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» Ensemble, bâtissons un monde sans brocoli


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Dresseur Alola

C-GEAR
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Mar 18 Juil - 21:28

Ensemble, bâtissons un monde sans brocoli



« Tu as 10 minutes, pas une seconde de plus. » D’un hochement de tête, tu acceptas la mission qu’il venait de te confier. « Minya va se charger de la deuxième salle et moi de la troisième. Ne perd pas de temps. » Pour toute réponse, tu levas le pouce vers le ciel puis t’avanças à tâtons dans l’obscurité. Déjà, tu entendais le claquement effréné de leurs pas s’éloignant de toi. Déjà, tu te retrouvais seule face à l’enfer lui-même.

Devant toi s’étendaient des dizaines de cages insonorisées et fermées hermétiquement afin que les Pokémon qu’elles contiennent ne dérangent pas les scientifiques qui les côtoyaient. Elles étaient peut-être dix, vingt ou trente espèces différentes à ignorer de quoi demain serait fait, mais à avoir abandonné la certitude d’une liberté renouvelée. Face à ce tableau horrifique, ton cœur se serra douloureusement dans ta poitrine. Tu détestais ce monde tout comme tu détestais cet homme qui croyait avoir le droit de vie ou de mort sur les groupes censés être inférieurs à lui. Tu aurais aimé crier ton indignation et graver ta haine sur les murs blancs de la pièce, mais le temps jouait contre toi et ton objectif n’incluait pas de close vandalisme. À ton plus grand regret. Cet assaut était de loin le plus gros que le groupe eut orchestré et tu ne pouvais pas prendre le risque de tout foutre en l’air parce que Savannah Lucchese aimait crier. Il fallait te contenir et répondre à la demande, à la mission. Tu étais un agent, la voix de la justice.

T’avançant au milieu de la pièce, tu fixas l’une à l’une chacune des cages qui défila sous tes pupilles bleues. Si certains Pokémon ne t’accordèrent aucun regard, la plupart, en revanche, montrèrent des signes évidents d’agressivité sur ton passage. Qu’en avaient-ils fait ? Dévastée, tu baissas les yeux. Certaines espèces étaient originaires d’Alola, mais pas toutes comme pouvait en témoigner un adorable renard roux semblable à ceux habitants le mont Lanakila. Apparemment, ils avaient fouillé toutes les régions afin de varier les bêtes à poils, à plumes, à écailles et autres. Ils avaient fait de leur échantillon une véritable animalerie. Tout ça afin d’éviter que leurs cosmétiques pour humains et Pokémon soient dangereux pour la peau… Mais tout ça, c’était sans faire mention des centaines d’autres peaux ayant préalablement soufferts lors des ajustements. « Je vais vous libérer de cet enfer, attendez… » murmuras-tu dans ta barbe, déposant délicatement ta main sur une vitre pour en caresser la surface glaciale.

Il te fallait agir.

Heureusement, MadHatter avait certifié que les cages n’étaient pas refermées par un mot de passe et que libérer les Pokémon serait un jeu d’enfant. Selon lui, il te suffisait de tourner le loquet puis te tirer sur la poignée pour que la porte s’ouvre docilement. Tu espérais qu’il avait raison. Vous étiez déjà aller trop loin dans votre petite entreprise pour faire marche arrière. Si vous deviez passer le reste de vos nuits en prison, alors autant que votre sacrifice en ait valu le coup. On n’enfermait pas une justicière sans qu’elle ait réalisé quelque chose de mémorables au nom de ses croyances. On ne privait pas une révolutionnaire pour un échec. Jamais.

Prenant une grande respiration, tu fixas la montre à ton poignet pour vérifier l’heure et les minutes restantes. Plus que huit. Tu devais ouvrir une trentaine de cages en huit petites minutes puis forcer le passage de tout autant de Pokémon vers la liberté. C’était une mission impossible. Mais tu réussirais. Parce qu’il n’y avait pas d’autres alternative à ta victoire. « C’est parti… » Sans plus attendre, tu quittas ta montre des yeux puis les redirigeas vers l’animal face à toi. Tu croisas alors le regard attentif d’un oiseau dont l’absence d’émotions te marqua. Fronçant les sourcils, tu retiras ta main libre de la vitre vous séparant puis la déposa sur le loquet que tu tournas machinalement. Toute ton attention semblait comme happée par ce regard contemplatif, aux limites de l’absentéisme morbide. Était-il encore vivant ? Au moment de tirer la poignée de la prison, celui-ci tourna alors la tête pour regarder le mouvement de ta main.

Ainsi donc, il vivait.

Rassurée, tu tiras alors et la porte s’ouvrit, comme une promesse tenue. Sitôt, tu te retiras afin de ne pas te prendre un piaf par la tête puis attendit que son envolée, sans nul doute agressive, soit passée avant de passer à la prochaine cage. Une seconde passa. Puis une deuxième, sans que rien ne se passe. Intriguée, tu te repositionnas instinctivement face à la cage puis fixas d’un œil impatient l’oiseau qui s’y tenait. Il n’avait pas bougé d’un iota, comme s’il avait été collé sur place.

Pourquoi ne prenait-il pas son envol ? Pourquoi ne renouait-il pas avec la liberté que tu lui offrais ? Pourquoi restait-il piqué là ? « Vas-t-en ! Envole-toi ! Fais quelque chose ! » Tu ne comprenais pas.



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C-GEAR
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Jeu 20 Juil - 7:36

Donald Trump apparaît ! Il est niv.5 (ouuuuuh)



Brindibou lance feuillage
(-7 PV)
PV Manglouton = 8/15


Donald se fâche et lance charge
(-5 PV)
PV Brindibou = 63/68



Moi, c'est MISTER J.
Un conseil, viens pas m'chercher. J'suis un mec qui sait jouer des poings, si tu cherches la bagarre, tu l'auras ! Et ça sera sanglant. T'es prévenu.

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Dresseur Alola

C-GEAR
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Lun 24 Juil - 13:10

Ensemble, bâtissons un monde sans brocoli



Les secondes s’engrenaient que l’oiseau refusait toujours de quitter sa cage. Il te fixait d’un œil contemplatif, n’étendant même pas ses ailes pour renouer un peu avec la liberté retrouvée. Les minutes étaient comptées et tu avais encore beaucoup d’autres Pokémon à libérer de leurs liens. Le stress n’était pas seulement palpable : il était saisissant. « Vas-t-en ! » Tu étais trop impliquée pour prendre le risque de le laisser là. Le poids de ta conscience serait beaucoup trop lourd à porter si tu choisissais de partir sans te soucier de son sort et du mauvais accueil qui l’attendrait au lever du soleil. Sauver les Pokémon captifs, c’était aussi briser les chaînes des plus dissidents et des plus craintifs. C’était leur faire comprendre que quelque chose de mieux les attendait à l’extérieur, que leur vie en captivité n’était pas une fatalité.

Tes doigts se serrèrent instinctivement sur la porte que tu tenais toujours dans ta main. Tu cherchais une solution, quelque chose à faire pour éviter que cet oiseau, qui ne tenait pas à revivre librement, soit retrouvé ici le lendemain. « C’est pas vrai… » soupiras-tu. Tu étais découragée que les choses se passent ainsi. Que ta première tentative soit un échec aussi ridicule et que ta justice se meurt avant même d’avoir existé. Tu n’aspirais qu’à une réussite, qu’à un instant de gloire pendant lequel les hautes sphères de Maibelane cracheraient sans retenue sur ton existence. Tu voulais qu’ils soient agacés, excédés et qu’ils paient pour leurs crimes. Tu souhaitais ouvertement que leur colère n’ait d’égal que la souffrance des Pokémon qu’ils avaient gardés en captivité. Et lui ne t’aidait pas.

Jetant un œil sur la montre à ton poignet, tu sentis ton sang ne faire qu’un tour dans tes veines. Six minutes. Cela faisait déjà deux minutes que tu menais un combat acharné contre le mauvais adversaire, contre un ennemi qui n’était pas censé en être un. Irritée, tu seras les dents sans retenue puis tendit les mains vers le piaf afin de l’attraper. Une fois de plus, il ne bougea pas, se laissant saisir comme s’il avait été créé pour être manipulé. À cette idée, ton cœur se compressa imperceptiblement et une expression de tristesse voilà ton regard. Voilà ce qu’ils en faisaient de la belle et grande nature. De la liberté, de l’instinct de survie : ils la détruisaient afin de créer des pantins, ils l’opprimaient afin d’œuvrer librement dans leurs intérêts.

« Aux grand maux les grands remèdes. » Grognes-tu dans ta barbe. Heureusement, les oiseaux ont les os creux. Malgré ses trente centimètres, le piaf au regard vide est léger comme l’air et le déposer sur ton épaule se révèle être un jeu d’enfant. Il en aurait été autrement si ton dissident avait été un galekid de 60kg impossible à porter. Tu cultivais donc un peu de chance sous ta mauvaise étoile. « Au suivant maintenant… » À en croire la rage qui anime les yeux du détenu suivant, tu conclus qu’ils n’ont pas tous été détruits par les scientifiques en charge du laboratoire. Pour certains, vivre librement n’est pas un luxe, mais un droit dont ils souhaitent disposer. Face à cette flamme ardente qui brûle en eux, un sourire vient éclairer ton visage. Tu entrevois enfin une réussite au travers toutes ces portes fermées, face à tous les obstacles qui dressent devant toi. C’est comme une vague de chaleur, une brise de réconfort pour toi qui croyait échouer si près du but.

L’infiltration avait déjà été suffisamment compliquée. De chez lui, MadHatter avait pu désactiver le système d’alarme des laboratoires ainsi que les caméras de sécurité, mais ça ne durerait que vingt minutes… Après quoi, s’ils n’étaient pas déjà sortis, ils seraient pris au piège. Il n’y aurait pas de manœuvre pour sauver le retardataire. Ce serait lui, contre les autorités. Lui, contre le reste du monde. Et comme personne ne connaissait la véritable identité des autres membres de l’équipe, jouer les balances dans l’espoir d’obtenir une peine allégée serait beaucoup plus difficile. Tout avait été prévu et calculé plusieurs coups à l’avance : seul le fautif coulerait avec le navire. Le capitaine et les autres membres de l’équipage ne mourraient pas par fidélité.

Ils n’étaient pas amis. Ils ne se connaissaient même pas.

D’un geste fébrile, tu tournas le deuxième loquet puis tira sur la poignée. À l’intérieur, le goupix gronda de plus belle en montrant les dents. Rauque, menaçant, son cri du cœur fut un avertissement suffisant pour que tu te tasses sur la droite afin d’entamer sans plus attendre l’ouverture de la troisième cage. « Ça aurait été beaucoup plus facile si tu avais été comme eux… » C’était un reproche inutile. Des mots perdus dans l’air, de la salive gaspillée inutilement.

Mais discuter avec le hibou était ton unique moyen de relâcher la pression et tu ne comptais pas t’en priver.



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Mer 26 Juil - 6:57

Brindibou lance feuillage !
(- 7 PV)
PV Manglouton : 1/15


Manglouton lance charge !
(- 5 PV)
PV Brindibou : 58/68

Que voulez-vous faire ?



Hum... un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
Aux paroles je préfère les actes. Mais viens pas pleurer après. En garde !

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Dresseur Alola

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Lun 31 Juil - 17:03

Ensemble, bâtissons un monde sans brocoli



Au moment d’ouvrir la vitre du laboratoire, tu vérifias avec attention que tu n’avais pas excédé les 10 minutes allouées puis, satisfaite, tu déverrouillas le loquet et tiras sur la poignée de la fenêtre pour la faire glisser. Autour de toi, un cancan infernal te fit remercier le ciel pour l’emplacement en marge de la ville du laboratoire. S’il avait été construit dans un quartier, même peu peuplé, même abandonné, le boucan infernal aurait détruit votre objectif de discrétion. Les habitants tout autour se seraient vite rendu compte qu’un truc clochait et vous auriez payé le prix cher pour votre intrusion. Ici, au moins, le boucan généré par les quelques cent Pokémon que vous vous apprêtiez à libérer est inaudible pour la populace plongée dans le sommeil.

Jetant un coup d’œil au drôle de piaf immobile sur ton épaule, tu roulas doucement des yeux puis pria le ciel pour que tout se déroule tel que prévu. « Hey ! C’est par ici que ça se passe ! » crias-tu pour attirer l’attention des bêtes qui se chamaillaient jusqu’à présent sans un regard pour toi. À l’unisson, une trentaine de paires de yeux se tournèrent dans ta direction puis ton sang se glaça imperceptiblement dans tes veines devant toutes ces prunelles braquées vers toi.

Une seconde s’écoula. Puis une deuxième. Et enfin, la lumière se fit dans leur esprit.

Le premier à s’échapper sans demander ses restes fut un nosférapti particulièrement loquace. Depuis l’ouverture de sa cage, et même avant à en croire les mouvements de sa bouche, il n’avait cessé de grincer en boucle. Par idéal, tu étais parvenue à te convaincre que ce cri était une manifestation sonore de son mécontentement, mais, en réalité, tu n’en savais rien du tout. Tu voulais simplement croire que ce nosferapti était malheureux et désireux de sa liberté, car c’était le seul moyen disponible pour te convaincre que ce que tu faisais était bien. À l’exception fait de ta conscience. Et de l’évidence. Car après tout, qui irait te contredire sur la noblesse de tes actes ? Personne.

Satisfaite, tu admiras la vague s’échapper à vive allure pour rejoindre la liberté puis sentis ton cœur se serrer dans ta poitrine. Doucement, un sourire s’étira sur tes lèvres puis ta main vint rejoindre les battements effrénés de l’organe. Le sentiment de fierté au moment d’admirer la flopée de Pokémon s’avançant vers la liberté était inégalable. Souvent, tu avais manifesté. Souvent, tu t’étais attachée aux arbres à la pelle des camions. Souvent, tu avais agressé sans retenue les brigades anti-émeutes. Mais rien de tout ce que tu avais fait jusqu’à présent n’était égal à cet ultime geste de courage. Tu venais d’accomplir quelque chose de grand et de gros. Quelque chose pour lequel on te maudirait et t’idolâtrait pendant longtemps. « C’est bon, t’as terminé ? » Satisfaite, tu te retournas vers Skaramse a.k.a le mec au pseudo bien pourri, puis hocha la tête avec assurance. Surtout, ne rien laisser transparaître de la panique qui t’avait momentanément parcourue au moment où le hibou dont tu ignorais toujours le rôle et l’espèce c’était montrer récalcitrant à un avenir en liberté.

Si le jeune homme voyait en toi la moindre hésitation, nul doute possible qu’il en profiterait assurément pour jouer les troubles fêtes. Malheureusement pour lui, tu étais forgée pour ce rôle et rien ne pourrait te faire faillir à ta tâche. Tu étais fermée à toute hésitation ou défaillance simplement parce que c’était ainsi que tu étais conçue. Quelqu’un, un jour, a décidé que tu serais la voix de tous ceux et celles incapables de protester et tu ne pouvais plus t’en éloigner dorénavant. La faiblesse ne t’était pas accessible. « Parfait. Ne perdons pas de temps, il nous reste seulement cinq minutes pour dégager d’ici. » C’était amplement suffisant. Maintenant que vous connaissiez bien le chemin, le réemprunter pour sortir de cet enfer serait un jeu d’enfant. Pressant le pas, tu vins les rejoindre sans plus attendre. « Attend… C’est quoi ce truc sur ton épaule ? » Tu en avais presque oublié la présence de l’oiseau près de toi. Même en admirant de ses propres yeux la fenêtre ouverte et en sentant la brise du vent sur son plumage, il n’avait pas bougé. Cet oiseau était aussi vivant qu’une poupée de porcelaine. « Un concours de circonstances. » Le jeune homme en face de toi fronça les sourcils puis serra les dents sous le coup de la colère. « Toi t’as vraiment rien compris au plan hein ? Le but est de libérer ces Pokémon ! Pas de les apprivoiser. » Piquée à vif, tu plantas ton regard dans le sien sans sourciller puis agrippa d’une main son t-shirt pour le tirer dans ta direction. « Tu vas te calmer, oui ? Je viens tout juste de t’expliquer que c’était un concours de circonstance, je n’ai pas eu d’autres choix. » Tu soupiras en le relâchant. « Ne t’en fais pas, je n’ai pas l’intention de le garder. »



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C-GEAR
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Mer 2 Aoû - 9:23

Brindibou lance feuillage !
(-7 PV)
PV Manglouton : 0/15

Manglouton est KO !
Brindibou passe lvl 6



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Dresseur Alola

C-GEAR
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Dim 6 Aoû - 14:49

Ensemble, bâtissons un monde sans brocoli



« Surtout, ne retirez vos cagoules qu’une fois que vous serez bien seules et ne vous retournez pas. Sous aucun prétexte nous ne devons voir le visage des autres. » C’était une mesure de sécurité nécessaire. En plus de ne pas connaître le vrai nom des gens avec qui tu avais commis cet acte illégal, tu ignorais même à quoi ils ressemblaient. À partir d’aujourd’hui et à tout jamais, vous redeviendrez inconnus les uns aux autres. De cette manière, si la police venait à chopper l’un des quatre, MadHatter y comprit, jamais le pauvre malheureux ne pourrait dénoncer les trois autres afin d’alléger sa peine. Cette initiative ne de déplaisait pas : être directement liée à Skaramse ou Minya n’était pas une nécessité ni un désir que tu entretenais secrètement. Ils t’avaient aidé à porter un coup dur aux cosmétiques Maibelane et tu ne demandais rien de plus.

Se retournant vers toi, l’homme à la tête du trio pointa un index accusateur dans ta direction puis fronça les sourcils. Même dans la pénombre, tu remarquas le mouvement presque imperceptible de son visage sous sa cagoule. « Tant qu’à toi… » commença-t-il. Depuis votre rencontre, il n’avait jamais été capable de te sentir. Quelque chose chez toi le dérangeait et il se trahissait à s’acharner sur toi incessamment. « Dépêche-toi de te débarrasser du brindibou. Il ne faut surtout pas que quelqu’un te voit avec. » Brindi… Bou ? Surpris, tu tournas ton regard vers l’oiseau sur ton épaule puis hocha discrètement la tête. Cette chose avait donc un nom, une espèce. Ce n’était pas qu’un vulgaire oiseau. Même si tu militais pour les droits des Pokémon, beaucoup d’espèces intérieures et extérieures à la région demeuraient un véritable mystère à tes yeux. « Ne t’en fais pas. » Mais tu savais qu’il s’en inquiéterait encore longtemps après.

Tu savais aussi qu’il s’apprêtait à ajouter autre chose, des informations sans doute inutiles telles que "ne parlez jamais de ce qui vient de se passer à qui que ce soit", mais il se ravisa. Sans un mot pour vous, sans même un acte de fierté, il tourna les talons en enfonçant ses mains dans ses poches puis s’éloigna silencieusement. Blasée, tu tournas ton regard vers Minya puis te contenta d’un hochement de tête avant d’emprunter ton propre chemin vers la ville. Sur ton épaule, le hibou hulula doucement comme pour te rappeler sa présence. « Ne t’en fais pas Alpha, je n’ai pas oublié que t’étais là. » Tu préférais l’appeler par un chiffre que par une espèce. Minya et toi-même aviez une relation qui n’était pas totalement catastrophique et tu regrettais un peu l’ambiance de froideur que vous avait imposer le leader au moment de partir. Tu aurais aimé lui dire quelque chose, n’importe quoi, histoire de ne pas la quitter sans la moindre reconnaissance… Mais les mots t’avaient manqué. Skaramse t’avait froissée et la jeune fille en avait payé le plein prix. Pour changer.

Blasée, tu rejetas ta tête vers l’arrière pour admirer les étoiles. Tu espérais seulement de ne pas croiser une autre âme qui vive. Même si tu n’étais pas dangereuse, tu craignais qu’une personne se promenant dans l’obscurité avec une cagoule sur la tête n’attire un peu trop l’attention. Tu t’imaginais déjà avec les flics sur les bras, curieux de savoir pourquoi tu te promenais au beau milieu de nulle part ainsi accoutrée… À cette idée, tu soupiras puis déposa ta main sur le haut de ton crâne pour retirer le vêtement. Tes cheveux devaient être une véritable horreur à admirer, mais tu ne t’en soucias pas davantage. Tu avais d’autres priorités et la première d’entre elles était incontestablement de prendre tes distances avec le laboratoire.

« Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi… » demandas-tu à l’intention du brindibou sur ton épaule. En réalité, tu avais cru, jusqu’à la toute dernière seconde, que l’oiseau s’allumerait d’un éclair de génie avant de prendre son envol, mais sa présence sur ton épaule après avoir quitté cet enfer témoignait de tes faux espoirs. Maintenant qu’il semblait être installé là pour y rester, tu ne savais pas comment régler l’énorme problème que tu venais de causer. Tu ne voulais pas d’un Pokémon. Tu avais tout juste les moyens pour t’occuper de toi-même alors à quoi ressemblerait ta vie si tu venais à partager tes vivres avec un autre être vivant ? De toute manière, tu n’étais pas taillée pour ce genre de choses… « Et si je te relâchais dans la nature ? Tu devrais pouvoir t’y débrouiller non ? » Ce monologue était des plus ridicules, mais il t’aidait à relâcher la pression. Skaramse avait raison : votre objectif n’était pas d’apprivoiser les Pokémon du laboratoire, mais de les libérer. Tu devais donc tenir ton engagement jusqu’à la toute fin.

Même si tu n’avais aucune idée d’où pouvait être originaires un brindibou.



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C-GEAR
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Mar 8 Aoû - 7:37

Lvl 5



Pikachu lance éclair
(-6 PV)
PV Brindibou = 57/68


Brindibou lance feuillage !
(-9 PV)
PV Pikachu = 9/18



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Ven 11 Aoû - 16:14

Ensemble, bâtissons un monde sans brocoli



Tu avais toujours rêvé de réécrire l’histoire. C’était ton espoir d’enfance, le songe sur lequel tu t’endormais le soir. Là où certains gosses souhaitaient devenir médecin ou astronaute, toi tu croyais ferment que tes combats changeraient tôt ou tard la face du monde et que l’on se souviendrait longtemps de tes exploits. Tu te battais dans l’espoir de détruire toutes les erreurs faites de l’être humain pour mieux réécrire le présent et l’avenir. Tu te battais sur tous les fronts dans l’attente de changer les choses, d’agir comme un boulet de canon dans les mœurs et hypocrisies insolentes. Tu croyais fermement que tu étais née pour combattre, née pour parler, non, crier au nom de tous ceux préférant s’indigner en silence. Tu étais un brasier, un brasier alimenté par la colère du peuple et l’injustice. Ta seule erreur était de ne pas reconnaître tes propres champs de bataille.

Savannah Lucchese apparaissait sur tous les fronts sans savoir précisément si telle était sa place. Tu prenais les armes, hurlais d’indignation, puis te remettais toi-même en question. Tu ne pouvais pas sauver toutes les facettes du monde, alors qu’elle était ta véritable raison d’être ? Peu à peu, tu finissais toujours par baisser les armes face à plus offrant et plus symbolique. Tu étais la reine de l’auto-réinvention : jamais tu ne restais longtemps campée sur tes positions. Tu étais tantôt une vegan extrémiste, tantôt une pseudo écoterroriste qui n’avait d’yeux que pour l’arbre centenaire au bout de la rue. Aux yeux de certain, ta crédibilité partait en fumée à l’instant où tu changeais de champ de bataille pour une énième fois et, pour d’autres, ton besoin de changer les choses ne connaissait simplement aucune limite. Un fait, un seul, était certain et sans appel : tu voulais donner un grand coup de pied dans ce monde. Et la cause LGBT, bien qu’elle soit ton refuge, ne suffisait pas. Tu te voulais apprendre à te connaître et, malheureusement, n’arrivait pas à te retrouver au travers toutes ces causes et tous ces idéaux.

Malgré tout, ce soir, au cœur de cette nuit étoilée dont tu te sentais reine, tu savais que tu avais fait quelque chose de bien. Les hululements d’Apha, la première d’un grand acte héroïque, te confirmait ce que tu savais déjà : tu venais de changer une facette d’Ekaeka. Ce n’était qu’un cas isolé, le début d’une grande révolution, mais Maibelane s’en souviendrait encore longtemps. Demain, le groupe extrémiste dont tu avais temporairement rejoint les rangs revendiquerait l’acte dont la pénombre avait été témoin, mais personne ne pourrait remonter jusqu’à vous. MadHatter y avait personnellement veillé. « Prenons une pause, tu veux ? » L’adrénaline commençait doucement à décroître au fur et à mesure que tu t’éloignais du laboratoire et la fatigue reprenait doucement ses droits. La nuit était déjà bien avancée et le manque de sommeil des jours derniers commençait à peser lourd sur ta conscience. À quand remontait ta dernière véritable nuit de sommeil ? À une éternité, sans doute. Pour dire vrai, tu n’en avais plus souvenir. « En vrai, je me demande vraiment comment je vais pouvoir te ramener dans ton habitat naturel… » Tu ne pouvais pas demander d’aide aux scientifiques de la région. Tu avais l’intime conviction que les laboratoires ne s’étaient pas contenté d’arracher les Pokémon à leur milieu, mais qu’ils avaient également pris soin de les marquer à jamais de leur passage. Peut-être qu’en regardant de plus près le plumage d’Alpha tu verrais de tes propres yeux l’endroit où ils ont implanté sa puce d’identification ou arraché son plumage afin de tatouer sur sa peau nue son numéro de code…

Cette idée t’arracha un frisson de dégoût. Tu détestais la cruauté de l’homme et sa soif de domination sur les autres espèces. Tu en voulais à chaque garçon et chaque fille ayant un jour été capable de lever la main sur un être plus faible dans le seul but de se sentir puissant et important. C’était un acte égoïste, un geste plus sale que l’âme de ceux qui l’orchestraient. « Je me doute que ce n’est pas toi qui me montrera le chemin… Et je ne peux pas non plus prendre le risque de t’apporter chez un scientifique Pokémon. Il grillerait tout de suite que tu viens de ce fichu laboratoire… » Tu devrais donc te débrouiller seule. Te laissant tomber sur l’herbe fraîche de la nuit, tu rejetas brièvement la tête vers le ciel pour mieux admirer la voûte céleste puis poussa un soupire de bien-être. Malgré l’embêtement né du sauvetage d’Alpha, cette douce satisfaction d’avoir fait quelque chose de grand ne te quittait plus. Vous aviez réussi sans vous faire choper par les flics. La première partie du plan était complétée, il ne te restait plus qu’à te faire discrète jusqu’à ce que l’enquête soit bouclée, faute de preuves...



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C-GEAR
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Sam 12 Aoû - 8:07

Pikachu lance éclair
(-6 PV)
PV Brindibou = 51/68


Brindibou lance feuillage !
(-9 PV)
PV Pikachu = 0/18

Pikachu est KO !
Brindibou monte lvl 7



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Dresseur Alola

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Messages : 701

Lun 4 Sep - 18:33

Ensemble, bâtissons un monde sans brocoli



Les hululements d’Alpha dans le creux de ton oreille te forcèrent à ouvrir les yeux. L’esprit embrumé, tu mis un moment à reconnaître l’endroit dans lequel ton corps reposait : une balle de foin éventrée sur le sol en guise de matelas, tu reconnus difficilement la grange dans laquelle tu t’étais endormie. Doucement, tu plissas les yeux pour te protéger de la clarté conçue du soleil levant puis tenta de remettre de l’ordre dans tes souvenirs.

Accompagnée de la chouette, tu avais passé la nuit à marcher en périphérie de la ville afin de ne pas être grillée par d’éventuels flics en patrouille. Sur le qui-vive, tu avais tendu l’oreille dans la crainte d’entendre le son des sirènes à la recherche des malfrats puis tu avais continué de creuser la distance entre toi et le laboratoire. Tu ne savais pas où les autres étaient rendus et, à quelque part, tu t’en foutais éperdument. Au moment de forcer votre chemin vers la liberté, vous n’étiez déjà plus une équipe et leur sort, tant qu’il ne t’impliquait pas, ne te concernait pas. Vous étiez des adultes, des criminels aux yeux de la loi, vous pouviez donc prendre soin de vous sans mêler les autres à vos histoires. Tu ne pensais déjà plus à eux lorsque, dans la pénombre ambiante, tu avais cru discerner ce qui ressemblait grossièrement à une ferme. L’absence d’âme errante t’avais convaincue de t’approcher davantage jusqu’à atteindre les portes mi-closes d’une grange invitante. Et voilà où tout ceci t’avait amenée.

Amusée, tu lâchas un ricanement rauque avant de passer une main dans les filaments de ta chevelure rousse. Usant de ton pouce et de ton index, tu attrapas même un brin de paille venu s’y loger. Le confort d’un lit douilleux te manquait. Tu étais habituée de squatter n’importe quel endroit encadré par quatre murs le temps d’une nuit, mais le confort d’une véritable maison constituait un luxe qui te manquait. Tu te souvenais des moments heureux pendant lesquels tu étais parvenue à t’introduire dans la maison de malheureux propriétaires momentanément absents : la chaleur d’une douche et la texture douillette d’une jetée resteraient à jamais gravés dans ta mémoire tel un idéal inatteignable. Depuis que ton départ vif et sauvage de la maison familiale – ou du moins, ce qu’il en restait – tu comptais sur les doigts d’une main les instants de luxe dont tu avais bénéficié. Qui aurait pu prévoir que la vie de jeune adulte de Savannah Lucchese, étudiante investie, finirait de cette manière ? Toi, tu n’avais rien vu venir. Mais tu ne te plaignais pas, car après tout : tu faisais ce pourquoi tu étais née.

« Encore là toi ? » L’oiseau pencha la tête. Quelque chose dans la lueur absente de ses iris te troublait au plus haut point. Avant de sombrer dans le sommeil, tu étais parvenue à te convaincre que le piaf ne serait déjà plus là à ton retour… Mais tu t’étais manifestement trompée. Il était tenace, refusant même de s’éloigner de toi. Tendant une main hésitante dans sa direction, tu déposas la pulpe de tes doigts sur sa tête couverte de plumes puis caressa d’un geste hésitant le sommet de son crâne. Les hululements reprirent de plus belles, t’arrachant l’esquisse d’un sourire. « Tu es un drôle de spécimen toi… Je ne comprends pas pourquoi tu ne saisis pas de la chance que je t’offre de fuir. » Et s’il ne connaissait tout simplement pas la liberté ? Enfermez un oiseau dans une cage à l’instant de ses premiers souffles et il croira éternellement que le monde se résume à sa prison. Peut-être que tu venais à l’instant de détruire toutes les illusions dont il avait composé son monde… Pour certaines espèces, l’instinct de survie était plus fort encore que les barrières qu’on leur opposait. Mais qu’en était-il pour les spécimens plus faibles, moins combatifs ? Ceux croyants fermement qu’il n’y avait rien à l’extérieur ? Couvrant Alpha d’un regard compatissant, tu tentas de te mettre à sa place. L’empathie n’était pas ta force ni ta qualité, mais tu te voyais mal juger cet oiseau sans tenter de comprendre la composition de son quotidien. Peut-être que tu étais son dernier point d’ancrage avec la réalité… Ou son pire cauchemar, qui sait.

« J’ai soif… Allons chercher quelque chose à boire, tu veux ? » Tu ne savais pas s’il te comprenait. Tu n’avais jamais été spécialement proche des Pokémon et seule ta quête insatiable de justice t’avait conduite à forcer ton entrée dans les laboratoires de Maibelane. Sans elle, Alpha n’aurait pas été conduite jusqu’à tes bras et vos chemins ne se seraient même pas croisés. Toi et les Pokémon, vous n’étiez pas destinés les uns aux autres… Et voilà pourtant que ta « bonne » fortune venait d’en décider autrement.



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C-GEAR
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Lun 4 Sep - 18:47

Un Pikachu lvl 5 apparaît !




Brindibou lance Feuillage !
(- 9 PV)
PV de Pikachu : 9/18


Pikachu lance Eclair !
(- 4 PV)
PV de Brindibou : 47/68


Que voulez-vous faire ?



Moi, c'est MISTER J.
Un conseil, viens pas m'chercher. J'suis un mec qui sait jouer des poings, si tu cherches la bagarre, tu l'auras ! Et ça sera sanglant. T'es prévenu.

LA MODÉRATION RP, UN ART DE VIVRE.
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Dresseur Alola

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Lun 4 Sep - 19:44

Ensemble, bâtissons un monde sans brocoli



À en croire la couleur limpide de l’eau sortant du tuyau d’arrosage, le liquide semblait parfaitement potable… Mais tu savais que les apparences étaient souvent trompeuses. Tu n’étais pas une experte en la matière, mais tu étais convaincue que la composition d’un boyau de ce genre n’était pas destinée à la consommation. Et malgré tout, la palette de choix à portée de main te contraignait quelque peu. Tu ne savais pas si les lieux avaient été abandonnés ou si une âme courageuse se levait encore à l’aurore pour entretenir son petit lopin de terre, mais tu ne voulais pas prendre de risques en t’aventurant trop près des autres bâtiments. Tu ne comprenais pas comment une telle installation pouvait survivre en périphérie d’Ekaeka, la plus grosse ville d’Alola, mais si son avenir subsistait dans le travail acharné d’un homme ou d’une femme, tu ne souhaitais pas le rencontrer. Tu venais ici en squatteuse pour profiter de l’eau et du foin, ni plus ni moins.

Déglutissant, tu fixas un moment le liquide transparent qui se déversait à tes pieds puis tu relevas légèrement l’embout et pencha la tête pour faire tomber le jet directement dans ta bouche. L’arrière-goût métallique t’arrachas une grimace de dégoût, mais ne fut pas suffisant pour te convaincre d’arrêter. Mieux valait tomber malade que de mourir de déshydratation. Tu étais trop jeune et tu avais encore trop de choses à accomplir pour que ta vie s’éteigne aussi subitement avant même d’en avoir atteint l’apogée. Car non, ton infiltration dans le laboratoire ne constituait pas le pic le plus haut de ta carrière de justicière. Tu comptais faire mieux, plus grand, plus mémorable : tu comptais renverser le monde tel une boule de démolition. Maibelane n’était que la première brique de ton propre mur de réalisations.

« Allez, bois. » Réduisant la pression de l’eau, tu approchas le jet d’Alpha pour qu’il puisse s’abreuver à son tour. Heureux, l’oiseau hulula joyeusement puis mouilla le bout de son bec. Attendrie, tu le fixas sans rien dire. Le brindibou n’avait, certes, pas de lumière à tous les étages, mais son innocence t’offrait un moment de répit au travers un combat quotidien. Tu ne t’en plaindrais pas. Son comportement te faisait le plus grand bien et il te confirmait ce que tu savais déjà : ce que tu avais fait était bien. Sans toi, l’oiseau aux plumes vertes serait toujours enfermé dans sa petite cage de quelques centimètres carré et il n’en sortirait que pour servir de cobaye… Pour toi qui croyait ferment à l’égalité entre les espèces, un tel abus de pouvoir était inacceptable et tu espérais que Maibelane comprendrait à la fois le message et toute ta rage. « Ça va mieux ? » Un nouvel hululement en guise de réponse puis tu refermas le robinet et remis le tuyau vert à sa place.

D’un air averti, tu balayas rapidement les lieux du regard puis invita le Pokémon à te suivre d’un simple mouvement de tête. Mieux valait pour vous de presser le pas afin que personne ne vous surprenne. En attendant que l’histoire se calme et que ton prochain coup d’éclat te ramène sur les devants de la scène, il fallait mieux que tu te tapisses dans l’ombre jusqu’à disparaître entièrement. Les gens pouvaient bien oublier temporairement ton existence après tout… Tu ne t’en plaindrais pas si cela te permettait d’éviter la tôle. Les barreaux, sauf en cas de nécessité, ce n’était pas pour toi. À l’exception fait de quelques révolutionnaires ayant déjà tout un peuple derrière eux, personne ne changeait le monde derrière des barreaux. Même si forcer les barrières de la légalité n’était pas un problème pour toi, ton aspiration en ce monde te forçait parfois à agir plus… discrètement.

« Prenons mon sac et partons d’ici avant qu’on ne soit grillés… » Expliquas-tu à Alpha au moment de pénétrer à l’intérieur de la grange à nouveau. Imprudence, tu avais laissé ton sac à côté de la botte de foin éventrée sur laquelle tu avais dormi. Le retour aux sources était donc nécessaire si tu ne voulais pas te passer définitivement de tes dernier souvenirs d’une vie stable. Te penchant vers le sol, tu saisis la ganse de ton pack sac puis le remonta sur tes épaules en soupirant. « Foutons le camp d’ici mainten… » Le grincement de l’énorme porte tournant sur ses gonds fut la source d’un terrible frisson d’horreur qui te traversa de part et d’autre. Surprise, tu attrapas Alpha contre ta poitrine puis tu te précipitas d’instinct derrière un monticule de pailles qui ne te serait d’aucun secours si l’on venait à te voir. La surprise avait pris le pas sur la raison et l’amour de l’adrénaline : ton cœur battant ratait plus de pouls qu’il n’en faisait alors que le claquement des talons résonnait sur le béton armé. « Il y a quelqu’un ? Qui est là ? »



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C-GEAR
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Messages : 10078

Mar 5 Sep - 6:31

Brindibou lance Feuillage !
(- 9 PV)
PV de Pikachu : 0/18
Il est K.O ! Brindibou monte au niveau 8 !




Que voulez-vous faire, dresseuse Savannah ?



Oh, vous savez, je ne suis pas du genre violent... Je suis  MISTER L. Quand je le peux, j'évite, mais quand il le faut vraiment, combattre ne me pose aucun souci.
Non, aucun.


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Dresseur Alola

C-GEAR
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Messages : 701

Sam 25 Nov - 21:16

Ensemble, bâtissons un monde sans brocoli



Ça ne passerait pas putain. Tu le sentais qui s’approchait de ta cachette, le rythme de ses pas plus rapide encore que celui du sang tambourinant dans tes oreilles. Il savait que tu étais là. Il n’était pas venu ici par hasard, par amour de la paille sèche : il avait pointé le bout de son nez dans ton abri de fortune parce qu’il avait remarqué un bruit, un mouvement, une présence suspecte. L’homme, car c’en était bien un, guettait sans doute l’instant fatidique où tu trahirais ta cachette improvisée et où il pourrait mettre la main sur toi. Sur l’effrontée venue profiter de ses installations sans proposer ni prix, ni échange. Les braves gens étaient toujours les plus intransigeants… Ils bûchaient toute leur vie pour conserver le peu de confort monétaire qu’ils étaient parvenus à accumuler et il était hors de question que des malotrues viennent s’approprier le fruit d’années de souffrance.

Tu étais l’ennemi. Une cible à abattre.

Prenant une grande inspiration, tu jetas un regard à la dérobée vers Alpha puis fronça légèrement les sourcils. Vous ne sortiriez pas d’ici. Tu pouvais bien retourner tous les scénarios dans ta tête, cette fois-ci ta bonne étoile s’était évaporée sous les nuages opaques de la poisse. D’instinct, tes lèvres s’entrouvrirent, mais aucun mot ne sorti : impossible de prononcer quoi que ce soit sans être grillée systématiquement. Tu avais l’habitude d’être dans de beaux draps, mais une porte de sortie s’était toujours ouverte pour toi à un moment ou un autre. Jamais personne n’avait acculée Savannah au pied du mur. « Tu perds ton temps à te cacher ! » Tu le savais, mais qu’espérait-il de toi ? Que tu te lèves pour aller à sa rencontre, main tendue dans sa direction ? Ce vieux croûton pouvait toujours courir. « Je t’ai déjà trouvé. » Le muscle qui te servait de cœur passa près d’exploser lorsque l’ombre de ce vieux débris se détacha au-dessus de toi.

D’instinct, tu t’appuyas sur ta main pour te donner le coup de pouce nécessaire pour bondir loin de lui, mais ses doigts, tel un piège à rattata, se refermèrent sur ta capuche avant même que tu n’ais eu le temps de franchir le moindre centimètre. Échec et mat. « Écoutez, je peux tout expliquer ! » Un sourire déchira doucement le visage figé d’aversion de l’homme. « Bien sûr. Tu pourras tout expliquer aux flics lorsqu’ils arriveront. » Ton visage se vida de son sang jusqu’à devenir livide. Les flics. Cet homme comptait ramener les flics jusqu’à toi. Il comptait, sans même le savoir, leur donner sur un plateau d’argent l’investigatrice du crime commis à quelques kilomètres d’ici et sur lequel ils n’avaient aucune piste. Comment avais-tu pu être aussi idiote ? « Attendez ! Ce n’est pas la peine d’en arriver là ! Je sais que je n’aurais pas dû, mais… mais… » Le feu brûlant des volcans ne cédait jamais à la panique. Il suivait son évolution à son rythme, sans se soucier du calme plat de l’océan sur sa berge. Alors pourquoi ton cœur battait-il si rapidement ? Pourquoi tes doigts tremblaient-ils sans un regard pour ta volonté ? « Pas la peine de me sortir tes roublards. J’en ai déjà vu des dizaines des gosses comme toi. Je n’ai aucune pitié. » Évidemment. Il fallait que tu tombes sur le plus sévère de tous les fermiers d’Alola. Sans ça, les choses auraient été beaucoup trop simples.

Baissant légèrement les yeux, tu fixas un instant Alpha à tes pieds puis tu te mordis la lèvre inférieure avec toute la rudesse née de ton état de panique. Te sentant tirée vers la sortie, tu secouas la tête avec frénésie puis plantas par instinct tes talons dans le béton. « Ok ok, j’ai compris ! On ne peut pas… Je sais pas moi… Passer un accord ? Il faut vraiment mêler les flics à tout ça ? » À la prononciation de ces mots, sa poigne se radoucit légèrement sur ton pull. Tu soutins difficilement son regard sévère et insensible venu se plaquer sur ton corps frêle alors que sa main libre grattait sa barbe. Tu ne pouvais pas craquer maintenant et abandonner tout espoir de ne pas être embarqué pour le plus gros crime humanitaire de l’année. Il te fallait trouver un terrain d’entente, quitte à vendre ton corps si c’était la seule chose capable de convaincre cet abruti sans éducation.
Reste que cette idée te donna envie de gerber.

« Au vu de ta carrure, tu ne me seras d’aucune utilité ici… Les flics feront meilleur usage de toi. » Piquée au vif, tu plantas ton regard sans le sien sans sourciller. Lysandre avait toujours été freluquet et Savannah avait hérité de sa carrure décevante, mais… « Ne me sous-estimez pas. Vous avez besoin d’aide ? D’accord. Je suis votre femme. Demandez-moi n’importe quoi, je peux le faire. » Parfois, la volonté était plus forte que la force brute.



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