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» Enquête au manoir ! [Event global]


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PNJ

C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 2312

Lun 9 Oct - 1:44
Des accents de jazz mélancoliques résonnèrent encore quelques secondes, avant que sa main ne vienne tordre le coup au contact, laissant le son morne de la pluie battante emplir l'intérieur sombre de la voiture. Une dernière bouffée, puis un mégot écrasé contre la paroi pâle du cendrier niché contre le levier de vitesse... le commissaire soupira. Une sale affaire, cette histoire, et c'était à lui de trouver l'aiguille dans la botte de foin. Ressortant le maigre dossier compilé en quatrième vitesse avant son départ, il en tourna les pages, examinant les quelques informations sur l'affaire, avant que son regard ne s'arrête sur une photo. Un jeune homme sur scène, l'expression vivante, électrisante.

Tony Schwärtzwind. Le jeune homme avait disparu il y a quelques dizaines d'heures, juste avant un concert à Vestigion. Pas de trace de l'enlèvement, rien, évanoui dans la nature. Personne n'y comprenait rien. Mais il avait le nez creux, ce bon vieux commissaire Magret. Se fiant à son instinct de professionnel, il avait lentement remonté la piste qu'il savait être bonne depuis le début, une piste... d'ectoplasme ! Hé oui, dans la loge de la star, quelques gouttes d'un étrange liquide aqueux avaient été remarqué par l’œil acerbe de notre enquêteur en herbe. Et bien loin de les attribuer à des causes diverses et variées, il était quasiment certain que cela ne pouvait être qu'une chose : les habitants du manoir avaient encore frappé...

Ce manoir était niché dans la forêt de Vestigion, une baraque lugubre que beaucoup croyaient abandonnée. Mais parfois la nuit, lorsque l'on prêtait attention, on pouvait se demander si ce n'était pas des lueurs pâles qui dansaient derrière les fenêtres poussiéreuses... Prenant son courage à une main, et son fedora de l'autre, il nicha l'auguste couvre-chef sur son perchoir, rabattant le col de son trench pour se protéger du mauvais temps. Ouvrant la porte de la voiture, il sortit sous la pluie battante, se dirigeant en direction de la porte principale. Deux tocs de la phalange contre la porte, assortis des formules d'usage ;


" Police ! Je suis le commissaire Sim Magret, ouvrez ! "

Pas de réponse. Après avoir frappé encore une fois, il finit par essayer la poignée, juste au cas où. Ce n'était pas verrouillé. Pour échapper au froid de canard qui lui gelait les os alors que la pluie s'infiltrait le long de sa nuque, il pénétra donc à l'intérieur de la demeure...


avatar ©️ Raïtoku Seigi.
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Coordinateur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 13/02/2016
Messages : 671

Région : Sinnoh
Lun 9 Oct - 3:23
Le manteau long que l'ancien m'avait filé avait encaissé tellement de flotte qu'il ne deperlait plus. Le tissu trempé, collait à ma chaire et à mes gestes d'une façon agaçante, mais ce n'était rien en comparaison du désagrément de mes pieds qui pataugeaient dans l'eau gelée... Je m'avançais sur le seuil, chacun de mes pas arrachant un craquement au plancher. La vieille bâtisse puait l'aigre. Des fragances subtiles entre bois moisis et champignons fruités. Mes pensées s'égarèrent un instant vers le collègue qu'était rentré bien au chaud rejoindre l'anniversaire de sa "guillotine" comme il aimait si tendrement la nommer (quand elle avait le dos tourné). Pendant que moi j'étais là à chercher une starlette!

Pour tout éclairage, je devais me contenter de la porte ouverte et d'un raie de lumière lunaire filtrant par le coin d'un volet éclaté en bois. Je devinais des reliefs dans les coins et contre le mur du fond. Peut-être des meubles? J'extirpais mon portable de ma poche. Bidouillant avec mes gros doigts l'écran à la recherche de la fonction "lampe de poche". La batterie indiquait 19%. C'était bien ma veine... Mais comme je ne comptais pas m'eterniser ici de toute façons, je ferai suffir. Je m'avançais jusqu'au centre de la pièce. Faisant un tour sur moi-même. C'était étrange cette sensation pesante... Avoir l'impression d'avoir été "attendu" sans pour autant avoir été invité? Pour un peu, je me sentirai presque "observé"!

Balayant le faisceau lumineux de ma lampe lentement sur les objets amoncellés pêle-mêle les uns sur les autres comme s'ils avaient été jetté avec violence... Un cambriolage... En tout cas trop de bordel pour une simple crise de ménage. Je regardais attentivement les éclats de miroir qui scintillait sur le sol puis du mobilier ancien, trés massif, couché sur le flanc. Non... pas un cambriolage non plus. Pourquoi se donner tant de mal à soulever des buffets pareils? Quelque chose de "mouillé" comme une flaque attira mon attention. Je m'approchais. On aurait dit du gel translu/BAAM! Hey! La porte d'entrée venait de se claquer violemment derrière moi! Me plongeant dans l'obscurité la plus totale. J'avalais ma salive. Essayant de me convaincre que c'était simplement un effet du vent. Je me penchais à nouveau sur ma trouvaille. Avant de plonger deux doigts dedans. Je portais la substance à mon nez... ça puait le "plastique"... Avec une note légère de "charogne"?. En d'autres termes "le spêctre"?

Je ne me considérais pas comme étant un trouillard. N'empêche que cet endroit filait quand même carrément la frousse! Je me redressais. Mieux vallait peut-être revenir quand il ferait jour? Je courrais à l'entrée. Prêt à prendre la poudre d'escampette. Mais la porte cette fois... etait belle et bien vérouillé! Mon coeur fit un looping. Je me pendais à la poignet plus fort. M'acharnant de plus en plus quand le bruit d'un soupire semblant provenir d'outre-tombe me glaça le sang. Il fallait que je sorte d'ici! Il fallait même que je le fassse vite! Je traversais la pièce en courrant! Je ne prêtais pas attention au bruit d'etoffe déchiré quand le bas de ma veste rencontra un clou et je me jettais derrière une porte. N'importe quelle porte... Et la bloquais. Haletant.
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Sbire Flare

C-GEAR
Inscrit le : 27/01/2014
Messages : 834

Région : Kalos
Lun 9 Oct - 9:48

Je tournais le dos à la pièce, reprenant mon souffle, appuyé contre la porte que je venais de fermer. C’est lorsque je repris une respiration des plus normales que je me rendis compte qu’une odeur avait envahi la pièce. Fini le moisi, place à une délicieuse d’odeur de foie gras et sa compotée d’oignon et figue, une fragrance de cassoulet de canard, le délicieux mais fort parfum de fromage et pour finir, l’effluve de ce qui semblait être une tarte tatin. Pour faire simple, l’entrée, le plat, le dessert que je préférais et sans oublier l’indispensable plateau de fromages. Je décidais donc de me retourner pour voir d’où venait l’odeur. Et là, je reconnais une salle à manger. Sur ma droite, un haut vaisselier style ancien en chêne brute. Des assiettes en porcelaine et des verres en cristal étaient exposés en vitrine. De l’autre côté, le mur était seulement décoré d’un miroir qui n’a pas dû être nettoyé depuis des siècles. La tapisserie était jaunie, elle avait des roses peintes de partout et quelques fois cette dernière tombait en lambeaux. Une autre porte se trouvait au loin. Mais cela ne m’intrigua aucunement, ce qui m’intriguait était la table au centre de la pièce.

Cette dernière était longue, en bois brut, du chêne comme le vaisselier. Elle était dressée. Une nappe blanche la couvrait. Les différents plats que j’adorais étaient posés dessus. À son extrémité, celle la plus proche de moi, une assiette remplie de foie gras attendait, encadrée à droite par divers couteaux de taille et formes différentes et à gauche, la même chose mais avec des fourchettes. En haut se tenaient un verre à eau et un verre à vin. D’ailleurs, au milieu de ces mets, se tenait une carafe de vin rouge. En son centre se tenait un immense chandelier qui éclairer la pièce entière. J’éteignis donc la lampe poche de mon smartphone. Il se mit à vibrer : 15%. Pas de réseau que ce soit téléphonique ou de 4G (ni même 3G ou E(dge)), pour éviter de trop manger de batterie j’enlève les données mobiles et la géolocalisation.

Mon ventre se mit à gargouiller, comme attirer par ce festin de roi. Comme poussé par une force invisible, je me sentis m’asseoir sur la chaise pour prendre place à table. Je nouai une serviette autour de mon cou. Je crus même qu’on me murmura un « bon appétit » suivi d’un petit rire qui le fit froid dans le dos. Pensant que c’était mon imagination, et attiré par cette bouffe, je fis comme si de rien n’était. Je pris un morceau de toast, à l’aide d’un couteau je mis un bout de compotée de figue dessus, coupa un morceau de foie gras que je déposai dessus, puis saupoudrai une pincée de gros sel. Au départ ce fut délicieux, un orgasme culinaire, puis un goût immonde. Une nausée m’envahit, pas le choix, je ne pouvais pas avaler. Je recrachai tout le contenu de ma bouche et c’est là que je vis le moisi sur les différentes compotées, le sel était noir, le foie gras dégagé une odeur des plus horribles. Ce n’était pas mieux vis-à-vis d'autres plats. Des insectes grouillaient dans le plat de cassoulet, des asticots naviguaient entre et dans le fromage, la tarte tatin dégoulinait d’une substance indescriptible. J’eus un haut-le-cœur, j’ai cru que j’allais vomir. Un rire se fit entendre, un rire moqueur et machiavélique en même temps. Je devais fuir cette pièce. Mes yeux se posèrent alors sur la porte du fond, toujours la serviette autour du cou, je courus vers cette dernière. Cela aurait été plus simple de retourner en arrière, mais comme j’avais sous les yeux cette porte, je fus attiré vers elle. Lorsque je l’ouvris elle grinça et sans faire attention à ce qu’elle cachait, je pénétrai dans la pièce suivante.



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Avatar: Augustine by Calicot-ZC
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Modo Jeux & Eleveur

C-GEAR
Inscrit le : 23/05/2017
Messages : 1706

Région : Johto
Lun 9 Oct - 10:10
Dégoulinant de plasma répugnant et un goût des plus atroces sur la langue, je détaillais à présent la nouvelle pièce qui se trouvait devant moi. Ce manoir n'avait-il donc pas de fin ? Je pris mon carnet de note se trouvant loger dans ma poche intérieure, y notant trois bâtons avec minutie, histoire de ne pas perdre le compte du nombre de salle que je traversais dans cette histoire. Mais quelle connerie d'entrer dans un manoir de nuit aussi ? Et les proprios, il n'y en a pas ? Quoi que, vu les farces qu'ils me font, ça doit être des sacrés dérangés, un peu dans le genre Famille Adams.
Je soupire et fait quelque pas dans mon nouvel environnement : les murs sont sales, craquelé, ancien... Un papier peint jaunasse orne les murs avec la plus grand volonté du monde, en cache misère. Le parquet, par contre, semble entretenu avec un soin tout particulier : on pourrait presque se voir dedans. Penchant lentement la tête au dessus des lattes luisante, je peu déceler au dessus de moi une ombre étrange, noirâtre... Souriante ?
Je me retournais en sursaut, mes yeux se confrontant à la réalité du plafond : des visages de poupées, incrustée dans la moulure au dessus de moi. Leurs yeux semblaient comme en train de me regarder, perçant mon âme. Cette impression glaçante m'emplit au fur et à mesure que je les fixe, leurs yeux semblant comme animé de vie. Et puis leurs bouches s'ouvrent toute d'un coup, simultanément. Mon souffle se coupe, mon corps se fige. Elles rient, toutes en cœur. Un rire glaçant, horrible ! "Mais je suis tombé chez des fous !!!" cris-je bien malgré moi, la peur de plus en plus saisissante.
Je fis volte-face, cherchant une sortie au plus vite. Là, une porte ! Je courais ! Mais mes chaussures glissèrent sur le parquet miroitant, forçant mon corps à tomber tête la première. Me redressant à la hâte, je me précipitais d'autant plus vivement vers ma porte de sortie, sentant chaque pore de mon corps suinter de terreur. Je déteste les poupées !
Mes mains agrippent à la poignée que je pousse avec le plus de force possible. Mais elle ne cède pas, elle refuse. Et je sens cette présence pesante dans mon dos, ces cris... Je panique et lève le pied, défonçant la poignée sans vergogne avant de m'enfoncer dans la prochaine pièce. Finalement, le festin n'était pas si horrible que ça... Ou même la douche de slime... EURK !


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Scientifique Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 24/11/2013
Messages : 4740

Région : Kalos
Lun 9 Oct - 13:26
J’examine la pièce rapidement, rien, enfin en endroit de repos, il faut que je reprenne mon souffle et mon calme, je suis le grand commissaire Magret quand même ! Bon, on est dans un endroit de malade, il me faut des renforts, je ne le trouverais jamais tout seul ! J’ai un téléphone avec quinze pourcent de batterie, je suis couvert d’un truc dégelasse et j’ai encore un bout d’insecte coincé entre mes molaires de droite. J’aperçois alors une petite fenêtre non loin de moi, la seule qui donne de la lumière à cette pièce. Je sors de nouveau mon carnet, fini les bâtons, je vais indiquer les pièces que j’ai traversé. Il faut que je pars en sens inverse pour retrouver la porte d’entrée et sortir d’ici ! Impossible, cette entrée, je l’avais déjà testé, j’étais pris au piège. Je tentais un appel téléphonique, profitant de la fenêtre pour espérer un peu de réseau, mais rien. Le calme plat, impossible de capter quelque chose, je passe mon téléphone en mode avion, plus que quatorze pourcent ! Il me faut une autre salle, bien que celle-ci est reposante comparé à tout le reste. Mais je dois avancer, j’avance à tâtons avec mon pied. Espérant de tout cœur qu’il n’y est pas un trou où autre devant moi, balayant l’air de mes mains, cherchant une nouvelle issue. Bizarrement, mes yeux se portent sur cette porte que je viens de défoncer. Elle est comme neuve, quel endroit étrange et bizarre !

Soudain, un bruit violent vient mes tuer les oreilles, me fait sursauter d’un bond sur le côté, un bruit de guitare électrique. Celui où l’on s’amuse à mettre le son à fond et où l’on chatouille toutes les cordes violemment ! Mon cœur s’emballe, je le tiens pour lui faire voir que je suis là, qu’il ne craint rien. Le bruit se calme, laissant place à une musique douce, toujours provenant d’une guitare électrique. J’y crois, je l’espère de tout cœur, mais même si c’est lui comment sortir d’ici ? L’entrée est condamnée, la fenêtre trop petite. Toutefois, je serais plus rassuré d’être deux que seul. Je tente.

Mr Schwärtzwind ?

Pas de réponse, si ce n’est que la musique est accompagnée cette fois d’une parole. Voix masculine, type même de celle que j’ai écouté pour savoir à quoi ressemblait ce Schwärtz machin. Pas de doute possible c’était bien lui. Dans la pénombre j’avance vers lui, doucement la lumière se fait par un pokémon que je reconnais : un Motisma. Bien que ce sourire me fait peur, je me souviens dans le dossier que ce pseudo musicien aime les Pokémons électrique et qu’il les collectionne, il en avait donc au moins un avec lui, une chance. Un rocking-chair se dessine enfin, où un homme se balance, guitare à la main, se chevelure blanche dépasse d’une veste rouge. Enfin, je ne suis plus seul.

Monsieur, je suis le commissaire Magret, je suis à votre recherche, vous devez mes suivre, nous allons sortir d’i…..

Alors que je posais ma main sur le dossier de la chaise pour mieux le voir, je fis un sursaut pire qu’auparavant. Le corps entier se décomposa, tout tombé devant moi et des espèces de ballons se mirent à rire, attrapant mes bras, mes jambes. Je me débattais comme je pouvais, mais dès que je réussissais à retirer des fils, d’autres s’en emparaient. Le Motisma apparaissait alors au niveau de mes pieds, je n’essayais plus de me débattre, tout mon corps était tenu par des Baudrive et il lévitait entièrement dans la pièce. Le rocking-chair était bien réel et la musique continuait elle aussi, provenant en fait d’un amplificateur stéréo. Réfléchi, Sim, réfléchi ! Tout va très vite dans ma tête, la pointe du Motisma, le Baudrive juste à côté. Sans élan je tente un coup de pied vers le haut, touché ! Un des Baudrive de ma jambe gauche me lâche, mettant ses coéquipiers en difficulté. Mon corps penche, puis atterrit lourdement au sol. Un cri de douleur retenti de la part du Baudrive qui est en train de se dégonfler et donc de mourir. Pas le temps de pleurer sur le sors de ce Pokémon, même s’il ne me voulait pas de mal, rien dans leurs façon d’agir n’avait dit le contraire. Je percevais une nouvelle porte et dans le son strident, je m’engageais encore dans une nouvelle pièce en hurlant de colère tout en claquant celle-ci.

Mais bordel Tony ! Vous êtes où ?


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Modo Jeux & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 21/03/2017
Messages : 2827

Région : Hoenn
Lun 9 Oct - 14:27
Aucune réponse. Pas de doute, celui que tu cherchais ne se trouvait pas dans les environs. Et si finalement tout ceci n'était qu'une blague, un coup monté pour te tester ? A cette idée tu perdais peu à peu patience. Tu n'étais pas n'importe qui, après tout. Comment pouvait-on oser te faire perdre ton temps avec de tels conneries ? Excédé, tu n'avais qu'une envie ; celle de partir. Mais ce n'était pas le moment de baisser les bras. Tu devais montrer que tu étais fort, comme ta réputation le laissait entendre. Tu pris donc le temps de te calmer et de souffler un peu, posant tes mains sur tes genoux pour reprendre ton souffle. Tu devais oublier cette idée et te dire que tout ceci était réel – aussi invraisemblable soit-il. Maintenant que tu étais là, tu devais aller au bout de ton périple. Et même si tu parvenais jusqu'à la sortie que tu convoitais tant à présent, tu ne pouvais reculer. Tu t'étais engagé, tu devais rester ici jusqu'à trouver cette maudite célébrité – ou jusqu'à ce que quelqu'un décide que cette farce ait assez durée. Dans un soupire tu te redresses en époussetant ton manteau, espérant retirer un peu de cette substance qui dégoulinait, sans grand succès. Tu te saisis alors de ton carnet, te préparant à noter de nouvelles choses tout en entrant dans la salle suivante.

Tu n'y voyais pas grand chose, mais tu ne souhaitais pas utiliser ton téléphone pour autant. Il était préférable de préserver sa batterie pour une occasion plus importante, sait-on jamais. Tu laissas donc la porte grande ouverte derrière toi, bénéficiant de la lumière du couloir que tu venais de quitter. Tu fis deux pas, puis t'arrêtas pour détailler la pièce d'un rapide regard pour griffonner ce que tu voyais sur ton carnet. Tu te trouvais dans ce qui semblait être une chambre d'enfant, emplie de jouets en tout genre – rien d'extraordinaire en soi. Tout semblait incroyablement calme autour de toi. Tu n'avais pas envie de quitter cette pièce qui semblait être un lieu sûr.
Et puis il y eut un éclair qui te fit sursauté, te faisant perdre ton carnet. Tu te disais que ne c'était rien de bien grave. Jusqu'à ce que la porte que tu avais laissé ouverte se claque dans une extrême violence, te plongeant dans l'obscurité total. Impossible de savoir où se trouvait ton carnet à présent. Tu tâtais le sol par le biais de tes pieds, dans l'espoir de le retrouver. En vain. C'est alors qu'un rire retentit, celui d'un enfant. Tu laissas tomber l'idée de retrouver ton carnet. Tant pis, cela ferra un souvenir pour ces monstres ingrats. Ton intelligence légendaire n'avait nullement besoin de ce bloc note. A quoi bon il pouvait te servir finalement ? Tu n'avais qu'à te diriger au hasard dans cette bâtisse immense et mal éclairée. Et au pire des cas, tu seras ressorti de là au levé du soleil.

Tu continuais d'avancer à tâtons, angoissé par cette petite voix qui ne cessait de rire. Tu touchas du bout des doigts un berceau – du moins, ce qui semblait en être un – duquel tu t'éloignas aussitôt. A cet instant, tu sentis un souffle dans ta nuque. Tu te retournas, surprit. « Qui es-là ? » Toujours aucune réponse. Tu fis alors un pas et c'est alors que deux petites mains tiras sur ton pantalon qui tomba instantanément à tes chevilles, te faisant chuter lourdement. Tu commençais à être épuisé de tomber et pourtant quelque chose te laissait croire que cela ne faisait que commencer. Au moment où tu posas tes coudes sur le sol, tu sentis qu'on jouait avec tes pieds. Tu te débattit comme tu le pouvais, handicapé par ton pantalon que tu n'avais pas prit le temps de remonter. Ce spectre – ou quoi que ce soit d'autre – finit par te laisser tranquille une fois qu'il eut récupéré tes chaussures, repartant victorieux, riant même à gorge déployée. Tu te relèves enfin, remontant ton pantalon tout en soupirant. Te voilà malin à présent. Tu étais trempé, dégoulinant d'une substance étrange. Tu avais également mauvaise haleine, gardant ce goût infâme en bouche. Tu t'étais fait agressé par des pokémons et à présent tu te retrouvais en chaussette. Qu'allait être la suite ?

Dans un grincement, une porte s'ouvrit. Ce n'était pas celle par laquelle tu étais entré, mais tu t'en fichais pas mal. Elle offrait de la lumière, ainsi qu'une sortie, c'était tout ce qui importait. Tu ne pris même pas le temps de te retourner pour chercher ton carnet, sortant au plus vite de cette chambre abritant un spectre des plus pervers.



Avatar fait par Elune, merci ♥
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Modo & Coordinateur

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2013
Messages : 3754

Région : Kantô
Lun 9 Oct - 15:07
L’inspecteur allait de galères en galères. Il était encore trempé et collant. Et puis, maintenant, il avait froid aux pieds. Quelle idée de piquer les pompes des gens aussi ? Il pesta et râla autant qu’il put tandis qu’il empruntait la porte d’après. Il se rassura de voir de la lumière. Enfin. Ce n’était pas trop tôt. Toutefois, le bonhomme savait parfaitement qu’il n’était pas encore sorti d’affaire. D’ailleurs, pas sorti tout court. Et pourtant, il voulait continuer cette espèce de périple où il était la victime. Il fallait retrouver le chanteur disparu. Il le fallait ! Et puis, sa réputation était en jeu. Il aurait bien abandonné mais s’était repris en main pour ne pas perdre la face. Ce n’était pas un manoir hanté qui allait l’arrêter. Ah ça, non !

Tout doucement, il pénétra la nouvelle pièce. Il y avait des bougies allumées partout. C’était une ambiance plutôt chaleureuse finalement. Il se serait attendu à tout sauf à cela dans cet endroit qui l’avait déjà assez maltraité. S’avançant sur les lattes du parquet, il les entendit grincer sous son poids. La porte derrière lui se claqua d’un coup. Cela n’était pas rassurant, du tout même mais il commençait à être habitué. Il en fit abstraction pour se concentrer sur ce qui était devant lui : un petit guéridon trônait au milieu de la pièce et de ses centaines de bougies. Sur celui-ci, une petite boîte en bois sculptée. Les formes du cube d’ébène intrigua l’inspecteur. Après avoir attrapé une bougies et sa soucoupe, l’homme se pencha en avant pour être à la hauteur de l’objet. Curieux, il tendit la main en direction de la petite clé qui semblait verrouiller la chose. Tout à coup, et avant même que ses doigts touche la tige de métal, la boîte s’ouvrit violemment. Magret sursauta et fit au moins trois pas en arrière, faisant vaciller la flamme qu’il avait près de lui, seule et unique chose rassurante depuis un moment.

Il s’avança à nouveau vers la boîte. De celle-ci, un son s’échappa. Puis un autre et encore un autre, jusqu’à composer une mélodie plutôt singulière. À l’intérieur du cube d’ébène, une sorte de petite figurine tournait et tournait encore. La musique était courte mais laissa l’inspecteur dans un état inexplicable. Il resta les yeux ronds sans bouger, comme hypnotisé par cette étrange boîte à musique. Lorsque les notes arrivèrent à leur fin et qu’un petit cliquetis se fit entendre, toutes les bougies, une à une s’éteignirent. L’inspecteur serra fort la coupelle qui tenait la dernière bougie allumée, piquée plus tôt dans la pièce. Il sentit ses jambes trembler mais avant même de se mettre à bouger vers la suite de son excursion, il sentit une présence derrière lui, agrippant ses épaules.

Retenant son souffle, il se mit à courir vers l’unique porte ouverte devant lui. Il fallait absolument qu’il s’enfuie loin de cette chose, peu importe ce que cela pouvait être. Il se précipita dans la pièce voisine sans demander son reste, échappant à son agresseur.


music

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Modo Jeux & Eleveur

C-GEAR
Inscrit le : 07/01/2016
Messages : 2677

Région : Sinnoh
Mar 10 Oct - 9:08
Franchement, dans quelle galère je suis allé encore me fourrer ? Non mais s'il y avait bien un gars sur qui ce genre de choses bizarres et flippantes devait tomber, c'était moi. C'est infernal, vraiment infernal. Et pas drôle du tout. Je songe à la mauvaise blague, mais cela irait bien trop loin. Je cherche quelqu'un de bel et bien disparu, et pas n'importe qui, ce n'est pas genre juste une fake news à propos d'une personne random, non, là, on parle d'une célébrité et à l'international. Donc bon, je m'efforce à faire preuve de bonne volonté, et à ne pas fuir. Et puis de toute façon, avec cet enchevêtrement de portes, je ne serai pas foutu de faire le chemin à l'envers. Je n'en ai d'ailleurs pas la moindre envie, je n'irai pas repasser tout cela une seconde fois. Je vais me contenter de retourner ce manoir de fond en comble. Je devrais finir par mettre la main sur la rockstar au bout d'un moment.

Sauf que cette pièce, elle me fait froid dans le dos. Vraiment. Après celle d'où je sors, lumineuse puis obscure, je ne sais pas ce qui est le pire. Au moins, ce qui me rassure, c'est qu'ici, il n'y a personne. Enfin, je crois, j'avais la même impression les fois d'avant et il a fini par y avoir quelqu'un. Donc bon, pas de quoi être confiant non plus. Surtout que la seule source de lumière ici, c'est cette télé qui grésille. Ok, ça me permet d'y voir de manière assez nette, un canapé, une bibliothèque avec livres, DVDs et autres choses, une table basse. Un salon rien de plus normal en somme. Je m'avance quand même assez tracassé. J'attends de savoir ce qui va me tomber dessus. Je passe entre le sofa et la table basse, sur le qui-vive. Mon regard finit par se poser sur l'écran, une image fixe, un puits. D'accord, pas de quoi s'y attarder. Je vais passez à autre chose, fouiller la pièce à la recherche d'un quelconque indice. Je me détourne alors et constate un mouvement dans ma vision périphérique. Je reviens directement à l'écran, quelque chose a bougé. Quelque chose vient de se poser sur le rebord du puits, venant de l'intérieur. On dirait... une main ? Puis une tête apparaît, avec de longs cheveux noirs. Un corps finit par sortir du puits, maigre, cadavérique, trempé, et surtout désarticulé. Un frisson me parcourt la colonne vertébrale. A quatre pattes, telle une bête, elle s'avance, vers la caméra. Un film d'horreur, rien d'autre, totalement creepy, qui choppe aux tripes, je n'arrive pas à me décrocher de l'écran. Elle est là, elle fixe l'objectif et on dirait qu'elle me regarde. Je déglutis. Je ne me sens pas vraiment à l'aise, ni vraiment rassuré. Elle tend alors subitement son bras, qui sort carrément du téléviseur.

« Nope ! Nope ! Nope ! »

C'est quoi ce truc ?!? Par Arceus, elle ne va quand même pas sortir de la télé ? Faut que je me casse de là, et vite, parce que je vais me pisser dessus ! Mais quelle est cette sorcellerie ? Je ne cherche pas à comprendre plus, je me barre, je vois une autre porte, sur le côté. Ça ne peut pas être pire ailleurs, enfin, je crois. Je ne sais pas, en vrai. Mais je ne reste pas avec cette meuf morte-vivante qui sort de son film. Non, c'est mort. J'ai le cœur qui bat à cent mille à l'heure, limite il va sortir de ma poitrine, j'en suis haletant. Je suis de l'autre côté, j'ai fermé la porte, je m'adosse contre elle deux secondes, pour reprendre mon souffle, et pour m'assurer que l'autre horreur ne me suit pas. Aussi.




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Dresseur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 21/08/2017
Messages : 92

Région : Kantô
Mer 11 Oct - 18:15
Je peine à reprendre mon souffle. D’une main, je desserre la serviette toujours attachée à mon coup, de l’autre j’ouvre mon manteau détrempé. Je prends quelques secondes pour chasser la panique qui se fraie un chemin dans mon ventre. Lorsque je lève enfin les yeux, ce n’est non pas une nouvelle pièce qui s’offre à mon regard, mais bien un escalier aux marches disloquées. J’avance prudemment et tente d’apercevoir l’étage supérieur, sans succès. L’extrémité est plongée dans une pénombre qui ne me dit rien qui vaille. Je sors mon téléphone, utilise brièvement ma lampe de poche ainsi qu’un pourcent de batterie (plus que treize, aie aie aie!) pour tenter de voir plus haut, sans succès. Je recule vers la porte que je viens de refermer derrière moi. Si ça se trouve, elle s’ouvrira sur une autre pièce que ce terrifiant salon, tout me semble possible dans ce fichu manoir. Hésitant, je m’approche du panneau de bois à la peinture défraîchie. Soudain, quelque chose la percute de l’extérieur, la faisant trembler sur ses gonds, et un cri désarticulé aux vagues accents féminins traverse les murs. Je recule d’un bond. L’escalier n’est pas si terrifiant que ça, finalement.

Les murs sont sales et étroits, la rampe de bois terni colle sous ma main moite, mais je prends mon courage à deux mains et je me mets à gravir les marches. J’ai la désagréable impression que la lumière me suit. L’obscurité règne toujours sur ma destination, mais jamais elle ne m’enveloppe, j’arrive toujours à voir sur quelle marche grinçante je pose les pieds. J’estime être à mi-chemin de mon ascension lorsque je croise un petit cadre. Une photo jaunie y est insérée, mais la couche de poussière qui la recouvre est telle que je ne parviens pas à discerner l’image en dessous. J’essuie le l’objet avec la manche de mon trench, dévoilant un couple à la mine sérieuse posant devant ce maudit manoir. Je grommelle, maudis intérieurement ces gens pour avoir fait de cet endroit un véritable cauchemar, puis continue mon ascension.

Je grimpe une autre dizaine de marches sans pour autant atteindre le haut de l’escalier. Je commence à avoir le souffle court, malgré ma forme physique exceptionnelle. Je fronce les sourcils : le manoir n’avait pas l’air si haut vu de l’extérieur. J’avance, encore et encore, jusqu’à atteindre un nouveau cadre. Un soupir exaspéré s’échappe de ma gorge, puis se mue en un hoquet de terreur lorsque je remarque qu’il s’agit du même que tout à l’heure, grossièrement épousseté par moi-même quelques instants plus tôt. Je recule de quelques marches, puis regarde derrière moi. Le pied de l’escalier est lui aussi plongé dans l’obscurité, désormais. La porte menant au salon a disparu, il n’y a plus que moi, le cadre et ce morceau d’escalier, comme suspendus dans le vide. J’ai soudainement très, très envie de redescendre. Mais alors que je tourne les talons, des bruits de pas se font entendre dans le noir, derrière moi. Mon cœur rate un battement et c’est avec une intense panique que je me remets à grimper… au pas de course.

Je croise le même cadre deux, trois, quatre fois encore, sans jamais atteindre une quelconque sortie. Les pas ont redoublé d’intensité derrière moi, ils courent eux aussi. J’ai les poumons en feu, j’étouffe dans cette cage d’escalier qui paraît de plus en plus étroite. Les murs me semblent de plus en plus sales, j’y remarque des traces de main, mêlées à des taches d’une substance terriblement semblable à celle qui me recouvre des pieds à la tête. Sur le petit cadre, toujours la même photo. Je hais de plus en plus ce couple.

Après ce qui me paraît une éternité, j’aperçois enfin une porte qui me barre le chemin, quelques marches devant moi. Je ne peux retenir un gémissement, croyant enfin être sorti de ce mauvais pas. Mon soulagement est cependant de courte durée ; alors que je tends la main vers la poignée, le sol se dérobe sous mes pieds. Je me retiens de justesse au mécanisme. Derrière moi, les marches de l’escalier se transforment en un lugubre toboggan.

– Mais c'est pas vrai! Escalier de... [censuré]

Pardon les enfants, mais il y a des situations où les jurons sont justifiés. Je m’agrippe en déballant mon répertoire de gros mots, essaie de me retenir, de trouver un point d’appui, mais mes chaussettes glissent sur les planches devenues lisses. Derrière moi, les pas se rapprochent de plus en plus, comme si la transformation de l’escalier ne les avait pas affectés. Des cris les accompagnent. Mon sang se glace quand je me rends compte que la voix de mon poursuivant ressemble étrangement à la mienne.

Je torture la poignée avec ardeur. Elle grince. Ses rouages rouillés cèdent lentement et la porte s’ouvre enfin. Je m’accroche aux moulures et me hisse dans la pièce avec un grognement. Je referme brusquement derrière moi, puis m'adosse à la porte, hors d’haleine. Je ne peux m'empêcher d'avoir une petite pensée pour ce pauvre Tony. Sans un entraînement et des réflexes comme les miens, il est peut-être mort à l'heure qu'il est... ou pire.



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C-GEAR
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Jeu 12 Oct - 9:33
J’eus, rapidement, une pensée pour le pauvre bougre – une illusion? – laissé derrière moi. Cette femme sortie du téléviseur, son bras avait traversé le quatrième mur, la quatrième dimension : une vaine porte pourrait-elle l’arrêter? Cet interminable escalier mettait une certaine sécurité entre elle et moi, mais un simple panneau de bois… Quelque part, bien au fond de moi, j’eus pitié pour mon double-auditif-dont-je-ne-savais-pas-trop-les-intentions-mais-que-je-devinais-maléfique. Lorsque, le cœur au bord des lèvres par tous ces efforts, je levai enfin les yeux, je me mis à envier son sort, en fait, et potentiellement à vouloir allez faire un câlin à ces deux entités. Rappelez-moi donc pourquoi je n’étais pas simplement demeuré assis sur l’une de ses marches à discuter avec le couple photographié en attendant le matin? Pour la même raison pour laquelle j’avais mangé ce bon repas sorti de nulle part : parce que je suis un idiot mené par mes instincts? … Peut-être. Quoi qu'il en soit...

Des miroirs. Partout.

Le souffle se coupa dans ma gorge. En plus, ce verre dressé de partout, me renvoyant l’état lamentable dans lequel je me trouvais en de milliers d’exemplaires, devait être la seule chose complètement propre, sans la moindre tache, de tout ce manoir de malheur : impossible, dans la pénombre ambiante, de savoir où se terminait la réalité et où commençait son reflet. La fameuse maison aux miroirs… Habituellement, ce genre de labyrinthes avait tendance à m’amuser, alors que l’on croirait qu’ils m’exaspéreraient : j’aimais bien l’idée de brouiller les frontières entre ces deux mondes qui nous échappaient, et surtout prouver à tous que j’étais le meilleur en cherchant à battre tous les records de vitesse. Or, là, on n’était pas dans un parc d’attractions, mais bien dans un manoir hanté où tous les habitants semblaient vouloir ma mort, ou du moins ma souffrance figurée ou littérale. Si je pouvais retomber sur des farceurs, ça changerait…

Je commençai à m’avancer, peu convaincu. La paranoïa me gagnait. Qu’est-ce qui m’attendait, cette fois? Je le découvris bien trop vite à mon goût. Vous voyez, on ne trompe pas l’œil averti d’un détective professionnel, le meilleur de son secteur. Tous mes reflets ne réagissaient pas de la même façon à mon mouvement. Et je parlais bien de réaction. Certains l’imitèrent avec un retardement infime mais présent; d’autres m’adressèrent un regard en coin, sans que leur mouvement ne montrât d’autre défaut; d’autres encore n’avancèrent pas le bon pied; et celui-là… Celui-là me fixa, sans bouger, son sourire s’élargissant au fur et à mesure que je réalisais ce qu'il se passait. Oh non. Il était droit devant moi, dans le seul passage permis par la disposition des miroirs; il n’était pas reflété par les autres plaques réfléchissantes. Je devais m’approcher de lui.

Au risque de me répéter… Nope.

Je dégainai mon téléphone comme on dégaine une arme. La batterie devrait survivre à mon idée. Il le fallait, vu l’heure terriblement peu avancée que l’écran de veille m’afficha un bref instant, avant que je n’allumasse sans la moindre pitié la lampe torche intégrée. La lueur ainsi produite, saisissante et brutale dans cette pénombre constante, fut directement pointée vers les yeux du spectre-dans-le-miroir (je n’allais quand même pas lui donner un nom classe en plus!). Un cri, un grincement, surgit du plus profond des Enfers pour se répercuter sur les plaques au même rythme que ma lumière, qui n’offrait plus aucune cachette, réfractée en tous sens. Je n’osai me protéger les yeux de ma manche, de crainte qu’un tel mouvement ne protège aussi les spectres-reflets, me disant que cette lumière devait être bien plus désagréable pour eux que pour moi, et me ruai dans ce labyrinthe infernal. Qu’importait de me heurter à des dizaines de reprises contre les parois : je n’avais plus aucun orgueil à préserver. Je devais seulement faire vite.

Je n’eus guère conscience du temps qu’il me fallut pour traverser cette pièce, en réorientant de temps en temps mon téléphone pour rendre plus mortel le jet de lumière. Je sus qu’il m’en coûta quatre pour cent de batterie : plus que neuf.

Je sais aussi qu’il me fallut moins d’une seconde pour tourner cette foutue poignée et refermer la porte dans mon dos, le cœur battant. Le pauvre s’arrêterait-il avant la fin de la nuit?
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Coordinateur Unys

C-GEAR
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Ven 13 Oct - 20:38
La porte se fermait derrière moi et je laissais mon dos se poser contre le battant à présent clôt, mon cœur battant la mesure au rythme de mon souffle effréné. La pièce dans laquelle je venais d'atterrir était parfaitement éclairée par un lustre provenant du plafond. Il n'y avait rien d'étrange, en fait. Tout ça me laissait perplexe : après tout ce que j'avais pu vivre depuis que j'avais mis les pieds dans ce manoir, je trouvais ça bien trop "louche" pour être normal.
Je fis quelques pas vers le centre de la pièce, me retournant un bref instant après avoir remarqué un étrange portrait sur le mur juste au dessus de la porte par laquelle j'étais entré. Un... Un canard ? Dans une... Marre ? Il semblait me regarder avec attention, comme si 'était vivant... Pourtant, ce n'est que de la peinture. Je m'attendais à le voir surgir d'un moment à l'autre de la toile, comme cette femme depuis la télévision. Mais rien... Absolument rien ne se produisit. Avaient-ils enfin - les résidents de ce manoir- décidé de me laisser tranquille ?
"Nom d'un bec-coin!" soupirais-je mollement, avant de brutalement me redresser. Nom d'un bec ? J'avais dis... Nom d'un bec, au lieu de nom d'un chien ? Je fronçais les sourcils. Vous me prenez pour un dindon, c'est ça ?" Mais nan ! Pas pour un dindon, je voulais dire pour un con ! C'est quoi le bordel avec cette salle ? Mon regard se porte une nouvelle fois sur l'étrange portrait mais le canard semble toujours aussi inerte... Bien que je pourrais presque le voir sourire. "Très drôle... Le commissaire Magret qui utilise que des mots en rapport avec le canard, c'est ça ? Je ne sais pas comment fonctionne votre petit tour mais croyez moi mes canetons que je vous volerais dans les plumes !"
Bon sang, j'avais l'impression de me retrouver à l'école primaire, au milieu d'enfants qui se joueraient de mon malheureux nom de famille. On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille. Je cherchais une sortie du regard, avant de devenir complétement chèvre avec cette histoire de canard. Rapidement, je détaille une porte dans le mur, avec une sorte de... Canard en plastique comme poignée, complétement blanc. Vraiment ?
"Cervelle d'oie... Vous êtes vraiment dingue par ici!" Je pris la poignée, la tournant lentement. J'allais devoir me farcir encore combien de ces mauvaises blagues ? Bon sang... Quelle idée cette Rockstar a-t-elle eut de venir se fourrer le bec par ici ?
Mais la porte ne s'ouvrit pas. A la place... Une musique retentit. Sérieusement ?! Je m'énervais sur la poignée jusqu'à ce qu'elle cède, la musique continuant de m'accompagner. Non... Franchement pas drôle.



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C-GEAR
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Région : Kantô - Alola
Ven 13 Oct - 22:48
Haletant, tu fixes avec une certaine nervosité la pièce que tu viens de quitter en fermant la porte.

Pendant quelques secondes, la musique continua de retentir comme si elle annonçait l'apocalypse et qu'à l'instant où elle se stopperait, tout exploserait. Tranquillement, néanmoins, le son perdit en intensité jusqu'à se confondre au silence oppressant qui semblait faire vivre le manoir, replongeant les lieux dans son atmosphère lugubre et effrayante. Un gloussement instinctif se produisit dans ta trachée, se répercutant dans toute la pièce silencieuse et sombre qui n'attendait peut-être qu'un pas de trop de ta part pour te dévorer jusqu'au dernier morceau de cheveu. Cette pièce se détachait clairement de ses prédécesseurs. Plus lugubre, plus mystérieuse. Les farces étaient-elles enfin terminées ? Il te sembla que tu avais atteint un espèce de nouveau palier, bien plus sombre, bien plus dangereux. Sans doute ne serait-ce vrai que pour cette pièce, mais dans le flou total à ce sujet, tu préférais te dire que tu avais simplement tiré le mauvais numéro pour cette fois-ci ; ou le bon, selon les points de vue. En tout cas, tu n'étais clairement pas assuré à l'idée de devoir traverser cet endroit. Certes, tu étais le fameux, le célébrissime et illustre Inspecteur Magret, celui qui n'a peur de rien et qui réussit toutes ses affaires, mais la part de danger ne pouvait s'empêcher de te rappeler que tu restais malgré tout un humain comme les autres. D'ailleurs, tu y pensais maintenant. Peut-être que tu étais actuellement en train de vivre tes dernières heures, si ce n'était tes dernières minutes, tes dernières secondes … Il se pouvait qu'à tout moment, les êtres invisibles qui ne cessaient de te tourmenter finissent par se lasser et te réduisent à l'état de tapis ; pour peu que tu ne deviennes pas un porte-manteau ; qui n'aurait rien pu faire d'autre que de penser à ce pauvre Poissirène que je n'aurais pas pu nourrir ce jour-là …

...
Hmm ?

Ce qui semble être une voix te tire subitement de tes pensées dépressives avec tristesse. Toi qui imaginait déjà te retrouver au paradis à manger des beignets en quantité et à côtoyer les donzelles angéliques comme un Roi entouré de ses sujets, voilà qu'on te rappelle subitement que t'es encore un de ces foutus mecs célibataires qui secouent mieux les shakers qu'ils ne connaissent de femmes et qui se consolent en se disant qu'il y a toujours quelques billets inutiles à offrir. P'tain d'vie à la con. En plus, tu te rends vite compte que ce n'était guère qu'une simple impression, une bête sensation d'avoir entendu une voix mystérieuse dans l'obscurité. La solitude, ça n'a pas que du bon. Tu te dis que tu aurais mieux fait de prendre Poogy, ma chère Grogret, pour me tenir compagnie. Il faut croire que les hormones m'ont encore poussé à croire que tu en avais une plus grosse que les ravisseurs … M'enfin, de toute façon, maintenant que t'y es, t'y restes. Tu es Magret ou tu n'es pas ! Chassant finalement tes pensées d'homme lambda, tu t'engages vers le centre de la pièce, et seulement à cet instant, tu commenças enfin à remarquer que la température a légèrement baissé par rapport aux autres pièces. Il ne faut pas être aveugle pour remarquer la fenêtre sur le coin entrouverte et qui semble comme bloqué, affrontant les vents extérieurs avec fierté. En temps normal, tu te serais contenté de râler en disant que l'endroit était plus froide que ta dernière conquête ; à savoir un parc mètre après une bonne soirée bien arrosée ; mais avec l'imper' encore humide et les événements précédents, ton corps semblait t'implorer de fermer cette fenêtre au plus vite. Ni une, ni deux, tu te jetas jusqu'à elle, oubliant presque tu plongeais tête baissée dans une obscurité inconnue, et rejoignit l'ouverture que tu refermas sans peine, claquant la vitre au plus vite.

... Chaud ...
Hein, quoi ?

Cette fois, tu n'avais pas la berlue. Une voix avait bien parlé … Et elle venait de derrière toi. Tu lâchas une puissant gloussement qui s'entendit dans toute la pièce.

... J'ai … Chaud … Trop Chaud ...
...
... Je suis mort … Mais on veut me tuer à nouveau … Je ne le permettrai pas … Je tuerai avant …
...
... Toi … C'est toi … Tu as fermé la fenêtre … Tu me donnes chaud … Tu veux me tuer … JE TE TUERAI AVANT !!!!!

Comme réagissant à une tentative de meurtre, tu sautas sur sa gauche, entendant un projectile venir se briser violemment à son emplacement. Le temps de se retourner, tu vis qu'il s'agissait d'une attaque Glace. Il n'y avait pas de doute maintenant : un Pokémon se trouvait dans cette pièce. Mais qui était-il, que te voulait-il ? Il t'était impossible de le savoir, car les projectiles gelés se mettaient à fuser dans ta direction de n'importe où, t'empêchant de comprendre où se trouvait celui qui t'attaquait sans relâche. Comprenant le danger, tu t'élanças sans tarder en direction d'une possible sortie, comme tu l'avais fait jusqu'à présent, mais dans le noir, repérer une porte semblait mission impossible. Un instant, tu eus une nouvelle pensée pour ce Poissirène affamé, mais aussi pour Poogy, qui n'aurait jamais l'occasion d'apprendre la danse du ventre avec toi … Que de regrets que cette vie de malheurs. Au moins, pour te consoler, tu aurais bientôt de quoi te convaincre que l'apprentissage de la confection de shaker n'était pas une mauvaise chose …

... Froid … FROID !!!

Te stoppant, tu sentis que la menace venait de retomber en un instant pour une raison qui t'échappait totalement. Ne repérant pas de sortie possible pour le moment, tu pris ton courage à deux mains et osa porter un regard curieux dans ton dos, repérant très vite cette masse étrangement difforme que l'obscurité cachait à moitié. Quelle était donc ce Pokémon ; puisqu'il ne pouvait s'agir que de cela ; coiffé d'une robe s'apparentant à un kimono et flottant comme le ferait un Baudrive ? Tu regrettais quelque part d'avoir abandonné l'école Pokémon après le CE2 pour t'engager dans l'école normal. Mais bon, l'important était qu'il avait abandonné son hostilité, et semblait maintenant fixer une unique chose : la fenêtre. Tu remarquas enfin qu'elle s'était pleinement ouverte, secoué violemment par une puissante rafale de vent que la rage de ton assaillant avait masqué. Le froid pénétrait comme un poulpe enlacerait une étudiante japonaise, et déjà, tu commençais à frissonner. Il valait mieux pour toi que tu bouges au plus vite avant que tu ne chopes une pneumonie. Il serait bête de retrouver ce Tony avec une énorme morve coulant le long de tes lèvres comme un Polarhume. Tu ne fis vite plus attention au Pokémon mystérieux, qui s'était de toute façon évaporé dans l'obscurité depuis quelques instants, visiblement soulagé par le froid, et tu te mis à nouveau en quête de trouver une sortie, ce qui finit par arriver après quelques recherches à tâtons.

Bon allez, j'espère que cette pièce sera moins flippante.

LOL.


Dex:
 
Kadô trop trop trop cool de Sae pour Noël 2016 (keur) (keur):
 
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C-GEAR
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Région : Kalos
Sam 14 Oct - 13:24
La chance n'allait pas tourner dans cette nouvelle pièce. 9% de batterie toujours, qui seront précieusement sauvegardés dans cet endroit éclairé avec un unique chandelier en son centre. Il est en cristal, circulaire et impressionnant en taille. Puisque mon calepin n'est plus, je prends quelques instants pour détailler la pièce le temps que mon cœur ne se calme un peu. A ce rythme je fais un infarctus dans les deux prochaines heures. J'entame une respiration ventrale pour me calmer un peu et constate qu'il n'y a rien ici : la pièce est rectangulaire, très longue et très vide. Aucun meuble en-dehors du chandelier mais j'aperçois une statue de pierre dans un coin.

Pas de voix, de présence, de rire glacial pour l'instant. J'essaie de mentalement photographier l'endroit bien que depuis la perte de mes notes, tout est de plus en plus décousu. Je retire mon trench pour finalement essuyer cette substance dégueulasse. C'est que ça commence à me gonfler, je suis déjà à moitié à poil, cette chose commence à me gratter en durcissant. Je ne m'attarde pas sur les poussières que je retire de mes cheveux : je n'ai aucun matériel pour analyser et je doute de tomber sur un labo dans cet endroit abandonné. Visiblement habité quand même, à en croire l'écho qui vient me surprendre d'un coup et qui me glace le sang.

Un rire, encore une fois. Le même que précédemment ? Va savoir. La fille aux longs cheveux noirs, le spectre qui a ma voix ? Rien ne me permet de relier cette expérience aux précédentes. J'ai froid, l'arrière-goût du foie gras pourri ne disparaît pas et les expériences que je subis commencent à m'épuiser. Le rire finit par disparaître, me laissant hésitant : finalement quelques instants de réflexion me poussent à bouger. Je fais quelques pas prudents vers le centre, lentement. Le parquet brille, comme si on venait juste de le cirer. Rien ne se passe. La statue dans le coin gauche de la pièce, pile dans l'angle du mur et qui représente un ange (ailes et auréole), mains jointes, sur un large socle bétonné de 3 mètres sur 4, semble me fixer pendant que je progresse. Il ne se produit rien de plus lorsque j'atteins l'autre extrémité de l'endroit. Je tire les rideaux çà et là, qui ne donnent sur aucune fenêtre, espérant en fait y trouver une issue, une autre porte. Je ne vois rien après des fouilles intensives : aucun autre rire ou bruit ne vient me faire peur. Je constate seulement que la seule et unique porte qui est là est celle que j'ai emprunté pour venir ici et qu'elle est désormais bloquée.

Soudain les nombreuses bougies du chandelier vacillent toutes en même temps. Des ondulations oranges colorent les murs, alternant avec l'obscurité que cela provoque. C'est court, une demi-seconde, puis les flammes se stabilisent à nouveau. L'éclairage ne bouge plus ; pas moyen de savoir d'où vient ce courant d'air mystérieux puisque la pièce ne comporte aucune fenêtre. Je regarde autour de moi ; rien n'a changé, ou presque. Je crois que l'ange de la statue a bougé. Il n'a désormais plus les mains liées. J'étais pourtant certain qu'il avait les mains liées, pointées vers le ciel, mais soit. Je reprends mes recherches concernant une possible issue : les pièces de ce manoir m'ont prouvées qu'elles étaient... changeantes. De plus le temps presse : le maigre dossier que j'ai pu constitué sur la disparition de la rockstar ne me permet pas de savoir si oui ou non, il est en danger de mort...

Les bougies vacillent encore. Je regarde autour de moi : toujours aucune fenêtre. Cette fois en revanche je suis sûr que l'ange de la statue a bien bougé. Ses ailes ne sont désormais plus déployées. Je jurerai aussi qu'elle a avancé. Elle était collée à l'angle du mur : désormais la statue en est éloigné de quelques mètres. Je déglutis. Et juste après j'entends de nouveau un rire clair et régulier : j'en frissonne pour la vingtième fois au moins ce soir. Cette plaisanterie ne me fait pas rire et je me mets à raser les murs aussi vite que possible : les bougies ne bougent plus mais je sens qu'à leur prochain vacillement, la statue sera encore plus près.

Bingo. Parfois je déteste mes déductions. Je ne me suis jamais tant détesté. Le rythme de la pièce s'accélère : elle est vivante, elle me fait clairement une farce. Les bougies vacillent puis se posent à un rythme effréné et la dernière fois que je me retourne, j'aperçois la statue à une dizaine de centimètres de mon visage, l'ange faisant une grimace la bouche ouverte, une langue fourchue en sortant. Je sens la terreur m'envahir et au même moment, le mur sur lequel je presse de toutes mes forces – aidé par l'adrénaline – cède sous la pression, me laissant me vautrer sur un carrelage froid, dans ce qui semble être une nouvelle pièce. La statue ne m'a pas suivi jusqu'ici...




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Agent Kantô

C-GEAR
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Hier à 2:22
Tu ne sais pas ce que c'était, tu sais juste que tu as peur. Comment une statue peut-elle se mouvoir de la sorte ? Cela dépasse l'entendement. Tout ici dépasse l'entendement. Tu te demandes si tu ne ferais pas tout simplement mieux de trouver une sortie. Rester là, tu le sens, ce n'est pas un bon plan, vraiment pas un bon plan. Ok, ce vieux manoir moisi va te tuer avec ces salles toutes plus terrifiantes, dégoûtantes ou dangereuses les unes que les autres. Non, vraiment. si tu avais une porte de sortie face à toi, tu n'hésiterais pas une seule seconde. Tu prendrais la fuite. Cet endroit est malsain, tu as l'impression qu'on veut ta mort carrément. Alors oui, une échappatoire serait la bienvenue. En tentant de reprendre ton souffle, adossé à cette porte, tu te laisses glisser sur le carrelage jusqu'à être assis. Il te faut récupérer, et réfléchir également. Si, comme ta piste te l'a indiqué, Tony Schwärtzwind se trouve bien ici, tu ne peux pas te contenter de prendre la poudre d'escampette. Ce serait bafouer tes engagements ainsi que tes valeurs. Définitivement, tu ne peux pas quitter les lieux sans avoir la preuve qu'il n'est pas là, à défaut de ne pas le retrouver. Et pour cela, tu vas devoir enquêter.

La première étape, c'est de te relever. Malgré le grognement que tu lâches, tu le fais sans grande difficulté. Et à tâtons tu cherches un interrupteur proche de la porte. Et tu finis par trouver quelque chose qui y ressemble, tu t'empresses d'appuyer. Enfin de la vrai lumière, et qui permettrait en plus de continuer à préserver les pourcents de batterie de ton portable qui fondent comme neige au soleil. Tu es bien vite déçu. Les quelques néons qui s'allument d'une lumière blanche, clinique même, grésillent par moment et ne t'offrent pas un éclairage optimal. Pourtant ce n'est pas tant ce qui t'interpelle. Non. Tu te trouves là dans une salle de bain, mais pas une salle de bain classique, non. Celle-ci est faite pour plusieurs personnes, comme le seraient celles d'un dortoir, d'un établissement du genre pensionnat. Cela voudrait dire qu'au-delà des photos que tu as pu voir jusque-là, l'endroit était prévu pour recevoir une quantité assez élevée de personnes. Ce qui expliquerait pourquoi diable il a autant de pièces ici, et autant de portes à passer, les unes après les autres sans que tu sois foutu de savoir où tu es.

« Hihihihihi ! »

D'où vient cette voix ? Ah non c'est bon, les petites voix cachées et traumatisantes, tu as déjà donné. Il va falloir se calmer, entre les nouvelles folies et les disques rayés, tu commences à en avoir marre. Mais cette voix enfantine, elle ne semble pourtant pas être là pour faire peur, en fait. Tu te dis qu'elle ne t'effraie pas tant. Pour l'instant. Mais après, tu vas voir quoi, une gamine de sept ans à moitié en décomposition qui de dit qu'elle a faim et que ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu droit à un repas chaud. Non, bah, non, qu'elle reste sur son pot la mioche. Sinon tu vas lui balancer une de tes santiags dans la tronche, ton pied encore dedans. Tu ne joues pas avec les enfants possédés, zombifiés ou quoi que ce soit dans le genre. Tu le sais, il faut les tuer avant même que tu ne puisses avoir pitié. Tu restes sur tes gardes. Une par une. Tu décides de vérifier par toi-même, avant d'être pris par surprise. Tu pousses la première porte de toilettes, rien. Tu vois une vieille brosse pour récurer. Tu ne sais pas depuis combien de temps elle est là mais tant pis, tu la prends. C'est toujours mieux que d'y aller à mains nues. Une à une, tu pousses les portes, d'un côté puis de l'autre, du bout de ta brosse. Mais rien. Tu restes sur tes gardes.

« Oh, mais non, il ne faut pas avoir peur. Les autres disaient que j'étais moche à faire peur, j'étais triste. Mais je suis gentille tu sais. Et toi, tu es perdu. »

La voix de la fillette paraissait mélancolique. Tu trouvais que, malgré l'air réjoui de son premier rire, cette voix laissait filtrer une grande tristesse. Cependant, tu préfères rester méfiant, ce n'est peut-être qu'un piège, pour t'attendrir et mieux t'attraper. Tu continues donc ta progression et ta vérification, rien. Il n'y avait rien dans ces toilettes, ni dans les douches d'ailleurs. Tu arrives aux lavabos, alignés, et tu te regardes dans le miroir. Tu vas éviter d'émettre un jugement, tu es sale et débraillé, et il vaut mieux que tu t'arrêtes là. Et rien. Peut-être que cette voix n'est que dans ta tête. Quand soudain, une forme translucide semble comme sortir du miroir, ce qui te fait tomber à la renverse de frayeur. Tu brandis ta balayette devant toi comme s'il s'agissait d'une arme imposante. Il s'agit de tout ce dont tu disposes pour te défendre. Tu lèves alors les yeux sur le corps d'une fillette, lévitant. L'aspect spectral ne te permet pas de douter. Un fantôme.

« Coucou ! Moi c'est Bibi Chialeuse ! Enfin, ce sont les autres qui m'appelaient comme ça. Parce que je venais toujours me planquer ici pour pleurer. Puis je suis morte ici, et je continue de pleurer ici. Mais quand je vois des gens, je suis contente, beaucoup ont peur, mais certains sont gentils. Et même si t'es un peu sale, tu as la tête d'un gentil. »

Tu restes perplexe. Avec son uniforme d'écolière, ses deux couettes et ses lunettes rondes, tu ne peux pas douter du fait qu'il s'agisse d'une jeune fille. Mais ses traits angéliques cachent-ils autre chose, tu n'en sais rien. Elle te dit qu'elle est morte, donc cela confirme son état de fantôme. Ils existent donc. Cela ne te perturbe plus tant avec tout ce qu'il s'est passé avant. Enfin quelqu'un d'accueillant et surtout à qui tu peux poser des questions pour tenter d'en savoir plus. C'est vrai, depuis que tu es ici les seuls êtres possibles que tu as pu rencontrer étaient tous malveillants et puis terrifiants. Alors console-toi, tu peux enfin exercer ton métier comme il se doit. Ce n'est peut-être pas exactement le type de témoin que tu as l'habitude d'interroger, mais qu'importe. Si le spectre de cette gamine peut t'apporter quelques informations, tu ne perds rien à le tenter. Tu te redresses donc, histoire de mieux montrer sa stature et t'imposer, mais surtout pour regagner en contenance, même si tu te l'avoues moins.

« Enchanté Bibi. Je suis l'inspecteur Magret. Je suis à la recherche d'un homme. Plutôt grand, les cheveux décolorés, une rockstar, donc le style qui va avec. Il y a eu du passage ici récemment ? »

« Vous parlez de Tony ? Oui, bien sûr que vous parlez de Tony ! Il est ici ? Vrai de vrai ? Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! Il faut que je parte à sa recherche viiiiiiite ! Je veux lui demander un autographe ! Et puis le voir, il est tellement beau ! Enfin je crois, je ne l'ai entendu qu'à la radio. Mais il a une voix à être beau. Faut que j'aille vérifier. Merci pour l'info m'sieur le policier ! Et vous feriez mieux de partir, il arrive. »

Le débit de parole de cette Bibi te dépasse. Tu ne t'attendais pas à ce qu'un fantôme soit aussi à jour concernant les chanteurs actuels, encore moins qu'elle en soit fan. Et tu restes perplexe. Tu ne sais pas trop quoi répondre quand tu la vois s'agiter et presque hurler. Déjà que sa voix est particulièrement perchée dans les aigus, alors quand elle crie, le rendu est strident. Et cela t'a fait grimacer. Bonjour le mal de crâne qu'elle va te filer. Tu n'auras pas obtenu le moindre indice, mais peut-être qu'elle saura le trouver à ta place. Qui sait. Mais sa dernière phrase te laisse perplexe. Tu dois lui demander d'éclaircir son propos.

« Si tu le trouves, tu peux l'accompagner jusqu'à moi ? Et qui arrive ? »

« Si j'peux rester avec Tony, bien sûr ! Sinon, c'est le Arbok qui m'a tuée qui vient. Evitez de le regarder dans les yeux, ça peut servir. Bonsoir, peut-être à tout à l'heure, je ne sais pas dans quel état. »

Et elle disparaît, aussi vite qu'elle était apparue. Le Arbok qui l'a tuée. Dans une maison comme ça ? Et bien, elle n'a pas eu de chance cette gamine. Tu ferais mieux de l'imiter et de quitter les yeux, vers cette porte-là, qui t'attends sur le côté. Un sifflement te retient pourtant. Tu tournes la tête. Une ombre gigantesque se dresse. La gamine n'avait pas précisé que le Pokémon avait été nourri aux hormones. Il est bien plus grand qu'un Arbok classique et il est d'un vert sombre en plus de ça. La gamine a dit de ne pas croiser son regard. Tu vas même lui tourner le dos. Et tracer. Tracer jusqu'à la porte, normalement, tu as le temps. Tu peux rallier la prochaine salle. Une profonde inspiration et tu démarres, tu cours, comme un dératé, jusqu'à la porte. Que tu franchis, que tu fermes derrière toi. Tu pousses la clenche et remarques le verrou. Ça ne sera pas de trop. Une fois de plus, tu as flippé comme pas possible et tu as échappé à une créature démoniaque. Bon sang, quand cela prendra-t-il fin ?



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Hier à 19:09
Maintenant, tu ne sursautes même plus lorsque la porte que tu viens de franchir se ferme brutalement derrière toi, sans raison. La raison n’a de toute manière plus sa place en ce lieu, tu l’as bien compris. D’ailleurs, à la réflexion, tu as beau être le fameux commissaire Sim Magret, tu te demandes si au final, c’est pas toi qui va finir porté disparu, également. Tu espères sincèrement qu’une fois le jour levé, les choses seront plus… rationnelles, par ici. Et que tu pourras plus aisément sortir de ce manoir de fou. En attendant, il te faut progresser, bon gré mal gré. Surtout mal, au final.

Une nouvelle fois, la pièce dans laquelle tu viens d’arriver paraît calme. Peut-être trop, même. Depuis que tu es entré dans ce manoir, tu as bien compris qu’il ne fallait pas se fier aux premières apparences. Tu as réussi à calmer les battements de ton cœur, à faire fi de la sueur qui perle toujours dans ta nuque, et tu observes d’un regard aiguisé ce qui t’entoure. Le premier réflexe, d’ailleurs, c’est de saisir d’où vient le très léger éclairage naturel de la pièce. Il fait noir, mais pas noir complet, non, fenêtre sur le côté, aux volets légèrement entre-ouverts, laisse passer une faible lueur lunaire. De quoi économiser, à nouveau, le faible pourcentage de batterie de ton smartphone. La pièce est en réalité une chambre. Non plus une chambre d’enfant, comme un peu plus tôt, mais une chambre d’adultes. Avec un lit king-size qui n’a certainement plus accueilli personne depuis bien longtemps. Il est pourtant parfaitement fait, et comme les autres meubles de la pièce, rien ne dépasse. Le lit trône au milieu, sur le côté droit, un bureau couleur bois naturel est situé dans l’angle. Tu t’en approches.

Le silence de l’endroit t’inquiète, car tu t’attends à tout moment à un rire ou une présence malsaine, comme à chaque fois. Dans l’immédiat, rien. Juste le bruit de tes pas sur ce parquet qui grince légèrement pour supporter ton poids. C’est dire combien il doit être vieux, ce sol. Tu glisses ton index sur le bureau, accumulant au passage une épaisse couche de poussière que tu essuies sur la serviette, toujours autour de ton cou. Tu n’as pas songé à t’en défaire. On sait jamais. Il y a un tiroir, accroché au bureau, et tu l’ouvres, dans un envol de poussière, glissant ta main à l’intérieur pour en étudier le contenu. Des feuilles de papier. Deux trois babioles, des trombones et…

« Outch ! » Quelque chose de métallique et pointu. Tu t’es pas raté car une goutte de sang apparaît rapidement sur ton pouce, tu le portes à tes lèvres et d’un coup de langue fait disparaître le liquide carmin, avant de récupérer l’objet contondant. Tu le lèves dans le sens de la fenêtre, pour mieux voir. Un ouvre-lettre, le genre de truc que plus personne n’a chez soi, mais finalement, vu le style de ce manoir, ça n’a finalement rien d’étonnant. L’objet est beau. Peut-être même en argent vu l’éclat qui s’en dégage. Comme une mini dague mais avec bien plus de classe, la lame est longue et fine. Tu réfléchis un instant, puis tu te dis que tu vas le conserver, ça peut toujours servir. Et d’ailleurs…

Machinalement, te reviens en direction de la porte par laquelle tu es arrivé, et tu graves à l’aide de l’ouvre-lettre un grand X sur le bois. Tu n’as plus vraiment de moyen (d’envie ?) de tenir des notes ou faire un schéma, vu que tu as perdu ton carnet, mais au moins de cette façon, plus rudimentaire, certes, tu pourras savoir si tu tournes en rond, et les salles par lesquelles tu es déjà passé. Ce qui te fait d’ailleurs réaliser qu’il semble s’agir de la seule porte de la pièce. Tu jettes un regard circulaire et c’est autre chose qui attire ton attention, cette fois : un miroir. Un grand miroir, ovale et rond, comme une vieille coiffeuse, là où les femmes nobles faisaient leur toilette, il y a longtemps. Le miroir surplombe un meuble en bois vide.

Enfin… tu le croyais. Dire que jusque-là, tout paraissait calme ! Tu t’approches, tout en rangeant l’ouvre-lettre dans la poche intérieure de ton trench, et à peine tu appuies tes deux mains sur le meuble en question que deux inexistantes jusque-là, se matérialisent ! « Bordel ! » Leur apparition te fait sursaute et tu recules d’un pas, faisant toujours face au miroir, qui te renvoie ton reflet surpris, et clairement pas rassuré. En dehors des bougies, rien de plus, pas d’autre bruit… rien. Alors tu te rapproches à nouveau, tu scrutes ton reflet. Tu en profites d’ailleurs pour balayer ta chevelure poussiéreuse d’un geste de la main… jusqu’à ce que ce ne soit plus tes cheveux bruns, mais une chevelure blanche, qui la remplace.

« … Oh bordel ! » Peut-être devrais-tu songer à élargir ton vocabulaire, un jour. Il n’empêche que ce n’est plus toi, dans le miroir, mais Tony Schwärtzwind. Le rockeur avec son habituelle tenue rouge, qu’il devait sans doute porter avant son concert de Vestigion, justement. Mais toi… tu es toi. Sim Magret. Bien loin de ce physique loué par les groupies. T’as du bide, t’es moins grand et t’as des années de plus, quand même. Tu comprends pas. Tu lèves le bras. Il lève le bras. Tu bouges la tête. Il bouge la tête. Tu souris. Il sourit. Il sourit. Il sourit et son sourire n’a rien de semblable au tien. Ni même au sien que tu as pu voir sur une vidéo de concert, justement, pour te faire une idée de l’homme que tu recherches.

Alors tu arrêtes de sourire. Mais lui, il continue. Il étire autant qu’il le peut son visage et ce sourire est désormais sinistre et inquiétant. Tu recules à nouveau, tu le sens pas. Tu ne sais plus combien de salles tu as traversé jusque-là, mais tu sais que c’est le moment où les choses vont déraper, et ça te gonfle. Subir, subir, subir et subir encore de salles en salles. Merde à la fin, t’es pas là pour ça ! Le reflet, le « Tony Schwärtzwind du miroir » sourit toujours, et ses yeux ont commencé à saigner, laissant des traînées ensanglantées sur son visage. De quoi te glacer d’effroi.

C’est un réflexe. Tu te saisis de ton arme de service, ton Sig-pro délaissé jusque-là et toujours attaché à ta ceinture… et tu tires. « J’suis pas venu ici pour souffrir, ok ?! Ça suffit les conneries ! » Une balle, au beau milieu du miroir, qui se fissure alors de toute part. Si tu étais superstitieux tu réaliserais que ce n’est pas la meilleure des choses à faire, dans un lieu pareil, mais t’es plus à ça près.

Les bougies sont toujours là, suspendues dans les airs. Tu restes focalisé sur les fissures sur le miroir, et le reflet qui s’est volatilisé. Si tu étais vigilant, tu aurais remarqué le tressaillement des flammes, et l’aura sombre qui semble s’être extraite de l’objet… mais le peu d’éclairage ne t’as pas aidé. Ta respiration est toujours affolée, et sans réfléchir tu t’assieds sur le rebord du lit qui trône toujours dans la pièce. Tu te doutes qu’il y a une présence, là, quelque part, et tu maintiens toujours ton arme à la main, même si tu sais que face à un spectre, c’est dérisoire.

Ton esprit autant que ton corps fatiguent de plus en plus. Se retrouver à tressaillir d’effroi toutes les cinq minutes, à subir des présences immatérielles, à courir pour fuir ou emprunter un escalier éternel, voilà qui a le don de t’user. Tu es pourtant un mec robuste et un enquêteur hors pair, tu l’as prouvé maintes et maintes fois. Il n’empêche qu’un truc pareil, c’est une première. Heureusement que tu n’es pas cardiaque, sinon t’aurais clamsé dès les premières salles. Et sans doute que personne n’aurait été suffisamment dingue pour partir à la recherche du Schwärtz-machin en un tel lieu.

Mais tu n’es pas une victime, tu ne vas pas te laisser faire. T’es le grand Commissaire Magret. Tu vas leur prouver. « Allez vous faire foutre ! » Que tu gueules, à personne, à tout le monde à la fois. A toutes ces présences qui se foutent de toi.

T’aurais dû être plus vigilant, peut-être, car d’un coup, te voilà brusquement tiré par la chaussette, puis le mollet, tu résistes, tu t’agrippes au lit… rien à faire, te voilà qui tombe sur le plancher, tu te débats, tu gueules, tu serres toujours ton arme dans ta main, tu ne sais pas ce qui t’agrippe et cherche à t’amener sous le lit, mais tu sens quelque chose qui te lacère presque la jambe, c’est plus fort que toi, tu ne peux pas prendre le risque de tirer dans l’obscurité cachée sous le lit, tu risques de te toucher toi-même, tu ne vois rien, sauf deux yeux brillants, couleur or… puis le craquement du parquet, et tu comprends qu’un trou s’est formé au milieu des planches. Tu essaies de résister, d’enfoncer tes mains dans le sol, sans y parvenir, il n’y a plus rien pour te retenir, tu as presque l’impression de te faire aspirer par un trou noir… comme si tu pouvais connaître la sensation d’un trou noir.

Puis tu tombes. Au passage, un bout du plancher blesse ton visage au niveau de la joue, te laissant une balafre sanglante.

Tu tombes. Tu vas crever, c’est certain.

La chute doit durer même pas 3 secondes.
Tu rouvres les yeux. T’es pas mort.
T’as l’air d’être tombé sur un truc mou.

T’es dans une nouvelle salle, au plafond il y a bien un trou, obscur, par lequel perce à peine la lumière des bougies auprès du miroir.


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