AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  FAQ de MPFAQ de MP  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  





Aller à la page : Précédent  1, 2
 
» OLÉ!


avatar
Dresseur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 03/08/2017
Messages : 350

Région : Kantô
Mer 13 Sep - 22:26
    Que répondre à Eloise ? Colette n'avait pas apprécié sa manière de parler, mais il fallait qu'elle relativise, c'était encore une enfant. Et à son âge, on fait pas toujours attention à ce qu'on dit. L'éloquence de la jeune fille était un signe de son désir de parler comme une adulte, mais ses propos étaient maladroits, et c'était pour ça que Colette ne pouvait pas s'énerver contre elle. Parce que c'était maladroit, et qu'au final, il n'y avait pas mort d'homme. Même si Bastet aurait pu être blessée, elle ne l'avait pas été. Mais Colette repensait au comportement douteux que la dresseuse avait eu avec son propre Pokémon. Elle n'était vraiment pas la mieux placée pour parler, mais elle savait au moins que crier sur son Germignon ne servirait à rien. Et pour cause, sa mère lui avait criée dessus pendant longtemps à propos de toutes sortes de choses, et ça n'avait jamais rien changé pour elle, parce qu'elle ne comprenait pas pourquoi on l'engueulait. Alors certes, c'était un Pokémon, et pas un être humain, et même s'ils étaient redoutablement intelligents, ils restaient, pour la plupart, souvent assez simples. Si elle ne faisait pas preuve de compassion, Colette doutait que Germignon accepterait de se battre pour elle. Enfin, c'est ce qu'elle pensait. Ca ne voulait pas dire qu'il s'agissait d'une vérité absolue, mais Colette était persuadée que la gentillesse serait le seul moyen de contrôler un Pokémon. Après, il y avait aussi le fait qu'Eloise lui avait parlé d'une manière... Maladroite au mieux, dédaigneuse au pire. Mais bon, là encore, c'était sans doute le désir d'agir comme une adulte qui l'avait induite en erreur. Colette soupira, elle n'avait jamais eu de petite soeur, et elle ne savait pas si elle en voulait une si ça voulait dire devoir lui apprendre la vie.

    "Regarde ton Germignon, Eloise," finit-elle par dire, tournant la tête vers le Pokémon qui était très clairement malheureux. "Il n'a fait de mal à personne, et tu lui cries dessus comme s'il avait tué quelqu'un."

    La jeune femme espéra que ça suffirait pour au moins faire comprendre à Eloise qu'elle avait eu tort d'agir comme ça. Elle n'aimait pas faire ça, mais en l'occurrence, le petit Germignon semblait éloigné de tout le monde. D'un coup d'oeil vers ses propres Pokémon, elle remarqua que Bastet avait l'air aussi neutre que d'habitude, mais que Kodak jetait des regards un peu fuyants au Germignon. Il en avait peur ? Toute cette histoire n'était juste qu'une erreur, il n'y avait aucune raison de se mettre dans des états pareils. Soupirant de nouveau, Colette quitta le côté d'Eloise pour rejoindre son Carapuce qui la regarda, confus. Elle s'abaissa à son niveau et lui caressa la tête, tandis que Bastet se nettoya les moustaches.

    "C'était un accident, Germignon est gentil, tu le sais ça ? Je vous voyais bien vous entendre," fit remarquer Colette, et Kodak sembla comprendre ce qu'elle voulait dire par là. Il savait ce que c'était d'être isolé de tout le monde, ou au moins de se semblables. Recherchant l'approbation de Bastet qui miaula dans sa direction, Kodak laissa tomber son visage d'inquiétude pour afficher un beau sourire, et Colette lui fit un petit bisou sur la tête, qu'elle fit également à Bastet, comme ça pas de jaloux. Elle se tourna ensuite vers Eloise.

    "Je pense que les Pokémon apprennent de nous,"suggéra-t-elle, revenant près d'Eloise. "Si on ne leur montre pas l'exemple, et surtout, s'ils n'ont pas confiance en nous, ils ne se contrôlent pas. Sois gentille avec lui, et fais attention à la manière dont tu dis les choses. Surtout aux inconnues que tu croises dans la nature."

    Colette avait été un peu sèche sur sa dernière phrase, mais ce n'est pas comme si elle tenait absolument à disputer Eloise. C'était simplement une remarque qui lui servirait pour l'avenir. Qui sait contre qui elle finirait par se retrouver. Colette était relativement gentille, mais certaines personnes ne se dérangeraient pas pour montrer à une gamine ce qu'était la politesse. Il valait donc sans doute mieux qu'une inconnue lui dise de faire attention, qu'un gros bonhomme qui lui mette une tarte parce qu'elle était grossière.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Dresseur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 28/07/2017
Messages : 617

Région : Johto
Jeu 14 Sep - 11:44
Eloïse croisa les bras, en se retournant, et observa son Germignon, qui avançait avec une démarche raide et digne, l’œil fixe, presque rageur. Son starter refusa de croiser son regard. Un pli inquiet parcourut le visage de sa dresseuse. Sa feuille était plaquée du côté droit de son visage, là où était son œil voyant, alors que ça n’arrivait jamais d’habitude : c’était très important pour lui de ne jamais obstruer son champ de vision limité. Son Pokémon était soit très en colère, soit sur le point d’exploser en larmes. Une vague immense de culpabilité s’abattit sur la dresseuse, tandis que Colette la quittait pour aller voir son Carapuce.
Le groupe cessa d’avancer, et n’ayant pas le choix, Germignon s’arrêta à deux bons mètres d’elle, et s’assit en évitant son regard. Eloïse s’approcha de son starter immobile. Elle s’agenouilla, en lui caressant la tête. Le Pokémon resta de marbre, tendu comme un ressort. Oh là là. Elle ne pensait pas le vexer autant en lui passant un savon. C’était déjà arrivé qu’elle lui tire la joue, et lui parle froidement, mais en général, elle lui expliquait toujours les raisons de son attitude pendant un bon quart d’heure, afin qu’il n’y ait pas de ressentiments entre eux.
Elle soupira. La communication avait toujours été un aspect essentiel du dressage de ses deux parents. Un Dresseur qui ne communiquait pas ou peu avec ses Pokémons ne valait pas mieux qu’un esclavagiste. Or dans ce cas spécifique, elle avait engueulé, donné des ordres, et n’avait rien expliqué. Elle écouta le discours de Colette sur la confiance et l’importance du lien entre dresseur et Pokémon si elle voulait qu’il se contrôle. Mais Eloïse ne se tourna pas un instant vers elle, et ne notifia qu’elle avait entendu que par un hochement de tête. Elle essayait de capter le regard de son Germignon.
Elle sentait que le lien d’amitié qui l’unissait à son starter était sérieusement entaché. Elle devait tout faire pour réparer les dégâts avant que le malaise entre eux s’installe irrémédiablement. Elle répondit donc à la fois à Germignon et Colette, mais Eloïse regardait Germignon droit dans les yeux. Ou plutôt essayait de happer son regard. Elle s’exprima avec une voix calme.
« … Mon père me dit toujours que ce qui distingue un Pokémon Sauvage d’un Pokémon domestique, c’est le contrôle. Je t’adore, Germignon, et je donnerai sans doute ma vie pour te protéger, mais tes actions, surtout lorsqu’elles sont dangereuses, relèvent de ma responsabilité. Et si on veut aller loin, il est essentiel que t’apprennes à se contrôler, et à ne pas surréagir… Ce qui est ironique, vu comment j’ai surréagi. »
Eloïse eut un sourire pitoyable, et sortit le bonbon de Colette de sa poche. Le Germignon rétif, qui s’était encore plus tendu sous la remontrance, la regarda d’un air surpris à cette dernière phrase. Eloïse n’avait aucun mal à reconnaître ses torts, même si c’était moins facile à faire que lorsque son interlocutrice pouvait parler, et avait une langue acérée. Elle tendit le bonbon à Germignon. Elle aimait vraiment son Pokémon, malgré toutes les apparences, les erreurs, et les disputes.
« Je suis désolée, Mimi. Tiens. On fait la paix ? Je t’engueule plus, tu n’attaques plus les alliés. Okay ? »
Son Pokémon la regarda, puis loucha sur le bonbon, hésitant. Il l’attrapa dans sa mâchoire, le mangea, puis lui fit un sourire timide. Le visage d’Eloïse lui répondit immédiatement, rayonnant. Elle détestait les conflits, et aurait sans doute passé de très mauvaises nuits si elle avait su que son starter lui en voulait. Elle posa un gros bisou baveux sur la feuille de son starter qui émettait encore une très faible odeur de cannelle, puis se releva pour faire face à Colette.
« Bref, je pense qu’en tant que dresseur… non, en tant qu’éducateur de jeune Pokémon, je dois toujours avoir une attitude équilibrée entre l’amie, la stratège, et le parent. Et sous le coup de l’émotion, j’ai tendance à devenir un parent un peu trop autoritaire. C’est difficile de lutter contre mais je vais essayer...»
Quelques instants après que Colette eut répondu, un meuglement énergique s’éleva dans le lointain, faisant sursauter Eloïse. Elle regarda instinctivement sa ceinture, croyant que Tautau s'était libéré. Mais non, l'Hyperball était toujours en mode verrouillée, et le Tauros ne pourrait pas s'échapper à moins de la détruire. Mais Eloïse avait reconnu les modulations caractéristique d'une voix de Tauros. Elle regarda autour d'elle, et au détour du sentier, elle vit le ranch apparaître dans le lointain.



Eloïse parle en #ff3366
Phrase du mois: "Germignon, hein ? Il est... mignon." (Colette Alvane)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Dresseur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 03/08/2017
Messages : 350

Région : Kantô
Sam 16 Sep - 6:31
    "On fait tous des erreurs," finit par conclure Colette avec un petit sourire vers Eloise. Bon, au moins la situation semblait s'être arrangée entre elle et son Germignon, et Kodak n'avait plus l'air d'en avoir vraiment peur, alors ça rassurait déjà la dresseuse. Le soleil couchant donnait au ciel une teinture cramoisie, et s'il ne faisait pas déjà nuit, le fait que le Mont Sélénite soit dans le chemin assombrissait drôlement l'environnement. La nuit allait tomber rapidement. Heureusement pour Colette, et pour Eloise aussi, elles entendirent des mugissements un peu plus loin. Ils étaient suffisamment forts pour que les deux femmes comprennent que le ranch n'était plus très loin, et elles avaient raison, car Eloise le vit très vite. Bastet fit comprendre sa joie d'être enfin arrivée car elle bailla à s'en décrocher la mâchoire et son estomac gronda légèrement, dessinant un sourire sur le visage de sa dresseuse. Arrivés au ranch, ils pourraient se restaurer et, avec un peu de chance, dormir là-bas. Fatigués, les deux Pokémon de Colette réclamèrent un moyen de locomotion plus agréable que leurs pattounes usées. Levant les yeux au ciel, Colette posa Kodak sur son sac comme il avait pris l'habitude de le faire, et elle mit Bastet dans sa capuche. Certes la Miaouss était grosse, mais elle tenait et Colette n'était pas étouffée par la féline. Une fois l'opération terminée, Colette se tourna vers Eloise. "On y va ?"

    C'est en reprenant la marche que Colette réalisa qu'elle était fatiguée elle aussi, les quelques minutes de repos qu'elles avaient pris lui firent comprendre que ses jambes commençaient à ne plus tenir. En même temps, elle n'avait pas perdu de temps, elle avait eu son badge, avait déjeuné, et était repartie. Ca ne l'intéressait pas de passer trop de temps dans une ville. D'autant qu'elle avait déjà visité Argenta la veille, afin de se préparer au combat contre le champion. D'un coup, son épaule lui fit de nouveau mal. Elle grimaça, puis commença à rouler son articulation, en espérant que la douleur passerait dans la nuit. Elle avait juste fait une mauvaise chute, mais la douleur était quand même présente.

    Finalement, c'est dans le silence que les deux jeunes femmes arrivèrent aux portes du ranch, et Colette était assez impressionnée par la taille de l'endroit. L'énorme enclos qui délimitait le terrain de jeu des Tauros était fait dans un bois qui semblait plus dur que de l'acier, et elle s'en approcha pour le toucher, se demandant comment il avait été travaillé pour être aussi dur. Mais si elle avait appris quelque chose du Tauros d'Eloise, c'était que c'était des créatures plutôt fortes, et que s'ils chargeaient à pleine vitesse, ça finirait mal. D'autant qu'ils étaient cornus les bestiaux. Au son de deux bestiaux se chamaillant, Colette releva la tête juste à temps pour voir deux Tauros se fracasser l'un contre l'autre, créant un nuage de poussière autour d'eux. Ils avaient l'air de s'en vouloir, pourtant, les autres bestiaux semblaient assez calmes alors qu'un combat semblait se dérouler juste à côté d'eux. Curieusement, Colette aperçut un autre Pokémon qui lui était inconnu, se promenant dans l'enclos, presque gambadant. Plissant les yeux pour le voir, elle s'aperçut qu'il était tout rose. Enfin, après observation, ELLE était rose. Elle ressemblait à une... vache ? C'était assez drôle à voir. S'apercevant qu'on la regardait, elle se dirigea vers Colette qui fit un pas en arrière, ayant peur que le Pokémon l'attaque, mais vu son sourire, il semblait qu'elle n'avait rien à craindre. Lorsqu'elle arriva au bord de l'enclos, elle l'accueillit d'un "Meuh meuh !" chantant, ce qui fit sourire la dresseuse.

    "Eloise, tu le connais ce Pokémon ?" appela Colette, espérant que la jeune fille puisse l'éclairer. Puis, elle fut surprise par Bastet, qui sauta hors de sa capuche pour atterrir gracieusement sur l'enclos, près du Pokémon. La féline huma l'air et miaula de bonheur. Colette ne sut trop quoi faire, ne sachant pas ce que faisait son Miaouss. Mais le Pokémon en face semblait tellement amical qu'elle ne put s'empêcher de lui faire confiance. La vache rose mugit doucement, invitant Bastet près d'elle en lui indiquant un de ses... un de ses pis. Bastet sauta de la barrière et s'approcha de la vache avant d'en gober un. Horrifiée, Colette bafouilla quelque chose avant de détourner le regard, pas exactement sûre à quoi elle était en train d'assister. Pourtant, elle buvait du Lait Meumeu, alors... "Ah mais oui, c'est une Ecremeuh !"

    D'un coup, elle comprit ce qui se passait. Le Lait Meumeu, en plus d'être délicieux pour les humains, l'était tout autant pour les Pokémon, et visiblement, Bastet était au courant. Quand Kodak commença à se demander ce qu'il se passait, il se jeta du sac de Colette et se précipita vers l'Ecremeuh pour demander à se nourrir aussi. La vache, très heureuse de faire ce qui lui était le plus naturel, les laissa faire, en souriant aux petits Pokémon qui se régalaient en tétant son lait. N'empêche que la vision était particulière. Colette n'était pas ultra à l'aise.

    "Bon, euh... C'est sympa tout ça, mais tu sais où il faut s'adresser pour avoir un endroit où dormir ?" demanda-t-elle à Eloise, faisant tout pour ne pas se concentrer sur ses Pokémon qui faisaient un bruit monstre juste à côté d'elle. C'était vraiment perturbant. Elle avait vraiment un esprit mal placé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Dresseur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 28/07/2017
Messages : 617

Région : Johto
Dim 17 Sep - 15:24
Elles se remirent en route en marchant d’un bon pas. Colette portait ses Pokémons en avançant rapidement et Eloïse avait décidé de l’imiter, tant bien que mal. Elle était non seulement plus petite et moins baraqué que Colette, mais son starter, semblait avoir pris du poids et de l’expérience en même temps. Elle pensa à Damon, son ami qui l’avait initié à l’importance des exercices physiques autres que la marche, et elle se força à adopter l’allure plus pressée de sa voisine. Germignon regardait droit devant lui, mais il n’avait plus l’air furieux ou indigné. La dresseuse se sentait bizarrement soulagée du poids qui l’avait importuné lors de leur dispute.

Dresseuse et Pokémon observèrent en silence les modifications du paysage dans le soleil couchant. Le sentier caillouteux avait laissé la place à une grande prairie qui semblait posée là comme un bouton sur le visage d’un Lippoutou. Eloïse avait entendue parler de la topographie bizarre des lieux. Plusieurs théoriciens du complot prenaient le mixage bizarre de paysages herbus et montagneux comme le signe d’une activité extraterrestre… dont les Mélofées seraient les descendants. Franchement, en regardant l’ombre de la montagne tomber sur le ranch comme une dent menaçante, elle était presque tentée de les croire.

Elles arrivèrent aux portes du ranch dans un silence uniquement interrompu par les mugissements de Tauros. Colette poussa la grille en métal qui grinça sur ses gonds. Elle tint la porte à Eloïse, qui lisait l’inscription peinte au dessus de la porte. En caractères fantaisies, « Ranch Sélénite » avec une joyeuse Écrémeuh qui s’appuyait sur le R en faisant coucou au Lecteur, et un croissant de lune à la place du point sur le « i ». ça avait l’air d’être un endroit accueillant. Eloïse sortit de sa rêverie, et passa la porte tenue par Colette, qui observait d’un air impressionné le ranch autour d’elle. Elle n’avait jamais visité de ranch ? C’était une installation assez modeste, appuyée à flanc de montagne. Ils ne devaient pas avoir beaucoup d’espace, contrairement au Grand Ranch Meuhmeuh à Johto. Qu’importe, elle avait l’air intéressé par le bois qui délimitaient les enclos où les Tauros s’affrontaient. Eloïse, elle était plus intéressé par le duel des Tauros.

Il s’agissait de bêtes bien plus jeunes que Tautau, à en juger par la tailler de leur cornes, et l’orientation de leur sabots. Comme beaucoup de spécimens de leur espèces, ils étaient assez agressifs l’un envers l’autre. Eloïse recula instinctivement lorsque leur attaque Bélier s’entrechoquèrent, soulevant un nuage de poussière qui flotta dans leur direction. Ils étaient tous les deux plus petits et moins expérimentés que Tautau, mais ils faisaient toujours deux fois sa taille, trois fois son poids. Elle comprenait maintenant que Colette veuille s’assurer de la solidité de la barrière. Ce n’était pas du bois d’arbre à baies qui allaient les arrêter s’ils décidaient de les charger. Elle regarda le bois à son tour, en se demandant si elle arriverait à l’identifier… sans succès. Mais ça avait l’air bien plus solide que du bois de baies.

Leur attention fut attirée par une Ecremeuh qui venait vers eux avec des gestes amicaux. Elle aussi était plus petite que les imposantes matrones laitières qu’Eloïse avait vu au ranch johtoien, et encore plus que le tank de combat qui servait de Pokémon phare à Blanche, la championne de sa Doublonville. Elle faisait à peine la taille d’Eloïse une fois redressée sur ses pattes arrières, bien qu’elle soit plus lourdes. Colette, demanda avec une voix intriguée : « Eloïse, tu connais ce Pokémon ? » La dresseuse regarda sa compagne avec un air interloqué, et eut un petit silence en réfléchissant sur la question. Elle déposa son Germignon sur le sol, pendant que Bastet se précipitait vers l’Ecremeuh. Elle répondit sur un ton prudent, ne voulant plus vexer son interlocutrice : « La question est ambigüe. Tu parles de l’espèce de Pokémon ou de cette Ecremeuh en particulier ? »
« Ah mais oui, c’est une Ecremeuh ! »
« Ah, du coup j’ai répondu. Et pour répondre à l’autre question, non je n’ai jamais vu cet Ecremeuh, c’est la première fois que je viens de ce côté de Kantô. »

Elle observa d’un air intéressé les Pokémons téter le pis de la vache. Son Germignon regarda la scène d’un air envieux, mais lui aussi échaudé par la dispute avec sa dresseuse, se retint de faire comme ses amis. Il lui lança juste un regard plein d’espoirs. Eloïse regarda l’Ecremeuh, redressée sur ses pattes arrières, et secoua finalement la tête en signe de négation. Elle lui parla à voix basse « Je te promets de t’acheter une bonne bouteille de Lait pour toi tout seul, plus tard. Mais regarde : ils prennent les pis du bas, et tu ne peux pas accéder à ceux du haut. C’est pour plus tard, ok ?»

Colette, qui observait la scène avec un mélange de fascination et de malaise, se détourna du spectacle, et lui demanda avec une voix hésitante : « Bon, euh... C'est sympa tout ça, mais tu sais où il faut s'adresser pour avoir un endroit où dormir ? »
« Tu vois ce grand bâtiment, à flanc de montagne ? Je parie qu’ils pourront nous loger. » Elle eut un sourire malicieux « Au pire, on dormira dans l’étable, au milieu des Ecremeuh et des Tauros. C’est très confortable, la paille. »
Elles arrivèrent donc au grand bâtiment, mélange pittoresque entre du bois et de la brique. Eloïse se demanda s’ils vivaient encore comme du temps de leur grand parents, et ses craintes furent confirmées par l’absence de sonnerie à la porte. A la place, une petite cloche était suspendue sous le porche de campagne. En jetant un regard intrigué à l’objet, Eloïse toucha d’abord la cloche du doigt, avant de la secouer, produisant un tintement cristallin. Quelques instants plus tard, une femme leur ouvrit. Tâches de rousseur, peau tannée par le soleil, forte, brune, en salopette, lunettes de geek. Avec un accent Johtoien si raffiné qu’Eloïse se demanda comment une voix comme la sienne pouvait sortir d’une gorge aussi forte. « Bonjour ? Puis-je vous aider ? »



Eloïse parle en #ff3366
Phrase du mois: "Germignon, hein ? Il est... mignon." (Colette Alvane)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Dresseur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 03/08/2017
Messages : 350

Région : Kantô
Jeu 21 Sep - 4:42
    Colette leva les yeux au ciel tellement fort qu'elle crut voir l'intérieur de son cerveau qui était en train de fondre à cause de la remarque d'Eloise. A chaque fois que la jeune fille commençait de nouveau à être sympathique, elle sortait une nouvelle débilité qui lui donnait envie de s'arracher les cheveux. Ben non, pas cet Ecremeuh en particulier, l'espèce. Comme si Colette était assez stupide pour croire qu'une gamine puisse connaître personnellement tous les Pokémon du monde. Décidément, elle regrettait de plus en plus sa rencontre avec Eloise. Si c'était à refaire, elle serait directement parmi au Mont Sélénite sans demander son reste et aurait préféré dormir dans la grotte plutôt que de passer le reste de la soirée avec la jeune fille. Mais bon, maintenant qu'elles étaient au ranch, il était trop tard pour revenir sur ses pas. Et puis, ça ferait une drôle d'histoire à raconter plus tard, même si actuellement, elle voulait juste secouer la brunette pour lui dire d'arrêter de dire des imbécillités à tout bout de champ. Tournant la tête vers l'Ecremeuh qui se faisait téter... C'était vraiment super bizarre de dire ça comme ça, mais le fait était que ses deux Pokémon étaient actuellement en train de boire le lait du Pokémon. Elle fut assez surprise de voir qu'un Tauros n'était pas bien loin. Il regardait dans la direction du petit groupe, et Colette le fixa, intriguée. Il n'avait pas l'air méchant. Ou en tout cas, il n'avait pas l'air agressif. Il cessa de regarder la jeune femme et brouta tranquillement l'herbe en face de lui, mais la jeune femme sentait qu'il restait sur ses gardes, presque comme s'il faisait attention à l'Ecremeuh qui nourrissait les petits Pokémon à ses pieds. Quand ceux-ci furent rassasiés, ils poussèrent tous les deux des petits cris de joie et la vache leur caressa la tête avant de s'éloigner, gambadant dans l'herbe joyeusement. Colette sourit à voir ses deux compagnons repus, puis leva la tête vers le Tauros, avant de les appeler à revenir vers elle, car même s'il n'avait pas l'air agressif, ça restait une bête qui pourrait leur faire très mal s'il venait à charger.

    Se tournant vers Eloise alors que ses deux petites créatures revinrent vers leur dresseuse, Colette eut un petit air dégoûté à l'idée de dormir dans la paille. Elle ne savait pas d'où venait Eloise, mais la jeune femme préférait largement monter sa tente à côté du ranch plutôt que s'endormir au milieu des bestiaux. Secouant la tête pour faire disparaître la vision qui lui était venue, elle commença à s'avancer vers le bâtiment assez rustique qui devait abriter les gérants du ranch. Eloise sonna la cloche, et rapidement, une femme bien en chair vint les saluer. Colette se fit la remarque qu'elle ressemblait presque à une caricature de ce qu'on pouvait trouver dans un tel endroit, mais elle ne fit pas de remarque, sachant tenir sa langue, contrairement à sa voisine. Du coup, avant que celle-ci ne sorte une ânerie, Colette prit les devants.

    "Bonjour, mon amie ici aurait besoin d'un traitement pour son Tauros," expliqua Colette. C'était plus simple de dire qu'Eloise était son amie, plutôt que de dire qu'elle la connaissait depuis peu et que leur rencontre avait été plutôt fracassante. Après avoir présenté la jeune fille a ses côtés, elle se tourna de nouveau vers la dame en face d'elle et lui sourit, essayant de paraître aussi sympathique que possible. "Et on aimerait savoir s'il était possible que vous nous hébergiez ce soir ? La nuit tombe, et si on pouvait éviter de dormir à la belle étoile, ça nous arrangerait."

    "C'est merveilleux pourtant de dormir à la belle étoile !" s'exclama la dame ronde, croisant les bras sur sa poitrine volumineuse, un petit rire échappant ses lèvres. Colette ne savait pas si elle était en train de leur dire qu'elle ne les acceptait pas, mais ça ne ressemblait pas à un oui. "Entrez donc ! Vous avez faim ? Le repas est en train de chauffer ! Ca s'ra pas gratuit par contre, faut bien faire tourner la boutique ! Les Tauros ça d'mande de l'entretien, et ça coûte cher ces bestiaux !"

    Colette ne sut quoi répondre, mais en tout cas, il semblait qu'elles avaient réussi à sécuriser un endroit où dormir cette nuit, c'était déjà ça. Elle pénétra la première dans la demeure de la dame, se demandant si elle était toute seule pour "faire tourner la boutique". Sans doute que non, mais elle n'avait vu personne dans l'enclos des Tauros, à moins que la personne soit dans les étables, ce qui n'aurait pas été très étonnant. Les Pokémon de la dresseuse firent quelques pas dans la maison, observant ce qui se trouvait autour d'eux, toujours heureux d'avoir bien mangé. Mais l'estomac de Colette la trahit lorsqu'un petit son s'en échappa pour montrer sa faim. Elle posa instinctivement une main sur son ventre comme pour cacher ce qui venait déjà de se passer. Elle eut un petit rire gêné, avant de s'avancer dans la salle à manger de leur hôte.

    "Posez vos affaires là, venez vous laver les mains dans la cuisine là-bas à gauche et posez-vous à table, j'vais chercher mon mari et not' fils !" s'exclama la dame, s'éclipsant alors par une porte qui venait visiblement à l'enclos, de l'autre côté de l'entrée de la maison. Colette déposa son gros sac près d'un canapé en cuir magnifique. La maison avait un côté rustique particulièrement charmant qui lui donnait l'impression d'être chez elle, bien que la maison de sa grand-mère n'avait rien à voir avec cet espèce de mini chalet en bas de la montagne. La jeune femme s'étira un peu et tourna la tête pour voir Bastet et Kodak allongé sur un tapis en peau, près à s'endormir. Ils avaient mangé, et maintenant, c'était leur de dormir. Bah oui, bien entendu. Colette secoua la tête avec un sourire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Dresseur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 28/07/2017
Messages : 617

Région : Johto
Ven 22 Sep - 19:19
Eloïse ouvrit la bouche pour répondre, mais se fit devancer par Colette. La jeune femme expliqua donc les raisons de leur présence à la fermière. Elle ouvrit la porte plus large, et Eloïse put la regarder plus attentivement, pendant qu’elle discutait avec Colette. La dame était vêtue d’une salopette bleue travail qui englobait sa chemise à carreaux de bûcheron, ouverte au niveau de sa poitrine généreuse. Généreuse, comme son rire qui lui rappelait vraiment beaucoup le rire de sa maman. Elle les laissa entrer après les avoir taquinées. Leur hôtesse leur proposa un repas (payant, évidemment). Voyant que Colette ne semblait pas réagir, Eloïse s’empressa de répondre sur un ton badin, pour alimenter la conversation.

« Oui, mon Tauros mange déjà beaucoup, et avec les vaccins, j’ose même pas imaginer comment vous vous débrouillez avec 20 bestiaux comme lui... Encore merci de nous accueillir au fait ! Et, oui pour le repas, je meurs… »

Un petit grognement s’échappa de derrière elle, Eloïse se retourna un peu surprise, pour voir une Colette un peu rose poser une main gênée sur son ventre. Eloïse se retourna en laissant échapper un pouffement qu’elle masqua tant bien que mal par une simili toux. Puis elle dit avec un grand sourire, ne parvenant pas tout à fait à réprimer son hilarité : « Nous mourons de faim. »

La dame s’éclipsa après leur avoir demandé de s’installer. Eloïse posa son Germignon, puis son sac par terre. Le Germignon regarda les deux Pokémons repus avec envie ; avec toutes les émotions de la journée, lui aussi mourait de faim. Le Pokémon s’assit sagement, en attendant le repas où il aurait certainement sa part. Pendant que Colette s’étirait, Eloïse se dirigea vers la fenêtre à côté de l’entrée. Il y avait ce qui était sans doute une vue magnifique pendant la journée. Le soleil se couchant plus tôt près des montagnes, les vastes champs étaient plongés dans la pénombre. Elle vit une forme lumineuse escorter un troupeau de Tauros jusqu’à l’établi, où ils dormiraient le soir. Sans doute un Galopa chevauché par un travailleur au ranch. C’était le mari ou le fils, d’après ce que disait leur hôtesse.

L’hyperball à sa ceinture se remit à vibrer violemment. Eloïse lui lança un regard ennuyé, avant de pousser un soupir. Elle ne pourrait pas éviter la confrontation indéfiniment. Tautau était capable de briser son hyperball s’il s’agitait trop et était trop énervé. Il valait mieux éviter que cela arrive alors qu’ils seraient à table. Elle dit sobrement à Colette « Je reviens tout de suite. », avant d’emprunter la porte par laquelles elles étaient entrées. Elle traversa la petite cour séparant le chemin de la maison, et se tourna de manière à avoir le vent dans son dos. Ce ne serait certainement pas une bonne idée que des Tauros des champs, connus pour leur sens aigu du territoire, sentent brusquement un rival apparaître chez eux, près de leurs Ecremeuh adorées. La dresseuse tapota l’hyperball, pour prévenir Tautau qu’il allait enfin sortir, puis appuya sur le bouton d’éjection. Le Tauros apparut dans toute sa majesté, et il poussa un meuglement outré et foudroya la dresseuse du regard en agitant ses queues d’un air menaçant. Eloïse ne bougea pas, endurant les démonstrations d’intimidation de manière stoïque, puis enveloppa le mufle de son Pokémon de ses mains. Le Tauros se déroba à son contact, toujours outré, et baissa la tête, faisant semblant de se préparer à charger. Malgré la certitude absolue que Tautau ne lui ferait jamais de mal, le cœur d’Eloïse commença à battre beaucoup plus vite. Elle leva les mains dans une posture apaisante et se mit à utiliser la même voix que son père utilisait pour la rassurer quand elle pleurait.

« Tautau ? Tout va bien, je n’ai rien. Et je suis désolé, mais je ne pouvais pas te laisser menacer un autre humain. J’ai bien plus peur de P’pa que de toi, et nous savons tous les deux qu’il nous aurait crucifiés s’il savait tout ça. Donc je veux que tu te calmes, et que tu arrêtes… s’il te plaît ? Tu me fais un peu peur…»

Le Tauros souffla fort des naseaux, renâcla, puis se calma. Eloïse put enfin saisir son museau et poser un gros bisou dessus. Elle se tint un instant tête contre tête avec son second papa. Elle ferma les yeux, et respira l’odeur du Pokémon, qui avait toujours eu un effet instantanément rassurant sur elle. Après une longue minute, elle se sépara du Pokémon de son père, puis le rappela. Cette fois, l’hyperball resta silencieuse et immobile. Elle se retourna, en espérant qu’elle n’était pas trop en retard pour le dîner. Et en espérant également que les propriétaires n’avaient rien vu de son cinéma.



Eloïse parle en #ff3366
Phrase du mois: "Germignon, hein ? Il est... mignon." (Colette Alvane)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Dresseur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 03/08/2017
Messages : 350

Région : Kantô
Dim 1 Oct - 20:22
    Colette eut à peine le temps de poser son sac à terre qu'elle entendit Eloise s'excuser pour s'éclipser un moment seule. Ne sachant pas trop ce qui lui prenait, la jeune femme espéra tout de même qu'elle n'allait pas faire une nouvelle bêtise. Après tout, c'était sa spécialité depuis qu'elles s'étaient rencontrées. Si elles ne se connaissaient pas, elle aurait pu l'ignorer, mais étant donné qu'elles étaient arrivées toutes les deux ensemble... Eh bien, disons que si elle décidait de sortir une ânerie au repas, Colette en ferait sans doute les frais également. Elle espérait juste qu'elle n'en arriverait pas à devoir s'excuser de la part d'une fillette qu'elle connaissait depuis quelques heures à peine. Mettant ça de côté, la jeune femme s'approcha de la fenêtre pour voir l'enclos des propriétaires, trouvant la dame qui les avait accueillies. Elle se dirigea vers l'étable, sans doute pour discuter avec un des deux hommes dont elle parlait. Curieuse, Colette continua à regarder par la fenêtre et remarqua qu'un Tauros la fixait à travers la vitre, ce qui la mit moyennement à l'aise. Etait-ce ce Tauros qui l'avait déjà fixé plus tôt ? Elle ne pouvait pas être sûre, ils se ressemblaient tellement tous... Enfin, quoiqu'il en soit, son attention fut attirée par un autre boeuf qui chargeait, sauf qu'il n'était pas seul. En vérité, un jeune homme le chevauchait, et c'était assez impressionnant, parce qu'il semblait assez clair que l'animal n'avait pas envie d'être monté. Mais le jeune homme s'accrochait, allant même jusqu'à l'arrogance, ne tenant la bête que d'une seule main, l'autre tournoyant autour de sa tête. Depuis le salon, elle pouvait l'entendre rire, et elle eut un petit sourire. Qui n'aimait pas les cowboys ? Colette était certes une personne atypique, mais elle avait des goûts en matière de garçon très... bon, disons-le, clichés. Mais elle n'avait pas encore vu son visage, et ne l'avait pas encore entendu parler. Il était peut-être très beau, mais s'il était con comme un balai, il n'irait pas loin. Enfin, quoiqu'il en soit, il finit par calmer la bête sur laquelle il se trouvait, et c'est à ce moment-là que sa mère l'appela pour lui dire d'aller manger. Elle était sortie de l'étable avec un monsieur bien en chaire lui aussi, qui devait être son mari. Colette eut un nouveau sourire. Vivre ici devait être assez idéal. S'occuper des bêtes, vivre en famille, avoir une belle vue sur la montagne. Enfin, elle disait ça sans connaître ces gens, mais c'était ce qu'elle aimait imaginer.

    Elle fut tirée de sa rêverie par la porte derrière elle quand Eloise revint, l'air plus détendue qu'avant. Colette hésita à lui demander ce qu'elle était partie faire, mais décida finalement de ne rien dire, après tout, la gamine avait montré que si elle tenait à dire quelque chose, elle le ferait d'elle-même. Et puis pour être tout à fait honnête, Colette s'en fichait un petit peu. Du moment qu'elle ne faisait pas de bêtise, c'était le principal.

    "Ils vont arriver, la cuisine est à ta gauche je crois," fit-elle remarquer avant de s'y diriger. Tournant la tête pour voir l'état de ses deux Pokémon, elle les trouva en train de roupiller tranquillement par terre, et elle leva les yeux au ciel. Bon, ils ne devraient pas gêner en étant là, du moins elle espérait. Et puis, il y avait plus volumineux qu'un chat et une tortue, pour être honnête. Si un Tauros s'endormait en plein milieu du salon, ça serait problématique, mais eux... Au pire, il faudrait les contourner. Quoiqu'il en soit, Colette entra dans la cuisine, qui ne dénotait pas du tout avec le reste de la maison. Bien qu'il y avait un peu moins de bois que dans le salon, elle restait extrêmement rustique. Décidément, c'était mignon chez eux. S'approchant de l'évier, la jeune femme se lava les mains rapidement, puis regarda la table où ils devaient s'installer, mais préférant ne pas trop prendre ses aises, elle resta debout, attendant que leurs hôtes reviennent pour prendre place. "Tu penses qu'ils vont vacciner ton Tauros demain du coup ? Il sera peut-être tard pour faire ça ce soir après le repas, non ?"

    En vérité Colette n'en savait rien. Elle voulait juste faire la conversation. Et puis, elle était un peu intimidée de se retrouver chez des gens qu'elle ne connaissait pas. Ils étaient suffisamment gentils pour les accueillir chez eux, et même si elle payait pour rester là, elle se trouvait un peu gênée d'être là. D'autant plus si elle trouvait le fils mignon, ça risquerait d'être un peu... Il fallait vraiment qu'elle se calme, d'abord le repas.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Dresseur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 28/07/2017
Messages : 617

Région : Johto
Sam 7 Oct - 21:18
Eloïse entra dans la pièce. Colette se retourna, semblant sortir d’une profonde réflexion. Elle lui signala d’un air distrait la direction de la cuisine avant d’y aller. Eloïse la suivit sans un mot. Apparemment soit elle n’avait pas vu sa confrontation avec Tautau, soit elle n’avait pas envie d’en parler. Tant mieux, ça lui éviterait des explications embêtantes. Elle suivit Colette sans un mot, et imita la dresseuse qui se lavait consciencieusement les mains. Ensuite, contrairement à Colette qui semblait observer la cuisine rustique, Eloïse s’assit à table, comme leur hôtesse le leur avait gentiment suggéré. Elle observa elle à son tour les ustensiles soigneusement accrochés au mur en bois, et se demanda s’il était bien prudent d’avoir un Galopa si près d’une maison avec autant de bois. Elle se gourmanda intérieurement : il s’agissait d’une famille de fermier depuis au moins trois générations. Il était au moins raisonnable de penser qu’ils connaissaient assez bien leur métier.
« Tu penses qu'ils vont vacciner ton Tauros demain du coup ? Il sera peut-être tard pour faire ça ce soir après le repas, non ? »
Eloïse tourna son regard vers Colette qui était toujours debout.
« Je ne sais pas. Je pense, oui. De toute façon je ne suis pas pressée, mon train repart demain soir de... »

Elle fut interrompue par la porte qui s’ouvrait, et une bonne odeur de paille pénétra dans le salon et se diffusa dans la cuisine tandis que la famille de fermier entrait dans la cuisine. Eloïse observa d’abord celui qui était de manière assez évidente le mari. Petit, les bras trapus et musclés, le regard jovial, une barbe grisonnante qui dissimulait un sourire poli, le fermier serra la main de Colette avec ce qui paraissait être une poigne de Mackogneur en lui souhaitant la bienvenue avec un fort accent, tandis que la mère se dirigeait d’un pas souple et sûr vers la cuisinière qui faisait mijoter quelque chose. Le fermier leur demanda comment s’était passé leur voyage. Eloïse répondit qu’elle était là pour faire vacciner son Tauros. Comme Colette l’avait deviné, il proposa de le faire après une bonne nuit de repos. Il rajouta avec un sourire malicieux qu’humains comme Tauros étaient de meilleure humeur lorsqu’ils étaient reposés.
Des meuglement étouffés se firent entendre dans l’étable derrière, avant que le fils entre en scène. Eloïse reconnut le visage rond et doux de la maman mais les yeux jovial et vif du père. Sa chemise entrouverte laissait voir que le reste de son corps était… bien proportionné. Si Eloïse avait passé son enfance sur le dos d’un Tauros de dresseur, apprivoisé, affectueux, et (relativement) calme, le jeune fermier avait l’air de pouvoir dompter un Ponyta sauvage à mains nues. Et ces abdos… Hmmm.
La jeune fille se sentit rougir, avant de détourner le regard et de faire mine de s’intéresser à leur hôtesse qui disposait les couverts et les assiettes sur la table. La jeune fille se rendit compte qu’elle serait peut-être plus utile à aider leurs hôtes si gentils. Elle se leva de table et aida la dame à disposer les couverts, puis les verres. Elle vit du coin de l’œil que Colette non plus semblait troublée par le charme du cow-boy. Il s’adressa à elle mais Eloïse n’entendit pas ce qu’il lui dit car c’est précisément à ce moment-là que son attention fut attirée par Mimi. Le Germignon monta à sa jambe, en poussant de petits gémissement plaintifs, en réclamant de la nourriture.
Un éclair de culpabilité passa dans son esprit. Comment avait-elle pu oublier son bébé ? La dame, qui vit le manège de son starter, eut un sourire, et sortit une gamelle de Caninos, ainsi qu’une ENORME bouteille de Lait Meumeu, qu’elle posa au sol. En versant le lait dans la gamelle elle gratouilla la tête de son starter.
« Tout frais du jour ! Régale toi, mon p’tit. »

Eloïse vérifia que son Pokémon était bien, avant de se diriger vers le fils et de lui tendre la main.

« Bonjour ! Je m’appelle Eloïse. Je vous ai vu sur le Galopa tout à l’heure vous chevauchez vachement bien ! »

Il fit remarquer qu’il ne chevauchait pas le Galopa familial. C’était son père qui le faisait. Le fils préférait les Tauros encore un peu rétifs. Avant qu’Eloïse ait eut le temps de se sentir idiote, leur hôtesse claironna.

«Le repas est prêt. Tout le monde se lave les mains ! Vous aussi, même si vous l’avez déjà fait ! Ils viennent de descendre de leur monture, qui sait où leurs papattes ont traîné ! »



Eloïse parle en #ff3366
Phrase du mois: "Germignon, hein ? Il est... mignon." (Colette Alvane)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Dresseur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 03/08/2017
Messages : 350

Région : Kantô
Mer 11 Oct - 14:57
    A l'arrivée de la famille, Colette sentit que les regards des deux fermiers se posèrent sur elle. En même temps, il y avait de quoi. Elle ne passait pas exactement inaperçue avec sa crinière bleue. Mais si elle ne fit pas trop attention au regard du maître de maison, c'est le regard ambré du fils qui la fit légèrement rougir. Leurs yeux se croisèrent un instant, puis elle se concentra sur son père qui lui tendit la main. Elle la serra comme elle put, mais la poigne de ce monsieur était telle qu'elle ne put retenir un rictus de douleur qu'elle dissimula derrière un sourire maladroit. Le fils s'approcha ensuite, à peu près aussi grand que Colette, donc en soi, plus grand qu'elle si elle retirait ses bottes. Il lui tendit également la main et elle hésita un instant, craignant que sa poigne soit aussi ferme que celle de son père. Mais par politesse, elle l'attrapa quand même, et elle fut surprise de se rendre compte que malgré ses mains calleuses, sa poigne était assez douce. Un petit rire échappa la jeune femme lorsqu'ils se séparèrent.

    "Vous êtes venus voir les Tauros ?" demanda le jeune homme, presque semblait-il, pour faire la conversation. Il n'avait pas l'air timide. Et il n'avait pas l'air déstabilisé par Colette, ou du moins il ne le montrait pas.

    "En fait je..." commença Colette, se tournant vers Eloise pour détourner l'attention qui était sur elle, s'éclaircissant la gorge en cherchant quoi dire. "Je suis tombée sur cette fille en chemin vers le Mont Sélénite, et la nuit tombait alors... au lieu de dormir à la belle étoile..."

    "Je vois," commenta le jeune homme, avec un sourire. "En tout cas, vous êtes les bienvenues. Je m'appelle Oscar."

    "Colette," répondit-elle avec un sourire presque niais. "Enchantée."

    Il y eut un moment un peu étrange où ils se fixèrent tous les deux sans trop savoir quoi se dire, mais fort heureusement pour la jeune femme, Eloise vint se présenter à Oscar, détournant son attention. Colette se retourna, faisant mine de regarder ailleurs et en profita pour souffler un coup, discrètement. Elle avait l'impression d'avoir été en apnée. Le jeune homme était vraiment mignon, et il ne semblait pas particulièrement farouche à son apparence, c'était presque comme s'il était intrigué. Colette n'osait même pas envisager la possibilité qu'il soit intéressé, de toute façon, il perdrait vite de l'intérêt en sachant qu'elle n'était pas vraiment une femme. Pas sous ses vêtements en tout cas.

    La remarque d'Eloise fit pouffer de rire Colette qui ne manqua pas d'attirer l'attention du jeune homme. En même temps, soit Eloise l'avait fait exprès, soit c'était involontaire et c'était d'autant plus drôle. Lorsque Colette croisa le regard d'Oscar, celui-ci leva un sourcil dans sa direction l'air de la provoquer. Elle rougit de nouveau et ne sut pas trop quoi faire alors elle se contenta de chercher un endroit où poser les yeux et heureusement pour elle, la maîtresse de maison les invita à se laver de nouveau les mains pour manger. Après tout, elles venaient de serrer les mains des hommes qui venaient d'arriver, et les leurs étaient sales. Ou du moins, poussiéreuses. Une fois cela fait, tout le monde s'installa, tandis que la mère s'occupait de servir tout le monde. Colette n'osa pas se proposer d'aider, puisqu'elle n'était pas chez elle et qu'elle ne connaissait pas ces gens. Elle se contenta de regarder la table, essayant à tout prix de ne pas fixer Oscar, bien que celui-ci ne semblait pas lui accorder plus d'attention que ça.

    "Alors z'êtes dresseuses ?" demanda le père de famille, entamant une conversation des plus banales. Evidemment, ils devaient en voir souvent des dresseurs et des dresseuses passer dans le coin.

    "Oui, enfin... Moi je suis de la région, Eloise vient de Johto," expliqua Colette, montrant la jeune fille à ses côtés. Elle lui accorda un sourire. "Je devais passer le Mont Sélénite aujourd'hui mais j'ai eu un petit... contretemps, on va dire." Elle força un petit rire, que personne ne suivit et elle se demanda pourquoi elle venait de dire ça. S'éclaircissant la gorge, elle chercha quoi dire d'autre. "C'est dur à élever un Tauros ?"

    Alors niveau banalité, là on atteignait des sommets. C'était comme si elle avait parlé du beau temps. Tout le monde s'en foutait. Et en plus, elle savait déjà que c'était difficile, elle avait bien vu que la bête d'Eloise était un peu sauvage malgré son âge. Et puis elle avait vu Oscar en train de chevaucher un des Pokémon, et même s'il se débrouillait vraiment bien, ça n'était sans aucun doute pas aussi facile qu'il le laissait penser. Ce que dévoilait ses vêtements laissait à penser qu'il était suffisamment bien bâti pour résister à un Tauros. Peut-être pas en combat, mais en tout cas, une fois cramponné dessus, il était capable d'y rester. Colette se mordit la langue. Il fallait qu'elle arrête de penser à ce genre de choses.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



C-GEAR
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
(Page 2 sur 2) Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Master Poké :: Le Pokémonde :: Région Kantô - 1E G E N :: Argenta :: Route 3-