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» [Event] Combattre l'abomination.


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Dresseur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 28/02/2017
Messages : 501

Région : Alola
Mar 30 Jan - 15:27
Le regard sévère et scrutateur de Mara se posa sur la nouvelle arrivante ; une gamine aux longs cheveux d'un mauve claire, accompagnée d'une leuphorie. La raison pour laquelle elles se déplaçaient main dans la main lui échappait. Insécurité ? Pourtant, elle s'adressa à leur groupe comme si de rien n'était et la sbire ne put s'empêcher de grincer des dents face à ses questions. Il faudrait décidément lui inculquer la subtilité. Des oreilles indiscrètes pouvaient très bien s'être tendues dans leur direction, à l'écoute de leur conversation. Comme de fait, Gaeriel suggéra de monter à l'étage pour la mettre au parfum de leur macabre expédition. Une sage décision. Sans demander son reste, la guerrière demanda le numéro des chambres qui leurs avaient été assignées, puis se dirigea vers l'étage. Elle choisit la dernière pièce, sachant qu'elle éviterait la surveillance et la présence accrue des rangers. À moins que le blondinet, Côme, ne vienne la rejoindre. Marie-Anne soupira tout en dénouant sa veste, qu'elle déposa sur un lit. Elle hésita un moment avant de sortir ses dagues ; elle ne souhaitait ni soulever la suspicion de ceux et celles qui partageraient la chambre avec elle ni les effrayer. Elle décida donc que, pour le moment, ses lames resteraient soigneusement cachées dans la doublure de ses bottes. 

Après quoi, elle sortit et retourna auprès des autres ; l'espace s'avéra suffisant pour tous les accueillir, bien qu'elle se sentit un brin à l'étroit. Mara croisa les bras. La diffusion massive des images sur internet lui paraissait être la meilleure idée. La plus rapide, aussi. Elle se contenta d'acquiescer en silence. Elle n'oubliait pas la vidéo qu'elle avait prise en cachette et qu'il lui faudrait faire analyser, à cause de sa qualité médiocre. S'il fallait que des détails additionnels y soient découverts, notamment en ce qui concernait la Team Rocket, elle n'hésiterait pas à la partager sur les réseaux sociaux. Anonymement, comme Clarisse le mentionnait. 

La réunion se termina sur une note plus légère ; il était temps d'aller profiter des dernières heures de la nuit pour se reposer. La brunette ne se fit pas prier. Bien qu'elle aurait pu rester éveillée jusqu'à l'aube, elle sentait la fatigue envahir ses membres. Mieux valait ne pas lutter davantage contre le sommeil. Mara regagna sa chambre et s'assit sur son lit, que le clair de lune ne parvenait pas à atteindre ; elle se trouvait dans un angle appréciable, qui la maintenait dans l'obscurité. Elle espéra seulement que personne n'ouvrirait les lumières. Elle retira soigneusement ses armes, qu'elle glissa sous son oreiller, puis elle enleva ses bottes et ses vêtements. Elle se retrouva en débardeur et en brésilienne noirs. Enfin, elle dénoua ses longs cheveux. La pression sur sa tête s'envola et elle soupira doucement en glissant ses doigts parmi ses mèches. Elle se sentait bien. Marie-Anne s'installa ensuite en position du lotus, joignant les mains et ferma les yeux. Sa respiration ralentit et elle fit le vide dans ses pensées. Le sang, les bandelettes, le crâne ; elle chassa le tout dans un recoin de son esprit et se concentra sur des souvenirs qu'elle affectionnait. Sur le visage souriant de Samaël. Les sensations apaisantes l'enveloppèrent et elle se sentit sombrer peu à peu.

Le grincement d'une porte qui s'ouvre la tira de sa méditation et elle ouvrit brusquement les yeux. Le déplaisir peignit ses traits, mécontente d'avoir été dérangée, mais elle se radoucit en voyant Midley. « Il y a suffisamment de place ici. Installe-toi. » Mara l'observa dans la pénombre de la chambre. Pourquoi est-ce que son interlocutrice ne la regardait pas ? Elle nota la présence de la leuphorie, fidèle au poste. Une gardienne ? 

« Je m'appelle Marie-Anne. » Au moins, en se présentant, l'échange serait plus facile. « Tu aurais pu demander aux Rangers durant le briefing. »

Sa voix se fit plus sèche qu'elle ne l'aurait voulu. Peut-être parce qu'elle aurait préféré terminer sa méditation pour ensuite se coucher, plutôt que de parler de leur expédition clandestine au laboratoire. La sbire Aqua soupire, puis se reprit doucement. « Nous n'avons fouillé que quelques salles du Pokél@b, c'était trop risqué d'y rester longtemps. Je ne veux pas te faire faire de cauchemars, alors je vais t'épargner les détails, mais nous avons trouvé des preuves suffisantes pour porter des accusations de tortures et de maltraitance envers les pokémons. » Midley avait l'air si fragile, si innocente. Mieux valait pas mentionner l'odeur putride, les cadavres et les ossements qui avaient croisés leur route. 

« Si tu as été acceptée, c'est que tu es capable de nous aider. Demain, ce sera une nouvelle phase qui débutera. Je ne sais pas encore ce que ce sera, mais il vaudrait mieux être en forme. »

C'était sa manière de mettre un terme à la discussion, en espérant que Midley ne le prendrait pas mal. Après quoi, la brunette se coucha et s'enveloppa dans sa couverture.


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Eleveur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 11/03/2017
Messages : 1286

Région : Kanto
Sam 3 Fév - 14:31
L’eau fraiche me fait un bien fou. Je n’ai pas dit un mot depuis notre sortie du laboratoire étant donné que je suis encore un peu trop bouleversée par ce que j’ai pu y voir. On m’avait prévenu que ce genre de geste n’était pas fait pour moi, une infiltration ne devrait jamais être entreprise par de simples civils, encore moins dans un établissement ayant une terrible réputation depuis quelques temps. Je me surprends à regretter mon initiative, malgré que ce soit pour le bien des pokémons. Il aurait peut-être été mieux pour moi de rester à la maison, loin de toutes ces atrocités et de cette nervosité dont je n’ai clairement pas besoin. Malheureusement, nous n’avons exécuté que la première phase du plan et mon aide sera sans doute requise pour les suivantes. Et même si ce n’est pas le cas, je ne peux pas partir comme ça. Je me suis engagée et je terminerais ma tâche, peu importe ce que cela m’en coûte.

Je ne sais pas trop combien de temps je reste assise dans ce fauteuil avant que le groupe soit de nouveau au complet. Dès que je vois les deux jeunes filles rentrer dans le centre, je me relève pour les rejoindre et j’apprends que trois chambres nous on été réservées. Je ne dirais pas non à un peu de repos, je suis complètement épuisée. Tandis que j’essaie d’oublier la vision du crâne que portais l’un des rangers en chemin, j’emboite le pas aux autres en direction des escaliers et Reika ne tarde pas à me faire comprendre qu’elle veut descendre de mes bras. Je m’exécute rapidement et je vois la chatte bondir dans les marches à la suite d’une autre créature dont je ne connais pas encore l’espèce, une sorte de chien aux poils longs. Essayant de ne pas la perdre de vue, je la suis jusqu’à l’étage alors que les autres sont occupés à choisir leur chambre. Dans mon cas, la Chacripan accompagne le Ponchien dans la première et je me vois obligée de m’installer dans le dernier lit encore disponible, puisque ma partenaire ne semble plus vouloir en sortir. Je vais donc passer la nuit avec Clarisse, Gaëriel et Azamir... si je ne me trompe pas.

Je suis tellement fatiguée que je prends quelques minutes pour m’allonger sur mon lit en attendant le début du briefing qui se fera dans notre chambre. N’ayant rien à dire de plus sur le sujet, j’aurai aimé pouvoir y échapper, mais comme tout le monde sera bientôt réuni dans cette même pièce, c’est impossible. Je reste donc dans mon coin durant toute la discussion, préférant écouter ce que les autres ont a dire. Les réseaux sociaux sont sûrement la meilleure option pour commencer à propager l’information et je songe alors à la photo de griffure sur l’un des murs du laboratoire que j’ai prise avec mon téléphone. Je pourrais très bien la partager à mon entourage, mais je préférais rester anonyme pour ce genre de chose et ainsi éviter d’autres problèmes. Si ma famille apprenait que j’ai fait un truc illégal de cette ampleur... je ne sais pas trop comment ils réagiraient et je ne préfère pas le savoir. Je me montre intéressée aux indices que les autres ont récoltés et je comprends rapidement que ma photo est sans doute la plus inutile de toutes. Ce n’est pas avec ça qu’on va changer les autres.

Ayant l’impression d’être une nuisance pour le reste du groupe, je me retourne sur mon lit pour me mettre dos aux autres lorsque vient le temps pour nous de dormir. Je n’ai pas l’habitude d’être aussi silencieuse et solitaire, mais quand j’y pense, je n’ai plus vraiment l’impression de me connaître de toute façon. Une seule question me revient constamment à l’esprit ; qu’est-ce que je fou ici ?


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PNJ

C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 2780

Mer 7 Fév - 19:59
La fin de la nuit n'a pas été facile pour tout le monde. Après ce que vous avez pu vivre au laboratoire, cela peut se comprendre.

Au lendemain, vous vous réveillez les uns après les autres, avec, pour la plupart, une drôle d'impression. Ce que vous avez vu est réel, ça existe, c'était là sous vos yeux et c'est maintenant à vous de témoigner de tout cela auprès du monde.
Vous ne pouvez pas le faire n'importe comment. Ce genre d'informations doit rester très concret pour éviter d'être détourné et dans le même temps, vous savez que vous devez vous protéger. Vous devez donc discuter des découvertes que vous avez faites et des moyens de diffusions.

Alors que vous commencez à vous entendre sur une manière de faire, deux citoyens de Volucité passant par là, vous entendent en parler. Vous êtes pourtant discrets : certes, restés au Centre Pokémon pour profiter des tables de travail et de la machine à café, mais vous parlez essentiellement à voix basse.
C'est comme si... Ils vous avaient reconnus, ils avancent d'ailleurs vers vous...


Nous vous proposons de faire un tour (un ou plusieurs posts chacun) pour commencer à parler du réveil et de vos avancées. L'arrivée des deux personnes de Volucité sera votre point commun à la fin de votre rp.
Vous avez jusqu'au 21 février.


avatar ©️ Elune Crowley.
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Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 11854

Région : Kanto | Hoenn
Ven 9 Fév - 3:05
Quatre dans notre chambre... dire que j’ai failli prendre la troisième et faire en sorte d’être seul, ça m’embête que nous soyons si nombreux en comparaison aux autres. En tout cas, je ne m’en préoccupe pas pour l’instant, écoutant les diverses propositions pour bien diffuser nos trouvailles, pour que le monde n’ait plus de doutes quant aux mauvaises méthodes de ce laboratoire. De bonnes idées sont partagées, ça devrait donner des résultats satisfaisants. Après mon introduction, je ne parle plus beaucoup, hochant la tête ou ajoutant une précision de temps à autre, sans plus. Je leur laisse la place puisque mes connaissances des réseaux sociaux ne sont pas les meilleures qui soient. Du bon en ressort et je pense que nous allons pouvoir agir rapidement dès le lendemain. Dès que la conversation commence à tourner en rond, je mentionne qu’il est temps d’aller dormir. Heureusement, personne ne me contredit et chacun retourne à la chambre choisie. Comme Gaeriel, je souhaite une bonne nuit à ceux qui retournent dans leur chambre. Par la suite, je file pour un arrêt toilette et lorsque je reviens, Gaeriel est en train de se dévêtir; j’en suis surpris. C’est une chance que ma peau ne rougit pas... Je deviens embarrassé alors que je l’ai pourtant déjà vu en maillot de bain à la plage de Vaguelone. Elle était si belle et elle l’est toujours. Mais cette maudite pudeur, encore... Mon regard glisse sur elle parce que de toute façon, je suis incapable de m’attarder. Ça me gêne et je ne trouve pas ça respectueux de fixer une personne comme ça. Je préfère me tourner vers mon lit, attrapant les draps pour les rabattre. C’est ridicule d’attendre avant de retirer mon haut. Toujours la manifestation de cette pudeur, toujours ce malaise..., mais aussi la crainte irrationnelle que l’une d’elles me crie un « Raven » en voyant mon tatouage. Qui pourrait savoir, simplement en voyant ce corbeau, que j’étais Raven, l’oiseau de malheur, un assassin chez les Rockets? Irrationnel, je dis. Donc, en étant toujours dos aux autres, je retire mon haut avant de rapidement me glisser sous les couvertures, abandonnant mon t-shirt dans mes affaires. Bonne nuit. Être un minimum sociable ne me fera pas de tort. Et c’est mieux pour l’esprit d’équipe. Il ne me reste plus qu’à attendre que la lumière soit fermée pour débarrasser mes poches de mon pistolet.

Ça serait bête qu’un accident survienne, en effet...

Quand enfin la lumière est éteinte, je peux placer mon arme sous mon oreiller. Je ferme l’œil, désireux de m’endormir. Il faut que je contrôle mes pensées, que je ne laisse pas d’images de ce que nous avons découvert aujourd’hui m’envahir l’esprit. C’est plus facile à dire qu’à faire... En plus, je ne suis pas très confortable avec ces pantalons cargo pour dormir... J’en viens à bouger pour tenter de trouver une façon de me placer qui aidera, mais après plusieurs longues minutes, rien n’y fait. En essayant de ne pas faire de bruit, je vire ces pantalons, mais je ne les balance pas au loin. Il me les faut à porter de mains pour demain matin, pour qu’on ne puisse pas me voir les enfiler. Je sais que je vais me réveiller avant tout le monde, je n’aurai pas une bonne nuit. Je ne dors jamais bien à l’extérieur de chez moi, ou de chez Ferir. Je me sens tout de même plus à l’aise de mes mouvements comme ça, il ne reste plus que mon cache-œil qui est dérangeant, mais lui, il est hors de question que je le retire. Bref, comme prévu, m’endormir prend beaucoup de temps. Je ne sais pas exactement combien, mais en me réveillant, je sais que je n’ai pas assez dormi. Ça me rend de mauvaises humeurs. En plus, je suis toujours plus lent au réveil. J’attends donc avant de me lever, attrapant mon portable pour regarder l’heure et pour m’occuper l’esprit. Ça m’aidera à chasser cet état vaporeux qui n’est pas productif. Ce n’est pas très long que j’abandonne mon portable sur mon oreiller et je vérifie si mes co-chambreuses sont réveillées. Ça me rend vraiment très mal à l’aise cette idée de me lever pour remettre mes vêtements... Je regrette de les avoir retirés, mes pantalons. Je retiens un soupir et je me redresse doucement, tâchant de ne pas faire de bruit. Il est tôt, ça devrait aller. Je me glisse au bord du lit, posant mes pieds au sol. Je me saisis de mon vêtement, enfilant une jambe après l’autre avant de me lever pour le remonter à la taille. Je lève ensuite le regard et tombe sur celui de Gaeriel.

Tu ne t’attendais pas à la voir réveillée, ce qui suspend ton geste pour remonter la fermeture éclair de ton pantalon sous la surprise.

Quelques secondes passent pendant que je me sens vraiment gêné... Bon matin. Je murmure, la voix plus rauque que la normale. J’essaie d’agir comme si de rien n’était, terminant ce que je faisais avant d’attraper mon haut et de le mettre aussi. Mes gestes paraissent peut-être plus pressés que d’habitude. Bien dormi? Je lui pose la question, me forçant à me montrer plus sociable. Je n’aime pas ne pas pouvoir appliquer ma routine du matin, c’est toujours pénible et ça me rend contrarié plus facilement. Si elle me retourne la question, il est évident que je ne lui parlerai pas de mes difficultés du sommeil. Je me place les cheveux autant que possible avec mes doigts, puis je ramasse toutes mes affaires, y compris mon arme que je fais rapidement disparaître dans une de mes poches de pantalon. Après avoir avisé mon ami que je reviens, je file me chercher de l’eau et essayer de faire un brin de toilette. J’en profite ensuite pour sortir à l’extérieur. Ça me fait toujours du bien de prendre l’air. Ainsi, les autres auront le temps de se préparer eux aussi et nous pourrons nous réunir pour mettre nos idées en action. Je surveille de temps à autre à l’intérieur, vérifiant quand le groupe commence à se rassembler, ou quand mon amie est prête. Au bout de quelques autres minutes, j’entre pour nous trouver une place au calme, loin des oreilles indiscrètes. Il faudra que nous fassions attention au volume de notre voix, à surveiller afin que la conversation ne s’enflamme pas. De toute façon, je suis toujours plus silencieux en grand groupe. Je m’exprime que si je suis vraiment en désaccord avec ce qui se dit. Je me sers un thé vert — heureusement, il n’y a pas que des machines à café — puis je m’installe à une grande table en attendant les autres. Je ne me souviens pas de tout leur prénom, c’est plutôt agaçant. Je les salue donc sans les nommer, n’ayant pas envie de les faire répéter pour ceux que j’ai oubliés. Quelques conversations plus détendues s’engagent pendant le temps que tout le monde nous ait rejoints. Lorsque c’est le cas, je lance de nouveau la conversation, parlant d’une voix basse.

Fais attention à ce qu’ils t’entendent parler, tout de même. Avec ta voix grave et rauque, on ne peut pas dire que tu aies une voix qui porte.

C’est aujourd’hui que nous devons diffuser toutes les preuves. Des idées de comment procéder rapidement pour tout mettre en ligne sur les réseaux sociaux et le site dont Clarisse parlait? Gaeriel, je dirige mon regard vers mon amie, tu as pu contacter l’organisateur de cette mission? Je surveille de temps à autre les alentours, m’assurant que nous ne soyons pas entendus. Il ne faut surtout pas que nous perdions nos preuves maintenant. Notre infiltration n’aura servi à rien. J’écoute ce qu’ils ont tous à dire, leurs idées et les moyens qu’ils envisagent de prendre. Ce n’est pas ma force, ce domaine, donc je leur laisse la place. Ça vaut mieux. Ça ne m’empêche pas d’intervenir lorsqu’il le faut, mais plus encore quand quelque chose de louche attire mon attention... Deux personnes viennent par ici. Si j’avais une intonation neutre pour toutes mes autres interventions avant, je me montre rude sur ces paroles, signalant qu’il vaut mieux arrêter la discussion pour le moment. Ce n’est pas normal qu’ils se dirigent droit sur nous... Une méfiance se manifeste, je suis prêt à les accueillir et à protéger le reste du groupe s’il le faut.

Tu espères tout de même de ne pas avoir à te servir de ton arme.



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 25/03/2014
Messages : 1598

Région : Sinnoh
Sam 10 Fév - 17:34
Une fois que notre conversation se termine, chacun retourne dans sa chambre avec un petit « bonne nuit » de lancé par-ci par-là. Après cette longue nuit, tout le monde a besoin de se reposer, mais parviendrons-nous seulement à le faire ? Je pense encore à tous les événements qui se sont produits, et je vois encore les expressions un peu livides des membres de l'autre groupe... Je déglutis, n'ayant pas envie d'imaginer ce qu'ils auraient pu découvrir. A la place, je passe juste aux toilettes pour me rafraîchir le visage, soufflant un bon coup. Je reste un instant au-dessus de l'évier, les yeux fermés et repensant au Magneton qu'on a abandonné. Il y a des choses plus graves qui s'y sont passées c'est certain, mais juste en pensant à ce pokémon maltraité et sur le point de s'écrouler à chaque attaque lancée, j'en ai un pincement au cœur. Je n'ai pas envie de revoir ce type de maltraitance, et encore moins des atrocités qui seraient allées encore plus loin que ça.

C'est à cet instant que j'ai réellement compris l'atrocité de ce monde. Et que je n'avais pas envie de rester là sans rien faire.

Je retourne ensuite dans la troisième chambre, là où j'avais posé mes affaires un peu plus tôt. Lorsque j'ouvre la porte, j'entends une discussion entre deux femmes. J'entre et je tombe sur une longue chevelure en cascade de couleur mauve accompagnée de la Leuphorie. Je rentre un peu en plein milieu de leur conversation en entendant un prénom – Maire-Anne –, mais je ne dis rien et reconnais la jeune femme comme étant la neuvième personne, Midley si je me souviens bien. Et sur l'un des lits, il y a la femme qui était dans l'autre groupe, celle avec l'air mystérieux – le prénom doit être le sien donc. Sans les interrompre, je me mets sur le côté et écoute la réponse qu'elle apporte à Midley tout en essayant de me faire petite. La dresseuse au Leuphorie semble toute gentille et fragile, et la réponse que lui apporte Marie-Anne semble avoir été plus que réfléchie avant de déballer ses mots. Elle doit aussi penser la même chose.

C'est lorsque la femme mystérieuse finit ses propos que je me décide à parler à la jeune demoiselle. « Euhm, je m'appelle Sanae Rainsfeather, je suis désolée on n'a pas pu se présenter correctement tout à l'heure. » Je dis en me tournant vers elle, un peu gênée et ne sachant pas comment procéder après leur conversation. « Je ne voulais pas entrer en plein milieu de votre discussion... » Cette fois-ci, c'était plus pour tout le monde, mais j'ignore si on me reprendra dessus. Je continue par la suite. « Et Marie-Anne a raison, si tu es ici, c'est que tu as ce qu'il faut pour nous aider ! Moi-même je ne suis pas sûre d'être d'une grande aide, mais... Mais en étant tous ensemble, je suis sûre que chacun de nous peut apporter son aide à sa propre manière. » Je ne sais pas si j'essaie de la réconforter dans cette atmosphère tendue ou si j'essaie de me rassurer moi-même avec cette phrase, mais bon, j'y crois. Pour des missions de ce type, être en groupe est rassurant et peut nous pousser à réagir ou faire des choses que l'on n'aurait jamais fait autrement.

Je m'approche de Midley et pose doucement une main sur son épaule. « Tu as tes propres capacités, tu ne dois pas douter de toi. » Je lui dis avec un sourire. Son regad a été fuyant pendant qu'elle parlait avec l'autre jeune femme, je me demande si elle a un aussi grand manque de confiance en elle ? Je n'ai pas envie qu'elle se sente mal ou inutile, et puis elle n'a même pas encore fait ses preuves, elle n'a pas à se laisser abattre de cette façon. « Il vaut mieux qu'on dorme maintenant, on peut te raconter plus en détails la situation par la suite si tu veux, mais pas ce soir, ce sera mieux. » Puis je pars moi aussi me coucher, en gardant du coin de l’œil la chevelure mauve pour être sûre qu'elle sera bien. Une fois que la lumière est éteinte et tout le monde installé, je lance un « Bonne nuit » qui ressemble à un murmure.

*

Le lendemain matin, c'est une sensation étrange qui parcourt mon corps. Ce n'est pas moi qui ai taclé un homme à terre ou qui ai dû me faufiler dans un conduit d'aération pourtant... Peut-être l'adrénaline de tous ces événements. Bref. Je me lève et m'étire en tentant de faire partir cette sensation, chose que je parviens à faire à moitié – en revanche je ne retiens pas un bâillement. Le fait de ne pas savoir ce que nous allons faire, ce qui va nous arriver aujourd'hui est stressant. Je tente de mettre toutes ces émotions de côté tout en me passant de l'eau sur le visage et tentant de me coiffer du mieux que je le peux. Puis, lorsque je retourne dans ma chambre pour prendre mes affaires, je lance à mes camarades : « Vous vous êtes bien reposées ? » Un léger sourire s'étire sur mes lèvres, mais je sens moi-même qu'il est restreint.

Je ne suis pas sûre de la démarche à suivre, alors je ne pars pas tout de suite ni n'a envie de rester sur place. Je reprends donc la parole. « Je ne sais pas vous, mais je sens que ça va être dur aujourd'hui aussi... » Ne sachant quoi dire pour ne pas laisser le silence peser, je rajoute. « Vous vous sentez prêtes ? »

Une fois que nous sommes prêtes, je prends mon sac avant d'aller m'installer à l'une des tables sur laquelle se trouvent déjà quelques personnes, une qui soit assez éloignée des autres afin que l'on puisse parler en toute discrétion. Mais ce lieu est public, il va falloir bien plus que d'une simple petite discrétion pour qu'on ne paraisse pas suspects. Étant donné qu'il faut qu'on reprenne un peu de force, ou tout du moins boire quelque chose, je me prends un café. Je n'ai pas l'habitude de fonctionner avec du café dans mon organisme en général, mais là c'est bienvenue pour ce qui va suivre.

Je remarque qu'Azamir est déjà là avec son verre en main, Gaeriel étant juste à côté de lui. Avec tout ça, on ne s'est pas vraiment parlé et j'ai l'impression que l'ambiance générale du groupe est très négative - en même temps c'est difficile d'être joyeux avec une telle mission, mais bon... Je m'assois en face du ranger que je connais le mieux, et leur lance un sourire. « Pas trop dur le réveil et tout ce qui va avec ? » Je pose cette question tout en m'installant et posant mon propre verre sur la table, mais je sais pertinemment que personne ici n'a bien dormi. Pourtant, ce serait bien qu'on communique un peu plus entre nous, après tout nous faisons une grosse mission ensemble et si on ne se connait pas un minimum ou si on ne peut pas se faire confiance, ce sera bien plus compliqué.
Puis, un peu intriguée par leur relation - parce que oui, il faut le dire, c'est pas invisible à des yeux extérieurs - je leur pose une petite question qui se veut innocente. « Vous vous connaissez depuis longtemps ? Comme je suppose que c'est toi Gaeriel qui a appris à Azamir comment voler sur le dos d'un pokémon ? » Je mets mes coudes sur la table et pose ma tête sur mes mains, attendant de voir leur réaction.

Une fois que tout le monde est bien présent, nous reprenons la conversation de la veille. Suite à la question d'Azamir, je ne sais pas quelle est la meilleure solution. Répandre sur les réseaux sociaux et le site seront les meilleurs moyens de propager rapidement, mais encore faut-il pouvoir le faire vite de notre côté aussi. Et si on répand de nous-mêmes, ça risque de devenir dangereux pour tout le monde...
Une idée me vient. « Pour diffuser tout ça, on peut peut-être créer des comptes anonymes et se partager la diffusion sur les réseaux et site différents... ? » Je demande, n'étant pas sûre que ça peut marcher correctement. « Le souci sera sûrement la connexion, on ne peut pas le faire avec nos portables de peur de se faire traquer... Je suppose. »

Notre discussion continue, avec les idées et les moyens que chacun connaît ou qu'on peut utiliser. Et au bout d'un moment, la voix d'Azamir s'élève en nous indiquant que deux personnes se dirigent vers nous. Je sens presque ma gorge se nouer et le cœur qui commence à s'emballer. Est-ce que nous avons parlé trop fort ? Ou est-ce que ce sont des personnes qui nous ont vu au laboratoire ? L'atmosphère chance autour de nous. Je glisse discrètement ma main – celle n'étant pas dans la vision des deux individus – dans ma poche, effleurer ainsi la pokéball d'Eclat. Si jamais nous avons besoin de combattre ou de les neutraliser, elle saura nous aider comme elle l'a fait la veille.



    avatar par haileen, merci ♥️
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Eleveur Kantô

C-GEAR
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Région : Kanto
Sam 10 Fév - 21:28
La nuit est plutôt courte, mais étrangement je parviens à m’endormir rapidement. Je file jusqu’au lendemain matin sans me réveiller jusqu’à ce l’agitation de mes voisins de chambres me tire peu à peu du sommeil. Face à ce qui m’attend, je n’ai pas vraiment envie de me lever et je tarde encore quelques minutes sous les couvertures avant de m’aventurer dans la salle de bain lorsque tout le monde semble en avoir terminé. Je fais un rapide brin de toilette pour être un minimum présentable avant de rejoindre le reste du groupe qui s’est rassemblé en-bas. En descendant l’escalier, je remarque qu’ils ont choisis une table un peu en retrait des autres et je me demande si toutes ces précautions seront suffisantes. Après tout, nous sommes dans un lieu public et même s’il n’y a pas la foule à cette heure-ci et que nous faisons attention à nos paroles, nous ne sommes jamais à l’abri des oreilles indiscrètes, qu’ils humains ou pokémons.

Haussant les épaules, je me dirige d’abord vers la machine à café pour me servir une tasse avant de les rejoindre. Je crois que je vais avoir besoin de beaucoup de caféine pour pouvoir affronter cette journée. Je m’installe ensuite au bout de la table sur l’une des chaises encore disponibles pour écouter tranquillement les autres qui reprennent le même sujet de conversation que la veille. À l’exception des réseaux sociaux, nous pourrions peut-être contacter les journaux locaux de façon anonyme pour diffuser nos preuves, mais en même temps ça serait peut-être un peu trop dangereux. Mes pensées vont dans tous les sens et je m’arrête de réfléchir un court instant pour écouter les paroles de Sanae. J’attends qu’elle ait terminé avant de me lancer à mon tour.

- Tu as sans doute raison, Sanae. Si on ne peut pas utiliser nos portables, alors le mieux à faire serait peut-être d’utiliser les ordinateurs publics que l’on retrouve dans les centres pokémons. Ça reste risqué, mais j’imagine qu’il sera plus difficile de nous traquer en faisant ainsi... Enfin, je dis ça mais je ne m’y connais pas vraiment.

L’informatique est bien le dernier domaine dans lequel j’excelle. Si on suit mon idée, on n’est jamais à l’abri de quelqu’un qui peut potentiellement observer notre écran en étant derrière notre épaule et si on se retourne trop souvent pour s’assurer qu’il n’y a personne, on risque d’avoir l’air suspect. Si l’on nous voit poster nos preuves en ligne, c’est fichu. Je n’avais jamais pensé que la diffusion des informations recueillies dans le laboratoire serait si difficile, il y a beaucoup de détail à garder à l’esprit pour éviter de nous attirer davantage de problème. J’ai beau réfléchir à d’autres options, je ne trouve rien et je ne sais pas trop pourquoi mais cela me rend nerveuse. Je sais que je ne suis pas toute seule dans cette affaire, mais j’essaie d’apporter ma pierre à l’édifice et j’ai l’impression que mes efforts ne sont pas suffisants. Je me retiens de pousser un soupir pour me concentrer de nouveau sur notre problème.

Au bout d’un moment de réflexion, je m’apprête à ajouter quelque chose lorsque Azamir me coupe dans mon élan en nous informant que deux personnes s’approchent de notre table. La peur prend le dessus chez moi et ma respiration se coupe pendant quelques secondes alors que mon cœur s’emballe dans ma poitrine. Étant face aux nouveaux arrivants, je lève lentement les yeux dans leur direction pour les observer et tenter de voir si l’un d’eux ne serait pas le scientifique que nous avons abandonné dans le laboratoire la veille. Ce que je craignais vient de se produire, nous avons été repérés et je m’imagine déjà croupir au fond d’une prison pendant une éternité. J’ai envie de me réfugier sous la table comme si cela aurait une quelconque chance de me sauver ou d’effacer mes actes, mais je parviens à rester en place. Qu’ont-ils l’intention de faire ?


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Ranger Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Jeu 15 Fév - 19:22
« Non non, ça va, tu as bien pris soin de moi. » Je murmure en retour à Sanae. J’ai presque l’impression que son inquiétude me fait rougir, alors j’essaie de penser à autre chose. Monter et s’installer dans une chambre, voilà un bon plan pour détourner mon attention. Depuis quand je rougis pour si peu ?

Nous nous réunissons dans la première chambre, celle où se trouve Gaeriel et Azamir notamment. Je ne sais pas comment les autres se sont répartis le reste des lits. Avec qui vais-je partager ma chambre ? Une interrogation futile, certes, mais un peu de normalité ne fait pas trop de mal après une journée comme celle-ci. Lorsque tout le monde est là, certains sur les lits, d’autres par terre, comme moi, nous commençons à échanger des idées sur comment révéler nos trouvailles au grand jour. Je n’y connais absolument rien en technologies, réseaux sociaux tout ça. Je commence seulement à me faire à l’usage d’un téléphone et d’une tablette, je viens d’apprendre l’existence des dits réseaux sociaux, il ne faut pas trop m’en demander là-dessus… Alors je me contente d’écouter. Azamir parle du crâne qu’ils ont trouvé de leur côté et mentionne un ami qui pourrait l’analyser. L’idée me paraît bonne, je hoche la tête. A mesure que la discussion se poursuit, je m’y perds un peu. J’ai sommeil. J’ai encore un peu mal, et à l’épaule, et à la main. Je ne connais pas les sites ou autres trucs dont ils parlent. Quelqu’un mentionne un forum nommé 4chan pour diffuser les preuves. Je hoche à nouveau la tête en silence.

Sanae mentionne une moitié de pokéball trouvée dans le laboratoire. J’avais déjà oublié. Au moins, Sayuri et elle ont été plus efficaces qu’Effy et moi pour ce qui est des preuves accumulées. Quoique, j’imagine que les quelques photos du Magnéton que nous avons dû affronter comptent pour quelque chose. Quand Effy glisse qu’elle n’a pas de meilleure solution, j’en profite pour ajouter à mon tour que je ne m’y connais pas trop dans toute cette histoire de réseaux sociaux et que je me fie à ce qu’ils décideront. Et vient l’heure d’aller dormir. J’accueille la proposition d’Azamir avec beaucoup de joie, ayant déjà du mal à garder les yeux ouverts. Même si je ne m’y connaîtrai pas plus en forum de discussion et tout le tralala demain, au moins je pourrai suivre un peu plus correctement et ne pas avoir l’air d’être paumé ou ennuyé par la conversation. J’ai peur que mes collègues rangers voient d’un mauvais œil mon manque d’investissement dans la discussion. A l’avenir, il faudra que je me renseigne là-dessus, cela pourrait s’avérer utile pour une future mission, qui sait.

Je redescends au rez-de-chaussée pour aller voir l’infirmière Joëlle et lui demander une pommade pour mon épaule. Je ne dis pas explicitement ce qui m’est arrivé, même si je fais confiance à l’infirmière, mieux vaut ne pas expliquer tout fort que je suis entré par effraction dans un laboratoire privé pour finalement y tacler un scientifique qui allait sonner l’alarme. Gardons les choses simples : je suis tombé, j’ai un bleu, j’ai besoin d’une crème à appliquer pour avoir moins mal et, avec un peu de chance, pouvoir dormir sans être réveillé toutes les heures par la douleur. Lorsque je remonte dans la chambre, j’y découvre Effy assise en tailleur sur le lit en face du mien. Je regarde sur les autres lits, apparemment, nous serons seuls. Je ne sais pas si je sens une pointe de déception que Sanae ne soit pas là, ou si je suis soulagé. Je ne m’attarde pas sur cette sensation conflictuelle et lance simplement un petit « hey » à Effy pour signaler ma présence, qu’elle ne sursaute pas en me voyant débouler alors qu’elle est sur son téléphone. Je m’assieds sur mon lit, sors un mouchoir que j’étale sur la couverture et place ma main mordue au-dessus. Je verse ensuite un peu d’eau fraîche dessus pour rincer la plaie au cas où. Elle n’a pas l’air infectée du tout, déjà quasiment entièrement refermée. Je prends le mouchoir et éponge le reste d’eau. J’ôte ensuite mon t-shirt et me retrouve torse nu. Je débouche le tube de pommade et me rends compte que je devrais peut-être être un brin plus pudique en présence d’Effy. Après tout, on ne se connaît pas tant que ça. Curieusement, je ne rougis pas, la situation ne m’embarrasse pas, mais je préfère m’excuser. « Désolé, il faut juste que je mette un peu de crème sur mon épaule, l’infirmière Joëlle m’en a donné. » Je me demande si Effy s’en veut toujours pour cette histoire. Je tente une petite blague pour tester l’eau. « Après tout, faut bien que je soigne l’épaule que je me suis pétée à cause de toi ! » Je lance ça sur le ton de la plaisanterie et j’espère qu’elle s’en rendra compte. Je pars d’un petit rire.

A ma surprise, Effy se propose de m’appliquer la crème, ce qui m’arrange en soi, puisque ce n’est pas bien pratique de tout bien mettre. Je crois comprendre qu’elle a déjà eu ce genre de blessure. Pendant qu’elle fait pénétrer l’onguent dans mon épaule encore un peu douloureuse, je me laisse aller à une confidence. « Tu sais, je n’ai jamais vraiment été en mission en tant que ranger… J’imagine qu’on peut dire que je suis un bleu. » Je ne pense pas que cela change sa façon de me voir, après tout, je n’ai pas vraiment démontré de grandes qualités sur le terrain aujourd’hui. C’est un peu ma façon d’expliquer pourquoi je n’ai pas trop assuré et qu’elle n’a pas à s’en vouloir pour quoi que ce soit, puisque si je n’avais pas pris en charge un groupe à moi seul, peut-être – sans doute – que tout se serait un peu mieux déroulé.

Et puis mes yeux se ferment dans le lit, au chaud sous les couvertures et j’accueille le sommeil avec un sourire satisfait.

***


J’ai bien dormi. Je ne me suis réveillé que deux fois. Une parce que j’avais soif et l’autre pour aller aux toilettes parce que je m’étais désaltéré en pleine nuit quelques heures auparavant. Je ne pense pas avoir réveillé Effy, du moins j’ai essayé d’être le plus silencieux possible. Je salue Effy à mon réveille puis je me dépêche d’aller faire ma toilette. Je n’ai pas de grosses grosses poches sous les yeux, étonnamment. L’hématome encore violacé hier soir est devenu bien bleu, signe que je suis déjà en voie de guérison, c’est magnifique. Je bouge l’épaule et ne grince pas des dents. Je n’ai mal que quand j’appuie dessus. Note : ne pas appuyer dessus. La morsure du scientifique n’a laissé qu’une marque rouge. Heureusement qu’il n’a pas la mâchoire d’un Aligatueur, sinon j’aurais été dans la panade.

Je vois les autres membres du groupe se servir différents breuvages – dont plusieurs cafés – et je les salue un à un au fur et à mesure que nos chemins se croisent. J’opte pour un jus de baies plein de vitamines, bien frais, et m’accorde un chocolat chaud au lait meumeuh pour me récompenser. De quoi ? Aucune idée.

Je m’installe à la table et prends place à côté de Sanae. Je l’ai vu parler avec Azamir et Gaeriel de loin. Ils sont en face d’elle et je les salue avec un grand sourire, fier d’avoir le statut de ranger auprès de gens aussi expérimentés qu’eux. J’écoute distraitement les conversations autour de la table puis me penche vers Sanae pour lui glisser : « Bien dormi ? Pas trop perturbée par hier ? » J’ai eu la chance de dormir assez profondément, et de ne pas trop penser ou encore pire, cauchemarder. Quelque chose me dit que tout le monde n’a pas eu cette chance. Lorsque les conversations légères s’amuïssent pour laisser place à un sujet beaucoup plus sérieux, celui d’hier, je ne peux m’empêcher d’acquiescer de nouveau puisque la nuit ne m’a pas fait devenir expert en diffusion massive d’informations.

L’idée de Sanae me semble judicieuse. Je n’avais pas du tout pensé au souci de connexion et qu’on puisse nous traquer… Sayuri propose d’utiliser les ordinateurs en self-service, notamment ceux du centre pokémon. Encore une fois, je hoche la tête. Une vraie marionnette. Puis soudain, alors que je bois une gorgée de mon chocolat chaud, plutôt bon par ailleurs, Azamir nous met en garde que deux personnes s’approchent. Je sens tout le monde autour de la table se crisper. Je regarde les deux personnes s’avancer et vois plusieurs de mes acolytes esquisser des gestes sous la table. Je ne sais pas quoi faire, quoi penser. Est-ce qu’ils nous ont entendu ? Est-ce qu’ils font partie du labo ? J’ignore si c’est la situation qui me fait ressentir ça, mais je les trouve louches. Je continue de les regarder s’approcher en finissant mon chocolat, essayant de rester le plus calme et détendu possible. Je manque de m’étouffer en avalant de travers. C’est pas gagné.


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Coordinateur Unys

C-GEAR
Inscrit le : 19/02/2017
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Région : Unys
Dim 18 Fév - 13:38
Elle semble être la seule à connaitre 4chan, ce qui l’étonne un petit peu. Est-ce que c’est vraiment si peu connu du grand public ? Elle baigne dans un univers geek depuis des années, ça lui paraissait tellement évident que toutes les infos du web partent de ce forum… Bon au moins, ses connaissances vont être utiles. Sanae surenchérit que de manière générale toute diffusion sur les réseaux sociaux est bonne à prendre et Clarisse acquiesce. Il va falloir créer des comptes anonymes alors et diffuser les infos depuis un IP public. Celui du centre pokémon par exemple, d’autant que les ordis sont en libre-service donc aucune information sur les utilisateurs du réseau n’est gardée en mémoire. Gaeriel ajoute enfin que l’administrateur d’origine devrait pouvoir les aider, ce qui est sûrement vrai. Il a l’air de s’y connaitre en matière d’anonymat sur le web.
Le débat d’idées continue quelque temps, mais visiblement tout le monde est épuisé car peu sont ceux à s’impliquer. C’est Azamir, en leader qu’il est, qui décide d’interrompre la discussion pour que chacun aille se reposer. A titre personnel Clarisse n’a pas vraiment sommeil, l’adrénaline de l’opération n’est pas encore tout à fait retombée chez elle et elle a peur qu’en laissant passer trop de temps le laboratoire puisse remonter jusqu’à eux ou préparer une parade… mais elle ne va pas se lancer toute seule dans la propagation des preuves. Comme tout le monde semble d’accord pour aller se coucher, elle va suivre le mouvement.

Chacun regagne sa chambre et Clarisse reste seule avec Azamir, Gaeriel et Sayuri qui n’a pas ouvert la bouche depuis un moment. L’adolescente se dit que cette excursion aux portes de la barbarie humaine a rendu tout le monde lugubre et elle ne s’étonne donc pas que chacun reste perdu dans ses pensées. D’autant que bon, même si elle se sent une petite connivence avec Gaeriel et Marie-Anne qui ont passé l’opération avec elle, elle ne connait pour ainsi dire pas du tout les autres – et Azamir l’impressionne toujours autant. C’est donc sur un « Bonne nuit. » timide que Clarisse se couche dans son lit. Monsieur Spock s’allonge à côté d’elle et pendant quelques minutes elle lui caresse la tête, jusqu’à ce que le silence et l’obscurité réussissent à saper son énergie. La seule chose qui l’empêche de tomber dans le sommeil, c’est la sensation affreuse que l’odeur de mort sous la trappe lui prend toujours le nez. Elle ne lui donne plus la nausée comme quand elle était vraiment là, mais à part ça elle la sent avec acuité. Combien de temps avant qu’elle n’oublie une puanteur pareille ? Est-ce que demain matin elle sera partie comme un mauvais rêve, ou est-ce qu’elle va continuer de la sentir jusqu’à la fin de ses jours ? …

Clarisse s’endort sans en avoir conscience. Elle passe une nuit plutôt agitée et se réveille plusieurs fois, avec la sensation d’avoir fait un cauchemar sans réussir à s’en souvenir. Chaque fois elle s’obstine à rester réveillée quelques minutes, persuadée que si elle se rendort de suite son rêve va continuer exactement où il s’est arrêté et qu’elle continuera d’avoir peur. Aussi, à force d’aller de micro sommeils en micro sommeils, c’est l’esprit complètement embrumé qu’elle émerge le matin venu. Elle a presque la sensation d’avoir passé la moitié de la nuit réveillée, voire de ne pas avoir dormi du tout. Autour d’elle ses compagnons de chambrée se lèvent mais elle en est tout d’abord incapable : elle lutte même pour garder les yeux ouverts. Quelle ironie, avoir passé la nuit à ne pas vouloir se rendormir pour en avoir précisément envie le matin ! Elle le sent, il va lui falloir un moment avant d’être tout à fait opérationnelle.
Quand enfin elle réussit à se lever, elle se prépare avec des gestes bien plus lents et imprécis que d’habitude. Elle se coiffe à la va-vite (ce qui revient, vu la longueur de ses cheveux, à ne pas les coiffer du tout), se brosse les dents en oubliant une trace de dentifrice au coin des lèvres, et renonce carrément à essayer de se maquiller. Dans son état actuel, elle ne réussirait qu’à se mettre le crayon dans l’œil ; autant attendre d’avoir pris le petit déjeuner pour espérer être un peu plus réveillée.

Les trois autres sont déjà descendus quand Clarisse sort enfin de la chambre, affublée d’un sweat trop grand pour elle qui proclame "KEEP CALM AND ROLEPLAY". Elle rejoint la salle du petit-déjeuner et constate que pratiquement tout le monde est là, installé à une table en retrait. Elle se dépêche de se servir un chocolat chaud (très chocolaté, elle n’est pas très fan du goût du lait) et d’emporter quelques viennoiseries avec elle pour rejoindre la conversation au plus vite. Elle n’en a pas manqué le début heureusement, Azamir semblait attendre que tout le monde soit là pour ce faire. Tout d’abord il récapitule les idées d’hier soir et propose qu’ils s’attardent sur les aspects techniques de la diffusion des preuves. La première conclusion à laquelle ils arrivent est celle que s’est faite Clarisse hier soir : les IP publics du centre pokémon permettront de cacher leurs identités.

« Si Sayuri, ça peut marcher. Je ne crois pas qu’un registre soit tenu de qui utilise la connexion quand ici. Par contre, les témoignages des infirmières peuvent permettre de déterminer que c’était nous qui utilisions les ordis à l’heure des posts… Et s’il y a des pare-feu installés, certains sites nous seront peut-être inaccessibles. Le plus simple serait donc de transmettre les preuves à des gens qui sauront comment crypter leur adresse, comme l’administrateur de la page où nous nous sommes trouvés je suppose ? »

Ils continuent de parler mais pas longtemps ; un mot d’Azamir sur deux personnes en train d’avancer dans leur direction les interrompt. Une sueur froide court le long du dos de Clarisse alors que comme Côme elle se réfugie dans sa tasse de chocolat. Elle a tellement l’impression que sa culpabilité est inscrite en rouge fluo sur son visage… Elle va laisser les rangers gérer la situation et tenter de se faire oublier.




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Dresseur Alola

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Région : Alola
Mar 20 Fév - 2:07
L’arrivée de Sanae ne la dérangea pas outre mesure ; la sbire préférait d'ailleurs que ce soit elle plutôt que d'autres membres de leur groupe. Elle se contenta de hocher la tête face à ses excuses, puis l'invita à prendre l'un des lits vacants. « Bonne nuit. » Après quoi elle se retira de la conversation et ferma les yeux, une main glissée sous son oreiller. Lorsque la lumière fut finalement éteinte et que les derniers murmures s'estompèrent, elle se laissa aller à un sommeil agité. Mara se réveilla d'ailleurs en sursaut, environ deux heures plus tard, le dos trempé de sueurs froides et le coeur au bord des lèvres. Elle repoussa ses couvertures et s'éclipsa hors de la chambre aussi silencieusement que possible, et elle termina son escapade nocturne dans la salle de bains de l'étage, à vomir le peu de bile que contenait son estomac. Elle resta un long moment assise sur le carrelage froid, à inspirer et expirer profondément. 

Son dernier rêve lui avait paru si réel. 

Lorsqu'elle se sentit mieux, Marie-Anne se dirigea vers le lavabo. Elle s'aspergea le visage d'eau fraîche et se rinça la bouche, avant de retourner vers sa chambre. Elle referma la porte derrière elle et se glissa à nouveau dans son lit, dans l'espoir de pouvoir se reposer encore un peu avant l'aube.


*

Elle avait une mine horrible. Elle le sentait, elle le savait. Même une bonne douche chaude n'avait pu remédier à son mal-être. Mara revint dans la chambre quelques minutes avant que Sanae n'en franchisse le seuil ; elle lui jeta un regard las, mais lui offrit tout de même un sourire. Elle faisait un effort pour cacher sa fatigue. « Pas assez à mon goût, mais ça ira. » Elle remonta sa chevelure en un chignon impeccable, où elle y piqua quelques épingles, avant de reprendre : « Je ne sais pas ce qui nous attend, mais j'ai un mauvais pressentiment. » La même sensation que la veille, survenue alors qu'ils fouillaient les installations du laboratoire. 

« Je suis prête. »

Habituée à prendre les devants, elle quitta la pièce la première et regagna le rez-de-chaussée, où le reste de leurs compagnons les attendait. Elle imita Azamir en se servant un gobelet de thé noir parfumé à l'orange et elle prit place à la table. Elle se contenta de boire tranquillement sa boisson, attentive au blabla matinal et aux vas-et-viens des étrangers qui passaient près d'eux. À chaque fois qu'une personne se rapprochait, Mara l'évaluait silencieusement. En bougeant un pied, elle sentit la dague qui était soigneusement cachée dans la doublure de sa botte. Ses yeux mordorés se posèrent sur Gaeriel. Une vague d'animosité s'éveilla au creux de son ventre et ses ongles s'enfoncèrent dans son verre en styromousse.

« Clarisse marque un point. Mieux vaut envoyer les photos à l'administrateur et il se chargera de les distribuer massivement. Je ne prendrais pas le risque de me faire pincer si jamais les flics ouvrent une enquête. Nous ne sommes pas tous des Rangers avec des passe-droits ou des immunités pour ce genre de missions. »

Elle esquissa un rictus avant de prendre une énième gorgée de thé. Sa mauvaise nuit affectait ses humeurs et menaçait de ruiner sa couverture de bénévole ; la sbire commençait d'ailleurs à douter qu'elle tiendrait jusqu'à la fin de leur investigation avant de céder à son arrogance habituelle. Elle soupira et se ressaisit néanmoins, notamment lorsqu'Azamir mentionna les deux personnes qui avançaient directement vers eux. Sa voix se mua en un chuchotement. 

« Tu crois qu'ils savent ? »


« This fate has become my own. » / avatar par Jill (l)
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Ranger Kantô

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Région : Kantô - Johto - Alola
Mar 20 Fév - 22:24
Pouvoir me glisser sous une couette fraîche semble déjà suffisant pour que je me sente mieux, même si j'ai encore cette odeur qui reste au fond de mon palais, et ce malgré la cigarette que je viens de fumer. Au moins, dans cette position allongée, mes muscles peuvent se reposer et mes pieds semblent reconnaissants... Bien que nous soyons dans le noir je me mets à fixer le plafond, consciente que je ne pourrais pas dormir si facilement après ce que nous avons vu, senti et ressenti aujourd'hui... J'ai beaucoup trop de pensées désagréables qui me tournent en tête et je passerais une bonne partie de la nuit à bouger : une fois face au mur, puis sur le ventre, ou face au lit d'en face où Azamir dort. Ma longue période d'éveil est entrecoupée de micro-siestes que je réalise à peine, rêvant vaguement du laboratoire et de tout ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Au final je ne sais pas si les autres dorment mieux que moi mais, en tout cas, tout est silencieux dans la pièce...

Après un moment qui m'a parut être une éternité, cette nuit n'en finissant plus, j'entend du bruit. Le froissement de tissu, quelqu'un qui bouge clairement dans son lit. Je rouvre les yeux et me mets de côté, tombant alors sur Azamir, assis sur son lit, en train de s'habiller. Il est torse-nu et je ne peux pas m'empêcher de laisser glisser mon regard sur son corps d'éphèbe, que j'apprécie sans réellement m'en rendre compte. Nos regards se croisent alors et je lui fais un sourire endormi tandis qu'il termine de s'habiller ; je ne sais pas quelle heure il est mais je devine qu'il est encore bien tôt. De toute façon je n'allais pas dormir plus alors je me redresse dans le lit.

- Salut... Je parle à voix basse, celle-ci étant un peu cassée avec l'expédition d'hier et le peu de sommeil. De plus, je ne voudrais pas réveiller les autres, Sayuri et Clarisse ont l'air d'être encore endormies. A sa question sur mon sommeil, je lui répond d'une grimace ; je pense que cela sera suffisamment clair.

Je sors du lit et me rhabille tranquillement, sans pudeur quelconque, contrairement à mon ami, même si je ne le sais pas. Je passe rapidement dans la salle de bain avant d'attraper mon sac pour rejoindre Azamir, qui a du sortir ; j'entend du bruit au niveau des lits, les filles doivent être en train de se réveiller et je leur laisse donc la chambre, descendant tranquillement les escaliers avant de sortir. Je sors du bâtiment et vais vers Azamir avec un sourire aux lèvres, avant de me sortir une cigarette matinale. D'habitude je tente de fumer un peu moins mais j'ai cette odeur au fond de ma gorge qui ne veut pas partir... Au moins la nicotine la camouflera pour un temps. Je ne suis pas bien réveillé, et j'ai des cernes en plus de ça, alors je reste là, silencieuse, fixant l'horizon.

Je suis Azamir lorsque celui-ci retourne à l'intérieur et je vais me chercher un chocolat chaud avant de rejoindre ceux qui sont déjà descendus. Nous nous posons sur une table un peu à l'écart et je profite de ce moment de flottement pour avaler mes médicaments avec le liquide, un peu trop chaud pour cela. Qu'importe, ils passent et c'est le principal. Je camoufle un bâillement alors que d'autres personnes arrivent, signe que nous serons bientôt au complet. Sanae, la jeune femme que Azamir connaissait déjà, s'installe en face de nous et prend la parole. Elle a l'air de s'adresser à nous deux, visiblement, et je répond donc un peu évasivement.

- Disons que j'ai connu mieux... Et bien pire, aussi, mais ça je n'en parlerais pas. Je hausse un sourcil lorsque la jeune femme nous pose une autre question et je me tourne un instant vers Azamir, avant de faire un hochement de tête. Mh ouais, ça fait quoi... 7-8 mois depuis notre première rencontre ? C'est ce jour là que je lui ai appris pour voler. En y repensant, c'est même étonnant que nous ayons fait cela à notre première rencontre ; il faut croire que nous étions faits pour nous entendre. Me sentant d'humeur un peu plus bavarde maintenant que Sanae a lancée la conversation, je reprend. Et vous ? Vous vous connaissez depuis longtemps ?

La curiosité est certes un vilain défaut mais, dans ce cas de figure, cela ne peut pas faire de mal de discuter un peu de choses plus légères.

Le groupe finit par être au complet et les choses sérieuses peuvent commencer. Je suis prête à écouter les autres membres d'une oreille attentive mais j'entend rapidement mon nom ; c'est vrai que j'ai gardé un contact avec l'administrateur, il est normal qu'on me pose la question.

- Je lui ai laissé un bref message pour lui faire comprendre de se tenir prêt, et il l'est.

J'écoute les autres en discuter, notamment vis à vis de notre anonymat. Si les autres membres du groupe pouvaient rester dans l'ombre ce serait nickel ; de mon côté il est devenu difficile de passer inaperçu après mon second passage à la ligue et mes missions parfois médiatisées, j'étais prête dès le départ à ce que l'on me reconnaisse... Mais je le fais pour le bien de nombreux pokémons, c'est un risque à prendre. Je réagis aux propos de Sayuri et de Clarisse, presque au même moment que Marie-Anne, de l'autre côté de la table.

- Je suis d'accord, autant se servir de la connexion du centre pokémon pour brouiller un peu les pistes. Je peux envoyer ce qu'on a à l'administrateur et il pourra lancer la machine... Ça va exploser sur le net !

Je parlais à voix basse mais, soudain, Azamir nous prévient que deux personnes semblent intéressées par notre groupe. En les regardant je réalise qu'ils sont même en train de venir vers nous... Je sens une tension palpable s'installer au sein du groupe alors que Marie-Anne chuchote quelques mots. Je lui réponds par un même chuchotement.

- On le saura vite...

Je pose une main sur l'épaule de mon ami, comme pour le rassurer, et me lève de ma chaise sans chercher à être discrète. Comme ils viennent droit sur nous en nous fixant d'un air indéchiffrable, je vais à leur rencontre en les saluant avec un sourire aux lèvres, mains dans les poches. Ayons l'air détendue.





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Dresseur Johto

C-GEAR
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Région : Johto
Mar 20 Fév - 22:34
Mon interrogation ne dure pas longtemps, la porte s’ouvre et quelqu’un entre . Je relève la tête, il s’agit de Côme. Une partie de moi se retrouve rassurée d’être avec quelqu’un que je « connais » et de l’autre par un rapide coup d’oeil sur les lits adjacents aux nôtres le constat se fait rapidement qu’il n’y a pas l’air d’avoir la présence d’autres individus que nous dans la pièce. Légèrement mal à l’aise face à cette situation je réponds à son salut par un sourire, ne sachant quoi dire de toute manière. La conversation n’est pas mon fort. Je continue de taper le message sur mon téléphone pour Jean, ne pouvant apporter une quelconque aide pour notre groupe peut être que lui pourra m’apporter une idée ou une piste. Mais surtout car j’éprouve le besoin viscéral de lui parler de cette journée. Je l’aurais bien appelé mais le faire en présence de quelqu’un me gêne aussi me contenterais-je d’un message pour l’instant. Côme à l’air affairé à quelque chose, je le vois prendre un mouchoir et de l’eau et s’en renverser sur la main. D’un geste désabusé je jette mon téléphone doucement sur mon oreiller sur lequel il rebondit mollement, mon buste se redresse et mes sourcils se froncent en essayant de comprendre quelle est sa technique pour soigner sa blessure. Un mouchoir et de l’eau ne sont clairement pas la solution, ce dont il a besoin c’est d’antiseptique voire même d’antibiotique vu qu’il s’agit d’une morsure, humaine certes, mais cela reste répugnant. Un geste primaire de défense. Mon expression change du tout au tout lorsque naturellement il ôte son tee shirt. mon regard se détourne et se retrouve follement inspiré par la soudaine beauté du plafond. Des hommes en caleçon j’en ai vu sûrement plus que ne peuvent le rêver la plupart des jeunes filles. Il va sans dire qu’avec les compétitions de natation mes pupilles ont pu allègrement se rassasier de la vue de corps parfaitement sculptés. Et pourtant en dehors du cadre « professionnel » si je puis dire, je n’ai vu qu’un seul homme torse nu et cela me met un peu mal à l’aise de voir Côme ainsi dévêtu à peine arrivé.

Peut être le blondinet avait-il oublié ma présence. Il se retourne vers moi et s’en excuse avant de tenter une boutade bien maladroite. Il se met à rire doucement. Je me surprends à ne rien dire et souris juste gênée en retour, remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de détourner le regard. Ce genre de vanne est typiquement du goût de Jean et cela aurait pu sortir de ses lèvres, peut être est-ce pour cela que ma réaction se fait attendre. L’habitude. Le jeune homme à l’onguent à la main. J’observe son épaule. C’est un bel hématome qu’il à là et s’il s’applique la crème à la manière dont il a soigné sa main je doute sérieusement que cela ait la moindre efficacité. Prenant mon courage à deux mains ainsi qu’une grande inspiration en bombant le torse pour me donner du courage je me lève de mon lit et me rapproche de lui, lui tendant la main et d’un petit geste de repli de doigts lui fait signe de me passer le tube de crème

▬  Donne, je vais le faire. J’ai l’habitude 

Il va sans dire que dans ma carrière de nageuse les maux d’épaules étaient monnaie courante. J’avais l’habitude d’appliquer des crèmes ou de strapper des articulations. Bien que ce fut rudimentaire. Dans le monde du sport il s’agit juste de masquer la douleur le temps de la compétition, après on laisse les kiné et autres médecins faire le reste. Ajoutons à cela ma blessure à l’épaule gauche, qui elle m’a vraiment appris à me prodiguer moi même des soins, je pense pouvoir dire qu’en manière de ceinture thoraco scapulaire je dois savoir gérer les premiers soins d’une blessure. J’espère d’ailleurs qu’il ne remarquera pas ce liseré blanc sur ma clavicule visible à cause de mon débardeur un peu trop décolleté. Côme accepte mon offre sans broncher, c’est le moins que je puisse faire pour me racheter.

▬ Bon ça va pas forcément être hyper agréable sur le moment… Mais ça devrait déjà aller beaucoup mieux demain normalement si ça marche   je jette un coup d’oeil au nom sur le tube et acquiesce. Je connais ce produit.

J’entreprends tout d’abord de mobiliser doucement son épaule et de la palper avec douceur pour déceler une éventuelle lésion sous jacente masquée par l’oedème sanguin. Hormis les quelques grimaces naturelles du jeune homme il n’y a pas de signe d’appel, c’est plutôt rassurant. Je lui souris et commence à appliquer la crème. Je me demande ce que les gens penseraient s’ils entraient à cet instant dans la chambre avec nous deux en tenues légères en plein massage. Je pince ma lèvre inférieure avec mes dents pour ne pas rire en imaginant déjà la réaction de Jean quand je vais lui raconter cela. Car oui, je lui dirais et y prendrais un malin plaisir, mes oreilles peuvent déjà imaginer le ton de sa voix s’élever et railler alors qu’il apprendra que j’ai dormi seule dans une chambre avec un jeune homme. Douce vengeance. Côme me sort de mes pensées en se confiant d’une voix un peu moins assurée

▬ Que ça ait été la première fois ou pas je pense pas que ça aurait changé grand chose. On a … Pas eu de chance je suppose. Fin’ que le mec soit juste dans la salle à côté … Ca nous a pas franchement aidé quoi …   Je lui dis ça en souriant.

La culpabilité s’estompe un peu, même si au fond de moi je me demande s’il ne me dit pas cela justement car il a vu que cette situation m’avait affecté et cherche à me rassurer. Dans tous les cas son attention est sympathique, il semble l’air. Une fois terminé je frotte mes mains l’une contre l’autre avant de lui piquer un mouchoir pour enlever le surplus de gel et lui souhaite bonne nuit. Si Côme semble trouver le sommeil à une rapidité affolante il n’en est pas de même pour moi. Je libère Aries de sa pokéball alors que les lumière sont éteintes, seules brillent les sphères bleutées de mon pokémon. Cela rappelle des veilleuses enfantines et à un effet rassurant. Il ne semble pas blessé mais présente néanmoins l’envie de papouilles réconfortantes. Allongée dans mon lit le bras pendant alors que l’ovin finit par se rouler en boule par terre à côté de moi ma main caresse doucement son pelage. Mes pensées m’absorbent et le sommeil se languit avant de finalement me saisir.

La nuit s’écoule paisiblement. Côme s’est levé à plusieurs reprises mais cela ne m’a pas vraiment dérangé, j’ai le sommeil léger depuis mon départ de la maison. Un salut sommaire au réveil et chacun part faire ses petites affaires. Un détour par la salle de bain, changement d’habit et cheveux attachés je rejoins notre petite troupe en bas. Une nouvelle fois je salue tout le monde simplement avant de m’asseoir à table avec un verre de jus d’orange. J’en profite pour prendre discrètement mes deux cachets quotidiens avec le jus de fruit alors que la discussion reprend sur le moyen de propager nos informations. Etant d’une inutilité la plus totale je me contente donc de rester une oreille silencieuse. Le changement de ton soudain d’Azamir attire mon attention, apparemment des gens s’approchent de nous. Je ne lève pas le regard et me contente de regarder le fond de mon verre vide. Dommage j’avais soif. Je peux sentir les gens se crisper autour de la table, à tel point que Côme ne manque de s’étouffer avec son chocolat chaud. Je ne peux m’empêcher d’étouffer maladroitement un début de rire avant de me racler la gorge pour le masquer. Rien ne sert de paniquer, pour l’instant attendons de voir. Ayons l’air naturel.
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PNJ

C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 2780

Dim 25 Fév - 20:53
Vous avez raison de vous méfier : ces deux personnes sont louches. Les deux hommes arrivent rapidement à votre niveau. Ils ne vous ont pas reconnu mais ont entendu parler de vous, ils savent que vous êtes ceux qui essayent d'anéantir le laboratoire de Volucité, d'une manière ou d'une autre.
Ils sont donc déterminés à ne pas vous laisser communiquer vos preuves sur le laboratoire.

Menaçants, ils commencent à sortir leurs Pokéball.


« On ne vous laissera pas faire !
- Volucité brillera ! »


Ils vous provoquent en duel : si vous gagnez, ils n'auront pas d'autres choix que de partir et vous laisser mener votre action à bien. Si vous perdez, ils vous feront quitter le Centre... Si ce n'est plus.
    « Soyez prêts à vous battre. »
C'était sans compter sur l'infirmière Joëlle du Centre qui s'interposa. Non pas pour vous sauver, mais pour demander à tout le monde de sortir d'ici.
    « Pas de combat Pokémon à l'intérieur, vous sortez tous ! »
Impossible de polémiquer avec elle, non seulement vous allez devoir sortir, mais il sera en plus difficile de ne pas faire ce combat.


« C'est parti pour le combat.
- Préparez-vous à une sacrée raclée. »

Leurs Pokémon:
 



Les dresseurs ont en tout quatre Pokémon.
Les rangers sont prioritaires pour le combat, mais vous pourrez discuter pour choisir quatre Pokémon qui combattront de votre côté. Vous aurez également la possibilité de changer de partenaire (un switch = une action), le combat sera modéré comme un combat officiel.

Vous avez jusqu'au 11 mars pour poster.


avatar ©️ Elune Crowley.
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Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 11854

Région : Kanto | Hoenn
Mar 27 Fév - 5:01
Être gêné dès le réveil à cause de ma pudeur n’était pas prévu. Je présume que nous avons tous mal dormi et j’ai fait assez de bruit pour attirer l’attention quand j’ai bougé pour m’habiller. J’échange quelques mots avec Gaeriel, et j’en déduis, à la grimace qu’elle m’adresse, qu’elle n’a pas passé une bonne nuit, elle aussi. Ça n’a rien de surprenant avec ce qu’elle a découvert... Je n’ai pas su l’en protéger comme je le voulais. J’évite de m’attarder sur de telles pensées, me préparant. Il me faut ensuite prendre de l’air à l’extérieur et mon amie me rejoint. Nous restons silencieux pendant qu’elle fume, mais j’apprécie tout de même sa présence à mes côtés. Peu de temps après qu’elle termine, je décide d’entrer et elle me suit. J’ai besoin d’une boisson le matin et je doute qu’ici, je trouve de quoi me confectionner un smoothie... Mais je suis agréablement surpris de trouver des sachets de thé. Cela fait, nous nous installons à une grande table qui permet d’accueillir les neuf personnes de cette mission. Je ne peux m’empêcher, une fois de plus, de me dire que nous sommes trop nombreux et que cela pourrait jouer contre nous. Néanmoins, je me garde mes réflexions, n’ayant pas vraiment l’occasion d’en discuter avec Gaeriel puisque nous ne sommes pas seuls longtemps. Sanae vient s’asseoir devant nous, nous saluant avec une question qui aurait pu être moins directe. Je réponds après la ranger. La même. Je ne retourne pas la question, me disant que ça doit sensiblement être la même chose, bien que le second groupe ne semble pas être tombé sur de macabres découvertes comme nous. De notre côté, ce n’était pas que des photos. Nous l’avons vécu, avec tout ce que ça implique. Bref, je ne me montre pas spécialement bavard pour le moment. Je ne suis pas du matin. J’aurais aimé avoir de la tranquillité jusqu’à ce que nous soyons tous réunis pour passer à la suite, mais il semblerait que je doive prendre mon mal en patience. Sanae décide de nous poser une question et j’aurais pu avaler ma gorgée de thé de travers si je n’avais pas un minimum de retenue.

Comme d’habitude, tu exagères. Néanmoins, tu n’es jamais à l’aise de parler de toi, alors que la jeune femme le dévoile avec cette interrogation te gêne.

Ayant tardé à répondre à cause du liquide que j’avais en bouche, c’est Gaeriel qui le fait. Hn, ça doit être à peu près ça. Le temps passe vite. Un fin sourire vient se poser sur tes lèvres durant quelques secondes pendant que tu penses à ce hasard qui a fait en sorte de croiser vos routes. Je me souviens très bien de cette première rencontre. J’avais encore des effets secondaires du coma, ça ne faisait pas longtemps que j’étais sorti de l’hôpital, pas un mois. Ça allait bien, mais le médecin avait été clair que je devais être au repos complet. C’est le genre d’indication que je ne respecte pas forcément, m’estimant seul maître de ma propre vie. Après tant d’années à ne pas l’avoir été, ça fait du bien de m’écouter et de suivre mes envies. Je ne regrette pas ce premier vol, bien qu’il fut écourté à cause d’un léger malaise. En tout cas, je ne compte pas approfondir cela. C’est encore Gaeriel et moi, ça ne concerne pas les autres. Il y a assez de Ferir qui me pose des questions et qui se montre curieux, désireux d’en apprendre davantage sur la femme que j’aime... Ça, je ne vais certainement pas en parler. Mon amie nous retourne la question, me permettant de songer à autre chose. J’observe Sanae quelques instants. C’était peu de temps avant... J’allais dire ma capture par les Rockets, mais non, je ne peux pas vraiment. Si Gaeriel est au courant, ce n'est pas le cas de ma seconde interlocutrice. Mon passage à la Ligue. Un peu plus de deux mois avant, si je me souviens bien. J’ai dû escorter Sanae hors d’une zone dangereuse, étant en mission. J’évite d’en dire plus, ça ne s’était pas très bien passé et j’avais voulu couper court une fois qu’elle fut de nouveau sur la terre ferme. Nous ne nous étions pas revus depuis. Sur le coup, j’ignore pourquoi je le précise. Après, je me dis que c’est peut-être parce que je ne veux pas que Gaeriel croie qu’il y a autre chose entre Sanae et moi... Ça me décourage. Heureusement, je n’ai pas à m’attarder trop longtemps puisque les autres arrivent, le groupe est complet et il est temps de passer à la suite.

Tu ne perds pas de temps, agissant en leader sans même le réaliser. C’est dans ta nature, tout simplement.

J’écoute les diverses réponses et les propositions. Il y a de bonnes idées qui sont lancées. J’évite de parler, n’appréciant pas être un centre d’attention dans un grand groupe. De toute façon, c’est facile de constater qu’ils savent ce qu’ils font. Ils n’ont pas besoin d’intervention de ma part. Si j’en juge par ce que Gaeriel mentionne, nous pourrions agir sous peu. Il vaut mieux ne pas tarder. J’aurais bien voulu que nous nous mettions en action immédiatement, mais mon attention va vers deux personnes qui s’approchent de nous. Ça, je le mentionne sans attendre, coupant la conversation. S’ils ont entendu, s’ils savent, ils ne doivent pas pouvoir en apprendre plus. Marie-Anne pose une question à laquelle Gaeriel répond. À leur attitude, je pense qu’il y a aucun doute possible : ils sont au courant. Ma méfiance revient au galop et tout le monde devient tendu après l’annonce de leur approchée. Mon amie se lève, posant sa main sur mon épaule. Son geste me surprend, mais pour en avoir déjà eu des similaires envers elle, ça ne me dérange pas. Au contraire, c’est plutôt agréable, bien que cela ne calme pas cette méfiance. Et là, c’est un peu une scène digne d’un mauvais film, ou d’un règlement de compte de gamins. Ces deux hommes nous provoquent en duel de combat Pokémon... alors que je suis armé d’un pistolet et que j’ai déjà mis un terme à plusieurs dizaines de vies par le passé. Je me lève dès leurs premiers mots, rejoignant Gaeriel qui était seule face à eux. Je ne compte pas prendre le risque qu’ils la blessent. En m’imposant face à eux, j’essaie tout de même de ne pas sembler trop... assassin, justement. Je me contente d’une attitude intimidante, attitude qui ne fonctionne pas. L’envie de dévoiler mon arme est forte, sauf que nous sommes contraints de sortir du Centre Pokémon et je voudrais éviter de dévoiler à tout le groupe que je suis armé. Vraiment, c’est digne d’un mauvais film. Je ne suis pas un expert en la matière, n’aimant pas regarder des films, mais j’en ai assez vu aux côtés de Ferir pour avoir cette comparaison en tête.

Tu n’aurais pas cru que des personnes désireuses de vous arrêter optent pour une telle méthode. Tout ton passé, rude, te porte à croire que ce genre de règlement de compte n’existe que dans les cours d’école.

Dehors, tandis que les Pokémon adverses à notre vue, je soupire. Ils n’ont vraiment rien de mieux à faire? Question que je marmonne, peut-être que certains de mes équipiers auront entendu. S’ils y tiennent, je me saisis alors d’une de mes Pokéball, va s’y Knight! Le Dracolosse se matérialise, imposant sa présence auprès de ses opposants. Dans ce genre de situation, il est loin d’avoir cette tête amicale qu’on peut voir chez d’autres représentants de son espèce. Il veut plus que tout nous protéger et vaincre ceux qui se dressent contre nous. Il a aussi une bonne adaptabilité envers les Pokémon qu’il ne connaît pas, il est le meilleur choix pour collaborer avec les compagnons de nos alliés. C’est tout de même dommage Ly soit fatigué de la dernière mission, nous devons nous passer de son attaque sonore dévastatrice... Ces deux types auraient regretté de nous avoir importunés. Knight, t’y vas à pleine puissance. Il n’est pas aussi combatif que Leon ou que Ly, sauf qu’il est lui aussi capable de se lâcher.

Dracolosse lance Blizzard sur tous (puissance : 110, précision : 70, 10% gel)



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Eleveur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 11/03/2017
Messages : 1286

Région : Kanto
Lun 5 Mar - 4:16
Je n’ose plus bouger et je ne réalise pas que je retiens mon souffle depuis plusieurs secondes maintenant à l’attente d’un quelconque geste de la part des nouveaux arrivants. Je suis complètement terrorisée et ma peur ne fait qu’augmenter en voyant les deux hommes sortir leurs pokéballs de leurs poches. Quoi ? Ils veulent vraiment faire un combat contre nous ? Ils sont en désavantage numérique et je me demande bien comment une victoire pourra nous assurer une certaine protection face à ces hommes qui connaissent définitivement nos plans. Même s’ils perdent, ce qui risque d’être le cas, ils peuvent tout aussi bien utiliser leurs poings pour nous dissuader d’aller plus loin dans nos recherches. J’espère ne pas être désignée pour me battre en personne car je n’ai aucune aptitude là-dedans et je risque très fortement de me rouler en boule au sol pour pleurer. C’est la même chose pour le combat pokémon, Reika est encore petite et manque vraiment d’expérience, alors j’espère qu’elle ne sera pas désignée par le groupe.

La voix de l’infirmière qui demande à ce qu’on sorte avant de faire sortir nos pokémons me fait sursauter sur ma chaise. C’est vrai qu’il ne faudrait pas détruire l’intérieur du centre... Le cœur battant la chamade, j’emboite le pas au reste du groupe jusqu’à l’extérieur où nous nous plaçons à plusieurs mettre de nos adversaires qui ne tarde pas à faire apparaître leurs créatures. Alors là... sur les quatre pokémons, il n’y a qu’une espèce parmi elles que je connais bien et il s’agit du Krabboss. Quoique... le serpent vert m’est peut-être vaguement familier, mais son nom ne me revient pas et les autres ne me disent absolument rien. Je me demande bien comment je vais faire pour m’en sortir face à eux si Reika est appelée en renfort à un moment donné. Toutefois, Azamir semble vouloir prendre les choses en main en lançant notre premier combattant au combat qui s’avère être un Dracolosse. Whaaa, il paraît bien balèze celui-là. Je dois avouer que je suis bien contente de l’avoir dans notre équipe.

Tout de même au bord de la crise de panique, je recule un peu pour me mettre à l’arrière du groupe alors que les rangers prennent les choses en main. Même avec leur aide, nous serons trois contre quatre, ce qui signifie que l’une des civiles parmi nous devra aussi se joindre à eux. Certes, je vais intervenir s’ils ont besoin de soutien, mais je ne suis pas prête à mettre ma main au feu quant à une éventuelle victoire de la part de Reika. J’ai confiance en elle, mais contre les gros balourds qui nous servent d’adversaires... elle ne risque pas de faire le poids. Si ce n’était que de moi je me cacherais derrière l’un des membres du groupe pour éviter de voir la bataille, comme si cela en changerait l’issu. Sanae m’a l’air d’être une bonne candidate pour cela par exemple, mais je me résigne au dernier moment à agir dans ce sens de peur de paraître folle devant les autres. Cette idée est complètement ridicule de toute façon, mais c’est fou comment le stress peut nous faire réagir parfois.

Toujours dans mes bras, la Chacripan pousse un petit miaulement en attendant de voir apparaître ses autres alliés. Malgré l’heure matinale, les cinq pokémons plutôt imposants attirent le regard des quelques passants déjà debout et j’espère que la bataille imminente ne créera pas une trop grosse foule de curieux. Si cela se produit nous ne serons pas plus avancés dans notre mission puisque nous tentons d’êtres discrets depuis la veille. Ce combat à l’extérieur pourrait aussi bien courir à notre perte à cause de tous ces gens, que l’on gagne ou que l’on perde. Notre destin est scellé.


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Dresseur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 28/02/2017
Messages : 501

Région : Alola
Mar 6 Mar - 2:21
Elle accusa la réponse de Gaeriel d'un hochement de tête. D'ici quelques minutes, tout au plus, ils sauraient si les deux inconnus étaient porteurs d'intentions amicales ou s'ils déclencheraient les hostilités. Pour cette fois-ci, elle comptait mettre sa propre hargne de côté afin de protéger leur équipe de recherches. Tout en trempant ses lèvres dans la boisson chaude, elle réfléchit à ce qu'elle ferait si jamais les hommes esquissaient le moindre mouvement agressif. Pourquoi pas leur montrer qu'ils se frottaient à plus dangereux et menaçant qu'eux ? Étonnant, ce fut la ranger qui se leva la première de son siège, franchissant la maigre distance qui la séparait des nouveaux venus. Elle transpirait le calme et parvenait même à sourire - Mara dut reconnaître qu'elle savait garder un sacré sang froid. Mais un enjeu important était en cause ; ils n'avaient pas le droit à l'erreur. 

Elle déposa son gobelet de thé et se leva à son tour en faisant craquer ses jointures. Le manque de sommeil ne l'empêcherait pas de se battre, elle avait connu pire. Sur ordre de l'infirmière qui ne désirait pas voir de bagarre sur son domaine, ils se dirigèrent vers la sortie. Une fois à l'extérieur, la sbire se posta à un emplacement qu'elle jugeait stratégique - elle tenait à avoir une vue d'ensemble sur le terrain. 

« Apparemment, il y a des âmes plus matinales que nous. » Elle esquissa un sourire à l'intention d'Azamir, dont elle avait entendu les propos, puis elle décrocha la pokéball qui contenait l'un de ses plus précieux alliés. Son expression changea lorsque les créatures adverses apparurent et elle hésita un instant. Deux d'entre elles risquaient de poser problème. Baissant les yeux vers la sphère qu'elle tenait au creux de sa main, elle susurra : « Je compte sur toi. »

L'apparition du dracolosse lui redonna l'espoir d'une victoire facile et assurée. Imitant donc le ranger, elle envoya son complice de prédilection. Tohr émit un grondement agressif tout en se frappant le torse en guise de provocation. Du haut de ses deux mètres trente-et-un, le rhinoféros en imposait et il aimait décourager ses adversaires de par sa seule présence physique. « S'ils tentent de s'enfuir, tu les interceptes. Compris ? » Pas question de laisser partir qui que ce soit, surtout après pareil affront. Les rangers auraient sans doute quelques questions à poser aux deux hommes sitôt le combat terminé. Le colosse acquiesça en grognant, prêt à foncer au moindre mouvement de retraite. Marie-Anne se tourna ensuite vers Sayuri, qui lui semblait mortifiée. 

« Il n'y a rien à craindre. Ce ne sont que des frimeurs, ils ne savent pas à qui ils ont à faire. »


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