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» OLÉ!


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Dresseur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 28/07/2017
Messages : 581

Région : Johto
Dim 3 Sep - 23:49
Eloïse Tresher. Fille d’un infirmière Pokémon, et d’un fleuriste. Spécialiste des types Fée. Hmmm. C’était un titre qui sonnait bien. Mais pour le moment, elle était Eloïse Tresher, fille de commission, spécialiste en Tauros. La jeune fille regarda l’Hyperball dans sa main, qui vibrait doucement, en réagissant au doux ballotement du train magnétique. Tautau n’aimait pas être enfermé dans sa ball. Mais elle n’avait pas vraiment eu le choix. Elle aurait difficilement pu embarquer sur les rails avec une bestiole qui dépassait allègrement les 100 kilos et qu’elle pouvait chevaucher aisément. Outre son problème de taille, le Tauros n’aimait pas être confiné dans des espaces clos. Il n’aurait pas tenu les deux heures entre Kantô et Johto. Eloïse était là parce que son père ne pouvait pas emmener le Tauros se faire vacciner lui-même. Apparemment la fin de l’été était une saison haute pour le magasin, et il ne pouvait pas se permettre de s’absenter lui-même. Mais depuis que Tautau avait chopé le Pokérus, et qu’il était tombé malade à en mourir, Philippe Tresher était d’une méticulosité qui frisait la paranoïa en ce qui concernait la santé de son starter. Tous les deux ans, Tautau avait droit à une piqûre de rappel de 1000 p$, qui venait tout droit les attendre au ranch de la route 39. Son papa s’absentait alors une soirée pour le faire piquer au ranch. Malheureusement, pour une raison ou pour une autre, cette année, la piqûre s’était perdue en route. Et le ranch qui les fournissait rejetait la responsabilité sur la société de transport.
Dans tous les cas, la situation avait mené à un embrouillamini tel que Philippe devait faire le déplacement jusqu’à Kantô, au Ranch Sélénite, qui était le seul endroit de la région habilité à fournir des piqûres pour son Tauros. Son père ne pouvant s’absenter pour une longue durée, avait confié le Tauros à sa fille afin de l’accompagner au ranch. Il lui avait fourni de l’argent pour la piqûre et pour le voyage bien sûr, mais Eloïse devrait se nourrir dans les Pokécentre, et sa carte de dresseuse de Johto ne lui permettrait de tenir que pendant une durée limitée à Kantô, après quoi il lui faudrait rentrer. Eloïse était nerveuse au début. Elle était déjà allée à Kantô, mais c’était toujours alors qu’elle était en vacances, et jamais hors des lieux hyper touristiques : Céladopole la luxueuse, Safrania l’industrieuse, Parmanie la jolie… Eloïse consulta son smartphone ; elle avait déjà oublié quel était le nom du trou paumé à côté du Mont Sélénite. Ah oui, Argenta, c’était ça. Apparemment il y avait une arène là bas. Une arène de type roche. La dresseuse poussa un soupir d’envie. A Kantô, tout semblait être plus facile. Elle aurait probablement déjà battu la première arène avec son Germignon si elle avait été dans Kantô. Mais malheureusement, un match d’arène ici ne serait pas compté comme match officiel si sa T-card ne l’identifiait pas comme dresseuse de Kantô.
Elle sentit à peine le train ralentir, et ne se serait pas rendue compte du changement de vitesse si le paysage autour n’était pas progressivement passé de campagne monotone à un habitat urbain dense. Elle arrivait à la gare de Céladopole. Mais il y avait encore une bonne trotte, avant Argenta. Eloïse eut un sourire complice. La ball avait légèrement vibré durant tout le trajet. Tautau voulait se dégourdir les jambes. Il allait avoir la course de sa vie.
Eloïse attendit d’être sortie de Céladopole avant d’appuyer sur le bouton de fermeture. L’hyperball se détendit comme un ressort lâché, et Tautau sortit avec un rugissement libéré. Il inspira à pleins poumons et fouetta l’air de ses queues. Eloïse lui caressa le flanc pour le calmer, puis pressa sa tête contre son museau en lui murmurant des paroles apaisantes. C’était leur manière à eux de se dire bonjour. Une fois un peu calmé, Eloïse l’enfourcha, et eut un sourire mi excité, mi sadique. C’était toujours une mauvaise idée de se précipiter dans l’inconnu mais, pas quand on avait un Tauros qui avait une soixantaine de niveaux dans la panse, qui avait spécifiquement été entraîné pour pouvoir courser un Galopa, et qui avait lui aussi fait la tournée des arènes dans sa prime jeunesse. Eloïse sentait les muscles rouler sous la puissance contenue. Elle enfonça ses mains dans la crinière touffue sur son dos. Elle inspira à fond, et bloqua sa respiration.
Elle était prête.

« Tu peux y allEEEEHIHIHIHIHIHIHI ! »

Ils s’élançèrent tête baissée dans la campagne en direction d’Argenta.
Une heure, trois Rattattas K.O, quatre Roucools K.O, et plusieurs dizaines de Pokémons effrayés plus tard, ils déboulaient dans Argenta comme s’ils avaient le diable au trousse. L’euphorie de la cavalcade s’était estompé, et avait fait place à un doux sentiment de plénitude, à peine contrarié un instant lorsqu’un Pokémon inconscient ou malheureux se plaçait sur leur chemin. C’était pile cette impression que devait avoir un conducteur de tank. La dresseuse força le Pokémon à ralentir dans les rues de ce qui était loin d’être un trou paumé elle devait le reconnaître. Tautau soufflait et renâclait. Cette heure l’avait vu suer, et il était satisfait de s’être défoulé par la course (et par le massacre méthodique des obstacles sur sa route), mais Eloïse sentit qu’il était loin d’être fatigué. C’est pour ça qu’ils traversèrent la ville au petit galop, juste à temps pour éviter les vieilles dames et les regards insistants, à la sortie de la ville, Eloïse talonna Tautau en lui disant :

« On y est presque. »

Ils repartirent au grand galop vers le mont Sélénite. La dresseuse fredonnait la chevauchée des valkyries, tandis que le Tauros, excité par la proximité du but, atteignit sa vitesse de pointe. En voyant approcher à pleine vitesse un virage un peu raide, la dresseuse serra les jambes pour le faire ralentir. C’est alors que surgit du virage une silhouette humaine, qui pour une raison ou pour une autre ne s’était pas écarté du tank de chair potentiellement léthal qu’elle avait entre ses jambes. La dresseuse tira frénétiquement sur la crinière de sa monture, mais le Tauros avait déjà commencé à piler.

« AAAAAAAAAAAAAAARGH ! »

Le Tauros, freinant des quatre jambes, stoppa sa course à quelques centimètres du dresseur. Eloïse, malheureusement, non. Paniquée, la dresseuse se sentit soulevée, les poils de la crinière du Tauros arrachés. La dresseuse se crispa, et se prépara à la douleur du choc. L’impact fut douloureux, mais heureusement, elle n’atterrit pas contre un des rochers qui bordait le sentier caillouteux. C’était plus doux.
Elle avait été propulsée contre le corps du pauvre bougre.

[Utilisation du train Magnétique de Johto.]



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Phrase du mois: "Germignon, hein ? Il est... mignon." (Colette Alvane)
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Dresseur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 03/08/2017
Messages : 264

Région : Kantô
Lun 4 Sep - 2:09
    Colette était perdue dans ses pensées. Enfin, plus précisément, elle avait les yeux rivés sur un petit écusson qu'elle faisait rouler entre ses doigts. Elle avait gagné un badge. Non pas sans effort, ni sans erreur. Elle devait s'avouer plutôt bête d'avoir essayé de gagner contre un champion de type Roche avec un Pokémon de type Normal. Mais Bastet avait été incroyable pendant ce combat. La grosse Miaouss avait visiblement beaucoup plus de puissance qu'elle n'en laissait paraître, et Colette était heureuse de l'avoir à ses côtés, et pas contre elle. Kodak, quant à lui, pouvait être très fier. C'était un de ses tous premiers combats et pourtant ? Il avait réussi à battre un des Pokémon de Pierre. Le champion ! Colette avait été si heureuse de le voir gagner, de le voir se battre. Et lui aussi, était heureux. Mais pas heureux de s'être battu. Il était content de voir sa dresseuse fière de lui, et la voir sourire lui faisait du bien, mais au fond, il n'avait pas envie de faire ça tout le temps. Il voulait juste accompagner la jeune femme, voir de nouvelles choses. Et quelles choses il avait déjà vues ! Il était pressé de retourner à Azuria, pour voir le parc aquatique. Maintenant que Colette était une vraie dresseuse avec une vraie carte à son nom, elle pouvait pratiquement tout faire dans la région, et ça voulait aussi dire aller jouer à Marilland ! Il ne restait qu'à traverser le Mont Sélénite, et ensuite, ils pourraient rejoindre la ville. Enfin, c'était le plan en tout cas.

    Colette leva les yeux pour voir ce qui se passait autour d'elle. C'était tellement facile de se perdre dans le gris argenté de son badge, mais ça faisait déjà dix minutes qu'elle jouait avec, il était peut-être temps d'arrêter et de profiter du paysage. La route qui menait au Mont Sélénite était relativement rocailleuse. C'était sans doute dû au fait que la montagne commençait déjà se dessiner près d'Argenta, même si l'entrée de la caverne se trouvait plus loin. Colette se demanda si la grotte avait été creusée par les hommes ou s'il s'agissait d'un chemin naturel que les habitants de la région avaient commencé à emprunter. Peut-être qu'un guide pourrait l'éclairer ? Elle ne savait pas trop comment la traversée se faisait. Est-ce que les dresseurs devaient se lancer d'eux-mêmes dans la caverne et espérer trouver la sortie, ou des gens fort sympathiques pouvaient-ils les aider à traverser ? Quoiqu'il en soit, vu l'heure, Colette n'arriverait au pied du Mont Sélénite qu'à la nuit tombée. Elle se demanda si elle allait devoir camper ou si elle pouvait trouver un endroit où se reposer. Elle avait été assez étonnée de voir que diverses auberges permettaient aux dresseurs de se restaurer lorsqu'ils voyageaient. Après tout, vu le nombre assez incroyables de jeunes (et moins jeunes) gens qui se lançaient à la conquête des badges, être aubergiste devait plutôt bien rapporter. Peut-être qu'un jour elle finirait par diriger une auberge elle aussi ?... Nan, c'était pas son genre.

    Passé le chemin rocailleux, la jeune femme fut surprise de retrouver un coin très herbeux. A première vue, plus elle s'approchait d'une montagne, plus il était probable qu'elle rencontre de la terre retournée... Enfin, c'était ce qu'elle pensait, mais non, en s'avançant sur la route, elle remarqua que l'herbe était particulièrement épaisse et marcher dessus était relativement confortable. Ca lui rappelait un peu la forêt de jade. Un des rares avantages qu'elle avait eu à dormir là-bas, fut le fait que le sol était très confortable, dû à la végétation dense. Les insectes qui surgissaient à tout bout de champ n'étaient en revanche, pas les bienvenus. Mais Bastet avait réussi à battre tous ceux qui s'étaient mis sur leur chemin. Même Kodak avait réussi à se défendre, même s'il ne s'était pas vraiment battu. En vérité, il avait surtout cherché à prouver à sa dresseuse que la Miaouss n'était pas la seule capable de la défendre, mais malgré ses efforts héroïques, le résultat avait été assez... décevant. Il s'était rattrapé dans l'arène d'Argenta, c'était déjà ça.

    En repensant à l'arène, Colette ne put s'empêcher de ressortir son badge de son sac. Il était conservé dans une petite boite qu'on lui avait offerte à l'arène, pour ranger chaque badge et montrer ainsi qu'elle était une dresseuse confirmée. Elle remarqua qu'elle devait faire un virage afin de continuer sa route, et s'avança la tête baissée. Dessinant du bout des doigts chaque face du petit badge qui brillait fièrement à la lumière du soleil, elle remarqua tout de même que le sol commençait à se faire plus dur, et qu'elle avait sans doute quitté l'herbe soyeuse qui lui donnait l'impression de marcher sur un nuage. Ce n'est qu'à la dernière seconde qu'elle s'aperçut qu'elle allait mourir. Enfin, non. Ca aurait été bête de mourir aussi jeune, non ? Écrasée par une grosse bestiole. Elle avait à peine eu le temps de relever la tête que tout ce qu'elle voyait, c'était un énorme buffle à quelques centimètres d'elle, et puis après, plus rien. Donc, elle était morte. Le choc l'avait tué. Tristesse, déception. Chialerie. Mais non, le destin en avait décidé autrement. Après quelques secondes à peine d'inconscience, elle rouvrit les yeux, se rendant compte qu'elle se sentait écrasée. Elle voulut bouger les bras, mais ils étaient sous quelque chose de lourd, elle n'aurait pas su dire quoi à l'instant présent. Ce n'était pas l'animal qui s'était arrêté juste en face d'elle, puisqu'elle le voyait. Enfin, elle voyait sa silhouette. Elle était encore trop sonnée pour reconnaître vraiment les choses. Un râle de douleur s'échappa de sa poitrine et elle tenta de se dégager de la masse qui s'était posée sur elle. Elle ne se rendit compte qu'une seconde après qu'elle venait de pousser une jeune femme à terre. Se redressant, elle poussa un gémissement de douleur avant d'être rejointe par ses deux acolytes qui se précipitèrent pour voir si leur dresseuse était en bon état. Colette reprit doucement ses esprits, regardant autour d'elle. Le gros Pokémon qui avait failli la tuer restait là, sans bouger. Il imposait une force certaine, mais maintenant qu'il était immobile, il ne faisait pas si peur que ça. Quant à la jeune femme qui lui était tombée dessus, elle ne pouvait pas être dans un pire état que Colette. Après tout, elle lui avait atterri dessus.

    "Ca va pas non ?" demanda-t-elle dans un soupir. Elle voulait être énervée, mais elle devait encore se remettre de ses émotions avant de succomber à la rage. Titubant un peu, elle se redressa avant de se relever complètement, se tenant l'épaule. Elle était tombée dessus, et ça faisait mal. C'était sans doute juste le choc pensa-t-elle, elle n'en mourrait pas. "C'est dangereux de faire ça, vous avez failli me tuer et vous avec !"

    Sa voix se faisait un peu plus sévère, et par conséquent, un peu plus grave. La jeune femme retira son sac à dos qui avait un peu amorti la chute, en espérant que rien n'était cassé dedans. Non pas qu'elle avait des objets très fragiles dedans, mais tout de même...
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Dresseur Johto

C-GEAR
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Région : Johto
Lun 4 Sep - 22:16
Pendant un instant fugace, la dresseuse se demanda si c’était ce que ressentait son Germignon lorsqu’il se faisait emboutir par une attaque Charge qui l’envoyait voler. Puis lorsque le corps sous elle bougea, et que la douleur revint, elle ne pensa qu’a sa tête qui tournait. Elle se fit éjecter du corps sur lequel elle avait atterri, par deux mains moites. Entre la tête qui lui tournait et son dos qui lui faisait un mal de Snubull, elle fut rassurée de voir que sa victime involontaire respirait encore et avait la force de se débarrasser d’elle. La dresseuse se leva péniblement, se frotta le dos en grimaçant, et examina la situation d’un œil critique. Tautau n’avait rien, à part des crins en moins, une grosse frayeur, et de la poussière sur toutes les jambes pour avoir freiné comme un dératé. Sa victime, quand à elle, se remettait d’avoir frôlé la mort, aussi bien qu’on pouvait le penser : mal. Les cheveux en bataille totale, elle lançait autour d’elle des regards hébétés dans lesquels on sentait poindre une lueur de colère. Ses yeux bleus examinèrent Tautau, puis se fixèrent dans ceux d’Eloïse
« … pas non ? » Entendit Eloïse. Ellen’avait pas tout saisi mais le visage de son interlocutrice en disait suffisamment pour saisir la teneur de ses propos. La jeune fille se raidit, et se prépara à une avalanche d’insultes bien méritées. En continuant à se frotter le dos d’une main distraite, elle saisit l’hyperball de Tautau à sa ceinture, prêt à renvoyer la bête dans sa ball si son interlocutrice avait des paroles malheureuse. L’être le plus protecteur et maternel de sa famille se tenait là, et il n’apprécierait certainement pas de laisser son bébé se faire insulter sans réagir, même si pour le moment il était trop inquiet pour Eloïse pour se concentrer sur sa victime.
« C'est dangereux de faire ça, vous avez failli me tuer et vous avec ! »
Eloïse sursauta. Ce n’était pas une voix d’interlocutrice, ça. Elle jeta un regard perplexe, à la dresseuse, puis se tourna vers Tautau, qui commençait à souffler fort des naseaux, en jetant un regard noir à son interlocuteur ( ?).
« Du calme, Tautau. Elle a raison. C’est complètement ma faute. Reviens. »
Le Tauros dressa la tête, surpris, et voulut éviter le rayon rouge qui vint le frapper, mais n’y parvint pas à temps. Il se dématérialisa et rentra dans l’Hyperball, qui vibra très fortement. Le Tauros n’était pas très content d’être rappelé comme un Racaillou récalcitrant. Il faudrait à Eloïse des trésors de cajôleries, de caresse, et de patience pour qu’il sorte de son état vexé. Mais bon, mieux ne valait pas envenimer la situation en ayant l’air de menacer une personne qui avait toutes les raisons d’être en colère. Eloïse tourna la tête vers… elle ne savait pas trop comment le qualifier dans sa tête. De loin, cette personne avait la carrure d’un homme, les épaules d’un Mackogneur avorton, et la voix d’un homme. Mais elle portait un léger maquillage, avait une coiffure féminine, et ses ongles étaient bien mieux manucurés que les siens.
« Je m’excuse, sincèrement. Tautau… enfin, Tauros a l’habitude de ne pas foncer ailleurs que dans des plaines, lorsque la vue est dégagée. C’est moi qui l’ai pressé, ce n’était pas très responsable de ma part… Vous avez quelque chose de cassé ? »
Eloïse s’approcha, en scrutant attentivement son interlocuteur ( ?) maintenant qu’elle en avait une bonne excuse pour le faire. L’homme ( ?) avait un visage carré, et ses traits sévères étaient crispés sous l’effet combiné de la frayeur et de la colère. Encadrés par des mèches folles de cheveux bleux océans, son visage un peu blême faisait ressortir ses tâches de rousseurs. C’était un très joli visage, mais parfaitement androgyne. Fascinée, Eloïse demanda

« Je… Excusez-moi, mais vous êtes un homme ou une femme ? »



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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô
Mar 5 Sep - 15:53
    Colette se tourna vers le gros Pokémon et lui jeta un regard noir. Quoi, il voulait se battre ? Pas de soucis. Elle se battrait contre un boeuf. Elle se battrait contre un oeuf. Elle se battrait avec n'importe qui. Qu'il approche, elle lui mettrait son poing dans la figure. Mais avant même qu'elle puisse lui dire ce qu'elle pensait, il disparut contre son gré dans la Pokéball de sa dresseuse. Visiblement, il n'était pas très content, et l'orbe remua fortement dans la main de la propriétaire. D'ailleurs, elle avait reconnu sa faute. Oui parce qu'en soi, elle doutait que le Pokémon ait voulu écraser Colette volontairement, c'était le comportement irresponsable de sa dresseuse qui avait provoqué l'accident. La jeune femme regarda ses deux petits Pokémon qui étaient encore à ses pieds. Plus de peur que de mal pour eux aussi, ils n'avaient pas été touché, ils étaient suffisamment petits et rapides pour esquiver. Sans quoi, ils auraient sans doute été plus blessés que leur dresseuse. Colette se tourna de nouveau vers l'arrivante, réalisant juste à l'instant qu'il s'agissait d'une gamine. Enfin, pas que Colette était très âgée non plus, mais son visage, sa tenue, son inconscience... Tout portait à croire qu'elle était encore très jeune. Le problème, à leurs âges, c'était que la moindre année pouvait fait la différence en maturité. Si on voyait Colette dans la rue, on ne s'imaginerait pas qu'elle n'avait que 18 ans, à cause de ses traits et de son apparence, elle faisait déjà plus vieille. On lui aurait sans difficulté donné 23 ou 24 ans. Mais son interlocutrice ne laissait aucun doute sur son âge. Elle n'avait sans doute même pas 16 ans. Enfin, Colette avait déjà rencontré des gens encore plus jeunes qui étaient partis à l'aventure maintenant, alors ça ne l'étonnait plus qu'à moitié.

    Malgré tout, elle s'excusa. C'était déjà ça. Elle aurait pu être de ceux qui s'offusquent qu'on les remet à leur place alors qu'ils ont tort. Mais ce n'était pas le cas et ça rattrapait presque la douleur que ressentait Colette à son épaule. Cependant, lorsque la jeune fille s'approcha d'elle, Colette fit un pas en arrière. Elle n'avait pas particulièrement peur d'elle, vu leurs carrures respectives, elle pouvait sans doute la mettre à terre en un instant, mais elle n'était pas très à l'aise avec les gens qui rentraient dans son espace vital. D'autant qu'elle commençait à l'analyser avec un regard appuyé. La colère qui était partie se transforma en agacement. Elle savait ce qui allait venir, et très honnêtement, elle n'avait pas envie d'y répondre. Pourquoi est-ce que les gens s'y intéressaient tellement ? C'était pas leurs oignons après tout. Colette croisa les bras sur sa poitrine, lançant un regard froid à la jeune fille en face d'elle, attendant la fameuse question. Et ça ne manqua pas.

    "J'ai mal à l'épaule, mais je vivrai, normalement," dit-elle d'un ton détaché, presque antipathique. Elle n'avait pas envie de paraître gentille. Après s'être faite écrasée par une petite insouciante, maintenant elle lui demandait ce qu'elle était, et sans hésiter, Colette soutint son regard en enchaînant. "Je suis une fée qui vient de la lune. Je vais au Mont Sélénite parce qu'il est grand temps que je retrouve mon peuple, où hommes et femmes n'existent pas."

    Elle se foutait bien évidemment de la gamine en face d'elle, et si elle réfléchissait bien à ce que Colette venait de lui dire, elle comprendrait que ça ne la regardait pas. Elle lui était tombée dessus, et leurs chemins allaient se séparer, à quoi bon savoir si Colette était un homme ou une femme ? Comme si elle n'avait que faire de ce qui venait de se passer, Bastet tira sur le pantalon de sa dresseuse pour lui montrer quelque chose. Colette regarda la féline qui avait un petit truc argenté entre les pattes. Se penchant, la dresseuse réalisa qu'il s'agissait de son badge. Elle en avait pratiquement oublié le fait qu'elle l'avait dans la main au moment où elle s'était faite écraser ! Heureusement que la Miaouss aimait fouiller un peu partout et qu'elle repérait les choses qui brillaient, sans quoi Colette aurait très bien pu l'oublier. Elle s'en serait rendu compte éventuellement, mais qui dit qu'elle l'aurait retrouvé ? Passant une main sur la tête de son Pokémon, elle lui fit un sourire en la remerciant, tandis qu'elle rejoignit Kodak le Carapuce. Ils s'assirent là où il y avait de l'herbe et attendirent simplement que le temps passe. Visiblement leur dresseuse avait décidé d'avoir une conversation avec une inconnue, alors ils pouvaient faire une pause aussi.
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Dresseur Johto

C-GEAR
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Messages : 581

Région : Johto
Mer 6 Sep - 1:08
« J'ai mal à l'épaule, mais je vivrai, normalement. Je suis une fée qui vient de la lune. Je vais au Mont Sélénite parce qu'il est grand temps que je retrouve mon peuple, où hommes et femmes n'existent pas. »
L’interlocuteur ( ?) lui répondit d’un ton tellement guindé et sérieux, que pendant un instant, Eloïse tiqua, essayant d’analyser cette histoire abracadabrantesque qui rappelait étrangement la légende qui liait les Mélofée et le mont Sélénite. Puis, comprenant qu’elle s’était fait rabrouée, et surtout qu’elle s’était montrée indiscrète, elle prit une amusante teinte de rouge, en murmurant dans sa barbe, tandis qu’elle baissait la tête ce qui pouvait ressembler à « maisouidésoléjvoulaispasvousvexer… ». Bon sang qu’est-ce qu’elle était stupide ! Elle détestait vexer les gens, mais parlait trop souvent sans réfléchir. C’était le désavantage du voyage : elle était devenue plus spontanée, ce qui lui faisait parfois avoir de bonnes idées, mais qui la mettait surtout dans des situations embarassante. Eloïse recula, la tête toujours basse, et maintenant rouge comme une pivoine quand son regard tomba sur le Miaouss qu’elle n’avait pas remarqué jusque-là. Alors qu’il ne s’agissait certainement pas d’un Pokémon sauvage : trop bien nourrie, et surtout, elle tirait sur le pantalon de ce qui était sans doute son dresseur( ?). Il lui tendit un petit objet qu’elle ne reconnut pas. Une expression fugitive de surprise, puis de soulagement passa sur ses traits, poussant Eloïse a regarder plus attentivement l’objet. Plat, brillant, argenté. Ce fut uniquement lorsqu’elle put en distinguer la forme (une pierre stylisée) qu’elle reconnut ce qui était sans doute un badge.
Ok, donc sa victime était un dresseur, avec au moins un badge. Vu qu’elle avait un Miaouss, et pas un Persian, c’était probablement un débutant, avec son premier badge. Il ne devait pas avoir une grande différence de niveau avec Eloïse, alors. Son regard, se figea lorsqu’il croisa celui du Carapuce. Pendant un moment, elle se demanda ce que foutait un Carapuce ici. Puis, lorsque le Miaouss partit s’asseoir à côté, elle fit le lien. Oui, il s’agissait sans doute du starter de son interlocuteur ( ?) D’ailleurs elle en avait marre de ce point d’interrogation qu’elle avait à chaque fois qu’elle pensait à lui/elle. A partir de maintenant, ce serait « Monsieur, euh, Madame… Argh !! Masieur Fée ! Je vais vous appeler Fée, si ça vous convient. Est-ce que vous voudriez bien m’indiquer la direction du ranch Sélénite, s’il vous plaît, Masieur Fée ? »
Pourquoi est-ce que c’était si dur de parler à Fée ? Peut-être parce que elle ne se sentait pas à l’aise de penser à luielle sans pronom définitif. C’était compliqué, même si ce serait indiscret, et impoli de la mettre mal à l’aise. Pour ne pas avoir à soutenir son regard, et à rougir encore plus, elle regarda le Carapuce qui lui faisait face. Sa peau était plus claire en vrai qu’à la télé. Il avait l’air lui aussi de se remettre de sa frayeur au moins aussi vite que la Miaouss potelée. Eloïse remarqua les reflets vert sur sa carapace et fronça les sourcils. Est-ce que les Carapuces avaient la carapace verte ? Elle était sûre que les Tortank avaient une carapace marron. Mais pour les carapuce, elle n’était pas sûre… Elle haussa mentalement les épaules. Ce n’était pas vraiment important. Les Pokémons de Kantô, même si elle connaissait au moins leur nom, et leur apparence générale, étaient loin d’être aussi familiers pour elle que ceux de Johto. Elle se rappela soudain qu’elle n’avait pas donné son nom à masieur Fée.
« Oh, mais je ne me suis pas présentée. Je m’appelle Eloïse Tresher, Dresseuse de Johto. »
Elle lui tendit la main.
« Dresseuse Débutante. Encore désolée. »
L'Hyperball de Tautau vibra fortement, et comme la ball était en contact avec celle de son Germignon, la Pokéball de Germignon réagit elle aussi et vibra fortement. Eloïse lança un regard noir à sa ceinture, mais ignora le boucan, pour le moment.



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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Messages : 264

Région : Kantô
Mer 6 Sep - 2:05
    Colette, dont l'agacement commençait légèrement à s'atténuer, posa les yeux sur la gamine en face d'elle. Bon, visiblement elle ne pensait pas à mal en posant sa question. Mais tout de même, soit elle manquait d'éducation, soit elle n'avait aucune conception de la non-binarité. Ou de la transidentité. Mais Colette ne voulait pas s'énerver trop sévèrement contre une fille qui venait probablement à peine de sortir de sa campagne. Elle se mit même à sa place. Si elle ne s'était pas posé toutes ces questions sur son identité, elle n'aurait jamais fait de recherches sur internet, et serait sans doute restée dans l'ignorance pendant un long moment. Même si elle n'était pas très heureuse de devoir expliquer ce qu'elle était, et ce que cela signifiait, elle essaya de se rassurer en se disant que si elle lui expliquait, la gamine pourrait ensuite elle-même en parler à d'autres gens, qui comprendraient peut-être, et qui en parleraient à d'autres gens encore. Après tout, même si le concept n'était pas tout nouveau, les termes n'étaient pas encore très connus du grand public, et si elle décidait de s'enfermer dans sa bulle en rejetant les gens qui ne savaient pas, le monde resterait ignorant et elle resterait incomprise. Alors quand la jeune fille lui tendit la main en se présentant, Colette la serra gentiment, avec un sourire compréhensif. Inutile de l'assassiner du regard plus longtemps. Les accidents, ça arrivait.

    "Même si Masieur Fée a un certain charme, tu peux m'appeler Colette. Colette Alvane," se présenta-t-elle. C'est vrai que lorsqu'Eloise avait essayé de lui trouver un nom, une manière de l'appeler, Colette avait retenu un sourire. C'était drôle, non ? Masieur Fée. C'était la première fois qu'on l'appelait comme ça. Mais puisque la gamine ne semblait pas méchante et juste inconsciente, elle se permit de la tutoyer. Elles étaient jeunes toutes les deux, ça aurait été stupide de se vouvoyer alors qu'elles auraient pu aller à l'école ensemble. "Ni une madame, ni un monsieur. Mais si tu tiens à me mettre une étiquette, je préfère encore que tu penses que je suis une fille."

    Colette eut un petit rictus à s'entendre dire ça. Elle doutait qu'Eloise s'intéresse vraiment à tout ça, mais si elle avait des questions, notre jeune personne agenre serait prête à lui répondre. En parlant de question, elle en avait visiblement une, à laquelle Colette n'avait pas de réponse. Elle ne savait même pas qu'un ranch se trouvait près du Mont Sélénite. Cela dit, ça ne l'étonnait qu'à moitié, maintenant qu'elle y pensait. Si l'herbe sur laquelle elle avait marché était aussi bonne que confortable, les Pokémon qui en mangeaient devaient être très heureux. Cela dit, un détail fit tiquer Colette. Eloise venait de dire qu'elle était dresseuse et qu'elle venait de Johto. Alors oui elle connaissait Johto, c'était juste à côté. Elle habitait sans doute plus près de Johto que d'Azuria, si on regardait une carte, mais c'était quand même étonnant de voir quelqu'un d'une autre région. En tout cas, c'était la première fois qu'elle croisait quelqu'un sur son voyage qui n'était pas du coin. Bon, il fallait dire qu'elle était partie il y avait de cela à peine deux semaines, donc ça ne voulait sans doute pas dire grand-chose, mais bon. Eloise se qualifiait de débutante, mais si elle avait une bête comme son Tauros à ses côtés, c'est qu'elle ne devait pas être si débutante que ça.

    "Honnêtement, tu viens de m'apprendre qu'il y a un Ranch Sélénite dans le coin," avoua Colette, haussant les épaules. "Je vais au Mont, c'est peut-être dans la même direction ? Il devrait y avoir un panneau quelque part, non ?"
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Dresseur Johto

C-GEAR
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Mer 6 Sep - 16:47
Masieur Fée, sans doute amusé par son surnom, lui adressa un sourire, avant de lui serrer à la main. Bon, au moins elle ne se l’était pas définitivement aliéné. Ô Miracle, sa victime lui répondit même sur un ton civil en se présentant. Colette. Colette Alvane. Hmm. Colette n’était pas un nom commun, mais c’était certainement un nom de fille. Mais après, elle ne voulait pas vexer (encore plus) sa nouvelle connaissance. Du coup ce serait Masieur Colette, pour éviter les… Ah, non. Elle confirmait que c’était bien une madame. Enfin, vu la différence d’âge c’était sans doute une mademoiselle. Hmmm. Eloïse croisa les bras, et acquiesça d’un air circonspect. Elle était intriguée, mais elle avait été échaudée par la pique de Colette de tout à l’heure. Elle ne voulait plus être indiscrète, du coup, le mystère de Colette resterait un mystère. Enfin, au moins pour le moment.
Cette dernière lui avoua qu’elle n’avait aucune idée d’où était le ranch, ce qui était bien dommage. Quand elle évoqua la possibilité d’un panneau, Eloïse avoua piteusement. « S’il y avait un panneau sur la route, j’ai pas eu le temps de le lire. Mais je sais que c’est à côté du Mont.» Eloïse sortit son smartphone pour ouvrir l’application GPS. Une surprise l’attendait sur l’écran. « Mer... Crotte. Pas de réseau à Kantô… Bon ben ça va être une aventure à l’ancienne, comme du temps de nos parents. » Car évidemment elle n’avait pas pensé à télécharger une carte de la route, pensant que le voyage se ferait absolument sans encombre sur le dos du Tauros. Et c’était ses parents qui payaient l’abonnement de son téléphone, et ils n’avaient sans doute jamais jugé utile de payer plus sachant que leur fille devait normalement faire son aventure en restant dans Johto. Bon, ben Colette et elle allaient dans la même direction… « Du coup, si vos Pokémons sont reposés, on pourrait faire un bout de chemin ensemble, mademoiselle Colette. » Elle avait interdit Madame et Monsieur, mais pas mademoiselle.
Elle baissa les yeux vers sa ceinture qui vibrait avec tellement d’insistance qu’il était devenu impossible de l’ignorer. Tautau était aussi tenace qu’il pouvait se montrer agaçant, mais elle ne l’appellerait pas avant d’être certain qu’il s’était calmé. Mais Germignon demandait lui aussi à sortir, se demandant sans doute ce qui se passait. Eloïse décrocha donc la Pokéball de sa ceinture, et libéra son starter. Ce dernier, alarmé par l’agitation du Tauros, se plaça rapidement en position d’attaque entre Eloïse et les deux Pokémons de Colette. Il les regarda avec « sa tête de méchant » mais vu que le Pokémon était plus petit que le Carapuce et Miaouss, il n’était pas très intimidant.
« Du calme, Mimi. Ce sont des amis. Viens dire bonjour à mademoiselle Colette. »
Le Germignon, après avoir vérifié que les Pokémons ne semblaient pas avoir d’intention hostile, se détourna vers sa dresseuse. Il lui lança un regard inquiet. Eloïse était plus échevelée qu’il ne l’avait jamais vu. La dresseuse prenait un soin quasi maniaque de sa chevelure. On aurait dit qu’un troupeau de gros Pokémon lui étaient passé dessus. Il s’approcha avec un mugissement d’inquiétude, avant de voir Colette surgir dans son angle mort, en même temps qu’il identifiait son odeur inconnue. Le Germignon s’arrêta, et tourna exagérément la tête pour que son œil valide puisse contempler l’inconnue. Grande. Visage bleue. Longs cheveux.
Le Germignon s’approcha à pas lents des deux humaines. Contrairement à sa dresseuse, il aimait bien faire de nouvelles rencontres. Il s’arrêta donc face à Colette, et la toisa en quémandant une caresse.

« Voici mon Germignon. Je l’appelle Mimi de temps en temps, mais c’est temporaire. Je lui donnerai son surnom définitif lorsqu’on se connaîtra un peu plus. Comment s’appellent vos Pokémons ? »

Elle connaissait bien sûr leur noms : Carapuce, et Miaouss. Mais quitte à jouer l’étrangère venant de Johto, autant le jouer jusqu’au bout. Et la question pouvait être interprétée comme elle demandant si ses Pokémons avaient des surnoms. D’une pierre deux coups.



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Phrase du mois: "Germignon, hein ? Il est... mignon." (Colette Alvane)
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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô
Mer 6 Sep - 22:24
    Colette était assez surprise de la proposition d'Eloise. Si elle ne s'était pas montrée hostile, Colette n'avait pas non plus été la plus sympathique avec la jeune fille qui pourtant lui proposa de faire un bout de chemin ensemble. Ca ne l'engageait à rien, si ce n'est de devoir faire la conversation. Et même si Eloise était maladroite dans ses propos, Colette la trouvait tout de même assez drôle. Sans doute à ses dépends, mais l'important, c'est qu'elle n'agaçait plus la jeune femme. C'était le principal. Le fait qu'elle se retrouve paumée à Kantô était assez comique en soi. Mais si elle ne savait pas où elle allait, pourquoi se précipitait-elle sur les routes accompagnées de son Tauros ? D'ailleurs, en parlant du Pokémon, celui avait l'air de fulminer dans sa Pokéball. Il était hargneux, hein ? En même temps, cela n'étonnait qu'à moitié la jeune femme. Une grosse bête comme ça, qui pouvait courir aussi vite, ne devait pas apprécier d'être enfermée dans une boule attachée à la ceinture d'une gamine. Colette ne savait pas comment elle réagirait si elle possédait une créature aussi massive. Surtout qu'elle n'avait jamais connue que des petits Pokémon, comme Kodak et Bastet, qui ne lui arrivaient même pas aux genoux. En y repensant, l'Onix de Pierre était le plus gros Pokémon qu'elle avait vu jusque là, et très honnêtement, elle en avait eu peur en le voyant la première fois. Un serpent fait de pierre aussi gros était... effrayant, pour être gentil. Mais d'un côté, Colette n'était pas contre d'avoir un gros Pokémon pour la défendre, au cas où Bastet était trop faible, et si Kodak ne sentait pas de combattre. Même si elle adorait ses deux petites bestioles et qu'elles l'avaient aidé à gagner son premier badge, elles ne feraient sans doute pas le poids contre une bestiole de la taille d'un immeuble.

    "Tu peux me tutoyer, tu sais," fit remarquer Colette, qui n'appréciait que moyennement d'être vouvoyée. Ca la faisait se sentir vieille, et dans quelques années, elle ne serait sans doute pas contre, mais pour l'instant, elle ne se considérait pas encore comme assez adulte pour être appelée mademoiselle par des gamins. "J'ai que 18 ans."

    Une fois cette précision apportée, l'autre Pokéball d'Eloise se mit à remuer, visiblement contrariée par le Tauros qui s'affolait toujours dans sa petite prison. Prison ? Le mot était peut-être un peu fort. Quoiqu'il en soit, Eloise décida de libérer son deuxième Pokémon. Une adorable petite créature pas plus haute que trois pommes, et c'était des mots bien choisis, puisque visiblement le Pokémon était de type plante. Colette n'en avait jamais vu des comme ça, et elle se fit la remarque qu'il s'agissait sans doute d'un Pokémon de Johto. Mais il n'avait pas l'air très fort. Et un de ses yeux était bizarre, presque vitreux. Mais comme Colette ne voulait pas se fier aux apparences, elle eut un peu peur pour ses Pokémon lorsqu'il se mit en position d'attaque. S'il était bien élevé, il n'attaquerait pas à moins qu'Eloise lui ordonnait de le faire. Mais si elle avait vraiment voulu se battre contre Colette, elle aurait ressorti son Tauros et lui aurait marché dessus. Mais "Mimi", comme Eloise l'avait appelée, se tourna vers Colette pour la voir. Clairement, elle ne voyait pas d'un oeil, sinon elle n'aurait pas pris la peine de se tourner autant vers la dresseuse. Est-ce que ça ne le rendait pas plus faible en combat ? C'était comme... Si Miaouss n'avait pas de griffes... Enfin, peut-être que Colette était juste ignorante et que le petit Pokémon plante était plus puissant qu'elle ne l'imaginait. En ce qui concernait les deux Pokémon de la dresseuse, ils ne s'inquiétèrent pas trop. Kodak ne lui prêtait pas attention, en train de jouer avec l'herbe, et Bastet somnolait, les coussinets en éventail.

    "Germignon, hein ? Il est... mignon," hésita Colette. Non pas qu'elle hésitait à dire qu'elle trouvait le Pokémon adorable, mais c'était assez répétitif, et elle ne s'en rendit compte que trop tard. Elle aurait du trouver un autre mot. Ugh, elle était mauvaise. Quoiqu'il en soit, la petite créature sembla lui demander des caresses, et comme Colette était Faible et Influençable, elle obéit, se mettant à genoux pour caresser le crâne du Pokémon. Elle n'était pas trop sûre si elle voulait toucher le feuille sur sa tête, car même si elle dégageait une odeur assez agréable, elle avait lu sur l'application du Pokédex que les Pokémon plantes pouvaient libérer du poison d'un peu partout, à leur bon vouloir. Même si Mimi ne semblait pas méchante, il valait mieux garder une certaine prudence, pour le moment en tout cas. Puis Eloise demanda le nom de ses deux compagnons têtes en l'air. Colette eut un sourire en les regardant. "Kodak est mon Carapuce, je l'ai reçu du professeur Chen. Et j'ai attrapé Bastet la Miaouss à Azuria, un peu par hasard."

    Une fois que Germignon sembla satisfait de s'être fait caresser, Colette se releva et attira l'attention des deux petits Pokémon qui se levèrent difficilement pour rejoindre les côtés de leur maîtresse, observant le Germignon. Kodak lui fit un signe de la patte, et Bastet miaula en sa direction, comme pour dire bonjour. Visiblement, ils avaient totalement ignoré la tentative d'intimidation du Pokémon plante il y a quelques minutes. En espérant que ça n'allait pas le vexer trop fortement.

    "Bon, si on veut arriver à destination avant la tombée de la nuit, il vaudrait mieux qu'on parte maintenant, " annonça Colette. Elle savait déjà qu'elle arriverait à l'entrée du Mont Sélénite une fois la nuit tombée, alors autant éviter de perdre davantage de temps et se mettre en chemin tout de suite. Prenant les devants, elle commença à avancer, suivie par ses deux Pokémon. Se tournant vers Eloise, elle lui adressa une question. "Qu'est-ce que tu fais à Kantô si tu es dresseuse à Johto au fait ?"
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Dresseur Johto

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Région : Johto
Jeu 7 Sep - 0:41
Apparemment Colette préférait être tutoyée. Éloïse acquiesça en prenant note de l’information importante : elle n’avait que 3 ans de différence, avec la fée. Elle eut un regard perplexe, mais se retint de questionner cet âge. Après tout, c’était impoli de demander son âge à une dame, même si elle semblait avoir 25 ans et pas 18 ans. Peut-être qu’il s’agissait d’une de ces femmes qu’elle avait vu à la télé, qui avaient des problèmes génétiques qui la faisaient grandir trop vite, ou trop ressembler à un homme. Un éclair de compréhension passa soudain dans les yeux d’Eloïse. Mais oui, cela expliquait tout ! La voix masculine, le fait qu’elle soit frileuse sur son genre (on avait dû lui poser la question un bon milliard de fois), et le fait qu’elle ne veuille pas forcément parler d’un problème aussi intime !
A ce point du récit, il est nécessaire de clarifier pour le lecteur la manière dont a été éduquée Éloïse Tresher. Et de pourquoi cette éducation aboutissait à un angle noir total sur les questions de la transidentité. Eloïse a été éduquée au foyer par une mère infirmière Joëlle qui s’était occupée de lui inculquer les bases en lecture, écriture, en histoire et géographie, et en Pokémonologie de base. Le père lui s’occupait des sciences : biologie, géologie, mathématiques, physiques. Il faut aussi rajouter une petit détail à l’équation : si Philippe Tresher était un mari doux et aimant, un scientifique rigoureux et méticuleux à son travail, et un père facétieux et poussant à la curiosité, il était aussi raciste, homophobe, transphobe, et en général se méfiait de ce qui ne lui ressemblait pas. Bien sûr, il n’insultait pas ouvertement ses clients gays, mais se contentait de leur servir la qualité minimale, tout en répétant dans sa barbe que ce n’était pas naturel. Et vu que c’était lui qui était en charge de la partie biologie de l’éducation d’Eloïse… autant dire qu’elle avait des idées… assez solides sur ce qu’était un homme, une femme, et ce qu’ils devaient être.
De plus, la communauté transgenre n’étant pas dans les cercles qu’elle fréquentait lorsqu’elle allait sur le net, on se retrouvait donc avec une Eloïse qui pensait sérieusement que Colette était une femme née avec un chromosome Y, qui du coup lui faisait produire trop de testostérone, et lui conférait donc un physique… au moins androgyne. La pauvre, pensa Eloïse avec un regard de pitié pour Colette, tandis qu’elle décrochait sa Pokéball. Elle s’était définitivement résolue à ne plus poser de question sur son genre, maintenant qu’elle pensait avoir résolu l’énigme de Masieur Fée. Elle sortit de ses réflexions pile à temps pour entendre la phrase du siècle.
« Germignon, hein ? Il est... mignon. » Eloïse éclata d’un rire cristallin qui élança son dos encore meurtri, devant cette réflexion d’une profondeur insondable. Au moins n’était-elle pas la seule qui disait des choses idiotes. Pour la première fois, elle se sentit donc à l’aise avec son interlocutrice, qui caressait son Germignon maladroitement. Et il s’avéra que ses Pokémons avaient bel et bien des surnoms, comme son Germignon. Elle fit coucou de la main à Kodak et Bastet, après s’être fait la réflexion fugitive que c’était de drôle de noms. Elle se souvenait à peine de Kodak, la vieille marque de caméra. Peut-être que Bastet, c’était quelque chose du même acabit, un nom de marque d’appareils photos.
Germignon regarda les deux Pokémons s’approcher de lui. Il huma l’air, décontenancé, par le fait de s’être fait ignorer totalement. Un peu vexé (il avait beaucoup travaillé sur sa tête de méchant, quand même), mais en même temps curieux. Soient ces Pokémons étaient tellement puissants qu’ils n’avaient même pas à s’inquiéter de ses vaines tentatives d’intimidation, car ils pourraient le mettre K.O sans problème… Soit c’était une belle bande de bras cassés à peine sorti de leur œuf. Mais ils n’en n’avaient vraiment pas l’air… Ils cachaient sûrement bien leur jeu. Germignon répondit au signe de tête de Kodak, qui avait réellement d’un bébé inoffensif, puis observa la Miaouss ronde. Germignon avait déjà rencontré des Miaouss. Des bêtes sournoises, très intelligentes, qui te faisaient croire qu’elles étaient tes amis pour mieux voler ta nourriture. Et vu la taille de celle là, elle avait dû convaincre beaucoup de Pokémon que c’était ses amis. D’ailleurs le Germignon aurait parié que s’il avait pu voir le ventre du Carapuce, il aurait été plus mince que la moyenne.
« Miiii. » (Bonjour.)
Le Germignon s’en approcha des deux compères à pas feutrés, avant que Colette, ne fasse la réflexion qu’il fallait se mettre en route. Joignant le geste à la parole, elle recommença à avancer, aussitôt suivie de ses deux Pokémons. Hmmm. Ils étaient super rapides à la suivre…. Ça cachait quelque chose. Son côté paranoïaque était surtout exacerbé par les yeux du Miaouss, qui avait constamment l’air émerveillée, ce qui cachait forcément un coup fourré. Par sa feuille, il trouverait ce que c’était où il n’était pas un Germignon ! Il s’élança à la suite de la compagnie sans attendre Éloïse.

« Mimi mimi Germi germiiiignooon ? » (Est-ce que vous êtes avec votre Humaine depuis longtemps ?)
« Qu'est-ce que tu fais à Kantô si tu es dresseuse à Johto au fait ? »
« Je suis ici pour piquer mon Tauros. Enfin c’est plutôt le Tauros de mon père. Je vais au Ranch pour le faire piquer par des professionnels. »

Eloïse écarquilla les yeux en se rendant compte de l’interprétation possible de ses paroles.

« Par piquer, je veux dire vacciner, hein ? En gros il a attrapé une maladie qui a failli le tuer, et pour éviter que ça se reproduise, depuis, on le vaccine tous les deux ans… Je connais Tautau depuis ma naissance, et mon père ne peut pas le faire lui-même cette année, donc comme de toute façon je suis censée voir du monde, j’ai profité de l’occasion.»



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Dresseur Kantô

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Jeu 7 Sep - 4:52
    Colette commença donc à avancer, suivie rapidement par Eloise qui la rattrapa rapidement. Elle n'avait pas particulièrement un esprit de leader, mais bizarrement, elle appréciait de diriger le mouvement. C'était stupide en fait, parce qu'elle ne savait pas plus que la jeune fille où elles allaient, mais avoir l'impression de garder une personne plus jeune qu'elle la rendait plus confiante. Bah, c'était sans doute une stupide impression, il valait mieux arrêter d'y penser. Et comme un nuage qui s'éclipse au loin grâce au vent, elle n'y pensa plus. Ce qui n'aida pas fut la douleur de son épaule qui la relança. Un peu comme Eloise lorsqu'elle avait ri à la remarque stupide de Colette. Oui bon, tout le monde ne pouvait pas faire un jet critique d'intelligence à chaque fois qu'ils parlaient hein. Et puis, si on comptait leurs interactions jusque là, Colette avait sans doute dit moins de bêtises qu'Eloise, alors hein. Bon. Bref. Alors qu'elles marchaient et que la jeune femme avait demandé à sa cadette ce qu'elle faisait à Kantô, sa réponse refroidit l'ambiance d'un seul coup. Colette faillit s'étouffer sur sa propre salive, mais par un miracle du destin, cela resta assez discret pour qu'Eloise ne le remarque pas. Mais quand même. Faire piquer son Tauros. La pauvre bête. Même s'il semblait légèrement agressive, pas de raison de le tuer. Et s'il arrivait à courir à une telle allure, il n'était certainement pas en mauvaise santé, alors pourquoi...? Oh, si Colette avait écouté jusqu'à la fin avant de s'enflammer, elle aurait sans doute pu s'éviter de mourir, étouffer par sa propre sécrétion corporelle. Attendez, c'est dégueulasse, on coupe.

    Kodak et Bastet marchaient tranquillement derrière Colette, ne se posant pas trop de questions si les autres allaient les suivre ou pas. Après tout, ils devaient suivre leur dresseuse, pas les autres. Non pas qu'ils se croyaient supérieurs, mais ils avaient bien compris que la jeune femme à la chevelure bleue était leur maîtresse et qu'elle dirigeait. Ca n'empêchait pas Bastet d'être folle et Kodak de réclamer de l'attention toutes les cinq minutes, mais au moins, maintenant, ils savaient à peu près ce qu'ils faisaient. C'était comme si le combat à l'arène d'Argenta les avait changés, d'une certaine manière. Le champion avait bien dit qu'un dresseur avec des badges contrôlaient davantage ses Pokémon, mais pour eux, ça semblait naturel d'obéir à Colette à présent. Bon, à part Kodak qui n'aimait toujours pas se battre, mais ça, Colette l'avait accepté, et puis il n'était pas mauvais en soi, il avait quand même aidé à démonter le champion. Quoiqu'il en soit, ils furent rejoints par le Germignon d'Eloise qui s'adressa à eux.

    "Ca fait super longtemps !" s'exclama Kodak. Si les autres Pokémon et lui se comprenaient, ce n'était sans doute pas le cas des dresseurs. Ils étaient bêtes quand même les humains, ils avaient beau parler lentement, ils ne comprenaient rien. "Au moins... dix jours !"

    "Douze jours," ronronna Bastet, regardant autour d'elle, ne regardant pas les Pokémon autour d'elle. Kodak s'était habituée à ce qu'elle ne le regarde pas, comme si elle voyait des choses plus intéressantes autour d'eux. Elle n'était pas méchante, au final. Il avait été jaloux au début, mais maintenant ils s'entendaient bien, même si elle parlait de choses étranges de temps en temps, et que la nuit, elle s'éclipsait souvent pour aller se balader. Malgré tout, elle revenait souvent le matin, et elle dormait par moment dans la journée. Bah, si elle était heureuse. "Et nous avons déjà un badge ! Colette est une bonne dresseuse, même si tout ne lui vient pas naturellement." La Miaouss se tourna ensuite vers Mimi, lui offrant la vue de ses yeux pupilles ambrées qui brillaient d'un certain éclat. Ca aurait presque pu lui faire peur, si le reste du corps de la féline n'était pas complètement détendu. "J'ai eu un frère comme toi. Les combats dans la rue sont difficiles, et finissent mal. Une griffe mal partie et hop, plus d’œil. Et ensuite, un dresseur et hop, plus de frère. J'espère le revoir un jour. Qui sait."

    "Fais pas trop attention à elle," intervint Kodak, alors que Bastet continuait à regarder dans les airs, suivant des choses qui n'existaient pas. "T'as perdu ton oeil alors ? C'est vrai ?" Kodak n'était pas très subtile. Peut-être autant qu'Eloise l'avait été avec Colette. Enfin, ça ne l'empêchait pas d'être gentil, comme Eloise. Ils s'entendraient peut-être bien tous les deux, si ils avaient l'occasion de discuter un peu. Enfin, si l'humaine pouvait lui parler et qu'il essaierait de se faire comprendre.

    De retour sur Colette et Eloise, la jeune femme comprit alors la situation. Elle hocha la tête quand sa cadette parlait, expliquant le pourquoi du comment. Enfin, si ce n'était qu'une piqûre, pourquoi ne pas se la faire livrer, au lieu de devoir faire tout le chemin jusqu'à Kantô ? C'était un peu bizarre comme processus. Mais si toutes les administrations étaient dans le même état que le centre d'identification de Jadielle, alors le monde devait vraiment être étrange. Quoiqu'il en soit, et puisque Colette n'était pas connue pour avoir la langue dans sa poche, elle posa la question à Eloise.

    "Y'avait pas moyen de se faire livrer le vaccin ? Ca fait quand même une trotte pour venir dans un ranch paumé à côté d'une grande montagne."
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Ven 8 Sep - 1:07
Le bébé était vraiment sympa, et lui répondit sur un ton amical, tandis que la Miaouss sembla l’ignorer. Il parlait d’une voix un peu traînante, et Germignon eut de plus en plus de mal à le considérer comme une menace sérieuse. Il commençait même à l’apprécier. C’est alors que la Miaouss intervint dans la conversation, avec un calme aussi profond que les racines d’un chêne centenaire. La dernière fois que Germignon avait entendu une voix comparable, c’était celle d’une vieille Torterra, avec des années de sagesse derrière lui, et dont l’esprit semblait constamment perdu, loin, loin dans le passé. Elle était vraiment extrêmement bizarre. Alors que Germignon tournait son œil vers elle, il s’aperçut que même pendant qu’elle lui parlait, elle ne la regardait pas. Elle regardait autre chose, et sa voix pensive raconta à Germignon leur histoire. Ils n’avaient qu’un badge. Germignon savait ce que c’était. Apparemment le nombre de badges symbolisait la force d’un dresseur. Eloïse n’avait pas encore gagné de badge, ce qui voulait dire que la Miaouss et même le Bébé étaient sans doute plus forts que lui. Germignon sentit son esprit bifurquer vers la difficulté du combat qui l’attendrait certainement contre Albert, lorsque la Miaouss la surprit en tournant vers lui son regard d’outre-tombe. Des yeux dilatés regardait pas vraiment Germignon, mais qui semblait regarder par-delà le petit Pokémon plante. Germignon eut un frisson lorsqu’elle lui parla soudainement de sa vie de Sauvage.

Et fit référence à son œil.

Dès que le mot « œil » fut prononcé, la feuille de Germignon s’arqua instinctivement, et dansa dans les airs comme si le vent soufflait tandis que son visage se fermait. Il n’aimait pas qu’on lui rappelle sa difformité. La plupart du temps, à la pension où il avait éclos, une référence à cet œil suffisait à entraîner un combat où l’adversaire y laissait des plumes/poils/autre parties de son corps. Mais la Miaouss ne dégageait ni animosité, ni moquerie. L’attaquer serait complètement idiot. Eloïse l’aurait engueulé pendant deux bonnes journées, s’il ne se montrait pas poli. En plus, quelque chose dans le regard de Bastet lui faisait vraiment peur. C’était assez peu commun de croiser un Pokémon Normal avec la mentalité d’un Pokémon Psy qui a pris le Choc Mental de trop…. Bref, le temps de réfléchir, le moment d’énervement était passé, et l’occasion d’attaquer pour réparer l’ « injure » également. La feuille sur la tête du Germignon retomba, sur son dos, inerte, tandis que le bébé l’enjoignait de ne pas trop faire attention à la Miaouss Etrange.
« T'as perdu ton oeil alors ? C'est vrai ? »
Germignon parvint cette fois à masquer sa réaction épidermique : au lieu de s’arquer, sa feuille ne fit que frémir légèrement, presque imperceptiblement. Le Bébé était curieux. Pas méchant. Mais curieux. Germignon fit un effort incroyable pour prendre un ton civil. Il tourna son côté aveugle vers Kodak et ouvrit grand la paupière. Normalement, Kodak pouvait voir le bleu électrique de son œil qui contrastait avec le rouge rosâtre de son autre œil.

« Je n’ai pas perdu d’œil. Il est juste aveugle. Je suis né comme ça. »

Le Germignon se tourna vers Bastet.

« Je n’ai jamais vécu dans les villes des Humains. Je suis né dans une Pension Pokémon, et j’ai toujours vécu là-bas, jusqu’à ce qu’Eloïse vienne me chercher. C’était il y a… je ne sais plus. Une vingtaine de jours. Je ne sais pas ce que sont les combats de rue. »

Germignon ne savait trop que penser de Bastet. Si la grosse Miaouss n’était pas beaucoup plus puissante en termes de force physique, c’était sans contexte la plus expérimentée du groupe. Le starter plante s’en éloigna donc subtilement et veilla à ce que Kodak soit entre lui et la Miaouss. Il profita du vent qui se levait pour secouer sa feuille, et y faire passer sa sève odorante. Une douce odeur de canelle se mit à flotter autour du groupe de marcheur, embaumant pour les humains comme pour les Pokémons. Tout le monde put le remarquer, sauf Eloïse, olfactivement habituée à son Germignon, et qui était trop occupée à faire la conversation à Colette pour remarquer le manège de son Pokémon.

« Se faire livrer le vaccin était le plan A. Le problème c’est que le vaccin a été perdu quelque part au-dessus du Mont Argenté par la société qui la transportait. Mon père refuse de payer à nouveau parce que le transport était garanti mais que ces connards ont joué sur une clause obscure du contrat pour annuler la garantie. Quelque chose par rapport à un accident, à Jadielle, et un cas de force majeure… Bref, toujours est-il que personne ne veut payer pour les pots cassés, et que mon père ne fait plus confiance à la société de transport, donc quelqu’un devait se rendre surplace, au seul endroit des deux régions où les piqûres sont fournies. Vu que Papa était occupé, mais que Tautau est quasiment mon deuxième père, sa santé ne pouvait pas vraiment attendre. Du coup je me suis proposée. »

HRP:
 



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Sam 9 Sep - 3:17
    Bastet avait beau se cacher derrière un masque de candeur, elle restait un Pokémon qui avait vécu dans la nature et qui savait reconnaître quand un adversaire voulait se battre. Pour être tout à fait honnête, elle n'était pas une bête de combat. Elle se débrouillait et savait tirer profit de ses capacités, aussi limitées soient-elles, et surtout, elle observait. C'est comme ça qu'elle avait survécu jusque là dans les rues d'Azuria. Alors en voyant la feuille de Germignon se dresser sur sa tête, elle fit semblant de rien, continuant à avoir le regard dans le vide, mais sous ses coussinets, ses griffes étaient prêtes à sortir à n'importe quel instant. Visiblement, le Pokémon plante n'était pas particulièrement heureux qu'elle ait fait un commentaire sur son œil. Elle n'avait pas voulu être méchante, elle avait simplement partagé une expérience qu'elle avait vécue. Elle avait beau être bizarre, ce n'était pas son but d'agresser le Pokémon d'Eloise. Mais si le combat venait à débuter, elle était prête. Cependant, elle sentit que le Germignon se calma rapidement, peut-être parce qu'instinctivement il avait mal réagi, mais qu'il savait qu'il n'y avait pas de raison de s'énerver. En tout cas, Bastet mit quelques instants avant de relâcher sa garde, et de laisser ses griffes là où elles étaient. Kodak, évidemment, n'avait rien vu. Le Carapuce regarda le Pokémon plante avec attention et lorsqu'il leur montra son oeil aveugle, il échangea de place avec Bastet, pour pouvoir l'observer de plus près. Toujours très jeune, il ne se rendit pas compte que cela pouvait blesser le Germignon qu'on lui parle de sa particularité. Heureux de trouver un Pokémon qui, comme lui, n'était pas comme les autres, Kodak lui fit un grand sourire.

    "Eh, moi aussi je suis différent !" s'exprima-t-il en montrant sa carapace verte, sachant pertinemment que les autres Carapuce avaient des carapaces marrons. "Il est trop cool ton oeil aveugle ! Et t'arrives à battre même si tu te vois pas ? Tu dois être trop fort !"

    Le petit Pokémon s'adressa à Bastet qui tendit l'oreille, l'écoutant, bien qu'elle continuait à observer l'air, ou du moins, ce qu'elle voyait dans l'air. Il ne connaissait pas les combats de rue, et c'était compréhensible. Bastet ne se permettrait pas de dire qu'il était faible à cause de ça, chaque expérience était différente, et si la sienne l'avait amenée à apprendre à se battre pour survivre, ce n'était pas le cas de Germignon, ou même de Kodak d'ailleurs. Sa concentration fut soudain interrompue lorsqu'elle attrapa une odeur qui flottait dans le vent, et en la suivant, ses yeux tombèrent sur Germignon qui secouait sa feuille doucement. Les pupilles déjà dilatées de Bastet s'écartèrent encore un peu plus, tandis qu'elle se lécha les babines. Elle avait beau jouer la mystérieuse, sa priorité dans la vie, c'était la nourriture. Kodak, qui avait aussi senti la bonne odeur, se tourna vers Bastet pour lui en parler, mais il remarqua bien vite qu'elle avait très bien compris d'où ça venait. Se mettant entre elle et Germignon, il tenta de faire barrage.

    "Il est pas à manger Bastet !" défendit le Carapuce, écartant les bras pour ne pas laisser passer sa partenaire. Elle commençait à montrer les crocs. Kodak appela sa maîtresse en poussant des petits cris plaintifs pour attirer son attention.

    Colette écoutait le récit d'Eloise, et elle comprit d'où venait le problème. Est-ce qu'il y avait un lien entre ce qui s'était passé au centre d'identification et l'histoire d'Eloise ? Colette ne voulait pas s'avancer, et surtout, elle ne voulait pas reparler du bordel monstre qu'avait été cette expérience des plus désagréables, mais s'il y avait un lien, alors tout cela faisait sens. Enfin, en tout cas, ça expliquait pourquoi Eloise était obligée de venir à Kantô. Pourtant, comme Colette l'avait déjà remarquée, le Tauros ne semblait pas particulièrement malade lorsqu'elle l'avait vue, mais si Eloise disait vrai, ce n'était pas vraiment à sa place de juger. En plus, peut-être qu'il allait bien justement parce qu'il se faisait soigner, et qu'à partir du moment où il commencerait à se montrer mal, il serait impossible de revenir en arrière. Enfin, l'important était qu'Eloise arrive au ranch. Colette fut sortie de sa réflexion par une douce odeur qui flotta dans l'air. Elle huma le parfum et se rendit compte qu'il s'agissait de cannelle. Puis d'un coup, elle réalisa ce que ça voulait dire. Les cris de Kodak confirmèrent ses pensées.

    Se retournant, elle vit sa Miaouss salivant presque en regardant Germignon. Faisant quelques pas en arrière, elle se baissa pour se mettre en face de son Pokémon et lui tira les joues. La féline miaula de mécontentement mais reprit le nord et regarda sa dresseuse, comme si elle ne comprenait pas pourquoi elle avait fait ça. Après tout, elle n'avait encore rien fait de mal... Si ? Sauf que Colette devait commencer à se méfier, vu ce qu'il s'était déjà passé dans la forêt de Jade, elle ne voulait pas qu'un autre problème dans ce genre surgisse.

    "Tu vas pas manger le Germignon, Bastet," reprocha Colette à Bastet d'une voix ferme, mais pas méchante non plus. "Si tu essayes quoique ce soit, tu finis dans ta Pokéball, compris ?"

    La Miaouss miaula de nouveau, et pour éviter qu'elle fasse de nouveau des bêtises, Colette sortit trois petits bonbons. Elle avait été obligée de refaire un stock pour ses Pokémon, puisque Kodak était jaloux dès que Bastet en avait un, et Bastet se roulait par terre dès que Kodak en recevait. Du coup, le sac plein de ses petites friandises, elle en donna un à Bastet, un à Kodak qui sourit, et elle en proposa un au Germignon d'Eloise, espérant qu'il voudrait le manger. Elle comprendrait qu'il refuse de la nourriture qui n'était pas donnée par sa maîtresse, mais peut-être qu'en voyant Bastet et Kodak avaler le bonbon, il verrait qu'il n'y avait pas de danger.

    "Désolée pour Bastet, elle est un peu trop gourmande," lui dit Colette avec un sourire doux. Puis la jeune femme se tourna vers Eloise. "C'est quand même audacieux de ta part, de partir dans une région inconnue avec juste un Germignon et un Tauros, non ? Enfin, j'imagine que s'il charge à une telle vitesse, tu ne dois pas rencontrer beaucoup de problèmes. C'est un beau Pokémon, y'a pas à dire."
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Dresseur Johto

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Lun 11 Sep - 2:25
Germignon ne remarqua pas la tension subtile qui habitait le Miaouss. La tension de Bastet face à sa réaction passa complètement inaperçue de lui. De toute façon son attention fut bientôt détournée par le Carapuce qui montrait fièrement sa carapace avec un grand sourire naïf. Germignon se demanda pourquoi il avait une affection instinctive pour le Pokémon qu’il avait rencontré il y a même pas vingt minutes, alors que son odeur n’était pas particulièrement bonne. Ca devait être ça, la sensation d’avoir un petit frère. L’Humain qui s’occupait de lui avait dit que les Germignon vivaient habituellement en groupes d’une vingtaine d’individu, et qu’il regrettait de ne pas pouvoir faire ça pour lui. Le starter commençait à voir ce qu’il avait manqué. Sous le regard admiratif du Bébé, il hocha la tête.
« Mon côté gauche compense ce que mon œil ne voit pas. »
Ce n’était pas tout à fait vrai. S’il était vrai que son ouïe gauche était un poil plus développée qu’à droite, et que grâce à sa feuille, qui pendait toujours de son côté gauche car elle était équipée de nerfs lui permettant de sentir des variations de températures, d’humidité, ou encore le sens du vent, donc une attaque surprise, ça ne compensait pas tout à fait la perte de son œil. Les Pokémons de la Pension arrivaient encore à le surprendre par la gauche lorsqu’ils étaient suffisamment rapides, ou silencieux. Son odorat n’était pas non plus infaillible. Des Miaouss, des Dardargnans, et des Roucool lui avaient déjà flanqué de solides raclées en profitant de ce point faible. Mais depuis qu’il était sur les routes et qu’Eloïse le mettait dans des situations où elle contrôlait son environnement, il ne s’était jamais vraiment retrouvé en sérieuse difficulté.
Puis Germignon se laissa aller. Sa feuille s’encrassait souvent à force de combat, ou même à force d’être utilisée comme détecteur de mouvement. Germignon avait besoin de faire passer par les « pores » de cette feuille assez régulièrement un liquide qu’il produisait naturellement, afin de nettoyer les pores de toute crasse qu’il pourrait y avoir. Il se trouve que cette sueur avait une forte odeur de canelle. Mais comme Eloïse aimait l’odeur, il « se lavait la feuille » assez souvent, une méthode pour faire plaisir à sa dresseuse. Naïvement, il crut que cela allait faire plaisir à sa nouvelle compagnie. Il ne pouvait pas avoir plus tort. L’odeur atteignit en premier le Bébé, qui prit un air interloqué, avant de se tourner vers la Miaouss. Qui avait l’air absolument hypnotisée par la bonne odeur. Ses pupilles dilatées observaient Germignon, et il crut voir un sourire se dessiner sur le visage de ses lèvres. Jusqu’à ce qu’elle se lèche des babines, et que Germignon identifie le regard émerveillé pour ce qu’il était vraiment : un regard carnassier. Il était une proie… Le sang du starter ne fit qu’un tour, pendant que Kodak s’interposait courageusement entre eux deux. La Miaouss ne semblait plus l’écouter, les yeux fixés sur le starter. Le Germignon voulut demander au bébé de se pousser, car il ne doutait pas un instant que la Miaouss deviendrait violente avec son camarade s’il l’empêchait de chasser. Il connaissait ce genre de regard. Le dernier Pokémon qui l’avait observé comme ça avait voulu le tuer.
Le Germignon recula donc, et prépara une attaque Ultralaser. Il ouvrit la bouche, montra ses dents qui brillaient d’une lueur surnaturelle. Dans le creux de sa bouche, une boule brillante se formait, prête à jaillir… et à heurter la Miaouss dès que le Bébé serait hors du champ de tir. Germignon ne blesserait pas le Bébé. Heureusement, les cris du Carapuce avaient rameuté les humaines. Eloïse se retourna, jeta un coup d’œil à son Germignon, qui avait une posture hyper agressive, et tandis que Colette tirait la joue de son Miaouss, Eloïse se plaçait dans la ligne de visée de son Pokémon, en lui jetant un regard noir. Son Pokémon lui rendit son regard penaud. En désignant un rocher sur le bord de la route, Eloïse lui intima d’une voix froide comme la pierre : « Crache. »
La boule d’énergie sortit de la gueule de Germignon dans un hoquet, et alla s’écraser sur le rocher avec un bruit qui ressemblerait à deux mains qui frapperaient fort l’une contre l’autre. Le roc ne fut pas troué, car Germignon n’avait pas eu le temps de se concentrer, mais une trace noire fumante s’éleva du site d’impact. « On n’attaque pas les Pokémon alliés. Jamais. J’ai honte que de vous trois, ce soit le Carapuce qui soit le plus intelligent, et le plus censé, alors qu’il est sans doute plus jeune. Si tu te bats, tu seras privé de baies, et consigné dans ta ball. Que je ne t’y reprenne plus.»
Elle regarda son Germignon jusqu’à ce que celui-ci baisse les yeux, penaud. Elle était plus furieuse qu’elle ne l’aurait du, elle le savait. C’est juste que le Miaouss avait beau être replet, et avait beau avoir l’air d’une solide combattante, un Ultralaser à bout portant l’aurait, au mieux mis K.O, au pire gravement blessé. Il allait falloir qu’elle apprenne à son Pokémon comment contrôler sa puissance. Elle ne pouvait pas se permettre de tuer des Pokémon maladroits appartenant à des dresseurs. Sa colère se fissura néanmoins lorsque son Pokémon lui jeta un regard pitoyable. Elle lui fit un sourire malgré elle, et regarda Colette lui apporter une friandise. La dresseuse se saisit prestemment du bonbon que Germignon était sur le point de gober. Elle l’agita sous son nez avec un sourire malicieux. « Tu l’auras si tu te comporte bien avec Bastet et Kodak jusqu’à ce qu’on arrive au ranch. Et ça veut dire, pas d’attitude agressive.»
Elle jeta un coup d’œil à Colette, tandis que la dresseuse lui présentait ses excuses pour le comportement de son Miaouss. « Excuse acceptées. Germignon sait que j’aime beaucoup la canelle donc il me la fait sentir régulièrement. Mais je pense qu’il essaye d’utiliser l’attaque Doux Parfum alors qu’il n’a pas vraiment le niveau. Ça produit de drôle d’effets sur les Pokémons, donc c’est au moins à moitié ma faute, désolé. »
Elles se remirent à marcher un peu plus tard, et Colette reprit la conversation de tout à l’heure :
« C'est quand même audacieux de ta part, de partir dans une région inconnue avec juste un Germignon et un Tauros, non ? Enfin, j'imagine que s'il charge à une telle vitesse, tu ne dois pas rencontrer beaucoup de problèmes. C'est un beau Pokémon, y'a pas à dire. »

« Effectivement, la plupart des Pokémons Sauvages sont suffisamment intelligent pour nous éviter. Et pour les dresseurs qui voudraient me défier, c’est plus Tauros qui combat avec mes conseils, qu’avec mes ordres. Il a 25 ans, 10 ans d’expérience en tant que Pokémon dans une équipe qui a fait les matchs d’arène. De quoi balayer tous les dresseurs de niveau moyen sur ma route. Je me contente d’être un soutien moral, la plupart du temps, mais il m’obéit plus par affection parce qu’il m’a vu naître et que j’ai passé mon enfance sur son dos que par réel respect. Du coup non, je suis pas trop audacieuse de me promener avec un Pokémon très puissant de qui j’ai la chance de pouvoir me faire obéir… la plupart du temps… »



Eloïse parle en #ff3366
Phrase du mois: "Germignon, hein ? Il est... mignon." (Colette Alvane)
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Dresseur Kantô

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Lun 11 Sep - 6:12
    Alors là, Colette était sur le cul. Elle s'était aperçue après coup que le Germignon d'Eloise avait envoyé une espèce de rayon sur un rocher adjacent, qui avait été laissé fumant. La jeune femme ne connaissait pas le pouvoir du jeune Pokémon, et avant aujourd'hui, elle n'en avait jamais rencontré un. Mais si il était capable d'utiliser une attaque aussi puissante maintenant, il deviendrait monstrueux une fois plus entraîné. La jeune femme ne fit pas de commentaires, mais si Eloise n'était pas intervenue, elle n'aurait pas donné cher de sa pauvre Bastet. La Miaouss revint à elle, plus sérieuse qu'avant, et Colette espéra qu'elle avait compris qu'il ne valait mieux pas énerver le petit Pokémon. En revanche, elle entendit Eloise gronder son Germignon, et elle tiqua sur la manière dont elle critiqua son Pokémon. Qu'est-ce que c'était sensé vouloir dire ? Que Bastet et Kodak devaient être des abrutis et que son Germignon était sensé être le plus intelligent ? Colette n'avait rien dit, mais ça l'agaçait d'entendre ses Pokémon être rabaissés, même s'il s'agissait sans doute d'une maladresse venant d'Eloise. Pour autant, Colette avait voulu offrir à son Germignon un bonbon... Que la dresseuse lui vola des mains. Ah. Bon. Bah très bien alors. Mais le fait qu'Eloise nargue son Pokémon ne plut pas du tout à Colette. Elle n'était certes pas la plus grande dresseuse du monde, ni sans doute la plus pédagogue, mais elle n'était pas persuadée que c'était la manière d'agir avec la créature qui était sensée être son ami. Ne disant rien là non plus, cela ne n'empêcha pas de trouver le comportement d'Eloise assez agaçant, et la jeune fille baissa dans son estime. Mais puisqu'elles étaient déjà en chemin vers le ranch, elle n'avait pas vraiment le choix que de rester à ses côtés.

    Elles continuèrent à marcher, et vu que le jour commençait à baisser, elle se fit la remarque qu'elles arriveraient sans doute bientôt au ranch près du Mont Sélénite. Du moins, elle espérait. Eloise ferait ses affaires, et Colette les siennes. Et puis au lendemain, Colette partirait à travers la grotte pour rejoindre Azuria, qu'elle avait déjà visitée une dizaine de jours plus tôt. "Excuses acceptées". Non mais sérieusement ? Elle se prenait pour qui exactement la gamine là ? Le visage de Colette se ferma. Elle n'avait plus envie de parler à la gamine. Elle lui répondrait si elle lui posait une question, mais elle s'en tiendrait au strict minimum. Ca y est. Elle l'avait saoulée. Bon, pour sa défense, elle s'excusa aussi, et Colette le remarqua quand même. Mais ça ne voulait pas dire qu'elle considérait Eloise comme une amie, loin de là. Elle avait une manière de parler qui lui déplaisait fortement. La jeune femme écouta le récit de la gamine qui parlait de son Tauros, et effectivement, elle n'avait pas l'air de le contrôler. Ce qui était compréhensible, elle n'était qu'une enfant, qui venait à peine de devenir dresseuse, et il était obligé d'obéir alors qu'il avait fait de nombreux combats déjà. Un Pokémon comme ça devait soit avoir une très grande fierté... soit avoir un caractère de Grotichon. Dans tous les cas, cela expliquait beaucoup de choses. Mais du moment qu'Eloise ne faisait pas la maline à le sortir de sa Pokéball alors qu'il était énervé, Colette était plus ou moins rassurée.

    Du côté des deux Pokémon de la dresseuse, Kodak n'était pas rassuré. Si Colette n'avait pas tout vu du rayon qui s'était éclaté contre la roche, c'était son cas. Et il avait peur. Germignon ne semblait pas méchant, et il s'était sans doute senti en danger lorsque Bastet l'avait regardé avec appétit. Pourtant, il n'y avait rien de méchant venant de la part de Bastet, elle lui aurait sans doute bondi dessus. Et puis elle n'était pas folle non plus, elle lui aurait léché la feuille, tout au plus... Mais Kodak avait peur du Germignon maintenant. Le fait qu'il puisse lancer une telle attaque l'effrayait, et il ne voulait pas s'approcher de lui. Même s'il avait l'air triste de s'être fait gronder, il restait une menace. Le Carapuce se rapprocha de sa partenaire qui était redevenue normale, et qui ne regardait plus en l'air, juste en face d'elle. Lorsque Kodak se mit à ses côtés, elle le regarda et lui fit un sourire sincère. C'était rare qu'elle agisse "normalement", mais ça ne lui déplaisait pas. Il jeta un regard dans la direction du Germignon, et Bastet miaula un coup.

    "N'aie pas peur Kodak, il n'est pas méchant," ronronna-t-elle, faisant coucou de loin au Germignon, avec un petit sourire. Le Carapuce la regarda en plissant les yeux, comme s'il ne comprenait pourquoi elle agissait comme ça. Il se demandait aussi pourquoi elle avait arrêté de regarder dans le ciel. Bastet eut un petit rire doux. "Il leur a fait peur, ils sont partis."

    Kodak ne comprenait pas de quoi elle parlait, mais il savait qu'elle était bizarre et finalement, ça ne le dérangeait pas tant que ça. Elle était gentille au fond, à part quand il s'agissait de nourriture. Heureusement pour lui, il préférait manger des légumes et elle de la viande. Mais quand il y avait du poisson, c'était la guerre. Et elle le battait toujours. Mais Colette gardait toujours quelques petits bouts pour lui, sachant qu'un jour, il renverserait la Miaouss et qu'il gagnerait tout pour lui. Non pas qu'elle souhaitait vraiment une guerre entre les deux Pokémon, mais elle pensait que ça faisait du bien à Kodak de se battre un peu pour lui, pour se défendre. Il avait déjà pris énormément d'assurance depuis le début de l'aventure, et c'était important pour elle.
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Dresseur Johto

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Lun 11 Sep - 10:27
Eloïse n’avait pas vu le visage de Colette lorsqu’elle accepta ses excuses de manière indubitablement hautaine et condescendante, bien que ce ne soit pas du tout l’intention. Elle ne vit donc pas les signes avant-coureurs qui lui disaient qu’il valait mieux la fermer et s’excuser immédiatement. Elle continua donc comme si l’ambiance n'avait pas changé, et se rendit compte que Colette avançait de manière légèrement plus vive, comme si elle était pressée d’arriver. La dresseuse se dit d’abord qu’elle se faisait des idées, mais quand Colette répondit à son long monologue de manière laconique, sans rebondir alors qu’elle l’avait toujours fait jusque-là, Eloïse commença à s’inquiéter. Le silence d’abord inconfortable, devint carrément gênant, et la monotonie de la marche fut interrompue uniquement par Colette qui fit remarquer avec une économie de mot qui était presque artistique qu’ils devraient bientôt arriver au ranch. Eloïse, elle était plongée dans ses pensées, passant ses paroles précédentes au peigne fin en se demandant ce qu’elle avait dit ou fait de mal. Du point de vue d’Eloïse, elle n’avait rien dit ou fait de mal, et elle connaissait trop peu de choses sur Colette pour adopter son point de vue à elle. On était dans une impasse, elles allaient bientôt arriver au ranch, et elle allait quitter une Colette vexée, alors que c’était une des rares personnes différentes et sympathique qu’elle avait rencontrée.
Eloïse jeta un regard consterné et confus à Colette en lui demandant : « J’ai fait quelque chose de mal ? Il semble que tu es vexée. Si j’ai fait quoi que ce soit qui t’aie offensé, j’aimerais bien que tu me le dises, j’essaierai de m’améliorer… »
Du côté de Germignon également, ce n’était pas glorieux du tout. Sa dresseuse l’engueulait alors que tout ce qu’il avait cherché à faire, c’est se défendre. La Miaouss tarée l’aurait bouffé tout cru, et sa feuille avec. Germignon avait vu ses dents, si elle n’était pas carnivore, alors lui c’était un Torterra ! Et alors que tout ce qu’il faisait c’était préparer une attaque au cas où les choses dégénéreraient, Eloïse lui avait crié dessus aussi sévèrement que si elle avait rossé le Bébé. C’était pas juste. Mais le pire, c’était maintenant le regard de méfiance et de peur de Kodak avec lui. Envolée, la sympathie bon enfant envers lui. Encore une fois, il semblait être rejeté du groupe. Pas pour son œil difforme, non, mais pour une raison tout aussi stupide. Et Injuste.
Le Germignon respecta donc la distance que Kodak avait mis entre eux deux, et marcha en silence, le regard fixé sur le sol. Il sentait un tourbillon d’émotions lui bouillir le cerveau. Colère, Frustration, Déception, Tristesse. Il renifla. Oh non, il n’allait pas se mettre à pleurer en plus. Le starter ferma l’œil et invoqua l’image mentale du saule pleureur sous lequel il faisait des siestes lorsque des Pokécons l’embêtaient. Il se força à se le représenter, d’abord le tronc massif qui sortait du sol avant de devenir de plus en plus fin, à mesure qu’il s’élevait en l’air et de se terminer en une explosion de branches et de feuilles tombant en cascade autour du tronc.
« N'aie pas peur Kodak, il n'est pas méchant »
Sa concentration fut rompue, et Germignon ouvrit un œil surpris en regardant Bastet. La larme qu’il contenait sous sa paupière en fermant les yeux roula sur sa joue, lui donnant un air pitoyable que Germignon s’empressa d’effacer en essuyant rageusement sa larme avec sa feuille. Il ne répondit rien, tandis que la Miaouss avait abandonné son air de prédateur pour sa façade candide. Il ne répondit pas au coucou de la Miaouss. Il savait que sa voix serait tremblante d’émotion. Il ne savait pas encore exactement si c’était de la tristesse ou de la colère, mais il serait plus avisé que les autres Pokémons ne sachent pas. Il s’était fait suffisamment d’ennemis comme ça.
Germignon regarda donc droit devant lui, sans rien dire. Il se résolut à ne plus parler, lui non plus. Ni à eux, ni à Eloïse d’ailleurs. Eux, parce que le Bébé était mort de trouille, et que la Miaouss tarée lui faisait peur, et essayerait sans doute de le manger dès qu'il baisserait à nouveau sa garde. Et Eloïse, parce que c'était une dresseuse injuste. Il rentrerait dans sa ball à la première occasion, et refuserait d’en sortir avant un petit moment. De toute façon, depuis qu’Eloïse avait d’autres Pokémon pour la défendre, y compris l’énorme Ancien, Germignon n’était plus vraiment indispensable pour assurer sa sécurité.



Eloïse parle en #ff3366
Phrase du mois: "Germignon, hein ? Il est... mignon." (Colette Alvane)
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