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» Entre ses griffes... /-16\


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Modo & Ranger

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 10932

Région : Kanto | Hoenn
Mar 28 Nov - 19:46
Pendant ces quelques jours de retour sur Kanto, j’habite chez Ferir sauf que j’avais aussi prévu de voir Gaeriel, si cela était possible. J’espérais beaucoup que ça le soit, j’ai vraiment envie de la revoir. La dernière fois que nous nous sommes vus, j’étais malade à cause de cette tempête que j’ai affrontée lors de ma rencontre avec Rayquaza. Elle est venue prendre soin de moi, elle est venue s’assurer que je n’avais rien de grave. Ça m’avait fait plaisir. Et ça me démontrait une fois de plus qu’elle tient à moi, d’une certaine façon. Nous avons eu quelques échanges de SMS depuis, je lui ai aussi parlé de vive voix au téléphone. C’est plus compliqué de trouver du temps depuis que je suis à Hoenn, mais je n’ai pas l’impression que cela contribue à nous éloigner. Je le souhaite sincèrement du moins... Je ne veux pas que cette distance physique en mette une entre nous. Je ne sais pas comment l’exprimer mieux, mais je sais que ça me blesserait si ça arrive. Je présume que je m’inquiète pour rien, surtout que quand je l’ai contactée pour lui mentionner que je suis dans la région et donc pour lui proposer une activité, elle a accepté. Mon presque petit frère m’a fait la remarque qu’un sourire niais prenait encore place sur mon visage au moment de sa réponse. Il est agaçant... et je n’ai pas hésité à lui dire que lui aussi en a un quand il parle avec Shin'. J’ignore comment il gère la distance, comment il gère sa relation. Il a esquivé le sujet, se concentrant plutôt sur moi. J’aurais voulu avoir la capacité de détourner la conversation, je n’y suis pas parvenu. Lui aussi m’a tenu un discours similaire à celui de ma mère. J’aimerais que mes proches me laissent gérer ma vie comme bon me semble...

Ils désirent ton bonheur et ils constatent que ce point t’affecte, que tu es hésitant. Tu ne peux pas nier l’être, ça se voit.

Ne plus y songer jusqu’à ce qu’enfin, je rejoigne Gaeriel n’a pas été simple. J’ai eu envie de lui faire une accolade en lui faisant la bise, au lieu de seulement poser ma main sur son épaule comme d’habitude. Puis, la voir n’aide pas à chasser mes doutes ni mes inquiétudes. Je choisis de profiter de cette journée à ses côtés sans me poser plus de questions. Je sais que je suis bien avec elle, que je me sens calme et heureux. Je me dis que l’amitié avec elle peut aussi me l’offrir, donc inutile de la placer en danger ou de risquer qu’elle se détourne si la nature de mes sentiments ne lui plaît pas... Je peux forcément vivre avec et agir comme s’ils n’existaient pas. En tout cas, j’y suis parvenu pendant cet entraînement que nous avons fait ensemble. Nous nous amusons tous les deux dans l’action, elle est ma seule amie avec qui c’est le cas. Le temps est passé vite, puis en fin de journée, nous sommes allés manger. Je me suis risqué à lui poser des questions de temps à autre, désireux de découvrir ses goûts, ses passe-temps et ses passions autres que ce que je connais déjà. Elle m’intéresse sincèrement et je souhaite qu’elle me laisse l’occasion d’en savoir plus à son propos. Je ne me suis pas montré curieux d’une mauvaise façon, je crois. Je ne suis pas allé vers des sujets trop personnels ou qui causeraient des malaises. J’en aurais plusieurs interrogations pour ça, mais je ne voulais pas gâcher l’ambiance entre nous. La conversation est restée agréable, je crois. Elle m’a souri à plusieurs reprises, ce qui m’a amené dans un état similaire. Je me répète, mais je me sens bien. Je voudrais qu’elle me suive jusqu’au refuge pour y passer la nuit, sauf que je n’ose pas le lui proposer. Je présume qu’elle doit avoir autre chose à faire le lendemain... Donc, quand les additions sont payées, nous nous dirigeons vers le stationnement souterrain où Gaeriel s’est garée avec sa moto. Nos Pokémon sont donc dans leur Pokéball. Ils ne pouvaient pas nous accompagner dans le restaurant de toute façon et dans le stationnement, je n’ai pas l’envie qu’ils abîment quoi que ce soit... Ce n’est pas leur place.

Et il s’agit d’une erreur qui vous coûtera cher...

Quand ladite moto apparaît dans mon champ de vision, je ralentis le pas. Je ne l’ai pas réalisé sur le coup, mais en voyant mon amie me dépasser, je le note. Je n’ai pas l’envie que ça se termine maintenant, que nous rentrions chacun de notre côté... Je voudrais... je ne sais pas ce que je veux. Je ne sais pas quoi faire et comment me comporter. Il est tard, il le faut bien. C’est inutile d’insister, de la retarder... Pourtant, quand je la regarde, j’en ai le cœur serré à me dire que j’ignore quand sera la prochaine fois que je pourrai passer du temps en sa compagnie. Gaeriel. Son prénom m’a échappé sans me demander mon avis d’abord. Ça me crée un instant de panique, un instant pendant lequel mon cœur fait trois bonds dans ma poitrine. Quand elle se retourne vers moi, je me sens tellement idiot à ne plus savoir ce que je dois faire, si je lui dis de laisser tomber... Ça serait facile pourtant, mais rien. J’ai la gorge sèche, nouée même. Ce n’est pas la première fois que ça arrive en sa compagnie et ça me déroute toujours. Elle va finir par reprendre sa marche si je ne fais rien, ou elle va me trouver étrange... J’agis souvent à l’instinct, sans me poser de questions. C’est plus simple, mais cela peut m’amener dans des situations vraiment inconfortables, comme c’est le cas en ce moment. J’en ai l’esprit figé tellement je ne comprends plus ce qui se passe, tellement je perds le contrôle que j’avais. Je me suis approché d’elle, vraiment approché. Je ne sais pas de quelle façon je la regarde, mais mon œil ne quitte plus son visage. Elle est si belle... J’aimerais le lui dire, sauf qu’il n’y a toujours rien de ce côté. C’est comme si j’avais oublié comment parler. Peut-être est-ce le cas? C’est trop pour moi, trop pour que je saisisse l’ampleur de ce qui arrive en cet instant. J’entends surtout le battement de mon cœur, je me demande si elle peut l’entendre aussi... Doucement, mes doigts viennent se poser sur sa joue. Au contact, j’en frissonne. Mes doigts bougent, lui caressant la peau pendant quelques secondes, pendant que je me dis que je dois arrêter maintenant avant qu’il soit trop tard.

C’est déjà trop tard. Une volonté profonde te pousse à aller jusqu’au bout, à lui révéler, à ta façon, cet amour que tu lui voues.

Ce simple geste me donne envie d’être plus clair, même si je suis aussi effrayé des conséquences que mes agissements auront. Je ne sais pas si c’est bien, si c’est ce que je veux ni si c’est ce qu’elle veut. Je ne tiens pas à la contraindre à quelque chose qu’elle n’a pas envie, ça jamais... Mais... doucement, ma main glisse pour aller se nicher dans le haut de son dos. Elle est rapidement rejointe par mon autre main tandis que je franchis la dernière mince distance qui restait entre nous. Je ne résiste pas à cette envie de lui offrir un câlin, à cette envie de la serrer doucement contre moi. Mon cœur se débat dans ma poitrine, je ne pense pas qu’elle puisse le manquer... C’est si fort que j’en suis presque étourdi. Il y a trop de choses en même temps, mais si peu aussi. Jamais je ne m’étais senti comme ça, jamais je n’ai vécu quelque chose de tel. Pas même avec Isiel... Et la comparaison est ce qu’il me fallait pour me ressaisir. Pardon. Je le lui murmure, m’excusant pour ce que je viens de faire. Toujours d’une façon douce, je la relâche et recule de deux pas, lui offrant ensuite un sourire vraiment embarrassé. Elle aurait raison de me hurler dessus que ça ne se fait pas, qu’elle ne veut pas de moi comme ça... Elle aurait raison, mais je suppose qu’elle est aussi surprise et que les événements ne lui en laisseront pas le temps. J’entends, malgré mon cœur qui tambourine toujours, une détonation. L’impact qui arrive presque au même instant, me surprenant. Je chancelle, faisant un pas vers l’avant tandis qu’une légère plainte m’échappe. J’ai reçu un projectile à la jonction de l’épaule et de la nuque, il y est toujours. Tremblant, je le déloge de ma main droite, le ramenant pour que Gaeriel puisse voir aussi. C’est une sorte de fléchette, qui devait contenir un produit... Fuis. J’ai juste le temps de me tourner pour faire face à mon agresseur que mes muscles ne répondent plus, et c’est la surprise la plus totale. Mes jambes lâchent, je me retrouve les fesses au sol, les bras mous de chaque côté de mon corps. Le projectile que je tenais me glisse des doigts, incapables de le garder plus longuement. Même tenir mon dos est difficile. Il est voûté vers l’avant, je n’arrive pas non plus à tenir la tête droite... Pourtant, mes pensées sont intactes. Et ça me fait paniquer. J’espère vraiment que mon amie va fuir...

Tu crois qu’elle t’abandonnerait ou qu’elle prendrait la fuite face à l’adversité? Il est normal que tu veuilles la protéger, mais comme tu l’as pensé plus tôt, tu ne peux pas la contraindre.

Alors Azamir, qu’est-ce que ça fait d’être une fois de plus incapable de protéger la femme que tu aimes? Je reconnais la voix. Je voudrais tellement me relever, le combattre, mais il a joué le lâche en me neutralisant directement... Fuis... Ma voix n’est plus qu’un souffle. J’ai du mal à articuler. Même ma mâchoire est un peu molle. Clark nous a suivis et il a attendu le bon moment pour agir, tapi dans l’ombre de ce stationnement maintenant que la lumière du jour est disparue. Je ne veux pas assister, impuissant, à la mort ou à la torture de Gaeriel... Je voudrais tant lui dire de m’écouter et de partir, mais je ne peux que répéter le même mot. Parler est trop difficile.



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Ranger Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô, Johto
Jeu 7 Déc - 14:49
Depuis mon second passage à la ligue, j'ai cette impression que le temps passe vite, trop vite ; les jours et les semaines défilent rapidement et ce sont maintenant les mois que je vois passer sans même m'en rendre compte. Pour autant, mes projets ne vont pas aussi vite que je le souhaiterais, parce qu'il y a énormément à faire : j'ai encore du travail avant de pouvoir me lancer réellement dans mon refuge. Mon travail me prend aussi beaucoup de temps et me ralentit mais je l'accepte, ne me voyant pas faire autre chose, ayant trouvé ma place dans la société. Heureusement, il y a encore des jours où je suis en repos et que je peux passer près de ceux que j'aime ; c'est justement lors d'un week-end de repos que Azamir m'a envoyé un sms pour me demander si j'avais envie de passer la journée avec lui. Comme si j'allais refuser ! Nous nous sommes beaucoup rapprochés depuis notre dernière rencontre, sa confession peu de temps avant que j'affronte la ligue m'ayant fait réaliser que je m'étais attachée à lui. J'ai aussi eu mes moments de doute : l'entendre me parler de Clark n'a pas été facile, et cette conversation a longtemps tournée dans mon esprit. Mais par la suite, après sa victoire, j'ai réalisé qu'il avait dit la vérité, qu'il comptait bel et bien s'exiler à Hoenn, loin de notre Némésis... Et que cela n'avait pas scellé la fin de notre amitié. Bien sur, ce ne fut pas aussi facile de se revoir, mais nous en avons tout de même eu l'occasion et cela m'a fait grandement plaisir, même si les circonstances n'étaient pas toujours faciles...

Azamir étant de retour en Kantô pour quelques jours (en espérant que cela ne lui porte pas préjudice), nous nous sommes donnés rendez-vous à Safrania et avons passé la journée ensemble, à faire des entraînements, à flâner, à discuter... Une bonne journée en somme, comme j'en ai peu. Il faut dire que j'ai peu d'amis, encore moins que je vois fréquemment ; en dehors de Azamir les seuls que je considère comme des amis sont Ryuk et Akira et ils sont avant tout des collègues. Nous n'avons pas d'occasions de nous voir en dehors du QG et des missions, même si cela me convient ainsi : nous avons tous nos occupations à côté, on ne peut pas passer notre vie ensemble. En tout cas la journée passera à la vitesse de l'éclair et, alors que le soleil s'est couché depuis quelques heures, nous nous retrouvons dans le parking souterrain où j'ai garé ma moto. J'ai passé la journée avec ma tenue de motarde, n'ayant pas de rechange sur moi, et il me tarde de rentrer au studio pour me changer. Alors que nous marchons dans l'obscurité, seulement éclairés par les lumières artificielles du parking, je ne remarque pas tout de suite que mon ami a ralenti le pas ; je le constate lorsqu'il dit mon prénom et que je m'arrête, me retournant vers lui en haussant un sourcil.

- Oui ?

Je le fixe, immobile, pendant qu'il se rapproche de moi. Je ne comprend pas ce qu'il se passe, là maintenant, je ne l'avais jamais vu ainsi. Il me fixe avec une intensité qui me mettrait presque mal à l'aise et qui fait battre mon cœur, sans en comprendre la raison. Veut-il me dire quelque chose en particulier ? Mes joues rosissent lorsqu'il les caresse avec légèreté, pendant quelques courtes secondes, avant de glisser ses mains dans mon dos et de me serrer contre lui. C'est une drôle de sensation, je ne m'y attendais pas ; pourquoi subitement, décide t-il de faire cela... ? Je suis complètement troublée par ce soudain comportement même si, en même temps... Ça ne me dérange pas. Au contraire, je trouve le contact agréable et réconfortant, comme lorsqu'il prenait soin de moi, ou me proposait de me masser l'épaule pour faire partir la douleur. Je m'y sens bien.

L'étreinte est rapidement rompue par mon ami, à mon grand regret. Je suis assez surprise qu'il s'excuse, ne comprenant pas le pourquoi du comment ; certes cela sortait un peu de nul part, mais de là s'excuser...

- Je, euh... Pas besoin de t'excuser...

En tout cas, il n'a pas l'air à l'aise. Je le perturbe ?

Le reste se déroule très vite. Une détonation légère, un sifflement et une fléchette enfoncée dans la peau de mon ami. J'ai sursauté, mon cœur loupant plusieurs battements, alors que Azamir réagit rapidement en retirant l'objet... Avant de tomber, me faisant sursauter de nouveau. Je m'accroupis aussitôt près de lui.

- Azamir ?!

Il a l'air comme... Paralysé ? Pourtant ses yeux bougent, et il respire encore - heureusement ! - mais ses bras pendent le long de son corps, comme mous. En quelques secondes, je réalise ce que tout cela veut dire : nous ne sommes pas seuls. Je ne peux pas m'empêcher de penser à notre conversation au fort, à cet homme, à sa haine sans nom... Qui d'autre ? Une voix rauque résonne soudain dans le parking et un long frisson de haine et de peur monte le long de mon dos ; cela ne t-il donc pas s'arrêter, simplement...

Je me redresse, le corps tremblant de rage. Il est là, sortant de l'ombre. Toujours habillé d'un de ses costume de luxe, ses yeux rouges irréels brillant presque dans l'obscurité. Il a ce rictus satisfait que je hais tant. Mais il n'est pas si loin que ça de nous...

- Clark ! Ma haine transpire alors que je crache ce simple nom à sa figure, les dents serrés. Qu'est-ce que tu lui as fait ?

Je n'ai même pas vraiment réalisé ce que Clark disait, ce que cela signifiait. Le simple fait d'entendre sa voix m'a fait entrer dans un état second, le souvenir de notre dernière et douloureuse rencontre remontant en moi.

Je n'arrive pas à garder mon calme, c'est impossible. La dernière fois la drogue m'y a aidé, mais c'est de l'histoire ancienne. Malgré ma rage, je parviens tout de même à réfléchir et à scruter les ombres : je ne vois aucun Demolosse, ni d'Alakazam... C'est une maigre consolation, ils pourraient être cachés n'importe où. J'attrape une pokéball à ma ceinture et clique sur le bouton pour lui donner sa forme originale, tout en ayant un mauvais pressentiment... Qui s'avère juste lorsque je constate que la pokéball ne réagit pas. J'ai déjà eu ça par le passé, une fois... Face à cette ordure. Je serre les dents.

- Je vois qu'on adopte les techniques de lâche, cela te va si bien !

Je clipse la pokéball à ma ceinture et attrape mon pistolet caché derrière ma veste en cuir. J'enclenche le chargeur tout en jetant des regards méfiants tout autour de moi ; si ce chien venait à me sauter dessus je ne suis pas sure de pouvoir lui tirer dessus... Par contre je n'ai plus aucune scrupule à pointer mon arme vers la tête de Clark avant de défaire la sécurité.

- Tu te souviens de lui j'espère. Après tout, la dernière fois qu'ils se sont rencontrés, j'ai eu la chance de lui enfoncer une balle en plein dans l'épaule. Je suis sûre qu'il s'en souvient parfaitement.





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Modo & Ranger

C-GEAR
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Région : Kanto | Hoenn
Dim 10 Déc - 7:03
Je ne sais pas comment j’ai pu me laisser aller à ce point pour adopter un tel comportement envers Gaeriel. Elle n’a pas vraiment réagi, elle m’a laissé faire sans chercher à me repousser. D’un autre côté, je n’ai pas prolongé le contact avec elle. J’étais suffisamment mal à l’aise tout en étant bien, c’est d’une contradiction... Je présume qu’elle était aussi troublée, je n’avais jamais agi de la sorte avant aujourd’hui. Quand je lui demande pardon pour ce moment, croyant qu’elle m’en voudrait, ce qu’elle me dit me surprend grandement. Pas besoin de m’excuser? Je l’ai presque mentionné de vive voix tellement ça m’étonne. Alors, ça ne l’a pas dérangé...? Est-ce que mon amie a compris comment je me sens envers elle? Est-ce qu’elle était bien contre moi? J’ai tellement de questions qui me tournent en tête et je n’ai pas le temps d’y mettre de l’ordre, pas le temps de dire quoi que ce soit. Nous avons été suivis et nous sommes pris au piège. La détonation nous a fait sursauter tous les deux, mais l’impact m’a surtout fait chanceler. Ce n’est pas la même douleur qu’une balle. Pour en avoir déjà reçu une, je peux le déduire. Par contre, je ne tarde pas à me saisir du projectile pour en comprendre la nature. Ça n’augure rien de bon pour nous, pour moi. Le produit qui était dans cette fléchette ne tarde pas à faire son effet. Est-ce que me parasiter les muscles est le seul effet? Gaeriel s’inquiète à ma chute. Même si je ne parviens plus à garder la tête droite, je peux la voir du côté de mon champ de vision qui n’est pas réduit. Je l’entends me parler aussi. Pourquoi ne m’écoute-t-elle pas? Pourquoi n’a-t-elle pas fui? La voix de Clark retentit et je n’aime pas ce qu’il me dit. J’ai conscience de ce qui se passe autour, mes pensées ne sont pas affectées par ce produit qu’il m’a injecté. Ce n’est pas quelque chose qu’on utilisait avant ma désertion, ces effets ne m’évoquent aucun souvenir en ce sens. Ce serait un test?

Tu n’es pas rassuré à cette idée. Qui sait quel autre effet pourrait se manifester?

J’entends Gaeriel qui lui répond et la question qu’elle lui pose. Elle ne semble pas avoir pris en compte ce que notre ennemi lui a dit... Je ne parviens pas à m’en rassurer, pas avec lui dans les parages. Je ne peux qu’imaginer l’expression qu’il arbore en ce moment. Je l’imagine très bien même. Ça doit être identique à quand je l’ai croisé et qu’il est parvenu à m’avoir. Cette fois, il ne m’a pas laissé l’occasion de me défendre. Il a profité de mon moment d’égarement pour agir, s’assurant que je ne pourrais rien faire pour renverser la vapeur. J’essaie encore de bouger, mais rien n’y fait. Rien ne fonctionne... Tu le sauras bien assez tôt, Kyoko. À nouveau, cette voix grave, et à ne pas en douter, cette expression fière et hautaine sur son visage. Il doit se croire victorieux, il ne se voit pas échouer. Je présume qu’il a tout prévu. Il nous a peut-être vus en début de journée et il nous a attendus ici après s’être préparé. Je voudrais tant lui enfoncer mon sabre dans la poitrine... Sabre que je n’ai pas avec moi, n’ayant que mon pistolet. Si seulement je pouvais le prendre... Je voudrais au moins redresser la tête ou être capable de parler. Il a fait exprès, il voulait que j’aie ce sentiment d’impuissance, que je ne sois pas en mesure de protéger mon amie. Il se sert de cette information contre moi. Je suis surpris que Leon ne se soit pas manifesté. Il est pourtant capable de sortir quand il le veut de sa Pokéball. À moins que... Clark a sans doute un moyen de contrer le système d’ouverture des Pokéball. Gaeriel parle de techniques de lâche, c’est sûrement ça. Je visualise sans mal la courte contrariété qui a pu prendre place sur le visage de notre adversaire. Néanmoins, pour parvenir à ses fins, il est prêt à tout. La dernière fois, il m’avait paralysé avec l’attaque d’un de ses Pokémon. J’entends ensuite le son d’un chargeur qu’on enclenche, le son du cran de sécurité qui est retiré... Non, elle ne va pas le défier au lieu de fuir... C’est une mauvaise idée, il doit forcément avoir entre les mains l’arme avec laquelle il m’a atteint. Je voudrais tellement dire qu’il est préparé, qu’il sait ce qu’il fait. Il nous a eus.

Tu n’imagines pas à quel point tu as raison, à quel point tes déductions sont bonnes.

Et même s’il se méfie de Gaeriel, je sais qu’il n’en montrera rien. Il restera stoïque tant et aussi longtemps qu’elle ne parviendra pas à piquer au bon endroit pour le faire sortir de ses gonds. Il va chercher à la diminuer pour garder l’avantage. J’ignore jusqu’à quel point il a eu affaire à elle, jusqu’à quel point elle le connaît... Je maudis vraiment cette incapacité à me mouvoir. Tu n’oseras pas tirer. Sans moi, qui empêcherait le poison qui s’infiltre en lui de terminer son œuvre? Évidemment, Clark a toujours cet air supérieur au visage. Il est persuadé de miser juste avec ses propos. Un poison? Elle ne doit pas s’en soucier. Il faut qu’elle parte avant qu’il parvienne aussi à la toucher! C’est tellement difficile de ne pas pouvoir agir, de ne pas pouvoir parler... Mais je déchante plus encore quand je me sens soudainement étourdi. Je sais que j’ai l’œil ouvert, mais ma vision est noire. Mon corps ne me supporte plus et il s’écroule pleinement au sol...


L’inconscience a gagné Azamir et Clark compte profiter de ce moment pour agir. La situation est précaire, étant tous les trois dans un stationnement souterrain. Bien que l’heure avancée joue en sa faveur à lui, n’importe qui pourrait surgir et découvrir la scène qui a lieu en ce moment. Le criminel ne compte pas laisser cela survenir. Il a parié que Gaeriel détournerait le regard pour au moins une seconde quand ce produit qu’il a injecté au déserteur fait pleinement effet. Juste assez pour permettre à son Alakazam d’employer une attaque Choc mental pour bloquer tout mouvement chez elle. Avec un Pokémon qui peut se téléporter, c’était facile de le dissimuler. Oh, il a bien remarqué qu’elle l’a cherché du regard, il a dû retenir un de ces sourires mauvais pour ne pas vendre le plan. Le sbire est vraiment fier de son coup, fier de pouvoir ramener le traître et la femme qui fait l’objet de toute son obsession... Il ne pouvait pas rêver mieux. Il ne lui reste plus qu’à tirer, envoyant une fléchette sur Gaeriel aussi. Difficile de manquer sa cible dans de telles circonstances. Comment pourrait-elle lutter contre l’assaut d’un Pokémon psychique? Tu croyais vraiment pouvoir gagner? Quelle naïveté. Il jubile, il jubile à l’idée d’avoir enfin réussi. Cette fois, il ne compte pas vous laisser lui échapper. Quand le produit démontre son premier effet, il peut s’approcher sans crainte. Clark commence à fouiller Azamir, lui retirant ses Pokémon, son arme ainsi que son portable. Ce temps suffit pour que l’effet secondaire embarque chez la ranger qu’il fouille, qu’il désarme aussi, s’occupant de ne rien oublier, mais surtout, tiquant sur ce sifflet étrange. Désormais, c’est un jeu d’enfant pour lui de vous emmener dans sa voiture, un jeu d’enfant de se rendre à une des bases Rockets peu exploitée afin de s’amuser à vos dépens... jusqu’à ce qu’il se lasse.

Quand Gaeriel se réveillera, ça ne sera pas d’un claquement de doigts. Le produit prendra quelques minutes à pleinement se dissiper. Elle pourra alors prendre conscience de son environnement immédiat : seule dans une minuscule pièce froide et vide. De solides menottes larges lui tiendront les deux poignets joints dans le dos ainsi que les deux chevilles. Une chaîne relie lesdites menottes de chevilles vers le mur, restreignant les mouvements dans la pièce, tenant loin la captive de la porte. Il faudra attendre plusieurs dizaines de minutes dans ce silence presque oppressant avant que la porte verrouillée à l’aide d’un code d’accès s’ouvre, laissant apparaître Clark. Ça se voit tout de suite qu’il est satisfait. Oh oui, il est satisfait de la tournure des événements! Il tient d’une main une batte de baseball sur laquelle se trouve un peu de sang. Encore une fois, tu as préféré parler avant de tirer. Toujours aussi faible. Des mots crachés avec un mépris audible. Des mots pour faire réagir, il ne reste plus qu’à voir s’il les a bien choisis.



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Ranger Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô, Johto
Jeu 4 Jan - 14:22
La rage coule librement dans mes veines, mes doigts en tremblent et mon cœur bat furieusement contre ma poitrine. Cette journée était sincèrement parfaite, nous avons profiter de chaque moment, nos pokémons se sont défoulés, on a bien discuté, je me suis sentie moi-même aux côtés d'Azamir... Et voilà que le rêve tourne littéralement au cauchemar. Depuis quand cet homme suit-il nos traces ? Est-ce qu'il attendait cet instant précis, le court moment où nos compagnons ne pouvaient pas être avec nous, depuis des semaines, des mois ? Rien que d'imaginer qu'il ait pu nous traquer depuis si longtemps me fait des sueurs froides, cette impression d'avoir été suivie et observée pendant si longtemps... Moi qui pensais naïvement qu'il en avait fini avec son obsession, qu'il m'avait assez fait souffrir la dernière fois et qu'il ne recommencerait plus... Ma naïveté me tuera. Si ce n'est pas en train de le faire...

Mon arme en main, je n'ai que peu d'hésitations. Je lui ai déjà tiré dessus par le passé, cela me donne une confiance évidente. J'ai réussi à le faire une première fois alors je serais capable de le faire une seconde, je n'ai plus de doutes à ce sujet. Surtout qu'il n'y a pas que ma vie que je dois défendre, je dois aussi le faire pour Azamir, qui n'a pas l'air de pouvoir bouger. La voix de Clark se fait de nouveau entendre et il crache son venin, au sens propre du terme... Mon poignet se baisse légèrement avant de remonter ; dit-il la vérité ? Je n'ai aucun moyen de le savoir. Si je lui plante une balle dans la tête et que ce produit est réellement mortel je condamne mon ami... Mais d'un autre côté, s'il joue là dessus et que ce qu'il a injecté à mon ami n'est que temporaire, je pourrais le mettre hors d'état de nuire. Le plus prudent reste de tirer dans une zone non mortelle : le pied par exemple. Oui, c'est un très bon spot. A part que c'est assez précis et que je ne suis pas certaine d'avoir gardé suffisamment de mes entraînements d'agent pour viser juste... Et je n'ai le droit qu'à une seule chance.

Je décide de la saisir, le canon de l'arme se baisse en direction de ses jambes... Lorsqu'un bruit sourd résonne derrière moi. Azamir ? Le réflexe est trop fort, je ne réalise qu'au moment où je me tourne vers mon ami que je viens de faire une grossière erreur. J'ai à peine le temps de reposer mon regard sur Clark que je sens mon corps frappé par une douleur intense, mais courte. Je réalise au même moment que je n'arrive plus du tout à bouger, piégée par une attaque... Ça ne peut être que son Alakazam, qui d'autre ?

La suite est comme un rêve, je perd le contrôle de mon corps et je ne peux plus rien faire, son poison se déversant dans mes veines. Je fini à terre, mes muscles me lâchant un à un. Il est près de moi, je l'entend, je le sens... Mais l'obscurité prend le dessus et je m'effondre au sol, inconsciente.

###

La première respiration éveillée est la plus difficile. Je ne réalise pas tout de suite la situation, je ne me souviens plus de mes derniers moments... Mais la douleur qui vrille mon corps, paralysé trop longtemps, me rappelle à la réalité. Mon cœur se met soudain à battre furieusement contre ma poitrine alors que je tente de me redresser d'un coup en rouvrant les yeux. Je réalise alors.

Pourquoi...

Pourquoi suis-je toujours en vie ? Pourquoi est-ce que je sens encore mon cœur battre contre ma poitrine ?

Je me redresse lentement et m’assoie, réalisant alors que je suis dans une pièce très sombre ; seule une fine lumière jaillissant par les interstices de la porte me permet d'y voir quelque chose. Je sens que mes poignets et mes chevilles sont enfermés dans d'épaisses menottes et je tente malgré tout de bouger mes mains, tirant un peu sur la chaîne, beaucoup trop lourde. Mon cœur s'emballe sans que je ne puisse le contrôler, ayant l'impression de me retrouver dans la cellule de Alan... Avec tous les mauvais souvenirs qui vont avec.

Je le réalise à peine lorsque la porte s'ouvre, les mauvais souvenirs me hantant encore. Je n'ai jamais réussi à passer au delà ce qui s'était passé ; peut-on vraiment réussir à prendre le dessus sur un traumatisme comme celui-ci ? J'en doute fort. J'essaie de me rassurer comme je peux en me disant que ce n'est plus là, qu'il ne s'agit que de Clark... Mais au fond, cela ne me rassure pas. Même si je suis toujours en vie, je me rappelle de son comportement au bal à mon égard ; les hommes sont tous les mêmes. Mais c'est autre chose qui me trouble... Et lorsque la voix de l'homme résonne, je garde les yeux tournés vers le sol. Mes mains tremblent toujours, contre-coup du stress, mais heureusement elles sont collées à mon dos.

Je réagis à peine à ses propos, je les entends tout juste. A cet instant, j'ai perdu de ma hargne naturelle à son égard... Peut-être un effet du produit.

- Je suis toujours en vie... Ma voix est presque calme. Même si j'ai toujours peur de ce qui pourrait arriver, je me sens comme... Détachée. Comme si je ne devais pas être là, à cet instant. Je finis par lever la tête, croisant son regard de feu. Je réalise alors. Tu n'as pas le droit de me tuer.

Ma mémoire fonctionne de nouveau, je me souviens de ce que Azamir m'a confié ce jour là, sur sa capture. Ils veulent Mewtwo, et je suis leur seule clé à l'heure actuelle. Il peut me faire souffrir autant qu'il le voudra, il n'a pas le droit de me tuer. Il a beau être fou, je suppose qu'il sait aussi obéir aux ordres quand il n'a pas le choix.

- Ça doit être rageant.

J'arrive à garder ma voix calme, sans le regarder plus longtemps. Il n'a pas à entendre les battements fous de mon cœur, ni à voir mes mains qui tremblent contre mon dos. La rage s'en est allée... Pour l'instant tout du moins.





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Modo & Ranger

C-GEAR
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Dim 7 Jan - 7:26
Clark
L’ambiance qui règne dans cette cellule est lourde, extrêmement lourde et froide. Vide et dénuée de chauffage, elle n’est pas conçue pour le confort de son occupante. Puis, l’homme qui vient d’y entrer n’aide en rien à y instaurer une joie. Au contraire, Clark jubile de voir sa victime si diminuer, de voir sa proie, cette femme qu’il traquait depuis des années être finalement à sa merci. Il a ce qu’il voulait et il s’en délecte. Son attitude et son expression faciale le démontrent toutes les deux. Le cacher ne rimerait à rien, le dévoiler ne lui causera aucun tort. De toute façon, on peut dire que Gaeriel est encore trop diminuée pour réellement porter attention à ce sourire sadique qui se manifeste sur les fines lèvres du sbire. Il prendra grand plaisir à écraser cette fille qui l’obsédait tant, à la voir souffrir jusqu’au point qu’elle cédera, qu’elle le suppliera. La briser, totalement, c’est ce qu’il veut, c’est ce qu’il vise. Pour tout ce qu’elle lui a fait, pour lui faire payer, il ne reculera pas maintenant. Jamais! L’assassin compte aller au bout; obtenir tout ce qu’il désire avant de pouvoir mettre un terme à cette vie insignifiante qui gît déjà à ses pieds. Dans son esprit dément, il se voit comme le grand vainqueur, comme l’intouchable, puisqu’il a un large avantage. Cette fois, l’échec viendra la frapper elle. Elle aura beau se débattre, ça ne fera que resserrer les liens qui la mèneront vers cette douce agonie. Hum, cette finalité fait tellement envie à Clark, mais il doit être patient. Il doit bien la mener à terme, ne pas précipiter les choses pour y parvenir. Connaissant son tempérament parfois explosif, cette tendance à céder à la rage, peut-être que les prochaines heures ne seront également pas faciles pour lui... Néanmoins, il compte rester maître de la situation en toutes circonstances.

Ses iris rougeoyants ne lâchent pas sa cible. Il se délecte des moindres petites réactions qu’il peut voir. Tout est bon à prendre pour l’aider dans sa quête, pour l’aider à avoir pleine satisfaction. Toutes les infos que Gaeriel pourrait divulguer par son langage non verbal seront, sans surprise, utilisées contre elle. Une certitude : cet homme ne manquera pas une miette du spectacle dont il est le macabre auteur. Clark est le premier à briser la glace, à laisser sa voix grave rompre le silence. Il ne s’offusque pas du manque de réaction, étant conscient que le merveilleux produit qu’il a testé plus tôt n’est pas totalement dissipé. Il comprend donc que c’est inutile d’amorcer sa quête aux informations maintenant. Dommage de devoir patienter encore un peu avant qu’il puisse savourer pleinement sa victoire... Néanmoins, il déchante un peu en entendant les mots qui s’échappent de la bouche de sa prisonnière. Un air contrarié lui passe sur le visage, mais il s’occupe de le chasser rapidement. Le sbire ne veut pas perdre son calme, pas alors qu’il se trouve en position de force. Oui, il n’a aucune raison de se laisser affecter par de tels mots. Ainsi, il répond de la même façon, sur une intonation calme, mais sans cacher une certaine satisfaction derrière. Pour l’instant. Oh oui, il voulait préciser que ce n’est que temporaire, qu’elle doit tout de même s’inquiéter pour sa vie. Quand ce criminel aura tout ce qu’il lui faut, il pourra se faire plaisir et l’éliminer. Il ne sait pas encore avec exactitude de quelle façon, il attend de voir ce qui se passera ici avant de planifier. Cependant, il sait ce qu’il veut et, évidemment, Mewtwo est un gros thème qu’il aura à aborder.

Bref, il ne relève pas d’une façon directe les dernières paroles de la jeune femme, préférant se contenter de la regarder de haut. Elle ne l’ébranlera pas avec ça ni ne le fera sortir de ses gonds, il faudra faire mieux, si c’est ce qu’elle cherche. C’est un jeu dangereux à jouer avec un impulsif comme Clark, avec une personne aussi contrôlante, dont tout doit être fait à sa manière et qui est incapable de tolérer l’échec. Qui sait quelle réaction il peut avoir quand une corde sensible est touchée? Ce n’est pas le cas en ce moment. Il a le contrôle, il se sent en puissance et il le démontre. Allons, Kyoko, c’est tout ce que tu as à me dire? Il sait que le produit doit influencer, mais il s’attendait tout de même à plus de hargne, à plus de réactions et d’inquiétude. Il se tient là, à son contraire en pleine possession de ses moyens, une batte de baseball ensanglantée à la main... Cette gamine n’est plus qu’un insecte qui rampe par terre et voilà tout ce qu’elle trouve à dire ou à faire? Si je dois te garder en vie pour le moment, je peux jouer avec toi jusqu’à ce que tu me supplies de t’achever. C’est à ce genre de propos, suivi de ce rictus mauvais, que l’on sait que cet homme est fou, qu’il se plaît à faire du mal aux autres. Il a un esprit vengeur très développé, et pour rien au monde il laisserait sa proie lui filer entre les mains. Il est prêt à se plier aux ordres qu’il a pu avoir, dans une certaine mesure. Et cette fois, personne ne viendra à ton secours. Clark a bien planifié son coup. Cet endroit est isolé et est méconnu par même plusieurs des membres de l’organisation mafieuse qui l’emploie. Il s’est assuré de ne pas être suivi, et il a communiqué sa position à son boss uniquement : Giovanni. Les Pokémon ont aussi été neutralisés. D’ailleurs, il s’attendait à ce que cela soit une source d’inquiétude chez la ranger. Ayant toujours cet air dément au visage, il poursuit en mettant plus en évidence cet objet dangereux qu’il tient. Pas même tes Pokémon.

Maintenant que le criminel les a évoqués, il reste attentif aux réactions que son interlocutrice — disons cela ainsi — aura. Il est également curieux quant à d’autres points, mais chaque chose en son temps. La patience n’a jamais été un point fort pour lui dans une telle situation, mais il en a besoin pour mener à terme ce beau plan de vengeance tel qu’il le désire...



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Ranger Kantô

C-GEAR
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Mar 23 Jan - 15:15
Les battements effrénés de mon cœur résonnent au creux de mon oreille, rendant l'atmosphère déjà lourde assourdissante. Mes sens s'éveillent uns à uns, me faisant prendre pleinement conscience de la situation ; plongée dans une cellule sombre, dont la seule lumière provient de l'extérieur ; un lieu froid, et ma tenue de motard en cuir ne suffit pas à me garder au chaud... J'essaie de ne pas montrer que mon corps le ressent pleinement, mes pensées étant pour le moment tournées vers une seule chose : pourquoi mon cœur bat-il encore ? Est-ce un simple sursis ? Petit à petit je me réveille et je regarde l'homme qui me détient, inconsciente des signes qui présagent d'une bien mauvaise situation, tels que l'absence de mon sac ou la batte qu'il tient dans sa main. D'une voix presque éteinte je lui répond, les mauvais souvenirs de captivité prenant le pas sur la panique, me hantant bien trop vivement pour que je me montre acerbe ; cela ne m'a pas aidé la dernière fois. Cette voix froide me fait frissonner de peur et je suis bien loin de la femme qu'il a vu lors de notre dernière rencontre... La drogue me donnait des ailes, me faisait dire des choses que je n'aurais jamais dit à voix haute et m'a même permis de me libérer de mes contraintes. Je le sais que je suis faible, que je n'ai pas la force de tirer avec une arme à feu sur quelqu'un ; est-ce mal ? Non, au contraire, tout le monde devrait ressentir cela, ainsi le monde serait plus doux... Mais malheureusement, des individus comme cet homme existent et existeront toujours.

Je relève la tête au son de sa voix, le fixant, le regard moins embué. Si c'est tout ce que j'ai à dire... ? Evidemment, il y aurait beaucoup de choses, des insultes notamment, mais pourquoi devrais-je lui parler ? Cet homme n'est qu'un assassin, je n'ai aucunes raisons de lui adresser la parole plus que nécessaire. Il ne semble pas attendre de réponse, à moins que je ne me trompe, et enchaîne sur quelques paroles qui lui ressemble davantage. J'en ai un long frisson qui court le long de mon dos que j'essaie de ne pas montrer, n'ayant pas envie qu'il se sente encore plus supérieur. Cependant, c'est plus fort que moi... La simple évocation du terme jouer m'a de nouveau plongé dans ces souvenirs. Il faut que je réagisse. Je ne dois pas vivre cet instant encore et encore ou je vais craquer au pire moment qu'il soit. De toute façon, il ne pourra jamais me faire pire que ce que j'ai vécu... Et je sais déjà que je vais souffrir, il n'y a pas d'échappatoire possible ; hors de question que je vende Mewtwo !

- Et alors, qu'est-ce que t'attends pour commencer au lieu de blablater ?

Même si ce n'était pas très intelligent, cela me permet au moins de mettre de côté toutes les images et pensées qui étaient en train de m'envahir. Je me redresse un peu plus, la chaîne cliquetant lorsque mes poignets tirent dessus, pour le fixer, le regard droit. Je me sens enfin réveillée et je réalise que je n'ai pas à subir la situation, telle une poupée de chiffon : il ne me fait pas peur. Je me répète cette phrase, tel un mantra, certaine que je me tirerais de cette situation, d'une façon ou d'une autre, comme je l'ai toujours fait. Je tique lorsqu'il évoque mes pokémons, bien consciente que je n'ai aucune idée de l'endroit où ils se trouvent... Je ne peux que supposer qu'il les a simplement mis à l'écart, en compagnie de son étrange appareil qui bloque le mécanisme d'ouverture, mais comment en être sûr ? S'il veut vraiment m'atteindre passer par mes pokémons serait sûrement plus efficace que de me blesser... Mais j'ai bien remarqué comme il prenait plaisir à me faire souffrir directement, je ne peux qu'espérer qu'il continue. C'est aussi à ce moment là que je réalise vraiment ce qu'il tient à la main ; la batte. J'ai un long frisson en imaginant l'objet, capable de me tuer d'un seul coup, avant de réaliser quelque chose de pire : l'objet a déjà servi. Avec l'obscurité je n'avais pas remarqué le sang collé à la batte, et cela ne veut dire qu'une chose... D'un coup, je réalise que je ne suis pas la seule à être son prisonnier ; même si je suis seule dans cette cellule Azamir est là lui aussi, quelque part... Et visiblement Clark n'a pas attendu pour lui faire payer sa trahison. J'en ai les nerfs en pelote. Je tire de nouveau sur mes chaînes, même si cela ne fait que frotter sur ma peau.

- Tu n'es qu'un lâche ! Je retrouve mon regard de feu, celui que je lui ai toujours offert lors de nos confrontations... Je n'en ai plus rien à faire d'être attachée, ou de ce qu'il pourrait me faire. Azamir et mes pokémons n'ont rien à voir avec nous, laisse les tranquille !

A cet instant précis, je ne rêve que d'une chose : le frapper suffisamment fort pour qu'il soit à mes pieds.





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Modo & Ranger

C-GEAR
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Sam 27 Jan - 6:24
Clark
Quelle satisfaction de contempler Gaeriel dans cette position. Depuis le temps que Clark en rêvait, il a enfin cette sensation de toucher cette vengeance qui lui faisant tant envie, qui l’obsédait. Elle va payer pour tous les affronts qu’elle lui a faits, à ne pas en douter! Le sbire Rocket a plusieurs idées pour y parvenir. Son esprit dément est très fertile sur ce point, malheureusement pour sa prisonnière. Maintenant que la ranger est à sa merci, cette dernière aura tout le déplaisir de le découvrir. Il compte commencer doucement, trouver le bon rythme pour, à la fin, obtenir tout ce qu’il désire d’elle. Ainsi, quelques mots sont échangés. L’assassin brise la glace, il se montre étonnamment patient. Il est en contrôle et c’est un des éléments qui peut déclencher ses folies, s’il le perd. Pourquoi le perdrait-il ici? Il n’y a rien que sa captive puisse faire pour échapper à son sort. Cette pensée lui apporte cet air hautain, ce sourire malsain qui déforme ses traits. Il est fier de son coup, fier de son succès. Clark ne laissera rien venir ternir le plaisir qu’il ressent en ce moment. Rien, sauf si la jeune femme parvient à le piquer dans son orgueil... Ses colères ne sont pas difficiles à provoquer; pas simple d’y résister et de garder ce contrôle qu’il affectionne tant. S’il croyait que sa chère Kyoko resterait passive, qu’elle ne retrouverait pas sa hargne, il se trompait lourdement.

En effet, si sa question sarcastique ne cause pas de réaction immédiate, les propos qui suivent le font. Le lieutenant Rocket ne s’attendait pas à cela. Il a pu voir le changement d’attitude, mais il ne croyait pas que Gaeriel chercherait à le provoquer. Et ça, il a du mal à l’accepter, beaucoup. Ses doigts resserrent la batte, sa mâchoire se contracte. Il n’apprécie guère cette façon qu’elle a eue de lui répondre. Elle est plus bas que terre et elle se permet de tels écarts? Comment peut-elle lui résister et afficher une telle combativité? L’assassin accepte mal que sa proie ne frissonne plus de peur, qu’elle soit capable de se redresser en dépit de la position dans laquelle elle est enchaînée. Une forte contrariété se manifeste, il passe près de perdre le contrôle qu’il a et d’abattre la batte sur les jambes de sa détenue. Oh qu’il y songe, imaginant même la scène dans son esprit, mais il ne veut pas lui donner raison. Il refuse catégoriquement qu’elle obtienne la moindre satisfaction sur lui! Elle n’est rien et c’est ce que l’homme souhaite démontrer, c’est le message qu’il veut envoyer. Le criminel parvient à rester calme, à respirer de sorte à décontracter ses muscles. Néanmoins, la lueur de folie danse toujours au fond de ses iris rougeoyants. Elle ne partira pas de sitôt, voilà ce qui démontre toute sa dangerosité. Il se plaît à contempler la souffrance d’autrui, plus encore de ceux qui ont croisé sa route et ont survécu à ses coups. Cette femme a même pu le blesser et ça, ça ne passe pas. En plus, elle a contrecarré ses plans..., mais s’attarder sur de telles pensées peut lui coûter son contrôle. Il ne faut pas. Maître de la situation, il met plus en évidence cet objet de loisir qui devient une redoutable arme entre ses viles mains. Puis, évoquer que personne ne pourra la sauver, évoquer ses maudits monstres hors d’état de nuire, ça a quelque chose d’apaisant pour Clark. Sa supériorité est évidente. Pourquoi s’en faire pour de simples mots que la ranger pourrait prononcer?

Il touche une corde sensible. Avec la réaction que Gaeriel a, il s’agit d’une évidence. L’homme a presque envie de rire, d’un rire mauvais et dément. Elle est pitoyable et il fera tout pour le lui cracher au visage! En attendant, il exprime son avis, démontrant qu’elle est dans le tort. Rien à voir? Clark répète les propos, le ton sarcastique. Il peut comprendre que ça soit flou pour elle vis-à-vis d’Azamir. Elle n’est sûrement pas au courant de la vérité, de la raison pour laquelle le ranger est pourchassé par les Rockets. Cela viendra, il ne passera pas à côté de cette occasion. Néanmoins, le criminel estime qu’elle sait que ses créatures auxquelles elle tient tant ont à y voir. Son expression change, reprenant l’air sadique qu’il a pu afficher plus tôt. Un brin de folie danse au fond de ses prunelles couleur de sang. Tes Pokémon se sont dressés sur ma route. Ils paieront eux aussi... Menace, son ton est sans équivoque. Puis, il cède. Il veut plus que tout être pris au sérieux dès maintenant. Ce fou ne désire plus voir de la combativité chez sa proie. Du moins, pas ce genre de combativité. D’un geste violent, il abat son arme sur les jambes de sa détenue. Ayant dû se pencher pour atteindre l’endroit visé, il sait qu’il n’aura pas rompu d’os. Tant pis, ce n’est que le premier coup d’une longue série. Et tous les coups sont permis, n’est-ce pas? Il a bien d’autres moyens en tête pour la blesser, pour qu’elle soit complètement démolie de corps et d’esprit. Le sbire se délecte de la douleur qu’il vient de provoquer, se redressant dans une attitude hautaine. Il laisse passer quelques secondes avant que sa voix grave fende l’air. Tu crois que je les épargnerai? Ils souffriront tous comme toi. Ils seront impuissants et inutiles. Aucun d’eux n’y échappera. Il a tout en main pour l’atteindre. Il peut la battre, il peut la diminuer et l’humilier. Il peut se servir de ses Pokémon contre elle... Il peut tout faire et chaque moyen contribuera à ce qu’il obtienne d’elle tout ce dont il a besoin.

Alors Clark ne s’arrête pas là. Pas en si bon chemin. Les blessures physiques ne sont pas les seules qui existent pour pousser à bout une personne. S’il sait que la jeune femme aime plus que tout ses bestioles, qu’en est-il du ranger qui l’accompagnait? Le Rocket a déjà une petite idée, mais... C’est dommage que pour l’un d’eux, il soit trop tard. Il annonce cette terrible nouvelle d’une voix basse, ne laissant rien présager de bon. À nouveau, cette démence qui lui est propre danse dans ses yeux. Il est sadique, et il ne se gêne pas pour le montrer, le mettant de l’avant. Je n’ai pas résisté à la vue de son sang... Ça a été plus fort que moi. Il éclate d’un rire sans joie, jouant son rôle à la perfection. Il n’a qu’à imaginer et le tout s’opère. Après tout, les personnes dans son genre sont excellentes pour manipuler. Son regard se plante ensuite dans celui de sa prisonnière, ne la lâchant plus. Il met aussi plus en évidence la batte ainsi que le sang qui la macule. Son amour pour toi m’a dégoûté, crache-t-il, mauvais. Alors il est mort! Quelques lourdes secondes défilent, tandis qu’il ne rate pas une miette des réactions que Gaeriel lui offrira. Azamir est mort.



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Ranger Kantô

C-GEAR
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Ven 23 Fév - 22:16
Reprenant peu à peu mes esprits, je réalise à quel point je suis dans la merde mais, quelques secondes après, je décide de garder espoir. Bien que je n'ai jamais été entre les griffes de Clark de cette manière, je me suis déjà retrouvée dans une situation similaire et je suis encore en vie... En partie grâce à ce poignard. D'ailleurs, est-il encore là ? Clark a t-il trouvé cette planque ou ai-je encore une chance de me servir de lui, s'il me libère les mains à un moment donné ? Impossible de le vérifier avec mes mains dans le dos et lui devant moi mais, dès que je le pourrais, je le ferais. Je me sentirais plus en sécurité si je savais que j'avais encore l'une de mes armes puisque, bien sur, il m'a retiré mon pistolet. Remontée, et bien décidée à ne pas perdre espoir, je reprend du poil de la bête et n'hésite pas à prendre la parole par quelques mots acérés, pour lui montrer qu'il n'aura pas d'emprise sur moi. Je le connais, nous nous sommes confrontés à plusieurs reprises et je ne suis pas la seule à avoir été blessée, même si sa cruauté lors de notre dernière entrevue à coûter la vie d'un être entièrement innocent... Mais si je reste sincère envers moi-même, je ne suis pas certaine que j'aurais gardé l'enfant ; toute ma vie en aurait été impactée et mon couple avec Ryuk n'était pas assez solide pour cela. J'aurais été obligée de l'élever seule, en abandonnant mes rêves et mon métier...

Je reviens à la réalité lorsqu'il me parle de mes pokémons et que je réalise dans un même temps que la batte qu'il tient à la main est ensanglantée ; je repars aussitôt dans la provocation, haineuse, tout en essayant vainement de lui faire changer son attention. C'est entre nous et personne d'autre. Mes mots ont fait mouche, je peux le voir dans ses yeux ; il a retrouvé cette rage qu'il avait déjà par le passé. A l'exception près que je pouvais en profiter pour trouver un point faible alors que là, enchaînée comme je le suis, impossible de me détacher...

Le geste me prend par surprise, je n'avais rien vu venir. D'un coup la batte s'abat sur mes tibias et je lâche un cri de douleur, les larmes me montant aussitôt aux yeux. Je me recroqueville instinctivement sans toucher à la peau touchée par la batte, serrant des dents pour ne pas gémir davantage de douleur pour ne pas lui faire davantage plaisir... Ce qui s'avère très délicat, me forçant à grogner le plus silencieusement possible... Mission impossible dans une telle situation. J'entend à peine ce que Clark dit au sujet de mes pokémons tant la souffrance est encore vive, mais j'en comprend l'essentiel ; cependant, j'ai une pleine confiance en eux... S'il les sort réellement de leurs pokéballs, il pourrait le regretter amèrement.

Cela me fait penser qu'un membre de l'équipe n'est pas là, et qu'il n'a même pas de ball. Où se trouve t-il ? Ai-je encore le sifflet ? J'ai bien trop mal pour essayer de vérifier mon cou.

J'arrive cependant à passer outre lorsque Clark reprend la parole, me faisant lever la tête et oublier pendant un instant mes jambes douloureuses. Trop tard pour l'un d'eux ? De quoi parle t-il au juste ? Les battements de mon cœur s'accélèrent lorsque je réalise ce qu'il sous-entend et je le fixe longuement, immobile, mon cœur battant si fort désormais qu'il en impacte ma respiration. Son rire glacial n'aide en rien et je n'arrive plus à détacher mon regard du sien, la suite ne faisant qu'empirer les choses. Son amour... ? Mais j'ai à peine le temps de le comprendre, sa dernière phrase finissant de m'achever.

Azamir... Mort ? Je ne trouve même pas les mots, alors que mon regard se fait assassin, contrastant avec les nouvelles larmes qui s'y sont glissées à cette annonce. Est-il sérieux ? Quel intérêt aurait-il eu à faire cela alors que nous ne sommes même pas dans la même cellule ? Je cogite de plus en plus pour essayer de ne pas m'imaginer la scène qui s'est peut-être déroulée non loin de là... Et puis, serait-il aussi calme après un tel meurtre ? Il a capturé Azamir pour avoir un moyen de pression contre moi, parce qu'il n'a pas suivit leur deal... Cela n'a pas de sens. Surtout s'il a dit la vérité sur ses... Sentiments à mon égard. C'est étrange de penser cela.

Et puis, il y a autre chose. Un ressenti, l'impression qu'il est toujours là. Certains diraient qu'il s'agit de mon instinct qui parle, d'autres que je veux rester positive, mais je réalise pas que Angel, lui, aurait dit que l'aura s'exprime de divers moyens. Je m'accroche à cette pensée qu'il est encore là, quelque part, mon regard devenant plus acéré.

Il veut me faire craquer, je ne vais pas lui donner ce plaisir. Je dois rester forte, pour lui.

- Dis ce que bon te semble, je ne te crois pas.

C'est un pari risqué, je le sais ; mais je n'ai plus rien à perdre au point où j'en suis. Je n'ai plus que mon espoir, auquel je m'accroche.





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Modo & Ranger

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Sam 24 Fév - 18:22
Azamir
Depuis combien de temps es-tu conscient, alors que le produit injecté par Clark ne circule plus dans ton organisme? Difficile de le dire. Tu n’as aucun repère, rien pour déterminer le temps qui s’écoule. Privé de ta vue et de ton ouïe, privé de ta liberté de mouvement, les secondes paraissent être des heures. La douleur, l’inquiétude, l’esprit en ébullition pour trouver un moyen de vous échapper sans laisser quelqu’un derrière... C’est difficile de réfléchir dans ta condition, impossible de le faire efficacement. Le criminel te poussera dans tes derniers retranchements jusqu’à ce que tu cèdes, jusqu’à ce que tu sois brisé. Tu le sais déjà, il utilisera tout ce qu’il a en main pour en arriver à la seule conclusion possible : ta mort. Même si Gaeriel craque et lui indique comment mettre la main sur Mewtwo, Clark ne te laissera pas partir, pas après une double trahison... Qu’importe comment cela doit se finir pour toi, ton objectif est de sauver la femme que tu aimes ainsi que vos Pokémon. Si ça doit être ta fin pour y parvenir... tu l’accepteras.


Clark
Avoir tout en main pour broyer ses prisonniers, pour parvenir à ses fins, Clark est prêt pour cette récolte d’information. Le plus difficile pour lui sera sûrement de ne pas céder à la colère, de ne pas céder à la contrariété que ses cibles pourraient tenter de provoquer en lui. Ce n’est pas ardu de se rendre compte que cet homme a un besoin pathologique d’avoir le contrôle, d’être en position de force. En tout temps, il doit être le maître d’œuvre, être l’être supérieur. C’est ce qu’il démontre en ce moment, face à Gaeriel. Même s’il passe près de laisser libre cours à sa folie, il se contient, il se calme en songeant à toutes ses possibilités, au fait qu’il est en position de force. Il n’y a rien qui puisse renverser cela, qu’importe ce que la jeune femme à ses pieds pourrait lui dire. Néanmoins, cette maîtrise de lui-même ne l’empêche pas de commencer cette douce torture à laquelle il a tant rêvé. Il a sondé le terrain pour obtenir une réaction en lien avec les Pokémon de la ranger, il compte les faire payer aussi, en plus de les utiliser contre elle et il ne se gêne pas pour l’affirmer. Toujours dans la menace, toujours dans la domination. Le lieutenant Rocket saisit l’occasion d’asseoir sa position de force en blessant une première fois la ranger, usant de cet objet contondant. Le coup s’abat, l’impact provoque un bruit sourd. Le cri qui s’élève dans la petite cellule lui apporte une grande satisfaction. Les efforts de la jeune femme pour l’étouffer rapidement l’amusent. Pitoyable, ça lui donne presque envie de rire. Il se délecte des moindres gestes de repli. Le tout lui donne envie d’abattre la batte de nouveau afin que ce doux spectacle continue... Résister est mieux pour lui, pour concrétiser ce qu’il a en tête. Le sbire espère obtenir une information avec laquelle il pourra jouer par la suite, avec laquelle il pourra atteindre les deux rangers captifs.

Une fois de plus, son regard de sang ne lâche pas Gaeriel. Il parle, il manipule, il ment pour obtenir une réaction. Peut-être qu’il n’avait pas encore assez poussé à bout sa prisonnière pour ça, pour qu’elle ne parvienne pas à complètement se contrôler. Peut-être qu’il aurait mieux fait d’attendre pour cette annonce. Néanmoins, Clark est satisfait de voir de nouvelles larmes, de contempler une certaine peine. De l’autre côté, il est surpris qu’elle puisse rester calme, qu’elle reste forte. C’est quoi c’bordel? Au moins, la première réaction a parlé pour elle. Il a eu, dans un sens, ce qu’il voulait. Sans savoir si l’amour entre eux est partagé, il sait qu’il peut se servir de l’un contre l’autre et c’est tout ce qu’il voulait savoir. Ils tiennent assez l’un à l’autre pour cela. Le fait qu’elle ne le croit pas est secondaire. Ça lui donne juste l’envie d’insister, de pousser le mensonge plus loin et d’en contempler les effets. Le criminel s’accroupit afin d’être à la même hauteur que sa cible. Sa main gauche, libre, vient se placer à la gorge de la jeune femme, tout juste sous le menton. Sa poigne est ferme et inconfortable, mais il ne cherche pas à étouffer à tout prix. Il veut surtout s’éviter un coup de tête. Quant aux jambes, ça ne va pas très bien de donner des coups rapides quand elles sont liées entre elles, collées une contre l’autre. Il ne devrait pas y avoir de problème à réagir au besoin. Je lui ai explosé le crâne pendant qu’il me suppliait de te relâcher et de libérer vos Pokémon. Il était prêt à mourir pour toi, j’ai seulement exaucé son souhait. Ricanement mauvais, tandis qu’il resserre sa poigne. Par contre, l’homme sait qu’il ne doit pas aller trop loin tout de suite, au risque de ne pas savoir s’arrêter à temps. La relâchant, il se redresse aussitôt tout en ne détournant pas le regard. Ça l’agace de devoir attendre quelques secondes pour être certain qu’elle comprenne ses mots. Et si tu ne veux pas qu’il arrive la même chose à tes autres amis, tu ferais mieux de collaborer... Rude, il se lance dans de nouvelles menaces. La dévotion de la ranger pour les autres, Clark la prend comme l’une de ses faiblesses, faiblesse qu’il compte exploiter dès à présent. Eux, tu pourrais bien les voir mourir, inutile et impuissante face à leur souffrance...

Une part de lui espère sincèrement qu’elle ne collaborera pas, qu’elle se bornera. Ça sera plus amusant, plus divertissant. Il veut provoquer la chute de cette femme, il veut détruire à tout jamais cette volonté qui est sienne. Clark serait amer qu’elle lui donne ce qu’il désire sans offrir de résistance, sans la voir être désespérément à la recherche d’un moyen pour sauver ses Pokémon et sauver Azamir, quand le sbire les rassemblera au moment opportun. Tu sais ce que les Rockets veulent de toi, alors je t’écoute. Elle doit le rembarrer. Aller Gaeriel, rembarre-le qu’il puisse se lâcher! C’est tout ce qu’il attend.



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Ranger Kantô

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Ven 23 Mar - 22:13
La double révélation du sbire Rocket me fait passer dans de nombreux états en un bref instant ; la tristesse, la colère, l'interrogation, le doute, la surprise, l'indignation... Mais, bien vite, une certitude se fraie son chemin dans mon esprit : il est en vie. Je le sais, je le sens, Azamir est là, quelque part, et je vais finir par l'atteindre. Je dois juste trouver un moyen de m'échapper, de me défaire de ces menottes... Si j'ai toujours le poignard dans mon emplacement caché je pourrais profiter de l'effet de surprise pour planter la lame dans le corps du sbire et prendre la fuite... Je l'ai fait avec Alan, je me sens prête à recommencer. Cependant, je ne peux pas faire le moindre mouvement suspect tant qu'il est là, juste sous mes yeux, tentant de me narguer, de me faire craquer... Croit-il sérieusement qu'une telle révélation suffirait à ce que je trahisse Mewtwo, ou veut-il simplement jouer ? Il sait à quel point je suis attachée à chacun de mes compagnons, je ne les trahirais jamais, quoi qu'il dise... Qu'il continue de frapper si ça lui chante, je serais morte avant que son patron ne soit satisfait... Ce qui le mettrait dans la merde, j'en suis certaine.

A vrai dire, je n'ai pas envie de savoir à quel point il a carte blanche pour me faire cracher le morceau. Mes jambes me font suffisamment mal comme ça, même si je me mord l'intérieur de mes joues pour essayer de ne pas le montrer, ne voulant pas qu'il jubile plus qu'il ne l'a déjà fait lorsqu'il m'a frappé... Cependant, je ne peux éviter le mouvement de recul et l'air de dégoût qu'il s'imprime sur sa face lorsqu'il se rapproche brusquement, dangereusement, ses doigts glissant autour de mon cou, sans souffrances ; il est beaucoup trop proche, j'en ai des frissons et je tente de me défaire, mais la chaîne ne me laisse bien trop peu de libertés... Je déteste ce genre de situation, il est beaucoup trop proche de moi et cela me rappelle de biens mauvais souvenirs...

Heureusement, rien ne ressemblant à cette soirée au bal n'arrive, Clark voulant sûrement voir de nouveau mes larmes. Cependant, ma détermination et ma foi sont bien trop forts et je garde la tête haute, le fixant droit dans les yeux, de moins en moins intimidée au fil des secondes, alors que j'ai repris possession de mes esprits... Il en fait trop, cela me saute aux yeux maintenant. Je ne devrais pas réagir du tout, je le sais bien, mais la rage qui m'anime est trop forte, je n'arrive pas à rester simplement silencieuse face à lui.

- C'est toi qui finira le crâne éclaté si tu ne fais pas attention.

Il s'est redressé, sans me quitter du regard, et mes mots sont sortis plus vite que ma pensée. Je vais sûrement le regretter mais, d'un autre côté, j'en tire une certaine satisfaction... Comme une bouffée d'air frais. Lui tenir tête me revitalise, je me sens plus éveillée, moins fragile malgré mes menottes... Un moyen de défense.

Lorsqu'il parle de Mewtwo, je le fixe longuement, restant silencieuse dans un premier temps. Oserais-je ? Tout cela est bien trop tentant. A quoi s'attend-il vraiment, que je lui avoue ? Au fond je sais qu'il ne s'agit que d'une provocation... Mais c'est plus fort que moi. J'ai besoin de cet échange verbal, de lui tenir tête.

- Tu veux savoir où il est... ? Je le fixe en prononçant chacun de mes mots. Dans ton cul ! Je ne suis pourtant pas une fille vulgaire d'ordinaire, bien au contraire... Mais il a toujours eu le chic pour me faire sortir de mes gonds. La douleur n'aide pas. J'ai tout de même le cran de continuer, plongeant tête la première... Au faite... Comment va ton épaule, Clarkounet ?

Un sourire presque sournois éclaire mon visage alors que je le provoque sciemment. Il veut jouer à ça ? Eh bien nous serons deux à le faire.





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Dim 25 Mar - 21:18
Azamir
Sans que tu puisses l’entendre, une plainte t’échappe. Sans que tu puisses le voir, du sang roule sur ta peau. Clark n’est pas avec toi, mais ça ne l’empêche pas de te blesser. Il a tout prévu pour te pousser dans tes derniers retranchements, pour te briser dès le départ, pour prendre le dessus sur toi d’une façon définitive. C’est bien plus violent que la première fois qu’il a pu mettre la main sur toi. Tu t’attendais à cela quand tu t’es réveillé dès que le produit n’a plus fait effet, mais ton imagination en terme de torture est bien moins développée que la sienne... Plus tu seras affaibli et moins tu pourras lutter contre lui, moins bonnes sont tes chances de t’en sortir. Pourtant, tu n’abandonnes pas l’idée. Tu tiens à sauver Gaeriel et vos Pokémon. Ils sont forcément quelque part dans ce bâtiment, votre ravisseur n’a pas raté sa chance. Peut-être même sont-ils tout juste à côté de toi. Impossible de le savoir et cela te frustre énormément. Mis à part attendre le retour du sbire, il n’y a rien que tu puisses faire... Et même quand il sera là, quelle possibilité auras-tu?


Clark
Chercher la meilleure façon de frapper fort, de diminuer sa victime au point qu’elle n’ait plus aucune volonté, qu’elle n’ait qu’un seul souhait : mourir. Il s’agit d’un jeu auquel Clark désire s’adonner, un jeu qui lui faisait envie depuis longtemps sans parvenir à l’atteindre. Maintenant que c’est à sa portée, l’homme se lance sans la moindre hésitation. Quitte à ce qu’il y ait des choses qui ne fonctionnent pas, ce n’est pas grave. Il a tellement de moyens, tellement d’imaginations lorsqu’il faut laisser libre cours à ses envies de broyer une personne de ses propres mains... Il voulait obtenir des informations par le biais de son mensonge, ça n’a pas tout à fait pris. Il constate que Gaeriel parvient à se reprendre, qu’elle essaie de ne pas y croire et de ne pas s’abaisser devant lui. Quelque part, ça rend le tout plus intéressant. Il devra fournir plus d’efforts pour l’avoir, mais il l’aura! Il peut voir son malaise lorsqu’il s’approche dangereusement d’elle. Ça ne se cache pas, au fond des yeux. De toute façon, il sait ce qu’elle a vécu, alors il n’est pas étonné... Le Rocket compte en profiter, mais pas tout de suite. Ça n’aurait pas d’intérêt, pas alors qu’il est seul avec elle. Le but était une ultime tentative pour faire avaler le mensonge, ce qui ne semble pas concluant. Tandis qu’il recule et se redresse, sa prisonnière lui adresse quelques mots. Il ne peut s’empêcher de ricaner, ne la prenant pas du tout au sérieux. Pour cette fois, ça ne l’atteint pas. Il est en position de force, il sait ce qu’il a à faire. Il ne compte pas prendre de risques, il ne compte pas laisser la moindre chance de l’atteindre. Il ne voit donc pas de quelle façon elle pourrait concrétiser ses dires. Accroche-toi à cet espoir, j’en aurai un de plus à détruire. Et cela va l’amuser, aucun doute là-dessus. Son ton de voix était sans équivoque.

Clark constate les changements qui s’opèrent peu à peu chez la jeune femme à ses pieds. Il les voit et il en est satisfait, bien qu’il n’en montre rien. Le sbire aura ce qu’il désire, il pourra se défouler un bon coup avec elle. Il doit juste la garder en vie. Du reste... hum oui, il fait ce qu’il veut. Le sbire abandonne le mensonge de la mort d’Azamir, mentionnant qu’elle pourrait voir ses autres amis mourir aussi si elle ne collabore pas, jusqu’à ce qu’il en vienne à la questionner sur Mewtwo. Sans le dire d’une façon explicite, mais il sait qu’elle comprend. Pour sa part, il a des raisons plus personnelles pour sa rancœur, pour cette traque qui a enfin abouti, mais l’organisation a un but précis envers elle. La ranger leur a volé un précieux Pokémon, un puissant atout entre les mains de Giovanni. Le récupérer leur est nécessaire pour de multiples projets de grande envergure. À cause de ça, le criminel ne peut pas la mener à son dernier soupir, il doit patienter... Ce n’est pas sa force, mais il fera tout pour y parvenir. Ne pas s’emporter à la vue du sang, ne pas céder à la contrariété s’il perd le contrôle qui lui plaît tant dans la situation... Mais il n’y a aucune chance qu’il le perde le contrôle, n’est-ce pas?

Non aucune, s’il ne voyait pas Gaeriel continuer de lui tenir tête. Elle souffre et elle ne s’incline pas. La mâchoire de l’homme se contracte à la réponse qui lui est donnée. Cette dernière n’a rien d’étonnant. Il s’y attendait, mais ses mains se serrent sur cette batte qu’elles tiennent. Ne pas entrer dans son jeu, ne pas la laisser gagner cette joute verbale... Ne pas... C’était ce qui lui tournait en tête jusqu’à la suite : l’évocation de son épaule, ainsi que ce surnom débile... Il n’en faut pas plus pour que des souvenirs lui reviennent en tête. Elle lui a échappé ce jour-là, elle l’a humilié ce jour-là et la voilà qui le refait aujourd’hui! La rage explose en lui. Le contrôle vole en éclat. Son orgueil est plus fort que lui, son besoin d’être l’être suprême est plus fort que sa raison. Il aurait pu ne pas s’en préoccuper, il aurait pu rester stoïque, mais il n’y parvient pas. Ses traits sont défigurés par toute la haine qui monte en lui, cette haine à laquelle il laisse toute la place. Un mouvement violent, une force de frappe qu’il ne restreint pas. La batte frappe à l’épaule droite de Gaeriel, n’ayant pas pris le temps de réfléchir à s’il s’agit de la même qu’il avait touchée à l’époque. Il s’en fout, il veut seulement blesser, il veut voir la souffrance pour s’en alimenter, pour en jubiler. Il devrait être satisfait du résultat, sauf qu’il n’arrête pas là. Déjà sonnée par le coup, sous la forte douleur qu’il a provoquée, il est impossible qu’elle puisse lui porter toute l’attention dont elle dispose. D’un coup de pied, Clark cherche à la coucher au sol, lui écrasant ensuite le ventre, appliquant une partie de son poids. Debout, il a un pied au sol, l’autre sur elle. Il profite des chaînes, de ses mains dans le dos pour agir. Comment pourrait-elle se défendre? Et la tienne? Question sarcastique, intonation sarcastique, mais il y a aussi toute la haine, toute la folie qui parle. Tu veux jouer à la forte, on va s’amuser. Tu verras, tu riras au début, mais tu finiras par pleurer, fillette... Il retire son pied, reculant de quelques pas. Il le faut, pour ne pas la battre jusqu’à la mort...

Respirer, provoquer, jouer puis frapper. Tu es sûre de ne pas vouloir me dire où se trouve Mewtwo? Parce que tout de même, il n’est pas certain qu’elle va tenir très longtemps.



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Ranger Kantô

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Sam 14 Avr - 18:15
La haine fait battre mon cœur, l'adrénaline me ferait presque oublier la douleur lancinante qui continue de parcourir mes tibias, me bloquant au sol. Le simple faite de fixer les yeux du sbire pendant si longtemps semble suffire pour que j'en perde mes moyens, cet homme m'ayant bien trop pris. Tout est de sa faute, tout ! La drogue, les douleurs, Mikh, le bébé qu'il m'a arraché, mes hospitalisations, Alan... Tout se mélange dans ma tête et je ne peux plus supporter de le voir sans broncher, son regard perçant me dégoûte et je ne résiste pas très longtemps, le provoquant avec hargne, me fichant bien des conséquences de mes paroles, incapable de me contenir... Il mérite de se prendre toute ma haine dans la gueule, il a fait bien trop de mal autour de lui ! Et le karma va finir par tourner, lui aussi souffrira, cloué au sol, en sang, j'en fais la promesse.

Les insultes fusent alors que la douleur s'éloigne, comme secondaire. Je ne pensais pas dire un jour cette phrase à mon ennemi juré mais c'est la première chose qui me soit venue à l'esprit et je compte bien tout faire pour le mettre en rogne, pour lui faire perdre ses moyens ; ce sera peut-être douloureux (cela le sera) mais peut-être fera t-il des erreurs sous le coup de la colère dont je pourrais me servir... Même si en réalité, je le provoque surtout parce que je ne peux plus faire autrement. Il est hors de question que je craque devant lui, il peut me faire souffrir autant qu'il le veut, me faire pleurer ou gémir de douleur, mais il n'obtiendra aucun craquage psychologique... Pas devant lui, jamais.

J'en fais la promesse.

L'ultime provocation vient lorsque je lui donne de nouveau ce surnom qui, déjà à l'époque, l'avait fait sortir de ses gonds. Je me souviens bien de ce moment : j'étais défoncée par l'héroïne et j'agissais comme jamais je ne l'avais fait, n'hésitant pas à le provoquer ou à le braquer de mon arme, un comportement que je n'aurais jamais eu sans drogues... Même si les choses ont changées depuis. Je ne sais pas si ce sont mes anciennes consommations qui ont changé quelque chose mais, aujourd'hui, j'ose sans la moindre hésitation l'appeler ainsi, même si je devrais en subir sa colère. Il peut me frapper autant qu'il le souhaite il ne pourra rien faire contre mes mots, sauf en me coupant la langue... Et dommage pour lui, il a besoin de mes confessions. Qui ne viendront pas. Il peut me tuer, jamais je ne trahirais un ami. Il croit sûrement que la violence peut tout résoudre parce qu'il n'a connu que cela, mais il se trompe... Et il va finir par le comprendre.

Son visage se déforme horriblement, le surnom a fait écho dans son esprit à lui aussi. Il se souvient de cette journée sanglante, notre dernière rencontre. Pense t-il vraiment, après cette journée, que je vais sagement plier à ses exigences ?

Toutes mes pensées m'échappent lorsqu'un mouvement violent attire mon attention, suivit d'un craquement audible et d'un gémissement, la douleur me sciant brusquement sur place. La puissance du coup est telle que je glisse contre le mur, son pied finissant de m'allonger à terre, la rencontre entre mon épaule et le sol me tirant un nouveau cri de douleur. Des larmes de souffrance coulent le long de mon visage et je ne peux rien faire pour les contenir, tout mon corps souffre désormais, j'en suis aveuglée. Je sens à peine son pied forcer contre mon ventre, si ce n'est que j'en ai le souffle coupé, ma respiration devenant erratique.

J'entend ses mots, mais je suis bien incapable de répondre. J'ai l'impression qu'un voile s'est étendu devant mes yeux, j'ai du mal à voir correctement la silhouette du sbire alors que mes oreilles bourdonnent. Je tente vaguement d'ouvrir la bouche mais aucun son n'en sort... Je ne pourrais pas continuer les provocations.

Pire que tout, je sens que ma conscience s'évade... Pas maintenant ! D'un autre côté, la douleur... Si je pouvais y réchapper un instant... Mais je reste dans un stade de semi-conscience, la souffrance étant trop forte pour que je sombre réellement.





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Lun 16 Avr - 21:45
Clark
Lse besoins de détruire les autres, de les faire souffrir et de démontrer sa supériorité, ce n’est heureusement pas tous les êtres humains qui les ressentent. Mais chez certains, ces besoins sont très forts, au point de presque faire perdre la raison à la personne. On peut dire que c’est ce qui se passe avec Clark. Il se délecte de provoquer, par lui-même, avec ses propres moyens, de la douleur chez les autres. Qu’elle soit physique ou psychologique, c’est le même résultat. Cet esprit s’éveille surtout envers tous ceux avec qui il a eu des démêlés par le passé. Il devient un redoutable prédateur qui ne lâche pas, qui traque jusqu’à ce qu’il obtienne satisfaction. Tomber entre ses mains dans ces conditions est extrêmement dangereux. Là, il a des ordres à respecter. S’il a presque carte blanche, les limites dictées par son boss existent. Mais quand il perd le contrôle, qu’il laisse toute sa haine l’emporter sur le reste, cela peut lui jouer un sale tour. Aller le piquer pour qu’il s’énerve, ce n’est certes pas la meilleure chose à faire. Il ne le tolère pas. Il doit rester, en tout temps, au-dessus des autres. Dans sa tête de dérangé, cet homme est au sommet de tous. Pour être bien, il a besoin de contrôler, d’avoir la main sur tout ce qui l’entoure pour ne rien laisser au hasard. C’est une énorme pression pour les psychopathes et quand ça leur échappe, l’explosion est inévitable. Il lui faut respirer un bon coup pour se calmer, mais c’est surtout de voir l’état de Gaeriel qui l’aide. Elle pleure, c’est sa victoire. Elle ne parvient plus à lui répondre, la voici plus bas que terre, comme il le voulait. Le criminel vient d’obtenir satisfaction. La folie danse toujours dans ses iris rougeoyants, mais il est aussi extrêmement satisfait. Je t’avais dit que tu pleurerais. Il pourrait presque lui cracher dessus tellement son dédain est fort. Il désirerait l’écraser plus encore, mais il se doit d’être patient. Chaque chose en son temps. La ranger est couchée au sol, se tortillant de douleur, pleurant sous les coups, et ce n’est que le commencement.

Le contrôle lui appartient de nouveau.

Clark constate sans mal que sa victime se trouve dans un état second. Il a peut-être été un peu fort, mais ainsi, il estime que sa supériorité est affirmée. Elle sait à quoi s’attendre si elle reprend un comportement qui ne lui convient pas. Le sbire ne dispose pas que d’une batte de Baseball pour blesser, il a tellement d’armes qu’il ne sait plus trop avec laquelle poursuivre. Hum. En la voyant ainsi, il y a des bribes de discussion qui lui reviennent en tête. Il pourrait s’en servir maintenant. Tu es si faible ma pauvre, c’est ainsi que tu as l’intention de protéger tes chers amis? Est-ce qu’elle l’entend vraiment? Il ne peut pas en être certain avant d’avoir obtenu une réponse. Puis, sachant qu’il n’est pas spécialement patient, attendre lui met les nerfs en boule. Je crois que tu dois te souvenir d’un certain Alan, n’est-ce pas? Il a pu me dire une information très intéressante à ton propos, et j’ai envie d’en vérifier l’exactitude. Clark rêve de voir la peur s’installer, de pouvoir contempler les ravages qu’elle fait sur son passage. Que c’est jouissif! La situation amuse de nouveau le criminel, puis il ne doute pas une seule seconde qu’elle deviendra meilleure dans les prochaines minutes. Donc, sans donner plus d’information, il se détourne et quitte la pièce. Si sa prisonnière ne l’a pas vraiment entendu, tant pis. Elle aura une sacrée mauvaise surprise à son retour.


Azamir
Le temps est affreusement long. Tu es forcé d’admettre que tu n’as aucune possibilité pour prendre le dessus, pour t’échapper de ce lieu afin de venir en aide à Gaeriel ainsi qu’à vos Pokémon. C’est le néant dans ton esprit. Tant que tu n’auras pas eu un visuel de la pièce dans laquelle tu te trouves, tant que tu n’auras pas pu discuter avec Clark, ça ne sert à rien. Tu ne fais que te torturer l’esprit, sans plus. D’un autre côté, ce n’est pas comme si tu avais autre chose à faire pour passer le temps. Ça va finir par te rendre dingue. Au-delà de la torture physique qu’il t’inflige, il y a cette torture psychologique. Et malheureusement pour toi, ce n’est pas près de s’arrêter... Tu ne peux pas voir ni entendre que la porte de ta cellule s’ouvre. Tu sais seulement que tu n’es plus seul quand un coup de poing s’échoue sur ton ventre, te coupant le souffle. Malgré toi ton corps penche vers l’avant, ce qui te blesse. La mâchoire serrée, tu te retiens de lui parler, de lui hurler dessus. Ça aussi, ça serait inutile. Tu ne pourrais pas entendre la réponse. Ta respiration devient frénétique et tes jambes ont du mal à te soutenir. Rester debout et immobile pendant des heures, c’est épuisant. Et surtout avec la douleur des blessures qui te sont infligées. Néanmoins, Clark te surprend. Il te libère une main, ton bras retombe mollement. Il fait de même avec l’autre, provoquant ta chute, désormais à genoux par terre. Ton premier réflexe est de tenter de retirer ces entraves à ta vue et à ton ouïe. Ça aurait pu fonctionner, s’il ne surveillait pas le moindre de tes gestes pour te couper tout espoir. Si seulement tu voyais son visage en ce moment... Il t’a lourdement blessé déjà, donc il lui suffit d’appuyer là où ça fait mal pour que tes bras redeviennent mous, incapable de porter tes mains à ton visage. Tu as rarement été si affaibli, tu ne peux pas lutter.

Il faut que j’essaie, pour elle, pour eux...

Le sbire ne s’amuse plus, ou il a autre chose à faire. Ce dernier te saisit le poignet gauche, poignet meurtri. Une grimace passe sur ton visage, plus encore quand il te force à te relever. Tes muscles protestent, sauf que tu dois suivre. La menotte se referme sur ton poignet, sur les blessures qui y sont. Il fait la même chose avec ton autre bras. Tu réalises alors que tout ce qu’il voulait était de te positionner autrement afin que tes épaules ne lâchent pas. Il ne faudrait pas que tu meures bêtement de cette façon, puisqu’il a encore besoin de toi. Il n’a pas fini de te briser et de t’utiliser. Les secondes défilent, tout semble calme. T’en déduis qu’il est parti. Tu t’en veux tellement de ne pas avoir pu agir...


Clark
Clark doit donner l’impression de flotter sur un nuage. Il jubile. Voir le déserteur dans un état similaire à celui de Kyoko, ça lui donne des ailes. Il croit maintenant que rien ne pourra s’interposer dans son plan. Il aura le dessus, il les fera parler, puis il les éliminera. Il prendra son temps, il veut une lente agonie pour eux. C’est ce qu’il compte leur servir. L’homme effectue un second arrêt dans une autre pièce. L’avantage d’avoir choisir un endroit désert, il a pu y apporter tout ce dont il aura besoin. Son plan est parfait, il l’a préparé depuis un certain temps déjà. Il peut donc ramener dans la cellule de la jeune femme le nécessaire. Qu’importe, si elle a pu se ressaisir ou non, enchaînée comme elle est, elle ne représente pas une menace pour lui. Les mains dans le dos, les chevilles collées une contre l’autre et liées entre elles, non, elle aura beau se tortiller, ça ne donnera aucun résultat. Il a toujours cette expression de démence et de folie peinte sur le visage. Oh qu’il est content. Regarde, commence-t-il en désignant la seringue qu’il a entre les doigts. Il paraît que tu réagis très mal à la drogue. Gardant une certaine distance, il s’accroupit. Il ne lui restera plus qu’à l’immobiliser complètement pour l’injecter. Avec sa force combinée aux blessures infligées, ça ne devrait pas être un problème. La seule façon d’y échapper, c’est de me dire où se trouve Mewtwo. Il n’a pas vraiment espoir que ça fonctionne. En fait, il espère que ça ne fonctionne pas. Clark veut voir les effets, il veut continuer sa douce torture. Que le jeu s’arrête si rapidement, ça serait dommage.

Heureusement pour lui, le jeu ne s’arrête pas. Il éclate d’un rire sans joie, un rire mauvais. Même s’il doit un peu batailler contre elle, ça en vaut la peine. Puis, un bon coup de poing dans le ventre, ça calme. Il va éviter le nez pour l’instant, le but n’est pas qu’elle ne profite pas des effets de cette merveilleuse drogue. Le plus beau, il ne sait pas trop ce que c’est. Plein de découvertes à venir!



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Ranger Kantô

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Jeu 19 Avr - 21:56
C'était la douleur de trop, le point de non-retour ; si mon corps refuse de s'évanouir parce que mon esprit est constamment piqué à vif, je me sens glisser vers un état second et mes paupières sont lourdes, mon corps réclamant que la douleur s'arrête, quel qu'en soit le moyen... Si je n'étais pas bloquée au sol je serais peut-être capable d'utiliser des moyens extrêmes pour que la douleur cesse, que je m'évanouisse... Certes je serais entre les mains de Clark, mais n'est-ce pas déjà le cas ? Je dois subir sa hargne à longueur de temps, son interrogatoire qui ne le mènera nul part... J'ai besoin de repos. Cependant il ne semble pas encore prêt à me laisser seule dans cette cellule sombre et sa voix y résonne de nouveau, bien que j'ai de plus en plus de mal à comprendre ce qu'il me dit, la douleur prenant le dessus sur tout le reste... Ce sont encore des brimades sur ma faiblesse de toute façon, rien de nouveau... Sauf lorsqu'il reprend la parole et qu'un mot se détache des autres : Alan. Je rouvre les yeux et tente de me redresser, mais mon épaule me tire un gémissement de douleur.

Il est déjà en train de quitter la pièce, et je n'ai pas la force de parler distinctement. Mais qu'a t-il dit ? Il semblait jubiler, je l'ai senti dans le timbre de sa voix, mais impossible de comprendre de quoi il était question... Et lorsque l'on parle de Alan, malheureusement, je peux m'attendre au pire. Je réalise d'ailleurs que Clark a mentionné ce nom... Cela veut dire qu'il a eu des contacts avec le braconnier. Cela veut dire qu'il sait peut-être ce qu'il s'est passé lorsqu'il m'a attrapé... Peut-être même dans les moindres détails... L'homme était suffisamment vantard pour parler de ce genre de choses à voix haute, après tout il voulait que je dégoûte Mikh par son acte...

Je regrette amèrement de ne pas avoir compris de quoi Clark parlait exactement. Il est parti désormais, il est trop tard pour tenter de le faire parler... Et je ne suis pas sûre que j'en aurais eu la force.

Je me laisse de nouveau tomber contre le sol, grimaçant de douleur. Le silence et l'obscurité finiront par avoir raison de ma conscience, qui finit par me laisser enfin un peu de répit en me permettant de m'assoupir, même si mon sommeil sera fort agité... Les ombres hanteront chacun de mes pas mais, au moins, la douleur ne reviendra pas me déranger ou me réveiller...

Jusqu'à ce que le bruit d'une porte qui claque me sorte brusquement de ma somnolence, me faisant légèrement sursauter, réveillant mon épaule au passage. Je suis toujours allongée sur le sol dur et je tente de me redresser, ce qui s'avère beaucoup plus compliqué que prévu avec mes mains attachées dans le dos. Je finis par m'asseoir en forçant sur mes jambes douloureuses alors que Clark agite quelque chose sous mon nez : une seringue. Remplie. Il jubile, je peux le lire dans son regard et son sourire malveillant.

De la drogue. Voilà ce dont il parlait en désignant Alan. Il m'avait injecté une drôle de substance, qui avait eu des effets étranges sur mon organisme... Et aucun contre coup par la suite. Je ne sais toujours pas ce que c'était, mais j'ai été soulagée de ne pas ressentir de manque.

Est-ce la même ? Si c'est le cas, je vais mal l'assimiler mais je ne craindrais rien sur le long terme... C'est encore le meilleur scénario à espérer. Pour autant, ce n'est pas la crainte d'une rechute qui me fera changer d'avis, je ne suis pas un traître.

- Tu crois vraiment qu'une petite piqûre va me faire changer d'avis ?

Evidemment, ce n'est pas la réponse attendue. Je n'ai pas vraiment le temps d'y réfléchir plus longtemps qu'un poing dans le ventre me coupe littéralement le souffle, m'affaiblissant grandement. Je finis sur le ventre sans même le réaliser, le visage écrasé contre le sol, respirant difficilement. Il n'a aucun mal à prendre l'un de mes bras et à m'y injecter la substance ; mon corps est trop ravagé pour que je sente l'aiguille s'enfoncer dans ma peau, heureusement.

Il me lâche rapidement et le silence reprend sa place dans la pièce... Pour autant, je sens qu'il n'est pas parti et qu'il est là, dans l'ombre, à m'observer.

Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé, avant que la drogue ne se soit mise à faire effet. Une ou deux minutes, dix ? Pas très longtemps en tout cas. La dose était forte, et bien plus pure que ce que j'avais l'habitude de consommer. Rapidement, les premiers effets se sont fait sentir : un sentiment de légèreté, une tranquillité d'esprit inadéquate dans une telle situation mais, surtout, la douleur qui s'échappe, qui s'efface... Cette sensation est si agréable.

Je finis par me redresser, m'asseyant à même le sol. J'ai certainement les pupilles fortement dilatées, je le sens, mais ce n'est pas étonnant. Avec un sourire au coin des lèvres je fixe l'homme, d'un air calme. Bien plus détendu.

- Eh bien, tu t'attendais à quoi Clarkounet ? Que je devienne folle et que je te dévoile tout ?

J'éclate de rire alors que mes paroles font écho dans mon esprit : je n'ai rien à lui dévoiler. Il m'a dépossédé de la seule chose qui me reliait à Mewtwo, le sifflet. J'ai compris que je n'avais plus autour du cou lorsqu'il m'a plaqué au sol, sinon je l'aurais senti contre ma peau. Et de toute façon, il ne lui servira à rien... Il peut essayer longtemps de me cuisiner !





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Sam 21 Avr - 21:10
Clark
Pas de réponse. Que des larmes, que des gémissements, que le corps qui est au point de rupture. Ça lui convient. Il n’a pas besoin de plus, pour l’instant. La drogue fera son effet, Clark pourra continuer de s’amuser. Il quitte donc la pièce sans avoir attendu une réaction. Il reparlera de cet Alan plus tard, le sbire a d’autres idées pour le mentionner et provoquer plus d’effets. Des idées, il n’en manque pas. Le tout est de savoir les mettre en œuvre... Chaque chose en son temps, mais il serait très contrarié que son jeu se termine malgré sa volonté, mais aussi sans avoir pu parvenir à ses objectifs. Pour le moment, ça se passe bien d’un côté. Il sent la volonté du déserteur qui faiblit en même temps que son corps faiblit. Puis, il aura toujours le dessus sur Gaeriel, à ne pas en douter. C’est ainsi qu’il doit réfléchir pour ne pas perdre le contrôle et lui donner le point. C’est lui qui mène, quoiqu’il arrive! Maintenant que le criminel a fait une halte auprès de son ancien collègue, il a en main la drogue qu’il veut tester. Il n’a pas pris la peine de savoir ce que c’est. Et il s’en fout. Qu’importe ce que c’est, elle aura un effet néfaste, elle provoquera des réactions. À ses yeux, voilà le point crucial de son geste. Puis, si ça ne donne pas de grands résultats, il agira autrement. Il lui faut gagner un peu de temps encore. Il n’est pas prêt à dévoiler son mensonge — bien qu’il sait que sa cible n’y a pas vraiment cru — et à rassembler les deux amis. Au moment opportun, pas avant. Il se servira d’un pour atteindre l’autre, ça sera le summum du plaisir pour lui! Imaginer la suite l’aide à ne pas se montrer impatient, à ce pas foutre en l’air par lui-même les efforts qu’il a faits jusqu’à présent. Ils souffriront toujours de sa main, même si ce n’est pas une souffrance physique...

Clark revient dans la cellule de Gaeriel. La voir se tortiller au sol pour tenter de se redresser lui apporte une satisfaction supplémentaire. Ce qu’il aime être le dieu du moment qui dirige tout, celui qui a le pouvoir de vie ou de mort. Le sbire Rocket se sent supérieur et il le montre chaque seconde qui passe. La menace ne tarde pas, mais il ne croit pas qu’elle cédera maintenant. Il a d’autres idées à essayer pour ça. C’est juste que... il a envie de faire les choses de façon graduelle. En confiance, il peut se permettre d’être moins expéditif. Ce n’est pas comme à ce maudit bal, par exemple. Ici, il n’y a que lui. Ici, ses victimes sont maîtrisées. Ici, il n’y a pas un imbécile de présumé allié pour tout faire foirer. Il compte aussi sur ses Pokémon en cas de soucis. Non vraiment, qu’est-ce qui pourrait contrecarrer son plan? Il est parfait.

Donc, sans surprise, sa prisonnière ne cède pas. Le sbire s’amuse du fait qu’elle tente de jouer à la dure, qu’elle lui résiste avec une énergie qu’il se plaira à briser de plus en plus. Un verre cassé, on peut le réparer, mais il n’est jamais comme l’original. Et plus on le brise, plus il ne ressemble à rien. Clark démontrera que ça ne s’applique pas qu’aux objets. Non, je ne le croyais pas. Tu n’as pas ce qu’il faut pour me priver du plaisir de te voir souffrir. Plaisir qu’il reprend aussitôt en envoyant un bon coup de poing, puis en la maîtrisant avec une facilité déconcertante. Elle ne pouvait pas lutter, la substance circule maintenant dans son sang. Quelques minutes et les premiers effets surviendront. Il n’a qu’à attendre, debout un peu plus loin, pendant qu’elle est encore écrasée par terre, impuissante face à ce qui lui arrive. Le temps passe, puis il constate les subtiles différences. Pour le moment, elle semble bien, même mieux que précédemment. Calme, le défiant une fois de plus. Non, ce n’est pas ce à quoi il s’attendait... Attends avant de crier victoire, tu pourrais le regretter. Des paroles brusques, révélant qu’il essaie de ne pas céder à la contrariété. Le surnom l’irrite au plus haut point. Il a bien envie de lui faire fermer la gueule pour ne plus l’entendre. Tu sais, dans quelques heures quand la chute surviendra, ça sera à mon tour de rire. Sa voix est pleine de malice, pleine de haine. Il tient à lui rappeler que tout cela est temporaire, qu’elle devrait se sentir si mal. En plus, il a trouvé des pilules sur elle. Il ne sait pas à quoi elles servent, mais si elle les traîne avec elle, elles doivent être importantes. Le mélange pourrait être intéressant. Et qui sait les effets que le mélange avec tes pilules fera... C’est de la drogue? Il n’obtiendra peut-être pas la vérité, mais il estime qu’il s’agit du moment pour en apprendre plus. S’il doit la priver de les prendre ou non, ce qu’elles font comme effet.

Après cette question, il va s’adosser contre le mur en face de sa prisonnière, préférant se tenir loin. Peut-être aurait-il mieux fait de se renseigner sur cette drogue. Il aurait pu profiter de ce temps à faire autre chose. Ce n’est pas comme s’il n’avait pas un deuxième prisonnier... Tu sais que je ne m’arrêterai pas avant d’avoir eu ce que je veux, et même en sachant cela, tu continues de protéger un monstre de laboratoire. Clark crache les derniers mots, cherchant à faire réagir son interlocutrice. Es-tu persuadée qu’il ferait la même chose pour toi? Comment peux-tu être sûre qu’à ses yeux, tu n’es pas qu’une autre humaine insignifiante parmi tant d’autres? Sourire mauvais, il commence à semer le doute. S’il peut induire toutes sortes de fausses idées ou de doutes dans l’esprit de ses deux victimes, il ne se privera pas. Il est prêt à marteler au bon moment pour que ça reste, pour que les questions persistent. Il suffit de le faire aux bons moments, pendant les faiblesses et pendant que l’esprit vacille...



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