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» Les épreuves de la vie


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 21/04/2016
Messages : 299

Région : Sinnoh
Mar 4 Juil 2017 - 18:43




Les humains ont toujours eu besoin de se mesurer les uns aux autres. Prouver qu'ils sont plus forts, plus intelligent. C'est dans leurs gênes depuis des milliers d'années. Au temps de la préhistoire ou le mâle dominant devait asseoir son pouvoir en écrasant les plus faibles pour montrer aux autres qu'il était capable de contrôler et protéger sa tribu. Dans un sens c'est logique et normal. Même si aujourd'hui le mâle dominant a d'autres préoccupations. Le mâle alpha moderne c'est un peu le mec qui gagne bien sa vie en taffant comme un forcené jour et nuit, négligent sa vie de famille pour pouvoir se payer de belles fringues et la plus grosse voiture du quartier. Après, il y a plusieurs types de mâle dominant. J'en suis moi-même un en étant l'homme le plus intelligent de sa génération. Mais étant plus évolué je n'ai pas besoin de le montrer à tort et à travers.

- Mon seigneur, l'émission reprend.

- Arrête de m’appeler comme ça. J'ai l'impression d'être un bourgeois qui s'empiffre et grossit pour montrer qu'il est aisé.

« Je n'aurais pas dû demander à M.A.I.A se s'instruire sur l'histoire de l'espèce humaine. Pour le moment elle étudie le moyen-age, je n'ose imaginer comment elle va me surnommer en arrivant à notre époque. »
Je m'installe confortablement sur le canapé, attrapant un coussin pour le mettre sous ma tête et un deuxième à serrer dans mes mains. Le dimanche soir c'est Fort Tartard qui passe à la télé. Une émission qui me détend les neurones tant elle est stupide et facile à mon niveau supérieur. Après une longue journée à travailler sur la perle qui pourrait redonner à Spoink ses pouvoirs psychiques, il faut bien que je me détende. Je regarde avec amusement le Trousselin emporter loin des participants ses clés en or après une épreuve loupée.

- Je trouve ces humains en dessous de la moyenne comparé à ceux d'hier soir. Particulièrement cette dresseuse défigurée qui se dit spécialiste des types plantes. Il faut quand même être sacrément stupide pour avoir peur des pokémons insectes quand on élève des pokémons de type plante.

Je gloussai, toujours impressionné devant le comportement si humain de mon androïde puis je rectifiais tout de même une info erronée qu'elle venait d'énoncer. La femme n'était pas défigurée, elle avait juste fait de la chirurgie esthétique et malgré son physique symétrique et agréable à l’œil, elle n'avait pas dû avoir assez d'argent pour se payer de bons chirurgiens. M.A.I.A resta un long moment pensive, me libérant de son flot de questions pour finir tranquillement l'émission. À la fin, au lieu d'avoir des scènes de l'émission de la semaine prochaine on découvrit qu'un fort Tartard avait été érigé à Mauville et que toutes personnes se sentant l'âme d'un aventurier étaient invitées à venir défier les épreuves du fort pour gagner un joli lot. Autant dire que j'en éjectais mon cousin en poussant une puissante exclamation qui dû réveiller l'homme qui surveillait les labos de Genius.

- Mais c'est génial M.A.I.A ! On va pouvoir participer au fort et gagner plein de trucs ! Avec un peu de chance on aura enfin notre voyage dans l'espace qu'on aurait dû avoir à Algatia si cet ordinateur n'était pas devenu fou. Et par la même occasion je pourrais montrer au monde entier ma supérieure intelligence ! J'obtiendrais enfin le respect qui m'est dû et sur les épreuves physiques on prouvera carrément que tu es même plus douée qu'eux.

La petite fille mécanique étira sa plastique faciale pour dessiner un sourire en guise de réponse. « Comme si une machine pouvait comprendre les subtilités du comportement humain... Un androïde lambda n'en serait pas capable mais M.A.I.A est ma création et elle a été infecté par un virus inconnu qui l'a rendue si différente... Dès que mes travaux sur Spoink sont terminés il faut que je retourne l'étudier elle. Pour trouver pourquoi elle a tant changé comparé à ses sœurs et jusqu’où peut aller son humanité. »

Fort Tartard

Je reste sur le cul en voyant tout le monde qui s'est réuni ici. Je ne pensais pas qu'il y avait autant de monde qui aimait regarder Fort Tartard. Je suis bien content d'être très grand, ça me permet de dépasser la foule et de repérer le guichet d'inscription déjà pas mal surbooké avec tout ce monde. Sans aucune gêne je pousse M.A.I.A devant moi comme bouclier pour avancer plus vite. La petite fille pousse les gens sur son passage jusqu'à ce que nous arrivions à la file d'attente. C'est une queue d'une trentaine de personnes qui attend là et que nous dépassons allègrement sous les injures des badauds qui se font dépasser. Je fais mine de ne rien entendre puis M.A.I.A pousse la première personne qui prenait des places pour sa famille trop nombreuse. « Sérieusement ! Si j'étais aussi moche je ne ferais pas autant d'enfants ! On ne peut pas infliger à la population l'obligation de se reproduire avec des trolls pareil ! Ah ? Ce sont des pokémons ? Ça explique le physique mais dans ce cas cette pauvre fille a un problème psychologique pour les confondre avec des humains. »

- Je participe, dis-je à la guichetière, sous-entendant que je veux une place et rapidement.

Elle reste d'abord abasourdie par mon entrée en scène avant de croiser le visage blasé de l'androïde et le mien qui déteste patienter.

- On se dépêche ! Une place en équipe ! Et la machine ne compte pas comme un participant. Allez allez ! On n'a pas que ça à faire ! Il faut que je fasse votre travail à votre place ?

Je tape sur le bras en métal de M.A.I.A pour bien lui montrer qu'elle n'a pas affaire à une vraie petite fille, petite fille qui semble aussi s'impatienter en plus de ça. La guichetière décide enfin à se bousculer un peu pour nous délivrer nos passes et gratuitement par la même occasion. Je ressors alors de la file sous une flopée d'injures qui me passe par dessus la tête.

- Très bien... Je vais t'attendre à l'entrée, toi tu vas nous chercher un équipier ou une équipière. Tu prends qui tu veux. Dis-je à M.A.I.A, n'ayant aucunement l'intention de m'embêter à demander à tous le monde s'il veut faire équipe avec moi alors que j'ai une petite machine super puissante qui va me ramener n'importe qui.




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C-GEAR
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Mar 4 Juil 2017 - 19:25
Bienvenue au Fort Tartard !
N'oubliez pas de respecter les consignes de sécurité élémentaires lors des épreuves pour ne pas vous blesser ; la chasse aux clés d'or peut aussi parfois être salissante, alors faites également attention aux vêtements que vous portez !
Si vous avez la moindre question, vous pouvez vous adresser aux points d'informations disséminés autour du Fort.

Vous pouvez donc commencer à lancer le dé pour votre premier défi, amusez-vous bien !


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Dresseur Kalos

C-GEAR
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Région : Kalos
Mer 5 Juil 2017 - 0:51
- On y va ?
- Deux secondes, je dois retrouver mon sac.
- Tu mets toujours dix ans à retrouver ton sac...

Marian fouille dans tous l'appartement en quête de son sac à main depuis déjà cinq minutes, persuadée qu'elle l'avait laissé dans sa chambre, mais les faits semblent dire le contraire. Son sac est absolument introuvable. Hula s'impatiente dans l'entrée et tape du pied par terre. Depuis qu'elles sont allées ensemble à l'animation organisée pour Pâques à Hoenn, leur relation a des hauts et des bas, mais surtout des hauts, ce qui est appréciable. Selon la rosée, l'adolescente s'est remise en question après qu'elle se soit énervée contre elle, réellement, pour la première fois.

- De toute façon, même si je retrouve mon sac, il faut encore faire lever Ariane du canapé... Bonne chance !

Hula réalise à cet instant cette vérité et ouvre des yeux ronds avant de prendre un air extrêmement fatigué. Elle se gratte l'arrière de la tête, réarrange ses cheveux blancs avant de se diriger d'un pas traînant vers le sofa sur lequel la troisième habitante de l'appartement est en train de se prélasser. Sachant que faire se lever son amie va prendre un bon paquet de temps, de motivation et d'énervement de la part de Hula, la rosée décide de retourner chercher son sac dans sa chambre. Si elle ne le retrouve pas rapidement, elles seront en retard pour prendre le train qui doit les mener à Mauville pour qu'elles puissent participer à l'animation du Fort Tartar. L'adolescente a fait tout un cirque pendant des jours pour y aller et se mesurer aux deux filles pour leur montrer sa supériorité. Même Ariane a finit par se prendre au jeu, à vouloir écraser le sentiment supérieur de Hula.

Marian a finit pas retrouver son sac exactement où elle l'avait laissé, en ayant juste oublié qu'elle l'avait posé là et étant persuadée qu'il était ailleurs. Hula a beaucoup râlé, Ariane a dit qu'elle en était sûre, mais l'essentiel est qu'elles ont réussi à prendre leur train à temps et sont désormais arrivées à Mauville et s'approchent du lieu de l’événement.

La rosée n'est pas surprise de la foule très dense présente, les informations ayant annoncé qu'il y en aurait énormément. Hula a l'air soucieuse et la femme se dit que c'est sûrement parce que, comme elle est petite en taille, elle a l'impression de se noyer dans la foule. Marian propose donc de la porter, ce à quoi l'adolescente répond avec un regard assassin et lui dit d'arrêter de raconter des conneries, qu'elles se concentrent sur trouver la file pour les inscriptions. Une fois dans la file, une question se pose :

- Dîtes, on avait pas vu que les équipes c'était à deux ? Comment on va faire ?
- Je suppose que tu vas vouloir t'occuper du gnome, je me débrouillerais, répond Ariane avec un ton provocateur. Je ferais si bien avec ma team que je vous écraserais.
- Non !, coupe Hula. JE ferais équipe avec Ariane.
- Ca va bien dans ta tête ?!
- Très bien. Je résoudrais toutes les épreuves, et tu seras obligé d'admettre que tu as trop besoin de moi parce que je suis trop forte !
- Pfff... Ok j'accepte juste pour te ridiculiser.
- Et moi dans tout ça je deviens quoi ?, de plains Marian qui savait de toute façon que l'une d'entre elles serait laissée pour compte.
- … Tu comptes participer ?
- Bah évidemment !

Un peu énervée que les filles n'aient même pas considéré qu'elle pouvait vouloir participer aux épreuves elles aussi, la rosée se dit que c'est pas plus mal qu'elle soit seule et puisse potentiellement se retrouver avec une nouvelle personne. Avec un peu de chance, cette dernière ne dénigrera pas le fait qu'elle puisse avoir des capacités.

Une fois inscrite, elle se sépare de ses amies qui prennent tout de même la peine de s'excuser de la laisser seule. Marian leur montre bien qu'elle est vexée, mais dit en même temps que ça ne la dérange pas. Très vite, elle essaye de repérer dans la foule des personnes qui cherchent un partenaire quelqu'un qui lui semble convenable. Dans l'idéal, quelqu'un qui a l'air sympathique. Car, elle ne va pas se mentir, elle sait avoir peu de capacités pour toutes les épreuves proposées ici. Alors autant trouver une personne gentille qui ne lui criera pas dessus si elle est trop nulle. Dans l'idéal, elle devrait juste tourner les talons et abandonner le challenge, attendre que les autres ressortent, mais elle a un minimum de fierté qui l'empêche d'abandonner maintenant.

Très vite, son regard se pose sur une personne. Pas parce que cette personne lui paraît gentille, mais parce que c'est une enfant. Plus jeune que Hula, environ douze ans, à vue de nez. Des cheveux bruns et des yeux violets, atypique, mais c'est une très belle enfant. Marian se demande ce qu'elle fait là toute seule et, tout de suite, son instinct maternel s'active pour lui ordonner de ne pas la laisser seule. Aussi, si elle est là, c'est qu'elle cherche un partenaire. La rosé s'avance donc vers elle pour lui proposer d'être en duo avec elle, le sourire que lui provoque a priori tous les enfants sur le visage.

- Coucou ! Tu es toute seule ? Tu cherches un partenaire pour les épreuves ? Parce que je suis toute seule moi aussi alors je me disais qu'on pourrait le faire ensemble !

Comme c'est une enfant, elle n'est pas sûre qu'à elles-deux elles arrivent à quelque chose, mais au moins ça poussera la rosée à faire de son mieux. Dans l'éventualité où elles participent toutes les deux, elle ne voudrait pas la décevoir. Et aussi, elle se dit que cette petite sera forcément plus sympathique que Hula, ça lui fera des vacances.



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C-GEAR
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Mer 5 Juil 2017 - 0:51
Le membre 'Marian Aranea' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'[ETE] Dé Phi' :


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Sam 8 Juil 2017 - 18:12




Ce que le maître veut, le maître l'obtient et ce grâce à moi.
Mauville est envahie par les touristes et tous ces gens qui souhaitent participer et se mesurer les uns aux autres. J'avoue être un peu impressionnée par leur nombre. « Il y a tant de gens qui ont assez confiance pour venir jouer ? » Il me suffit d'une rapide évaluation des hommes et femmes présents pour savoir qu'aucun ici présent n'a la capacité de réussir toutes les épreuves. Physique du moins. Le maître m'a ajouté un algorithme qui me permet de calculer la force moyenne d'un être humain en fonction de l'apparence de son corps mais il parfois qu'il est quelques surprises. Après tout, il y a des épreuves avec des pokémons et certaines personnes, comme les arachnophobes pourraient voir leur force se décupler sous l'effet de l'adrénaline engendrée par la peur. L'adrénaline... J'aimerais avoir cette substance cachée au fond de mon mécanisme. En cas de danger je pourrais alors devenir encore plus forte pour protéger mon maître.
« Concentre toi M.A.I.A. Ton créateur compte sur toi. Il faut que tu lui trouves un équipier digne de lui. » Je porte mon attention sur les hommes quand une jeune femme m'interpelle. Je me braque d'abord, peu habituée à communiquer avec d'autres humains que mon maître. Son attitude n'est pas menaçante et il me suffit d'un coup d’œil pour savoir qu'elle ne ferait pas le poids contre moi.

- Tu souhaites participer avec moi ?

Elle ne manque pas de confiance, il faut se l'avouer. J'hésite un instant à lui laisser une chance. En la regardant je ne peux m'empêcher de penser à Marguerite, la patronne des Laboratoires Genius, qui joue avec Thomas au chat et à la souris. « Cette femme pourrait-elle faire de même ? Jouer avec mon maître ? » Mon instinct de machine (inexistant selon le créateur) me dit que je peux lui faire confiance. Elle ne ressemble pas à Marguerite. Son sourire n'a rien de faux.

- D'accord.

J'attrape sa main et l'entraîne vivement à travers la foule pour rejoindre l'homme en blouse noire qui attend à l'entrée. En nous voyant arriver, Thomas relève ses lunettes de protection pour jauger la demoiselle que j'ai choisie.

- Une femme ? Drôle de choix M.A.I.A. Tu es sûre qu'elle sera à la hauteur ?

- Personne ne peut être à votre hauteur maître mais je pense que cette dame peut nous réserver des surprises.

Le visage du maître reste dubitatif deux secondes avant qu'il n'hausse les épaules en acceptant mon choix. Le ravissement s’empare de moi. J'avais eu peur qu'il ne s'énerve encore contre moi et qu'il hurle. Le maître est parfois un peu capricieux.
Il se présente comme étant un génie venant de Sinnoh, travaillant pour un groupe de recherches ultra secret basé à Voilaroc. Puis il se tourne vers moi et je vois toute la fierté qu'il a à parler de moi.

- Et voici M.A.I.A 1348. Une androïde que j'ai fabriqué moi-même et qui a un comportement presque humain.

Il commence à donner des termes un peu techniques sur ma fabrication, révélant quelques secrets sur ma composition tel que mon casque wi-fi qui me permet d'être connectée à internet partout où je suis. Soudain une trompette résonne, nous indiquant qu'un nouveau groupe va pouvoir entrer dans le Fort. Nous suivons la foule vers une série de portes que mènent à différentes épreuves. Je décide seule de notre route, Thomas étant trop occupé à parler de moi à notre cobaye du jour. C'est une porte blanche en bois très fin que je décide d'emprunter avec d'autres gens. Nous nous retrouvons alors devant une descente prodigieuse que nous allons avoir à descendre dans des bols de riz. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Une épreuve facile pour commencer. Le maître s'extasie sur cette première épreuve qu'il est aussi sûr de remporter.

- Elle est très simple celle-là, explique-t-il à la demoiselle rose. Le but est de glisser dans les bols sans tomber pour arriver jusqu'à la plate forme verte en bas.

Juste avant le carré de plastique vert se trouve une mare sur laquelle il va falloir glisser, toujours en restant dans son bol.
Je m'avance, prête à tester l'épreuve avant le maître pour être sûre qu'il ne risque rien lorsqu'il m'attrape le bras.

- Non M.A.I.A, pas toi. Tu n'es pas étanche et si par malheur tu venais à couler, je ne suis pas sûr qu'on pourrait te récupérer.

J'affiche un regard boudeur en laissant pendre les commissures de mes lèvres mais j'obéis sans faire d'histoire. Le maître passe en premier, bien décidé à impressionner la demoiselle qui nous suit. Deux hommes en ponchos arc-en-ciel le poussent dans la descente et nous l'entendons pousser un cri de surprise. Il ne devait pas s'attendre à ce qu'on le pousse.

- Son calcul de trajectoire va être faussé à cause de cette force en plus ! Il va tomber ! 

Et ça ne rate pas. Thomas se cramponne du mieux qu'il peut à son bol, tournant comme une horloge qui a perdu la boule avant d'être brutalement freiné par l'amarissage. Le maître est alors propulsé vers l'avant et passe par-dessus le bol pour atterrir dans l'eau. Plaf...




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Dresseur Kalos

C-GEAR
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Lun 10 Juil 2017 - 20:01
Ne pouvant le nier, la jeune femme doit bien avouer qu'elle appréhende la réponse de la fillette. Si elle venait à se faire rejeter par cette enfant, elle le vivrait certainement très mal. Et sûrement n'aurait-elle pas la foi de trouver quelqu'un d'autre pour participer avec elle, question d'ego. Elle se dit cependant que, dans ce genre de situations, il est difficile de dire non lorsque l'on nous propose d'être en binôme. Elle-même, si elle s'était faite aborder, n'aurait sûrement pas réussi à dire non. Après, elle sait aussi que les enfants sont le plus souvent sincères, et c'est pour ça qu'elle est effrayée lorsqu'elle entend l'enfant lui répéter la question qu'elle vient de poser, mais avec d'autres mots. Pour y répondre, Marian hoche la tête, sans oser parler, et ne s'autorise à respirer que lorsqu'elle entend la fille lui dire qu'elle est d'accord.

- Super !

Avant que la femme ne puisse élaborer et essayer de faire connaissance, la fillette lui prend la main pour l'entraîner ailleurs. Marian essaye de lui demander où elles vont, mais comme elles sont en train de traverser la foule, elle est plus occupée à essayer de ne pas trébucher sur les gens. Elle se demande si la fillette a déjà eu l'occasion de prendre connaissance des lieux et les dirige directement vers les épreuves.

Seulement, plutôt que de se diriger vers les épreuves, Marian se rend compte qu'elles s'approchent d'un homme... Qui ne ressemble pas à grand chose selon la rosée, principalement à cause de sa coupe de cheveux absolument catastrophique pour un être de sexe masculin. Et même en général, a priori, il n'a pas l'air terrible. Mais si c'est un ami de la fillette, ou peut-être son grand-frère, voir son père on ne sait jamais, alors Marian se retiendra de dire quoi que se soit, pour assurer la bonne entente du groupe. Seulement, une question se met à lui brûler les lèvres : si la petite est avec quelqu'un, pourquoi avoir accepté d'être en duo avec elle.

Les paroles de l'homme commencent par surprendre la jeune femme, qui pense comprendre qu'en fait la fillette faisait du recrutement pour trouver un partenaire à l'homme. Marian sent une goutte de sueur qui lui coule le long du cou à cause de ce malentendu et souhaite ouvrir la bouche pour essayer d'expliquer qu'elle avait mal compris et, peut-être, tenter de fuir car quitte à être avec un homme autant qu'il soit agréable à regarder, mais elle n'en a pas le temps. Car lui demande à la petite si elle pense que la rosée sera à la hauteur. Tout de suite, et encouragé par la réponse de la fillette dont elle ne fait pas attention qu'elle appelle l'homme « maître », la rosée décide que quoiqu'il arrive elle fera équipe avec lui, juste parce qu'il a osé douter de ses compétences, tel une Ariane ou une Hula ingrates. Il lui montrera ce qu'elle sait faire et il sera obligé de la reconnaître à sa juste valeur... Si tant est qu'elle ait une valeur, mais elle préfère ne pas y penser.

L'homme se présente donc, comme un scientifique de génie originaire de Sinnoh d'un centre de recherche secret, ce qui ne ferait pas sérieux aux yeux de n'importe qui car si c'est secret on est pas sensé en parler, mais comme Marian est un peu nunuche, elle y croit et est impressionnée. Mais elle l'est encore plus lorsqu'il lui parle de Maia, qui serait une androïde qu'il a fabriqué.

- Maia n'est pas une petite fille ?! C-Comment ça marche ?

Bien sûr, immédiatement après avoir posé cette question et entendu quelques explications que lui donne Thomas sur des spécificités de la fillette, elle regrette d'avoir demandé parce que de toute façon elle ne comprend rien. Pour faire genre, elle hoche de temps en temps la tête ou fait des onomatopées pour montrer qu'elle est impressionnée. Lorsqu'il termine, elle prend enfin le temps de se présenter :

- Moi c'est Marian Aranea, euh... Employée dans un garderie pour bébé pokémons à Illumis, elle se sent obligée de donner sa profession en comparaison avec les présentations des deux autres et en même temps se sent nulle parce que son métier fait minable à côté. Enchantée Maia et Thomas.

Après ça, ils se dirigent vers les lieux des épreuves, une fois que Marian a compris que, la fillette étant une androïde, elle ne compte pas comme un participant et c'est pour cette raison que, officiellement, elle fait équipe avec le scientifique. En chemin, elle se demande si elle devrait poser des questions à la fillette pour mieux la comprendre et parce qu'elle a du mal avec cette histoire de robot, mais elle décide de garder ça plus plus tard. De toute façon, sûrement ne comprendrait-elle rien aux explications. En fait, elle doit avouer que les réactions du scientifiques l'inquiètent un peu, elle se demande ce qu'il pourrait penser si elle traitait Maia comme une enfant alors qu'il a l'air de ne pas le faire. Du moins ce n'est pas comme ça qu'elle a compris leur relation lorsqu'il lui a parlé d'elle. Mais bien sûr, Marian ne pourra pas s'en empêcher, car quand elle la regarde, elle voit une enfant.

Ils arrivent sur le lieu de l'épreuve et, tandis que Marian regarder avec perplexité ce qui se présente devant eux, le scientifique lui explique de quoi il en retourne. Glisser dans un bol, cela n'a pas l'air très compliquée, mais d'abord elle le remercie pour ces explications. Peut-être que ça se passera bien après tout. Elle s'attriste cependant un peu lorsqu'elle apprend que Maia ne pourra pas participer avec eux, et se dit même qu'il est stupide de ne pas l'avoir faite étanche après toutes les explications compliquées qu'elle a subit tout à l'heure.

Thomas passe en premier, bien que la rosée se demande s'ils ne devraient pas le faire ensemble dans le même bol. Cependant, puisque les membres du personnels habillés de manière horrible poussent le scientifique dans la descente. Maia panique à cause d'une histoire de calcul de trajectoire et Marian décide d'essayer de la rassurer :

- Ca va aller, il ne risque rien. Même s'il tombe c'est de l'eau... Les gens n'organiseraient pas ce genre d'événement s'il y avait des risques.

Là, l'homme tombe à l'eau après être passé par dessus le bol. Ce qui embarrasse tout de même la rosée qui aurait espéré qu'il ne tombe pas pour que la fillette soit rassurée. Malheureusement ça a raté et, pour cette raison, elle décide de se dépêcher de passe à son tour, bien que l'idée de risquer de tomber à l'eau ne lui plaît pas trop. « Rejoins-nous en bas Maia, je vais vite récupérer Thomas », sur le coup, Marian se demande pourquoi elle a eu le réflexe de le tutoyer immédiatement, mais met ça sur le compte de l'événement qui n'encourage pas à la formalité ; peut-être aussi que le fait qu'ils se soient rencontrés via le biais d'une enfant joue.

Marian s'approche des bols et monte dans uns, essayant d'empêcher les hommes en poncho de la pousser avant qu'elle se soit bien installée, mais comme ils ont beaucoup de personnes à brasser, évidemment, ça rate. Elle se retrouve propulsée dans le courant alors qu'elle n'est même pas encore assise correctement et trébuche à l'intérieur du bol. Vite, elle essaye de se raccrocher au bord, mais glisse comme ces derniers sont mouillés. Comme elle se retrouve à quatre pattes dedans, sa tête dépasse à peine du haut du bol. Elle n'ose pas se redresser, craignant de déséquilibrer son embarcation précaire, mais en même temps elle se dit que, du coup, elle ne peut pas se diriger et risque de complètement se crasher.

Finalement, elle se risque à regarder autour d'elle, essayant de déterminer dans quelle direction est en train d'aller son bol. Elle constate qu'elle a dépassé l'endroit où le scientifique est tombé. Cela lui apporte un peu de fierté, se disant que comme elle est allée un peu plus loin, sûrement qu'elle a un minimum prouvé sa valeur, mais étant donné que ce n'est pas de son fait puisqu'elle n'a rien fait pour diriger le bol, elle ne sait pas si elle pourra réellement en tirer de la fierté.

Là, la tasse heurte un peu plus violemment que les autres fois un des bords de l'épreuve. Bien sûr, ces derniers sont protégés pour que rien ne se casse et que les participants ne se fassent pas mal, mais cela suffit à déséquilibrer le récipient géant qui se met à tanguer et Marian avec. Cette dernière ne parvient pas à retrouver l'équilibre et voit une de ses jambes finir dans l'eau. Elle tente de se remettre dans le bol, horrifiée à l'idée d'être déjà mouillée bien qu'il fasse chaud et que cela séchera vite, mais échoue lamentablement, jusqu'à ce que son embarcation se retourne complètement et qu'elle finisse la tête dans l'eau.

Un peu secouée, elle regagne la berge et la fin de l'épreuve, qui est donc un échec pour eux deux. Elle retrouve le scientifique, qu'elle repère sans mal à sa coupe de cheveux singulière qui, décidément, l'a bien marquée.

- On a pas assuré sur celle-ci..., fait-elle stupidement remarquer tout en essorant ses vêtements et ses cheveux qui pèsent lourd lorsqu'ils sont mouillés. Tu ne t'es pas blessé ?

Elle vérifie sa tenue qui heureusement était pensée pratique pour l'occasion et ne risque pas d'être transparente à cause du mouillé. Marian remarque également qu'il y a un peu plus loin une zone où des pokémons ont lancé zénith pour aider les participants à sécher, ce qui est appréciable même si elle a peur que le changement de température trop soudain et un séchage brutal abîme sa chevelure. Cependant, elle souhaite poser une question au scientifique avant que Maia les rejoingne :

- Je peux poser une question à propos de Maia ? Je me demandais pourquoi elle n'est pas étanche... Je veux dire avec toutes les options dont tu m'as parlé tout à l'heure, c'est un peu bête qu'elle ne soit pas étanche, non ? Ca ne doit pas être pratique pour qu'elle puisse se laver... Et ça veut dire qu'elle doit être enfermée dès qu'il pleut ? C'est... Un peu affreux, non ?



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Ven 14 Juil 2017 - 13:34




Un flot d'injures se déversa de ma bouche en direction des deux débiles qui m'avaient poussé. C'était leur faute à eux ! Alors que j'avais tout bien calculé comme il faut ! Alors que j'avais anticipé chaque bosse de la descente, l'impact avec l'eau et la force du vent. Tous ces calculs, réduit à néant à cause de deux débiles. On me fit sortir de la marre pour laisser la place aux autres et une femme avec le même poncho coloré me tendit une serviette pour que je m'essuie. Je lui arrachai des mains, de très mauvaise humeur puis je regardai notre équipière descendre dans son bol de riz. Pris par le jeu et mon envie de gagner je lui hurlais des conseils pour qu'elle reste intacte. Malheureusement elle n'était pas capable de m'écouter et de garder son équilibre en même temps, je m'échinai pour rien. Par miracle elle arriva jusqu'à la plate forme verte avant de passer par-dessus bord. Je poussai un bruyant soupir d'exaspération.

- Il te suffisait de garder l'équilibre deux secondes de plus et c'était bon ! Grognai-je sur la demoiselle.

Elle s'enquit soudain de mon bien être, stoppant net mes grognements. Je ne m'attendais pas à cette question et encore moins à son calme suite à notre défaite à la première épreuve.

- J'ai effroyablement mal à la tête ! Je me suis pris vos satanés bols à cause de vos deux guignoles là-haut
, persiflais-je à la dame qui nous récupérait en bas.

Elle semblait très mal à l'aise devant mes véhémences mais Marian attira mon attention avec ces questions. Heureusement pour l'autre cruche, sinon je lui serais tombé dessus. Les questions de la rose portaient sur l'étanchéité de M.A.I.A. Un point qui lui paraît étrange mais pour des raisons complètement stupides.

- Elle ne prend pas de douche. C'est un robot. Tu as un robot dans ta cuisine pour couper les légumes ? Il prend une douche ? Bah nan. Je passe un coup de chiffon dessus en fin de journée et c'est terminé. Elle est propre. Et je te ferais remarquer que les humains non plus ne sont pas étanches.

En guise de preuve j’essorais une manche de ma blouse noire. Marian me semblait soudain un peu conne mais au moins elle posait des questions, preuve qu'elle cherchait à soigner sa stupidité. Je poursuivais mon raisonnement sur les humains, lui expliquant que puisque nous ne portons pas de vêtement adapté à la pluie, nous ne devions pas sortir dès que le ciel s'assombrissait. Comme M.A.I.A au final. Ni elle, ni nous ne devons être mouillés.
La petite fille mécanique nous rejoint et se précipite sur la bonne femme qui m'a donné une serviette. Elle se met à hurler :

- Vous êtes fous ! C'est censé être un jeu, mon maître est blessé !

L'androïde fit quelques pas vers la femme, prête à lui arracher son poncho sans cérémonie mais je l'arrêtais, prenant une mine supérieure en proposant un compromis.

- J'arrête le scandale si vous me donnez une clé en or.

On ressort quelques instants plus tard avec la preuve de notre réussite. Heureusement sinon j'aurais vraiment piqué un scandale, j'aurais fait annuler ce fichu Fort ou alors j'aurais demandé à Tyrell de lancer une de ces armes d'éradication de masse. Il aurait été ravi de liquider autant d'humain d'un coup. Heureusement je ne suis pas comme ça moi et j'ai ma clé. On peut donc continuer.

- Pourquoi tu participes à ce jeu Marian ?

- Tu portes le nom d'une déesse. La déesse de la liberté. Marianne. Figure emblématique à Kalos.

L’intervention de M.A.I.A me laisse coït, elle ramène encore sa science. C'est exaspérant à la fin. Je devrais peut-être arrêter de lui dire de s'instruire pour mieux nous comprendre. Elle devient trop bavarde.




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Mer 19 Juil 2017 - 19:55
La réponse du scientifique prend la jeune femme de court car elle la trouva assez agressive. Dans les faits, il ne disait rien de réellement méchant, mais étant donné le peu de tolérance que la rosée avait à la violence, la moindre irrégularité verbale pouvait avoir pour elle l’effet d’une bonne grosse dispute. Elle ne trouve tout d’abord rien à répondre, et garde pour elle que la réponse de Thomas lui parait particulièrement stupide. Elle n’a pas envie qu’il s’énerve contre elle et elle se dit que Maia, comme elle va les rejoindre, serait sûrement attristée si l’on critiquait son créateur. A sa place, Marian aurait l’impression qu’on la traitait d’imperfection ou de mal faîte, ce qui est assez horrible. Elle se contente donc de fermer la bouche, bien qu’elle ait très envie de répondre à ces questions d’étanchéité. Les humains ne sont pas forcément étanches, mais leur corps ne cesse pas de fonctionner lorsqu’ils prennent une douche. Elle retient cependant qu’il compare Maria a un robot de cuisine, ce qui est affolant à ses yeux. Il a dit lui-même qu’elle avait une intelligence quasiment humaine, ou quelque chose comme ça, et de ce qu’elle a vu, la fillette n’est en aucun car comparable à un objet qui sert à couper les légumes. Ce manque de considération pour l’androïde qu’elle considère d’office comme une forme de vie au même titre que tous les autres révolte intérieurement la rosée qui ne manquera certainement pas l’occasion de dire à Thomas sa façon de penser une fois que ces épreuves seront terminées. Autant ne pas offenser son partenaire d’épreuve avant la fin. Et puis elle n’est pas sûre d’avoir envie de risquer de se disputer. Peut-être que d’ici la fin, si elle s’attache assez à Maia, se sera le cas, mais pour le moment Marian préfère se taire et se contente d’une remarque sur la pluie :

- Et bien, j’imagine à peine ta réaction en cas d’averse imprévue !, le ton est volontairement un peu sarcastique, mais pas trop.

Heureusement, Maia qui débarque soudainement ne laisse pas de temps de flottement entre la remarque de Marian et la potentielle réaction du scientifique. Elle se dirigea directement vers la membre du personnel qui leur a donné des serviettes pour s’essuyer et lui crie directement dessus. La rosée panique un peu et se demande comment elle pourrait réagir pour éviter un affrontement, mais Thomas ne lui en laisse pas le temps comme il promet d’arrêter de se plaindre en échange d’une clé en or.

La première question que se pose la rosée est de savoir ce que c’est que cette histoire de clés, avant de se souvenir que c’est le but du jeu et qu’ils en gagnent lorsqu’ils réussissent les épreuves. Elle se sent immédiatement bête, mais est heureuse de ne pas avoir directement posé la question. Au contraire, elle s’approche de ses compagnons de jeu et fait remarquer : « Une clé d’or dès notre première épreuve, c’est pas mal ! », d’accord c’est un peu de la triche comme ils n’ont pas vraiment réussi, mais ce n’est pas le moment de chipoter. Elle doit prouver à Ariane et Hula qu’elle est capable en raflant le plus de clés possibles avec son partenaire !

Nous sortons de la salle de l’épreuve et nous retrouvons dans une zone de circulation. La rosée se dit que le fonctionnement de chaque salle doit se faire ainsi, une épreuve avant d’arriver devant plusieurs autres portes qui mènent chacune à une nouvelle épreuve. Impossible de choisir son défi, se sera toujours le hasard.

Thomas pose alors la question de savoir pourquoi Marian participe à ce jeu. Elle se demande quelques instants si elle doit répondre sincèrement avant de décider que cela ne sert à rien de mentir et qu’on apprend aux enfants à ne pas mentir, alors quel exemple serait-elle pour Maia si elle le faisait ? Bien sûr la fillette ne le saurait pas, mais tout de même ! Elle remet cependant sa réponse à plus tard comme au même moment l’androïde fait un remarque sur son prénom. Et, évidemment, dans l’ordre des priorités de la rosée, il est essentiel de répondre à cette enfant d’abord plutôt qu’au scientifique.

- Oh tu connais l’histoire de cette déesse ? Je crois que c’est ce qui a poussé ma mère a choisir ce prénom. Mais comme elle ne voulait pas qu’on m’embête avec ça à l’école pendant les cours d’histoires et que la famille de mon père vient d’Unys, ils ont pris l’orthographe de là-bas avec juste un n à la fin, elle marque une petite pause avant d’ajouter d’un ton amusé : Ca n’a pas empêcher qu’on m’embête à l’école à cause de mon nom, mais c’est pas grave je l’aime beaucoup ! Et toi Maia, tu sais pourquoi on t’as appelé comme ça ?

Elle espérait que ce soit la fillette qui réponde et non Thomas, pour la simple et bonne raison qu’elle est persuadée qu’elle ne comprendrait pas la moitié de la réponse puisqu’il y glisserait des termes scientifiques et des choses compliquées. Dans l’espoir qu’il ne dise rien sur le sujet et qu’il se concentre sur la question qu’elle compte lui poser en retour de la sienne, elle répond à sa précédente interrogation en lui exposant les raisons de sa participation :

- En fait je suis venue avec deux amis, mais elles m’ont toutes les deux lâchée pour partir faire des épreuves ensemble, elles sont dans une sorte de compétition entre elles. Elles m’ont aussi fait comprendre qu’elles pensaient que je ne saurais rien faire et s’attendaient à ce que je vienne en spectatrice… , elle entend sa voix s’attrister et s’empresse de la recadrer avec énergie. Alors je participe pour leur prouver que je ne suis pas complètement nulle !

Les gens commencent à se pousser derrière eux, ce qui pousse la rosée à inviter en même temps ses camarades à choisir une salle. Elle se dirige vers la première porte qui vient et la pousse. Derrière un flash de lumière l’assaille et elle doit fermes les yeux et les cligner plusieurs fois pour s’habituer et ne pas être complètement aveuglée. Lorsqu’elle arrive à distinguer les choses, elle constate qu’elle se trouve sur ce qui lui fait penser au plateau de quizz qui a été installé pour certaines émissions de la Tour Prismatique. Il y a deux podiums, avec dessus de gros buzzer rouges et plusieurs personnes sont présentes, toujours affublées d’un poncho multicolore. Ce vêtement est sûrement fait pour qu’on les reconnaisse, mais… « Ils sont hideux ces ponchos ! », laisse échapper Marian tandis qu’on les invite, elle et Thomas, à prendre place chacun devant un buzzer.

Un homme au poncho, mais également affublé d’un chapeau avec une grosse main appuyant sur un buzzer représenté dessus, explique que cette épreuve est un quizz et qu’ils se verront chacun poser trois questions. S’ils ont plus de quatre réponses correctes à eux deux, ils remporteront leurs clés d’or. Marian commence déjà à paniquer intérieurement, espérant qu’il ne s’agira pas de questiond e cultures générales trop compliquées puisqu’elle se sait assez stupide, peu capable de réelle logique et n’ayant jamais été très intéressé par le culturel. Et les pokémons, ce n’est même pas la peine d’en parler. A part les siens, elle n’y connait absolument rien, et encore elle ne sait même pas grand-chose sur ceux qu’elle possède au final.

- Le thème de ce quizz sera…, une musique de tambours résonne dans la salle tandis que le présentateur fait durer le suspense. Les pokémons dégueux !
- Qu’est-ce que ça veut dire ?!, demande spontanément Marian qui panique encore plus de ne même pas comprendre l’intitulé.
- Ca veut dire que le quizz portera sur les pokémons tadmorv et grotadmorv ainsi que leurs formes d’Alola ! Buzzez quand vous pensez avoir trouvé la bonne réponse, vous avez vingt secondes pour répondre à chaque question. Et comme nous sommes galants, nous allons commencer par vous, madame !

Si elle s’était trouvée dans un film où l’héroïne s’en sort toujours, c’est à ce moment qu’un miracle serait tombé du ciel pour lui souffler les réponses ou faire en sorte que ce quizz ne soit en réalité qu’une vaste mascarade cachant la véritable épreuve qui serait une compétition de cuisine. Ca elle saurait faire, très bien faire même. Par contre les horreurs de tadmorv et grotadmorv là… C’était même pas la peine. Avant que le quizz ne commence, Marian qui est un peu pâle à l’idée d’être obligée de se ridiculiser en public, se tourne vers Thomas et lui souffle qu’elle est désolée d’avance.

- Première question ! Quelle est la composition d'un tadmorv de kantô et d'un tadmorv d'alola ?
- , évidemment, Marian ne connaît pas la réponse à cette question. Pour elle ils ne sont que de gros tas d'immondices qui ont obtenu la vie d'une manière ou d'une autre. Ca l'aurait arrangé qu'ils ne l'aient pas, mais puisqu'ils l'ont il faut faire avec.
- Cinq secondes restantes !
- … Je ne sais pas.

Préférant admettre son ignorance plutôt que de se terrer dans le silence, la rosée admet qu'elle n'a aucune idée de ce que peut bien être la réponse à la question, la tête basse. Elle n'ose pas regarder son partenaire qui, comme il est un scientifique, doit être très intelligent et connaître parfaitement la réponse à toutes ces questions.

- Le temps est écoulé ! La réponse était : les tadmorvs de kantô et d'alola sont des créatures essentiellement composées de boue et de déchets ayant été exposés à des rayons x, ce qui les a fait prendre vie !
- Ah bon..., dit simplement Marian tandis qu'elle essaye d'imaginer la scène et de se dire que le monde aurait vraiment pu s'en passer.
- Deuxième question !, la rosée sursaute avant de placer les mains au dessus de son buzzer, bien décidée à au moins essayer de répondre cette fois. Les éructations d'un grotadmorv d'Alola sont-elles toxiques ?
-

Marian décède lentement de l'intérieur. Parce qu'elle ne connaît pas la réponse, mais encore plus parce qu'elle ne comprend même pas la question. Le mot « éructation » lui est tout à fait étranger et elle n'a aucune idée de ce que ça peut bien vouloir dire. Ca lui fait penser au mot éruption, et elle essaye de déduire un sens à la question à partir de cette constatation, mais l'idée d'un grotadmorv qui entre en éruption lui paraît étrangement bancale. Quoiqu'on ne sait jamais avec ces pokémons.

- Cinq secondes !

La rosée, désespérée, passe une nouvelle fois la question dans sa tête et se rend compte qu'il n'y a que deux possibilités de réponse : oui ou non. Alors au hasard, elle a une chance sur deux de réussir... Ce qui est toujours mieux qu'à la première question. Et comme la lave ce n'est à sa connaissance pas toxique...

- Non !, dit-elle en buzzant.
- Ah, dommage, mauvaise réponse !, répond le commentateur au poncho moche avec un sourire amusé sur le visage. Pour la réponse madame, il fallait penser à la première question, des déchets concentrés au rayon x, cela ne peut qu'être toxique.
- , Marian ne répond rien et se contente de baisser la tête car elle a vraiment l'impression que le présentateur se moque d'elle, ce qui n'est certainement pas faux.
- Allez, troisième question, on y croit !, pas de doute, il se moque ouvertement d'elle. Une simple : comment nourrit-on un tadmorv ?

Marian ne se sent pas de répondre à une question de plus, ayant juste envie de quitter la salle car, aujourd'hui, Ariane n'est pas là pour la protéger des moquerie. Elle se sait stupide, mais quand des gens le lui pointent de manière moqueuse, elle a beaucoup de mal à le supporter. Elle se retient très fort de ne pas se mettre à pleurer et tente de rester forte pour Thomas qui ne pourra plus rien faire dans le Fort Tartard si elle le laisse tomber maintenant. Enfin Thomas... Surtout Maia. La petite qui l'a acceptée comme partenaire et qui doit compter sur elle. Elle ferme les yeux et se dit qu'il faut réfléchir. Ce qu'ils mangent, ça ne doit pas être si compliqué ! Que peuvent manger des pokémons constitués de déchets... ?

- Il mange des déchets, parce que ce qu'elle s'est rappelé du dicton qui dit qu'on est ce qu'on mange.
- Ooooooh une bonne réponse ! On y croyait plus !
- Si vous pouviez garder vos remarques pour votre poncho, ça s'appellerait le respect.

Cette phrase ne veut pas dire grand chose, mais c'est la seule chose qu'elle parvient à formuler pour essayer d'exprimer son mécontentement au présentateur. Il est payé pour animer, pas pour se moquer des candidats qui sont en difficulté.

Comme elle pense devoir rester sur le podium, elle ne bouge pas de devant son buzzer, bien qu'au font d'elle, elle aimerait s'en aller en claquant la porte. Il faut qu'elle attende de voir ce qu'il va se passer avec les questions de Thomas, auprès duquel elle prend le temps de s'excuser pour son incompétence avant de poursuivre.

- Je suis désolée d'avoir presque tout raté... Mais on peut encore gagner ! Comme tu es scientifique tu dois bien connaître ce genre de choses.. ? Enfin... Désolée de tout laisser reposer sur toi.



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Mer 26 Juil 2017 - 8:25



L'orthographe change beaucoup de chose. Savoir que son prénom avait été raccourcie pour une simple histoire de famille et de région sembla atténuer l'aura divine qui rayonnait autour de la demoiselle. Au final ce n'était qu'une femme comme les autres, qui se pliait aux conventions du monde. Elle n'était pas capable d'imposer ses principes et ses idéaux comme le faisait Thomas. Tous les être humains si différents de mon maître me semblent totalement sans intérêt. Je suis déçue. Mais quand elle me questionne sur la provenance de mon nom je regagne un peu d'intérêt pour elle. Malgré son QI assez bas, elle reste curieuse et ça reste une qualité importante même quand on est bête. Malheureusement je n'ai pas le temps de réponse, et ce n'est pas à moi de le faire de toute manière. Après tout, je n'ai pas choisi moi-même mon nom. Thomas se rengorge fièrement, prêt à donner une explication détaillée pour au final avouer qu'il ne s'agit que l'abréviation de Méga-Androïde + Intelligence Artificielle. J'ai beau admirer mon maître et être sa plus grande adoratrice. Il n'empêche que je n'aime pas les noms qu'il donne aux machines qu'il invente. Ces noms sont... Trop simples pour un cerveau aussi évolué.
Marian nous explique alors qu'elle n'est pas venue seule et que ses deux accompagnatrices l'ont laissé en plan. La jeune femme aux cheveux d'aurore montre des signes de tristesse. Le comportement de ses amies l'a blessé. « Il n'y a pas de fumée sans feu, pensais-je. Peut-être qu'elle aurait dû rester en simple spectatrice... Suis-je en train de m'inquiéter pour elle ? » Je ne m'attarde pas sur la question car nous nous faisons pousser pour avancer vers une nouvelle épreuve. Thomas n'a pas l'air gêné le moins du monde. Il marche lentement sans faire attention aux gens qui l'entoure.

- Est-ce que tu as des enfants Marian ? Des petites têtes blondes dont il faut s'occuper tout le temps ? Les enfants sont merveilleux, ils sont l'avenir du monde et je pense qu'il faut en prendre soin. C'est dans cette optique que j'ai créé les M.A.I.A. Elles devaient servir de nourrice, de babysitter, de sœur petite ou grande et parfois... D'amie. Pour tous les enfants délaissés par des parents trop accaparés par leur propre vie. Je ne comprends pas ces gens qui vont donner la vie à un enfant puis arrêter de s'en occuper une fois le congé maternité terminé. Comme s'il n'était plus intéressant dès qu'il commence à parler, à poser des questions, s'intéresser au monde. Les gens ne veulent-ils donc pas leur faire découvrir le monde dans lequel nous vivons ? Mais voilà, les M.A.I.A devaient être là pour ça. Elles ont toutes les fonctions pour.

Le maître continue de déblatérer sur les fonctions de mes sœurs, allant de l'aide aux devoirs, aux capacités de soin pour soigner l'enfant lorsqu'il se blesse. Parce que les enfants peuvent et même doivent se blesser. C'est comme ça qu'on apprend la vie, dit-il. Je reste silencieuse, impressionnée par l'altruisme dont peut faire preuve cet homme si intelligent, si parfait.
Nous arrivons alors sur ce qui semble être un plateau télé. Des gens costumés des mêmes ponchos criardes nous accueillent. Thomas contredit Marian sur la beauté des vêtements, affirmant qu'ils étaient bien pratiques pour différencier les touristes du personnel. On nous annonce que le nouveau défis est un quizz, ce qui fait sauter de joie mon créateur. Il adore répondre à des questions et surtout bien approfondir la réponse. « On risque de rester ici un moment... »
Le thème est annoncé, les pokémons dégueux. Toujours silencieuse je lance une recherche en interne pour avoir une petite idée de quoi il est question. J'entends le maître ronchonner sur le fait qu'il ne connaît pas encore assez bien les pokémons. Tadmorv et Grotadmorv. Des pokémons de type poison. Les informations défilent dans la carte-mère, je suis alors fascinée. Ces pokémons sont vraiment très intéressant et un espèce de miracle de la nature. Je poursuis mes investigations alors que Marian est conviée à débuter le jeu. Thomas grogne encore, vexé que fasse passer la femme avant lui alors qu'il aurait sûrement terminé avant elle puis, il remarque enfin mon manque d'activité.

- M.A.I.A ? Tu es en train de faire des recherches ?

Il comprend vite et alors que la première question est posée à Marian, je me retrouve à faire une rapide description de ces pokémons à mon maître. Nous allons encore gagné et cette fois j'aurais participé à ma manière. « Ça me fait plaisir d'être utile au maître mais j'ai aussi l'impression que ce n'est pas que pour lui que je suis heureuse. Je crois... Je crois que j'ai l'esprit de compétition. » Un sourire ravie se dessine sur ma plastique alors que notre partenaire du jour est bien embêtée par les questions. La pauvre est incapable de répondre, ne connaissant absolument pas ces pokémons. J'aurais aimé lui soufflé quelques réponses mais si elle n'est pas capable de déduire par elle-même que les éructations d'un grotadmorv sont toxiques après avoir appris qu'ils sont fait de déchets, je ne peux rien pour elle. Même Thomas est dégoûté du peu de connaissance dont elle fait preuve. Peinée pour la rose, j'essaie de lui trouver une excuse alors que la troisième et dernière question est posée :

- Son travail est de s'occuper de bébé pokémon.

- Justement. Tu te rends compte de ce que font les gens ? Ils laissent une inculte élever leurs pokémons ! Autant les laisser devant la télé comme le font certains parents avec leurs enfants ! M.A.I.A, durant toute l'animation je veux que tu instruises Marian. On ne peut décidément pas la laisser repartir sans quelques notions sur les pokémons et tu es la plus à même de le faire. Mes recherches ne font que débuter alors que tu as accès à la base de donnée d'autres chercheurs directement. Il ne faut pas se priver quand on a la possibilité.

Il pousse soudain un soupir de soulagement. La candidate vient enfin de donner une bonne réponse, les sauvant d'une défaite cuisante et honteuse pour Marian. Elle revient jusqu'à nous, osant à peine lever les yeux devant l'air supérieur et mécontent du géant rouge. Elle laissait Thomas remporter cette victoire qu'il était le seul à pouvoir remporter. Alors qu'il s'éloignait pour prendre place au-dessus du buzzer, il me sembla logique d'apprendre à notre partenaire :

- Il me semble normal de te dire que j'ai lancé une recherche sur les deux pokémons thème de ce quizz et que j'ai déjà fait un contre-rendu détaillé bien que qu'accéléré sur le sujet à mon créateur. Néanmoins, après ton lamentable exploit durant le quizz, le maître a relevé que tu étais incompétente dans ton rôle de nourrice pour pokémon. Dans sa grande mansuétude, il souhaite réduire tes lacunes grâce à moi. Je vais te donner des cours particuliers sur les pokémons jusqu'à la fin de l'animation.

Je ne laisse même pas le loisir à Marian de tergiverser sur les directives choisies par mon inventeur. Il faut remédier à son manque de connaissance et c'est une mission que le maître m'a confié. Je me dois de m'y tenir. Je lance une vidéo documentaire sur les égouts de Volucité qui regorgent justement de Tadmorvs, malheureusement je ne possède pas de projecteur holographique, Marian devra se contenter du son. En même temps je suis le quizz du maître qui rayonne de puissant, tel un dieu près à détruire le monde en appuyant sur un simple buzzer rouge.

- Première question ! D'où viennent et de quoi sont formés les éléments qui ressemblent à des dents des tadmorv et grotadmorv d'Alola ?

- Hum... Fait-il semblant de réfléchir alors qu'il sait déjà la réponse. Les Tadmorvs ont été amené à Alola pour réguler les ordures, ils se nourrissent donc exclusivement de déchets... Je dirais donc qu'il s'agit de résidu qui se sont solidifiés et qui se sont agglomérés, formant ces masses solides que ces pokémons utilisent pour attaquer.

Il est tout sourire alors que les acteurs qui animent le jeu se concertent pour finalement conclure que la réponse est bonne. « Elle n'était pas juste bonne. Elle était parfaite. Je n'ai rien dit au maître sur le sujet. Il est tellement intelligent. Je suis tellement impressionnée. »

- Combien de temps la sol met-il à redevenir fertile après le passage d'un grotadmorv ?

Ils ont l'air de croire que ça va poser problème au rouquin qui les surplomb par sa taille et son QI. Justement ce dernier part dans un calcul compliqué en prenant en compte le poids, l'envergure des pokémons, une fourchette d'âge pour se donner une idée mais aussi en prenant compte des lieux, telle que la ville où ils sont vécu et la terre qu'ils vont souiller. Au final, Thomas arrive avec une réponse d'environ une année pour un Tadmorv inférieur au niveau vingt cinq et plus de cinq ans pour un Grotadmorv fraîchement évolué. Tout le monde reste surpris alors que le maître bombe le torse de fierté. Il y a de quoi, sa réponse est absolument parfaite. Je vois les deux hommes en poncho arc-en-ciel fait une mimique d'équivalence en regardant Marian puis Thomas. « Ils doivent être surpris qu'une femme aussi peu développée intellectuellement face équipe avec un homme aussi évolué que mon maître. » Le documentaire que j'ai lancé se poursuit tranquillement alors qu'une voix off explique qu'une brigade spéciale chez les rangers a été développé pour protéger et gérer la population des Tadmorvs de Volucité pour éviter une surpopulation mais aussi une sous-population qui serait toute aussi nuisible à la ville.

- Ok... On valide. Dernière question ! Tadmorv et Grotadmorv étant des entités boueuses, par quel procédé parviennent-ils à tenir leur corps en un seul morceau ?

Cette fois ils pensent avoir piégé le maître et je constate à son manque de réaction qu'il est vraiment pris au dépourvu. Derrière ses lunettes je sais qu'il me scrute. Peut-être attend-t-il une aide de ma part, pourtant je ne tique pas. J'aimerais qu'il m'appelle à l'aide, j'aimerais lui être utile mais ce ne sont que les envies d'un petit robot. Le maître n'a pas besoin d'aide, le maître n'a besoin de personne et surtout pas de moi. Je ne suis que sa création. Je ne peux pas l'aider plus qu'en le protégeant.

- Grâce aux Tadmorvs et Grotadmorvs d'Alola ont peut constater qu'il peut y avoir des morceaux solides dans leur corps boueux. Au final, on ne sait pas ce qui se cache sous toute cette boue. Peut-être ont-ils un squelette à maintenir là-dessous ? La question reviendrait à se demander comment fait l'homme pour se tenir debout ? Et bien je vais vous réponde ! Ça ne vient pas du cerveau mais du tonus musculaire et du réflexe myotatique qui au final rend ce procédé automatique inconsciemment. Le cervele....

- Bonne réponse ! Bravo à vous !

« Il lui a coupé la parole ! » Ma soudaine rage pour les humains osant stopper mon maître dans ses monologues fait sauter le documentaire sur les Tadmorvs. J'aurais pu me précipiter sur ces hommes et leur arracher leurs vêtements stupides et faire taire cette musique ridiculement forte annonçant notre victoire mais je n'en ai pas besoin, le maître s'échine à terminer son explication en hurlant par-dessus la musique.




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Mer 26 Juil 2017 - 11:35
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Encore honteuse de sa prestation lamentable et comme si cela ne suffisait pas, Marian voit ses partenaires d’épreuves en rajouter une couche par le biais de Maia. Apparemment, cette dernière a reçu l’ordre de lui faire un compte rendu sur les pokémons dégueu, pour l’instruire ou quelque chose comme ça. La rosée n’en a absolument aucune envie. Ce n’est pas qu’elle ne veut rien savoir de ces horreurs de la nature, c’est que ce n’est pas le moment. Seulement, elle ne trouve pas le courage de dire non à l’androïde, qu’elle voit encore comme une petite fille. Les apparences sont trop fortes pour que son cerveau imprime réellement qu’il s’agit d’un robot et donc d’une entité totalement différente d’un véritable enfant.

Maia annonce qu’elle va lui montrer le son d’une vidéo sur les tadmorvs et, si la rosée tente de se concentrer dessus au départ, elle pers bien vite toute son attention. Déjà parce qu’un documentaire, lorsqu’il a des images, ce n’est pas pour rien et c’est pour aider à la compréhension. Donc sans images, elle ne peut rien faire. Ensuite parce qu’elle sent que ça ne va pas du tout. Elle les a entendues, dans son dos, vaguement, les remarques de Thomas. Si elle n’y avait pas prêté attention au départ car elle était concentrée sur le quizz, les mots lui reviennent en tête et elle parvient à reformer les phrases. Il a osé la critiquer sur son travail, alors qu’elle fait toujours de son mieux à la garderie. Que c’est une honte de confier ses pokémons à une débile comme elle. Les mots n’étaient pas les même, mais l’idée est là. Elle est triste, mais sent également monter en elle un sentiment de profonde injustice. Qu’est-ce qu’il en sait, lui, de comment ça marche une garderie ? De comment il faut y travailler ? Vu la manière dont il parle de Maia, il n’a aucune idée de comment s’occuper d’un être vivant et, considérant cela, Marian n’a pas du tout l’intention de laisser passer ses remarques désobligeantes. Elle n’a rien dit jusqu’ici, mais maintenant, la tristesse et l’injustice se transforment peu à peu en colère. D’accord elle est idiote, d’accord elle ne connaissait rien aux pokémons dégueu, mais cela ne veut pas dire qu’elle est incapable de s’occuper de bébé pokémons. Elle est même sûrement mille fois mieux qualifiée que la scientifique !

Ce dernier est d’ailleurs en train de réussir son quizz avec brio, ce qui fait grogner la rosée, mais n’est pas volé. Il a effectivement beaucoup de connaissances. Elle se dit qu’elle aurait aimé que le quizz porte sur quelque chose de beaucoup plus… Vivant, comme elle l’appelle. Par exemple sur la manière de convaincre un tiplouf de manger ses baies lorsqu’il préférerait jouer, alors qu’il faut qu’il mange. Car ce genre de choses, cela ne se trouve pas dans des livres scientifiques, il n’y a pas besoin de mots compliqués pour l’expliquer, ce n’est pas des données. Ca, Marian sait très bien le faire. Elle sait faire manger n’importe quel bébé pokémon, mais surtout elle sait comment les rendre heureux. Elle sait comment faire pour qu’ils passent une bonne journée à la garderie et qu’ils s’épanouissent. Elle doute que cela aura une quelconque valeur dans l’esprit carré de Thomas, mais elle ne compte pas se laisser faire.

La dernière question arrive et la vidéo de Maia saute, pour une raison qui échappe à Marian, mais dont elle n’a pas grand-chose à faire de toute façon. Thomas se met à hurler par-dessus la musique qui annonce leur victoire. Victoire dont elle n’a absolument plus rien à faire. Cette scène la fait rire intérieurement et elle laisse échapper : « Se sont les enfants qui se comportent ainsi… », bel exemple pour Maia. La pensée que c’est parce qu’il se comporte comme un enfant que Thomas a créé les androïdes nourrices dont il a parlé tout à l’heure, parce qu’il a besoin de se faire materner. Mais comme il s’agirait là d’un enfant pour lequel Marian n’éprouve aucune forme d’affection, cette réflexion est tournée avec un certain mépris. Mépriser les gens, elle n’aime pas, mais la colère l’empêche de contrôler ce genre de choses.

Marian se dirige vers la sortie de la pièce, récupère vaguement sa clé d’or au passage avant de la mettre dans son sac. Elle n’a rien à faire de cette récompense, ce qui importe, pour le moment, c’est de pouvoir se défendre. Dans l’espace de circulation suivant, il y a beaucoup moins de monde que dans le précédent, ce qui devrait aider à ce qu’elle se fasse entendre. Lorsqu’ils sont tous réunis dans cette nouvelle pièce où il faut choisir une nouvelle porte, la femme interpelle le scientifique.

- Thomas !, elle marque une pause pour être sûre qu’il ait capté qu’elle l’interpelle. Je sais que tu as décidé de me prendre pour une imbécile finie et que te faire changer d’avis sera sûrement impossible, mais je ne peux pas te laisser sous-entendre que je suis incapable de faire mon travail correctement. S’occuper des bébés pokémons, ce n’est pas qu’une question de connaissances, de données. Bien sûr, si je dois m’occuper d’un pokémon que je n’ai jamais vu, comme un tadmorv, je vais me renseigner sur lui, parce que se serait dangereux pour lui si je m’en occupais sans rien en connaître, mais il y a beaucoup de choses au-delà de ça. Les pokémons… Non… Les êtres vivants ne sont pas que des données où des connaissances, elle tente de contenir sa colère, difficilement. Ils vivent, des choses différentes chacun, ils ont des caractères qui leurs sont propres, ont besoin de marques d’affection différentes même au sein de la même espèce. Ils ont des sentiments différents. D’un bébé à l’autre, se ne sera jamais pareil pour le consoler d’un cauchemar après la sieste, pour lui faire manger son repas, pour jouer avec lui, pour le rendre heureux. Parce que c’est ça, mon travail, et c’est ce que je veux faire : les rendre heureux. Que le soir, quand ils retournent vers leurs maîtres, qu’ils aient passé une bonne journée, qu’ils soient en bonne santé et heureux. C'est tout ce qui compte. Et ça, le bonheur de quelqu’un d’autre, ce n’est pas une chose qu’on peut obtenir juste en ayant une encyclopédie dans le crâne.

Elle sent ses mains et ses jambes qui tremblent. Elle déteste vraiment, vraiment se mettre en colère. Car la colère, selon elle, amène à la violence. Et la violence, c’est ce qu’elle déteste le plus au monde. Elle ne sait absolument pas gérer cette émotion, a l’impression qu’elle va se mettre à pleurer à chaque instant. Elle est déjà fière d’elle d’avoir réussi à maintenir le ton de sa voix pour qu’il ne devienne pas bégaiement ou trop fort. Vite, il faut qu’elle essaye de passer à autre chose, mais elle ne veut pas le forcer. Le forcer, elle a l’impression que se serait laisser parler la colère et seulement la colère. Elle décide donc de s’en tenir à une proposition.

- Si tu veux bien, on pourrait passer à la prochaine épreuve ? J'ai hâte de voir ce que le fort nous réserve encore, elle s’essaye à un sourire sincère. Se serait dommage de s’arrêter maintenant ou de laisser une mauvaise ambiance s’installer, surtout que j’imagine que c’est rare que Maia vive ce genre d’événement, il faut qu’elle puisse en profiter !

Voilà, penser à Maia. Penser à la petite fille qui doit être contente de vivre cet événement festif. Même si, à la réflexion, tout à l’heure, avec l’histoire du documentaire, ça l’a mise mal à l’aise. C’était comme si, pour la première fois, elle se rendait compte qu’elle n’était pas humaine, que c’est une machine. Des boulons, des rouages, ce genre de choses. Mais est-ce que ça veut dire pour autant que Maia n’est pas vivante… ? Elle ne sait pas. Apparemment elle a des émotions spontanées alors cela doit vouloir dire que oui. C’est ça, c’est simple : Maia est vivante. Et en tant qu’être vivant elle a droit à la même attention que les autres.



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Mer 26 Juil 2017 - 11:35
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Ven 4 Aoû 2017 - 11:53




« Tsss, ils auraient pu apprendre tellement de choses. Je déteste les gens qui refusent d'apprendre ! » Tant pis pour eux. Ils resteront des incultes et crèveront bêtes. Moi je sais ce que je vaux, je sais la valeur des connaissances que j'engrange. S'il faut mourir un jour alors je veux emporter le plus sa savoir possible dans la tombe. Même si ce n'est pas matériel mon cercueil sera toujours plus remplie que le leur. Je retourne auprès de mes partenaires de jeux mais Marian ne m'attend pas, se dirigeant directement vers la sortie où on lui remet la clé. Je la rattrape en quelques foulées alors que M.A.I.A trottine derrière moi, le son d'un documentaire sortant de son casque. « Ma victoire éclatante a dû réveiller l'instinct de compétition de la rose, même si elle n'est pas capable de gagner, elle doit vouloir me voir remporter le premier prix. » J'allais faire part de mon raisonnement à l'androïde qui essayait de scanner les nouvelles portes pour savoir quels défis se cachaient derrière. Lorsque Marian m'interpella. Son ton dur était très différent de celui qu'elle nous avait habitué, aussi me figeais-je, sur la défensive. J'avais eu raison, elle était en colère et me reprochait la conversation que j'avais eu avec M.A.I.A. Mon visage s'assombrissait au fur et à mesure qu'elle parle. Je déteste qu'on élève la voix contre moi, qu'on me réprimande sur ce que j'ai dit, ce que j'ai fait. Je déteste qu'on me juge car je suis le seul le plus à même de juger. C'est juste une question de QI, une question d'intelligence. « Quand on est pas capable de déduire la toxicité d'un pokémon poison alors on devrait fermer sa gueule. » J'aurais pu entrer dans une de mes crises de rage incontrôlable et j'aurais pu détruire cette petite femme qui soudain se croit autorisée à élever la voix contre moi mais, plus je l'écoute et plus ses remontrances me font sourire. Premièrement parce qu'elle a du mal à parler et à me regarder. Je comprends que la colère n'est pas une émotion qu'elle contrôle facilement. « Elle ne doit pas avoir l'habitude de s'énerver. J'ai touché la corde sensible. »
Par la suite elle commence à m'expliquer en quoi son travail consiste. Un ennuie mortel pour finalement sous-entendre que je ne pourrais pas faire ce genre de boulot.

- Tu te crois doter d'un sixième sens pour t'occuper des pokémons ? Ce n'est probablement que ton instinct maternel qui ressort. Cela dit, une étude raconte que l'instinct maternel n'est qu'une invention du gouvernement pour obliger les femmes à retourner procréer et s'occuper gentiment des enfants à la maison et laisser les usines où elles avaient travaillé pendant la guerre à leurs maris soldats qui revenaient. Toujours est-il qu'il a été prouvé que les femelles sont naturellement faites pour s'occuper des bébés, que ça soit de leur espèce ou non. Aussi serais-je peut-être moins habilité à m'occuper de bébé pokémon que toi mais je suis certain qu'après une étude approfondie je pourrais faire mieux que toi. Même M.A.I.A. J'en suis certain.

C'est une certitude que j'aimerais beaucoup vérifier, aussi j'espère qu'elle me propose que nous fassions un test. Mais pour le moment nous sommes au milieu du Fort Tartard et les concurrents autour de nous se raréfient. J'accepte sa proposition de poursuivre le jeu, même si nous ne sommes pas là pour M.A.I.A et qu'en tant que robot, elle se fiche pas mal de ce que nous faisons.

- Seul ma présence importe à M.A.I.A.

Je suis tout de suite approuvée par la petite fille mécanique qui hoche la tête, faisant sauter le documentaire qui se poursuit. Irrité par la voix monocorde du présentateur invisible, je lui ordonne de stopper la vidéo et de nous choisir une porte. Pas parce que je suis un grand créateur altruiste mais parce qu'elle sait où sera l'épreuve la plus intéressante qui nous rapprochera le plus vite du gros lot. La fillette choisit la porte tout à gauche, affirmant qu'il n'y a pas de file d'attente. J'entre le premier mais me retourne pour m'assurer que Marian nous suit malgré sa saute d'humeur. Je suis surpris de constater que M.A.I.A la fixe étrangement, comme elle me fixe moi, avec de l'admiration.

- S'occuper de bébé pokémons n'est pas une chose simple et les rendre heureux est un but louable, l'entendis-je dire à la rose.

- Ah oui... J'avais oublié que M.A.I.A apporte une grande attention aux pokémons. Je ne sais pas encore pourquoi.

Je haussais les épaules, peu intéressé par ce cas puis j'avançais. Nous arrivons dans un décor de jungle avec des arbres et des arbustes à longues feuilles un peu partout. Des fleurs énormes nous embaument de leur parfum capiteux alors que nous avançons sur un petit chemin de terre jusqu'au bord d'une falaise. Une femme en tenue de randonnée avec un chapeau de cow-boy arc-en-ciel nous souhaite la bienvenu dans la jungle. Au loin il y a une drôle de structure en pierre avec la clé en or au sommet. On va devoir traverser un ravin à l'aide des lianes installées pour aller récupérer notre trésor.

- Ok, fis-je. Le contexte est simple mais la pratique va se révéler bien plus compliquée. On va devoir calculer la force de gravité en fonction de notre poids, de la tension de la liane, de la poussée, etc...

Grâce à M.A.I.A j'obtiens les chiffres et je me lance dans un calcul sur un petit calepin que j'ai toujours avec moi. Un groupe de pokémon singe avec une main en guise de queue nous nargue sur les branches avoisinantes. Je suis complètement adsorbé par les chiffres qui s'accumulent sur la feuille de papier mais j'entends vaguement la voix mécanique de M.A.I.A qui informe Marian de la possibilité de l'aider lors de l'épreuve. Au bout de dix minutes et deux vérifications, je décide de tester ma théorie et je me lance sur la liane. Lorsque mon pied se pose sur le premier rocher j'affiche un sourire ravi. Mon calcul était parfait, il ne me reste qu'à réitérer trois fois le saut à la liane jusqu'à arriver à la clé en or. Mais dès le deuxième je comprends que j'ai oublié un paramètre. La fatigue. Il me reste encore une liane à attraper mais je ne suis pas certain que mon corps supporte un nouveau balancement, mes bras sont tous mous, épuisés par l'effort précédent.

- M.A.I.A... Fais-moi traverser.

C'est un ordre mais j'ai quand même l'impression de demander de l'aide et je n'aime pas ça. La petite fille robotique me rejoint facilement, nullement ennuyée par l'épuisement grâce à son corps artificiel. Je monte sur son dos, m'accrochant fermement puis nous traversons le dernier obstacle.




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Dim 20 Aoû 2017 - 11:33
Comme cela semble être son habitude, Thomas répond d’une manière qui n’inspire quasiment que du mépris à Marian, bien qu’elle essaye en général de rester ouverte d’esprit. Elle ne prend pas la peine d’y répondre, surtout lors de son évocation des femelles qui sont faîtes pour s’occuper des enfants comme elle n’en approuve absolument pas le vocabulaire et se concentre sur le fait de trouver une nouvelle épreuve. Si elle veut prouver à Ariane et Hula qu’elle peut valoir quelque chose, elle ne peut pas se permettre d’abandonner Thomas là au-milieu, ce qu’il mériterait cependant. Et puis il y a Maia, qu’elle ne peut pas non plus laisser… Même si les réactions de cette petite commencent sérieusement à la déranger, voir l’horrifier. Elle semble vouer un amour sans borne à son créateur, ce qui peut être compréhensible, mais la rosée ne peut s’empêcher de se demander si la fillette a choisi de penser ainsi ou si elle a été programmée pour l’aimer. Cela ne l’empêche cependant pas de l’écouter avec attention lorsque l’androïde vient lui adresser la parole pour lui dire que son but au travail est louable, ce qui remet un peu de baume au cœur à Marian qui avait un peu peur de se retrouver à faire la tête pour tout le reste des épreuves.

- Merci Maia. C’est surtout difficile quand les pokémons ne sont pas faciles à vivre…, elle ne peut s’empêcher de lancer à ce moment un regard à Thomas, mais l’écarte vite pour ne pas créer plus de conflit entre eux.

Elle s’imagine cependant très bien devoir s’occuper d’un pokémon comme lui à la garderie. Sûrement serait-il une de ces créatures affreuses, comme un magby avec ses sortes de pustules sur la tête… Des signes d’intelligence, comme Thomas. Ou peut-être d’avoir été bercé trop près du mur, ce qui lui est sûrement arrivé aussi. Cette vision arrache un petit rire à la femme qui s’en veut immédiatement après car elle sait qu’il n’est pas bien de souhaiter du mal aux autres, peu importe si elle les apprécie ou non.

La prochaine épreuve se tient dans un décor qui ressemble à une jungle. Il y a une multitude de plantes, sûrement fausses, mais qui sont tout de même très verdoyantes et colorées, ce qui ravit les yeux de Marian. « Oh c’est superbe ! », fait-elle remarquer sans se soucier de savoir si quelqu’un l’écoute. Sa vision de rêve est cependant rapidement interrompue par un gros chapeau de cow-boy arc-en-ciel qui lui donne l’impression d’atterrir en plein cauchemars. Qu’est-ce que les organisateurs avaient avec les arc-en-ciel ? Des problèmes, sûrement, alors elle fait de son mieux pour ne pas regarder ces horribles chapeaux. L’homme explique cependant qu’ils vont devoir travers une sorte de faux ravin avec des coussins en dessous, pour ne pas se faire mal si on tombe, même si ce n’est pas très haut. Pour le traverser, ils vont devoir s’accrocher à des lianes et se balancer, ce qui ne paraît pas très compliquée à la rosée. Le sport a toujours été la matière dans laquelle elle était la plus forte à l’école. Bien sûr elle n’avait pas non plus des résultats exceptionnels, mais c’est une personne assez endurante. Traverser avec des lianes ne lui fait donc pas peur.

Thomas passe devant, après avoir demandé à Maia des calculs compliqués dont elle ne comprend pas l’utilité. Il suffit de se balancer et de regarder où ça va. Si ça ne va pas dans la bonne direction on se balance autrement, point. Cependant, puisqu’elle ne se sent plus la force de contredire ni même de parler au scientifique, de peur d’être un peu méchante, elle se contente de le regarder faire… Et quel spectacle ! Au bout de la deuxième liane, il n’en peut plus et demande à Maia de l’aider à traverser. Une remarque sarcastique travers l’esprit de la jeune femme, mais puisqu’il est loin il ne l’entendrait pas alors elle se retient de la dire ; même si elle ne sait pas trop si elle parviendra à ne rien dire lorsqu’il sera à portée de voix.

C’est maintenant à son tour de manipuler les lianes. Elle attrape la première, s’assure d’avoir une bonne prise avec les bras et commence à se balancer sans accrocher ses pieds au bas de la liane, afin de pouvoir atterrir de l’autre côté. Le premier trou n’étant pas spécialement large, elle le traverse sans difficulté, retrouvant son équilibre aisément une fois de l’autre côté. Elle se félicite d’avoir mis des chaussures se voulant pratiques plutôt que très esthétiques pour une fois. Au pire, elle les aurait enlevées. La traversée du deuxième trou se passe de manière à peu près similaire, même si elle éprouve plus de difficulté à calculer sa trajectoire et atterrir correctement sur la plateforme suivante. Pour réussir à garder son équilibre dessus, elle se met à genoux. La balancée ayant été plus longue que la fois précédente, elle tourne un peu les bras pour les dégourdir, mais est contente de ne pas ressentir en eux plus de fatigue que ça. Elle se relève et s’attaque à la dernière liane. La difficulté qu’elle voit, cette fois, c’est que la plateforme de l’autre côté ressemble plus à une corniche qu’autre chose, ce qui va rendre l’atterrissage plus difficile. Il faudrait qu’elle puisse s’accrocher d’une main de l’autre côté déjà, car si elle n’y met que les pieds, elle sera emportée par la corde ; et sauter lui paraît particulièrement risqué. Elle tente donc le coup, se balançant cinq fois avant d’atteindre l’autre côté où elle s’accroche comme elle peut. La position qu’elle a lorsqu’elle se trouve sur la corniche est assez improbable et elle se fait un peu mal à la hanche, mais au moins elle est dessus et a réussi l’épreuve.

Un sentiment de fierté envahit Marian lorsqu’elle se relève et rejoint ses camarades, frottant un peu la hanche où elle s’est fait mal afin de faire disparaître toute douleur, ce qui fonctionne rapidement. Enthousiaste, elle ne peut s’empêcher de dire l’évidence aux deux autres qui étaient déjà sûrement en train de regarder : « J’ai réussi ! » Elle a le sourire au lèvre et la tête libérée. La rosée se dirige vers un autre homme au chapeau arc-en-ciel qui lui tend la clé qu’elle vient de gagner, la première qu’elle a eu par elle-même, ce qui la fait un peu trépigner de joie, comme une enfant. Elle la serre précieusement contre elle car c’est la preuve qu’elle pourra donner à Hula et Ariane qu’elle aurait très bien pu les accompagner et être douée parfois.

- Maia, tu as été très douée sur la dernière liane !, fait-elle remarquer à la fillette. Ca avait l’air tellement facile quand on te regardait faire !

En même temps qu’elle initie cette conversation avec Maia, et parce qu’elle veut bien lui prouver que sur cette épreuve elle a mieux réussi que lui, Marian s’adresse également à Thomas en lui servant la remarque à laquelle elle avait précédemment pensé :

- Au fait Thomas, tu ne m’avais pas dit que les Maia étaient faîtes pour s’occuper des enfants ?, avec le sourire colgate, qu’elle va regretter quand elle sera rentrée chez elle, parce que ce n’est pas bien de se moquer des gens. Mais quand ils tendent la perche pour se faire battre, difficile de ne pas la prendre !



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Mer 23 Aoû 2017 - 10:42
Les paroles de Marian m'ont touché. Je ne sais pas pourquoi. Les pokémons sont importants, ce sont des êtres doués d'intelligence, parfois plus que certains humains. Les pokémons étaient là bien avant nous, ils sont les premiers habitants de la terre. Vu leur puissance et leur nombre, s'ils décidaient de changer l'ordre établi, les humains pourraient reprendre rapidement leur rôle de proie. Je ne souhaite pas cette fin pour mon maître mais parfois les hommes devraient se souvenir de la précarité de leur vie.
La nouvelle épreuve est du saut de liane et je suis très fière de voir le maître prouver encore à ceux qui nous entourent à quel point il est supérieurement intelligent. Toujours avec autant d'admirations je le regarde s'élancer, une petite pointe de crainte tout de même. Les ravins sont tout de même haut malgré les coussins placés au fond pour amortir une potentielle chute. Dès que le maître montre un signe de faiblesse je m'avance, prête à venir le sauver, j'attends son signal, son autorisation. Je ne peux me précipiter vers lui au risque de me faire rabrouer par la suite. À la troisième liane je vois qu'il n'en peut plus alors que je suis tout au bord du ravin, attendant désespérément qu'il accepte mon aide. Une femme avec son chapeau grotesque essaie de me faire reculer, elle craint que je tombe mais ça n'a aucune importance. Si par malheur le sol se dérobait sous mes pieds je n'aurais qu'à remonter immédiatement. Ça ne serait qu'une perte de temps, rien de plus.

 - M.A.I.A... Fais-moi traverser.

Ça y est. L'ordre est arrivé, l'autorisation. Je m'élance, sautant le premier ravin sans la liane tant il était facile puis je rattrape mon créateur que je hisse sur mon dos. Il est si grand et je suis si petite, j'espère qu'il ne va pas tomber. Je n'ai qu'un saut à faire et il sera à l'abri. Dès qu'il est bien cramponné j'attrape la liane et m'élance. Un léger craquement me signale que la liane supporte mal nos deux corps et nous sommes déjà de l'autre côté sans incident. Thomas descend en pestant contre ces jeux trop dangereux et mal adapté.

- Tu te rends compte qu'une personne âgée ne pourrait pas participer à ce jeu ? Même un très jeune enfant ! C'est totalement inégal et injuste pour ces personnes, dit-il en secouant ses bras engourdis par l'effort.

Marian se lance à son tour et passe avec facilité les deux premières mais je vois qu'elle aussi fatigue pour le troisième saut. Je me rapproche, aussi prête à lui venir en aide comme je l'ai fait pour Thomas. « Il faudrait peut-être que je la prévienne aussi pour la troisième corde qui n'est plus très stable après notre passage. » Je sens alors une pression sur mon épaule. Le maître a posé sa main sur moi tout en fixant Marian qui se prépare à se lancer. « Il ne veut pas que je bouge, il m'interdit de l'aider... » Je ne comprends pas pourquoi mais j'obéis et je regarde Marian sauter et se rattraper du mieux qu'elle peut à la corniche. Sans rien dire, sans rien faire. Parce que le créateur l'a ordonné. Heureusement pour la rose, tout se passe bien. Elle réussit à se maintenir sur la corniche et nous rejoint en se frottant la hanche, preuve qu'elle s'est tout de même fait mal durant l'épreuve. Je vois rouge. « Ces épreuves ne sont vraiment pas bien sécurisée. » De la fierté brille dans les yeux de la nourrice, une fierté si grande qu'elle lui fait oublier rapidement cette douleur. « Je suis contente de ne pas avoir bougé finalement... Sa réussite n'aurait pas été aussi éclatante. Le mâitre avait dû deviner que Marian avait besoin de ça. Il est si bon. » Thomas n'a pas l'air plus ému que ça pour la victoire de Marian et se contente d'hausser les épaules quand elle me complimente sur mon passage. "Il est si timide."

- Merci, répondis-je. Je ne ressens pas la fatigue alors ça doit être plus 'facile' pour un robot comme moi. Et la facilité n'a aucun mérite. Par contre toi tu es passé avec difficulté, sous-entendant qu'elle avait du mérite d'avoir passé ces trois ravins fictifs.

Nous nous dirigeons vers une nouvelle épreuve lorsque Marian fait une remarque à mon inventeur. Celui-ci est soudain tout content que la conversation se tourne vers un domaine où il a réussi.

- Si si, elle doit être capable de gérer les crises des enfants, de leur faire à manger, de les aider à faire leurs devoirs et tout. Mais... Elle a subi quelques modifications qui ne sont pas de mon fait...

Le maître hésite à révéler ma véritable histoire, le véritable but des M.A.I.A, faire la guerre. Il n'ose avouer qu'il s'est fait flouer par son propre père et que toutes ces glorieuses inventions ont été détournées au profit de l'armée. En regardant Marian j'ai une impression bizarre. Normalement quand quelqu'un pose une question il penche légèrement la tête sur le côté, preuve qu'il porte une grande attention à la réponse. Mais là, la rose affiche un grand sourire, un signe d'amusement. « Qu'est-ce qui l'amuse ? » Alors que Thomas abrège le sujet de mes modifications et choisit une nouvelle porte, je m'approche de Marian pour lui demander :

- Pourquoi est-ce que tu souriais ? Le maître n'a pas fait de blague.




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