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» Killing Strangers (feat Béatrice Grandt)


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Elite 3

C-GEAR
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Messages : 423

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Mer 6 Juin - 9:08
Schwärtzwind, avant de répondre à sa question, lui précise qu'il ne considère pas avoir commencé la coordination parce qu'il se sentait responsable vis-à-vis de ses pokémons mais plutôt parce qu'il voulait leur faire plaisir. A ces mots Béatrice esquisse un doux sourire. Elle espérait au fond d'elle que le rockeur la corrigererait : cela prouve qu'il ne se sent pas en position de domination par rapport à ses pokémons. Beaucoup de personnes convaincues du bien-fondé de la capture approuveraient la dernière phrase de Béatrice, sans se rendre compte que ce qu'ils pensent être de la bienveillance révèle au contraire leur condescendance. Se penser responsable du bonheur de quelqu'un, n'est-ce pas s'imaginer qu'on lui est supérieur ? Qu'il est dépendant de nous ? Jamais Béa ne s'est sentie responsable des pokémons qui travaillent avec elle, pas même de Sköll qui partage pourtant sa vie. Ce serait hautement présomptueux de penser qu'ils ne peuvent pas être heureux en dehors d'elle, voire même qu'ils ont besoin d'elle dans leur vie. Elle est donc contente que Schwärtzwind partage ce point de vue au point de s'être senti obligé d'intervenir.

Elle ne ressent toutefois pas le besoin de commenter, se disant que son sourire étonnamment tendre se suffit à lui-même, et laisse le coordinateur répondre à sa question. Il lui révèle ainsi que le biopic est sorti. Peut-être quelque chose à regarder ? Béa serait un peu curieuse de connaitre les étapes qui ont conduit Schwärtzwind à être l'artiste qu'il est aujourd'hui. Enfin, si tant est que ce biopic ne soit pas totalement romancé. Il suffirait que la vie du rockeur ne soit pas assez glamour ou qu'il y ait des passages pas jolis-jolis pour que les scénaristes remanient ça pour coller aux standards du Pokéwood.

« Tel que c’était parti, je crois que je serais resté dans la merde longtemps, vu que les gens s’intéressent beaucoup plus aux Pokémon maintenant qu’avant. » indique Schwärtzwind. C'est vrai : être dresseur (ou coordinateur, même s'il y en a bien moins) est devenu tout à fait banal et ce de plus en plus jeune. Béa trouve ce phénomène très inquiétant d'ailleurs, on parle tout de même de s'occuper d'êtres vivants alors qu'on n'a même pas encore l'âge de s'occuper de soi-même. Et s'il s'agit d'un simple effet de mode, est-ce que les nouveaux dresseurs s'inquiètent vraiment de savoir s'ils traitent leurs compagnons avec respect ? Ça la rend malade. « Même maintenant que j’ai écrit de nouvelles chansons qui parlent de ça, il faut dire ce qui est, on est dans une société qui se repose énormément sur eux, et pas forcément d’une bonne manière.

- C'est certain. Et ce n'est pas parti pour s'arranger.
» bougonne-t-elle alors que le guitariste prend la parole. Il fait part de son désarroi devant la place que les pokémons prennent désormais dans la société et fait même une réflexion qui parait être un méchant tacle envers la coordination. Béa comprend ce qu'il veut dire mais il n'empêche que ce n'est pas très adroit de sa part, ce qu'elle ne peut s'empêcher de souligner avec un sourire narquois : « Dois-je donc me considérer comme une sous-artiste, Monsieur Scorsher ? »

Schwärtzwind vient aussi défendre la discipline en soulignant que les pokémons permettent de s'exprimer de bien des façons. C'est vrai, mais ce que tous les deux semblent oublier c'est que c'est aussi un art de groupe et que c'est ce qui fait sa force et sa beauté. En cela il se rapproche du théâtre : la cohésion entre les artistes et la volonté de produire quelque chose ensemble, par-delà les différences d'espèces, sont les vrais attraits de cette discipline par rapport aux autres. Béa trouve étrange que ces hommes qui font pourtant partie d'un groupe n'y aient pas pensé.
Schwärtzwind se tourne vers elle et interrompt le propos en lui posant directement une question :

« Et vous ? Vous avez déjà essayé de faire autre chose que de la Coordination ? Même pas forcément pour faire passer un message en général, juste pour la beauté de l’art et l’envie d’essayer un truc différent. »

Ah, intéressant. Ce n'est pas souvent qu'on lui a posé cette question. Elle hoche lentement la tête.

« Bien sûr. Même si, vous vous en doutez, je ne peux pas m'empêcher d'avoir toujours une petite intention derrière. » Elle prend un instant de réflexion. « J'aime bien les arts graphiques. La photo surtout, il m'arrive de partir me promener avec la simple envie de faire de beaux clichés. J'aime particulièrement capturer des pokémons dans leur environnement naturel et les paysages urbains, particulièrement le quartier dédié au street art à Volucité. Je trouve qu'il est une source inépuisable d'inspiration. De l'art dans la ville... comme si c'était le cœur de la cité elle-même qui s'exprimait sur les murs. » Elle a un petit sourire rêveur. Ah ça, s'il y a bien un art qu'elle aimerait maîtriser à part la coordination, ce serait celui-là. Elle a déjà eu l'occasion de travailler avec des grapheurs et elle s’entraîne à la bombe sur les décors de ses prestations, mais elle est encore loin d'avoir un niveau en dessin suffisant. « J'ai un blog de photos qui a pas mal de succès, mais je suppose que c'est à cause de mon statut et pas de la vraie qualité de mes prises. Sinon j'écris un peu. Rien de très long, souvent des poèmes en prose. Je ne crois pas les avoir déjà fait lire à quelqu'un. »


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C-GEAR
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Mar 10 Juil - 15:29
Une sous-artiste. Outch. Pour quelqu’un qui ne connaissait pas Kerry, c’était clairement ce que ça sous-entendait. Cela dit, le sourire qu’elle dessinait sur son visage était quelque peu rassurant. Elle comprenait, mais c’était une manière de dire qu’il aurait dû s’exprimer autrement. Seulement, être doué avec les mots, mis à part pour Tony, ce n’était pas quelque chose que les garçons du groupe savaient faire. S’ils avaient un truc à dire, ils le faisaient, et ils ne passaient pas par quatre chemins. Jusqu’ici, ça s’était toujours bien passé, mais le Maître Coordinateur venait de leur montrer que n’importe quel message pouvait être interprété si on n’y prêtait pas attention. Et il fallait bien avouer que le guitariste rythmique était bien embarrassé maintenant qu’il se trouvait dans une telle situation. Heureusement, Tony était intervenu rapidement pour soutenir la Coordination, ce qui faisait qu’elle avait lâché l’affaire, mais il ne savait pas comment les choses auraient tourné si cela n’avait pas été le cas. Il n’en avait même pas la moindre curiosité.

En revanche, pour la suite, c’était carrément mieux. Peut-être était-ce parce qu’elle s’était sentie touchée lorsqu’il avait parlé de sa relation avec les Pokémon un peu plus tôt ? C’était l’impression qu’il avait eue, en tout cas. Elle lui avait souri, à ce moment-là, et ce n’était pas du tout lié à une quelconque politesse. De toute façon, se serait-elle vraiment permise de ne pas montrer ses sentiments ? Elle avait repris Kerry et ça avait même l’air de l’amuser, alors elle l’aurait sûrement fait également s’il avait dit quelque chose qui ne lui avait pas plu.

Pour en revenir au sujet, cela dit, Béatrice semblait également s’intéresser aux arts graphiques, ce qui éveilla le regard d’Ivy, qui, jusqu’ici, n’avait pas l’air d’être grandement enthousiasmée par la conversation. Ou plutôt, elle suivait poliment, mais elle n’avait pas cette étincelle de passion que le rockeur percevait chez elle quand on appuyait sur les bons boutons. Elle ne dit rien, mais elle croisa les jambes et pencha légèrement la tête vers l’avant, une expression plus concentrée sur le visage. Au départ, Tony crut que le fait que mademoiselle Grandt parle de photo la ferait repartir vers ses pensées, mais il n’en fut rien, ce qui étonna le Coordinateur. Jusqu’ici, la gothique avait surtout émis un intérêt vers la peinture et le dessin plus que pour la photographie. Jamais elle ne s’était spécialement extasiée de poser avec le reste du groupe pour prendre des photos. Mais d’un autre côté, ils n’avaient jamais rien de fait de spécialement grandiloquent avec tout ça. C’était surtout des photos promotionnelles, rien d’artistique derrière. Peut-être était-ce qui lui manquait ? Cela dit, elle ne s’en était jamais plaint.

« Je vois très bien quel quartier, c’est celui près de chez toi, n’est-ce pas Tony ? » intervint-elle. « Celui près des égouts et du Pont Sagiciel ? »

« Comment tu sais ? »
s’étonna-t-il. « Je vous ai pas emmené souvent là-bas. T’y es déjà allée avant ? »

« Il se trouve que j’ai un passé avec la photographie, moi aussi. »
expliqua-t-elle. « Au départ, je faisais ce que n’importe quelle gamine de quinze ans ferait avec un appareil photo haute définition. Je prenais quelques clichés, je les mettais en noir et blanc, et j’appelais ça de la photographie. J’ai participé à quelques shootings en tant que modèle aussi. Mon petit ami de l’époque trouvait que j’avais le potentiel. »

« Et il avait sûrement raison » aurait probablement été ce que Tony lui aurait répondu s’il n’y avait pas eu Béatrice. Non pas qu’il était spécialement intéressé par elle – et de ce qu’il voyait, cela n’avait pas l’air réciproque – mais de son point de vue, Ivy était clairement quelqu’un qui avait un sens de la beauté et du charme qui attirait les gens. Seulement, à en juger par le ton qu’elle avait employé, il semblerait que ce soit quelque chose qu’elle regrette. Il devait y avoir une histoire derrière cela dont elle ne parlerait certainement pas à n’importe qui.

« Cependant, c’est vrai que le quartier dédié au street art est très inspirant. » concède-t-elle, avant d’esquisser un sourire rêveur. « Je préfère la nature à la ville, mais les possibilités de retouches de ce quartier sont infinies. »

« De retouche ? »
répéta Lizzy. « Tu veux dire, tout ce qui est contraste et tout ? »

« S’il ne s’agissait que de ça, je ne me serais pas exprimée. Je vois beaucoup plus loin que ça. Imagine un ciel jaune ocre à cause des lumières des buildings la nuit. Ou bleu turquoise à cause des écrans d’ordinateurs ou de télévisions présentes partout en ville. Et des gens qui dansent avec des vêtements jamais vus auparavant, un mélange entre la mode et la technologie. Ne serait-ce pas merveilleux ? »

« On dirait du cyberpunk. »
commenta Toki.

« Ou elle a pris trop de crack ! » s’esclaffa Kerry.

« Toujours aussi imaginative. » fit Tony à son tour.

La claviériste prit une gorgée de vin rouge avant de reprendre.

« Il faut bien l’être dans cette profession. La réalité est trop pauvre à mon goût, de toute façon. Donnez-moi des ailes et quelques pots de peinture, et j’irai couvrir le ciel d’aurores boréales, mais donnez-moi un logiciel de retouche, et je créerai des mondes entiers ! »

Sa déclaration le fit rire avant de se tourner vers la Coordinatrice. Elle avait aussi mentionné qu’elle avait un blog de photographie et qu’elle avait écrit des poèmes en prose qu’elle n’avait jamais montré à qui que ce soit.

« C’est dommage que vous les ayez pas amené, je suis sûr que ça aurait été sympa. » déplora Tony. « Ecrire des poèmes et des écrire des chansons, ça a des similitudes. Peut-être qu’on pourrait apprendre l’un de l’autre, comme pour la Coordination ? »

La raison pour laquelle elle n’en avait jamais parlé le rendait très curieux. Cette femme avait l’air d’être quelqu’un de très assuré, pourtant. Elle ne pouvait pas avoir honte de ce qu’elle avait fait, quand même, non ?


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Mar 24 Juil - 11:08
Béatrice a l’agréable surprise de constater qu’elle n’est pas la seule à s’intéresser à la photographie et au street art ici. La claviériste du groupe, Crow il lui semble, intervient dans la conversation alors qu’elle s’est montrée très silencieuse jusque-là. Béa l’écoute avec intérêt alors qu’elle raconte son rapport avec la photo : d’abord un jeu, comme toutes les gamines qui se pensent artistes (Béa se souvient qu’à l’époque elle-même abusait de la saturation de couleurs, c’était un moyen d’exprimer sa colère qui voulait exploser) ; puis en tant que modèle (ce que Béa n’a fait qu’en de rares occasions pour des associations, elle déteste qu’on prenne des photos d’elle) ; et enfin en tant que véritable passionnée. Crow semble déborder d’idées et d’imagination, rien que celles qu’elle improvise sur l’instant prouvent son envie de faire parler les images de la société qu’elles représentent. Béa trouve ça assez fascinant.

Par contre, ce sur quoi elle n’est pas d’accord, c’est sur son désir de modifier la réalité qu’elle trouve trop pauvre. La rouquine sait bien que dans le monde artistique on trouve deux écoles : ceux qui veulent parler de la société et ouvrir les yeux des autres sur ses travers (école dont Béatrice fait partie) et ceux qui veulent s’évader dans des mondes purement imaginaires. Bien sûr elle ne juge pas ceux qui relèvent du deuxième courant et les considère tout autant comme des véritables artistes de talent, mais disons qu’elle y est bien moins sensible. L’art qui ne remue pas de l’intérieur, ce n’est pas de l’Art à ses yeux. Elle se retient toutefois de faire une réflexion polémique et préfère boire une nouvelle gorgée de bière. Ce soir elle n’a pas envie de se mettre des gens à dos.
Finalement Schwärtzwind se tourne vers elle à nouveau et revient sur la question de ses poèmes en prose, passée à la trappe jusque-là. Béa s’esclaffe quand il déplore qu’elle ne les ait pas amenés avec elle.

« Pardon, je ne me balade pas avec mes poèmes sur moi quand je vais à un concert. » plaisante-t-elle avec un petit sourire narquois. « Et soyez assuré que vous auriez plus à m’apprendre dans ce domaine que moi. Si je ne les ai jamais faits lire ce n’est pas pour rien : c’est de l’amateurisme pur et dur. »

***

La conversation se poursuit, restant majoritairement sur l’Art mais passant de domaines en domaines. Si Béatrice trouve la compagnie plutôt agréable et le bière bonne, son désintérêt des relations humaines commence à refaire surface au bout d’une heure de discussion. Elle a assez sociabilisé pour aujourd’hui.

« Bon, je pense que je vais vous laisser. » dit-elle en quittant le canapé où elle est installée. « Merci encore pour l’invitation, j’ai passé une bonne soirée. »

Elle déteste les au-revoir qui durent des plombes et ne perd donc pas de temps avant de serrer la main des membres du groupe. Elle ne les reverra probablement jamais, pas la peine de s’attarder à leur glisser un petit mot. Pour Schwärtzwind par contre, c’est une autre histoire : elle le garde en dernier et y met une poigne plus franche que pour les autres.

« J’espère entendre rapidement parler de vos prochaines prouesses en coordination. » souffle-t-elle avec un regard soutenu. « Mes compagnons et moi attendons notre revanche, Schwärtzwind. »

Elle esquisse un petit sourire de défi. Elle reverra cet homme.
Elle n’en doute pas une seule seconde.


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Sam 28 Juil - 11:55
Un sourire se dessina sur le visage de Tony en regardant la réaction de Béatrice suite à ce que disait Ivy. Non pas qu’il trouvait cela prévisible, parce que ce serait péjoratif, mais elle avait cette lueur dans ses yeux qui lui prouvait qu’elle n’était pas tout à fait d’accord avec ce que disait la gothique. Et quand on connaissait le personnage, c’était compréhensible. Si les deux femmes avaient le même amour pour l’Art, elles se trouvaient à des pôles opposés. Quand il écrivait ses textes, Ivy ne se mêlait aucunement des thèmes engagés qu’il pouvait vouloir faire passer, comme pour la chanson au début du concert. Cela se voyait dans son apparence, ses gestes ou ses discours. La société, les humains comme les Pokémon, c’était des choses dont elle se fichait complètement. Elle cherchait son idée de l’esthétique, elle aimait l’art pour l’art, dans le sens où cela devait lui procurer une émotion intense. Il suspectait même qu’elle cherchait à ressentir des sentiments qui ne lui seraient jamais arrivés dans sa vie autrement, d’ailleurs.

Seulement, pour la Coordinatrice, c’était au contraire la réalité qui donnait à l’art ses lettres de noblesse. Il n’y avait qu’à voir ses prestations pour le comprendre. Ce qu’elle avait fait sur le thème de l’identité lui avait forcément parlé. Elle qui luttait pour les droits des LGBTQ+, cela lui avait permis de faire allusion à l’identité de genre, un sujet tabou dans certains carcans de la société et qui lui tenait à cœur. Quelque chose lui faisait croire que son art lui permettrait de faire avancer les mentalités, par la beauté des attaques de ses Pokémon ou de sa mise en scène, par la violence des propos, aussi. Mais ce genre de pensée avait des limites. En tout cas, c’était ce qu’il suspectait. Car lors de son propre passage à l’Elite, ils étaient tombés sur le thème des cinq sens. Comment faire une prestation engagée sur les cinq sens ? Parler des handicapés, peut-être ? Dire qu’être privé d’un des sens dans leur société, c’était comme perdre sa place et être considéré comme un moins que rien ? Peut-être. Il n’y avait pas de réponse exacte à ce sujet. Elle avait proposé autre chose, et les gens avaient préféré ce que Tony avait fait, tout simplement.

Réalité et Idéal. A croire que ces deux concepts le poursuivraient toute sa vie.

Une petite blague sur les poèmes de Béatrice et plusieurs pintes de bière plus tard, la Coordinatrice décida qu’il était temps pour elle de mettre les voiles, au grand dam de Lizzy qui aurait certainement voulu la retenir pour la soirée. Les autres hochèrent simplement la tête. Après tout, ils avaient beaucoup parlé et un peu débattu aussi, c’était loin des conversations banales en backstage avec des fans comme ils en avaient parfois l’habitude. Pour Tony, du moins, c’était agréable, surtout que la jeune femme leur affirma qu’elle avait passé une bonne soirée. Cela fit plaisir à la rockstar. A travers les interviews et sa rencontre à l’Elite, il savait qu’elle se serait gardée de le dire si elle n’avait pas apprécié. Elle avait passé une bonne soirée. Elle disait ça de manière objective. Mission accomplie, donc.

« A nous aussi, ça nous a fait plaisir. » répondit-il. « Repassez quand vous voulez, surtout. On a toujours quelques bières à disposition pour les invités. »

Juste avant qu’elle ne parte, la bassiste griffonna quelque chose sur un morceau de papier et le tendit à Béatrice.

« C’est nos numéros de téléphone, à Toki et à moi. » expliqua-t-elle. « Si vous avez besoin de nos voix pour des manifestations ou quelque chose comme ça. On peut pas se lancer dans des trucs trop violents à cause de nos statuts mais bon, si on peut faire quelque chose… »

Au moins, elle ne pourrait pas dire qu’elle avait lâché l’affaire. Cela dit, la rousse ne s’attarda pas trop sur le sujet. Et de toute façon, il n’y avait pas grand-chose à en dire. Mais le plus intéressant pour Tony, ce fut ce qu’elle lui lança ensuite. Une revanche, hein ? Avec un sourire de défi ? C’était étrange. Il avait cette même sensation que quand Dominic Hazel lui avait mentionné les revanches possibles, à l’Elite. Cette même envie de se dépasser, d’aller plus loin. Sauf qu’à ce moment-là, c’était surtout pour ses Pokémon. Là, elle lui lançait un défi personnel, compte tenu de leurs opinions sur l’Art.

« Je m’occupe de cette tournée, et une fois que ce sera fini, je m’occupe de ça. J’espère que vous serez parmi les membres du jury, ça me ferait plaisir d’avoir votre avis. »

En fait, elle n’avait pas besoin de lui demander de revenir. Il l’aurait fait de toute manière. Il la reverrait, c’était une certitude.


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