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» En attendant un bus


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Dresseur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 03/08/2017
Messages : 77

Région : Kantô
Lun 7 Aoû - 3:48
    Des envies de meurtre. Colette avait des envies de meurtre. Elle venait à peine de sortir du bâtiment qui s'occupait des cartes de dresseurs et elle avait envie de tuer la réceptionniste qui l'avait accueillie. Déjà de se faire dire que sa demande n'était pas valable tant qu'elle n'avait pas un certificat prouvant qu'elle disait la vérité, mais qu'en plus, ce certificat devait être récupéré à Azuria ? Ca lui paraissait tout simplement dingue. Absurde. Elle voulait simplement que le bon nom soit écrit sur sa carte, pas l'ancien ! Et la réceptionniste avait été odieuse avec elle. Clairement, elle n'aimait pas son travail, mais qu'est-ce que Colette pouvait y faire ? Elle n'avait pas été désagréable. Pas au début en tout cas. Pour la suite, les gens avaient du la prendre pour une folle. Mais cette fichue femme qui n'arrêtait pas de l'appeler monsieur la rendait folle. De quel droit se permettait-t-elle d'être aussi irrespectueuse ? Colette avait la mâchoire tellement serrée que ses dents commencèrent à grincer.

    A peine la porte passée, son Carapuce se mit à gambader partout, complètement insouciant de ce qu'il venait de se passer. De toute façon, depuis qu'ils avaient quitté le laboratoire du Professeur Chen, la petite tortue à la carapace verte était remplie de joie. Colette soupira et appuya sur ses tempes de ses deux index, essayant de retrouver son calme. Donc, elle devait aller à Azuria. Ce n'était tout de même pas la porte à côté, et si elle voulait y aller, il faudrait d'abord traverser la Forêt de Jade, puis Argenta, puis le Mont Sélénite. Ca lui prendrait deux semaines avant de s'y rendre à pieds. Fort heureusement, dans sa grande gentillesse, la réceptionniste lui avait quand même dit qu'il existait un bus de Jadielle jusqu'à Azuria, mais que celui-ci ne passait qu'aux alentours de 16h30. Colette sortit son téléphone pour voir l'heure, il n'était que 13h21. Elle devrait attendre trois heures avant que le fameux bus n'arrive. Et qu'est-ce qu'elle pouvait faire en attendant. Soupirant de nouveau, elle ne fit pas assez attention et ce n'est que lorsque son téléphone lui échappa des mains qu'elle réalisa que le Carapuce avait pu s'en emparer. Elle eut à peine le temps de poser les yeux sur lui qu'il se carapatait déjà avec son portable entre les pattes.

    "Kodak, reviens là !" s'exclama-t-elle en commençant à courir derrière la petite tortue. Mine de rien, il était rapide ce petit, et il la faisait tourner en bourrique.

    Le Carapuce avait développé une véritable obsession avec le téléphone de Colette, dès lors qu'elle avait pris une photo de lui. Et ce n'était que la veille ! Il n'arrêtait pas de vouloir lui voler son portable afin de prendre des selfies. Ce matin en se réveillant, Colette avait découvert sa galerie remplie de photos du Carapuce sous différents angles. Cela l'avait fait beaucoup rire sur le moment, mais elle ne comprenait pas comment il avait fait pour apprendre à s'en servir. Est-ce qu'il aurait déjà utilisé ce genre d'appareil au laboratoire du Professeur Chen ? Elle n'en savait rien. Ce qu'elle savait, en revanche, c'est que Kodak était maintenant en train de courir dans tous les sens en train de se prendre en photo. Avec le flash. En pleine journée ! Sa batterie allait en prendre un coup. Sans compter les regards des gens qui voyaient une jeune femme aux cheveux bleus en train de courir après une tortue munie d'un téléphone portable, se prenant en photo.

    La tortue s'arrêta finalement lorsqu'il n'eut plus de souffle, et changea la caméra de son téléphone pour prendre des photos des gens. Enfin, précisément d'une jeune femme qui ne demandait rien à personne. Colette fut horrifiée de la voir se faire photographier avec le flash de son téléphone.

    "Kodak, rends-moi ce téléphone immédiatement," commanda Colette fermement en fixant la tortue. Elle releva la tête un instant pour regarder la demoiselle. "Je suis désolée, je viens juste de l'avoir, il n'obéit pas encore très bien."

    Colette se baissa finalement pour attraper le téléphone pendant un moment d'inattention du Carapuce Chromatique, ce qui ne lui fit pas plaisir, et il le fit comprendre en commençant à faire du bruit et à sauter sur place. La nouvelle dresseuse allait avoir du mal à se faire respecter si l'aventure commençait de cette manière.
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Coordinateur Kantô

C-GEAR
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Région : Kanto
Mer 9 Aoû - 21:14
Je jette un dernier coup d’œil à l’horloge du centre pokémon avant de sortir du bâtiment en compagnie d’Ayuna que je tiens toujours dans mes bras. C’est le début de l’après-midi et Kazuto ne devrait pas tarder à revenir de son entraînement. Enfin, c’est ce qui était prévu. Comme je suis censée attendre son retour avant de pouvoir poursuivre notre route jusqu’à Argenta, je ne sais pas trop quoi faire en attendant. Il est vrai que j’aurai pu le suivre, mais faire progresser mon équipe en affrontant des pokémons sauvages n’est clairement pas ma priorité pour le moment. Déjà que mon starter n’aime pas se battre... J’hésite un moment sur ce que je dois faire avant de poursuivre ma route à travers le village en quête de quelque chose à faire pour passer le temps.

Ma marche s’avère sans succès et je décide donc de m’arrêter près d’un banc à l’ombre d’un arbre pour m’y asseoir. Après avoir déposé la Tarsal à mes côtés, je sors mon téléphone de ma poche pour texter mon ami et l’informer de ma position en attendant son retour. En espérant qu’il lise mon message à temps pour me retrouver, car je n’aimerai pas partir seule pour Argenta. Ayuna jette un rapide coup d’œil à mes doigts qui parcourent rapidement l’écran du petit appareil avant de détourner la tête. C’est à cet instant qu’elle croise le regard d’un étrange Carapuce qui, sans demander la permission, prend sa dresseuse en photo. Le flash me fait redresser la tête et j’aperçois à mon tour la tortue bleue qui est rapidement rejoint par une jeune femme qui lui ordonne de lui rendre son appareil.

Attend une seconde... j’ai devant moi un homme ou plutôt une femme ? C’est difficile à dire, en fait. Je n’ai pas l’habitude de dévisager les gens normalement, mais je dois avouer que mon regard s’attarde sur sa personne un moment. Celle-ci est assez grande et à des cheveux bleus qui, selon moi, lui confère une apparence encore plus hors du commun. Par contre, je suis toujours autant perturbée par son identité... est ce qu’il s’agit d’un homme ou d’une femme ? Plusieurs points me font hésiter, comme son manque de forme féminine qui penche du côté masculin et son maquillage qui penche du côté féminin par exemple. Je sais que certains hommes se maquillent, mais... c’est assez surprenant.

Je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un comme ça et Ayuna s’infiltre d’un coup dans mon esprit pour me prévenir que mon regard se fait insistant. Ne voulant pas paraître impolie ou quoique ce soit d’autre, je détourne rapidement les yeux vers son pokémon qui est tout aussi inhabituel que son maitre. J’ai déjà vu des Carapuce, Kazuto en a lui-même un comme starter, mais celui-ci est d’une couleur différente. Je ne sais pas à quoi c’est du... un défaut génétique peut-être ? Comme chez les animaux albinos ? Va savoir, mais cela n’est pas la priorité pour l’instant.

- Oh, euh... ce n’est pas grave. J’espère au moins que la photo est bonne.

J’avoue avoir été assez surprise de voir le flash de l’appareil et en temps normal je me serais probablement emportée, mais grâce à Ayuna, je sais que le Carapuce ne faisait pas ça pour mal faire et que sa dresseuse risque fortement de supprimer la photo par la suite, puisqu’elle ne l’a pas prise volontairement. Enfin... c’est ce que j’espère, en fait.

- Est-ce que ton pokémon vient du laboratoire du professeur Chen ? Il est vraiment magnifique, ajoutai-je en souriant.

J’ai peur de paraître indiscrète, mais tant qu’à être là, aussi bien essayer de commencer une discussion. Je veux bien essayer de discuter un peu pour tenter de me faire pardonner suite à mon impolitesse, même si je doute qu’elle accepte.
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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô
Mer 9 Aoû - 22:34
    Colette sentit le regard de la demoiselle. Ce petit scan qu'elle semblait faire d'elle ne la mit pas très à l'aise, mais maintenant elle commençait à être habituée. Elle ne fit aucun commentaire, baissant juste la tête vers son téléphone pour supprimer la photo que Kodak venait de prendre de l'inconnue. Colette n'avait pas l'intention de rester bien longtemps avec elle. Par politesse, elles allaient s'échanger quelques mots, puis quand elles auront fait semblant de rire à deux trois blagues, elles se souhaiteraient bonne journée avant de partir chacune de leur côté en tentant d'oublier l'interaction qui venait d'avoir lieu. Enfin, c'est comme ça que la plupart des conversations que Colette avait avec les inconnus en général. Ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait. En vérité, le Caninos qu'elle avait à la maison était très amical, et allait souvent renifler les chaussures des gens qu'ils croisaient dans la rue lorsque Colette le promenait... Enfin, ça c'était avant qu'elle ne parte. Oh. Elle venait de se rendre triste en l'espace d'une seconde. Secouant la tête et rangeant son téléphone, elle releva le regard vers la demoiselle qui semblait avoir compris qu'elle n'aurait pas du la fixer ainsi. Ou alors était-elle mal à l'aise de parler à Colette ? Ca lui arrivait aussi, les gens qui n'osaient pas la regarder en face de peur de la dévisager. Mais là encore, elle était habituée.

    "Je ne m'y connais pas très bien en photographie, mais je doute qu'un Carapuce fasse des photos très flatteuses," dit-elle avec un petit sourire. En bas, Kodak avait arrêté de piquer une crise et était juste choqué et déçu de ce qu'il venait d'entendre. En signe de protestation, il se replia entièrement dans sa carapace verte et refusa de bouger, poussant juste un vague son de mécontentement. Colette haussa les épaules. "De toute façon, je l'ai déjà supprimée."

    Colette et la demoiselle eurent la même réaction, observant le Pokémon qui accompagnait leur interlocutrice. Si Colette n'était pas une experte en Pokémon, elle connaissait à peu près ceux qui se baladait à Kantô, que ce soit par ce qu'elle voyait à la télévision ou sur internet. Mais la petite créature humanoïde avec un casque sur la tête ne lui disait vraiment rien. Mais ce qu'elle pouvait dire, c'est qu'elle paraissait calme. Plus calme que Kodak en tout cas. Et justement, quand la demoiselle complimenta la petite tortue, celle-ci sortit le bout de son nez de la carapace et lui offrit un grand sourire, comme pour la remercier du compliment. Est-ce que les Pokémon comprenait vraiment ce que les humains disaient ? Colette n'en était pas tout à fait sûre. Ou en tout cas, Kodak devait choisir ce qu'il voulait entendre ou pas. Dans tous les cas, elle avait du mal à se faire respecter.

    "Oui, c'est le professeur Chen qui me l'a donné," dit-elle en regardant le Pokémon qui tourna la tête vers elle en plissant les yeux. Visiblement, il ne lui avait pas pardonné sa remarque précédente. "Il n'est pas méchant, juste un peu difficile. Le professeur m'a dit qu'une fois que j'aurai récupéré mon premier badge, il m'obéirait davantage..."

    C'est vrai que le Professeur l'avait prévenu que ce Carapuce n'était pas vraiment fait pour être dressé. Colette n'avait pas trop compris ce qu'il voulait dire par là, mais il n'avait pas vraiment pu s'expliquer parce que sa grand-mère avait été... distrayante. Quoiqu'il en soit, il lui avait donné ce Pokémon, et elle n'était pas mécontente. C'est vrai qu'il était magnifique. Mais étrangement, lorsqu'elle avait vu un Carapuce à la télé, il semblait plus foncé à l'écran, et il lui semblait que sa carapace était marron. Mais peu lui importait, du moment qu'elle avait un premier Pokémon, ça lui allait très bien.

    "Ton Pokémon c'est un..." commença Colette de manière un peu timide, sans savoir comment finir sa phrase. Pourquoi avait-elle cherché à engager la conversation ? "Je n'en ai jamais vu des comme ça avant."
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Coordinateur Kantô

C-GEAR
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Région : Kanto
Ven 11 Aoû - 2:06
Apparemment, je me faisais du soucis pour rien puisque la photo est déjà supprimée. Ce sont peut-être des paroles en l’air seulement dites dans le but de me rassurer, mais je préfère la croire sur parole plutôt que de continuer à douter. Et puis, à quoi lui servirait-elle ? Une photo d’une parfaite inconnue est plutôt sans intérêt, sauf si on a un quelconque fantasme dessus... bref, je crois que je m’emporte un peu. Pas juste un peu selon moi. Fidèle à ses habitudes, Ayuna suit le fil de mes pensées et elle ne peut s’empêcher d’être exaspérée par mes idées qui peuvent s’avérer autant farfelues les unes que les autres. Levant les yeux au ciel et secouant la tête, elle décide de descendre du banc sur lequel elle est assise pour rejoindre le Carapuce qui s’est réfugié dans sa carapace.

Ce dernier ne tarde pas à sortir sa tête pour sourire à sa dresseuse comme pour la remercier de son compliment et la Tarsal profite de cette chance pour le saluer gentiment d’un signe de la main. Elle ignore tout de sa réaction, mais au moins elle aura essayé quelque chose. Laissant les pokémons entre eux, j’écoute la réponse de la jeune femme qui confirme mes pensées quant à l’acquisition de son starter. Mon départ du Bourg-Palette remonte à quelques jours déjà et je suis surprise de constater que nous ne nous sommes pas croisées là-bas. D’ailleurs, je me surprends à penser que ce Carapuce aurait très bien pu appartenir à Kazuto étant donné qu’ils viennent tout les deux du même endroit et qu’ils les ont reçu à quelques jours d’écart. Ça aurait pu être marrant, surtout que mon ami tient absolument à ce que tous ses pokémons l’écoute au doigt et à l’œil.

- Le professeur doit avoir raison, vous devez sans doute apprendre à vous connaître. Je suis sur que votre relation ira mieux d’ici Argenta.

Personnellement, je ne me souviens pas d’avoir eu ce genre de problème avec ma starter. Cela fait déjà quelques années qu’elle a éclot, mais nous nous sommes tout de suite bien entendue. Comme si nous étions faites l’une pour l’autre. C’est un pokémon de nature calme et posé qui me convient parfaitement, ma mère a fait un bon choix en me l’offrant. Tandis que je pense à elle, je ne peux m’empêcher d’observer la petite qui se trouve maintenant à mes pieds et qui tente de discuter tranquillement avec la tortue. D’ailleurs, celle-ci semble attirer l’attention de la jeune femme qui me demande indirectement le nom de son espèce. Il est vrai que les Tarsal sont assez rares à Kanto, voir même pas du tout présent à l’état sauvage, il est donc normal qu’elle se pose quelques questions.

- Oh, euh... c’est une Tarsal, un pokémon psychique originaire de la région d’Hoenn. Ma mère me l’a donné quand elle n’était encore qu’un œuf.

J’étais qu’une adolescente lorsqu’elle m’a confié cet œuf qui provenait de la pension de mes grands-parents. Étant fan des pokémons de cette région éloignée, elle m’a rapidement transmise sa passion et je suis bien contente d’avoir débuté mon voyage avec un tel pokémon. Certes, elle éveille souvent la curiosité des passants comme dans ce cas-ci, mais cela ne me dérange pas. Au contraire, ça me donne l’impression de posséder une créature rare.

- Je m’appelle Sayuri et je suis du Bourg-Palette, ajoutai-je en lui tendant la main pour joindre le geste à la parole. Et elle, c’est Ayuna.

Un peu plus et j’oubliais de me présenter... quel manque de politesse de ma part.
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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Région : Kantô
Ven 11 Aoû - 13:00
    Tarsal hein. Effectivement, Colette n'en avait jamais entendu parler. Enfin, ce n'était pas si étonnant que ça, elle n'avait jamais été passionnée par les Pokémon, même si elle en connaissait quelques uns, il y en avait quand même à peu près 800 de répertoriés désormais. Enfin, si elle en croyait ce qu'elle avait entendu à la télévision. Ca lui faisait un peu tourner la tête d'imaginer autant de Pokémon différents. Enfin, quoiqu'il en soit, la Tarsal de la jeune fille était bien mignonne, avec son casque qui semblait trop grand pour sa tête. D'ailleurs, Colette ne savait pas s'il faisait partie de son corps ou s'il s'agissait juste d'un accessoire. De toute façon, elle n'irait pas demander. Mais la curiosité la piqua quand même. Vue de haut, on aurait dit que le petit Pokémon n'avait pas d'yeux, et Colette n'allait pas s'accroupir pour voir si la créature en cachait sous son casque vert.

    Lorsque la jeune fille lui donna son nom et sa main, Colette eut comme un sursaut. C'est vrai qu'elles avaient commencé à parler comme ça, sans se présenter. Pour en revenir aux gens qu'elle croisait en promenant le Caninos de sa mère, elle allait rarement jusqu'à là. Mais Sayuri, la demoiselle, avait l'air suffisamment en confiance avec Colette pour lui donner son nom, ainsi que celui de la Tarsal qui l'accompagnait. C'était drôle d'entendre des noms avec ces sonorités, elle n'en avait pas l'habitude, mais elle ne fit aucune remarque. Après tout, qui sait, peut-être que c'était elle qui avait un nom qui ne sonnait pas commun. Balayant cette pensée, Colette tendit sa propre main et serra celle de Sayuri. En comparaison à celle de la jeune fille, la sienne était plus grande, et elle sentit que sa prise était plus forte, ce qu'elle tenta d'adoucir au possible. Le problème étant qu'on ne pouvait pas changer la génétique, et que Colette avait des mains d'homme. Mais bon, au point où elles en étaient hein...

    "Moi c'est Colette, et j'habite à Jadielle. Enfin, pas à Jadielle même," expliqua-t-elle. C'est vrai que si Sayuri habitait à Bourg-Palette, elles se seraient sans doute déjà vues. "J'habite pas dans le centre-ville. Plus vers l'extérieur. Là où y'a moins de monde. Pas que j'aime pas les gens ! C'est juste... Là où j'habite."

    Dans sa tête, Colette était en train de hurler. Pourquoi était-elle incapable de parler comme un être humain normal ? C'était sans doute parce qu'elle n'avait jamais ce genre de conversations. En vérité, les rares personnes qu'elle croisait étaient soit ses voisins, soit sa famille. Ou alors, si elle disait d'où elle venait sur Internet, elle disait juste Jadielle parce que de toute façon, quelqu'un d'Hoenn n'avait sans doute aucune idée d'où ça pouvait se trouver.

    "Et c'est Kodak," dit-elle avec un petit rire nerveux pour effacer l'étrangeté de ses derniers propos.

    Kodak, justement. Quand la petite Tarsal s'approcha de lui, il tourna la tête vers elle d'un air confus, mais dès lors qu'elle le salua, il lui rendit la pareille en sortant une de ses petites pattes bleues. Oubliant bien vite l'affront que lui avait fait sa dresseuse, il sortit de sa carapace et commença à parler à Ayuna, comme sa maîtresse l'avait appelée. Colette entendait d'une oreille distraite qu'il racontait sa vie à la petite, mais elle ne comprenait fichtre rien à ce qu'il pouvait dire. Elle croisait tout de même les doigts pour que cela ne soit rien d'embarrassant. Quoiqu'elle doute que la Tarsal puisse raconter quoique ce soit à sa dresseuse en retour.

    Cependant, à la mention d'Argenta, Colette poussa un long soupir exaspéré. Elle n'y serait pas avant un bon moment dans cette fichue ville. Enfin, c'est ce qu'elle pensait au fond d'elle. Elle venait de se rappeler de l'autre imbécile qui lui avait fait perdre son temps dans les bureaux avec sa paperasse. Paperasse qu'elle avait mis dans sa sacoche, et qu'elle remplirait quand elle serait dans le bus en direction d'Azuria, en espérant ne pas le manquer. Vérifiant son téléphone une seconde, elle fut rassurée. L'heure passait plutôt lentement mine de rien.

    "Si un jour j'y arrive à Argenta," finit-elle par répondre en levant les yeux au ciel. Elle se rendit compte que sa remarque devait sortir de nulle part et se sentit obligée de se justifier. "Je sors du centre d'identification de la ville, parce que ma carte dresseur n'est pas bonne. Je dois aller à Azuria ! Mais ça va me prendre des semaines si j'y vais à pieds ! Alors du coup je prends le bus. Tout ça parce qu'ils ont besoin d'un certificat médical. Non mais quelle bande de..."

    Colette s'arrêta dans son élan, son sang n'avait fait qu'un tour en repensant à cette femme d'une vulgarité sans nom, et de son complet dédain vis-à-vis de la jeune fille. Elle poussa un nouveau soupir, essayant de ne pas s'énerver davantage. C'était mal parti, mais Kodak la sortit de sa propre tête lorsqu'il tira sur son jean pour montrer Ayuna. Il souriait. Apparemment il était content de s'être fait une nouvelle amie. Même s'il ne la connaissait que depuis quelques minutes tout au plus. Colette lui rendit son sourire. Décidément, ces petites créatures étaient bien rigolotes.
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Coordinateur Kantô

C-GEAR
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Dim 13 Aoû - 22:27
Je sers la main de la jeune femme en retour tandis qu’elle se présente sous le nom de Colette et s’empresse de répondre à ma précédente question en bégayant légèrement. Enfin non, pas exactement en bégayant, mais elle semble avoir du mal à trouver les bons mots pour s’exprimer, ce qui rend ses explications un peu bizarres. Par chance, je crois que je comprends où elle veut en venir. Si c’est bien le cas, elle habite en banlieue de Jadielle et en entendant le nom de cette ville, je me demande si elle connaît ou a déjà entendu parler de la pension de mes grands-parents qui se trouve près du centre-ville. J’imagine que c’est le cas, mais je ne préfère pas lui demander pour éviter de faire dévier le sujet de conversation.

En analysant ses paroles ainsi que son langage non-verbal, je suppose deux options ; soit elle ne sort pas souvent de chez elle, soit elle est très timide. Dans les deux cas, elle ne semble pas avoir l’habitude de discuter avec des inconnus. Enfin, c’est l’impression que cela me donne. Je cesse de penser à ce genre de chose lorsqu’elle poursuit en me présentant son Carapuce. Kodak... c’est drôle, après l’avoir vu en train de prendre plein de photos avec le téléphone de sa dresseuse, je trouve qu’il porte très bien son nom. Ayuna est du même avis et la petite lève la tête vers la jeune fille aux cheveux bleus lorsque la tortue attire son attention en tirant sur son jean. Dans cette position, son casque ne gêne plus à sa vision et elle plonge ses prunelles rouges dans celles de l’humaine avant de lui sourire à son tour.

- Ta carte de dresseur n’est pas bonne ? répétai-je, tout de même surprise d’entendre ça.

C’est bien la première fois que j’entends quelqu’un dire ça, mais dans un sens ça doit arriver plus souvent que je le crois. Ce n’est pas parce que mon entourage et moi-même n’avons eu aucun problème par rapport à ça que c’est forcément le cas de tout le monde. Néanmoins, je suis triste pour elle d’apprendre que sa carte n’est pas encore en norme et qu’elle est obligé de se rendre à Azuria pour régler tout ça. En début d’aventure comme c’est notre cas à toutes les deux, je suis persuadée qu’elle vit suffisamment de stress en ce moment pour ne pas avoir besoin de gérer ce truc d’identification. En plus, cette ville n’est pas la porte d’à côté et je la comprends de préférer prendre le bus pour s’y rendre. C’est plus rapide et surtout plus sécuritaire pour une fille qui voyage seule.

- Je suis désolée d’apprendre ça. C’est vrai qu’Azuria n’est pas très près d’ici, mais au moins une fois là-bas, ton retour vers Argenta sera plus rapide pour aller affronter la première arène.

Ce faisant, elle passera à côté de la Forêt de Jade... en espérant que les Chenipan et les Aspicot qui y vivent ne l’intéressent pas. D’ailleurs, si ma mémoire est bonne, il y a le Mont Sélénite qui se trouve sur la route entre Argenta et Azuria. Un frisson me parcourt le dos en songeant à cet endroit terrifiant que je redoute depuis un bon moment déjà. Heureusement, je crois qu’il s’agit de la seule grotte où je serais obligée d’entrer pour poursuivre mon voyage. Je sais qu’il y en a d’autres à travers la région, mais je ne pense pas être obligée de les traverser pour être à nouveau plongée dans le noir total. Pour le moment, n’ayant pas de pokémon oiseau apte à me prendre sur son dos, je vais devoir me contenter de passer par l’intérieur et cette simple idée me terrorise. Je ne suis pas claustrophobe mais le fait de rester dans l’obscurité pour un temps indéterminé me fait paniquer... et si nous ne trouvons jamais la sortie ?

Une peur insensée commence à grandir en moi et je dois secouer la tête pour reprendre mes esprits au plus vite et éviter d’avoir l’air bizarre aux yeux de Colette. Ayuna se glisse dans mon esprit au même moment pour tenter de me ramener sur le droit chemin et elle est rassurée de voir que j’y suis arrivée seule.

- Tu prévois faire quelques captures à Azuria pour renforcir ton équipe ou tu penses repartir pour Argenta directement après que ce soit réglé ? Mon ami est justement partit vers l’ouest pour s’entraîner et peut-être capturer des pokémons avant de poursuivre notre route vers Argenta, mais ça ne m’intéressait pas.

De toute façon, j’ai déjà assez de mes trois pokémons pour l’instant. Je crois que je vais attendre encore un peu avant de songer à en capturer de nouveaux.
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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Lun 14 Aoû - 0:07
    Colette put croiser le regard de la Tarsal et elle fut intriguée par ce qu'elle y vit. Si Kodak était très expressif et savait se faire comprendre en faisant de grands mouvements, la petite créature avait un regard presque perçant, et Colette osa même penser... Intelligent. Elle s'y perdit pendant un court instant avant de relever la tête vers Sayuri. Elle avait trop parlé, et maintenant elle devait se justifier. Pas que cela la dérangeait, mais même si elle venait à peine de rencontrer la jeune fille, elle l'appréciait un peu. Du moins, suffisamment pour espérer qu'elle ne réagirait pas comme la plupart des gens qu'elle côtoyait... Comme sa mère. Elle serait assez déçue que son voyage commence avec une personne intolérante qui ne la reconnaîtrait pas comme ce qu'elle est. Elle ne se considérait pas totalement comme femme, mais c'est ce qui se rapprochait le plus de son identité. Enfin, si jusque là Sayuri lui avait parlée avec respect, Colette osait imaginer qu'elle ne changerait pas une fois qu'elle connaîtrait la situation.

    "Ce n'est pas mon nom sur la carte," expliqua-t-elle, cherchant les mots. C'était décidément plus facile de se présenter sur internet que face à quelqu'un. "Et pas le bon sexe, non plus. Je suis née garçon, mais c'est pas ce que je suis. Et ce n'est pas comme ça que je veux être reconnue lorsque j'affronterai les arènes."

    Colette avait raccourci l'explication comme elle pouvait. En vérité, ça allait au-delà de ça, elle voulait qu'un document officiel la reconnaisse comme agenre, ou au moins quelque chose d'autre que "homme". Ce n'était pas elle, elle ne voulait pas être considérée comme ça, et c'est pour cela que c'était si important pour elle. De plus, on lui avait dit qu'avec une "fausse" carte de dresseur, elle ne pouvait pas obtenir les badges d'arène. D'où l'importance de ce fichu voyage à Azuria. Elle avait tout de même laissé Sayuri finir de poser sa question sur ce qu'elle comptait faire une fois là-bas, et Colette devient bien avouer qu'elle n'en avait absolument aucune idée. Elle se voyait juste arriver à Azuria, se rendre au centre médical, prendre rendez-vous pour le lendemain, finir ça dans la matinée, et puis reprendre un bus pour Jadielle. Après tout, elle savait que plus elle avancerait dans la région, plus les Pokémon seraient forts. Et honnêtement, vu le désastre qu'avait été le premier combat de Kodak, elle ne voulait pas répéter l'expérience avec des Pokémon plus puissants que lui.

    "Je fais l'aller-retour," dit-elle en haussant les épaules. "Et puis je ne sais pas ce que je vais trouver à Azuria. Mais j'ai déjà du mal à gérer une petite tortue, alors je me vois mal m'occuper de davantage de Pokémon alors que Kodak ne me respecte pas encore en temps que dresseuse."

    A cette remarque, la tortue tourna la tête vers Colette et eut un air un peu attristé. A croire qu'elle avait mal compris ses intentions. C'était peut-être possible, mais la jeune fille ne le connaissait pas encore suffisamment bien pour savoir ce qu'il voulait ou pas. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'il aimait prendre des photos et qu'il se mettait à pleurer quand il perdait un combat. Au delà de ça, le rapport était encore trop frais pour qu'elle sache quoique ce soit sur ce Carapuce.

    "Cela dit, j'ai bien conscience qu'il faut capturer des Pokémon pour diversifier une équipe," continua la dresseuse, baissant les yeux vers les deux petites créatures. "On verra bien. La première étape, c'est d'aller à Azuria. Ensuite, j'aviserai. A vrai dire, j'ai décidé de devenir dresseuse il y a moins d'une semaine, donc... Je suis très mal placée pour prévoir les choses."

    Colette releva le regard vers celui de Sayuri et haussa les épaules une nouvelle fois. Elle souriait, comme si elle était insouciante. Mais elle attendait toujours de voir la réaction de la jeune femme à ce qu'elle lui avait annoncée juste avant. Qui sait, peut-être que cela mettrait fin à la conversation, et Colette devrait attendre son bus sans avoir quiconque avec qui discuter.
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Coordinateur Kantô

C-GEAR
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Mer 16 Aoû - 3:26
Alors là... je viens d’avoir la réponse à toutes mes précédentes questions. Je trouvais que le physique de Colette était assez douteux et ça se comprend finalement, puisqu’elle est née homme et est devenue femme en grandissant. C’est bien la première fois que je rencontre une personne comme ça, mais je n’ai jamais jugé un livre par sa couverture. Des enfants se moquaient de moi au primaire à cause de mes cheveux roux qui sortait du lot, en plus de mes tâches de rousseur, je serais donc très mal placée pour faire de même envers le physique d’une autre personne. L’important c’est qu’elle soit heureuse dans ses choix pour ensuite être heureuse dans sa vie en général et en l’écoutant parler je dirais que c’est le cas, même si je ne la connais pas encore très bien.

- Oh, je vois... J’espère vraiment que tout s’arrangera pour toi une fois à Azuria.

Je n’aimerai pas non plus me présenter face à des champions sous une mauvaise identité, j’aurai l’impression de ne pas mériter les badges si la victoire s’avère en ma faveur. Évidemment, comme nous parlons de changement de sexe, je ne peux m’empêcher de penser à la grande chirurgie. J’ai déjà entendue parler de gens supposément nés dans le mauvais corps et qui se faisaient opérer à un certain âge pour se sentir plus féminin ou encore plus masculin, au choix. Dans le cas de Colette, j’ai l’impression qu’elle n’est pas encore aller jusque là vu l’absence de forme féminine chez elle et je n’ose pas lui poser la question, à savoir si elle a l’intention de se faire opérer ou non. Après tout, c’est assez personnel et je ne veux pas être indiscrète.

Puis, la jeune femme me répond à propos de son voyage qui sera surement un simple aller-retour. Il est vrai que les pokémons sauvages sont plus costauds dans ce coin de Kanto et je la comprends de vouloir revenir pour avoir plus de chance de succès en s’entraînant. Mes pensées vont et viennent dans tous les sens et je me dis que ça aurait pu être sympa qu’on voyage ensemble, mais j’ignore comment Kazuto réagirait en sa présence. Étant moins ouvert d’esprit que moi, j’ai bien peur qu’il y aurait des étincelles. Je suis plutôt surprise d’apprendre qu’elle a choisi son métier il y a quelques jours seulement... personnellement, j’en serais incapable. Je ne prévois pas ma vie à la minute près, mais j’ai vraiment du mal à m’adapter à une situation inattendue.

- Tu fais bien de prendre ton temps, je crois que le mieux à faire est de progresser à son rythme et d’y aller au feeling. Tu sais, j’ai croisé un Roucool avant d’arriver à Jadielle et je n’avais pas l’intention de le capturer au départ, mais j’ai changé d’avis en voyant qu’il n’était pas du tout farouche.

D’ailleurs, je n’ai pas refait appel à l’oiseau depuis sa capture, mais j’ai bien l’intention d’établir un lien avec elle quand j’aurai un peu plus de temps à lui accorder. Ayuna était contente d’avoir une nouvelle amie et elle a autant hâte que moi de faire davantage sa connaissance. Pour l’instant, la petite se plait bien avec Kodak, malgré sa timidité. Elle a toujours été plus gênée que moi avec les gens ou encore avec les pokémons.

* Dis-moi... je sais que vous êtes ensemble depuis peu, mais comment ça se passe avec Colette ?

De son côté, la Tarsal ose entrer dans l’esprit du Carapuce pour lui parler par télépathie. Elle appréhende sa surprise, mais en attendant que leurs dresseuses finissent de discuter, ils pourraient aussi bien faire de-même. Ce genre de communication lui permet une intimité plutôt agréable dans ce cas-ci pour éviter de se faire entendre par les humains, même s’ils ont souvent du mal à comprendre le langage non-verbal des pokémons en général. Si ce n’était pas de la télépathie, Ayuna n’aurait sûrement pas une relation aussi profonde avec sa maitresse avec qui elle s’entend à merveille. Il est vrai que le temps fait son œuvre et elle est certaine que cela sera aussi le cas pour Colette et Kodak.
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Dresseur Kantô

C-GEAR
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Mer 16 Aoû - 5:53
    Colette put voir le moment de réalisation sur le visage de Sayuri et pendant cette fraction de seconde, son estomac se resserra un coup. Puis, en voyant la réaction de la jeune femme, elle sentit ce nœud au fond d'elle se détendre. Cette détente fut tellement soudaine qu'elle sentit tout son corps se relâcher, si bien qu'elle eut l'impression qu'elle allait pleurer. Elle pouvait sentir les larmes monter, mais fort heureusement, elles ne sortirent pas. Au mieux, ses yeux avaient peut-être l'air de briller un peu plus. Mais si on regardait son visage en entier, on pouvait lire un peu d'incrédulité, avant qu'un sourire se forme des deux côtés de sa large bouche.

    "Merci," dit-elle simplement. Cela aurait pu être un simple remerciement pour ce qu'elle venait de dire, mais derrière ce simple mot, elle la remerciait de l'accepter telle qu'elle était. Elle ne savait pas si elle rencontrerait beaucoup de gens comme Sayuri sur son voyage, mais elle l'espérait sincèrement.

    Après ce petit moment de faiblesse pour Colette, Sayuri enchaîna sur l'autre sujet de conversation, ce qui remit Colette de ses émotions. Elle lui parla d'un Roucool qu'elle avait attrapé en chemin, et du fait qu'il n'était pas farouche. Cela n'étonnait pas Colette, la plupart des Pokémon autour du Bourg Palette et de Jadielle n'étaient pas très puissants, et surtout pour la plupart, assez pacifistes. Ce n'était pas pour autant qu'il fallait se balader sans protection, car on pouvait accidentellement se retrouver dans le territoire d'un Rattata et les morsures de ces bestioles étaient assez douloureuses, même celles de bébés. Elle le savait bien, elle en avait fait l'expérience en promenant le Caninos de sa mère. Le Pokémon chien l'avait rapidement fait fuir, mais Colette s'était quand même fait mordre à la cheville et Colette fut obligée de jeter sa paire de chaussettes, car l'une était recouverte de sang. Vilaine bête. En y repensant, la jeune femme n'était pas sûre de vouloir en capturer une. Ce n'était pas trop son genre. Elle n'avait aucune idée du type de Pokémon qu'elle attraperait sur son voyage, mais comme d'habitude, elle improviserait sans doute.

    "Tu as beaucoup de Pokémon toi ?" demanda-t-elle, curieuse. "A part Ayuna et ton Roucool ?"

    C'était peut-être une question bête, mais n'ayant pas vraiment d'expérience, elle voulait savoir si elle était sensée capturer le plus de Pokémon possible, ou bien s'en tenir à ceux qu'elle comptait vraiment utiliser. Le professeur Chen lui avait bien expliqué qu'il s'occuperait des Pokémon qu'elle n'utilisait pas, alors peut-être devrait-elle en capturer plein ? La question lui trottait dans la tête, alors elle se demandait comment les autres dresseurs voyaient la chose. Enfin, avant que cela ne devienne un problème, elle devrait d'abord réussir à s'occuper de Kodak, ce qui n'était pas une mince affaire.

    De son côté, Kodak eut un petit sursaut qui passa inaperçu aux yeux de sa dresseuse. Il entendit comme une voix dans sa tête, et il tourna la tête pour savoir d'où elle venait. Ce n'était pas celle de Colette, c'était sûr. La voix de Colette était grave, comme celles des messieurs au laboratoire du Professeur. Non, là il s'agissait d'une voix douce et presque... timide ? Kodak regarda Ayuna pour lui demander si elle l'avait entendue elle aussi, mais il remarqua qu'elle lui faisait un petit sourire. C'est à ce moment-là qu'il comprit. Ou du moins, qu'il pensa comprendre. Se jetant à l'eau (drôle d'expression pour une tortue), il se concentra un instant.

    "Ayuna, c'est toi ?" demanda-t-il dans sa tête. Dans le meilleur des cas, elle lui répondrait. Dans le pire, elle ne pouvait pas lire dans ses pensées, alors il n'aurait pas eu l'air d'un idiot ! Mais la Tarsal hocha la tête comme pour lui faire comprendre que c'était bien elle qui lui adressait la parole par télépathie. Hochant lui-même la tête, il repensa à la question qu'elle venait de lui poser. "Pas facile. Mais elle est chouette ! Mais elle comprend pas tout. Elle veut que je me batte. Mais j'aime pas trop ça. Je me suis déjà trop battu au laboratoire. Enfin, je me faisais taper dessus par les autres Carapuce. Ils m'aimaient pas. Parce qu'on s'occupait beaucoup de moi. Et puis Colette est arrivée ! Et elle a son super télétruc qui prend des photos ! J'aime beaucoup beaucoup. Mais j'aime pas me battre."

    Kodak racontait sa vie assez librement à la petite Tarsal, sans trop se poser de questions. En vérité, il était très heureux d'être parti du laboratoire du Professeur Chen, et s'il embêtait Colette, c'était simplement parce qu'il l'aimait bien. Et parce que son téléphone était super méga cool. Et qu'il voyait plein de choses nouvelles maintenant qu'il avait quitté le laboratoire, alors il voulait les garder en souvenirs, pour ne pas oublier comme le monde extérieur était beau. Ce qu'il disait était vrai aussi, il n'aimait pas beaucoup se battre. Notamment parce qu'il avait trop l'habitude de perdre dès qu'il essayait de résister aux autres Carapuce du laboratoire. Mais ça, Colette ne pouvait pas le savoir, puisqu'ils n'arrivaient pas encore à bien communiquer. Il comprenait ce qu'elle disait... Approximativement. Il ne comprenait pas encore tout, pas comme les assistants du Professeur. Mais il finirait par comprendre. Il en était sûr.

    "Et toi et toi ?" demanda Carapuce en sautillant sur place, un gros sourire sur son visage. "Ca fait combien de temps que t'es avec Sayuri ? Moi ça fait deux jours avec Colette !"

    La petite tortue ne pouvait s'empêcher d'être heureux de se faire une nouvelle amie, et n'étant encore qu'un enfant, il s'émerveillait de tout.
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Coordinateur Kantô

C-GEAR
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Région : Kanto
Sam 19 Aoû - 23:28
Colette me demande si j’ai beaucoup de pokémon sous ma responsabilité et je me sens presque mal à l’aise de lui dire la vérité. Je sais qu’un bon dresseur doit prendre son temps et réfléchir avant d’ajouter une créature à son équipe et... disons que j’ai un peu enfreint cette règle non-écrite en ayant trois pokémons seulement à la deuxième ville de la région. Pour Roucool, c’était tout d’abord pour vivre l’expérience d’une première capture avec toute l’excitation et le bonheur que cela apporte. Si j’étais heureuse au début, j’ai rapidement pris conscience de ce que je venais de faire, soit de lui avoir enlevé sa liberté. Malgré tous mes efforts pour relâcher l’oiseau quelques jours après sa capture, elle semble avoir fait une croix sur son ancienne vie et elle tient à rester à mes côtés. Comment me faire sentir encore plus coupable.

- J’en ai trois actuellement. Tarsal, Roucool et Chacripan, un pokémon originaire d’Unys. Je l’ai capturée là-bas il n’y a pas si longtemps. Kazuto et moi sommes allé à Méanville pour y fêter Pâques et c’est là qu’elle m’a trouvé.

Je fais une pause en pensant au petit chat violet qui m’a fait bien peur dans ce labyrinthe. À ce moment-là, j’étais occupée à chercher des œufs colorés avec Ayuna lorsqu’elle était apparue devant nous pour ainsi nous bloquer le passage et qu’elle refusait de me quitter. Je n’ai pas vraiment eu le choix de la prendre sous mon aile.

- Je croyais d’abord qu’elle s’était perdue, j’ai donc cherché son maître pendant un peu plus d’une heure, mais sans résultat. J’ai compris plus tard qu’elle était sauvage et qu’elle s’était glissée parmi la foule pour me trouver. J’ignore pourquoi, mais elle tient à rester avec moi. Tu aimerais la voir ?

Reika est plutôt indépendante malgré qu’elle m’aime bien et elle devrait apprécier un peu de liberté si je décide de la faire sortir de sa pokéball. J’ignore comment elle réagira avec la présence de Kodak et d’Ayuna qui discute toujours au sol à nos côtés, mais cela ne devrait pas poser de problème. D’ailleurs, parlant d’eux, la petite tente de rassurer le Carapuce en s’excusant pour sa soudaine intrusion dans son esprit. Ce dernier ne tarde pas à oublier sa petite frayeur pour se lancer dans une longue réponse où il explique un peu son passé au laboratoire. La Tarsal n’a pas connue ce genre d’endroit, ayant toujours appartenue à Sayuri depuis son éclosion, mais elle peut très bien s’imaginer la scène. Se faire intimider juste parce que la nature nous a fait différent... c’est désolant.

Kodak a visiblement un point commun avec elle, soit le fait qu’il n’aime pas se battre. La petite étant très sensible aux émotions des autres, elle se sent toujours mal de blesser d’autres pokémons à l’aide de ses attaques psychiques puisqu’elle ressent leur douleur et leur peine par la suite. Néanmoins, comme elle adore sa maitresse, elle est toujours prête à combattre pour la protéger et ainsi éviter de la voir blesser. Pour l’instant, elle n’en a pas eu besoin, mais elle comprend parfaitement le Carapuce sur ce point.

* Je comprends... moi non plus je n’aime pas me battre. Je n’aime pas faire souffrir les autres, mais pour Sayuri je suis prête à le faire si elle se retrouve en danger. *

D’ailleurs, parlant de la jeune femme, le pokémon aquatique lui demande depuis combien de temps elle est avec elle. Ayuna se rappellera toujours du jour où elle a brisé sa coquille dans la chambre de cette dernière. Dès cet instant, la première chose qu’elle a vue était le regard brillant de sa nouvelle propriétaire. Elle s’est tout de suite bien entendue avec elle et leur relation ne fait que s’épanouir depuis. Actuellement, ils seraient très difficiles pour elles d’êtres plus proches, puisqu’elles se considèrent déjà comme des sœurs.

* Ça fait quatre ans, * avoua-t-elle d’une toute petite voix. * Je n’étais encore qu’un œuf quand elle m’a eue et nous avons décider de partir à l’aventure au début de l’été. Sayuri aimerait devenir éleveuse comme ses grands-parents. Elle veut aussi construire sa propre pension pour y accueillir ses clients et les œufs qu’elle produira. On ne sait pas encore où s’installer, c’est pour ça qu’on parcourt la région, pour trouver le meilleur endroit où mettre notre pension. *

Ayuna fait une pause pour éviter de trop parler d’elle-même ou encore des projets de sa maitresse.

* Est-ce que tu es déçu d’avoir été choisi par une dresseuse ? Je veux dire... de mon côté, je suis contente d’être avec une coordinatrice puisque cela me rend moins exposée aux combats pokémons. Colette me semble être très gentille, mais voilà... comme tu n’aimes pas te battre et que c’est nécessaire pour elle... je me posais la question. *

La petite espère ne pas avoir été trop loin dans ses propos. La dernière chose qu’elle voudrait serait de vexer le Carapuce en ayant choisi de mauvais mots, mais elle ne pouvait s’empêcher de lui poser la question. Elle ignore comment elle se sentirait avec un dresseur, mais elle serait probablement moins heureuse qu’en ce moment avec une coordinatrice.
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Dresseur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 03/08/2017
Messages : 77

Région : Kantô
Dim 20 Aoû - 0:53
    Colette écouta attentivement ce que lui disait Sayuri. Trois Pokémon, c'était beaucoup ? Elle ne s'en rendait pas vraiment compte. Ou peut-être pas assez ? Le visage de son interlocutrice s'était un peu terni lorsqu'elle lui avait posé la question, comme si... elle n'osait pas lui répondre ? Colette chercha une explications dans ses propos, mais n'arriva pas à se faire d'idée, alors elle laissa tomber. Chacripan, elle avait déjà entendu ce nom. Du fait d'avoir des amis un peu partout dans le monde grâce à internet, il lui semblait en avoir déjà entendu parler. Une amie à elle qui habitait quelque part à Unys lui avait montré une photo, et Colette avait été sous le charme. En même temps, il fallait avouer que la jeune femme avait un gros faible pour les chats. Elle aurait bien aimé en avoir un, au lieu du Caninos de sa mère. Mais ce n'est pas comme si elle ne l'avait jamais aimé. Mais tout de même. Un Pokémon chat. L'idée fit battre son coeur.

    Ensuite, Sayuri lui raconta la manière dont elles s'étaient rencontré. La jeune femme eut un sourire. Si Kodak refusait de se battre, il y avait peut-être toujours de l'espoir afin de trouver un Pokémon à rajouter à son équipe. Qui sait ? Peut-être à Azuria ? Enfin, elle avait encore du temps avant de se poser la question. Le bus arriverait dans deux heures. Déjà ? La jeune femme fut étonnée qu'une heure soit déjà écoulée depuis qu'elle avait commencé à parler avec la jeune femme. Etonnée, mais pas mécontente. Cela voulait dire qu'elle avait moins de temps à attendre que ce fichu bus se pointe.

    "Oui." Déclara très rapidement Colette dès que Sayuri lui proposa de voir le Pokémon. Elle n'avait même pas réfléchi, elle voulait absolument voir la petite boule de poils violette qu'elle n'avait vu que sur internet. Le coeur battant, elle savait qu'elle allait craquer en la voyant. Probablement pleurer aussi. Colette était ce genre de personne.

    De son côté, Kodak était attentif à ce que lui racontait la Tarsal, il hocha la tête quand elle lui dit qu'elle ne voulait pas voir sa maîtresse en danger. Kodak non plus, mais... le combat de la veille s'était très mal passé. Il n'avait aucune expérience en combat même, et Colette non plus. Il avait vraiment fait de son mieux. Mais il était plutôt lent, et ses attaques n'avaient touché le Roucool qu'il avait affronté qu'une seule fois. Et encore, l'oiseau n'avait pas été blessé plus que ça. Il l'avait bousculé tout au plus. Quant aux bulles qu'il lui avait envoyées... Elles avaient beau être grosses, elles se déplaçaient à une lenteur folle, et ce n'était pas étonnant que son adversaire avait pu y échapper. Au final, Colette n'avait pas été en danger, mais elle avait été déçue, et Kodak s'en voulait de ne pas avoir été bon. S'il avait tenu tête à ses frères, au laboratoire, peut-être aurait-il pu apprendre à se battre mieux ? Ou apprendre à se battre tout court. Enfin, il n'y pouvait rien maintenant, il devrait s'entraîner, s'il voulait faire plaisir à sa dresseuse. Et ne pas être un boulet.

    Ayuna sortit la petite tortue de sa rêverie déprimante en annonçant qu'elle avait été avec sa maîtresse depuis quatre ans. Quatre ans ! Il ne savait pas vraiment compter, mais il imaginait que c'était beaucoup. En vérité, il était bien plus jeune que la Tarsal. Cela faisait à peine un peu plus d'un an qu'il avait éclos, et il n'avait jamais rien connu que le laboratoire du professeur. Mais il avait senti tout de suite qu'il était spécial aux yeux des scientifiques. Et quand il se vit dans un miroir, il comprit pourquoi. Sa couleur. Et c'était aussi pour ça que les autres Carapuce ne l'aimaient pas. Parce qu'il était plus clair qu'eux, parce que sa carapace était verte, et parce que souvent on s'occupait de lui pendant que les chercheurs laissaient les autres barboter dans une marre. Non pas qu'ils s'en plaignaient, mais ils n'avaient jamais accepté l'autre tortue comme faisant partie de leur groupe, et ils n'avaient jamais joué avec lui. Malgré tout, il avait tout de même trouvé un ami, un Ptitard qu'un dresseur avait laissé chez le professeur. Ils ne se voyaient pas souvent, parce que le Pokémon retournait voir son dresseur, mais quand ils étaient ensemble, la petite tortue était heureuse.

    Quant à la suite des explications de la Tarsal, Kodak n'y comprit rien. Eleveuse ? Pension ? Et puis elle lui parla d'une coordinatrice ? La petite tortue était persuadée qu'il n'y avait que des dresseurs dans le monde, et il ne savait pas ce qu'était une coordinatrice. Alors il la laissa s'exprimer. Puis elle lui posa une question à laquelle il aurait aimé avoir une réponse, mais il ne savait pas trop quoi penser. Il ne comprenait pas ce qu'elle sous-entendait par coordinatrice.

    "Je suis content d'être avec Colette," pensa-t-il. "C'est quoi une cordinaturiste ?"

    Le mot lui semblait compliqué, et n'arrivant pas à le visualiser, il le déforma dans sa tête. Ce qui expliqua le résultat.
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