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» Entre ses griffes... /-16\


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Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 18/08/2013
Messages : 2347

Région : Kantô, Johto
Sam 21 Avr - 21:52
Mon esprit semble libérer de toutes ces douleurs terrestres et s'en éloigne même. Je sens toujours que mon corps est fragilisé, que mon épaule droite n'est pas aussi flexible qu'elle devrait l'être, mais la souffrance s'en est allée pour le moment et je peux savourer cet instant de paix, un sourire aux coin des lèvres. Toutes mes peurs s'en sont allées maintenant que la drogue fait effet, j'en oublie que le contre-coup sera bien plus violent, je me sens légère. Que peut-il m'arriver dans une telle situation ? Dans mon esprit Clark vient de me donner une arme, ainsi qu'une pause, que je compte bien exploiter en continuant de le narguer, lui prouvant ainsi qu'il ne me fera pas plier comme il le souhaite. Mon corps peut souffrir autant qu'il le souhaite, mais mon esprit est suffisamment puissant pour que je ne pense jamais à la trahison... En vérité, je crois que je préférerais mourir plutôt que d'agir aussi lâchement.

Il me répond, au tac au tac, me crachant ses mots plus qu'autre chose. Il semble plutôt déçu par la tournure des choses, bien qu'il sache toujours quoi répondre. La chute, hein ? Je lui fais un petit sourire en coin, me sentant bien au dessus de ce genre de choses. Chaque chose en son temps et pour le moment je me sens bien loin de tout cela, la drogue a toujours eu effet sur moi sur une bonne période... Assez pour le mettre en rogne. Pour le pousser à faire une erreur, ou à me tuer ? Je ne sais pas, il semble beaucoup se restreindre pour ne pas aller trop loin, mais son impulsivité a toujours été son plus grand défaut... Ça et son manque de cœur, évidemment.

Je hausse les sourcils lorsqu'il parle de pilules, réellement étonnée. Je les avaient totalement oubliées, elles et ma condition physique. C'est vrai, mon cœur... Il ne tiendra pas éternellement si je ne les prends plus. Étrangement, cette pensée ne m'émeut pas plus que cela, je me sens assez détachée de la réalité... Quoi qu'il arrive, il semblerait que j'ai accepté la possibilité d'un futur plus qu'incertain.

- Oh, oui. Une drogue qui me maintient en vie.

Une semi-vérité en soit ; que va t-il croire, que je lui mens complètement ou qu'il s'agit de la vérité ? Je vais sûrement vite le savoir en observant sa réaction, ça n'en sera que plus drôle. S'il ne me fournit pas mes médicaments, je n'aurais qu'à attendre que leur manque fasse effet... J'ai un petit rire en me disant qu'il aura l'air bien bête à ce moment là.

Je le suis du regard lorsqu'il s'éloigne, terminant un peu plus loin, contre le mur, à l'ombre. Je reste assise, agacée par mes mains coincées dans mon dos ; je n'ai même pas accès à mon poignard dans cette position, fort dommage. La conversation reprend, il semble plus d'humeur à blablater qu'à me frapper, ce qui est un agréable changement, il faut bien l'avouer.

- Le seul monstre se trouve dans cette pièce. Je le fixe, gardant mon calme, bien que ses mots aient de quoi me faire bouillonner. J'arrive à me contenir pour le moment, voulant jouer au même jeu que lui. Contrairement à toi, Mewtwo a un cœur et il me l'a prouvé par le passé. Dans toute cette histoire c'est toi l'humain insignifiant et méprisant, depuis le début. Mais continue ainsi je t'en prie, continue d'espérer vainement. C'est plutôt risible.

Le jeu de provocation est bien trop tentant pour que je ne le continue pas, surtout dans cet état d'esprit particulier. Si j'avais les mains libres j'en serais aussitôt venue aux mains, à n'en pas douter. En tout cas, son comportement et ses mots sont plutôt risibles... Que croit-il au juste ? Que je vais douter de Mewtwo, après tout ce qu'il s'est passé entre nous ? Après l'avoir vu faire face à une créature mythologique, s'alliant avec nous par la même occasion, me prouvant qu'il s'était ouverte au monde... Je sais qu'un lien particulier s'est créé entre nous. Il est toujours libre de vivre sa vie comme bon l'entendre, loin de moi s'il le souhaite ; je ne suis pas sa dresseuse après tout, juste une amie.





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Modo & Ranger

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Lun 23 Avr - 4:57
Clark
L’étonnement que Gaeriel manifeste lorsque Clark parle des pilules ne lui échappe pas. Il l’observe, désireux de mettre la main sur des informations importantes. C’était le but : découvrir à quel point elle ne peut pas s’en passer. Il se dit que sinon, Azamir doit être au courant et il ira lui demander d’une façon plus ou moins gentille. Il ne doute pas un seul instant que si ce sont des médicaments, le ranger divulguera tout ce qu’il y a à savoir afin de protéger la vie de celle qu’il aime. C’est niais à en vomir! Jamais le sbire n’aura une telle faiblesse. À ses yeux, ce genre de sentiments ne devraient pas exister. Il ne les comprend pas, étant incapable de les ressentir. Il peut devenir obsédé par une personne, mais jamais amoureux. Dans un esprit malade comme le sien, les émotions qui le lieraient à d’autres humains sont éradiquées. Ce n’est même pas qu’il les terre, c’est plutôt qu’il ne peut pas les ressentir. Cela ne l’empêche pas de simuler à la perfection lorsque requis... Bref, le criminel en apprend un peu plus. Est-ce la vérité? Une drogue qui la maintient en vie. Ça serait vraiment intéressant que ça soit le cas. D’un autre côté, si ça l’est, il ne peut pas se permettre de trop jouer avec. Sa prisonnière ne peut malheureusement — pour lui — pas mourir, pas tant qu’elle n’aura pas donné les informations sur Mewtwo. Ça agace tellement le sbire d’avoir des ordres à respecter... Sur ce coup, il n’a guère le choix. Si parfois il lui arrive d’agir à l’encontre des ordres, il peut rattraper le coup. Là, il n’aurait pas vraiment d’options, surtout si son second prisonnier n’a aucune information à lui donner. Rester calme, rester en contrôle, agir seulement quand il le faut... Il n’en a pas l’habitude, mais il a tellement d’orgueil qu’il fait de son mieux.

Ainsi, Clark se dit qu’il ne jouera pas trop avec le feu concernant les pilules. De toute façon, ses possibilités sont quasi illimitées pour affecter la ranger, donc il peut écarter celle-là. Ça le contrarie, mais prudence et patience. Ce sont deux mots qu’il n’a pas l’habitude de respecter... Intéressant. L’homme n’a pas envie de dévoiler ses intentions, alors il ne dit rien de plus face à la révélation. Il a une certaine aisance avec les mots, mais en ce moment, Gaeriel lui résiste donc il doit mieux les choisir. Ou attendre que l’effet de high de la drogue se termine. Même dans la provocation, elle parvient à répliquer, à ne pas perdre son sang froid. En plus, cette drogue ne provoque aucun effet négatif et ça a le don de l’agacer. Ça ne se passe pas comme Alan lui avait révélé. Ça devait être une drogue en particulier, ou c’est celle qu’il a injectée précédemment qui ne mène à rien. Dans les deux cas, il maudit le braconnier. C’est une chance que le Rocket se soit déjà occupé de lui... Bref. Un ricanement sinistre et mauvais s’échappe de la gorge du sbire suite à la première réplique de la jeune femme. Eh bien, si elle le qualifie de monstre, il peut se permettre de lui donner raison et d’agir en conséquence! Je suis plutôt le prédateur et toi la proie. Mais si tu veux que je sois un monstre, je peux tout à fait le jouer. Toujours cette folie, ce sourire malsain au visage. Il s’imagine tout ce qu’il pourrait faire pour que sa chère Kyoko continue de le désigner comme étant un monstre. Il tique plus quand elle lui dit qu’il est l’humain insignifiant. Non, il est l’être supérieur. Il est l’intouchable dans cette histoire. À la fin, c’est elle qui rendra son dernier souffle. Clark rêve de ce moment, rêve d’entendre cette douce mélodie. Dommage qu’il doive patienter, parce qu’il pourrait le faire dès maintenant.

Je n’ai aucun espoir, seulement une certitude : à la fin, je serai celui qui t’ôtera la vie. Nous obtiendrons enfin le dénouement que nous aurions dû avoir il y a fort longtemps. Bras croisés contre son torse, ses poings se crispent. C’est difficile, plus qu’il le pensait. C’est plus simple de frapper et de faire souffrir physiquement, mais le criminel veut écraser toute cette volonté qui le rend malade. Il résiste donc à l’envie de démontrer sa supériorité, de démontrer à quel point il a l’emprise sur elle. Gaeriel lui appartient, c’est aussi simple que ça! Et dans tous les sens du terme. Hum, cela lui amène une idée de génie dans son esprit dément. Il ne reste plus qu’à la tester. La drogue n’est pas la seule information qu’Alan m’a dévoilée à ton sujet. S’il y a un monstre dans cette pièce, il pourrait se comporter comme lui... Un instant, un sourire qui se veut plus tordu, plus pervers. Elle devrait n’avoir aucun mal à comprendre ses mots. Es-tu vraiment prête à revivre ces instants qui ont dû être horribles pour protéger un Pokémon? Ses iris rougeoyants ne quittent plus son interlocutrice, guettant le moindre signe de faiblesse. Le braconnier est allé dans les détails, c’est ce qui a fait perdre le contrôle à Clark. Un élan de possessivité. C’est lui et lui seul qui peut détruire la ranger! C’est son combat, sa proie. Il est le seul qui peut aller au bout. Il ne laissera rien ni personne s’interposer. Tout comme il rêve de détruire Azamir... Avoir les deux, c’était presque inespéré. Mais pour le moment, le sbire concentre ses efforts sur sa première cible, la seconde étant en train de doucement s’épuiser par elle-même...



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Ranger Kantô

C-GEAR
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Lun 23 Avr - 19:20
Mes propos vis à vis de mes médicaments font mouche, je le vois bien au visage du sbire qui reste silencieux pendant de longues secondes, pesant sûrement le pour et le contre. Il doit être en train de se demander s'il doit me les donner ou s'il peut se les garder pour plus tard... Il n'a pas du faire attention aux boîtes de médicaments qui traînent dans une poche au fond de mon sac, qui me servent à remplir le pilulier lorsque celui-ci est vide, sinon il aurait pu en lire la notice par curiosité et apprendre quelle est leur véritable utilité... En tout cas je ne compte pas lui en parler, c'est beaucoup plus drôle de le voir silencieux, sûrement un peu troublé par ma révélation. Que va t-il décider de faire à ce sujet ? Je suppose que je le saurais assez vite. Pour le moment, il se contente de lâcher un "intéressant" qui ne me donne pas plus d'informations... Mais bon, je ne peux pas vraiment m'en plaindre vu ma position actuelle, seulement continuer de le provoquer et voir ce qu'il se passe par la suite... Dans mon état actuel, je me sens prête à faire face, quoi qu'il se passe. Je n'ai même plus mal à mon épaule et à mes tibias, qui ont pourtant été salement amochés par la batte. S'en est-il rendu compte ? Si c'est le cas il n'a fait aucun commentaire à ce sujet, mais ce n'est pas important ; ça du sacrément l'agacer de se rendre compte de mon état actuel.

Le traiter de monstre semble lui plaire au vu du rire qui résonne dans la pièce sombre et lugubre, résonnant contre les murs. Le genre de son dont je me passerais lorsqu'il vient de lui, mais je n'ai pas vraiment le choix... Je l'observe lorsqu'il dit de lui-même qu'il n'est pas un monstre, mais qu'il peut le devenir : est-il sérieux ? A t-il une vision aussi déformée de la réalité ? Je me souviens de sa lame s'enfonçant dans mon ventre, alors qu'il me savait enceinte, et j'en ai un frisson.

- Ta vision des choses est tellement loin de la réalité que tu me ferais presque pitié.

Oh ça, il ne risque pas d'apprécier. Et pourtant, je suis sincère, bien qu'étonnée d'avoir pu penser quelque chose comme cela : dans mon état normal jamais je n'aurais pu dire une phrase comme celle-ci, ma haine pour lui étant plus forte que tout le reste.

Il reprend la parole, toujours aussi sûr de lui, certain qu'il finira par obtenir ce qu'il souhaite. Je le fixe, le laissant parler, avant de lui répondre au tac au tac, pas vraiment intimidé. Il faut dire qu'au bout d'un certain temps...

- Blablabla. C'est marrant, c'pas la première fois que j'entend ça.

Certes la situation est différente des précédentes, mais cela ne change rien au faite qu'il n'a jamais réussit à m'avoir, même lorsque j'étais encore une débutante dont l'équipe ne pouvait pas réellement se défendre face à une telle force de frappe. Et pourtant...

Je relève la tête lorsque le nom du braconnier est de nouveau inclus dans la conversation ; va falloir se calmer avec ce fou furieux, il en est amoureux ou quoi ? Cependant, le reste de sa phrase me refroidit vite : cela m'étonnait aussi qu'il ne soit pas au courant. Ce type était imbu de lui-même, tellement heureux de son acte... Il a du le crier sur les toits, au moins des organisations criminelles. Ou au moins dans l'oreille de Clark, pour qu'il sache ce qu'il avait réussit à accomplir. Attend. Est-ce qu'il est en train de suggérer... ? J'en ai des sueurs froides, mais je me contrôle pour ne pas le montrer, continuant de le fixer droit dans les yeux. Est-ce une simple menace ? Je ne l'imagine pas du tout la mettre en application.

Je reprend mon souffle lentement, essayant de remettre de l'ordre dans mes pensées. C'est vrai qu'il y avait eu ce geste, au bal, mais il n'a pas été plus loin... Devrais-je jouer là dessus ? Le détourner de cette pensée ? Je ne suis pas certaine que ce soit efficace, cela risque même d'aggraver les choses. Mais au fond, ai-je le choix ?

S'il s'approche, je le mordrais de nouveau. Et si j'en ai l'occasion, ses parties intimes se rappeleront très vite de moi... Et de mes coups.

- Oh, c'est vrai, tu n'as jamais été au bout de ce que tu as commencé... Tu sais, au bal. Il faut croire que tu en avais peur.

La drogue est décidément une bien mauvaise alliée, je n'aurais pas pu faire mieux en terme de provocation... Mais au moins cela m'a permis de garder mon calme. Maigre consolation.





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Modo & Ranger

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Mer 25 Avr - 0:46
Clark
Quelle idée de bavarder avec une personne sous l’influence de la drogue! Avant cela, sa prisonnière démontrait un fond de peur, elle démontrait de la souffrance. Il y avait de quoi tirer son plaisir, mais depuis que l’injection fait son effet, il n’y a plus rien de tout cela. C’est comme si cette substance agissait pour lui retirer son mal, en plus de lui donner des idées pour lui répliquer... Ce n’est pas ce à quoi il s’attendait. Mauvaise réaction hein, quelle foutaise! Ça le contrarie de plus en plus. Le fait qu’il croise les bras, qu’il commence à serrer les poings. Garder ce contrôle ne sera pas facile. Pourtant, Clark a compris que Gaeriel cherche juste à répondre à ses provocations. Bref, il s’attendait à ce qu’elle finisse par démontrer une attitude de soumission. Ainsi, il aurait gagné, toutes ses paroles seraient devenues réalité. Être patient, ce n’est que le début, ce n’est que les premières heures... Le sbire voudrait que tout aille plus vite, mais dépasser les bornes pourrait survenir. S’il se presse trop, s’il perd définitivement le contrôle... Son impulsivité joue contre lui en ce moment et il doit se maîtriser. Autant dire que ce n’est pas aussi simple quand il entend les paroles de la ranger, plus encore de ne pas le montrer. Sa vision des choses serait décalée? Quelle bonne blague. Et tu crois que l’avis d’une gamine m’importe? Le ton se veut un peu plus agressif, mais il n’y a rien de plus. Pour le moment, il respire par le nez, il se calme pour ne pas déraper. Le mafieux commence à croire qu’elle cherche à mourir... Ça pourrait aussi devenir une arme pour lui. Elle abandonnerait ses chers amis à leur triste sort, les laissant entre ses mains? Voilà une information avec laquelle il est possible de jouer, mettant de l’avant les merveilleuses expériences de l’organisation.

Clark oriente la conversation. Lorsqu’il sent qu’il pourrait perdre le fil, qu’elle pourrait avoir le dessus sur leur joute verbale, c’est ce qu’il fait. Ça vaut mieux, s’il ne veut pas devoir annoncer à Giovanni que la jeune femme gît à ses pieds, son sang maculant le plancher. Le boss passerait difficilement l’éponge si le lieutenant venait à ruiner la seule chance de retrouver le clone de Mew. Devoir se restreindre... c’est extrêmement pénible pour lui. Néanmoins, il ne doute pas de la finalité de cette captivité. Le sbire sortira victorieux, obtenant enfin ce dont il rêve depuis longtemps. C’est évident. Clark n’envisage rien d’autre. Il croit tenir en otage tous leurs Pokémon, sauf Mewtwo. Il ne sait pas non plus qu’Azamir s’est lié à Rayquaza, et de toute façon, cette légende-là, il ne la connaît pas vraiment. Personne peut savoir où ils se trouvent. Sur ce coup, sa confiance sera difficile à ébranler. La preuve est qu’il ne réagit pas d’une façon négative face à la réponse de Gaeriel. Non, il se moque d’elle. Le temps me donnera raison. Regarde-toi et dis-moi ce que tu peux faire. Tu n’as aucune possibilité. Son visage affiche un air hautain, un air sûr de lui. Qu’importe ce qu’elle peut lui dire, qu’importe à quel point elle tentera avec désespoir de se sortir de ses griffes, il sera là pour la retenir. De toute façon, il n’a pas vraiment l’impression qu’elle met tout en œuvre pour réfléchir à une solution. Donc quelque part, c’est qu’elle accepte son sort et d’admettre la supériorité de son bourreau. Voilà de quoi gonfler son ego.

Il est tellement sûr de lui qu’il en vient même à reprendre les mots de la ranger contre elle. S’il est un monstre, il n’a plus qu’à se comporter comme tel. Sous-entendre qu’il pourrait commettre un acte aussi horrible que celui qu’Alan a eu envers elle semble avoir un petit effet. Il observait les moindres signes, et même en étant un expert en maîtrise de soi, faire remémorer un événement traumatisant à quelqu’un génère de petites réactions. Il est convaincu que ça s’est produit. Avec tous les détails que le braconnier lui a donnés... Non, il ne peut pas ne pas l’avoir fait. Il s’attendait à ce qu’elle nie, à ce qu’elle le dénigre, à ce qu’elle le pique sur son orgueil pour qu’il n’essaie pas de l’approcher ou de la toucher. Est-ce que Clark avait vraiment l’intention de le faire? Difficile de le certifier. Ses réflexions ne fonctionnent pas comme la norme. Puis, il a une volonté de fer ainsi qu’une imagination débordante en matière de torture. Seulement, il était limité pour cette fois, surpris des mots qu’il entend... Elle lui remémore ce geste qu’il a eu envers elle au bal. Ce putain de bal. Impossible que le sbire puisse l’oublier celui-là. Il a été trahi par ce Shinara qui y était aussi. Il a dû se dévoiler, il n’a pas pu agir. Blackthorns lui a aussi glissé entre les doigts à cause de lui... Ce sont de bien mauvais souvenirs pour le lieutenant Rocket. Trop mauvais. Ça dérape complètement.

Son corps bouge tandis que la rage est ce qui l’anime. Attraper Gaeriel à la gorge n’est pas difficile. Il suffit d’un mouvement brusque sans aucune hésitation. Usant de sa force, il la redresse contre le mur. Chevilles et poignets liés, elle aura beau se tortiller autant qu’elle veut, il reste maître de la situation. Sa main serre un bon coup alors que son regard témoigne de cette folie intérieure que le criminel tentait de contrôler. Il est dégoûté, un profond dégoût. S’il se foutait de son image, de ce qu’il dégage, il pourrait lui cracher au visage tellement l’arrière-goût est répugnant. C’est ce que tu voudrais? T’as envie d’avoir plus? Clark pose les questions d’une voix basse, dangereuse. S’il est vrai qu’il avait eu un comportement inexpliqué envers la ranger, c’était avant qu’Alan s’occupe d’elle... Le Rocket n’attend pas de réponse. De toute façon, ce n’est pas comme si Gaeriel était en mesure de lui en fournir une. Difficile de parler en ayant la trachée écrasée... Tu crois vraiment que je vais me contenter de restes? Tu n’es plus qu’un insecte souillé que je prends plaisir à piétiner jusqu’à ce qu’il ne puisse plus ramper! Suite à sa tirade, sa main relâche brutalement le cou de sa victime, la laissant tomber au sol. Un coup de poing se donne, l’atteignant au visage. Avec sûrement assez de force pour la sonner. Et si ce n’est pas suffisant, il en envoie un autre. Pourquoi s’en priver? L’homme se recule avant d’avoir plus de comportements violents. Il sait qu’il risquerait de ne pas se maîtriser à temps, donc il doit cesser maintenant avant que tout dérape. Qu’on lui parle de ce maudit bal, il n’accepte pas. C’est sans l’ombre d’un doute ce qui l’a le plus fait réagir parmi les propos de son interlocutrice. Par contre, il a aussi le dédain juste à penser toucher à sa prisonnière comme il l’a insinué plus tôt. Il peut jouer là-dessus, il peut lui provoquer de la peur, mais jamais il ne s’abaisserait à un tel acte. Il vaut mieux qu’il quitte cette pièce pour l’instant. De toute façon, Clark a ce qu’il faut pour surveiller et y revenir en cas de besoin...



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Ranger Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô, Johto
Dim 29 Avr - 12:11
Je ne peux m'empêcher d'avoir un sourire amusé à ses mots ; une gamine, vraiment ? Je ne suis peut-être pas la femme la plus mature au monde, je m'amuse et je ris comme tout le monde, mais je sais que j'ai pris très tôt en maturité, après le départ de la sœur qui m'a beaucoup renfermé sur moi-même, me faisant réaliser des choses auxquelles un enfant ne devrait normalement pas penser... C'est vrai, j'ai peut-être vu ce voyage initiatique comme une seconde enfance mais j'ai vite déchanté lorsque les problèmes se sont accumulés sur ma route, comme cet homme qui me fixe avec ce rictus que je déteste. Il a littéralement saboté mon grand départ, il s'est acharné sur moi avec une haine que je n'avais jamais rencontrée avant, que je n'avais jamais ressentie autrefois, même envers le conducteur qui avait renversé Gae... Je ne pensais pas qu'un tel Mal pouvait exister sur terre, j'étais encore bien naïve. Le mal me fait face, il est juste en face de moi. Et j'en ai des frissons rien qu'à me dire qu'il y en a bien d'autres comme lui, des êtres froids, qui ne ressentent rien si ce n'est dans la mort... J'en ai déjà eu un aperçu avec Alan et il fallut que ces deux là se connaissent et visiblement assez pour que Clark ait été mis au courant de ce qu'il m'a fait... Et qu'il en joue. Même avec la drogue pure qui circule dans mes veines je ne peux pas cacher ma soudaine appréhension lorsque je l'entend en parler aussi tranquillement, me menaçant de recommencer. Il veut me faire craquer pour que je déballe tout, je le sais bien, c'est une ruse de plus... Mais est-il prêt à aller au bout de cette menace ? J'essaie de reprendre mon calme et de réfléchir à une manière de lui faire cracher le morceau, la solution me venant bien vite : le bal. Ce soir là il m'avait embrassé, un geste spontané, que je n'avais pas anticipé. Pourquoi avait-il agit ainsi ? Y avait-il une raison cachée derrière tout cela ? Cela m'a tourmenté pendant longtemps, n'ayant jamais pu obtenir une réponse qui me convenait... Peut-être est-ce le moment. Je le formule d'une bien mauvaise manière mais cela n'a pas d'importance, c'est dit. Et je vois à son visage que j'ai touché une zone très sensible... J'ai réussit mon coup.

Je n'ai pas le temps de m'en réjouir très longtemps ; il a bougé par réflexe, me rejoignant en un instant et m'empoignant la gorge, me bloquant partiellement la respiration. Je me retrouve plaquée contre le mur et nos regards se croisent alors, sans plus se détacher l'un de l'autre. J'en ai un frisson de dégoût à ses premiers mots, réalisant à quel point j'ai réussis à le pousser à bout avec mes mots, à l'emmener dans ses derniers retranchements. Il pourrait en oublier sa mission et se débarrasser de moi... Mais il reprend la parole et j'en hausserais presque un sourcil, un rire résonnant dans mon esprit alors que je réalise ce qu'il sous-entend. Il aurait pu le faire. Dans d'autres circonstances, sans Alan, peut-être... Peut-être même était-ce ce qu'il voulait faire ce soir là, au bal, se servir... Mais il a été devancé. Son visage est marqué par le dégoût. Je n'ose pas imaginer ce qu'il aurait pu se passer vu la violence dont il fait preuve à chaque instants... Et je ne peux même pas répliquer, luttant déjà pour reprendre ma respiration, pour ne pas m'étouffer.

Il me lâche soudainement mais je ne m'en réjouis pas longtemps ; son poing s'enfonce dans mon visage et notamment dans mon nez, qui saigne sûrement. Un second s'abat sur ma mâchoire, finissant de m'assommer lorsque ma tête se cogne en même temps contre le mur d'un coup sec. Je m'évanouis aussitôt, m'affalant au sol...





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Modo & Ranger

C-GEAR
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Lun 30 Avr - 3:23
Clark
Ne pas obtenir de réponse, ça peut frustrer. Parler dans le vide, ce n’est jamais agréable pour personne. Être ignoré, c’est perdre son pouvoir de contrôle sur l’autre. C’est un peu ce que ressent Clark en ce moment. Il se voit toujours comme l’être suprême, mais Gaeriel ne lui fait pas le plaisir de lui répondre. Il continue sa tirade, ne s’arrêtant pas à cela. Il ne faut pas. Néanmoins, le sbire ne s’attendait pas à devenir si violent, à ce que des souvenirs lui soient ramenés en tête contre son gré. Lui évoquer un événement dont tout le contrôle lui a échappé, dans lequel il s’est ridiculisé, ce n’était pas la meilleure des idées qui soit. La rage et la folie prennent le dessus. Le dégoût n’est pas loin derrière. Son visage n’a plus rien de beau. Il est déformé par tout ce mélange de sentiment, par ce que ses propres paroles lui provoquent comme réaction. Juste imaginer mettre en œuvre ce qu’il a sous-entendu, ça lui donne une rage supplémentaire. C’est ce qui lui fait réaliser qu’il doit s’arrêter maintenant avant d’aller trop loin et de le regretter ensuite. Il n’en a pas fini, pas encore. Il lui reste plein de moyens pour parvenir à ses fins. Il ne veut pas d’une demi-victoire. Il la veut entière et il désire la savourer pleinement. Oh, ça ne l’empêche pas de frapper, satisfait de voir que le second coup est suffisant pour envoyer sa prisonnière dans les vapes. Voilà une bonne chose de faite. Le criminel en avait besoin pour prendre une pause, pour reprendre ses esprits. Il pourra mieux songer à la suite, à comment il s’y prendra pour faire parler la jeune femme. Il finira par trouver le point faible et il appuiera dessus jusqu’à ce qu’elle cède. Pour le moment, il doit s’occuper de ce sang qui lui coule des narines. Ça serait bête qu’elle en vienne à s’étouffer dans son sang. De quoi bousiller tous les efforts réalisés jusqu’à présent.

Le voilà à effectuer des allers et retours dans une autre pièce de ce lieu sombre et impersonnel. Clark doit arrêter le saignement, mais il a aussi une autre idée en tête. Dans cet état, que pourrait faire la ranger pour se défendre? Il a le champ libre et il en profite pour obtenir plus de répit. S’il ne s’était pas renseigné plus que ça sur la drogue qu’il lui a injectée, il a aussi des médicaments qui engourdissent et endorment la cible, dont il est sûr des effets. Par injection, une fois de plus, ça va vite. Les effets ne se font pas attendre. Il n’a qu’à être vigilant face aux signes qui démontrent qu’elle se réveille et lui réinjecter une dose si c’est trop tôt à son goût. Il ignore si ça fera bon mélange avec la substance précédente, mais tant pis. Si jamais il a vraiment besoin de support, il enverra son Alakazam chercher un spécialiste médical de l’organisation. Il n’a pas envie que d’autres personnes viennent ici et qu’elles soient au courant de ses prises, mais s’il le faut... Une fois que le saignement de nez n’est plus un problème, il tente de faire avaler les médicaments. Il a pris la peine de fouiller un peu plus et il a pu constater qu’elle ne mentait pas vraiment. Elle doit les prendre et il ne jouera pas avec ça. Il va falloir qu’il lui fasse aussi avaler de l’eau et quelque chose d’un peu plus consistant. La gaver, en somme. L’homme ordonne à son Pokémon psy de l’aider. Avec ses pouvoirs, la créature est la plus à même de lui être réellement utile. Gaver une personne dans l’incapacité de résister, avec en prime un Pokémon qui y contribue, c’est presque trop facile. Ce constat lui redonne le sourire, un sourire sadique et dément. Peut-être que ne pas tout assumer seul a du bon, mais le Rocket tient à être la main qui brisera les deux captifs.

Maintenant que cela est fait, Clark peut passer à la suite. Il dispose toujours de tout le temps qu’il veut pour essayer une nouvelle approche, ayant à porter de main les merveilleux médicaments de type sédatif, lorsque nécessaires. De toute façon, la dose injectée précédemment devrait agir pour au moins quelques heures. Donc, il défait la chaîne qui liait les menottes de cheville, lui permettant de déplacer Gaeriel sans lui retirer ses autres entraves. Ce n’est pas aussi simple qu’il croyait. Un corps profondément endormi, il n’a aucun soutien et il pèse son poids entier. Néanmoins, Clark n’est pas pressé. Ce dernier parvient à ramener sa prisonnière dans la même cellule que celle d’Azamir. L’endroit est un peu plus grand, il sert justement à retenir captifs les déserteurs qui subissent leur châtiment. Au milieu de la pièce, il y a quelques chaînes qui servent à immobiliser, et c’est justement là que se tient l’ex-sbire. Clark place Gaeriel en face, dos au mur. Il n’a qu’à faire comme dans l’autre cellule et ramener une chaîne du mur pour l’accrocher fermement aux menottes de cheville. Ainsi, elle n’ira pas bien loin, même en rampant. Impossible de rejoindre Azamir. Tout à droite de la pièce, contre le mur, il y a une table sur laquelle on peut deviner des sangles pour maintenir une personne. Le temps viendra pour son utilisation, à ne pas en douter... Il n’y a rien de plus dans la cellule, le reste des sublimes objets que le tortionnaire prend est ailleurs. Pendant que Gaeriel est toujours dans un état second, Clark en profite pour changer de nouveau la position des bras du second prisonnier, les ramenant au-dessus de sa tête. Aucun mal à constater la fatigue de plus en plus évidente, la volonté qui s’affaiblit aussi. Être coupé de tout, immobilisé, blessé, affamé et assoiffé, ce n’est pas facile sur le moral. Hâte de voir quelle réaction il aura face à la femme qu’il aime...

Le lieutenant Rocket a terminé, tout est prêt. Le déserteur n’a aucune idée qu’il n’est plus seul dans sa cellule, mais la ranger se rendra vite compte qu’elle n’est plus au même endroit, et que Clark lui a menti. Aller, réveille-toi Gaeriel, un nouveau jeu doit commencer! Quand enfin, elle commence à bouger, à ouvrir les yeux, il s’approche. Il tente de faire en sorte qu’il soit le premier qu’elle voit. La douleur te revient, huh? Oh oui, elle devrait afficher une expression moins sûre d’elle, moins intouchable que précédemment, sous l’influence de la drogue. Si ça peut te rassurer, tu peux le regarder lui. Il se décale, pointant d’un geste nonchalant Azamir qui se trouve au centre de la cellule, solidement immobilisé par de lourdes chaînes. Il surveille avec attention la réaction, jubilant d’avance. Je t’ai menti, mais... il n’en a plus pour longtemps.


Azamir
C’est le cas de dire que tu ne sembles pas en forme. Tu ignores depuis combien de temps tu es tombé entre les mains de Clark, mais tu sais qu’il est venu te déplacer les bras, pour reposer tes épaules, par deux fois. Ça signifie que plusieurs longues heures sont passées. En plus, tu es conscient de ne pas avoir eu à boire ou à manger depuis, et la sensation de soif t’insupporte. La faim est moindre, mais elle est tout de même présente. Tu es épuisé par tes blessures, la plus grave étant cette large ecchymose qu’on peut voir sur ton torse dénudé. Clark t’a retiré ton haut, ce qui te dérange aussi. Néanmoins, le malaise de ta pudeur est le dernier de tes soucis. L’ecchymose, disait-on. À cause de la déshydratation, ta peau commence à coller contre tes muscles, mais aussi contre tes os. Distinguer que ta dernière côte du côté droit est cassée n’est pas difficile. Il s’agit de la raison de cette immense tache de couleur sur ta peau. La côte au-dessus est elle aussi sensible, mais elle n’a pas cédé. Du sang plus ou moins séché sur tes bras et sur tes mains, dont l’origine est du dessus de tes poignets. Si tu tires sur tes menottes, cela fait en sorte que des lames te blessent. Voilà pourquoi en plus de tout cela, tu ne peux pas dormir. Si tu ne te maintiens plus droit, tu tires sur les chaînes. Autant dire que la douleur te réveille. Puis, il y a ces bouchons dans tes oreilles, bouchons infernaux. Qui a bien pu inventer ça? Sans savoir comment ça fonctionne et de quoi ils ont l’air, ils bloquent complètement ton ouïe, mais ils émettent en plus un son strident en continu, d’intensité variable. Ton esprit est au bord de la rupture. Rien à faire, tes pensées tournent en rond, tu ne vois rien ce qui rend difficile l’élaboration d’un plan pour s’évader... Physiquement et psychologiquement épuisé. Tu as compris que Clark cherche à te diminuer le plus qu’il le peut, et le pire, c’est que ça fonctionne... Cependant, un regain est à prévoir dès que tu pourras voir Gaeriel. Tout pour la sauver...

Pour elle, je n’abandonnerai pas.



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Dim 13 Mai - 14:05
Mon corps n'a pas tenu le choc et s'est mis en veille pour ne pas en subir davantage... Plongée dans les ténèbres je ne réalise rien de ce qu'il se passe, je ne ressens pas la nouvelle piqûre que me fait le sbire, je reste profondément endormie, le visage sûrement bien plus paisible qu'il ne l'était... Je suis déplacée mais je ne réalise rien, son produit faisant admirablement effet sur mon corps ; je ne risque pas de me réveiller suite à ses manipulations, je suis bien trop droguée pour cela. Et pourtant mon corps bouillonne, il est en pleine ébullition suite à la première administration du sbire, qui a réveillé d'anciens mécanismes qui n'auraient jamais du être de nouveau activés un jour... Mais pour le moment je n'en suis pas consciente et les minutes puis les heures passent sans que je ne le réalise, ce sommeil artificiel ne me reposant pas réellement...

Le retour à la réalité se fait dans la douleur. Je ne sens plus les membres de mon corps, la seule chose que mon esprit m'autorise à ressentir est la douleur... Puissante, éclatante, me déchirant chacun de mes muscles ; tous, sans exception, même ceux que le sbire a épargné. Il n'y a plus de différences pour ce corps meurtri, accaparé par une seule chose... Le manque. Heureusement je ne réalise pas immédiatement ce qu'il se passe, je peine déjà à rouvrir les yeux, à sortir de la brume de l'inconscience... Je fini par lever la tête, lentement, ce qui me demande déjà un effort considérable vu que j'ai l'impression d'être prise de vertiges dès le réveil... Je lâche un gémissement de douleur à moitié étouffé entre mes lèvres et tente de rouvrir les yeux, ayant l'impression d'être dans une position différente depuis la dernière fois... M'a t-il déplacé ? Lorsque je réussi enfin à me reprendre c'est pour me retrouver face à deux pupilles rougeoyantes qui me font aussitôt frissonner de peur tant il est proche. Sa voix a le même effet que son regard mais j'ai encore du mal à comprendre le sens de ses mots... Jusqu'à ce qu'il ne bouge et me pointe du doigt une silhouette au centre de la pièce, attachée, lourdement menottée même... Une personne que je connais, évidemment. C'est lui. Mon instinct ne m'avait pas menti, il ne l'a pas tué... Pas encore précise t-il mais cela allume une lueur d'espoir... Il n'est pas trop tard.

Retrouvant un regain de motivation je me redresse et me lève même malgré mes chaînes me bloquant les chevilles... Malheureusement j'avais oublié mes tibias, trop lourdement malmenés par la batte pour me permettre aussi vite de me tenir debout... Je retombe lourdement sur mes genoux, mais cela ne brise pas cette motivation nouvelle qui m'étreint.

- Azamir ! J'ai la gorge un peu sèche - mais pas autant que cela aurait du, étrangement - mais je force pour qu'il m'entende. Hey, Azy ! Mais cela ne fonctionne pas... Il ne m'entend pas. Sinon il aurait eu une réaction non... ? Je me tourne vers notre bourreau, tentant de le fixer sans ciller, sentant soudain que le moindre mouvement de tête m'élance. Qu'est-ce que tu...

Je ne terminerais jamais ma phrase, étouffée par un haut le cœur qui me prend aux tripes. Je recule contre le mur, réalisant que mon corps est pris de tremblement à tel point que les menottes retenant mes mains dans mon dos se cognent l'une à l'autre à intervalle régulier. De la sueur coule lentement le long de mon front, glissant jusque dans ma nuque, me tirant de nouveaux frissons alors que mon corps entier commence à trembler de froid... Des sueurs froides, qui vont être suivies de fièvre, une douleur qui s'étend dans tout mon corps, une nausée de plus en plus forte... Je sais ce que c'est, je l'ai déjà vécue une fois par le passé mais, à cette époque, je n'étais pas seule et enchaînée...

Il m'en faut de nouveau. Je ne tiendrais pas sans. C'est la dernière pensée cohérente que mon esprit formule avant que je ne me retrouve à vomir une flaque de sang aux pieds du sbire, le corps pris de convulsions, les sueurs froides s'aggravant au fil des secondes. C'est encore pire que la dernière fois...





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Mer 16 Mai - 0:38
Clark
Contempler ses deux prisonniers réunis, ça démontre à quel point Clark a le dessus. Il reste convaincu qu’ils ne peuvent pas lui résister, qu’ils ne peuvent pas lui échapper. Ils sont à sa merci et il fera tout en son pouvoir pour leur couper le moindre espoir de s’en sortir. Ils sont déjà si affaiblis... Comment pourraient-ils lui résister? Celui qu’il estime comme étant le plus dangereux des deux est dans un piteux état. Aucun moyen de se défendre, il ne tiendrait même pas debout. En ce moment, il le fait parce qu’il n’a pas le choix, mais le criminel prédit que dès que les menottes seront retirées, le corps du déserteur s’écroulera lamentablement au sol, à ses pieds. N’y a-t-il rien de mieux afin de démontrer sa supériorité? Il a toujours cru qu’il était le plus fort entre les deux, qu’il avait le plus de talent. Aujourd’hui, il estime que c’est indéniable. Plus il imagine la suite, et plus une certaine impatience le gagne. Il faut d’abord que la ranger retrouve ses esprits, qu’elle se réveille. La dose administrée devrait cesser d’agir sous peu, la tirant de son sommeil forcé. Le sbire reste donc vigilant jusqu’à ce qu’enfin, elle se réveille. Sourire mauvais aux lèvres, il jubile de la voir souffrante. Son regard rougeoyant ne rate pas une miette, il s’est positionné assez près pour s’assurer qu’il soit le seul qu’elle puisse voir. La peur qu’il peut déceler dans son regard l’enivre. Oh qu’elle lui plaît! Dommage que ça soit l’unique réaction qu’il obtient, peut-être n’a-t-il pas assez attendu avant de parler. Il n’en avait plus la patience donc il a agi. Néanmoins, il ne répète pas, se décalant tout en observant ce que Gaeriel fera dès qu’elle réalisera qui se trouve au centre de la pièce.

Ce qui se passe est au-dessus de ses espérances. Clark s’était imaginé la scène, ce qui surviendrait une fois les deux amis réunis dans la même cellule, mais la réalité est mieux. Le lieutenant Rocket ne peut empêcher un ricanement mauvais de remonter sa gorge, assistant à ce merveilleux spectacle. Que des gestes vains, que des paroles vaines. Qu’elle parvienne à se redresser et même à se relever, c’était inattendu et presque trop beau pour être vrai. Néanmoins, c’est beau de la voir lutter, de la voir s’écraser lourdement au sol en dépit de toute la motivation qui l’anime. La jeune femme ne peut rien faire pour aider son ami. Oh, le criminel aimerait le lui remettre au visage, lui faire comprendre qu’il est en contrôle, qu’il a le pouvoir de vie ou de mort sur Azamir. Il n’en a pas l’occasion puisqu’elle hurle le prénom de l’ex-sbire, essayant de se faire entendre à tout prix. Il aurait voulu savoir ce que Gaeriel aurait eu à lui dire, s’il avait pu l’entendre et y réagir. Ça viendra, chaque chose en son temps. En tout cas, elle se tourne vers lui, commençant à lui adresser une question. Il se doute de ce qu’elle va lui demander. Le sbire est prêt à répondre, à lui expliquer ce qui se passera par la suite, si elle ne daigne pas répondre à ses questions concernant Mewtwo. Il aurait voulu, mais les choses se déroulent différemment. Alors voilà les effets dont Alan lui parlait. Serait-ce dû à une ancienne dépendance? Voilà qui est intéressant. Il la voit d’abord se reculer contre le mur, prise de tremblements intenses. Il peut entendre les menottes qu’elle porte claquer ensemble. Vraiment, la ranger ne semble pas bien. Quelle tristesse pour elle...

Clark n’a pas l’intention d’agir. Ainsi, il estime qu’elle regrettera de lui avoir tenu tête. Combien de temps tiendra-t-elle avant de tout lui avouer, avant d’enfin céder? Il est convaincu que cela se passera, convaincu qu’elle n’est pas assez forte pour supporter ce que son corps lui impose. Finalement, ce n’était pas une mauvaise idée de lui injecter une substance inconnue et d’en contempler les effets. Ça lui apporte une telle satisfaction de la voir dans cet état; un juste retour des choses. De son point de vue, c’est tout ce qu’elle mérite pour s’être dressée sur son chemin, pour toute l’humiliation et tout ce qu’elle lui a fait subir lors de leurs quelques rencontres. Tu devrais me dire tout ce que je veux savoir, avant de ne plus être en mesure de sauver tes chers Pokémon et ton ami... Il croyait qu’il serait entendu, mais il n’en est plus sûr quand, la seconde suivante, sa prisonnière renvoie du sang à ses pieds, tachant même ses souliers hors de prix... Voilà de quoi ternir sa bonne humeur. L’expression de son visage change du tout au tout, la démence revenant à la charge. Il résiste à l’envie de s’acharner sur elle, à l’envie de la noyer dans cette flaque qu’elle vient de vomir. Il sait que s’il cède maintenant, c’est terminé pour elle et qu’il aura de gros ennuis. C’est ce qui lui permet de ne pas laisser la colère et la contrariété dicter ses actes. De toute façon, ça serait un pur gâchis de la tuer sans qu’Azamir puisse assister à la scène. Le sbire se souvient de la menace qu’il lui a faite, avant que Giovanni permette sa libération...

Pas le choix, agir maintenant est nécessaire. Un son mécontent lui échappe tandis qu’il tourne les talons, sortant de la pièce. Clark n’est pas pressé, mais il a compris qu’il devait donner une nouvelle dose, et qu’il le faudra de façon régulière s’il ne veut pas une nouvelle crise comme celle-là. Sans oublier les médicaments qu’elle doit prendre. L’assassin retourne dans la pièce où se trouve tout son nécessaire pour la torture, ainsi que le reste de la drogue inconnue. Il nettoie rapidement sa chaussure et s'occupe de la raison principale de sa venue dans cette salle. Une plus faible dose que la précédente, ça devrait être suffisant pour l’instant. Il revient dans la cellule, utilisant une nouvelle fois sa force contre la ranger pour l’immobiliser au sol, injectant le produit. Il est encore plus dégoûté maintenant qu’il sait qu’elle est une ex-junkie. J’espère que t’as conscience d’à quel point tu es pitoyable... Des mots crachés, exprimant toute la haine et le dégoût qu’il ressent. Il n’attend pas une réponse ni même de savoir si elle a pu l’entendre avant de se détourner. Il ne compte pas nettoyer le plancher non plus. Ses pas lourds l’amènent face à Azamir. Une idée lui a traversé l’esprit. Ils vont bien s’entendre, entre ex-junkie, non? Le Rocket commence par retirer le bandeau sur l’œil valide du déserteur. Ce sera la première fois, depuis qu’il se trouve dans cette cellule, qu’il pourra voir...


Azamir
Quand tu sens un mouvement près de toi, ton dos se raidit. Ça signifie que Clark est là... Tu ne sais jamais à quoi t’attendre de sa part, mais dans tous les cas, ça risque de faire mal. Cependant, pour cette fois, il te surprend quand tu sens le bandeau qui couvre ton œil être retiré. Doucement, tes paupières s’ouvrent. Il te faut quelques secondes d’adaptation avant de voir quelque chose. C’est flou au début, mais tu reconnais sans mal le visage du criminel qui te fait face. Il est si près, tu ne peux rien voir d’autre, même en essayant de bouger la tête. De toute façon, elle est prise entre tes deux bras relevés. Sans délicatesse, ton ennemi t’agrippe les cheveux pour approcher ta tête de lui. Serrant la mâchoire pour ne pas laisser échapper de plainte, tu n’essaies pas de lutter contre lui. Ça serait inutile. Puis, c’était pour mieux te retirer ces bouchons des oreilles, enfin. Le bruit infernal qu’ils faisaient allait te rendre fou. Néanmoins, puisqu’ils y ont été pendant une longue période, tu entends toujours ce son désagréable. Clark te parle, sa bouche bouge. Tu crois distinguer sa voix, mais rien de très clair. Encore un peu lent d’avoir été privé de tes sens pendant si longtemps, tu sens la claque sans la voir venir. Tu n’avais pas reculé ta tête pour la remettre entre tes bras. Tu m’entends? Cette fois, ses mots sont audibles. Il y a toujours ce bruit en fond, mais il diminue peu à peu. Hn. La gorge sèche de n’avoir pu boire, c’est tout ce que tu parviens à dire. Un nouveau sourire mauvais apparaît sur ses lèvres, ça n’augure rien de bon. Je t’ai apporté de la compagnie. Il se recule, se positionnant ensuite à ta droite, dans l’angle de ton champ de vision réduit. Tu peux donc voir Gaeriel, mais aussi tout le dégât autour d’elle. Tes poings se serrent. Non... L’espoir qu’elle soit parvenue à fuir est brisé. Elle est bel et bien là, devant toi, sans que tu puisses l’atteindre ni la protéger. Tu tentes de résister à la fatigue, mais maintenant que tu n’as plus ce son continu dans les oreilles, c’est de plus en plus difficile.

Je voudrais tant la sortir d’ici, mais aussi la serrer contre moi...

Tu savais qu’elle était une droguée aussi? C’est une belle coïncidence, ne trouves-tu pas? Tu baisses le regard. Ça y est, il va commencer à révéler tout ce qu’il peut bien savoir à votre sujet. Il finira sûrement par balancer que tu es un déserteur... Cette simple idée te serre le cœur, te donnant la nausée. Pour le moment, il dévoile plutôt que vous vous connaissez depuis longtemps. Rappelle-moi à quoi tu étais accro. Un ordre auquel t’as intérêt à répondre. Tu prends quelques secondes avant de souffler la réponse d’une faible voix, ne pouvant faire mieux. Cocaïne... Tu es bien plus docile que ton amie. Tu ne veux surtout pas voir Clark la frapper devant toi... Et toi, c’était quoi ta préférée? Cette fois, il s’adresse à la ranger. Tu te moques bien de ce que ça peut être. Le peu de concentration que tu as va vers le fait de te tenir encore debout. Tes muscles sont au bout du rouleau et ils tremblent...



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Ranger Kantô

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Mer 16 Mai - 22:17
Malgré la douleur qui parcourt mon corps je tente de me redresser, à plusieurs reprises, en réalisant que mes appels n'atteignent pas mon ami. J'ignore totalement Clark resté auprès de moi, me battant contre mon propre corps tremblant, en plein début de crise. J'essaie d'en ignorer les symptômes mais l'un d'eux finit par être le plus fort et je vomis à même le sol, le sang s'en mêlant suite à mon saignement de nez. Par réflexe j'en pleure, ma vue se troublant alors que je m'affale de nouveau contre le mur, sans même réaliser qu'il m'avait de nouveau parlé, bien trop sonnée par mon état actuel pour encore faire attention à cet homme... A moins qu'il ne puisse... ? Je secoue la tête pour tenter d'ignorer la pensée qui s'y est faufilée mais celle-ci est tenace et je lève la tête pour observer le sbire d'un regard mauvais, me haïssant moi-même de pouvoir avoir une telle pensée ; espérer qu'il ait une nouvelle dose à me fournir... Je suis de nouveau tombée dedans, avec une seule piqûre, alors que j'avais arrêté si longtemps... Comment est-ce possible ? Je me croyais plus forte que tout cela... Et j'avais pourtant été prévenue que cela arriverait, mais je pensais que plus jamais je n'aurais à toucher à toutes ces merdes... J'avais sous-estimé la possibilité d'une telle situation et je me retrouve à trembler dans mon coin, mon corps se refroidissant au fil des secondes, ayant des envies inavouables, presque prête à lui demander directement de m'en offrir de nouveau... Seul mon restant de fierté me permet de tenir malgré la situation, et mon envie de résister face à la drogue.

Il se retire de la pièce, nous laissant seuls, mais je n'ai plus la force de parler, surtout vu l'absence de réactions de Azamir. A t-il été drogué lui aussi, est-il inconscient ? J'ai l'impression qu'il bouge un peu par moment, mais c'est si léger que cela ne veut pas dire grand chose... Je l'observe avec plus d'attention en profitant de l'absence de Clark, essayant de me concentrer là dessus pour ne pas penser à mon corps. Tout son torse est à l'air libre et j'ai une grimace en apercevant l'état de sa peau, violette par endroit ; son corps a déjà pris cher, vraiment. Et je doute qu'il soit nourrit... Depuis combien de temps sommes nous ici ? Je n'ai plus aucuns repères, cela pourrait faire quelques heures comme quelques jours pour ce que j'en sais...

La porte s'ouvre et je serre les dents ; il est revenu bien trop vite à mon goût. Il tient quelque chose dans sa main : une seringue. Il se dirige aussitôt vers moi et je comprend qu'elle est pour moi : une partie de mon esprit me dit de me laisser faire docilement mais l'autre veut se battre pour que cela ne recommence pas, pour que je n'aggrave pas mon état... Mais je n'ai guère le choix : je suis si faible qu'il me met à terre encore plus facilement que la dernière fois et, bien vite, je sens l'aiguille s'enfoncer dans ma peau et je ferme les yeux, la drogue ayant tôt fait de m'assommer un peu sur le coup... Surtout que le geste brutal du sbire a rendu mes douleurs plus vives... J'entend ce qu'il dit, tout du moins j'en comprend le sens, mais je ne tente même pas d'y répondre... A quoi bon ? Tous ses mots emplis de haine ne font que glisser sur moi, ils n'ont plus d'importance...

Toujours au sol, je tourne la tête pour le suivre du regard, ayant remarqué qu'il allait vers mon ami. Qu'est-ce qu'il va lui faire ? Mon cœur se resserre à l'idée qu'il puisse de nouveau le blesser sous mes yeux ; je réalise alors que, si je peux supporter n'importe quoi pour protéger Mewtwo, ce serait beaucoup plus difficile s'il s'en prenait à quelqu'un qui a aussi une place dans mon cœur... Comment pourrais-je faire un choix entre eux deux ?

La voilà, ma faiblesse. Mais peut-être ne l'a t-il pas encore réalisé...

Je tente de me redresser lentement alors que Clark me bouche la vue, commençant à sortir les premiers effets bénéfiques de ce qu'il m'a injecté ; je suis d'ailleurs étonnée qu'ils viennent aussi rapidement, et j'en viens à me demander quelle est cette drogue exactement... Les symptômes sont déjà de retour : pupilles dilatées, une sensation de légèreté contrastant avec le véritable état de mon corps et une irrésistible envie de lui foutre mon poing dans la gueule... La suite ne fera qu'accentuer cette envie, lorsque je croise le regard de Azamir, qui semble véritablement au bout du rouleau. Clark semblait lui avoir mis quelque chose dans les oreilles, expliquant son manque de réaction. Je m'apprête à reprendre la parole, pour le rassurer, mais Clark me devance et crache de nouveau son venin... Ainsi Azy aurait lui aussi céder face à la drogue par le passé ? Cela nous fait un point commun de plus quand on y pense, et il a du lui aussi passer par des moments difficiles... Cependant, je n'arrive pas à comprendre ce que Clark cherche à faire avec cette question et, de nouveau revitalisée par le substance, je lève la tête pour le regarder.

- Qu'est-ce que ça peut t'foutre ?

Et tant mieux s'il n'apprécie pas les vulgarités. Je le foudroie du regard pendant un long instant, avant de finalement me tourner vers Azamir, tentant de lui insuffler un peu d'espoir... On va s'en tirer, on trouvera le moyen !





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Ven 18 Mai - 0:30
Azamir
Le fait de voir que Gaeriel se trouve avec toi, dans ta cellule, te coupe tout élan. Impossible de la protéger, impossible de sortir de cet endroit... En plus, tu redoutes, avec raison, que Clark l’utilise contre toi, qu’il la blesse pour obtenir des réponses de ta part. Tu préférerais tout prendre et qu’elle n’ait rien. Tu pourrais mourir pour elle, mais tu es si épuisé et si affecté psychologiquement... On croirait que la motivation t’a quitté, au contraire de ton amie. Elle aussi a subi des tortures, ça se voit. Pourtant, elle semble garder la tête haute. Est-elle sous l’influence d’une drogue? Pour que le sbire en parle, c’est ce que tu crois. Néanmoins, ton esprit fatigué s’arrête surtout sur le fait que tu es si faible en comparaison... Tu en viens à te juger sévèrement, sauf que ça ne t’aide pas. Tu as besoin de sommeil pour retrouver tes esprits et un peu de ta combativité. La réponse à la question du lieutenant ne tarde pas à arriver de ton côté. Tu n’essaies pas de lui résister, trouvant que cela est inutile pour cette simple interrogation. Si c’était autre chose de plus important, peut-être serais-tu resté silencieux. Que la ranger sache que tu as déjà été accro à la cocaïne, ça ne te gêne pas tant. Ça fait si longtemps que tu n’en as pas consommé... Il y a eu une fois pour cette mission d’infiltration, mais tu avais bien mentionné à Hei qu’il ne pouvait plus te demander une telle chose, jamais. Tu avais bien failli retomber dans ta dépendance, ce jour-là. Ça a été difficile de combattre les symptômes de manque. Certains s’étaient brièvement manifestés. Bref, la jeune femme décide de ne pas répondre, et une part de crainte se manifeste alors. Il y aura des répercussions, c’est évident. Le sbire ne la laissera pas lui parler sur ce ton. Il a beaucoup trop d’orgueil, trop d’amour propre pour ça. Puis, toutes les occasions pour blesser sont bonnes. Tu as juste le temps de croiser le regard de ton amie avant que l’assassin réagisse. C’était à prévoir, ses poings et sa mâchoire s’étaient crispés.

Je dois me ressaisir et garder espoir. Nous avons forcément un moyen de lui échapper...

Tu aurais voulu retrouver ton espoir pour faire honneur à cette détermination visible chez la ranger, mais le poing de Clark s’abat sur ton ventre, te coupant le souffle. C’était le coup de trop pour l’état dans lequel tu te trouves... Tes genoux plient, ne te supportant plus. Ce sont donc les chaînes au plafond qui te supportent, mais tirant dessus, les menottes te blessent de nouveau. Difficile de reprendre ton souffle dans ces conditions. Grimace de douleur au visage, tu luttes tout de même pour te remettre debout. Même sans regarder l’ampleur des dégâts, sentir le sang qui roule sur tes bras est suffisant pour comprendre que les lames ne se sont pas arrêtées en surface. J’ai l’impression qu’elle ne t’aime pas beaucoup, Azamir. Elle préfère te voir souffrir que répondre à une simple question... Il commence doucement à installer le doute en toi, prenant une intonation mesquine et une voix basse. Tes paupières sont fermées, donc tu ne vois pas son visage, ce sourire malsain qu’il a aux lèvres. Il s’amuse beaucoup de la situation, mais il est possible que Gaeriel réagisse elle aussi. Tu n’auras peut-être pas l’occasion de l’entendre, ton esprit est au bord de la rupture. Tu te sens partir, sur le point de perdre conscience. Ça, le criminel le remarque et il vient donc te retirer les menottes des poignets. Ton corps tombe lourdement au sol, à plat ventre. Sur le coup, ta côte cassée te fait horriblement souffrir, ta vision devient noire. Tu essaies de taire les quelques sons plaintifs qui s’échappaient d’entre tes lèvres... Il y a un goût de sang sur ta langue, tu dois t’être mordu l’intérieur de la bouche en tombant. Une vaine tentative de te relever, n’ayant pas assez de force. Faible, ça te ramène en arrière, le jour où tu as pris ce coup de sabre au visage. Tu n’avais rien pu faire aussi, couché au sol et attendant la mort... Tes poignets te font tellement souffrir que poser les mains au sol pour redresser le torse, c’est impossible. Ces plaies-là risquent de marquer ta peau à vie, comme plusieurs autres... Tu essaies de rester réveillé, mais ton niveau d’énergie est au plus faible. Tu parviens seulement à lever un peu la tête pour regarder une dernière fois ton amie, puis le sommeil te gagne.

Qu’est-ce qu’il lui fera? Il faut que j’ouvre les paupières...

Dernière pensée, mais elle n’a pas d’influence. Tu te trouves entre le sommeil et l’inconscience, n’entendant plus du tout ce qui se passe autour. Donc, quand Clark s’adresse à Gaeriel, tu n’en as pas conscience. Que c’est dommage, il s’est endormi. Il se détourne alors de toi, s’approchant de la jeune femme. C’est de ta faute s’il a été blessé. Je me demande ce qu’il pensera de toi, quand il le comprendra vraiment... Il essaie de jouer avec les mots, de se jouer de la situation. Vous monter un contre l’autre, ça peut être amusant, n’est-ce pas? S’il vous affaiblit assez psychologiquement, cela a une chance de fonctionner et il ne s’en privera pas. Bref, il ne s’attarde pas plus longuement dans la cellule. Il sait que ton amie est trop loin de toi, elle ne peut pas t’atteindre. Et tant que tu dors, même si tu es libre de tes mouvements, tu n’iras pas bien loin. De toute façon, le sbire s’absente seulement pour quelques minutes. Il revient avec de quoi te nettoyer les plaies sur le dessus de tes poignets. Bien qu’il ait la ferme intention de te tuer prochainement, il veut que ça se passe de la façon qu’il a planifiée, et pas d’une autre. Avec cet état de faiblesse dans lequel tu te trouves, une infection pourrait avoir raison de toi. Il ne compte pas, pour le moment du moins, te donner à boire ou à manger. Quand il commence à nettoyer tes plaies, tu ne te réveilles pas. Ça te fait mal, tu en échappes des sons plaintifs, mais tes paupières restent closes. Le sbire ne s’occupe pas de Gaeriel, faisant ce qu’il a à faire avant de sortir de nouveau. Évidemment, il pourrait réagir si elle vient à lui parler... En son absence, les minutes passent, devenant des heures. Combien de temps as-tu pu dormir? Vous n’avez plus aucune notion du temps qui passe. C’est ta respiration difficile qui te sort du sommeil, ainsi que la douleur à la côte. Doucement, tu ouvres les paupières tout en te relevant la tête. Ton amie est toujours là, devant toi. Tu réalises rapidement que vous êtes seuls, mais aussi que tu n’es plus entravé. C’est le moment. C’est presque trop beau pour être vrai, ça sent le piège, mais tu saisis tout de même cet espoir.

Il pourrait ne pas y en avoir d’autres.

Avec des gestes lents, tu te redresses. Par contre, sans appui, tu ne parviens pas à te lever. Il va falloir ramper... Je vais te libérer, et tu dois fuir. Tes mots sont encore murmurés, la voix cassée. Tu sais que tu ne seras plus en mesure de parler sous peu. Tu as déjà vécu une autre situation de déshydratation sévère, tu détestes toujours autant la sensation de soif. T’approcher n’est pas simple, mais tu y parviens malgré ta côte qui proteste. Il me faudrait quelque chose pour casser tes menottes... Tu n’as plus assez de force pour le faire par toi-même. Ton regard se perd dans la pièce, essayant de trouver quelque chose qui fonctionnerait. Sinon... tu improviseras.



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Ranger Kantô

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Lun 21 Mai - 20:06
Je suis de nouveau dans un état second, avec cette sensation si agréable que rien ne pourrait m'arriver, qu'il ne pourra jamais m'atteindre véritablement. Il l'a pourtant déjà fait depuis que je suis ici mais, la douleur s'envolant, cela n'a plus la moindre importance. Je reprend mes esprits, et même un peu plus, et je peux relever la tête pour fixer le sbire, qui a rejoint Azamir attaché au centre de la pièce. Le pauvre est dans un drôle d'état, il a un immense hématome recouvrant son torse et on peut deviner d'autres blessures qui courent sur sa peau... Lorsque Clark me demande quelle était ma drogue, je ne peux pas m'en empêcher, il faut que je le provoque. Je n'avais pas réalisé à cet instant que c'était exactement ce qu'il voulait : diviser pour mieux régner. Lorsque mes mots sortent je comprend assez rapidement que c'était une erreur, qu'il va s'en servir contre nous de la pire des façons : je serre les dents lorsque son poing s'abat dans le ventre de mon ami, aggravant davantage son état. Je me mord la joue instinctivement en le voyant fléchir, incapable de supporter cette douleur supplémentaire alors que du sang est en train de couler le long de son bras... J'ai peur de comprendre ce que cela signifie, cela provient des menottes... Depuis quand est-il dans cette situation aussi critique ? Sûrement depuis aussi longtemps que moi... Finalement Clark semble t'avoir ménagé à côté. Je fronce les sourcils lorsque Clark reprend la parole, insidieusement, semblant sous-entendre bien des choses... Mais que croit-il ? Nous savons qui est notre ennemi.

- Ne l'écoute pas Azy, la seule personne mal aimée ici c'est lui !

J'aimerais pouvoir lui cracher à la figure tant il me dégoûte, mais l'état de mon ami me préoccupe davantage ; il ne semble pas avoir réagit à mes mots alors que j'ai parlé fort, comme s'il était proche de l'inconscience. Le coup de Clark certainement... Il est alors détaché et tombe lourdement au sol ; nos regards se croisent, un bref instant, avant qu'il ne semble réellement sombrer dans l'inconscience. Je reste alors silencieuse tandis que Clark se tourne vers moi, reprenant la parole pour souligner son petit jeu... Mais j'ai confiance en Azamir, je sais que tout se passera bien.

- Va cracher ton venin ailleurs Clarkounet.

Il s'éloigne finalement, revient dans la pièce pour soigner les poignets de Azamir, sans que celui-ci ne réagisse... Il doit être endormi. Le sbire quitte finalement la pièce et je lâche un soupir, m'adossant contre le mur pendant plusieurs minutes, essayant de calmer mes battements de cœur frénétiques. J'ai beau avoir plus d'assurance qu'il n'en faut, je suis en train de réaliser que je ne pourrais plus lui faire face comme je l'ai fait, sinon il se servira de Azamir et tentera de nous liguer l'un contre l'autre en se servant de sa fatigue. Je tire sur mes menottes pendant un temps interminable, essayant de contorsionner mes poignets dans tous les sens pour les faire passer à travers les menottes... Mais rien à faire, elles sont beaucoup trop serrées, je ne pourrais jamais les retirer comme ça...

Dépitée je me laisse aller contre le mur et ferme les yeux, somnolant un peu, essayant de récupérer un peu de sommeil manquant, sans y arriver.

Je rouvre les yeux en entendant du bruit, une respiration différente, le son d'un corps glissant contre le sol. Azamir s'est réveillé et essaie de se rapprocher de moi, à son rythme, malgré son corps blessé. J'aurais aimé pouvoir me rendre auprès de lui mais, tout ce que je peux faire, c'est tirer sur mes chaînes pour avancer un peu, lui épargnant un petit mètre tout au plus. Je tend l'oreille pour l'entendre mais fronce un peu les sourcils, réalisant tout de suite le problème.

- Attends, Azy... Tu n'y arriveras pas, pas avec ta force actuelle... Je me tend un maximum pour me rapprocher de lui, courbée en deux. Nos fronts peuvent presque se toucher et je le regarde droit dans les yeux, regrettant de ne pas pouvoir être plus proche de lui, en ressentant le besoin. Les larmes me montent aux yeux lorsque je repense à son état. Je suis désolée, à cause de moi... Je ne pensais pas qu'il s'en prendrait à toi... Mais je ne le laisserais pas recommencer. Fini les provocations, je vais essayer de garder mon calme, pour toi, pour nous...

J'essaie de m'approcher un peu plus de lui mais rien à faire... Je ferme doucement les yeux en lâchant un soupir avant de les rouvrir, nos lèvres proches l'une de l'autre. Malgré l'instant catastrophique, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir une pensée à ce sujet... Même si je crains que la porte ne se rouvre d'ici très peu de temps. Peut-être même a t-il tout entendu, qui sait...





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Modo & Ranger

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Mar 22 Mai - 5:52
Azamir
C’est dommage que tu ne sois plus tellement en état de comprendre les paroles qui te sont dites. Tu as entendu celles de Clark, mais tu ne te trouves pas encore dans un état assez diminué pour le croire, même si... tu continues de penser que dès que Gaeriel saura pour ton passé chez les Rockets, tout sera terminé. À cause de cette pensée, il y a une part de toi qui a tendance à ne pas totalement réfuter les propos du sbire... Malheureusement, la réponse de ton amie, tu ne la comprends pas. Tu sais qu’elle a parlé, sans pouvoir vraiment mettre des mots sur la voix. Ton esprit se trouve trop au bord de la rupture. Au moins, ton supplice prend fin quand l’assassin daigne enfin te libérer les poignets. Tes muscles n’en pouvaient plus de supporter tout ton poids depuis tout ce temps. Cette pause était essentielle pour toi. Elle ne te permettra pas de revenir en pleine forme, pas tant que ton ventre crie famine et que la déshydratation se poursuivra, mais il y aura un léger regain d’énergie. Tu as juste le temps d’adresser un dernier regard à la ranger avant que ton œil se ferme. Plongé dans un sommeil profond, proche de l’inconscience, tu n’entends rien de ce qui se passe autour de toi. Le lieutenant ne s’offusque pas de la réponse donnée par la jeune femme. Il s’en moque éperdument, même. Il a d’autres idées en tête et il compte les mettre de l’avant. Elle peut bien continuer avec ce surnom débile tant qu’elle veut, elle le regrettera à un moment ou à un autre. Après avoir nettoyé les plaies sur le dessus de tes poignets, l’homme sort de la cellule. Même si ça a été souffrant, tu n’as pas beaucoup réagi. Et tu ne réagis pas en entendant ton amie qui tente de se défaire de ses menottes. Le temps de ce repos, il fut réparateur, bien que tu restes affaibli.

Être réveillé par la douleur me donne l’impression de ne pas avoir dormi...

Levant la tête, tu peux voir que Gaeriel ne semble pas avoir pris durant ton moment d’absence. Ça te rassure. Puis, tu réalises rapidement que tu n’es pas immobilisé, que tu peux avancer jusqu’à la rejoindre. Ce que tu entreprends donc, te redressant doucement. Elle tente aussi de s’avancer vers toi le plus qu’elle le peut, t’évitant une courte distance. Lui adresser quelques mots n’est pas si simple, puis recevoir sa réponse ne l’est pas non plus... Tu t’en veux tellement de ne pas être parvenu à la protéger, de ne pas avoir pu empêcher Clark de jouer à son jeu. Il te l’avait dit, mais tu ne t’es pas assez méfié de lui. Tu portes cette erreur comme un fardeau. Je sais... Tu souffles cette réponse avec un fond de culpabilité. Évidemment que tu sais que tu n’as pas assez de force pour briser ses menottes. Néanmoins, ça ne t’empêche pas d’essayer. Tu ne peux pas rester inactif, il faut que tu bouges, que tu cherches une solution. Il y en a forcément une. Une certaine motivation t’anime, mais il y a aussi toute sorte d’émotions négatives qui luttent en toi. Ces dernières se taisent quand tu te retrouves tout juste devant Gaeriel, mais ça te comprime le cœur de la voir si triste. Ça te chamboule à un point que tu en restes silencieux, mais aussi perturbé de la voir si près. Sans pouvoir résister, ton corps fournit un ultime effort tandis qu’une de tes mains se pose délicatement sur sa joue, mais aussi pour que vos lèvres se touchent. Un simple baiser, tu ne peux pas faire plus. Tes lèvres sont sèches de la déshydratation imposée par votre bourreau... Tu détournes la tête et laisse retomber ta main, t’en voulant d’avoir agi de la sorte. Pour chasser le malaise que tu vis, tu lui glisses quelques mots en lien avec ce qu’elle a dit plus tôt. Il a aussi des raisons de me pourchasser, ce n’est pas à cause de toi. Avoir le courage de lui avouer par toi-même la raison pour laquelle les Rockets te pourchassent... Mais non, tu ne l’as pas. S’il fallait maintenant que tu voies du dégoût dans son regard, tu ne t’en remettrais pas. Ça serait le coup de grâce dans ce qui te reste de motivation à lutter pour survivre.

Il va lui dire... C’est sûr qu’il va le lui dire. C’est inévitable.

Même si tu le sais, ça ne fait pas en sorte que tu sois capable de la regarder en face et de mentionner cette terrible vérité sur toi. Tu n’es vraiment pas fier de toi, pas fier d’avoir servi cette organisation mafieuse si longtemps. Pas fier non plus d’avoir été utilisé et manipulé pour devenir cet assassin que tu étais. C’est un débat avec toi-même que tu n’étais pas prêt à avoir, que tu ne peux pas régler, n’étant pas en état. De toute façon, tu n’aurais pas l’occasion de le terminer puisque la porte de la cellule s’ouvre. Clark entre, suivi de près par son Alakazam. Pour avoir un de ces Pokémon, tu sais qu’ils sont redoutables et qu’ils peuvent provoquer de lourds dégâts. Il ne doit pas faire de mal à Gaeriel. Tu ne le veux pas. Cette simple pensée suffit pour te donner une énergie nouvelle. Te redressant, tu parviens même à te remettre debout. Tu as serré la mâchoire sous la douleur et sous le monstrueux effort, mais c’est fait. Ton regard ne quitte pas celui rougeoyant de l’assassin, qui s’amuse visiblement de la situation. Tu nous fais quoi? Je n’ai qu’à appuyer sur ta côte cassée pour que tu t’écrases à mes pieds. Il te crache ces mots, ricanant méchamment. Tu ne l’impressionnes pas. Du moins, en apparence. Il n’aurait pas cru que tu sois en mesure de te mouvoir et encore moins de te lever. Il semblerait que ce petit tête à tête t’ait fait du bien... Malheureusement, dès que tu avances d’un pas, le Rocket ne te laisse pas l’opportunité de bouger davantage. Il vient frapper sur tes côtes, te coupant le souffle. Tu passes près de tomber sur ton amie, mais ta tête frappe plutôt le sol, te sonnant. Vous êtes pitoyables. Clark est dégoûté, ça s’entend très bien dans sa voix. Il vient te saisir les chevilles, tirant pour te traîner de nouveau au centre de la pièce. Tu ne réagis pas vraiment, toujours sonné. Immobilise-le. Un ordre à son Pokémon, ordre qu’il respecte donc. Avec ses pouvoirs psychiques, il est capable d’animer des objets. Des chaînes viennent donc se nouer à tes poignets, les ramenant dans ton dos. D’autres immobilisent tes chevilles. Couché sur le ventre, respirer n’est pas simple, toujours à cause de cet os brisé...

Je dois encore résister...

On va jouer à un jeu. Cette fois, l’homme s’adresse plutôt à Gaeriel. Tu vois dans quel état il est? Il n’a pas eu à boire ni à manger depuis qu’il est ici. Ça va continuer jusqu’à ce que tu me dises comment je peux localiser Mewtwo. Tu t’attendais à quelque chose comme ça, mais pas si vite. Tu hoches doucement la tête de gauche à droite, intimant ton amie de ne pas parler. Le sbire s’approche de la ranger, l’empoignant sous le menton pour le relever. Sache que quand il deviendra confus, il sera proche du coma et donc de la mort. Un sourire mauvais étire alors ses lèvres, tandis qu’il la relâche. Tu te sens mis au pied du mur, tu ne vois plus d’issue. Cette lente agonie qui a déjà commencé, tu ne veux pas la traverser en entier. Mais tu ne dis rien, tu ne veux surtout pas l’influencer dans ses choix. Clark s’éloigne, vous observant tous les deux. Il est très satisfait, mais il ne compte pas s’arrêter là. Cette fois, il s’adresse à toi. Tu savais que cette chère Kyoko faisait partie des forces de l’ordre? Tu ne peux empêcher une certaine surprise d’animer tes traits. Il est vrai qu’elle t’a déjà mentionné quelque chose à propos d’un ancien emploi, mais tu n’es plus en état de vraiment y réfléchir pour te remémorer ses mots exacts. Évidemment, tu ne savais pas. Es-tu sûr de pouvoir lui faire confiance? Tu as juste le temps de voir son expression faciale, on dirait un démon. À moins que ça ne soit ton imagination. Baissant la tête, tu refuses de le regarder plus longuement. La ferme... Il essaie de mettre le doute. Et tu crains le revers, quand il divulguera des choses sur toi.

Il ne s’en privera pas.



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Ranger Kantô

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Mer 23 Mai - 19:54
Mon cœur loupe un battement lorsque je sens ses lèvres se poser contre les miennes, une douce sensation de chaleur m'étreignant alors. J'en oublierais presque la situation dans laquelle nous nous trouvons, bien que la caresse soit éphémère et me ramène vite à la réalité... Et je me souviens alors des propos de Clark, auxquels je n'avais pas fait attention sur le moment... Je n'avais pas réalisé que notre relation était en train de basculer, je ne le remarque jamais... Depuis quand exactement ? Je sors de mes pensées au son de sa voix et je le fixe avec davantage de douceur, l'écoutant alors qu'il semble peiner à parler. Depuis quand n'a t-il pas bu au juste ?

- Je m'en doute, ne t'inquiètes pas...

Depuis quand au juste ai-je réalisé qu'il devait y avoir autre chose ? Lorsque Azamir m'a parlé de sa première captivité ? C'est peut-être bien là que j'ai commencé à me dire qu'il devait y avoir Lampéroie sous roche, cela me paraissait étrange que Clark s'en soit pris à Azamir alors qu'il avait tant d'autres moyens de pression pour m'atteindre, à commencer par ma famille... Il y a certainement quelque chose de plus profond qu'il n'y paraît mais, ce qui est certain, c'est que j'ai confiance en lui. Quoi qu'il ait plus faire ou être, nous avons formé un lien soudé (encore plus que je ne le pensais) et je lui ait offert ma confiance depuis un bon moment... Même si la situation est catastrophique, je peux compter sur lui et il peut compter sur moi, on affrontera tout cela ensemble.

La porte se rouvre, bien trop rapidement à mon goût, et Clark fait de nouveau son apparition dans la pièce, accompagné de son Alakazam qui a toujours été une véritable plaie. Il pourrait d'ailleurs faire tellement de choses avec ce pokémon à ses côtés... Serait-il capable de me forcer à dire la vérité, ou à lire en moi ? Certains psychiques ont des pouvoirs très flippants, je ne sais pas ce que les membres de cette espèce sont capables, à part pour la téléportation et la télépathie. Et je préférerais rester dans l'ignorance. En tout cas, je suis sûre que Mewtwo n'en ferait que d'une bouchée, il lui est supérieur. D'ailleurs, maintenant que j'y pense... Clark le veut, mais comment ferait-il pour le contenir ? A t-il une arme secrète, comme pour cet objet permettant de bloquer les pokéballs ? A moins que... Qu'il n'ait une autre de ces balls spéciales, que Ridley a détruit à la caverne azurée ? J'aimerais vraiment le savoir... Mais je n'ai guère le temps d'y penser, Azamir venant de se lever pour faire face à Clark, alors qu'il ne pourra rien faire dans cet état... D'ailleurs le sbire a tôt fait de se moquer et de mettre mon ami à terre, me tirant une grimace ; mais j'arrive à me retenir pour éviter qu'il ne lui arrive pire. Je m'approche de lui pour vérifier son état mais Clark a tôt fait de l'éloigner pour le ligoter, au sol cette fois, dans une position certainement moins douloureuse pour lui.

Il reprend la parole, se rapprochant de moi et me touchant, pour que nos regards se croisent. Je le fixe, tentant de ne pas paraître aussi arrogante, même si cela s'avère difficile de ravaler ce qui me reste de fierté étant donnée la situation... Mais j'ai réalisé avec cette brève caresse qu'il y avait beaucoup en jeu et que je ne pouvais plus me permettre de faire des erreurs... Je ne peux pas choisir entre eux. Je baisse le regard lorsqu'il parle de l'état de Azamir ; je suis sûre qu'il ne ment pas, mon ami est vraiment dans un état de faiblesse avancé, et il ne tiendra pas indéfiniment ainsi, encore moins s'il le torture de nouveau...

Il va falloir que je prenne une décision.

Lorsque Clark évoque mon passé dans les forces de l'ordre, je me mords les joues pour ne pas réagir, pour ne pas en rire. Je me suis promis de ne plus envenimer les choses et c'est ce que je vais faire à présent. Cependant, je n'ai pas beaucoup de temps et il faut que je détourne son attention, que je lui donne quelque chose... Commençons d'abord par quelque chose de simple.

- Mewtwo n'est pas mon pokémon... Je n'ai pas de moyen de le localiser, il vit sa vie comme bon lui semble...





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Modo & Ranger

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Hier à 19:37
Azamir
Tu n’assumes pas tes gestes, ce baiser et cette courte caresse, convaincu que Gaeriel aura un regard différent sur toi quand Clark décidera de révéler que tu es un ex-assassin pour les Rockets. Pourtant, un léger doute s’installe quand tu remarques son regard sur toi, quand elle répond à tes paroles. Elle s’en doute... Tu ne peux t’empêcher de la fixer, retenant les premiers mots qui te viennent à l’esprit. Tu t’es tellement martelé avec l’idée que ton amie n’accepterait pas la vérité que ce n’est pas quelque chose qui peut disparaître d’un coup, mais un petit espoir prend forme dans ton cœur. Si vous parvenez à vous en sortir, tu ne veux pas perdre contact avec elle. Cet amour est sincère et peu importe les tentatives de Clark pour te faire perdre confiance en elle, ça ne fonctionnera pas. Cependant, s’il se met à trop jouer avec ta psychologie... tu es assez affaibli pour qu’il finisse par toucher une corde sensible. Le problème, c’est qu’il cherche à trouver et il finira par mettre le doigt dessus. D’ailleurs, ça commence maintenant. Tu aurais voulu avoir plus de temps seul avec ton amie, mais le sbire entre dans la pièce, accompagné de son Alakazam. Ça ne te plaît pas du tout, pour avoir subi une attaque psy de la part de cette créature. C’était insoutenable. Tu connais, une partie du moins, l’étendue de leurs pouvoirs et sa présence n’augure rien de bon pour vous. Ça ne t’empêche pas d’effectuer une vaine tentative pour résister face à Clark. C’était stupide, tu sais très bien que tu n’as pas de moyen pour lui opposer la moindre résistance, ce qu’il te fait savoir avant de passer à l’acte. Toutefois, te lever te redonne une certaine confiance, même si bon, tu finis sonné au sol. Tu ne te rends pas compte que la ranger s’est approchée pour vérifier ton état. Puis, l’assassin s’occupe de rapidement t’éloigner avant de t’immobiliser au centre de la pièce. Tu te sentais mieux près de ton amie. Cela avait quelque chose d’apaisant de l’avoir tout juste à côté. C’était comme une motivation supplémentaire. Tu ne dois pas la perdre. Ton désir de sauver Gaeriel est toujours présent, il faut l’alimenter.

Je le veux, mais je ne suis pas sûr que je le peux...

Quand Clark parle de toi et de ton état, tu t’abstiens de montrer quoi que ce soit. Tu ne veux pas mourir comme ça... Ou n’importe comment, tu as des raisons de vivre. Si tu es prêt à te sacrifier pour la femme que tu aimes, c’est le pire scénario à envisager. Tu voudrais que vous vous en sortiez tous les deux, ainsi que vos compagnons, même si... la crainte qu’elle te tourne le dos est forte. Il s’agit d’une de tes préoccupations, mais pas la principale. Tu t’en veux que Gaeriel ne puisse plus tenir tête au Rocket par ta faute... Elle se contente de le fixer, silencieuse. Et toi, tu te sens horriblement mal pour tout. Est-ce qu’elle va parler ou si elle ne te choisit pas? L’hypothèse qu’elle puisse te laisser mourir de cette déshydratation te comprime le cœur. Tu préfères qu’on t’achève immédiatement... Tu retiens l’envie de le mentionner, désireux de croire, au moins encore un peu, en une chance de vous échapper de cet endroit ainsi que des mains du sbire. Et si tu peux le tuer par la même occasion, tu ne t’en priverais pas. Vous seriez plus tranquilles, la menace serait moins grande pour vous deux. C’est juste que pour le moment, l’homme ne se prive pas de son petit jeu pour doucement briser ta confiance en la ranger. Une nouvelle tentative, que tu chasses rapidement. Ce n’est pas grave qu’elle ne t’ait jamais parlé du fait qu’elle a été dans les forces de l’ordre. Tu ne comprends pas pourquoi elle a pris cette décision, mais tu n’y accordes pas d’intérêt. De toute façon, ce devait être pendant que toi, tu étais un sbire Rocket... Si opposés par le passé, mais si proches aujourd’hui. Concentre-toi sur ces ressemblances, sur ces passions communes. Le passé n’a pas d’importance. Peut-être que ton amie se dit la même chose, elle ne réplique pas. Du moins, pas tout de suite. Clark ne semble pas t’avoir entendu quand tu lui réponds de se la fermer. Il n’a aucune réaction en ce sens. Par contre, on peut dire qu’il se montre très intéressé quand le nom de Mewtwo retentit dans la pièce. Même toi, tu ne peux t’empêcher de lever la tête, la regardant et écoutant ce qu’elle va dire. Une part de toi ne peut s’empêcher d’espérer qu’elle donne les informations demandées...

Mais je sais aussi que dans tous les cas, il va me tuer... Il n’en manquera pas l’occasion une seconde fois, qu’importe ce qui se passe.

Pendant que tu essaies de comprendre ce qui vient de se dire, Clark y réagit sans attendre. D’abord par un sombre ricanement, puis par des mots. Je peux croire qu’il ne t’appartient pas et qu’il soit libre, mais que tu ne puisses pas le localiser... Ne me prends pas pour un idiot. Une contrariété s’installe sur son visage. Il n’aime pas qu’on essaie de se foutre de lui ou qu’on lui en donne l’impression. Elle veut continuer à jouer à ce jeu avec lui? Eh bien, il est prêt à le faire aussi. Et cette fois, ce n’est pas contre toi que ça se retourne. L’homme extirpe de sa poche un canif à la lame rétractable puis il s’approche de ton amie. Tu commences à t’agiter, ayant compris ses intentions. Les chaînes sont bien serrées à tes poignets. Tu as beau essayer de passer tes mains, ça ne fonctionne pas. Tout ce que tu réussis à faire, c’est de rouvrir tes plaies sur le dessus de tes poignets... La mâchoire serrée, tu peux seulement regarder Clark pousser la jeune femme face contre terre et de son autre main, percer son vêtement au niveau du bras, laissant pénétrer la lame dans sa chair. Arrête... Tu ne parles sûrement pas assez fort. Tu n’es plus capable de parler d’une voix normale. Et si je te taillais le visage comme lui? Vous feriez un si beau petit couple. Il est fier de cette réplique, guettant surtout la réaction de la concernée. Toi, il entend les chaînes donc il sait bien que tu protestes. Il peut discerner le son de ta voix grave, sans vraiment porter attention à tes mots. Tu finis haletant, ta côte te faisant souffrir. Ce sentiment d’impuissance à protéger la personne que tu aimes est horrible, le pire de tous. Et ça aussi, Clark en joue. Ce ne serait pas drôle qu’il n’y ait que toi qui paies. Ne parvenant plus à garder la tête relevée, tu ne vois pas le sbire qui plante brutalement la lame dans le bras de Gaeriel. Alors, qu’est-ce que t’en dis? Mais tu ne tarderas sûrement pas à regarder ce qui se passe, constatant alors à quel point l’assassin s’amuse, qu’il se délecte de la souffrance qu’il provoque et des choix qu’il offre.

Il n’y a aucune bonne réponse, face à lui...



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