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» [Event] Combattre l'abomination.


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Eleveur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 11/03/2017
Messages : 1190

Région : Kanto
Mer 27 Déc - 18:09
Rassuré, mon groupe communique rapidement avec les autres avant de se remettre en route vers la sortie. Guidés par la Chamillon et la Chacripan qui connaissent un peu mieux les environs, nous restons silencieux pendant le trajet vers l’extérieur qui me semble bien long. Je suis soulagée de voir que la porte principale est toujours ouverte et nous n’avons qu’à attendre quelques minutes avant de retrouver l’autre moitié du groupe qui, de leur côté, explorait l’arrière du laboratoire. Je suis à la fois soulagée de les voir indemne et impatiente de savoir s’ils ont trouvé des preuves comme ça été le cas pour nous, mais à en voir leurs expressions, mes doutes s’envolent rapidement. Notre infiltration n’aura pas été vaine, au moins. Sans perdre davantage de temps autour du laboratoire, nous nous dirigeons vers le centre pokémon pour mettre en commun nos découvertes en tout sécurité. Enfin... le risque de se faire prendre est moins élevé là-bas qu’en restant ici.

Tandis que je prends Reika dans mes bras pour parcourir la distance qui nous sépare du bâtiment, mon esprit est tellement dirigé sur tous les évènements qui viennent de se produire que cela m’empêche de discuter avec les autres. Je ne sais pas si je dois être fière de tout ça ou non... et si jamais cet événement devient le sujet de discussion principal des habitants du coin ? Après tout, cette intrusion ne risque pas de passer inaperçu et même si je ne viens pas d’ici, ma future carrière d’éleveuse est peut-être en danger. Impossible pour moi de le savoir maintenant, je ne peux qu’attendre et stresser pour le moment. Finalement, la porte coulissante du centre s’ouvre pour nous laisser entrer et d’un coup, je me mets à espérer qu’un groupe de notre taille à une heure si tardive au centre pokémon n’attira pas trop de soupçons. L’infirmière va peut-être nous poser quelques questions et si c’est le cas, je ne sais même pas si j’aurai le courage de lui répondre.

Finalement, nous parvenons à nous prendre des chambres sans que la dame agisse dans ce sens. Je ne sais pas trop si c’était vraiment nécessaire ou si c’était plutôt pour tenter de ne pas trop attirer davantage l’attention, mais cela ne prenait bien un endroit où dormir cette nuit. Comme j’ignore tout de la suite des évènements prévus par les autres, j’attends qu’on commence à se partager nos preuves lorsque j’aperçois une photo par-dessus l’épaule de l’un de mes partenaires. Tiens, le visage de cette jeune fille me dit quelque chose. J’ai beau chercher, je ne me souviens pas où je l’ai croisé. D’ailleurs, pourquoi est-ce que les rangers ont une photo d’elle ? Je me le demande bien. Est-elle de notre côté ? Est-elle suspectée ? Si c’est le cas, nous ne l’avons pas aperçu dans le laboratoire et j’imagine qu’il va falloir y retourner pour tenter de la trouver.

Même si je me pose plein de question à son sujet, je n’ose pas demander aux autres, laissant comme toujours la patience passer devant la curiosité. Tandis que Reika tourne la tête vers moi, je me dirige vers un fauteuil libre pour m’y installer et déposer la petite sur mes genoux. Maintenant que tout ce stress est enfin derrière moi, je me sens bien épuisée tout d’un coup.


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Coordinateur Unys

C-GEAR
Inscrit le : 19/02/2017
Messages : 389

Région : Unys
Dim 31 Déc - 13:29
Azamir et Gaeriel s’empressent de confirmer son avis : il vaut mieux rester ensemble. Ils n’ont pas encore l’air dans leur assiette mais ce sont des rangers, même diminués ils doivent être capable de les protéger d’éventuels gardes. En tout cas, Clarisse est certaine qu’ils sont plus efficaces qu’elle même malades – quoi qu’en pense Marie-Anne, qui semble un peu agacée que le groupe n’ait pas suivi sa suggestion.
En attendant la réponse de Sanae, ils se dirigent vers la sortie. C’est l’Ectoplasma de Gaeriel qui les guide, ce que Clarisse ne trouve pas spécialement rassurant. Certes c’est grâce au spectre qu’ils ont mis la main sur l’un des indices les plus compromettants possible mais quand même… elle n’est pas prête de lui pardonner de leur avoir fait subir une infection pareille. Les spectres sont réputés pour leur tendance à faire des sales blagues, il n’est pas impossible que Spectra les emmène dans un autre traquenard juste pour le fun…

Pourtant, en passant devant les différentes portes Clarisse reconnait le chemin. Monsieur Spock lui confirme d’ailleurs qu’ils sont dans la bonne voie, il a l’air de plus en plus soulagé à mesure qu’ils se rapprochent de l’air frais de l’extérieur. Le pauvre ne quitte plus le flanc de sa maitresse et a clairement perdu une partie de son assurance… Clarisse ne l’a pas vu particulièrement s’affoler quand elle et Gaeriel ont ouvert le charnier, mais nul doute qu’il a senti autant qu’elles la puanteur sous la trappe. Peut-être est-il juste sous le choc. Cela ne va pas aider à calmer ses crises d’angoisse récurrentes, songe-t-elle.
Ah, une vibration dans sa poche ! Elle vérifie son téléphone et remarque que Sanae lui a répondu. C’est déjà une bonne nouvelle en soi, c’est donc qu’elle est suffisamment au calme pour avoir le temps de taper un SMS.

« Les autres vont sortir aussi, on se rejoint dehors. » annonce-t-elle au groupe. Tant mieux, elle est rassurée. Retrouver l’autre groupe aurait été particulièrement compliqué, ils n’ont aucune idée d’où ils sont…

Au bout de quelques minutes de marche silencieuses, ils finissent par retrouver la porte par laquelle ils sont entrés dans le laboratoire. Clarisse ressent un vrai soulagement alors qu’ils retrouvent l’extérieur, son air frais et la ville environnante. Leur expédition a été un succès, mais il était temps que ce cauchemar se termine !
Une qui toutefois n’a pas l’air aussi contente, c’est Marie-Anne. Alors que l’adolescente soupire de joie, la jeune femme fait soudain une remarque des plus pertinentes :

« Vous ne trouvez pas ça étrange d'avoir pu découvrir toutes ces preuves, rien qu'en regardant à droite et à gauche ? C'était presque trop facile. »

Clarisse se crispe. Jusque-là elle se disait qu’ils avaient vraiment beaucoup de chance mais… en vérité, c’est assez peu crédible. Elle n’aime pas du tout ce que sous-entend la réflexion de Marie-Anne, mais effectivement… il se pourrait que…

« Tu.. tu crois que c’est un piège ? » balbutie-t-elle, de plus en plus mal à l’aise. « Peut-être qu’ils ne s’imaginaient pas qu’on tenterait d’entrer et que du coup ils n’ont pas pris la peine de tout cacher… »

Elle n’y croit pas vraiment elle-même. Quelque chose ne va pas. Est-ce qu’ils ont bel et bien foncé tête baissée dans le plan du laboratoire ? Est-ce que tout ça va se retourner contre eux à un moment ou à un autre ? Elle commence à être vraiment inquiète. Ils doivent s’éloigner d’ici avec les preuves le plus vite possible.
Heureusement, l’autre groupe est en train de les rejoindre. Tous vont bien apparemment et il ne manque personne, ouf.

« Vous allez bien ? Pas de blessés ? » demande Sanae.

« Non ça va… Mais il faut s’éloigner de cet enfer au plus vite. » murmure-t-elle en réponse.

Tout le monde semble d’accord avec cette idée puisque la première décision du groupe est de s’éloigner pour rejoindre le centre pokémon, qui semble être le point de rendez-vous avec une neuvième personne venue nous épauler. En chemin les deux groupes échangent leurs découvertes respectives, qui se complètent parfaitement. Le groupe de Côme révèle également que eux ont eu quelques ennuis avec la sécurité, ce qui signifie que le bâtiment n’était pas totalement abandonné comme ils auraient pu croire… Alors pourquoi n’y avait-il personne pour les intercepter, eux ? C’est assez suspect et ça l’inquiète de plus en plus… Et si Marie-Anne a raison…

Arrivés au centre pokémon, ils commencent déjà par trouver des chambres pour la nuit. Clarisse pourrait sans problème retourner au campus pour dormir dans son propre studio, mais elle est trop perturbée par la possibilité d’avoir été piégée pour s’isoler ce soir. Elle retournera au studio demain dans la matinée pour s’assurer que Leia et Kylo Ren vont bien. Elle leur a laissé suffisamment d’eau et de nourriture pour que cela ne pose pas de problème, même si c’est embêtant de ne pas pouvoir les sortir… mais tant pis, elle préfère encore ramasser les bêtises faites dans l’appartement plutôt que de rentrer toute seule au campus, de nuit, après avoir fait quelque chose de résolument illégal.
Maintenant, il s’agit de savoir quoi faire pour la suite des évènements.

« Euh… est-ce que la personne avec qui on a rendez-vous est ici ? » demande-t-elle aux rangers, seuls à connaitre son visage.
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Dresseur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 28/02/2017
Messages : 491

Région : Alola
Dim 31 Déc - 22:57
« Je ne sais pas, Clarisse. » En voyant la mine inquiète de la coordinatrice, Mara songea qu'elle aurait mieux fait de garder ses doutes pour elle-même. « Laissons ça de côté pour le moment. »

Elle s'éloigna d'un pas décidé vers les nouveaux arrivants. La sbire conserva une distance respectueuse du groupe, préférant observer en retrait leurs brèves retrouvailles. Ce n'était pas elle qui s’apitoierait sur le sort d'éventuels blessés ; tout ce qui l'intéressait, c'était le résultat de leur investigation. Le nombre de preuves amassées était suffisant pour étaler au grand jour les atrocités perpétrées par le laboratoire, et pourtant, Marie-Anne ne se sentait pas satisfaite. Aucun nom, aucune affiliation. Impossible de mettre le doigts sur le véritable responsable, à savoir s'il s'agissait véritablement des scientifiques du Pokél@b ou bien d'un sous-contractant qui se servait des installations. Elle serra les dents et leva les yeux vers la lune. La nuit leur porterait sûrement conseil. 

« Ne pas traîner ici me semble aussi être une sage décision. »

Elle ne vit donc aucune objection lorsqu'il fut proposer de regagner le centre pokémon le plus proche. Elle ne savait pas si elle parviendrait à fermer l'oeil, compte tenu des images qui s'accrochaient encore à son esprit. Ses prunelles mordorées se promenèrent d'un visage à l'autre avant de s'arrêter sur celui d'Azamir. « On se revoit là-bas. » Puis elle salua de la main le reste de la bande et s'éclipsa vers le boisé, où elle disparut parmi les ténèbres. Ses vêtements sombres lui permettaient de s'y camoufler et de passer quasi inaperçue parmi les ombres. 

Une fois qu'elle fut suffisamment loin, elle prit son portable et pianota rapidement sur les touches. Son message envoyé, elle rangea son téléphone et fit appel à son rapasdepic. Elle savait qu'ils ne se trouvaient pas bien loin du centre pokémon, mais elle avait besoin d'air frais et de solitude. Mara grimpa sur son dos duveteux et lui gratta avec affection le cou avant de lui donner ses directives. Dans un croassement rauque, le rapace déploya ses larges ailes et décolla ; ils filèrent silencieusement vers le prochain point de rendez-vous, où les attendait apparemment la dernière bénévole. Au-dessus de leurs têtes, une myriade d'étoiles scintillaient, accompagnant le disque lunaire ; tout en bas, les lumières de la ville les imitaient, sans toutefois pouvoir en égaler la beauté. Volucité. Lam plongea entre les gratte-ciels et sillonna entre les rues. 

Quelques minutes supplémentaires furent requises pour qu'il puisse repérer l'enseigne rouge et familière, devant laquelle il se posa. Mara se laissa glisser sur le trottoir puis le renvoya dans sa pokéball après l'avoir remercié. Elle passa la porte coulissante et s'avança, son regard scrutant les alentours à la recherche des autres. Elle les repéra à l'accueil et s'en approcha, à temps pour percevoir la question de Clarisse. « J'imagine que oui. Ce serait dommage qu'elle nous fasse faux-bond à la dernière minute. » La sbire aussi était curieuse de voir à quoi ressemblerait la neuvième membre de leur groupe. 


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Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
Messages : 11780

Région : Kanto | Hoenn
Lun 1 Jan - 2:59
Je continue de me méfier de Marie-Anne qui semble avoir mal pris que sa suggestion de nous séparer ait été refusée à l’unanimité. Je vais continuer de l’avoir à l’œil, bien qu’une fois que nous aurons rejoint l’autre équipe, il n’y aura plus vraiment de soucis, je crois. Bref, nous restons tous ensemble, avançant à notre rythme tout en ayant une certaine vigilance. Je dois me faire violence pour ne pas trop accorder d’attention à Gaeriel, mais au final, elle semble prendre du mieux et n’a pas besoin de s’appuyer sur moi. J’ouvre la porte de la sortie avec un certain empressement, la tenant ensuite pour laisser mes équipières sortir à leur tour. Cela fait, je fouille d’une main dans une de mes multiples poches de pantalon. C’est l’avantage, pas besoin d’avoir un sac. Du moins, pendant l’action. J’extirpe justement un petit sac qui me sera utile pour y poser le crâne sans qu’il attire l’attention. C’était une bonne idée de le ramener, tout de suite plus périlleuse si on le laisse à la vue de tous. J’avais prévu que nous puissions ramasser des preuves matérielles, je me suis préparé en conséquence. Il ne me reste plus qu’à être délicat avec, comme je l’étais juste qu’à présent. Je ne me comporte pas toujours comme un Donphan dans un magasin de porcelaine. Pendant que je m’occupe de ce crâne, Marie-Anne nous pose une question qui est pleine de sens, je dois l’admettre. Je me redresse, devenant plus rigide à cette idée que nous puissions être tombés dans un piège. Je n’en vois pas l’intérêt, je n’en comprends pas le sens, mais il faut admettre que nous n’avons pas eu à être rusés comme un Goupix pour mettre la main sur les preuves. La sécurité n’était pas au mieux. Nous infiltrer dans le bâtiment n’aura pas été difficile. J’ignore comment l’autre équipe a fait, mais ils y sont parvenus aussi sans donner l’alarme. Personne dans ce bâtiment n’a lâché les Arcanin pour nous contrer.

Ta méfiance ne s’estompe pas. Au contraire, au fil de tes réflexions, elle gagne en force.

Tu n’as pas tort, c’était presque trop facile. Je reprends ses mots, lui accordant le point. Néanmoins, j’ai beau y songer, je ne vois vraiment pas ce qui pourrait mal tourner pour nous, bien que cette histoire est un vrai Saquedeneu. Je le garde donc en tête, mais maintenant que l’autre équipe arrive et que nous décidons entre nous de laisser de côté, je n’approfondis pas. Sanae s’inquiète de notre état et je les observe tous à mon tour, désireux de m’assurer que ça va aussi. J’ai encore le crâne en main, ne l’ayant pas mis dans le sac à cause de la précédente interrogation. Je le fais donc après un rapide topo sur les preuves amassées. Ensuite, je hoche la tête pour signaler mon accord quand certains parlent de ne pas s'attarder ici. Il est temps de nous rendre au Centre Pokémon. Dormir dehors ne m’aurait pas dérangé, mais je tiens à rester proche du groupe. Et parlant de rester proche du groupe, il y en a une qui s’éloigne. Je ne peux m’empêcher de lui adresser un regard suspicieux aux mots qu’elle m’adresse avant de s’éclipser sans vraiment attendre une réponse de ma part. C’est dans ce genre de moment que je regrette de ne pas avoir un Pokémon très discret pour de l’espionnage. Si seulement Drif était disciplinée... Je ne passe aucun commentaire, mais j’échange un regard avec Gaeriel, désireux de déceler ce qu’elle en pense. Cependant, il faut tout de même nous mettre en route vers le Centre Pokémon avec les autres. Je m’approche de mon amie pendant que nous nous y rendons. On va pouvoir te prendre de l’eau. Je commence par m’inquiéter de son état, avant de poursuivre. Je me demande ce que Marie-Anne est partie faire. Sur cette phrase, j’ai vraiment parlé à voix basse. Je ne sais pas si Spectra pourrait être envoyée pour voir, je ne sais pas si Gaeriel serait d’accord avec une telle méthode. J’ai sans doute moins de scrupules qu’elle.

C’est même une certitude et ça ne fait pas de toi une mauvaise personne.

Une fois au Centre Pokémon, des chambres sont réservées pour la nuit. C’est là que je suis content de ne pas avoir encore en main le crâne, déposé dans le petit sac que je tiens. Je demande aussi de l’eau pour le groupe, puis il est temps de s’occuper de cette neuvième personne qui doit nous rejoindre. Je ne peux pas dire que je sois enthousiaste à cette idée. Je n’ai pas compris pourquoi une autre personne, qui n’a pas participé à la prise de preuve, est autorisée à se joindre à nous. Je ne vois pas ce qu’elle pourra apporter de plus que ce que nous le pouvons. Néanmoins, je me garde mes réflexions tandis que Clarisse demande de vive voix si cette personne est présente. Tandis que je cherche du regard, Marie-Anne effectue son retour, sa voix attire mon attention. J’aurais bien envie de prendre le Tauros par les cornes et lui demander sans détour ce qu’elle faisait... Par contre, l’ambiance est déjà tendue et je risquerais de l’empirer en posant des doutes sur un de nos équipiers. Bien qu’il faudrait que je sois rassurant, je sais que je dois avoir l’air sévère et fermé, bien plus que précédemment. Je n’aime pas être entouré de plusieurs personnes que je ne connais pas. D’ailleurs, j’ai plutôt tendance à me tenir près de Gaeriel ou de Sanae. Quand l’eau nous est servie, j’en prends quelques grandes gorgées et c’est à ce moment que je repère la neuvième personne. Hum. Elle est là. Je l’indique aux autres d’un rapide geste de la tête, ayant une main occupée avec mon sac et l’autre avec le verre d’eau. Tu te sens ok pour aller lui parler? Question qui s’adresse à mon amie ranger. Si je constate qu’elle est encore ébranlée par la mauvaise expérience que nous venons de vivre, je m’en occuperai, à moins que Côme veuille le faire. Si je peux éviter...

Tu ne te sens pas très sociable en ce moment, et l’envie de rencontrer une personne qui débordera de joie te freine, après ce que vous venez de vivre.

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Invité

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C-GEAR
Lun 1 Jan - 11:27
Cette histoire macabre m'avait retournée l'estomac.
Je surfais sur le net, écouteur sur les oreilles, à la recherche de nouvelles sur le monde pokemon. C'est comme ça que j'avais découvert cette histoire de laboratoire aux expérimentations douteuses. Ainsi que l'existence d'un groupe ayant pour but de découvrir la vérité. Spontanément, j'avais sauté au plafond et m'étais inscrite sans poser plus de question. Mais ensuite, Raphaël prit la peine de me passer un savon : c'était dangereux, et inconsidéré en plus pour quelqu'un comme moi. Il montait sur ses grands Galopa avant même de m'écouter un tant soit peu ! Gonflant les joues à la manière d'un Rondoudou, je lui avais rétorqué le plus sèchement du monde que si personne ne tentait quelque chose, qui allait le faire ? Et en plus, un petit peu d'aide, c'est toujours mieux que rien du tout !
Devant mon éclat de voix, il avait fini par reconsidérer la question. Et nous avions un deal : je n'irais pas directement dans le laboratoire - trop dangereux - mais par contre, je pourrais les aider pour l'étape suivante, c'est à dire révéler au grand jour les activités du laboratoire. L'accord me convenait en soi, même si j'aurais aimé pouvoir faire un peu plus.
Tybalt voulait m'accompagner mais trop de pokemons avec moi risquaient d'attirer l'attention... Et puis, un combattant ne serait peut-être pas nécessaire du coup. Ce fut Charly qui se porta volontaire, ronronnant à côté de moi pour attirer mon attention. Elle pourrait soigner les pokemons des membres du groupe et les protéger en cas de pépin, ça pouvait n'être qu'une bonne chose de l'emmener,.



Le jour même, je pris un sac à dos, Raphaël me confectionnant une tenue suffisamment sobre pour que je puisse passer inaperçu. J'attachais mes cheveux en une queue de cheval, espérant ainsi diminuer le volume de ma tignasse mauve. Mon ami appela Tresh, son Trioxydre, et nous nous envolâmes en direction de Volucité, au centre pokemon. C'était le point de rendez-vous avec le reste du groupe...

De longues heures étaient passées à présent. Raphaël tournait en rond avec moi, allant parfois guetter à la porte fenêtre du bâtiment pour tenter d'apercevoir le groupe que nous attendions. De toute manière à cette heure, si une dizaine de personnes débarquent dans le centre, ça ne pourrait être qu'eux, je suppose ? Jouant anxieusement avec mes doigts, je pouvais sentir Charly se balancer d'avant en arrière sur le banc avec moi, sans doute partagée elle aussi entre l'impatience et l'appréhension de voir de nouvelles têtes. A Ecorcia, il n'y a pas un Chaglam proche du refuge pour nous tenir compagnie, même si Thérésa vient souvent nous rendre visite quand même ; alors pour Charly, faire de nouvelles rencontres pour un pokemon aussi sociable, ça ne peut qu'être une bonne chose. Même si les circonstances ne sont pas les plus propices.
Des pas rapides dans ma direction indiquèrent un retour de Raphaël, plutôt pressé : "Ils sont là Mid'. J'ai cru voir un ou deux blessé, je ne suis pas certain. J'ai bien fait de t'empêcher d'y aller, c'était définitivement trop dangereux." Secouant la tête de gauche à droite, je me levais, faisant signe à Charly de me suivre. "Tu veux bien m'attendre là, Raph ?
Ils s'attendent à me voir moi, pas toi... Si ça ne va pas, je ne veux pas les surprendre...
Il afficha une mine de Ponchiot battu un bref instant, afin de soupirer, résolu, me tapotant l'épaule pour me dire d'y aller.
Prenant la patte de Charly, je laissais cette dernière me guider vers la troupe nouvelle arrivée, enserrant sa prise sur la paume de ma main pour m'indiquer que je me trouvais à porté de voix. Je déglutis avant de m’éclaircir la voix. "Bonsoir, je suis Midley, la neuvième membre du groupe... Est-ce que tout le monde va bien ? Mon pokemon peut soigner les votre si besoin, ou prodiguer les premiers secours aussi..." Histoire de me rendre utile, je suppose ? Après tout, mon rôle n'a pas clairement été défini jusque là, j'espérais que les Rangers présents pourrait m'éclairer un peu plus sur la situation. "Vous avez trouvé quelques chose ? Des preuves ? Si c'est le cas, il faut vite les publier, non ? Avant qu'ils se rendent compte de quelque chose..." Soudainement, les paroles de ma mère me revenaient en mémoire, quand elle travaillait dans l'anti-gang/organisation criminel : "Il faut les pincer, et vite. Sinon ils s'envolent plus vites qu'un Rapasdepic et ne laissent aucunes traces derrières eux."
Je finis par marmonner : "Si je peux faire quoi que ce soit pour vous aider, dites moi..." Plus qu'à attendre les instructions.

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Dresseur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 30/08/2014
Messages : 1097

Région : Johto
Mer 3 Jan - 14:56
Bientôt nous rejoignons les autres. Certaines des filles n’ont pas l’air dans leur assiette et ils semblent qu’ils aient fait de macabres découvertes dans cet endroit. Si cela ne me fait nulle surprise il n’en accroît pas moins mon dégoût. Le principal néanmoins est qu’ils ont réussi à ne pas se faire repérer, eux, et ont pu découvrir un bon nombre d’indices qui nous seront utiles. J’entends encore les crépitements du Magnéton dans ma tête et le bruit qu’il a produit en s’abattant sur le sol. Après quelques échanges rapides les rangers concluent sagement qu’il faut déguerpir d’ici au plus vite. J’en ressens un profond soulagement. Les langues se délient un peu plus au fur et à mesure que nos pas nous éloignent de cet endroit sordide permettant à chacun de retourner à la réalité. Il semble que le fait que nous n’ayons pas rencontré d’opposition majeure à notre intrusion puisse troubler une bonne partie des troupes, même si pour mon compte ce qui fait mon trouble est d’avoir vraisemblablement causé la découverte de notre mission par ce scientifique. Certes nous l’avons neutralisé, mais il n’est surement pas seul en cet endroit, il risque de prévenir d’autres personnes lorsqu’il aura détaché ses liens. Des personnes qui ne veulent absolument pas que les informations que nous avons pu récupérer soient rendues publiques. Tout ne tient qu’à un fil et s’il se brise j’en aurais été l’instrument initiateur. Nous devons faire vite, un pressentiment m’habite me rappelant ma malchance habituelle qui me sourit d’un air démoniaque et me susurre au creux de l’oreille tel un frisson que la suite ne sera pas rose.

Je reste silencieuse, à l’arrière du groupe tandis que nous nous rendons au centre pokémon pour y réserver des chambres et faire le point ainsi qu’un peu de repos après cette soirée détestable. L’une de nous décide de s’éclipser, je ne la juge pas car je n’étais pas avec eux et moi même et ne sais pas ce qui s’est vraiment passé et ce qu’elle a pu voir. Je souhaiterais prendre un peu de distance quelques instants moi aussi mais j’attends que nous soyons arrivés pour cela. De mon téléphone j’utilise l’application me servant à joindre Eole, cela activera la balise présente sur sa selle qui le préviendra de me rejoindre. Le GPS m’indique qu’il n’est pas loin. J’ai besoin de récupérer quelques affaires et de rester seule un petit moment pour digérer mon incapacité et ce qui vient de se passer… Les arbres se dispersent, bientôt les veilleuses de la ville nous éclairent d’une lumière jaunâtre pour guider nos pas jusqu’à notre point de rendez-vous. Je pénètre avec le groupe en ce lieu pour réserver les chambres puis n’osant adresser la parole à Côme après ce qui s’est passé dans le laboratoire je m’adresse donc à un des deux ranger référents, Azamir :

▬ Je sors juste un instant. J’ai appelé un de mes pokémons pour récupérer quelques affaires, je .. je reviens.

Je ne lui avoue pas qu’il s’agit plutôt de la culpabilité que j’éprouve face à ma médiocrité qui me fait fuir ainsi de la sorte pour faire redescendre la pression ne serait-ce que de quelques millimètres de mercure. Et une question de santé aussi. Seule dehors l’air frais me saisit et je garde ma veste ouverte pour le laisser me mordre. Je fouille à nouveau dans ma sacoche pour y trouver mon téléphone et appeler Eole. J’attends un léger instant puis mes yeux captent rapidement cet éclat blanc dans le ciel qui fond vers moi et se pose sur le sol en bitume sans bruit. Le dragon me regarde de ses yeux céruléens, ma main glisse lentement sur son encolure alors que je pose mon front contre ses écailles fraiches. Je n’ai pas assuré mais il faut que j’arrive à me ressaisir. Plusieurs secondes passent ainsi ou je ne me concentre que sur le souffle soulevant sa cage thoracique et les battements de son corps faisant couler la vie en lui. La selle conçue sur mesure est bien sanglée sur le dos du Libégon. D’un côté se trouve une couverture roulée et de l’autre une sacoche contenant un peu de nourriture. A l’arrière de celle-ci sur la croupe se trouve un bien plus gros sac qui me sert de dossier lorsqu’il est plein, j’y plonge ma main droite et cherche une petite pochette. Une fois ouverte j’y retrouve une multitude de flacons et boites de pilules. Un long soupir détend mes épaules alors que je prends deux cachets de boites différentes et les glisse dans ma poche. Une dernière accolade à mon compagnon qui vibre de contentement avant de décoller d’un puissant battement d’aile m’obligeant à fermer les yeux et replacer mes cheveux. La fatigue commence à peser sur mes épaules, mes yeux s’embuent de larmes un instant avant que je ne les refoule de rage comme à mon habitude. Mon regard se détourne, quelques pas me font avancer vers la porte coulissante du centre sans oser y rentrer à nouveau. Je peux voir qu’une nouvelle personne, une jeune femme, s’est approchée du groupe et parle avec eux.
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Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 18/08/2013
Messages : 2422

Région : Kantô - Johto - Alola
Mer 3 Jan - 18:42
Il est rapidement décidé que non, nous ne nous séparerons pas pour partir, et je ne peux m'empêcher de jeter quelques regards suspects vers la brune pendant que nous évoluons dans le bâtiment sombre. Je n'arrive toujours à avoir la moindre certitude, ma mémoire de l'époque est trop trouble pour cela, mais même en oubliant cette ressemblance je trouve son attitude suspecte, loin de celle qu'elle devrait avoir. Il a clairement Anchwatt sous roche avec cette Marie-Anne et, vu les quelques regards que nous avons échangé, Azamir semble de mon avis. Cependant on ne peut rien faire de plus dans une telle situation, la mission passe avant tout : et tant que la brune ne semble pas être une menace pour son bon déroulement je ne ferais rien. Il est hors de question que l'on se disperse, il faut qu'on réussisse la mission et ce n'était que la première étape... Maintenant, on doit rassembler les preuves, travailler un peu le sujet et ensuite tout envoyer à l'administrateur que j'avais contacté ; passer sa page nous assurera un minimum d'anonymat et touchera beaucoup plus de personnes vu son nombre de vues.

Nous sortons finalement du bâtiment et je remercie Spectra, ayant déjà mis de côté le faite que ce soit elle qui m'ait conduit à mon léger malaise. De toute façon, je sais qu'elle s'en veut pour cela, elle n'a pas du réaliser qu'une telle découverte aurait un tel impact... Et l'odeur n'a pas du l'importuner. Je décide de la laisser en dehors de sa pokéball, par pure précaution ; de toute façon il lui suffira de se cacher dans mon ombre si elle doit se faire discrète.

C'est un soulagement de voir les quatre autres membres du groupe se diriger vers nous. Nous les rejoignons sans tarder et c’est la jeune femme qui connaissait Azamir - ça y est, impossible de me rappeler de son nom - qui nous demande si tout va bien. Clarisse est la première à lui répondre et je l'appuie d'un hochement de tête.

- Et de votre côté, ça va ?

La plupart des membres de l'expédition sont silencieux, mais je ne leur en tient pas rigueur. Moi-même je reste concentrée sur ma marche, ne me sentant pas très fraîche, ayant parfois la vision qui décline. Sûrement un mélange de fatigue, de stress et un effet secondaire de ma déconvenue dans la laboratoire. En plus je commence à avoir faim. Je m'éloigne un peu des plus jeune et me grille une cigarette sur le chemin du retour, la nicotine m'aidant considérablement à faire baisser la tension, même si mon estomac semble se creuser davantage après ce petit écart. Azamir semble un peu plus bavard que les autres et je lui répond à voix basse, n'ayant pas envie de susciter le doute chez les autres ni de lancer une conversation dans laquelle je n'ai pas envie d'aller.

- Elle est... Je me stoppe un instant pour souffler un nuage de fumée. Que dire ? Qu'elle me paraît suspecte ? Il l'a déjà remarqué, sinon il ne m'aurait pas posé cette question en particulier. Elle ressemble à quelqu'un que j'ai déjà rencontré, il y a longtemps.

J'ai froncé les sourcils tout en disant cela, sachant qu'il devrait comprendre le message. Je me concentre de nouveau sur ma cigarette puis la jette. Nous finissons par arriver au centre pokémon, un soulagement. La soirée a vraiment été longue, je vais manger ce que j'ai ramené avec moi et ensuite je pourrais profiter d'une bonne nuit de sommeil. Sans oublier mon traitement au passage tiens, je ne l'ai pas encore pris avec tout ça.

Nous réservons rapidement pour la nuit avant de nous réunir, Marie-Anne venant de nous rejoindre. Clarisse pose une question intéressante ; avec tout ça j'aurais presque oublié cette histoire. Je sors mon téléphone portable pour récupérer sa photographie, mais Azamir est plus rapide ; il l'a repérée un peu plus loin. Et en effet, la jeune femme que l'on devait récupérer se dirige vers nous, tenant la main d'une Leuphorie.

- Bonsoir !

Je lui précise que ma Spectra n'a pas besoin de soin, et je laisse les autres lui répondre. Les membres de l'autre groupe ont du se battre, ils auront peut-être besoin des soins de la Leuphorie, et je préfère intervenir rapidement lorsque Midley évoque notre petite expédition.

- Il vaudrait mieux ne pas en parler ici, on ne sait jamais...

Je jette un coup d’œil autour de nous mais il n'y a personne ici, si ce n'est quelques dresseurs au loin et l'infirmière qui semble s'occuper d'eux. Cependant, je préfère éviter le plus possible et je me retourne vers les autres.

- On va à l'étage ? L'infirmière nous a réservé trois chambre de quatre, on sera plus tranquille là bas et j'pense qu'on a tous besoin de se reposer...

Je remarque qu'un membre du groupe manque à l'appel et l'aperçois, près de la vitre, à l'extérieur. Je n'arrive pas à me souvenir de son nom, pour ne pas changer, mais je lui souris et lui fait signe de la main de venir, comme nous allons monter dans nos chambres.

Nous rejoignons donc rapidement l'étage et, les trois étant les unes après les autres, je rentre dans la première sans plus tarder ; de toute façon, on est assez grand pour pouvoir se dispatcher nous-même... Et pouvoir continuer de discuter en petit comité de ce que nous avons eu avant de dormir.





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C-GEAR
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Lun 8 Jan - 20:24
Etant donné l'avancement actuel des personnages au sein du RP, un tour supplémentaire pour RP vous est accordé !

A la fin de votre tour, nous passerons au lendemain directement ;)


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Ranger Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Sam 13 Jan - 22:17
Nous nous dirigeons vers la sortie le plus vite possible et, heureusement, ne rencontrons aucun obstacle à notre échappée. L'air frais me saisit le visage et me fait le plus grand bien. Il faut dire que ces dernières minutes ont été plutôt sportives. Si jamais pour une étrange raison je décidais de ne plus être ranger, j'ai sans doute un avenir dans le rugby professionnel. Dans mes rêves du moins.

Lorsqu'Effy s'approche de moi, je me rends compte qu'elle fuit mon regard, ce que je ne comprends pas trop. Elle s'excuse et me demande si mon épaule s'en remettra. Je fais quelques mouvements du bras et m'aperçois que ce n'est pas tellement l'articulation qui en a pris un coup. J'ôte ma veste, remonte la manche de mon t-shirt pour dévoiler mon épaule et vois les couleurs d'un hématome qui commencent à se dessiner sur ma peau blanche. Rien de grave donc, je serai sur pieds en un rien de temps. « T'inquiète pas, c'est juste un bleu ! » Je manque presque de lui dire que j'ai déjà vécu bien pire dans ma longue et illustre carrière de ranger, mais c'est pas beau de mentir, alors je me contente de lui sourire. « C'est ma faute si on s'est fait repérer de toute façon. Grimper dans un conduit d'aération c'est bien dans les films, mais là... » Et je pars d'un petit rire en espérant l'avoir rassurée pour qu'elle cesse de s'en vouloir inutilement.

Notre groupe se dirige rapidement vers les membres du second, déjà sortis du bâtiment. Nous sommes au complet, c'est un gros point positif. Je crois remarquer que certaines sont un peu pâles, mais qui sait ce qu'ils ont bien pu voir là-dedans... Heureusement, même si nous avons dû nous battre de notre côté, nous avons été épargnés d'atrocités en tout genre. Je serais prêt à parier que ce n'est pas la même histoire pour nos coéquipiers de l'autre groupe... Tout le monde est assez silencieux. Choqué pour certains, sans doute, la pression qui redescend pour les autres. Et la fatigue, aussi. Non seulement physique, mais aussi psychologique. Je n'avais pas idée à quel point une mission d'infiltration pouvait être stressante ! Toujours sur le qui-vive, à guetter le moindre mouvement, essayer de faire le moins de bruit, s'occuper le plus rapidement possible de tout témoin qui pourrait sonner l'alarme, autant de choses qui font marcher le cerveau à toute vitesse. Sanae brise le silence pour demander comment tout le monde va. Au fait, maintenant que j'y pense, le scientifique est toujours ligoté dans le bâtiment. Aussi, lorsque mon acolyte demande ce qu'il faut faire ensuite, j'en profite pour avertir l'autre groupe qu'il vaudrait mieux ne pas traîner.

« On a un scientifique ligoté dans le bâtiment, donc mieux vaudrait filer d'ici au plus vite. »

Et nous partons tous en direction du centre pokémon le plus proche où nous allons sans doute passer la nuit. Je ne remarque même pas celle qui s'éclipse, mon esprit vagabondant un peu partout. J'ai un peu de mal à me concentrer après tous ces événements, et apercevoir un crâne de pokémon dans les mains d'Azamir n'est pas pour arranger les choses, même si cela me rappelle la gravité de la situation et l'importance de notre mission.

Après avoir pris des chambres auprès de l'infirmière Joëlle du centre tout à fait charmante, pas le moins du monde suspicieuse de la présence de notre groupe par une heure pareille – du moins elle ne laisse rien paraître – nous nous installons et prenons le temps de souffler à nouveau, profitant de la chaleur du centre et de quelques rafraîchissements bien mérités. Je fais rapidement rentrer Josepha dans sa pokéball de peur qu'elle ne saute sur la moindre chose qui se mange si jamais quelqu'un sort un en-cas. Quand il est question de rencontrer la neuvième personne de notre mission, je me rends compte qu'avec tout ça, j'ai complètement oublié la présence de la dite personne. Il me semble avoir une photo d'elle sur mon téléphone, mais je me contente de suivre le regard d'Azamir qui l'a apparemment repérée. Et la voilà qui s'approche de notre groupe, accompagnée de sa Leuphorie. Elle se présente. Midley. Joli nom. Lorsqu'elle demande si quelqu'un a besoin de soins, je saisis l'occasion pour rassurer ceux qui pourraient s'inquiéter que je vais bien, mon épaule va bien. « Juste un bleu » Je glisse un regard en direction d'Effy qui a l'air de toujours s'en vouloir pour cette histoire de garde. Je comprends que ce soit difficile pour elle d'entendre raison et de comprendre qu'elle n'y est pour rien. Mais c'est la vérité. Honnêtement, quiconque serait entré le premier aurait sans doute alerté ce scientifique.

Lorsque Midley commence à parler de la prochaine étape de notre mission, Gaeriel propose de parler de tout cela à l'étage, loin des éventuelles oreilles qui pourraient traîner. Je n'ai pas amené grand chose avec moi. Voire rien. Je dépose mon maigre baluchon sur un lit dans la deuxième chambre, engouffre quelques baies qui ne sont plus très fraîches et mange un petit biscuit salé parce que le temps que tout le monde se choisisse un couchage pour la nuit. Puis je vais dans la toute première chambre, là où Gaeriel s'est installée, imaginant que c'est celle-ci qui nous servira de QG le temps de discuter de la suite de notre mission au calme, tous ensemble. Nous n'allons pas tarder à dormir, mais autant lancer quelques idées et discuter avant de se reposer, la nuit nous permettant de réfléchir à tout ça.


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Ranger Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 24/12/2013
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Région : Kanto | Hoenn
Dim 14 Jan - 6:53
La réponse de Gaeriel me laisse perplexe... Que Marie-Anne lui rappelle quelqu’un et qu’elle me le dise de cette façon, c’est étrange et ça éveille plus encore ma méfiance. Faire en sorte qu’elle ne soit pas remarquée ne sera pas si simple, mais il le faut. La nuit sera longue si tout le monde passe son temps à se méfier de tout le monde. Voilà pourquoi je préfère avoir mon équipe stable au travail, il vaut mieux apprendre à bien se connaître pour être plus efficace et développer un lien de confiance. La différence est flagrante ici. On ne connaît rien des véritables intentions de chacun, sauf celles de mon amie et j’imagine qu’elle sait les miennes. Les autres pourraient avoir de mauvaises intentions et nous allons les découvrir quand elles nous sauteront au visage... Je ne suis pas mécontent d’avoir pris part à cette mission, mais de mon point de vue, il y a des irritants. Je vois. Une réponse d’une voix basse, toujours. Je ne m’attarderai pas sur le sujet puisque de toute façon, nous arrivons alors au Centre Pokémon pour effectuer les réservations de chambre pour la nuit. Du repos ne nous fera pas de tort. Par la suite, une personne du deuxième groupe, dont j’ai oublié le prénom puisque je n’ai pas pu travailler directement avec elle, m’avise qu’elle nous rejoint plus tard, qu’elle a des affaires à récupérer. Je ne peux m’empêcher de me sentir un brin méfiant aussi, mais cette femme n’avait pas attiré mon attention au début. Je pense que c’est mon état d’esprit qui influence mon jugement en ce moment, avec ce qui vient de se passer et ces doutes qui planent. Bref, je réponds d’un simple signe de la tête et elle ne s’attarde pas avant de s’éclipser à son tour. Ça me surprend qu’elle ne parle pas à Côme, avec qui elle a fait équipe. Qu’importe, je n’ai pas l’envie de me poser des questions maintenant.

Ça a été éprouvant pour toi de tenter de faire en sorte que tout se passe bien, d’essayer que tes équipières soient épargnées des visions d’horreur, ce que tu n’as malheureusement pas réussi. Voilà pourquoi ton humeur n’est pas au mieux, tu t’en veux pour cet échec.

Je reste silencieux pendant que je bois l’eau qui nous est fournie. Par contre, il est rapidement question de la personne qui devait nous rejoindre et je ne peux contrôler mes pensées, je ne peux m’empêcher de croire que c’est inutile qu’une personne supplémentaire se joigne à nous. Comme si nous ne pouvions pas nous débrouiller tous ensemble... Nous sommes sortis sains et saufs de ce laboratoire, ça démontre nos capacités. Qu’est-ce qu’elle pourrait ajouter? Je garde cet avis pour moi, mais je m’exprime quand je repère ladite personne. J’ai plutôt une bonne mémoire pour les visages. Pour les noms, c’est une autre histoire. La jeune femme s’approche de nous avec un Pokémon qui est souvent utilisé dans les Centres Pokémon, justement. J’admets que ça peut être utile d’avoir une telle créature qui peut soigner. Néanmoins, quand elle se présente qu’elle nous demande si nous avons besoin de soin, nous sommes une majorité à refuser. Nous n’avons pas eu à combattre de notre côté, et Leon m’a seulement aidé pour la trappe. Je décline donc l’offre moi aussi. Quand elle commence à parler de ce que nous venons de faire, je suis satisfait que Gaeriel la coupe pour signaler qu’il vaut mieux aller ailleurs. Je l’aurais fait sinon. C’est une erreur de débutant de ne pas se méfier des oreilles autour. Bien que nous soyons entre nous, il suffit que l’infirmière passe proche ou qu’une personne entre et nous entende. Cela dit, j’ignore si les chambres adjacentes aux nôtres sont prises ni même s’il y en a bel et bien d’autres. Nous allons devoir parler à voix basse dans tous les cas. La personne qui était sortie ne le saura pas, mais quand je vois Gaeriel adresser un geste de la main vers l’entrée, j’en déduis que c’est elle et j’ai raison quand je me tourne pour vérifier. Je suis mon amie à l’étage, mais je m’arrête quelques secondes face aux trois chambres. L’envie d’en prendre une et d’y être seul est forte.

L’idée de dormir aux côtés d’étrangers te dérange. Néanmoins, t’es prêt à faire un petit effort et au pire, t’iras dormir à l’extérieur avec tes Pokémon. Ça ne serait pas ta première nuit à la belle étoile.

Finalement, j’entre dans la même que Gaeriel. Je ne crois pas que ma présence la dérangera. Peut-être que Sanae viendra aussi. Je serais plus à l'aise avec deux personnes que je connais. Bref, j’adresse un petit sourire à mon amie, puis je me choisis un lit, y déposant mes affaires. J’avais les poches pleines de divers petits objets utiles pour cette mission (l’avantage de ces pantalons), mais je garde mon pistolet le temps que nous serons dans la clarté. Je le dissimulerai sous l’oreiller par la suite. D’autres ne tarderont pas à entrer, ils le peuvent à n'importe quel instant et je ne veux pas qu'ils me voient avec. Tous viendront sûrement ici afin que nous discutions et je ne me trompe pas. Quelques minutes suffisent et nous voici les neuf présents. Je me suis assis sur mon lit, attendant que tous se soient installés. Je prends la parole d’une voix basse bien que je n’ai pas spécialement envie d’être le centre d’attention de tout ce monde. Vous avez des idées de comment diffuser les photos? Le monde doit savoir les atrocités qui se passent dans ce laboratoire. Je marque une pause avant de reprendre. J’ai un ami qui peut analyser le crâne, au besoin. Il pourrait aussi diffuser massivement les photos. Je parle évidemment de Hei, mais même Gaeriel ne le connaît pas, pour l’instant. Tu ne te doutes pas qu’elle finira par le rencontrer dans quelque temps, passant chez toi alors que tu seras malade. Mais si l’un de vous est capable de faire une telle diffusion d’images, le plus tôt sera le mieux, je crois. Je m’arrête là, les laissant discuter et émettre leur avis. On ne peut pas dire que ça soit ma spécialité, les médias et la diffusion d’information. L’analyse de crâne non plus. Je suis doué dans l’action, je laisse la suite à May, normalement. Cette fois, je n’ai pas agi pour l’organisation qui m’embauche, mais je ne crois pas que mes supérieurs cracheraient sur mes initiatives ni sur des informations sur ce qui s’est passé ce soir, des infos sur le laboratoire. Bref, j’interviens lorsque cela est nécessaire, tâchant d’écouter plus qu’autre chose. J’essaie de ne pas me montrer trop directif quand je dois prendre la parole. C’est souvent mon problème quand je suis mal à l’aise devant un groupe...

Tu es une personne très exigeante et directive, ça paraît plus dans de telles circonstances, alors que tu es en fonction, si on peut dire.

Je contrôle aussi afin que personne ne parle trop fort. La conversation dure un certain temps, je ne saurais dire combien de dizaines de minutes. Tout ce que je sais, c’est que je fatigue. Donc, quand la conversation est sur le point d’être terminée, je n’hésite pas à prendre les devants. Il serait temps pour tous d’aller dormir. Nous reprendrons après. Je commence à rassembler mes affaires pour les poser au sol, dans l’espoir de vite me faufiler sous les draps. Je retirerai mon haut pour être plus confortable une fois que ça sera fait...



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Coordinateur Unys

C-GEAR
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Région : Unys
Dim 21 Jan - 18:22
Alors qu’elle pose sa question, Marie-Anne les rejoint. Clarisse a remarqué qu’elle était partie de son côté en quittant le laboratoire et a trouvé cette initiative un peu étrange, mais cela ne l’a pas trop inquiétée. Elle ne voit pas comment on pourrait avoir envie de s’isoler après un épisode aussi traumatisant, d’autant plus quand on a des soupçons comme Marie-Anne sur un potentiel piège… mais la jeune femme a l’air bien plus forte qu’elle moralement, elle ne doit donc pas être aussi flippée. Elle ne peut toutefois s’empêcher d’être soulagée en la voyant arriver ; c’est donc qu’elle ne s’est pas fait prendre entre temps.

« J'imagine que oui. Ce serait dommage qu'elle nous fasse faux-bond à la dernière minute. »

L’infirmière de garde leur offre des verres d’eau et Clarisse vide le sien sans tarder. Un geste du quotidien aussi simple, ça lui permet de reprendre un peu pied après ce cauchemar.

« Elle est là. » remarque Azamir en désignant une jeune fille dans le centre.

Celle-ci les a d’ailleurs repérés (en même temps, un aussi gros groupe hétéroclite ne passe pas inaperçu) et s’approche d’eux en tenant une leuphorie par la main. Clarisse n’en est pas certaine mais elle a la sensation que le pokémon la guide et la manière dont la demoiselle pose son regard lui rappelle Monsieur Spock. Serait-elle malvoyante, au moins partiellement ?

« Bonsoir, je suis Midley, la neuvième membre du groupe...

- Bonsoir…
» murmure l’adolescente. Comme d’habitude, chaque nouvelle rencontre la rend affreusement timide.

« Est-ce que tout le monde va bien ? Mon pokemon peut soigner les votre si besoin, ou prodiguer les premiers secours aussi... »

Clarisse fait un geste de la main pour lui assurer qu’elle et son ponchien vont bien. D’ailleurs quasiment tout le monde est en pleine forme, sauf Côme qui relève avec légèreté qu’il a un bleu. A nouveau elle repense à ce qu’a dit Marie-Anne au moment de quitter le laboratoire : autant de chance, c’en est presque suspect. Midley demande aussitôt à être mise au courant de leur avancée mais Gaeriel l’interrompt pour proposer qu’ils en parlent dans les chambres, à l’abri des oreilles indiscrètes. C’est un très bon réflexe, digne d’une ranger.
Elle suit le groupe qui monte à l’étage, sujette à une petite appréhension à l’idée de dormir avec des gens qu’elle ne connait pas. Et s’il s’avère qu’elle ronfle pendant la nuit ? Ou pire, qu’elle parle en dormant ?? Elle n’a jamais dormi avec quelqu’un dans la même pièce alors on ne sait jamais… Par réflexe, quand Gaeriel choisit la première chambre elle la suit. La ranger est certes un peu intimidante avec son côté chef de groupe, mais clairement c’est la personne qui la rassure le plus. Azamir choisit la même, ce qui n’est pas très étonnant étant donné qu’il a l’air proche de Gaeriel, et cette info met Clarisse un tout petit peu plus mal à l’aise. Elle aurait préféré partager sa chambre uniquement avec d’autres filles, mais bon… Ce n’est pas comme si le ranger avait l’air d’un pervers. La jeune fille choisit le lit le plus à l’écart, n’aimant pas trop être sur le chemin des autres, et papouille un peu Monsieur Spock avant de le rentrer dans sa pokéball. Le vieux ponchien n’y est pas souvent, mais là ce serait inconvenant de le laisser sorti dans la chambre.

Quelques minutes plus tard, tout le monde s’amène un par un pour discuter de la suite des évènements. C’est Azamir qui ouvre la conversation le premier, comme on pouvait s’y attendre.

« Vous avez des idées de comment diffuser les photos? Le monde doit savoir les atrocités qui se passent dans ce laboratoire. » Il s’interrompt, Clarisse réfléchit. « J’ai un ami qui peut analyser le crâne, au besoin. Il pourrait aussi diffuser massivement les photos. Mais si l’un de vous est capable de faire une telle diffusion d’images, le plus tôt sera le mieux, je crois.

- Pourquoi pas sur 4chan ? Les infos circulent très rapidement sur le web à partir de ce forum, il a une très grosse visibilité et on peut y poster en anonyme…
» C’est la première chose à laquelle son esprit geek pense. Certes 4chan n’est pas le site le plus fiable du monde, mais il a un effet viral garanti.




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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Lun 22 Jan - 15:50
Après s'être assuré que tout le monde allait bien – enfin, plus ou moins bien – nous partons tous en direction du centre pokémon pour se reposer. Au vue des expressions de chacun, et surtout de celles de l'autre groupe, ce repos est plus que nécessaire. Je vois du coin de l’œil Azamir qui range l'objet en main dans son sac, mais je ne perçois pas vraiment ce que c'est – et je pense que je n'ai pas envie de savoir ce que c'est, si les pales figures qui se tiennent devant nous en disent long sur ce qu'ils ont découvert. Tout le long du chemin, je reste un peu à l'arrière, ne sachant pas quoi penser de tout ça. Avoir trouvé des preuves, c'est bien, mais maintenant il faut s'en occuper et j'ai l'impression que c'est la partie la plus difficile qui va nous arriver dans la tronche ; avoir réussi à s'infiltrer et récolter des infos aussi rapidement et « facilement », j'ai peur que ce qui nous attend sera bien pire et nous prendra par surprise au moment où l'on s'y attend le moins.

Sur le chemin, l'une des personnes de l'autre groupe s'est apparemment éclipsée on ne sait où. Je suppose qu'après tout ça, certains d'entre nous ont besoin d'un moment seuls. C'est compréhensible.
Se retrouver dans un endroit en sécurité et pouvoir boire un verre d'eau n'est pas de refus. Un peu trop perdue dans mes pensées, je ne suis qu'à moitié ce qui se dit. Je vois Effy sortir un instant aussi, mais je ne trouve pas le courage de lui demander si elle va bien, préférant ne rien faire et lui laisser son temps à elle. Puis, j'entends qu'on parle d'une neuvième personne devant rejoindre notre groupe qui arrive quelques minutes plus tard – un peu après le retour de l'autre jeune femme dont je ne me souviens plus le nom – et se présente. Nous en faisons de même et je la salue avec un hochement de tête et un léger sourire. Elle propose ensuite de soigner quiconque en aurait besoin. Côme affirme qu'il n'a qu'un bleu. C'est vrai qu'il n'a qu'une blessure superficielle, mais je n'ai pu que lui mettre un bandage sans traiter sa blessure, il devrait un peu plus reconsidérer l'aide de Midley... Surtout qu'il n'a pas l'air d'avoir que cette petite blessure. Je me rapproche un peu du ranger et murmure afin de ne pas attirer l'attention de tous. « Tu es sûr que tu ne veux pas de meilleurs soins ? » S'il pense que ce n'est pas la peine, d'accord, tant que ça ne s'empire pas.

Lorsque la nouvelle arrivante souhaite parler de nos trouvailles, Gaeriel l'interrompt afin qu'on en parle de manière plus isolée, privée. Je ne cesserai jamais d'être impressionnée par tant de réactivité de la part des rangers. Nous montons donc tous à l'étage après que la ranger ait fait un signe à Effy afin qu'elle en fasse de même. Chacun se dirige dans une chambre, et, par réflexe, je me dirige dans la troisième chambre. La première étant occupée par des membres de l'autre groupe, je pense qu'ils auront besoin de temps pour eux, entre eux aussi certainement pour ce qu'ils ont découvert. Et j'ai vu Côme entrer dans la deuxième, et... Je serais beaucoup trop embarrassée d'être dans la même chambre que lui, donc le choix est assez rapide. Je pose mes affaires sur un lit au hasard et m'allonge dessus un court instant, soupirant un bon coup. Juste deux minutes pour souffler, puis je me lève et rejoins les autres.

Quelques minutes plus tard, tous les membres du groupe se retrouvent dans la première chambre pour débriefer un peu. Azamir ouvre la marche sur la chose. Il parle d'un crâne, et c'est à ce moment-là que je me rends compte qu'ils ont vraiment, vraiment passé un mauvais moment là-dedans. Quant à pouvoir diffuser des photos, je ne suis pas la meilleure pour ça. Clarisse semble connaître un site où l'on pourrait faire une première diffusion. « Je suppose qu'à ce stade toute possibilité de diffusion est bonne à prendre... Comme diffuser sur tous les réseaux sociaux possibles ? » C'est la première chose qui me vient à l'esprit. « Oh, et Azamir, j'ai trouvé une moitié de pokéball dans le labo. Je ne sais pas si l'analyser aura une utilité, mais... » Puisqu'il parlait de faire analyser le crâne par un ami à lui, il peut peut-être en profiter pour en faire de même avec la partie de pokéball trouvée. Je sors ledit objet pour la lui passer, il sera entre de meilleures mains.



    avatar par haileen, merci ♥️
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Dresseur Johto

C-GEAR
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Mar 23 Jan - 14:13
Je reste un instant buguée face à cette vitre. Le stress retombe sans doute un peu lourdemen. Je suis un peu à l’Ouest. Ce n’est que lorsque j'aperçois la main de la ranger Gaeriel qui s’agite dans mon champ de vision que je me rends compte qu’elle me fait signe de les rejoindre. Ma conscience revient à la réalité. Mes yeux clignent plusieurs fois rapidement. Une grande inspiration puis je passe la porte. Les autres se dirigent à l’étage pour sans doute rejoindre les chambres. Quant à moi j’interpelle gentiment l’infirmière au guichet pour lui demander si elle a des carrés de sucre, ou du sirop. Quelque chose de monstrueusement sucré quoi. Elle me sourit et acquiesce. Visiblement ma tête doit signifier que je ne suis pas à mon fort. La jeune femme me donne un verre de sirop de fraise et 4 sucres, j’en profite pour sortir les deux comprimés de ma poche et les prendre en buvant le sirop. Croque deux morceaux de sucres alors que je monte à l’étage fissa pour poser mon petit sac et ma ceinture à laquelle sont attachées mes sacoches et autres attirails. En passant dans le couloir j’aperçois et entend qu’il semble y avoir beaucoup de monde dans la première chambre, mon instinct me dit donc naturellement de ne pas aller dans celle-ci. Ma main pousse timidement la porte de la deuxième chambre. Pour l’instant il n’y a pas l’air d’avoir grand monde. Parfait. Moins de monde ça me va. Je pose mes affaires sur le lit se trouvant à côté de celui ou se trouve un sac et un paquet de biscuit gisant dont le contenu a déjà été mangé. Après la journée qui vient de se passer je risque d’avoir du mal à trouver le sommeil malgré mon état de fatigue. Avoir dû m’occuper de mettre hors d’état de nuire ce pauvre pokémon seule pendant de longues minutes sans trop savoir ce qui se passait pour Côme a été bien trop stressant pour moi. Arrête de te flageller. Il va bien il t’a dit, ce n’est qu’un hématome.  ne cessais-je de me répéter.

Assise sur le lit j’y reste quelques instants. Croquant mes derniers morceaux de sucres pour me réveiller un peu ainsi que deux barres de céréales partiellement écrasées dans leur emballage que j’ai retrouvé au fond de mon sac sous les vêtements de rechange. Soupir. Je me lève pour rejoindre les autres qui se sont retrouvés dans la première chambre pour débriefer. Lorsque j’entre ils sont en train de débattre sur la meilleure manière et quelles sont les possibilités qui s’offrent à nous pour diffuser les informations récoltées. Certes j’ai raté le début de la conversation, cependant je ne pense pas leur être bien utile. N’ayant pas un réseau social et familial développé. Quelques personnes de ci et de là dans différentes régions mais rien de réellement influent. L’influence journalistique qui aurait pu me permettre de contacter différentes chaines d’informations je l’ai perdu il y a maintenant plusieurs années. Tout le monde a oublié mon nom et c’est tant mieux. La proposition qui paraît la plus évidente est de diffuser massivement sur les réseaux sociaux les photos que nous avons prises. C’est cohérent. J’espère simplement que cela suffira. Que les détracteurs ne crieront pas au fake comme ceux-ci circulent massivement sur les internets de nos jours. Pour que l’information paraisse fiable et soit solide le mieux serait de contacter un journal influent pour leur expliquer les preuves que nous avons trouvés et témoigner pour rédiger un article concret et bien ficelé. Malheureusement nous n’en avons pas le temps. Il nous faudra sans doute nous contenter des réseaux sociaux pour l’instant. Je leur dis donc simplement pendant la conversation que je n’ai pas de meilleure solution que les leurs à proposer. Qu’il ne pense pas que je n’en ai rien à faire non plus.

Une fois que tout est décidé après plusieurs minutes de discussion, Azamir nous donne le signal pour aller nous coucher. Il a quelque chose d’attachant sous cet air dur. Si les circonstances avait été différentes j’aurais presque eu l’impression d’être dans une colonie de vacances avec l’animateur dont on attend toujours l’aval pour pouvoir faire quelque chose. Il a raison, il faut qu’on aille dormir, ma tête n’arrive plus à réfléchir clairement en toute vraisemblance. Cette fois-ci par contre je m’éclipse bien rapidement, comme un élève entendant la sonnerie de fin de cours. J’attrape vivement le sac sur mon lit et me dirige vers les toilettes pour me changer et me rafraîchir après une telle journée. Une fois changée avec un débardeur, un short et débarbouillée, je plie mes habits de la journée pour les fourrer dans mon sac et me glisser à nouveau dans la chambre. Je m’assoies en tailleur sur le lit en soupirant et pianote sur mon téléphone pour regarder diverses choses afin de me changer les idées. Mon regard se pose alors sur le sac se trouvant à côté de moi. Mes sourcils se froncent un instant titillés par une soudaine et intense réflexion. Je me rends compte que je ne sais pas à qui est ce sac en fait. Je me suis précipitée dans cette chambre après avoir vu la foule dans la première et que celle-ci était presque vide tout à l’heure. Je n’ai même pas pris le temps de regarder dans la troisième. Zut.
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Ranger Kantô

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Région : Kantô - Johto - Alola
Mer 24 Jan - 15:28
A part notre nouvelle arrivante, tout le monde semble plus que fatigué, ce qui est tout à fait compréhensible. Moi même j'ai hâte de m'allonger dans un lit et de m'endormir d'une traite ; avec les haut le cœur que j'ai eu je me sens exténuée, autant physiquement que mentalement. Je ne pensais pas que nous verrions autant d'horreur avant de s'infiltrer dans ce bâtiment... Je ne regrette pas un seul instant d'être venue, je me sens utile et nous allons tout faire pour que plus personne ne souffre dans ces lieux, mais je n'étais tout simplement pas préparée. Je sors de mes pensées et prend les choses en main pour que nous rejoignions les chambres réservées avant que des gens ne puissent nous entendre ; autant être le plus discret possible. Une fois à l'étage, nous commençons à nous disperser et je prend la première chambre sans penser plus que cela à la répartition, ayant surtout hâte de m'asseoir sur un bon lit après cette journée. Azamir m'y suit, ainsi que Clarisse ; au moins je connais les deux têtes - minimum - avec qui je dormirais. A peine entrée je pose mon sac sur le lit à ma gauche et je m'y pose ensuite en lâchant un soupir ; ça fait du bien de pouvoir se reposer vraiment après tout ce qu'on a vécu, et de faire définitivement redescendre le stress. Je profite de ce moment d'accalmie pour prendre mon traitement du soir, les immunosuppresseurs ayant besoin d'être normalement pris à un horaire stable... C'est un peu loupé, mais bon, ça n'aura pas d'incidences et c'est le principal.

Quelques minutes plus tard le groupe se retrouve dans notre chambre pour un briefing de la situation. Nous n'avons pas vraiment eu le temps de faire le point sur ce que nous avons trouvé et c'est donc le moment de le faire, bien que je tique lorsque nous évoquons la fosse. On passe rapidement à la diffusion des preuves et je me contente d'écouter au départ, hochant la tête lorsque Clarisse évoque un certain "4chan" ; je ne connais pas ce forum mais elle semble plus renseignée et ce que nous voulons c'est une propagation rapide. Sanae acquiesce et je prend la parole à mon tour.

- Les réseaux sociaux et ton forum Clarisse, ça me semble pas mal du tout. C'est avec les réseaux sociaux que la première alerte a été lancée, ils vont suivre. J'ai toujours un contact avec l'administrateur de la page qui a organisé notre petite venue, je lui transférerais ce qu'on a et il fera tourner les infos lui aussi... Avec tout ça on va créer un sacré boucan !

Internet est un formidable outil de propagande et nous en sommes tous conscients ; nous sommes plusieurs a avoir les moyens de faire tourner l'information et nous décidons donc de la marche à suivre, même si on décide aussi de le faire plutôt demain matin : il est tard dans la nuit et nous sommes tous trop fatigués, autant avoir les idées claires avant d'envoyer ce que nous avons. Nous continuons de discuter un petit moment, jusqu'à ce qu'Azamir ne lance le signal pour aller nous reposer. J'en ai un sourire amusé mais je me contente d'un hochement de tête, bien d'accord avec lui. Je souhaite la bonne nuit à ceux qui repartent dans leurs chambres et je m'éclipse sur le minuscule balcon pour me griller une dernière clope sans incommoder personne avec l'odeur. J'en profite pour savourer l'air frais de la nuit ainsi que la lune, immense, qui nous surplombe.

Une fois à l'intérieur je me déshabille pour retirer mon bas ainsi que mes vêtements en trop, finissant en teeshirt survêtements, sans vraiment être gênée par le faite que je ne sois pas seule ; je ne pense même pas un instant que ça pourrait déranger. Je me glisse ensuite sous ma couette et étouffe un bâillement tout en souhaitant bonne nuit aux autres, ravie que cette longue journée se termine...





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C-GEAR
Mer 24 Jan - 21:53
Il faut croire que, finalement, ma présence n'est pas plus nécessaire que ça. Tenant avec appréhension la main de Charly, je sentais défiler autour de moi les corps et les voix, chacun semblant avoir quelque chose à dire et à faire. Personne ne se présenta, et une voix féminine m'intima de ne pas poser de questions. Du moins pas tant que nous ne serions pas à l'abri d'oreilles indiscrètes. Les instructions avaient au moins le mérite d'être claire et j'opinais maladroitement du chef, laissant mes lèvres à présent closes. Je ne pouvais pas me permettre de compromettre l'opération. Même si, je l'avoue, j'aurais souhaité en savoir plus, pour pouvoir faire quelque chose. J'ai juste l'impression que le responsable m'a accepté sur cette opération pour combler les trous dans une équipe déjà constituée, c'est un sentiment assez... Pesant, finalement.
N'en demandant pas plus, je montais à l'étage, ma Leuphorie devant, laissant cette dernière me guider jusqu'à une chambre. Je ne suis pas foncièrement fatiguée mais je suppose que le reste du groupe, lui, l'est forcément. Je peux sentir un léger courant d'air me passer devant, comme si quelqu'un venait en sens inverse et partait dans mon dos. Avec une odeur de coquelicot...
Il faut que je me souvienne de ce genre de détail rapidement, ils sont trop nombreux et les identifier, même avec l'aide de ma pokemon, cela risque d'être plus encombrant qu'autre chose. Ma main libre se pose sur la prote de la chambre, je la pousse et y entre pour déposer mon propre sac. Pas grand chose, juste quelques vêtements, de la nourriture humaine et pokemon, ainsi qu'une petite trousse de premier secours et une bouteille d'eau fraîche. A croire que je partais faire du camping, en réalité.
Cette idée m'arracha un sourire, sourire que j'avais perdu après mon "expédition" de la part de la femme à la voix claire et forte. Sans doute une des rangers, bien qu'il ne faille pas juger trop tôt chacun, bien sûr...
Quittant la pièce, je rejoignais moi-aussi le reste du groupe, ce dernier concluant sur les derniers détails : diffuser les informations sur internet, sur un blog - je connaissais vaguement 4chan mais sans plus ; ils évoquaient un crâne, une pokeball... Des preuves matérielles donc ? Au final, pourquoi m'avait-on demandé d'être là, alors ?
En silence, je ne faisais qu'écouter, serrant doucement les poings - en tout cas le plus discrètement possible. Juste avoir un témoin supplémentaire ? Est-ce que finalement Raphaël avait raison au sujet de mon inutilité dans cette histoire ? Le repos fut proposé et ils se dispersèrent à nouveau. Et moi, dans mon silence, je regagnais ma chambre.

Passant la porte avec appréhension, je pouvais sentir une présence non loin, Charly m'indiquant en effet la présence d'un potentiel interlocuteur à portée de voix : "Bonsoir ! Hum...
Je suis Midley Stanford et... Je peux aussi occuper cette chambre ? J'ai cru entendre des voix masculines dans les autres et je suis un peu gênée..."
Je baissais les yeux, ma tête s'inclinant doucement sur le côté, mon attention tournée vers le vague : "Dis, tu crois que vous pourriez m'expliquer ce qu'il s'est passé ? Tout le monde semble très fatigué alors je ne veux pas vous déranger mais... Mais j'ai envie de vous aider et si on ne me dit rien... Je ne pourrais pas faire de miracle..." Marmonnais-je, tentant un maigre trait d'humour. En vérité, je me sentais triste. Triste de donner raison à Raphaël sur un point : les aveugles, c'est sans doute les boulets encombrant pour lequel il faut prendre le temps d'expliquer... Et quand on a pas le temps, on ne le fait, voilà tout...
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