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» Demain, dès l'aube...


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Dresseur Unys

C-GEAR
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Mer 30 Aoû - 20:27
Demain, dès l'aube...

Que reste-t-il de toi maintenant ? Peux-tu le dire ? Non. Tu n’en sais rien. A part la rage qui te consume, tu ne vois plus rien d’autre. Tu ne vois plus les gens se presser autour de toi, tu ne les entends plus te demander comment tu vas. Ils sont stupides. Comment cela pourrait-il aller ? Comment ce foutu monde peut-il encore continuer à tourner ? Parce que le tien s’est arrêté. Complètement. Il s’est éteint. Tu pourras lutter autant que tu veux contre cette idée, il y aura bien un moment où tu devras l’accepter. Pourtant, tu t’y refuses obstinément. Cela fait beaucoup trop mal. Tu essaies d’atténuer cette douleur qui te fait totalement vriller, mais rien n’y fait. Tu pleures, tu hurles, tu frappes, à t’en faire saigner les poings. Puis tu t’écroules, tu te laisses tomber. Impuissant. Car c’est ce que tu es. C’est pourquoi tu en es là. Tu n’as rien été capable de faire pour empêcher cela, pire encore, c’est à cause de toi. S’il y a bien une chose que tu ne pourras jamais te pardonner, c’est bien celle-là. Ils t’ont ôté une partie de toi, ils te l’ont arrachée. Tu le sens encore, froid, blotti contre ton torse. Il était déjà parti.

Tu pourrais te relever, mais pour quoi faire ? Tu ne veux plus voir personne, tu veux qu’on te laisse seul. Tu as fait sortir tous tes Pokémon, un a un, et tu leur as demandé de partir, de faire leur vie de leur côté. Les voir, cela te rappelait qu’il n’est plus là. Tu avais été incapable de le voir une dernière fois avant qu’il ne rejoigne la Tour des Cieux. Tu n’avais plus même la force de bouger. Tu es resté dans ce lit, à l’hôpital, prostré, des journées entières, à fixer le vide, à revoir tout cela tourner en boucle, comme si l’horreur de le vivre une fois n’était pas suffisante. Non, c’était bien trop facile de t’en sortir comme cela. Tu dois payer pour tes erreurs. Tu as voulu jouer aux héros. Une seconde fois. La première n’avait pas semblé avoir été la bonne, alors il fallait marquer le coup avec ta récidive. Pour bien te faire comprendre que ce n’est pas pour toi. Le message est passé, tu l’as bien saisi. Tu ne recommenceras plus. Jamais. Tu peux laisser tomber tes rêves, ils n’ont plus aucune valeur. Tu pourrais continuer, tu n'aurais seulement besoin d’un métier, que tu exercerais le mieux possible parce que tu ne sais rien faire d’autre, et qu’au moins, ça, tu le fais bien. Mais après, oublie tes idéaux de Ranger. Oublie. Regarde ce que ça t’a coûté de vouloir protéger les autres. Tu as failli y rester, et pire encore, tu as entraîné Flynn dans ta chute. Il est tombé dans des profondeurs dont il ne reviendra plus.

Tout le monde te dit que tu peux remonter la pente, que tu peux continuer à vivre. Que ton petit Gruikui est paisible là où il est. Qu’en savent-ils ? Rien du tout. Ce ne sont que des hypocrites qui lâchent des paroles sans vérité. Ce sont des menteurs. Et toi, tu n’es qu’un lâche. De là où il est, c’est ce que Flynn doit voir. Que son dresseur n’est qu’un lâche. C’est d’ailleurs pour cela que tu as fui. Parce qu’ils ont fini par te laisser sortir de l’hôpital. Après tes journées immobiles, après ces jours et ces nuits, où tu restais là, assis, sur ton matelas, dans la blouse des patients, les genoux contre ton torse, écrasés par tes bras. Sans un bruit, sans un mouvement, à regarder, loin, toujours plus loin dehors. Tu as finalement mangé, puis bu. Ensuite, quelques mots ternes sont sortis de ta bouches. Des banalités, des politesses. Ils ont donc considéré que tu allais mieux et t’ont fait quitter les lieux. Quels idiots. Comme si ce type de blessure pouvait se soigner de la sorte, comme si c’était possible d’aller mieux. Oh, mais ils ne t’ont pas laissé comme ça, non non non. Ils t’ont donné des rendez-vous chez un psychiatre. Tu n’as pu contenir ton rire. Tu leur as ri ton mépris au visage. Et tu es parti.

Pour aller où ? Et bien vers la mer, loin, au nord d’Unys, au-dessus de Papeloa. Une côte reculée où personne ne viendra te chercher. Parce que tu fuyais déjà par là-bas quand tu avais besoin de dire au revoir au monde. Ici, il n’y a rien. La forêt puis la mer. Avec une bande de sable entre. Cet endroit a la chance d’être impropre au tourisme. Et heureusement. Ils viendraient tout détruire ici. Comme ils détruisent tout, parce qu’ils ne valent rien de plus que ce qu’ils sont, malgré ce qu’ils veulent croire. Ce ne sont que de vulgaires hommes. Tout comme toi. Pauvre hère. Pauvre fou. Seul, dans son bout de nature. A pêcher le premier Magicarpe ou Remoraid qui mord, à manger les baies que tu trouves. Tu t’en sors, avec ta petite installation. Mais à la différence des fois précédentes, tu ne comptes pas revenir. Tout t’écœure, tout te dégoûte, tout te répugne quand tu regardes autour de toi. Ici, tu retrouveras peut-être un semblant de quiétude, de paix intérieure. Tu n’as qu’une seule envie. Disparaître, et qu’on ne te retrouve plus, jamais. Le temps pourrait te faire revenir à la surface un jour, pourtant, tu n’y crois pas. Tu ne veux plus laisser de trace de qui tu es. Tu n’es plus personne. Le Roy Harrison que le monde connaissait est mort en même temps que son ami.


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Dim 3 Sep - 4:03
Quel est ton programme aujourd’hui ? Cueillir, pêcher, en espérant que cela morde aujourd’hui, pas comme hier. Se nourrir que de baies que tu trouves, ce n’est pas l’idéal pour toi, tu as eu l’occasion de le constater. Alors tu subsistes avec la pêche. Cela t’apporte ce qu’il te manque. Tu ne t’es pas coupé des services de la technologie, encore que tu n’aies rien d’électronique ici en dehors de sa pokéball. Le coin est assez luxuriant en termes de végétation, ce qui te permet d’avoir accès à certains arbres aux baies bien juteuses. A force de venir squatter par ici pour t’isoler, tu as fini par savoir ce qu’il poussait en fonction des saisons. Tu te doutes que te maintenir ici l’hiver sera rude, sauf que cela ne t’importe peu. On ne te fera pas rentrer. Pour la simple et bonne raison que personne ne pourra te retrouver ici. Tu es seul, avec toi-même, avec tes démons, c’est bien suffisant. D’ailleurs, cela bouge, tu t’approches de ta canne, plantée dans le sable, tu la saisis et la soulève lentement, puis ferre ta proie, d’un coup sec. Tu n’as plus qu’à remonter ta prise en faisant bien attention à ne pas casser la ligne. Tu n’as une réserve illimitée de fil de pêche, et c’est bien quelque chose que tu aurais dû mal à trouver dans la nature. C’est un Bargantua, et le bougre ne se laisse pas faire. Sur le coup, tu aurais bien apprécié la présence d’un Pokémon d’ailleurs, pour le fatiguer jusqu’à ce que tu l’ais. Mais avoir un Pokémon, est une chose dont tu ne veux plus, et en plus, cela signifierait avoir une bouche de plus à nourrir. Cela signifie que tu n’en as ni l’envie, ni même la possibilité.

Il faudrait que tu penses à trouver une manière de réparer cette fuite dans le toit de la cabane. Ce n’est pas grand-chose, mais tu préfères éviter les infiltrations, et cette nuit fut horrible en raison du goutte-à-goutte incessant. Il n’a pas beaucoup plu, pourtant, cela a suffi. Il te faudrait trouver un matériau qui s’y prête. De l’écorce ne serait pas forcément une mauvaise chose, quoi que trop friable selon l’arbre, il faudra y faire attention. Tu aurais voulu prendre de la mousse, parce que le côté spongieux permettra de combler le trou dans son intégralité, mais justement. Le fait que cela fasse éponge va faire que l’eau va s’amasser, et c’est justement l’inverse, tu veux éviter l’humidité. Bon, en même temps ce n’est pas un quatre étoiles, c’est du style moyenâgeux, mais tu y trouves ton compte. Il y a un certain charme à une telle vie. Tu te retrouves avec toi-même. Certes les nuits sont encore hantées par les souvenirs et les cauchemars, par toujours si faciles à séparer, mais au moins la journée, tu es préoccupé par le seul fait de pouvoir évoluer sans trop d’encombre dans cet environnement. Rien ne vient te presser de nulle part, on ne requiert rien de toi. Tu ne penses qu’à vivre, le mieux possible. Tu t’occupes de tes besoins primaires uniquement. Manger, boire et dormir. Tout cela implique des efforts, au quotidien, mais cela ne t’importe que peu. Tu n’as pas le stress d’une vie comme on vous apprend à avoir. Tu n’as plus de deadlines, tu n’as plus d’impératifs, tu n’as plus d’attentes, plus de comptes à rendre. Tu n’as plus même à te soucier des autres, car qui d’autre que toi y a-t-il ici ? Personne. Et c’est justement ce qui fait que tu tiens à ta solitude en ces lieux. Tout n’est pas forcément calme non plus, tu n’as pas eu de tempête à braver depuis que tu es arrivé, mais cela a déjà été le cas par le passé. Tu n’avais jamais eu aussi peur de ta vie, et il t’a fallu pas mal de temps avant d’oser repasser la nuit dans cet abri sommaire.

Donc maintenant, tu dois préparer le Bargantua fraîchement pêché. Et assez vite, tu ne voudrais pas avoir à affronter un Goélise affamé une fois de plus. Tu as retenu la leçon, dès que tu attrapes un poisson, tu le prépares. Bon, avant, il faut qu’il décide à abandonner hors de l’eau. Parce que les Bargantuas sont extrêmement tenaces, et agressifs en plus de ça. Donc tant qu’ils bougent encore, tu ne les approches même pas. Et une fois calmés, une fois à bout de force, tu vérifies que tu ne risques rien avec un bâton, parce que certains font semblant. Il t’est déjà arrivé de manquer de te faire mordre, et une bête comme ça, ça t’arrache un doigt en une fraction de seconde. Et comme toute personne sensée, tu tiens à tes doigts. Ils te sont indispensable au quotidien. Ce qui te manque peut-être, c’est une glace, et une lame peu émoussée. Parce que tu détestes ne pas être rasé de près, et que la barbe est l’apanage des gens comme toi. Après, ta barbe est encore courte pour l’instant, on ne peut pas te considérer comme le hipster de la jungle, mais elle est là, et elle te gêne. Qu’importe, barbe ou pas barbe, ta seule lame est ton couteau, et il a d’autres mission que le rasage. Comme vider ton poisson. Une tâche d’un charme particulier. Tu leur laisses au moins ça, aux Goélises. Enfin les Goélises et autres, parce que tu balances ça loin, dans la mer, parce que ça pue, un peu. Et que tu tiens à te rincer les mains. Ce ne sont pas vraiment les boyaux que tu veux sentir quand tu manges. Enfin bref. Retour à la cuisine de l’homme de Cro-Magnon, presque.


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Mer 6 Sep - 15:57
Ton Bargantua que tu as miséré à pêcher, tu es en train de le préparer pour la cuisson. Tu n’as pas grand-chose, qu’une sorte de marmite que tu places sur le feu. Feu qui ne s’allume pas par un bouton, ou par induction. Forcément. C’est à toi de faire le feu, ce qui signifie que c’est à toi d’aller chercher du petit bois, et sec, ce qui n’est pas systématiquement des plus aisés. Bon, cette fois-ci, tu n’as pas eu trop de mal, et donc tu prépares tranquillement tout cela, dans le foyer que tu as aménagé sur la plage, un petit cercle de grosses pierres et le tour est jouer. Parce que tout de même, tu as pris le soin de prendre avec toi un briquet. Tout est dans l’utilitaire. Tu ne t’es pas non plus fait la malle en touriste, tu savais ce qui t’attendait et tu as prévu le coup, rien de plus. A présent, que tout est quasiment prêt pour faire cuire ta pêche du jour, tu décides de jeter un coup d’œil plus en détail à tes morceaux de Bargantua, parce que ces Pokémon sont blindés d’arêtes, tu te demandes comment cela est possible. Alors tu perds du temps, c’est certain, mais tu préfères cela que de t’étouffer, et de mourir seul, comme un idiot au bout du monde, à cause d’une arête. Une à une, tu retires toutes celles que tu vois, tu sais qu’il en restera, parce qu’il en reste toujours, mais ce sera déjà ça de moins.

Maintenant, c’est parti pour la cuisson. Tu n’as rien d’un chef étoilé, ou d’un survivaliste qui connait toutes les combines pour survivre en cas d’apocalypse. Tu sais cuisiner, très sommairement, pour te nourrir. Parce qu’il est vrai que tu n’es pas des plus simples à faire manger. Surtout quand tu sortais. Tout ce qui était fast-food et compagnie, ça n’a jamais trop attiré ton regard. Ni même les plats copieux, en sauces, les gratins tout ça. Tout ce que les gens aiment en général. Tu te rapprocherais presque du régime végétarien d’ailleurs. Tu fais exception pour le poisson, parce que de par chez toi, vous n’avez que ça, vous êtes les héritiers d’une tribu de pêcheur, et cela se sent dans votre culture. A la différence des autres qui consomment sans se préoccuper de ce qu’ils mangent, tu as été éduqué avec le respect du fruit de la pêche. Tout retourne à l’eau. Ne gaspille pas de ce que tu as prélevé, rends le à l’eau, ainsi, un Pokémon pourra en profiter et le cycle naturel n’en sera que moins impacté. C’est ce que tu appliques encore aujourd’hui, vingt ans après. Alors oui, comme tu respectes l’être dont tu te nourris, tu te permets de manger du poisson. Cette histoire de cycle est bien plus compliquée pour les Pokémon terrestres et aériens. Donc tu n’y touches pas, par principe. Après, tu consommes une quantité assez conséquente de céréales, légumes et légumineuses. Tu fais attention à ce que tu manges, tu as très vite fait attention. Pas de là à tout mesurer en permanence, mais il est rare de t’accorder un plaisir un peu gras de temps en temps. De toute façon, tu n’apprécies pas. Si seulement ton point faible n’était pas les glaces. Ton péché mignon. Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux, et c’est contraire à tout le reste, mais la glace, franchement, la meilleure des inventions faite sur cette terre en termes d’alimentation. Sauf que tu n’as pas de crème glacée ici. Tu préfères sortir immédiatement cette idée de ta tête. Tu ne veux pas à avoir à regretter la civilisation, même pour un bon cornet de glace à la vanille, avec la gaufrette croustillante et la pointe remplie de chocolat. Non, même pour ça, tu t’y refuses. Retourne à ton poisson, il vaudra mieux.

Tu entends le bruit de la chair saisie par la chaleur. Ce bruit, tu le trouves apaisant, il y a quelque chose de rassurant, qui te fait te sentir bien. Tu ne l’expliques pas. Et puis l’odeur qui commence à s’en dégager. Cela t’ouvre plus qu’un peu l’appétit. Le Bargantua n’est pas le plus goûteux des poissons, ni le plus fin, il n’en reste pas moins qu’il possède une odeur agréable à la cuisson ainsi qu’un goût pas trop dérangeant. Et puis surtout, il est comestible. Parce qu’il y en a des pièges dangereux avec les fruits de la pêche. Comme Loupio par exemple, il a l’air tout mignon, et pourrait offrir une bonne chair pour se nourrir, pourtant, la molécule qu’il produit pour générer de l’électricité est nocive pour l’homme. Ce qui fait que tout pêcheur non averti peut commettre cette erreur. Et cela cause des accidents, tu n’en doutes pas une seconde. Mais une odeur particulière te tire de tes pensées, la peau commence à cramer, il est temps pour toi de retourner tes deux morceaux, pour les saisir sur l’autre face. Tu n’auras plus qu’à manger.


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