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» A real encounter, a decisive encounter, is something that resembles fate


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Coordinateur Unys

C-GEAR
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Mar 21 Nov - 8:48
"Aize, tu peux y aller" La voix de Peter glissa dans mon oreillette, tandis que je me faufilais à l'entrée de service, retirant prestement mon uniforme de serveur et peignant mes cheveux pour dissimuler mon cache-oeil. Camera sur la boucle trompe l'œil. Portique de sécurité HS le temps de mon passage. Il faut croire que Peter est toujours aussi efficace un ordinateur entre les pattes. La porte s'ouvre derrière moi et je constate qu'Alphonse est légèrement en retard par rapport au plan initial. Pour ne pas changer.
Sans un mot, je le toise et il baisse légèrement les yeux, bien que gardant toujours son sourire détendu habituel. Comme s'il me rétorquait que nous nous en sortions toujours, même avec trois secondes de retard. Je levais l'œil au ciel en silence, n'ayant pas connaissance de la présence de micro ou non dans la salle pour l'instant.
Objectif : Vol d'un fossile de Ptera récemment découvert à Maillard et exposé au musée. Les directeurs de musée sont tellement prévisibles parfois... Ils organisent toujours des showrooms pour étaler leur potentiel culturel au gratin d'Unys et récolter quelques donateurs par la même occasion. Puis finissaient la soirée sur un discours dans la salle principale, laissant le précieux artéfact à la garde de personnes ayant profité de la soirée pour une coupe ou deux de champagne.
Entrer dans la soirée fut simple : costume de serveur, faux laisser passer, rajout de nom à la liste du personnel de dernière minutes, une entreprise bien ficelé qui avait néanmoins nécessité une bonne semaine intensive de préparation. Ce qui, en soi, valait al peine : zéro accroc. Pour l'instant.
Peter se chargeait de la couverture informatique depuis le fourgon, Julien au volant. Il n'y avait pas de raisons pour que la mission tourne mal.

Habillé à la manière d'un dandies de la haute, j'ajustais le nœud papillon de mon frère incapable de se vêtir convenablement par lui-même. Il a trop pris l'habitude des survêtements et des t-shirts... Un soupire, check des armes sous la veste avant de quitter la planque, lui d'abord, moi le suivant de cinq secondes. Passage des portillons. Rien. Parfait. "Vous êtes à l'intérieur... Vous avez cinq minutes pour atteindre la salle d'exposition. Essayez de ne pas vous faire remarquer." Merci capitaine obvious... Je m'approche d'Al, lui prenant le bras tranquillement à la manière de deux vieux amis qui se retrouvent "comme par hasard" à une mondanité. Une excuse pour ne pas avoir à saluer le reste de la foule au risque d'être découvert, bien évidement. Attirer l'attention sans réellement paraître suspect.
Bien, la salle n'est plus très loin. Les gardes discutent entre eux, l'air de rien... Parfait.
Nous continuons de discuter avec Alphonse, évoquant brièvement mon statut de collectionneur d'antiquité et sa passion pour les échecs. Un beau ramassis de mensonges, toujours aussi bien ficelés... Les gardes ne nous remarquant même pas. Bon sang, heureusement que les gardes du Manoir sont plus performants que ceux-là. Ils sont deux...
Je fais glisser le teaser de ma manche à ma main, électrocutant le premier garde en plaçant ma manche sur sa bouche pour l'empêcher de crier. Synchrone, Al exécuta le même mouvement que le mien, les deux gardes reposant à présent l'un contre l'autre au sol. Je laissais Al utiliser son Nanméouie pour faire oublier les derniers évènements aux belles aux bois dormants, passant devant. Jouer l'objectif en priorité.

Et disons que je suis assez surpris de voir le dit objectif dans les mains d'un autre. Je fronce légèrement les sourcils, voilant à moitié mon visage au plus vite avec ma main. "J'ignorais qu'il y aurait de la concurrence..." Qui serait le profond abruti pour se mettre en travers de la route de la famille Carter, hein ? Al entra derrière moi, sortant presque immédiatement son arme pour pointer le voleur. Les bons réflexes que je n'avais pas eu et qui ne servait à rien d'avoir maintenant. "Calme Al... On peut sans doute s'arranger..." Je toisais le voleur de mon œil unique, ce dernier se trouvant dans l'ombre de la pièce... Seule la lumière de la lune semblait éclairer quelque chose comme... Un masque ? D'ailleurs, c'est vrai que les lumières sont éteintes..



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C-GEAR
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Mar 21 Nov - 9:35

“The most unusual thing I ever stole? A snowman. Midnight. He looked magnificent; a tall, white mute beneath the winter moon. Sometimes I steal things I don't need. I joy-ride cars to nowhere, break into houses just to have a look. I'm a mucky ghost, leave a mess, maybe pinch a camera. One time, I stole a guitar and thought I might learn to play. I nicked a bust of Shakespeare once, flogged it, but the snowman was the strangest. You don't understand a word I'm saying, do you?”
« ♪ And I'll be taking care of business -every day- !Taking care of business, every way ! I've been taking care of business -it's all mine-… Taking care of business and working overtime, work out ! ♪ »

Le vinyle entonnait sa mélodie, la lune glissant ses rayons par ta fenêtre. Une belle soirée, au ciel dégagé, où tu pouvais aisément compter les étoiles si l’envie te prenait. Tu étais là, adossé au balcon, vêtu d’un simple costard, cigarette coincée entre tes lippes. Un énième appartement, situé en périphérie de la ville. Une énième adresse. Une énième vie. Une planque, une fois encore. Bien que tu sois particulièrement détendu comme toute personne fumant sa cigarette sur son balcon le soir, tes sigs restaient soigneusement rangés sous ta veste et tu avais pris la peine de faire une minutieuse inspection de tes alentours, cherchant le moindre tireur camouflé ou la moindre tentative d’attenter à tes jours. Rien. Juste une ombre fondu dans cette masse qu’est le monde. Tu soufflais ta fumée, adossé contre le rebord métallique, tes prunelles ambrées surveillant la circulation ci-bas. Un nouveau contrat ce soir. Ton esprit prenait sa pause avant de s’attaquer aux choses sérieuses.

Tu n’avais eu cesse d’enchaîner en ce moment. A croire que tous requéraient tes services. Plutôt flatteur et surtout très bon pour ton compte en banque. Tu n’allais pas cracher dessus, cela était sûr. Un vol, encore. Tu avais fini par croire que l’on reconnaissait bien plus tes talents de voleur que ceux de tueur. De quoi vexer, si tu en étais seulement capable. Tu t’en moquais. Tu excellais dans un domaine comme dans l’autre. Un fossile de ptera, crois-tu ? Récemment découvert et tout de suite exposé dans le musée coté du coin. Tu inspirais, fermant un court instant les yeux. Tu avais déjà fait le tour du lieu, en tant qu’invité express, un petit journaliste, pressé de faire le scoop. Rien de bien compliqué. Cela t’avait donné accès à tout le musée, sans encombre, aucune. Les journalistes étaient toujours la bienvenue quand il s’agissait d’étaler au monde sa richesse et nouveauté pour un lieu aussi connu.

Les humains sont avides, si facile à berner. Tu n’en revenais pas. De leur stupidité. Tu avais dès lors pu noter la présence de quelques gardes, pas très bien réactifs. Tu en avais connu des mieux, ceux de la famille Carter, par exemple. Eux au moins, prenaient la peine de réagir. Ceux-ci, tu pourrais passer en civil sous leur yeux -ce fût le cas-, ils n’y verraient que du feu. Ton esprit avait déjà fait son itinéraire à peine sorti du musée. Et te voici ici, à prendre du bon temps avant de t’y mettre. Tu écrasais ta cigarette, rentrant dans ton salon, où tu entonnais doucement l’air de la musique. Que tu saches, le bon vieux rock était quelque chose que tu pouvais affectionner. Tu avais découvert cela par le biais de Vincent, ce frère adoptif que tu gérais. Ce gamin qui t’expliquait les émotions du haut de ses treize ans. Tu ne l’en blâmais guère.

Tu refermais la baie vitrée, puis les rideaux, te dirigeant vers ta chambre pour entamer de te changer. Tu n’aurais guère besoin de grand-chose pour ce contrat-ci. Tes flingues et ton garrot feront l’affaire. Ainsi que ton coupe verre. Tu avais tiqué une entrée par les baies vitrées du plafond. Ainsi qu’un petit passage dans une ruelle déserte et oubliée, pouvant te donner accès au toit. Dans toute cette foule, les gardes seront occupés à vérifier chacun et ne prêteront jamais attention à une ombre qui se faufile dans une rue perdue comme un simple passant l’empruntant. Bien sûr, tu avais prévu de jouer des lumières, te rendant invisible. Tout. Tout était déjà prévu. Une balade de santé. Tu enfilais ta tenue sous ton costard, préparant ensuite ta mallette qui contenait ton matériel. Il ne te restait plus qu’à appeler un taxi et tout irait pour le mieux.

Tu n’avais pas foncièrement pris la peine de cacher ton visage, puisque celui-ci n’était connu de personne. Tu le ferais une fois que tu devrais t’élancer dans ton vol. Face au chauffeur, tu t’étais contenté de sourire amicalement, lui expliquant que tu te rendais à cette soirée organisée par le musée. Curieux de voir leur dernière trouvaille. Un simple snob, curieux d’étaler ses dires à son entourage. Voilà l’image que tu reflétais. Tu descendais quelques rues plus loin, feignant que tu voulais t’arrêter t’acheter quelques cigarettes. Un faux nom évidement. Tout était faux ici. Tu rejoignais la ruelle que tu avais repéré quelques jours plus tôt, zieutant que tu étais bien seul dans cette pénombre. Comme toujours tu cachais tes affaires où tu pouvais, ici dans la première poubelle que tu trouvais, camouflées dans un sac. Tu t’en fichais. Tu ne comptais pas en user de nouveau. Paré, tu commençais agilement ton ascension vers le toit du musée, masque sur le nez.

Un de renard, étrangement. Loin de celui de démon que tu portais habituellement. A vrai dire, tu aimais changer de temps en temps. Tes pieds sur la terre ferme, tu ouvrais un passage dans la vitre via ton coupe verre. Laser. Simple, efficace. Tu avais pris une fenêtre assez éloignée, afin que l’impact du morceau de verre chutant soit le mins bruyant possible. Tu glissais ta main, actionnant la poignée pour te faufiler à l’intérieur, retenu en équilibre par ton bras gauche. Le droit installait automatiquement une ligne et corde, permettant une descente silencieuse. Tu te laissais emporter le long de la corde, retirant celle-ci une fois posé. Tu partirais par derrière. Une issue de secours, sur laquelle tu avais pris la peine de t’arrêter lors de ton inspection. Tu avais pris le temps de t’occuper des quelques gardes que tu avais pu croiser, camouflé dans l’ombre. Un coup de garrot autour du cou. Rien de plus simple. Tu avais déplacé les corps dans la zone réservée au personnel. Sous peine que cela inquiète les premiers venus empruntant ton chemin.

Tes pas finissaient par te mener au Saint-Graal. Le fossile. Si facile à prendre. Si facile à t’en emparer. Là aussi, tu avais prévu le coup, ayant remarqué que le vitre n’était pas tactile. Donc aucune chance qu’une alarme vienne t’exploser les tympans celle-ci soulevée. Par contre… Le socle du fossile, lui, l’était. Tu avais prévu un objet du même poids à substituer. Ni vu, ni connu. Ou presque. Pas. Cela n’était pas prévu. Une bande rivale ? Quelques hommes se tenaient face à toi, dont l’un pointait déjà son arme sur toi, tandis qu’un autre, probablement surpris de ta présence, cachait une partie de son visage. Ils étaient tous bien habillés. Infiltrés de cette façon. Tu ne sourcillais pas à l’arme pointée sur toi, te concentrant sur ton vol. La grande perche lançait le dialogue. Négocier ? Jamais. Tu étais pris sur ce contrat, cela n’était pas envisageable pour toi.

Tu te contentais de le regarder, muré dans le silence, avant de rapidement substituer l’objet au fossile. Un geste vif, calculé. Habitué. Aussi vite tu rangeais l’objet de convoitise dans ta sacoche, en sortant une capsule fumigène que tu lâchais, flingues en mains au besoin. Tu tirais une balle dans l’une des œuvres suspendue au-dessus du petit groupe, laissant celle-ci se déséquilibrer dangereusement. Et qui sait, leur chuter dessus. Pas le temps. Tu prenais dès lors ton envol, filant telle une flèche vers l’issue de secours qui te ramenait au toit. Tu ne pris pas le temps de calculer, sautant par dessus pour t’accrocher au balcon voisin du bâtiment qui te faisait face. Tu le savais, ils n’allaient pas te lâcher.
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C-GEAR
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Jeu 23 Nov - 22:19
Tic Tac. Les aiguilles de montre avancent. Tic Tac. Mon regard se pose sur le voleur. Tic Tac J'attend sa réponse. Tic Tac Réponse qui ne vient pas. Tic Une geste Tac Une fuite. Tic Un juron qui échappe de mes lèvres. Tac La détonation d'un pistolet. Tic Le chandelier au dessus de nos tête qui s'effondre en fracas. Tac Nous sommes fatalement repéré. Tic Un rapide eu de jambe me permet d'esquiver la massive œuvre d'art se fracas au sol.Tac Alphonse semble avoir aussi esquiver. Tic Mon regard se pose à nouveau sur le dos de l'ombre. Tac On ne peut pas le laisser s'enfuir. Pas après cette provocation. Son silence. C'est simplement hors de question.
J'émet un claquement de langue agacé, tic dont je n'arriverais sans doute jamais à me séparé dans la vie de tous les jours. Mes jambes me portant sans aucune peine, mes doigts glissant à mon oreillette. "On s'est fait devancé. Il prend la sortie ouest, on le prend en chasse. Suivez nous avec le traceur GPS. Essayez de l'intercepter." Clair. Clame. Précis.
Mes instinct et mes réflexes s'éveillent alors que je passe à travers la fenêtre, bondissant dans une détente souple sur l'immeuble voisant, suivant l'intrus de la soirée. Il ne peut pas avoir été employé par les Carters sur cette mission. Une bande rivale ? Les Galaxy peut-être ? Cela ne serait pas étonnant, ils veulent nous prendre nos part de marché. Je cours, derrière lui. Putain, il est rapide.
Al ne tient pas le rythme. Il abandonne après à peine une centaine de mètre, refusant de sauter l'obstacle qu'était le gouffre de trois mètres de large pour dix de profondeur. J'avoue ne pas avoir hésité une seule seconde, un peu trop confiant dans mes capacités physiques, sans doute...
Il était là. Pas assez proche pour que je puisse l'intercepter, mais assez pour que Julien et Peter puissent le suivre à la trace depuis le véhicule.

Pendant ce temps, en voiture...
Julien appuya sur la pédale d'embrayage, passa la première tout en faisant vrombir le moteur, le pied fermement posé sur l'accélérateur. Un dérapage sec et contrôlé, pour le début d'une course poursuite terrestre. Le grand brun à la peau tannés grimaça, un rictus désapprobateur aux lèvres : "Le prendre en chasse alors qu'on a pas de couverture...". Peter, les yeux rivés sur son écran, finit par rétorquer : "On ne peut pas le laisser filer avec le fossile. Et, étant donné le mode opératoire, ça doit être un pro. Nous passer devant prouve qu'il a de l'expérience dans le domaine donc soit il s'agit d'une concurrence dans le vol de bien précieux, soit d'un contrat. Dans un cas comme dans l'autre, il faut l'identifier." Julien tourna le volant rapidement, s'engouffrant dans une longue avenue, slalomant entre les voitures en circulation : "C'est une mise en danger inutile." ; Peter leva les yeux au ciel, levant la main pour lui faire signe de se taire, appuyant sur son oreillette : "Prend la prochaine à droite. Et oui, je t'écoute ?" - la voix d'Alphonse raisonna dans le crâne du blond cendré à lunette : "J'ai perdu Aize et l'autre yamakazi. Ils sont pas humains avec leurs sauts !". Peter soupira longuement, retenant une raillerie malvenue, la dernière nouvelle s'accompagnant d'un brusque choc de son épaule contre la portière dans le virage. Il lâcha finalement : "Rendez-vous au point d'urgence. On te récupérera là-bas." ; "Quoi ? Mais c'est à 15 minutes à pied ! Vous voul-" Peter coupa la communication, basculant sur le canal du leader du groupe. La voiture approchait dangereusement d'une intersection propice pour couler la route du voleur surprise.

Retour sur les toits...
"Aize, on a un contact d'ici 42 secondes, à 25° de ta position. Essaye de le rabattre dans cette direction." Je grondais, poussant sur mes bras et mes jambes pour escalader cette foutue échelle d'urgence incendie, prenant appuie sur la rambarde pour me projeter vers le haut. J'avais manqué de perdre sa trace, avec ces conneries... Mais il était encore là, je pouvais encore le voir. Il est définitivement pas humain ! J'étais en sueur, essoufflé, trouvant néanmoins la force de courir encore. Parce que j'ai un entrainement. Une formation. Lui aussi, sans aucun doute. Alphonse ne fait jamais les exercices qu'on lui recommande, je pense que l'exemple d'aujourd'hui lui fera réfléchir un petit peu à sa situation de "lopette" du groupe niveau athlétique.
Je tiendrais pas plus longtemps. Si je le blesse, les autres pourront l'intercepter. Pas mortellement. Le mollet, une épaule. Une balle, ça ralentit dans tous les cas. Je tire mon Baretta de mon jean, retirant la sécurité avant d'inspirer longuement. Assez longuement pour me stabiliser.
Et tirer. Avais-je touché ma cible ? Peut-être... Ou peut-être pas...



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C-GEAR
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Ven 24 Nov - 0:07

“The most unusual thing I ever stole? A snowman. Midnight. He looked magnificent; a tall, white mute beneath the winter moon. Sometimes I steal things I don't need. I joy-ride cars to nowhere, break into houses just to have a look. I'm a mucky ghost, leave a mess, maybe pinch a camera. One time, I stole a guitar and thought I might learn to play. I nicked a bust of Shakespeare once, flogged it, but the snowman was the strangest. You don't understand a word I'm saying, do you?”
Le vent frôlait tes membres, le regard rivé sur les bâtiments voisins, tes jambes te portant sans aucune difficulté. Comme attendu, la grande perche t’avait emboîté le pas, te suivant sans problèmes. Un rival, donc ? Tu n’étais pas le seul sur cette missive, il fallait croire. Un rival bien préparé qui plus est, pour te suivre aussi longtemps. Tu ne daignais lui accorder un regard, restant concentré sur ta course, sautant souplement de murs en murs, ne t’arrêtant pas une seule fois. Tu pourrais courir des heures ainsi. Ces quelques instants de liberté. Où ton esprit cessait de se questionner sur le sens du monde autour de toi. Où seul ton but subsistait. Tu ne concevais pas ton poursuivant comme une menace, ayant choisi en premier de le ralentir plutôt que de le cribler de balles. Tu aurais pu, tu avais l’occasion rêvée. Mais les meurtres par balle et tout sauf discrets n’étaient guère dans tes habitudes. Tu avais une réputation à tenir.

Celle d’un fantôme. D’une ombre qui passe, exécute ce pour quoi elle est envoyée et disparaît dans la nature tel un vieux mythe oublié. Tu ne tuais que si nécessaire, tels les gardes qui te posaient quelque peu souci. Ta main droite agrippait la pierre, te hissant agilement sur un énième toit, tiquant l’ombre de la perche qui se dessinait à son tour sur le béton. Il ne te lâchait pas. Il y tenait donc, à ce fossile ? Ce n’est qu’une fichue pierre. Tu ne comprenais pas réellement pourquoi tant de personnes se battaient pour obtenir une caillasse de pokémons. Peu importe. Ces personnes étaient prête à dépenser des millions pour mettre la main dessus. Un vrombissement sourd te fit décoller ton attention de ta route que tu poursuivais par pur automatisme, relevant qu’une voiture vous traçait en bas. Probablement le reste de l’équipe de ton rival, qui restait toujours collé à tes basques.

Ils étaient donc organisés et capables de communications. Tu devinais très vite que tu ne pourrais communiquer par les moyens habituels aux risques d’être mis sur écoute. Voilà qui allait te compliquer la tâche. Que cela te plaises ou non, tu allais avoir besoin d’un support. De ton partenaire. Un partenaire dont tu passerais bien mais qui parfois s’avérait utile. Tu avais prévu ce genre de situations et avait convenu avec lui d’un mode de communication si cela arrivait. De toute manière, tu le savais, il te veillait au loin. A l’affût, quelque part en hauteur dans cet océan de bitume, le regard camouflé derrière le viseur de son Cheytac. Un sniper. Le meilleur des meilleurs pour toi. Supposais-tu. Tu n’avais pas eu envie de répondre à sa provocation de faire un concours avec lui, cela t’ennuyait. Et tu n’en voyais guère l’intérêt.

Finissant de te hisser de l’échelle, tu constatais que la perche te suivait toujours. Il avait la peau dure. Mieux encore, tu l’avais vue. Cette balle qui partait du canon de son flingue. Tu l’avais vue. Et n’avait pas pris la peine d’esquiver. Pourquoi ? Tout simplement que cela te ferait dévier de ta trajectoire et que tu préférais morfler que de perdre du temps. Ton épaule fut l’heureuse élu une douleur vive la traversant. Tu restais de glace derrière ton masque de renard, pressant mécaniquement ton épaule pour empêcher toute fuite de sang et ainsi garder la douille de la balle dans la plaie. Masochisme ? Simple réflexe. Ne rien laisser. Pas même du sang ou la douille. Ils pourraient avoir qui tu es via cela. Ton train de course ne ralentissait pas pour autant, prenant comme tu pouvais sur toi.

Tu perdais juste un bras, te servant de celui disponible pour attraper une bombe dans ta besace que tu lançais au ciel. Un nuage de fumée, léger, rouge. Loin d’être très visible, perceptible pour ton coéquipier.

Coéquipier qui se trouvait bel et bien sur un toit alentour, nez derrière son viseur, un sourire amusé prenant place sur ses lèvres. Celui-ci t’avait suivi calmement, ne perdant de vue ni ton avancée, ni la progression de la voiture. Aussi précautionneux que toi, il avait son plan dans le crâne. Aussitôt ton signal intercepté, il pressait la gâchette, envoyant une salve de balles dans les pneus de la voiture pour rapidement changer de cible, visant aux pieds de la perche qui te poursuivait. Tu ne désirais pas le tuer et ainsi comprenait-il qu’il ne devait que faire un avertissement. Un avertissement qui vous donnerait assez de temps pour fuir. Il rangeait immédiatement son matériel, prenant soin de laisser aucune trace derrière lui. Ni de position, ni même d’indices pouvant indiquer sa présence et son identité. Celui-ci sautait agilement par-dessus le toit, ne te perdant pas de vue.

Une balle. Quatre précisément. Trois pour la voiture sous tes pieds et une pour la perche qui t’avait démoli l’épaule qui ne cessait de pisser le sang. A cette vitesse, tu le savais, tu allais tourner de l’oeil. Tu te devais de rentrer au plus vite. Et avec un bras en moins, les choses se corsaient pour toi. Profitant de la balle tirée par ton partenaire en direction de ton poursuivant, tu entreprenais un saut quelque peu suicidaire vers la terre ferme. Tes pas t’avaient mené vers la ville, où l’animation ne manquait pas. Cela était prévu. La voiture, supposons qu’elle puisse encore suivre, ne passerait pas dans cette foule. Et quant à la perche… Il te sera plus facile de la semer dans cette masse noire. Tes pieds décollaient du sol et tu finissais par réceptionner en roulade sur l’auvent d’un restaurant où les clients assis à leurs tables criaient subitement.

Tu ignorais, posant tes pieds sur l’une des tables pour bondir avec souplesse, enchaînant rapidement avec une course parmi la foule, sous leurs yeux interloqués. Les autorités allaient forcément pointer le bout de leur nez. C’était là manœuvre risquée mais tu te savais en contrôle. Plus que quelques mètres et tu serais en sécurité. Un petit chemin planqué, où tu n’aurais qu’à littéralement disparaître sous-terre. Tu doutais que l’on aille te chercher jusque là ou que même l’idée soit la première venue.
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Dim 26 Nov - 20:28
Touché. La balle fuse et perce son épaule gauche, le déstabilisant à peine. Une vraie machine ce mec ! "Vous êtes prêt à la réception ?" questionnais-je sèchement dans mon oreillette, alors que l'épaisse fumée rouge commençait à se répandre dans les airs. Un signal ? Pour qui ?
Je n'ai pas le temps de me poser la question, les détonations résonnent dans l'air ambiant. Crissement des pneus d'une voiture, choc de la carrosserie contre un lampadaire adjacent, stoppant sa course. Et puis cet impact, juste à mes pieds. Une ligne invisible à ne pas franchir. La ligne de mire d'un sniper.
Mon sang se glace. L'idée qu'il ait pu tirer sur Julien me donne des sueurs froides. La voix de Peter coupe net l'herbe sous le pied de mon angoisse : La voiture est HS, personne n'est touché." Simple, clair, efficace. Comme toujours.
Je reprend mon souffle, rangeant mon arme tout en détaillant la chute de la silhouette dans la foule en contre-bas. Suivre les traces de sang serait impossible. Tenter le moindre geste serait du suicide avec le camarade du voleur dans les parages. Un putain de sniper... C'est qui se mec à la fin ?
Je gronde. "Peter, lance une recherche : voleur. Caractéristique : port de masque, vol de haute envergure, activité régulière et discrète. Croise les données avec des cas de présences d'un sniper dans les casses en support. Ce type ne travaille pas seul ou du moins pas toujours." Je souffle, péniblement, tirant une cigarette de ma veste. Si le sniper voulait me descendre, il ne l'a pas fait. Une simple mise en garde, voilà ce qu'avait été cette balle. Un moyen de faire fuir son acolyte. Ils se connaissent, ils travaillent ensemble... C'est certain. Dans le métier, un sniper ne risque pas de révéler sa position à n'importe qui. Et ne laisse pas de cible en vie. Il tire, tue, s'en va. C'est la règle tacite, n'est-ce pas ?
Je prend une profonde inspiration, laissant la fumée glisser entre mes lèvres. Je hais quand les plans ne se passent pas comme prévu. Je hais quand on me passe devant. Et ce que je hais encore plus, c'est de ne pas connaître mon adversaire. De ne pas avoir en tête ses capacités, ses aptitudes, son historique... Concrètement, être ignorant.
Le bruit de la ville me berce dans mes réflexions, les cendres s'accumulant au bout du fin instrument de mort. La voix de Peter devient un trouble : "Ghost colle au profil. Les gars, c'est une pointure. Une vraie. Celui qui l'a embauché doit avoir un sacré porte feuille ou a spéculé sur la vente du fossile pour s'offrir ses service. Ad minima." Je soupire. "Plus gros que mon compte en banque ?" ; c'est la voix de Julien qui me répondit sèchement cette fois-ci: "Tu n'y penses pas sérieusement Aize ?" Avais-je besoin de me justifier ? Je me relevais mollement sur mes jambes, guettant un moyen de rejoindre la terre ferme, mon souffle à présent stable et mes jambes loin de souffrir d'épuisement encore. "On choppera le premier qui met ce fossile de merde aux enchères. Par contre, mettre la main sur le "Ghost", c'est une autre histoire..." Je chuchotais presque : "Enfin un truc intéressant..."
"Fais pas le con Aize... Tu vas pas payer le Ghost pour faire des trucs qu'on peut faire nous-même." Je ricane. "Il restera assez d'argent pour réparer la voiture, t'inquiète pas. Et puis, je ne souhaite pas l'embaucher pour un contrat... Du moins, pas de suite. Pour l'instant, juste prendre un café et parler business, ça m'ira bien." ; "Tu as beaucoup trop d'argent à jeter par les fenêtres..." soupira Julien, ce dernier coupant la communication. Que veux-tu, quand on tient en mains l'un des plus gros réseaux de trafic dans Unys... Même si les Galaxy nous mettent des bâtons dans les roues, il est encore possible de se faire plaisir de temps en temps. "Active les mouchards Pet. Un mec avec un masque de renard, ça ne passe pas inaperçu dans les rues. Je vais faire un tour, il n'a pas dû aller bien loin avec son épaule blessée."

Je me retrouve en bas, les mains dans mes poches, guettant de l'œil les moindres détails, les moindres indices qui pourraient m'indiquer sa direction. Avec un peu de chance quelques gouttes de sang. Je demande à un commerçant s'il n'a rien vu d'étrange. Comme un masque de renard. Un homme qui boite ou avec une démarche particulière. Incertain, il m'indique une direction. De toute façon, étant donné la situation... "Aize, j'ai son numéro. Je te l'envoie sur ton téléphone."
Je souris, tirant ce dernier de ma poche. En effet Pet', toujours aussi efficace. Je retire mon oreillette pour remplacer cette dernière par mon cellulaire, composant le numéro.
Plusieurs tonalités. Puis quelqu'un qui décroche. Ma voix naturelle raisonne alors tranquillement, alors que je m'arrête dans un coin où je suis certain de ne pas être visible. Histoire de dissuader le sniper de m'enquiquiner pendant que je téléphone. "Tu cours plutôt vite, Ghost. Pas mal, le coup du sniper. J'aime bien tes méthodes. J'ai des sous à placer pour un contrat... Cette fois-ci, pouvons nous négocier ?" Je souris au bout du fil. De toute manière, Pet' tente de tracer son téléphone en ce moment même. Et même s'il n'a pas sa localisation exacte, il aura un secteur où envoyer les mouchards pour chercher les informations qu'on souhaite recueillir. Alors...
"Peut-on convenir d'un point de rendez-vous ?"



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Lun 27 Nov - 0:22

“The most unusual thing I ever stole? A snowman. Midnight. He looked magnificent; a tall, white mute beneath the winter moon. Sometimes I steal things I don't need. I joy-ride cars to nowhere, break into houses just to have a look. I'm a mucky ghost, leave a mess, maybe pinch a camera. One time, I stole a guitar and thought I might learn to play. I nicked a bust of Shakespeare once, flogged it, but the snowman was the strangest. You don't understand a word I'm saying, do you?”
Tu lorgnais les gouttes chuter une à une, disparaissant premièrement dans les profondeurs de l’eau pour ne laisser qu’une vague traînée, trace à peine visible de leur présence. L’eau froide des murs te rappelait que tu vivais toujours, ta main fermement posée sur ton épaule blessée. La grande perche ne te lâchait pas. Bien que ton coéquipier ait mis hors jeu le reste de la troupe, ton principal poursuivant, lui… Était toujours dans la course. Et tu supposais qu’en ce moment celui-ci devait te cherchait, passant les rues au peigne fin. Tu avais réussi à te faufiler, disparaissant dans une bouche d’égout dérobée, où tes prunelles mordorées observaient la silhouette des passant au travers le jet de lumière qui t’éclairait. Quel endroit miteux, n’est-ce-pas ? Tu t’en moquais bien. Les égouts, tu en avais ta carte mentale. Il ne te serait guère difficile de te repérer puis de sortir bien plus loin pour rattraper sur l’une de tes nombreuses planques. Tout ce qu’il te restait à faire était d’attendre.

Attendre que la perche démorde ou te trouve, si cela était possible. Étrangement, tu n’en doutais pas. Ils n’avaient pas l’air de bleus et semblaient bien posséder les moyens nécessaires pour te tracer. Ainsi, savais-tu que tu serais bon pour te défausser de ton portable. A ce rythme, tu allais te retrouver dans un guet-apens et tu n’étais pas foncièrement d’humeur à vider tes cartouches. Ta mission primait encore et tu te devais de ramener la fossile en entier, si possible en bon état, à ton employeur. Une sacrée somme t’attendait au bout et tu ne pouvais refuser celle-ci. Ce contrat était partiellement une réussite. La bande qui en voulait à tes jours elle, uniquement un aléa. Un simple aléa. Tu ne paniquais pas pour autant, gardant ton visage placide et ton calme. Ton esprit réfléchissait à cent à l’heure, dessinant par pur automatisme l’itinéraire de ta sortie ainsi que l’organisation du reste de ta journée. Ton partenaire devait probablement veiller les alentours.

Et cette fois-ci, tu le savais. Tu était touché, il ne manquerait pas sa cible volontairement, une seconde fois. Tu en venais à croire que la perche et sa bande voulait se faire cribler. Pas le temps de tergiverser. Vibration. Une. Puis deux. Tu baissais le regard, détaillant ta poche qui vibrait, en extirpant ton portable. Numéro connu. Le sien. Celui de ton acolyte. Ou plutôt un énième numéro bateau parmi tous ceux que vous possédiez. Une règle d’or. Ne jamais avoir le même numéro. Jamais. Toujours changer et vous mettre en accord sur l’instant où vos portables sonneraient. Tu décrochais, coinçant l’appareil contre ton épaule blessée, compressant toujours celle-ci de ta main.

« Tout va bien ? Il ne t’a pas manqué. Pourquoi ne l’as-tu pas esquivée ? Tu en étais parfaitement capable. »

Une voix féminine, toujours, t’arrachant un léger roulement de yeux, le sang continuant de suinter de ta plaie. Ton partenaire était une drôle de personne, à prendre cette voix purement féminine lorsqu’il s’agissait de converser tous deux. Une façon de ne pas révéler son identité.

« Cela m’aurait ralenti de quelques secondes. Le contrat passe en priorité. De toute manière, je suis filé. Ils ne me lâcheront pas et nous sommes probablement déjà sur écoute. »

Tu fermais un court instant les yeux, te plaquant un peu plus contre le mur de pierres épaisse.

« Et que comptes-tu faire ? Besoin d’un coup de main ? Mais tu sais, ça ne sera pas gratuit, mon bichon ! »

Même dans cette situation… Tu ignorais, reprenant la parole.

« Je ne t’avais rien demandé que je sache, je ne te dois donc rien. Ce pour quoi j’ai été embauché. Je vais livrer cette caillasse à son nouvel acquéreur puis m’occuperais de mes poursuivants. Si je dois les descendre, ce sera fait. Surveille tes arrières. »

Tu ne lui laissais pas le temps de répliquer que tu raccrochais aussitôt, ton portable captant un second appel. Un numéro que tu ne connaissais pas. La grande perche, au plus grand des hasards ? Tu décrochais, calme. Bingo. Et il savait déjà. Tes lèvres se mouvaient à peine, répondant sereinement.

« Au Hellhouse, dans une heure. »

Pas plus, pas moins, tu raccrochais aussi vite, écrasant ton portable du pied. Tu devais lever les voiles. Ils avaient ton numéro et dans peu, ta position ici. Tu te décollais du mur, reprenant ta course. Tu ne prenais pas la peine de camoufler les preuves. Ils savaient déjà qui tu étais. Une heure. Il viendrait forcément, s’il tenait à s’offrir tes services. Une heure pour déposer le fossile. Une heure pour te soigner. Te changer. Vérifier que ton partenaire avait bien veillé sur ses fesses et les siennes. Quelle journée.



Le Hellhouse, c’était un endroit où peu se rendaient sans savoir ce qu’ils y trouveraient. Doux mélange entre un repère des pires ordures du monde et de touts types prêts à tout pour quelques liasses, il n’était pas rare que celui ou celle qui cherchait à régler des soucis personnels par des moyens peu… Conventionnels, venait ici. Un lieu où toute demande avait sa place. Partagé entre les mafieux, les tueurs à gages, les voleurs sur demande… Tout, tout était trouvable ici, si l’on savait ce que l’on désirait. Un territoire neutre, dans cette guerre des clans qui agitait Unys depuis quelques années. Qui aurait cru que cette belle région était en proie à de nombreuses familles mafieuses se disputant le pouvoir ? Le Hellhouse, c’était ce bar sympathique, au fond d’une ruelle sombre où peu s’aventuraient sans être prêts à y laisser une ou deux dents voire plus. Un bar dans l’ombre d’Unys, où tous les malfamés se côtoyaient.

Un excellent secteur d’embauche pour toi. Toi, cette légende parmi les légendes. Tu avais eu le temps de faire ce qui était prévu, arrivant calmement dans le bar où l’agitation se faisait déjà présente. Certains se battaient déjà, probablement ou ivres ou uniquement pour des mots et regards mal placés. Toi, tu avais pris la peine de changer de tenue, après avoir bataillé avec ta blessure. La méthode ancienne. Couteau, zippo et on cautérise. Puis on coud par dessus. Tu n’étais pas douillet, tu avais appris à serrer les dents avec les années. Un métier comme le tien, c’était la moindre des choses. Néanmoins, à peine tes pieds frôlaient-ils le parquet salis que le silence se fit lentement. Lourd, oppressant. Les regards braqués sur ta personne. Qui ici, ne te connaissait pas ? Tu ne sourcillais pas, derrière ton masque de renard, cherchant du regard une table où tu pourrais t’y poser, attendant ton commanditaire.

La table trouvée, tu t’y installais doucement, demandant d’un geste de la main un serveur. Un whisky pour l’invité qui allait partager la table avec toi. Tu boirais si tu jugeais cela nécessaire. Pas que ton masque fût embêtant sur ce point. Tu en profitais à glisser un mot aux musiciens sur la scène derrière toi. De la bonne vieille musique. Le morceau débutait à peine, que tu apercevais la perche qui venait vers toi. Sans un mot, le serveur apparaissait dans un timing étonnant, déposant la bouteille et les verres entre vous deux. Tu l’en remerciais d’une geste de la tête, plantant tes mirettes dans celle de ton interlocuteur.

« Qu’est-ce qui vous amène donc ? Si c’est pour un contrat, j’aimerais en connaître les spécificités avant de m’avancer plus. Je suppose que vous le savez aussi bien que moi. »

Direct. Simple. Sans détour. Les contrats, tu ne disais jamais non. A une certaine limite. Quelle limite ?
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Lun 27 Nov - 21:38
Nous avions un contrat. Je lui laissais le soin de raccrocher. C'était la voix de quelqu'un sui sait ce qu'il fait, pas d'un gars qui vient de prendre une balle dans l'épaule ni d'un gars qui panique d'avoir été retrouvé si vite. De plus en plus intéressant. Je rangeais mon téléphone dans la poche intérieure de ma veste, rajustant mon oreillette pour donner les consignes au reste du groupe. Une heure pour se rendre au Hellhouse, terrain neutre par excellence. Il sait beaucoup trop bien ce qu'il fait. En vérité, je crois que je flippe un peu, dans mon for intérieur. Et rien que ça, ça me donne envie de sourire. Enfin quelque chose, quelqu'un à la hauteur de mes espérances pour mes petites manigances. Pourquoi n'ai-je pas mis la main dessus un peu plus tôt d'ailleurs ? Par simple ignorance ? Mon père se refusait-il à s'octroyer ses services ? Connaissait-il seulement son existence ? Sans doute... Mon père sait tout, après tout. Ce constat me fait doucement rire, alors que la silhouette de Julien et de Peter se dessine dans la foule pour me rejoindre dans la ruelle, rapidement accompagné par un Alphonse en sueur et essoufflé. La bande est à nouveau au complet. "La voiture est en route" me fit savoir Peter, tandis que le mécano brun continuait de rouspéter à mon encontre et ma manie de jeter de l'argent par les fenêtres. Je lui tendis par réflexe mon paquet de cigarette, lui recommandant de s'en griller une pour se détendre.
"Les gars, c'était pas top de me laissez en plan comme ça, franchement!" Al, toujours aussi démonstratif. Je le toise de l'œil avant de lui donner un petit coup dans l'épaule du dos de la main. "C'est quand la dernière fois que tu t'es entraîné, Al ?" Celui-ci se pinça les lèvres, n'ayant aucune réponse à me fournir. Et lui comme moi savions que ça remonte à longtemps. "Tu sais, on a du boulot à faire pour la famille. Et au delà de ça, on a aussi une guerre à tenir en parallèle. Les Galaxy n'ont pas encore répondu à notre dernière action mais ça ne saura tarder. En tant que Boss, ma mission est de faire en sorte qu'on puisse tous s'en sortir vivants. Mais si tu traînes de la patte, tu pénalises tout le groupe. Et si on se fait tous buter à cause de toi, je te jure que même l'enfer ne sera pas assez vaste pour échapper à ma sentence." Il baissa les yeux l'air penaud. Il savait ce speech par cœur. Moi aussi, mon père me l'ayant tellement fourré dans le crâne avec ses sermons sur "la place du leader". Je levais l'œil au ciel, attrapant la nuque de Al d'une main pour la lui tapoter, un peu plus "sympathique". "Néanmoins, je ne peux pas négliger tes réflexes... Tu as mieux réagi que moi en sortant ton arme et en étant prêt à une éventuelle attaque. Bravo." Le blond redressa la tête et m'offrit son sourire niais d'adolescent heureux qu'il affichait à chaque fois. Ah putain... J'allais entendre parler de ce petit compliment pendant encore un moment.
Julien tira sur sa cigarette nerveusement. "C'est mignon tout ça mais on s'y prend comment pour l'appréhender, le Ghost ? Qui nous dit que ce n'est pas un piège ?" Peter se chargea de répondre à ma place : "Il a donné le point de rendez-vous classique avec suffisamment de malfrat pour faire brûler Unys en une nuit. Il n'a aucun intérêt à ce que ça tourne mal. Si une fusillade se déclenche là-bas, ça reviendrait à ruiner son business ou le notre dans tous les cas. Donc j'imagine qu'on peut y aller et prendre un verre pour parler affaire sereinement." Peter me consulta du regard une nouvelle fois, cherchant mon approbation qu'il obtint d'un mouvement de menton de ma part. "De toute manière, il ne peut pas être armé pour entrer. Nous serons en 4 contre 1 voir plus en fonction des clients." ; Julien ferma les yeux en grommelant, Peter s'éloignant légèrement du groupe car recevant un coup de fil, sans aucun doute important. "Ils ont niqué ma caisse..." Ah, voilà le point le plus important. Je souris d'un air dépité, Alphonse prenant le relai pour moi. "Tu en a plein d'autres des voitures ! Et du même modèle que celle-là en plus ! C'est moins pire que si c'était Betsy, nan ? Puis Aize l'a dit, il payera les réparation et elle sera comme neuve." Le mécano détourna la tête, l'air boudeur, sa clope au bec : "Personne ne touche à Betsy. Ou je le bute sur place avec un bazooka." Je passe une main sur mon visage. J'ai l'impression d'être de retour à l'école primaire parfois, avec ceux-là... Le contrat était terminé après tout, on a tous besoin d'une petite pause avant de retourner dans nos costumes respectifs, pas vrai ?
Peter profita de mon moment de réflexion pour me tapoter l'épaule, me glissant. "On a pu écouter sa conversation avec son acolyte. Le sniper est une femme apparemment. Ils n'ont pas l'air d'avoir un partenariat solides, ils se "disputaient". Peut-être sa petite amie. Bref, ils se savaient sur écoute donc l'échange ne semble pas s'être éternisé." Super. Plus qu'à espéré qu'il n'ait pas ramener son caniche pour le rendez-vous. Je remercie Peter pour les informations avant de guetter l'horizon, apercevant la voiture banalisée des Carters en approche. Il était temps de se glisser à nouveau dans notre peau à tous : celle des héritiers d'un empire criminel colossale.



Je passais la porte du bar, laissant le videur s'occuper de vérifier que je ne portais aucun attirail sur moi. Excepté naturellement a bague en argent aux armoiries de la famille. Al, Julien et Pet' portaient également les leur, signalant l'audience de notre identité au cas où certains ne nous connaîtraient pas de visu. Le barman nous salua d'un bref "Messieurs" et dans le foule, je pouvais lire un nombre incroyable de regard. Certains étaient envieux, d'autres haineux. Certaines souhaitaient sans doute se fritter à l'un d'entre nous pour monter en cote. Oui, je respire l'argent, mon père dirige plus de la moitié d'Unys dans l'ombre et je me balade avec trois autres gars sans doute plus puissant que 80% de ce bar. Où se trouve le problème ? Venez bosser chez les Carters et vous serez nourris, logez et blanchis. Puis sinon, aplatissez vous et manger les miettes qu'on laisse derrière nous, on n'est pas les plus voraces. Le voilà, le masque de renard. Et seul en plus. Pas de caniche. Parfait.
Je m'avance dans sa direction, faisant un signe silencieux au reste du groupe pour qu'il reste en arrière. Même si je doute qu'il soit du genre à être intimidé par des interlocuteurs, je préfères être des plus courtois. Et dire que les cours de mon père me semblent à la fois si proche et si lointain dans ce genre de situation. Le plus calmement du monde, je prend place sur la chaise en face de mon interlocuteur, observant les traits d'un serveur se dessiner dans mon champs de vision. Whisky ? Excellent.
Je me penche tranquillement sur la table tandis qu'il parle de manière nette et concise. Droit au but ? "Je vous sers un verre ?" demandais-je poliment tout en débouchant la bouteille, me servant moi-même et attendant sa réponse avant de reprendre. "Ce qui m'amène est en effet un contrat." Je m'installais confortablement sur ma chaise, verre à la main. "Depuis quelques temps, des rats tentent de grignoter nos affaires et ça me dérange un peu. Je souhaiterais obtenir des informations sur eux et, peut-être en fonction de vos compétences, la liste des adhérant à ce mouvements et des potentiels nuisibles qui auraient rallié leur cause. Afin de pouvoir commander une dératisation radicale." Je pense que je ne pouvais pas être plus clair. "Votre prix sera le mien. Nous fournissons le matériel et nous possédons notre propre arsenal. 300 000 p$ pour la liste complète. Nous verrons si vos services seront requis ou non pour le nettoyage."
Je portais mon verre à mes lèvres, buvant une brève gorgée avant de souffler. "Vous pouvez m'appeler Aize ou Carter, à votre convenance. Et autre condition : votre acolyte la sniper ne doit pas être de la partie. Je préfère traiter avec les personnes en directe et moins de personnes sont au courant et plus ça m'arrange." Caprice de client, bien évidemment. Une bonne excuse pour ne pas avoir ce type de déchet dans les pattes. Ni de distraction au cas où ça serait sa compagne. Même si de loin, je doute clairement qu'il puisse partager sa vie avec qui que ce soit. Mon instinct sans doute qui me le murmure. Avoir une vie de famille et être le Ghost... C'était simplement incompatible.



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Mer 29 Nov - 18:51

“The most unusual thing I ever stole? A snowman. Midnight. He looked magnificent; a tall, white mute beneath the winter moon. Sometimes I steal things I don't need. I joy-ride cars to nowhere, break into houses just to have a look. I'm a mucky ghost, leave a mess, maybe pinch a camera. One time, I stole a guitar and thought I might learn to play. I nicked a bust of Shakespeare once, flogged it, but the snowman was the strangest. You don't understand a word I'm saying, do you?”
Tes prunelles suivaient calmement le groupe, distinguant la grande perche et ses acolytes. Puis leurs bagues. Des grosses pointures, donc ? Tu allais finir par penser que tu attirais ceux avec le plus de moyens en ce moment. Et cela n’était guère pour te déplaire. Ton compte en banque en serait ravi. Fortement ravi. Tu distinguais rapidement les armoiries de chacun, comprenant que sous tes yeux se trouvait une des plus grosses alliances du coin. Tu allais devoir la jouer finement. Tu n’avais pas foncièrement envie de finir aux services d’une des familles qui se trouvait sous ton regard de glace. La tête jais faisait signe à ses acolytes de rester en arrière. Probablement ne voulait-il pas te brusquer. Pas que tu fusses intimidé par ceux-ci, bien au contraire. Si les choses devaient mal virer, un contre quatre, tu avais l’habitude. Tes armes à l’entrée, tu savais gérer sans. Tu étais une arme, toi aussi. Tu ne vis que pour cela, le rush de faucher une vie et disparaître aussitôt. Si éphémère, cette existence. Mais qui te convient.

Tu plissais légèrement l’oeil quand les armoiries te revenaient. Ravenwood, Alistair et Fernandez, te semblait-il ? Que de pointures. Et si ces trois pointures étaient là, tu supposais que la dernière, qui venait à toi et dont la bague te parlant tant… Était la famille Carter. Depuis combien de temps ne l’avais-tu pas revue ? Depuis que tu bosses en couverture chez eux ? Quelle ironie. Avoir un contrat avec ceux que tu trompes déjà. Qu’importe, tu saurais y faire. La somme à la clé te dira si oui ou non. Bien que ton intuition te glissait que le Carter n’allait pas te laisser filer si aisément. Comme si celui-ci avait déjà toute une vie prévue pour toi. Pas que cela te dérangeait, seulement tu tenais à ta liberté et ta vie actuelle. Aussi monotone soit-elle. Tu ne peux pas la délaisser. Ils te blâmeront. Tu peux t’en moquer, oh que oui. Mais une part de toi n’approuvera pas vraiment. Il prenait place face à toi, se servant puis te proposant un verre.

Tu refusais poliment, te calant un peu mieux dans ta chaise, le détaillant longuement. Souriant, calme, en contrôle. Il sait que tu as accepté son offre dès que tu lui as dit de venir ici. Il sait que l’un comme l’autre, attaquer ne vous arrangeait pas. Il sait aussi bien que toi, qu’il tient une part des pions de cette partie. Tu restais de glace, écoutant patiemment sa requête. Une simple recherche d’informations ? Doublée d’une collecte ? Pourquoi ne demandait-il pas cela à sa famille ? Et à ses alliés ? N’avait-il donc plus assez de mains compétentes sous le coude ? Tu trouvais cela étrange, qu’un Carter vienne te quémander une chose si simple. Il y avait anguille sous roche. Vint le terme de dératisation. Et là, tu supposais bien vite qu’il ne s’agissait que d’une simple vérification de qui tu étais et de tes propres talents. Tu ne sourcillais guère. Un homme sûr et prudent. Tu préférais cela aux impatients et incapables qui s’octroyaient tes services uniquement par la force de leur porte-monnaie.

Trois-cent-milles uniquement pour des informations. Ne tenait-il pas un peu trop à t’avoir dans ses cartes de secours ? Le prix était tout de même intéressant. Et cela ne te prendrait guère de temps. Pourquoi ne pas accepter et aviser ? Ils avaient donc grillé ton partenaire. Et celui-ci était d’office exclu du contrat. Tant mieux, tu travaillais bien mieux seul. Et toujours seul, quand celui-ci ne s’y mettait pas. Tu croisais les jambes, prenant la parole d’un ton posé.

« Vous pouvez me nommer Ghost, Monsieur Carter. Je serais à votre entière disposition pour la durée de ce contrat. Néanmoins, j’ai moi aussi quelques conditions. Je n’userais que de mes effets personnels. »

Tu possédais ta propre artillerie et ton propre matériel. Tu n’étais pas féru de prendre ceux imposés par tes employeurs et commanditaires. Ils te payaient et toi, tu agissais en terrain. C’était ainsi, tu ne fonctionnais pas autrement. Une simple précaution de plus. Qui sait le nombre de mouchards que l’on pourrait fourguer sur ce matos fourni ? Tu te refusais de dévoiler ta véritable identité et vie au premier venu, pas même à un Carter et ses alliés.

« De plus, je travaille seul. Je ne tolérerais aucune intervention extérieure de vos acolytes, sauf si demandée. Quant à elle, comptez-là comme hors-jeu. Je ne travaille pas avec des boulets aux pieds. »

Oui, ton coéquipier, tu le percevais souvent ainsi. Comme une tête brûlée capable de ruiner tes contrats mais à la fois si serviable et utile quand le besoin s’en fait sentir. Tu zieutais les acolytes de la tête ébène, impassible, commençant à te lever doucement de ta chaise.

« Je suppose que les choses sont à présent clarifiées, Monsieur Carter. »

Tu rangeais ta chaise, déposant une liasse pour le serveur ainsi que l’addition de la bouteille, demandant d’un mouvement de bras la venu de l’un d’entre eux.

« Que puis-je pour vous, Messieurs ? »

Tu détaillais promptement celui-ci, remarquant son carnet ainsi qu son stylo.

« Votre carnet et votre stylo. »

Le jeune homme te défigurait à son tour, quelque peu perdu et dubitatif.

« J’aimerai votre carnet et votre stylo, ne suis-je pas assez clair ? »

Ta voix se faisait plus dure, bien que toujours aussi calme. Le jeune serveur s’exécutait enfin, mal à l’aise, te tendant ses affaires. Tu arrachais une page du carnet avant de griffonner dessus, plaçant celui-ci accompagné de son stylo, dans la poche du serveur, naturellement.

« Vous pouvez vaquer. »

Toujours perdu, le jeune homme cette fois-ci ne se faisait pas prier et partait dès lors s’occuper des tables voisines, ton regard revenant sur ton interlocuteur. Tu faisais glisser le papier sous le verre de la tête noire, lui coulant un regard stoïque.

« Tout est là-dessus. Ce lieu n’est que trop peu sûr pour que des oreilles mal attentionnées s’y baladent. Il serait préférable de discuter plus en détail des modalités dans un autre endroit, Monsieur Carter. »


Une adresse. Celle de ta planque réservée pour les contrats et autres employeurs que tu recevais parfois. Ainsi qu’un nouveau numéro, que tu finirais bien par griller à un moment ou un autre. Sans dire plus, tu tournais les talons, prenant le pas vers la sortie du bar. Tu en profitais à lorgner les acolytes de la grande perche, placide. Autant mémoriser le plus de choses en un premier temps, cela pourrait s’avérer utile plus tard. Tu n’aurais plus qu’à attendre ton employeur chez toi et improviser sur la suite des événements, comme toujours.
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Ven 8 Déc - 15:56
Il semblerait que nous ayons trouvé un terrain d'entente. Sous son masque de renard, le Ghost sembla réfléchir un instant, méditant ma proposition sans doute. Les gains, les pertes, les avantages, les inconvénients. C'est un pro, je ne suis pas pressé, il est inutile de se mettre la pression outre mesure. S'occuper des Sbire Galaxy était une chose que nous aurions pu faire nous-même. Mais la perspective d'une nouvelle hécatombe n'agitait que davantage le traumatisme remontant à une dizaine d'année à peine. Envoyer les membres de la Famille au combat dans ces conditions était juste impossible ou alors bien trop dangereux. Bien que fidèle, le chien garde toujours un instinct de survis face au danger et abandonnera sa meute pour sauver sa peau. L'homme est un chien, d'une certaine façon. Je ne me considère pas différent, je sais que ma peau vaudra toujours plus que celle des autres. Mais je sais aussi que tant que je peux encore faire en sorte que la meute survive, je ne l'abandonnerais pas pour autant. C'est le rôle d'un chef.
Le voleur de fossile appela un serveur, ce dernier se pissant presque dessus à sa demande. Je souris, le sourire aux lèvres, laissant glisser dans ma gorge quelques gorgées d'alcool tout en contemplant ce spectacle de mon œil unique. Un débutant sans doute. Ou simplement un jeune délinquant qui n'a trouvé que ce bar comme petit taff pour sortir la tête de l'eau, au choix. Sans doute pas encore l'habitude de traiter avec les plus fermes en tout cas.
Il me tendit le papier, que je récupérais du bout des doigts. Nous avions dont un accord ? Posant mon verre vide, je souris tranquillement en plaçant le bout de papier dans la poche intérieur de ma veste. "Bien, nous nous retrouvons là-bas dans ce cas." Je me relevais avec souplesse malgré ma fatigue, l'énergie dépensée au cours de la course poursuite loin d'être complétement récupérée. Et l'alcool n'aide pas forcément à se remettre physiquement non plus. C'est même l'inverse. Je fis signe aux gars, un de ce qui veut dire "On bouge". Naturellement, je levais une main pour saluer le barman, seule personne dans ce bar qui mérite mon respect. Toujours là, toujours vivant, même avant ma naissance il semblait être là. Decim, de son petit nom. Une vraie mine d'or, ni allié, ni ennemi. Simplement barman dans un lieu le plus loufoque de la Région.



"Rentre l'adresse dans le GPS Al'. Peter, je voudrais que tu rentres à la maison pour faire une recherche ADN. Il a touché le papier, avec ses mains, regarde ce que tu peux trouver" ordonnais-je, une fois tous les quatre dans la voiture. "Al et Julien, vous resterez avec moi pour la discussion... Il me semble réglo pour l'instant, je pense que la mise à l'épreuve risque d'être plutôt probante."
Je croisais mes jambes à l'arrière, côté passager. Julien grommela, Peter attrapant le papier pour le glisser dans une pochette plastique. Il y aurait trois jeux d'empreintes normalement : les miennes, celle du serveur et les siennes. Connais aussi bien tes ennemis que tes alliés, petit dicton de papa Carter qui a toujours permis de se sortir des situations les plus compliquées sans trop faire de vague.
Peter quitta la voiture, prenant un taxi pour rejoindre la maison Alistair et faire ce que je lui ai demandé.
La voiture démarre, direction la planque du Ghost. Et, il faut le dire... Je suis un peu excité.




Nous arrivâmes assez vite à l'immeuble où devait se trouver l'appartement. Claquant les portières, nous prenions tous les trois l'ascenseur, montant jusqu'au bon étage jusqu'à trouver la bonne porte. Deux coups, elle s'ouvre... C'est le moment de parler affaire.
Je m'assois sur un canapé assez austère, cet endroit est véritablement une planque, loin d'être prévu pour le confort. Julien et Al à mes côtés, je dévisage Ghost.
"Du coup, pour le détail de la mission... La cible est la Team Galaxy, une organisation criminelle originaire de Sinnoh et qui essaye de s'implanter dans Unys. Ils ont déjà commencé et nous les tenons à distance pour l'instant mais disons que nous avons aussi d'autres choses dont nous devons nous occuper. Nous suspectons, outre mesure, qu'il puisse y avoir des traîtres dans les bas échelons et qui coopèrent avec les nouveaux venus.
Grosso modo, les informations sur les têtes pensantes des petits nouveaux et les noms de ceux qui nous on et ou pourrait nous trahir sur le papier avec, si possible, des preuves matérielles tangibles, histoire de pouvoir les serrer dans un procès familiale équitable."
Disons par-là une exécution pour faire le bon exemple sans pour autant être arbitraire. Tu as trahis, on le sait et on peut le prouver, tu es mort, voilà le cheminement classique.
J'enchaîne : "On sait pour l'instant qu'ils se sont surtout posé à Entrelasque et à Vaguelone pour les grosses cellules. Les plus petites sont un peu partout, chez des petits commerçants ou encore des bandes qui traînent dans les rues."
Je laisse un instant, avant de poursuivre : "Je souhaiterais louer vos services jusqu'à ce que nous - vous et nous ou simplement nous, les Carters - ayons terminé de faire le ménage. Histoire de ne pas avoir droit à des petits aléas du métier." Je relevais doucement un sourcil, espérant avoir été assez équivoque. "Si vous voulez être seul pour la collecte d'information, c'est bon pour moi. Pour le nettoyage, j'aurais une préférence pour pouvoir assister au travail et m'occuper des traîtres personnellement. Une simple question de principe."
Je demande à Julien de prendre la mallette dans son dos et de la poser sur la table, ce qu'il fait. Al, pour sa part, semble mal à l'aise, comme d'habitude quand je parle affaire. Il me dit toujours que j'ai l'air... Différent. J'ouvre l'attaché de caisse, laissant voir les billets au fantôme. "300 000p$ net, vous pouvez compter et partir avec si nous signons maintenant."
Enfin, signer... C'est un bien grand mot. Tout le monde sait qu'on ne garde pas de trace papier dans ce genre de circonstance. Après tout, les contrats sont là pour pouvoir faire appel à la loi quand les promesses sont brisées. Sauf qu'ici, la loi, c'est nous même qui la faisons, et à notre sauce.



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