol, une tablette dont l’écran est fermé. Grâce à l’étui, elle peut tenir sur le côté, comme un écran d’ordi portable. Il la place juste assez loin pour que la ranger ne soit pas en mesure d’y toucher. Cela fait, il n’a plus qu’à attendre le signal pour l’activer.

Combien de temps passe avant que tu reprennes tes esprits?

Et lorsque tu commences à réagir, à manifester un retour à la réalité, l’Alakazam actionne l’écran de la tablette. Gaeriel pourra alors voir la cellule dans laquelle tu te trouves, grâce à une caméra de surveillance. Cette fois, Clark t’a immobilisé sur une chaise. Tu reviens peu à peu, mais il ne faut que quelques secondes avant que tu figes ton regard sur ce sang présent sur tes mains. Tu ne comprends pas d’où il vient, ce qu’il fait là. Il est un peu sec par endroit. Tes jointures sont abîmées, comme si... comme si tu avais frappé sur quelque chose. Du mouvement dans la pièce te fait relever la tête. Clark s’est approché, apparaissant dans le cadre de la caméra.
Tu sembles confus... Tu ne te souviens pas? Il est temps qu’il sorte ses talents de manipulateur. Il doit tout contrôler, il doit jouer à la perfection s’il veut que son plan fonctionne. Que m’as-tu fait? Tu articules mal, ayant mal à la gorge à cause de tes précédents hurlements. Moi? C’est plutôt toi. Tu allais ruiner mes chances d’obtenir Mewtwo. Rude, en colère. Il te surprend, ne comprenant pas ce que tu aurais à te reprocher. Les explications ne tardent pas à te donner un coup de poing au ventre. Gaeriel voulait ta mort, elle te criait des insultes. Je t’avais dit qu’elle ne pourrait pas accepter de te côtoyer... Qui voudrait de toi en sachant ce que tu es? Il y a une image qui te revient en tête, te voyant aux côtés de ton amie. Doucement, tu hoches la tête de gauche à droite, refusant ce qu’il dit même si au fond... tu crains plus que tout qu’il ne te mente pas. Il continue de te marteler, de te faire douter. Elle était tellement dégoûtée, elle ne voulait plus te voir. L’assaut mental sert à te mettre un doute, à ce qu’il y ait comme des bribes de cet événement dans ta tête, même s’il n’en est rien. Je t’ai détaché pour te changer de cellule, mais tu as perdu le contrôle quand elle t’a comparé à moi et tu l’as frappée à quelques reprises... Tu baisses la tête, le cœur serré. Tu essaies de savoir si c’est vraiment ce qui s’est passé. As-tu vraiment fait du mal à la personne que tu aimes? Ça ne serait pas la première fois, tu as déjà blessé Isiel, tu as déjà failli le faire envers Ferir aussi...

Mais c’était avant, n’oublie pas que tu n’es plus le même! Isiel te poussait à la violence, aimant la subir...

Pour achever tout doute, il te montre sur son portable une photo. De mauvaises qualités, imitant celles qu’on pourrait avoir d’une caméra de surveillance. Évidemment, il s’agit d’un montage, d’une fausse. Avec une si basse qualité, ce n’est pas difficile de créer un faux, surtout pas pour des pros dans ce domaine. Un contact rapide envers quelqu’un de l’organisation et voilà que l’image est envoyée à son téléphone. Mais tu es confus, à bout de force, en proie à cette crainte irrationnelle... Tu l’as tellement pensé, tellement redouté.Tu t’es tendu le piège par toi-même, Clark l’a seulement utilisé.
Penses-y Azamir, tu es un tueur. Tes poings se serrent, ton cœur souffre de ces mots murmurés. Ceux-là, la caméra ne les aura peut-être pas captés. Je te laisse réfléchir à ce que tu as fait, puis je reviendrai te tuer quand tu en auras assez souffert... Tu ne réagis plus, le regard dans le vague. Aucune réaction quand il te bâillonne, s’assurant que tu ne te suicides pas. Sans un mot de plus, il quitte ta cellule, ne tardant pas à rejoindre celle dans laquelle Gaeriel se trouve toujours. Il ne pouvait pas être plus satisfait, plus fier de lui.

Regarde-le, grâce à toi, il n’a plus aucune volonté de vivre... Il est mort à l’intérieur!



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Ranger Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô, Johto
Mer 13 Juin - 21:52
J'ai parlé de façon précipitée, tentant le tout pour le tout en espérant qu'il n'appuie pas sur la gâchette. J'ai hésité à dire que ces informations ne lui serviraient à rien s'il le faisait mais j'ai bien peur que, par pure provocation (ou par folie) il le fasse en réponse... Nous sommes complètement bloqués dans cette situation, nous ne pouvons rien faire si ce n'est parler et c'est effrayant face à un homme comme Clark, qui a clairement un grain, ça ne fait aucuns doutes. On ne peut pas être sain d'esprit et être aussi détraqué en même temps, en tout cas je l'espère... Il lâche la tête de mon ami, qui tombe sur le sol en faisant un son qui résonne dans la pièce ; et pendant ce temps là mon cœur tape contre ma poitrine à la manière d'un puissant tambours, un puissant stress envahissant tout mon corps, m'empêchant presque de respirer correctement, la peur ayant pris possession de mon être. Il l'a lâché certes mais il est resté au dessus de lui et son arme est toujours fichée dans le creux de sa main... De plus ses mots ont de quoi faire peur, il continue de nous rabaisser, et nous mettre plus bas que terre, et utiliser le terme « chance » ... Cela n'inaugure rien de bon. Mon cœur bat plus fort encore alors que je tire sur mes chaînes, qui m'éraflent la peau sans autres conséquences, lorsque le sbire joue avec sa roulette et avec sa vie...

- NON !

Mon cri est inutile, j'en suis consciente, mais je n'ai pas pu m'empêcher... Mon cœur loupe carrément quelques battements par peur mais aucun son ne résonne dans la pièce : il n'y avait pas de balle. Il est complètement taré... Mais il vaut mieux que je garde cette dernière pensée pour moi. Toute la tension que j'accumulais inconsciemment jusque là disparaît d'un coup et je me laisse aller contre le mur en lâchant un lourd soupir, mon corps recommençant à doucement trembler à cause du manque qui ne tarde plus à se faire sentir. Il doit se sentir tout puissant à cet instant, cela n'augure rien de bon pour la suite, et je n'ai même pas la force de lever la tête pour voir comment se porte Azamir... En ai-je vraiment besoin, avec ce qu'il s'est passé ? Il faut vraiment que l'on sorte d'ici. Des pieds s'arrêtent juste devant moi, je me force pour relever lentement la tête, même si je n'ai pas envie de croiser son regard rougeoyant ; cependant ce n'est jamais mauvais signe lorsqu'il est si proche, il vaut mieux que je scrute mon ennemi. Il se met à parler, mettant l'accent sur quelque chose qui m'est venu à l'esprit un peu plus tôt, lorsque nous nous sommes retrouvés seuls avec Azamir... Il y a autre chose, un fait dont je ne suis pas au courant, je l'ai deviné depuis quelques temps maintenant, je ne voulais juste pas en parler pour ne pas gêner mon ami... Mais cela doit desservir le sbire s'il m'en parle pile à ce moment là.

Raven... De quoi parle t-il exactement ? Ce nom ne me dit rien du tout. Mais il jubile et ne tarde pas à reprendre la parole, soudain bien volubile, déclarant alors l'une des options que j'avais envisagée avant de la mettre dans un coin de mon esprit, profondément cachée : Azamir faisait parti de leur organisation. Voilà pourquoi il était distant quant à sa relation avec Clark et pourquoi il a cette attitude parfois méfiante, peu sûre de lui... Il a fuit les Rocket, d'une manière ou d'une autre, et il est traqué par les sbires depuis. Mon esprit est beaucoup trop embrumé pour réfléchir à tout cela la tête posée et je tente de croiser son regard pour le rassurer, ma confiance en lui (que partagent mes pokémons, qui ont toujours eu un très bon instinct) est toujours là et je ne compte pas le laisser tomber... Cependant il a gardé la tête basse et il m'est impossible de le voir...

Soudain mon ami s'agite, comme frappé par quelque chose d'invisible. Il se met à hurler sous une douleur que je ne comprend pas et j'en ai mal pour lui, mon corps tremblant, impuissante. Clark n'a pas bougé de sa position, juste devant moi... Mais je remarque alors que son pokémon est en pleine action. C'est lui qui le frappe avec ses pouvoirs psychiques, qui l'attaque de l'intérieur... Et il a l'air de beaucoup en souffrir. Je crie à mon tour, de nouveau, pour tenter de stopper tout cela mais le sbire m'ignore simplement et attend que Azamir ne s'effondre, avant de me poser une question qui restera sans réponses : mes yeux restent scotchés sur le corps immobile de mon ami, incapable de m'en décrocher. Tout a été beaucoup trop vite, je me remets à peine de ce qu'il s'est passé que Clark sort de la cellule avec son pokémon et mon ami, refermant la porte derrière lui. Le silence s'installe, la panique revient, formant un drôle de couple avec le manque qui commence à m'inonder. Pourquoi l'a t-il sorti de la pièce ? Il n'oserait pas... Non, pas si je ne suis pas là, ça n'aurait aucun sens. Je reste dans ce ressenti pendant quelques minutes qui me paraissent une éternité, jusqu'à ce que le sbire n'entre dans la pièce, tenant dans ses mains sa dague et un bol... Là ça ne me plaît pas. Je recule contre le mur en tentant de résister mais le sbire n'est pas dupe, mon corps tremble désormais et il n'a pas de mal à me bloquer, m'ouvrant la peau là où il s'était déjà acharné, récupérant mon sang... Si j'avais eu plus de forces j'aurais sûrement deviné en partie ce qu'il comptait faire, mais dans cet état... Je relève les yeux en sentant ses doigts contre ma peau, la maculant de sang frais, mais je n'ai pas la force de lui répondre quoique ce soit.

Je finis au sol, les yeux rivés sur l'écran d'une tablette apportée par le pokémon psy. Le sang coule de ma blessure, glissant sur le sol rocailleux, m'affaiblissant un peu plus. Il me faut beaucoup de concentration pour réussir à voir correctement ce qu'il se passe sur l'écran, qui diffuse ce qu'il se passe dans une autre cellule, celle où Azy a été déplacé... Après quelques secondes de silence les voix des deux hommes se font entendre et, au bout de longues secondes, tous les rouages se mettent en place et je réalise alors tout ce qu'il vient de se passer...

L'attaque mentale juste après cette révélation, l'isolement, le sang prélevé... Le sbire a tout monté de toutes pièces pour nous séparer, tant physiquement que psychologiquement. Il veut faire craquer Azamir... Celui-ci n'a pas parlé de tout l'échange, impossible de savoir ce qu'il pense de tout cela... Croirait-il vraiment que j'aurais dit tout ça ? Clark doit espérer qu'il soit à bout, qu'il n'ait plus de repères... Je serre les dents lorsque Clark montre quelque chose à mon ami, une photo sûrement, une magouille de plus... On a atteint le point de non retour, on ne peut plus reculer. Je dois agir maintenant, avant qu'il ne soit trop tard ; mon corps lui-même semble à bout, la fièvre est en train, lentement, de s'installer. Si j'attend trop longtemps je pourrais de nouveau vomir ou, pire; être prise d'hallucinations. Mais qu'est-ce qui pourrait être pire qu'ici ? Pas grand chose...

Je fixe toujours l'écran lorsque Clark réapparaît, très fier de lui. Il me faut un courage monstre pour réussir à me redresser et détacher mes yeux de la tablette pour les lever vers la silhouette menaçante de l'homme. Il est déjà bien plus grand que moi mais, dans cette position, c'est pire que tout... Cependant je n'ai pas d'autres choix que de parler, bégayant presque, le corps tremblant tant à cause de la douleur causée par mon bras que par le manque ; un cocktail explosif.

- Laisse le tranquille... Mes mots sont presque des murmures, mais suffisants pour le silence de la cellule. Il a assez souffert, laisse le... Laisse le et j’appellerais Mewtwo de moi-même. Je lui dirais... Je lui dirais de venir me rejoindre.

Mais je ne peux pas m'arrêter là. Pas après tout ce que j'ai vu... Je dois m'assurer que Azamir reste en vie et je ne pourrais jamais faire confiance à cet assassin.

- Cependant... Je lève de nouveau la tête vers lui, le fixant avec une certaine assurance malgré le trouble animant le reste de mon corps. Si je suis inconsciente il perdra ma trace, nos esprits doivent être reliés... Pour le coup je ne fais qu'émettre un fait, s'il passe outre il aura une mauvaise surprise. Et si tu touches à Azy... Je lui dirais de faire demi-tour et de ne jamais revenir. Il le fera, c'est comme cela qu'il fonctionne.

C'est un coup de bluff mais, pour le coup, impossible à cerner. Après tout il y a une grande part de vérité dans ce que je viens de lui dire... A l'exception près que Mewtwo a créé son propre cœur depuis qu'il a quitté ce laboratoire et qu'il pourrait venir quand même mais, ça, Clark n'a pas à le savoir. Après tout pour lui le pokémon n'est qu'un monstre, il me l'a assez fait comprendre...





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Modo & Ranger

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Région : Kanto | Hoenn
Mar 19 Juin - 0:59
Azamir
Tu as eu si peur que Clark te tue devant Gaeriel... Même dans la panique, tu as entendu son cri, cette protestation bruyante au sort qu’il te réservait. Ce n’est pas bon pour le sbire, mais tu n’as pas l’occasion de t’y arrêter pour y songer un peu plus, pour réaliser qu’il s’agit d’une preuve supplémentaire qu’elle tient à toi. Sous le choc, tremblant, tu concentres plutôt tes efforts pour reprendre ton calme, pour retrouver tes esprits. Malheureusement, le sbire profite plutôt de cette opportunité qui s’offre à lui. Il ne peut pas passer à côté, c’est sa chance d’écraser le peu de volonté qui te reste. Il veut te voir abandonner, il veut te voir anéanti autant physiquement que psychologiquement. Ton amie est elle aussi affectée, c’est le moment. Elle a beau t’avoir confirmé se douter qu’il y avait autre chose, qu’elle s’était rendu compte qu’il y avait une raison pour laquelle cet homme te prend pour cible, tu ne crois pas qu’elle pourra pardonner la vérité... Voilà pourquoi tu ne parviens pas à la regarder, tu ne parviens pas à répondre. Et pourtant, ça aurait été bénéfique que tu lèves la tête, que tu prennes le risque de croiser son regard. Il n’y avait pas ce dégoût que tu redoutais tant... Ton attitude sert à l’assassin qui peut mettre en place ce plan dont il parlait par télépathie avec son Pokémon. Détruire toute ta volonté de vivre, te voir souffrir de cet amour que tu portes à la ranger, il a de plus en plus de chances que cela survienne. Il ne doit pas se montrer impatient et tout foutre en l’air, pas si près du but. Avant que des paroles puissent être échangées, avant que tu daignes bouger, ce qui t’amènerait à réaliser ton erreur, il agit. Cet homme n’aime pas déléguer, n’aime pas ne pas agir par lui-même, surtout quand ça concerne la torture. Néanmoins, il reconnaît que dans cette situation, son Alakazam est plus efficace que lui. Ta souffrance lui fait arborer cette expression de démence, cette expression de sadisme pur. Puis, quand Gaeriel s’y mêle, essayant, en vain, de faire arrêter le tout, il ne peut qu’en rire méchamment. Toi, tu n’entends pas ce cri qui se mêle aux tiens. Tu es déjà au point de rupture, l’inconscience frappant à ta porte.

Un instant de répit, pour mieux reprendre ensuite... Profondément affecté, le sbire peut faire ce qu’il veut de toi sans que tu opposes la moindre résistance.

La suite, tu ne la vois pas venir. Tu es loin de te douter que Gaeriel assiste à cet échange une fois que tu es réveillé. La préparation lui a échappé, mais le reste est suffisant pour qu’elle comprenne où Clark veut en venir. Pour ta part, tu es perdu, confus, avec des images en tête qui ne sont pas réelles... Discerner le vrai du faux ne semble plus à ta portée. La tête basse, ton regard fixe un point inexistant. Ton passé de violence envers Isiel ne t’aide pas à y voir plus clair, mais tu croyais que c’était vraiment derrière toi, que tu avais plus de contrôle qu’avant. La peur au ventre, la fatigue, la faim, la soif, la douleur, le doute... Toutes ces sensations se mélangent, t’empêchent d’y voir clair et de reprendre tes esprits. Tu as déjà fortement réagi quand le Rocket t’avait comparé à lui lors de ta première captivité. Tous les éléments jouent en ta défaveur. Il a bien calculé son coup pour que la balance penche du mauvais côté. La culpabilité s’ajoute. Tu te détestes...



Clark
Que la ranger n’ait pu lui opposer de résistance l’a aidé dans son plan. Elle a eu beau essayer de s’exprimer, de crier elle aussi, il se rend compte que le déserteur n’en a pas vraiment eu conscience. C’est parfait. Ça ne pouvait pas mieux aller. Il sait qu’il approche de la finalité de cette histoire. Sous peu, il aura tout ce qu’il désire, il aura cette victoire qu’il vous annonçait. Lorsqu’il quitte la cellule d’Azamir pour revenir dans celle de Gaeriel, il affiche cette fierté, cette assurance. Il ne voit pas ce qui pourrait mal tourner à ce stade. Néanmoins, il se garde une petite prudence dans un coin de son esprit. Une vigilance à avoir, bien qu’elle soit ardue à garder. Ses iris de démon fixent sa prisonnière, appréciant cette vue. Elle aussi est au bord du gouffre. Elle n’a plus beaucoup de résistance. Son visage n’exprime plus ce qu’il exprimait avant que le criminel réunisse les deux amis. Il est parvenu à la briser au moins un peu. C’est encore plus évident quand la jeune femme s’exprime. Elle est pathétique, c’est la première chose qui lui vient à l’esprit. Il a clairement mentionné que le déserteur ne survivrait pas. Clark ne changera pas d’avis, mais avec la suite, il s’abstient de le rappeler. Elle se propose d’appeler Mewtwo... ce n’est pas trop tôt. Le reste de sa tirade assombrit légèrement le tableau, mais ce n’est pas grave. Pour l’instant, ces conditions lui conviennent. Il a en main l’équipement nécessaire pour grandement diminuer la puissance de ce monstre. Celui-ci tombera dans son piège, il pourra le livrer à Giovanni et il ne lui restera plus qu’à déterminer dans quel ordre il élimine ses deux prisonniers. Sa vengeance est à sa portée, il veut pouvoir la savourer pleinement. Il peut tout gérer par lui-même, sans aide, sans demander de permission. Le Rocket devrait appeler son boss avant de faire quoi que ce soit, mais non. Pas le temps d’attendre. Son impatience est trop grande. Il récoltera tous les éloges. Qu’est-ce qui pourrait mal se dérouler?

Son assurance et son arrogance le conduiront à sa perte...

L’assassin s’accroupit devant Gaeriel. Il vient se saisir de son menton, la forçant à établir un contact visuel avec lui. Tu prends la bonne décision. Ne t’inquiète pas, je saurai bien accueillir ton cher ami Pokémon... Toujours du sarcasme tandis qu’il la relâche et se relève. Dois-je te donner une autre dose ou tu es assez forte pour rester consciente? Il se moque, c’est l’évidence en vue de l’intonation choisie et de cette expression qu’il a au visage. Il tient à ce que tout se passe bien, donc il vaut mieux poser la question. Quant à Azamir, je ne lui ferai rien de plus tant que tu collabores. Mais au moindre faux pas, à la moindre tentative pour me duper, il en paiera le prix. Une menace, une vraie menace. Il n’a qu’à demander à son Alakazam de se téléporter et d’agir. Quelques instants puis c’est terminé, bien que le sbire ne souhaite pas une fin qui ne soit pas de son cru. Néanmoins, à choisir, il préfère s’assurer de mettre la main sur la bête de laboratoire. Je te laisse l’accès à la caméra de surveillance, tu pourras constater que je tiens parole, tant que tu tiens la tienne... L’écran de la tablette est toujours ouvert, montrant en direct la cellule de l’ex-Rocket. Impossible de voir son visage, ses cheveux le cachent puisqu’il se tient la tête basse. Aucun son, aucun mouvement. Juste ses épaules et le torse qui bougent, témoignant de sa respiration. C’est presque imperceptible avec la basse qualité de l’image... Clark se dirige ensuite vers la porte de la cellule de la ranger. Je vais chercher le sifflet, c’est le moment de me dire si tu as besoin d’autre chose. Son regard se fait rude, il devient sérieux. N’oublie pas qui subira les conséquences si ça ne se passe pas comme je le veux... À la réponse, quelle qu’elle soit, l’homme quitte la salle, laissant de nouveau son Pokémon pour surveiller. Il se dirige à l’endroit dans lequel il a laissé les affaires ainsi que les Pokéball de ses prisonniers, se saisissant de ce sifflet qu’il prend le temps de regarder plus en détail. L’envie d’essayer d’y souffler est forte, mais... si jamais ça ruine ses chances. Non, il vaut mieux laisser Gaeriel faire. Prenant le nécessaire, il revient ensuite vers sa prisonnière. Combien de temps avant qu’il soit ici? Même une approximation, il prend. Après, il pourra passer à l’action, permettant à la ranger de souffler dans le sifflet. Il le tiendra, il n’est pas idiot. Hors de question de libérer les mains de cette femme...

Clark met toutes les chances de son côté.



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