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» Chronique du passé : Mauvaise voie


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Modo CDT & Ranger

C-GEAR
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Mer 31 Mai - 4:46
Azamir, 16 ans

Voilà un peu plus d’un an que ton père t’a mis à la porte de chez vous, ne te laissant pas l’occasion de ramasser tes effets personnels. Il t’a balancé dehors quelques trucs, mais tu manquais de tout. Se retrouver sans domicile à quinze ans, la peur s’est manifestée. Heureusement, elle n’est pas restée très longtemps. Tu as eu de la chance que les Nyriu acceptent de te recueillir chez eux, te permettant enfin de vivre dans une ambiance familiale, une vraie ambiance comme tous les enfants devraient connaître. Ça n’a jamais été ton cas et il faut admettre que tu y as pris goût. Tu te sens bien chez eux, tu n’as pas l’envie de partir. Ils prennent soin de toi, ils te démontrent de l’affection, ils te font des cadeaux... Des choses simples et « normales » pour la majorité, mais qui ne t’avaient jamais été démontrées par le passé. Ainsi, dans un tel environnement, cela te permet de t’épanouir. Du moins, ça aurait été sain que tu le fasses et logique que cela survienne. Tu crois que c’est le cas, mais tu te bernes déjà d’illusions. La mort de Sanea t’affecte encore. Le deuil réprimé ne t’aide en rien à cheminer sur une bonne voie. Une rancœur sans nom est terrée au fond de ton cœur, une rancœur adressée à la vie de général. Tu n’as pas été choyé depuis ta naissance, c’est le moins qu’on puisse dire. Et toute cette rage que tu contiens t’amène vers un chemin qui n’est pas sain, qui ne te correspond pas. Si tu aimes les Nyriu d’une façon sincère, tu réagis fortement dès que l’un d’eux tente de te conseiller. Tu y vois une forme de contrôle que tu rejettes, après en avoir subi durant toutes ces années. Pourtant, eux ne souhaitent que ton bien, ils veulent que tu exploites ton potentiel. Parce que tu en as un, un très grand, mais tu ne le vois pas à cause de tes notes plus que moyennes en cours. Bon, elles ont tout de même augmenté depuis que t’es plus chez Thorkil, sauf que ça reste précaire comme équilibre. En plus, tu ne vois pas l’intérêt de travailler plus, estimant fournir déjà assez d’efforts. Tu n’as pas l’envie d’y passer tes soirées en plus de toutes les journées. À ton âge, c’est normal, mais ça contribue à accentuer ce côté rebelle que tu as. Au moins, t’évites de manquer des cours. Tu sais que tes presque parents adoptifs n’apprécieraient pas.

J’ai envie de travailler, de ramasser mon argent afin de ne plus dépendre d’eux.

Tu as appris à être très indépendant rapidement, alors c’est normal de le vouloir encore, bien que ça ne soit peut-être pas pour les bonnes raisons. Tu veux te distancer d’eux, ne plus avoir ce sentiment de leur devoir quelque chose. Pourtant, tu ne leur dois absolument rien. Ils ont voulu t’intégrer légalement à leur famille, ils ont voulu faire de toi leur fils adoptif, alors ça leur fait plaisir de pouvoir t’aider, de pouvoir te montrer ce qu’est une vie de famille. Ils te considèrent comme un des leurs, ce que tu as franchement du mal à voir. Tu crains toujours que le moindre de tes gestes fasse en sorte qu’ils te jettent eux aussi dehors, puisqu’ils n’ont aucune obligation envers toi. Non, ils ne verront jamais les choses ainsi. Ils se sont engagés envers toi alors ils feront le nécessaire pour te comprendre et t’aider. Ces personnes n’ont rien à voir avec les méthodes employées par ton père... Tu te retiens toi-même dans une foule d’émotions négatives qui te bouffent un peu plus tous les jours. Ça te rend anxieux, provoque un sommeil plus léger et perturbé. Ça t’amène des problèmes et une vulnérabilité contre laquelle il est très difficile de lutter... Tomber dans la facilité, c’est mieux n’est-ce pas? Tu n’en avais pas tellement conscience, mais afin de mieux taire tout ce qui gronde en toi, tout ce qui menace de te faire perdre le contrôle, il fallait bien que tu agisses avec le peu de moyens efficaces que tu connaisses. Au lieu de te confier à la mère de Ferir, à cette femme qui t’a toujours démontré une formidable ouverture d’esprit (son fils ne tire pas la sienne du voisin, on s’entend), il fallait que tu fasses autre chose. Les mots t’échappent et identifier ce que tu vis n’est pas aisé, il est vrai. Tu n’es pas particulièrement à l’aise avec ça, ayant un retard de développement au niveau des sentiments. Mais te comporter ainsi, les taire et les oublier dans un coin en espérant que ce mal-être que tu ressens se calme de lui-même ne t’apportera pas de solutions sur le long terme. Ça n’est pas dans la fuite que les soucis se règlent. Il faudrait que tu t’ouvres pour qu’on puisse te l’apprendre. Il n’est pas encore trop tard, ta rigidité n’est pas si grave à cet âge. Elle le sera plus à trente ans... Mais tu penses bien faire, et tu ne veux pas déranger les gens que tu aimes avec cette notion qui t’échappe.

Si je ne peux pas comprendre moi-même, comment les autres le pourraient-ils?

Tu t’arrêtes à ce questionnement, accordant peu ta confiance. Avec ton histoire, c’est difficile de t’en vouloir pour cette raison. Les adultes avant de rencontrer les Nyriu t’ont toujours déçu. Ils n’ont jamais rien fait face à la situation à laquelle tu survivais au quotidien. Les blessures qui t’étaient infligées étaient pour la plupart très visibles. Ils s’en rendaient compte, mais c’est délicat. C’est délicat de signaler un enfant qu’on ne connaît pas, plus encore un enfant dont les rumeurs des agissements du père font peur. Ils ne voulaient pas s’attirer ses foudres. Il était connu, bien que les autorités n’aient jamais pu rien faire contre lui, jusqu’à présent. Qui sait ce que l’avenir réserve? En tout cas, tant que tu te tiens loin de lui, tu te sens mieux, juste pas assez pour ne pas commettre des erreurs qui te suivront pour le reste de ta vie. Si l’école ne t’attire pas, si la perspective d’entamer de hautes études ne t’intéresse pas, tu envisages un parcours de vie similaire à celui de ton père... C’est facile, le crime. C’est accessible à tout le monde, aux gens comme toi qui ne l’ont pas eu facile, qui ont pris cher, qui veulent juste essayer de se sortir la tête hors de l’eau et de mener leur petite vie sans devoir constamment ramer à sens inverse. Évidemment, tu n’as pas toute cette réflexion, trop jeune, trop inexpérimenté, trop en retard sur cette compréhension, mais si tu t’ouvrais un peu, peut-être que tu y verrais plus clair. T’as commencé avec un petit vol, rien de très folichon, juste un peu de bouffe dans un petit magasin. T’as pas été choppé et ça t’a donné l’impression de moins dépendre des parents de Ferir. Alors t’as naturellement recommencé, au même endroit et une fois de plus, c’est bien passé. C’est un quartier moins recommandable, il y a des jeunes un peu comme toi, un peu à part. Des rejetés, des battus, des délinquants... Tu t’y sens à ta place. Ils ont attiré ton attention, mais tu n’as pas encore amorcé le mouvement vers eux. Tu y songes beaucoup. Ça te semble être une bonne idée. Avoir des amis qui te ressemblent... T’as jamais été très porté sur l’amitié, mais pour prendre ton indépendance, tu te dis que ça ne serait pas une mauvaise idée et qu’ils ont forcément des choses à t’apprendre.

Si je les croise à nouveau, j’irai vers eux.



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C-GEAR
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Lun 19 Juin - 23:58
Aujourd’hui, après les cours, tu ne rentres pas chez les Nyriu comme d’habitude. En plus, tu n’as même pas avisé que tu ne serais pas présent... C’est de chercher les problèmes que d’adopter un tel comportement, mais t’es assez vieux pour assumer les conséquences de tes actes. T’as toujours dû les assumer de toute façon, même ceux qui n’étaient pas de ta faute. T’y es habitué. Cette fois, t’as décidé de te rendre à l’endroit où les jeunes délinquants se réunissent. Tu veux t’intégrer, tu veux les avoir pour amis. Ils sont loin de constituer un bon choix, encore moins pour un jeune comme toi qui a déjà pris cher dans la vie... Ils sont tous des adolescents à ton image. Ils ont tous un vécu qui n’est pas facile. Certains plus que d’autres, il est vrai. T’es sûrement un des cas les plus lourds... Tu es passé près de ne jamais connaître ce qu’est l’amour, de ne jamais connaître les bons sentiments, de ne pas savoir ce que c’est, une vie en famille. Malheureusement, tu découvres cela trop tard pour te permettre de poser les bons gestes, de faire les bons choix pour toi. Tu crois être sur la bonne voie, mais il n’en est rien. Tu ne feras que sombrer dans la solitude et cette chute commence dès aujourd’hui. En effet, tu parviens au lieu de rassemblement. Observant de loin ce qui se passe, les quelques jeunes déjà sur place s’installent. Il s’agit d’un entrepôt abandonné. Ils y ont entré de vieux meubles usés destinés au rebut. Tu n’entends pas bien ce qu’ils se disent, mais constater qu’ils consomment n’est pas trop difficile. Honnêtement, depuis la mort de Sanea, tu te questionnes beaucoup sur la drogue, aussi sur l’alcool. L’envie d’essayer est présente. De façon inconsciente, cela t’attire pour oublier, pour mieux terrer tous les sentiments que tu tentes de taire, aussi les souvenirs douloureux. Il y en a beaucoup dans ton passé. Toutes les cicatrices sur ton corps ont une histoire triste derrière. La pire d’entre elles est évidemment cette tentative de suicide qui a marqué ton poignet. Au moins, la plaie a bien guéri et la marque est devenue moins visible. En tout cas, moins visible que celle dans ta main, après que ton père t’ait blessé avec un couteau, traversant ta main alors que tu n’avais que neuf ans. Tu as dû te soigner par toi-même, sans aller à l’hôpital. Normal que les soins n’aient pas été suffisants pour cacher cette blessure.

Je devrais porter des gants, on ne les verrait plus du tout.

Bref, on ne peut pas dire que tu sois très discret en ce moment. C’est sans surprise que trois jeunes viennent te tapoter l’épaule, te faisant sursauter. Tu ne les avais pas entendus marcher vers toi, ils sont arrivés par-derrière. Maintenant que t’es face à eux, tu te sens con. Qu’est-ce que tu peux bien leur dire? T’es pas à l’aise socialement. Les mots t’échappent souvent et tu t’exprimes mal. Puis, honnêtement, t’as pas envie de les supplier de t’intégrer à leur groupe ou quoi que ce soit dans ce genre. Ce n’est pas quelque chose qui peut être forcé. Tu nous espionnes? Celui qui t’adresse cette question paraît mécontent. En fait, ils le semblent tous, comme s’ils craignaient que tu les dénonces. Il n’en est évidemment rien. Non, je... Tu ignores quoi ajouter, figeant sur place. Comment expliquer ta présence? Tu recules d’un pas, ressentant une certaine agressivité de leur part. Seul contre trois, tu ne risques pas d’aller loin, en effet... Alors pourquoi t’es là? Ce n’est pas le même qui te parle. Lui n’hésite pas à avancer d’un pas, comme s’il cherchait à t’intimider. Ce comportement te ramène à la réalité. Ce ne sont pas des adolescents qui vont t’effrayer! Personne ne peut te faire autant de mal que ce que ton père a fait. C’est ce que tu te dis. Ainsi, tu te redresses, les dépassant tous en grandeur. C’est maintenant à ton tour de les intimider par ton attitude, par ce que tu dégages. Ils en sont surpris. Parce que je suis comme vous. Voilà la réponse qui franchit tes lèvres. Non, tu n’es pas comme eux. C’est ce que tu penses, mais tu te trompes lourdement. Tu es bien meilleur que tu ne le crois. Si seulement ton père n’avait pas employé des Pokémon pour te maltraiter, tu aurais déjà pu trouver ta voie, ton métier qui te rendra vraiment heureux. À la place, tu te brimes toi-même, tu t’enfermes dans des mœurs qui ne te correspondent pas. En tout cas, les trois garçons qui te font face expriment une certaine surprise, mais ils se reprennent. Le plus brave du lot reprend la parole. Et tu crois que c’est aussi simple de nous rejoindre? Non, tu te doutes que non. Il y a forcément une initiation ou une épreuve à accomplir. Ils ne veulent pas prendre le risque de laisser approcher un jeune qui les dénoncerait, qui irait tout dévoiler de leur plan aux autorités ou aux adultes. Ils sont prudents.

Je les comprends, mais je ne m’attendais pas à un tel accueil.

Doucement, tu hoches la tête de droite à gauche dans un signe de négation. Ils allaient reprendre la parole, mais quelqu’un d’autre approche, venant vers vous en courant. C’est ok les gars! Surpris, tu dévisages le nouvel arrivant. Il te semble familier, sans parvenir à mettre la main avec exactitude sur l’endroit d’où tu le connais. Vous pouvez le laisser passer. Tu te demandes pour quelle raison il y a ce retournement de situation, mais qu’importe. Tu ne t’en plaindras pas. L’ado te fait signe de le suivre, alors tu avances doucement, contournant les trois autres. Bienvenue Azamir, te dit-il ensuite. Et il sait ton prénom? Voilà qui t’étonne plus encore. À la façon que tu as de le regarder, il comprend ton trouble et il te fournit un début d’explication sans que tu aies à le demander. Nos pères travaillent ensemble. Je sais qui tu es. Malgré toi, ta mâchoire se serre. Thorkil, il est toujours dans les parages lui, même quand t’en es loin. Puis, tu en viens à te questionner pour savoir si ton interlocuteur est au courant pour les mauvais traitements, s’il sait pour toute l’humiliation que tu as subie au cours de ces quinze ans que tu as passés avec cet homme. On va les surpasser. Une froide détermination se laisse entendre dans son intonation, ce qui te rassure. Tu ne t’attendais pas à de tels mots, mais tu es content de les entendre. Ta mâchoire se relâche, tes poings que tu avais serrés sans le réaliser reprennent une posture décontractée. Suis-moi, je vais te présenter à tout le monde. Sans s’offusquer de ton silence qui s’étire, il entreprend de te guider dans cet entrepôt, t’amenant devant tous les autres jeunes qui y sont présents. Il est impossible que tu puisses retenir tous les prénoms et même surnoms que tu as entendu en cette fin d’après-midi, mais ça viendra. À la toute fin, celui qui t’a accepté et introduit se tourne vers toi. J’allais oublier, je m’appelle Anthony. Il est vrai qu’il ne s’était pas présenté et de ton côté, contrairement à lui, tu ne le connais pas. Ça n’est certainement pas ton père qui t’en parlera. D’un côté, ça n’est pas plus mal en vue de tout ce qu’il aurait pu te dire pour te diminuer et t’humilier davantage... Toujours plus pour avoir le dessus et le contrôle sur toi. Maintenant plus que jamais, puisqu’il ne peut plus le faire d’une façon quotidienne.

Je suis content de ne plus habiter sous son toit.



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C-GEAR
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Jeu 22 Juin - 0:27
Ta première soirée en la compagnie de tes nouveaux amis a été plutôt tranquille. Ils n’avaient pas l’intention de bouger de l’entrepôt, alors ça a facilité ton intégration. Puis, tu ne voulais pas rester trop tard afin de ne pas te prendre des questions de la part des Nyriu. C’est évident que Ferir ne te lâcherait pas dès ton retour. Le seul moyen aurait été de rentrer après qu’il soit au lit, mais ça aurait impliqué tard. Il a tout de même treize ans, donc il a le droit de dormir après vingt et une heures. À ce moment, madame Lamm t’aurait interrogé. On ne peut pas dire que tu sois très spontané pour inventer des mensonges. Ça ce soit quand tu galères et que tu cherches des raisons fictives. Au moins, tu te dis que sur le chemin du retour, tu pourras y songer et trouver quelque chose. Par contre, garde à l’esprit que si tu comptes t’y rendre pratiquement tous les jours, il viendra un moment que les défaites ne fonctionneront plus. La femme pourrait finir par voir clair en toi et cela t’apporterait des problèmes. N’en as-tu pas déjà assez ainsi? Ta vie est plus simple maintenant, pourquoi rendre tout cela compliqué? Pourquoi avoir accepté ce joint qui t’est présenté? L’odeur de cette drogue est si forte et les signes de consommation sont évidents... Crois-tu pouvoir berner tes parents adoptifs? En fait, tous ces questionnements ne te traversent pas l’esprit. Ton regard s’attarde sur le bout d’herbes roulées, puis sans y réfléchir, tu t’en saisis. On t’a bien demandé si t’en as déjà pris, t’as été honnête dans ta réponse. Évidemment que non, t’en as jamais pris. Avec la mort de Sanea provoquée par la drogue, tu t’en tenais loin, bien qu’il y avait aussi une certaine fascination envers ça. Tu vois ce que ça fait d’en consommer juste ce qu’il faut. Les autres jeunes ne se contentent pas que de cette drogue douce, mais toi, pour commencer, ils te le conseillent. Anthony a d’ailleurs été des plus surpris d’apprendre que t’avais jamais rien pris. Il ne connaît pas vraiment ton père, il ne sait pas ce qui se passait chez vous. Il n’a pas la moindre idée de la violence que t’as enduré durant toutes ces années. Il pensait que comme lui, ton géniteur t’avait introduit à cet univers. Il est tellement loin de la réalité... Et ça n’aurait pas été non plus de l’amour que de le faire.

Moins pire que les mauvais traitements... Une forme d’attention qui fait moins mal.

Mais pas de l’amour ni quelque chose de sain. Ne le vois pas ainsi parce que ça serait faux. Au moins, tu n’accordes pas plus d’attention à cela et tu te contentes de te relaxer après cette pénible journée de classe. Tu n’aimes pas l’école, et ce, depuis toujours. T’as la ferme intention de ne pas effectuer d’étude après l’école obligatoire. D’un autre côté, t’as seize ans, alors tu pourrais déjà lâcher si tel est ton souhait, mais tu crains que les Nyriu ne l’acceptent pas et qu’ils te jettent dehors. Pourtant, tu les connais et tu sais qu’ils ne sont pas du tout comme ton père. Jamais ils ne t’abandonneraient, sauf que ta confiance en les adultes est tellement ébranlée et précaire que tu leur attribues de mauvaises intentions là où il n’y en a pas. C’est tellement ancré en toi qu’il est difficile de t’en défaire. Bien que ça fasse plus d’un an que tu partages leur quotidien, qu’ils te laissent énormément de liberté d’agir et qu’ils t’encouragent, qu’ils te donnent absolument tout ce dont tu as besoin pour t’épanouir, il reste une part de méfiance qui ne disparaîtra jamais. D’ailleurs, la façon dont tu as été accueilli à ton retour contribue à l’accentuer... Tu as tout de même attendu plus de deux heures après avoir fumé avant de te mettre en route pour retourner chez toi. Les autres espèrent te revoir le lendemain, mais ça dépendra de ce qui se déroulera dès que tu aurais franchi la porte d’entrée. Sans surprise, Ferir t’a presque sauté dessus. T’étais où? Tu faisais quoi pour ne pas revenir souper? Ah ouais, t’as pas mangé, mais tu ne ressens pas de faim. N’entre pas dans ce genre de cercle vicieux ou en sortir sera difficile! Ton regard s’attarde sur ton ami, mais tu ne lui réponds pas. Il n’a pas à te materner et tu estimes ne pas être obligé de lui fournir des explications. Tu n’as pas de comptes à lui rendre, pas à lui. Même à personne, de ton point de vue. N’oublie pas que tu restes mineur et que des adultes doivent répondre de tes actes et qu’ils aimeraient être au courant de tes allées et venues. Il s’agit de la moindre des choses. Ne m’ignore pas Azy... Je me suis inquiété, tu ne nous as rien dit. Là-dessus, il n’a pas tort, mais tu continues de croire qu’il n’a rien à y voir et qu’il n’a pas le droit de te questionner.

Il n’est pas un adulte, alors pourquoi je devrais lui parler de mes moindres faits et gestes?

Tandis que t’avances dans la maison, désireux de te rendre à ta chambre, madame Lamm vient t’intercepter. T’espères ne pas avoir l’air trop amoché par ta première consommation. En tout cas, ton ami n’a pas mentionné d’odeur particulière, alors ça doit être bon, que tu te dis. Azamir. Tu lèves doucement le regard vers elle, te sentant soudainement honteux. Tu n’as pas l’envie qu’elle te sermonne pour ne pas être rentré directement après l’école. T’es en âge de pouvoir faire ce que tu veux, tant et aussi longtemps que tu ne te fais pas prendre pour tes conneries... Après, ça deviendrait plus délicat. J’aimerais juste que tu nous informes lorsque tu ne reviens pas pour souper, ok? Elle t’adresse un sourire et tu es sous le choc. Tu ne t’attendais pas à ça, croyant plutôt qu’elle te poserait aussi des questions et qu’elle chercherait à savoir. La suite te surprend plus encore. Tu es assez vieux pour savoir ce que tu as à faire, mais juste nous aviser. C’est une question de respect. La phrase aurait pu avoir un sens négatif, pour te faire la morale, mais il n’en est rien. Elle sait que tu n’as pas l’habitude de prendre en compte ce genre de choses. Avec ton père, il te fallait suivre des règles très strictes, il te fallait être présent pour lui préparer les repas non pas par respect, mais par obligation. Néanmoins, tu comprends ce qu’elle veut dire et tu t’en veux de ne pas y avoir songé par toi-même. Hn, je préviendrai, désolé. Tu détournes le regard, ne parvenant plus à soutenir le sien. D’un point de vue extérieur, cela amène presque une situation cocasse à cause de votre différence de grandeur. Elle est bien plus petite que toi. Tu as presque ta taille d’adulte, il ne te manque que quelques centimètres. Ça ne l’empêche pas de venir te rassurer. Ce n’est pas grave. Tu sauras pour les prochaines fois! Elle pose doucement sa main sur ton épaule, la rapprochant beaucoup de toi. Tu souhaites sincèrement que l’odeur de la marijuana ne te trahisse pas... Elle serait sûrement moins compréhensive qu’en ce moment. Pour mettre fin à cet instant et enfin filer à ta chambre, tu lui adresses un sourire. T’as vraiment de la chance de l’avoir dans ta vie. Allez, va porter tes choses. Elle constate sans mal que tu veux t’éclipser, alors tu ne la fais pas répéter. Merci. Le seul souci, c’est que Ferir te suit et il ne te lâche pas. Un des effets de la drogue sur toi est de te rendre moins patient. Ne l’ayant pas encore réalisé, ça ne tardera pas à agir...

Tes relations en prendront un gros coup.



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C-GEAR
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Sam 24 Juin - 7:13
Tu sens bizarre Azy... Tu n’aimes pas ça, qu’il ait réussi à déceler ton odeur. Ton ami s’approche de toi pour te sentir un peu mieux et tu ne trouves rien de plus à faire que de reculer. Une chance qu’il ne connaît pas ce monde qu’est la consommation de drogues... Il ne faudrait pas qu’il te dénonce à ses parents. C’est à cause de l’endroit où je me trouvais. Il s’agit de la meilleure explication à fournir ou du moins, de la meilleure qui te vient à l’esprit en ce moment. J’aimerais prendre ma douche, tu me laisses? Tout pour l’esquiver. Évidemment, ce n’est pas si simple. Ça ne l’est jamais quand Ferir est dans les parages et que cela te concerne. Il s’inquiète beaucoup pour toi. Il remarque de subtils changements chez toi, que personne d’autre ne voit. C’est parce qu’il te connaît mieux que quiconque. C’est de lui dont tu dois le plus te méfier désormais, si tu comptes vraiment plonger dans cet univers. En tout cas, la soirée t’en a donné envie. Trop tard pour rebrousser chemin, que tu te dis. Ça ne l’est jamais, tout dépend de ce que tu veux réellement. Pourquoi t’entêtes-tu à choisir une voie qui ne te correspond pas? Tu n’y es pas à ta place et tu saisiras la première opportunité qui s’offrira à toi, sauf que ça ne sera pas la bonne non plus... Comment une personne peut-elle être aveugle à ce point concernant ses préférences et quant à son avenir? Tu fais fort, Azamir. Après, on pourra passer le reste de la soirée ensemble avant que j’aille dormir? Il s’ennuie de toi, il veut passer du temps en ta compagnie. Pour lui, tu es son meilleur ami, son confident, la personne la plus importante. Il est encore trop jeune pour t’aimer, mais ça viendra sans que tu le saches. Tu ne le découvriras que des années plus tard, tandis que tout le monde à l’exception de toi aura compris ce qu’il ressent à ton égard. Tu n’es pas doué avec les sentiments et tu ne le seras sans doute jamais. Cela te donne un certain charme, sauf que c’est aussi problématique. Si seulement tu en avais conscience, tu pourrais poser les actions afin d’y remédier. Ce n’est donc pas le cas. Bref, ton ami attend une réponse et tu as tout intérêt à ne pas essayer de l’esquiver.

Il en devient lourd... J’ai vraiment envie de prendre mes distances avec lui.

Hn, si tu veux. Tu lui fournis une réponse à peine satisfaisante, témoignant de ta non-envie, mais il ne l’entend pas. Quand il t’offre un large sourire, tu te sens mal de le trouver pénible. Tu ne t’attardes pas plus longuement à cette impression, filant à la douche avec des vêtements propres. Tu tentes d’agir comme d’habitude, mais la drogue agit encore un peu dans ton organisme. Elle te rend au ralenti, ce qui ne passe pas inaperçu, mais tu ne te prends pas de remarque sur le coup. Heureusement que l’eau te réveille, tu seras plus alerte afin de ne pas répondre des conneries qui pourraient te coûter cher. Tu y passes facilement une vingtaine de minutes, prenant ton temps afin de profiter de l’eau chaude. T’as toujours aimé la sensation sur ton dos, ça te détend les muscles qui sont trop souvent crispés à cause de ce que tu subissais avant de façon quotidienne. Une fois séché et vêtu, tu quittes la salle de bain pour tomber nez à nez avec Ferir qui semble t’attendre avec grande impatience. Cela contribue à ce que tu le trouves chiant à nouveau. Je peux avoir deux secondes de répit? Le commentaire a franchi tes lèvres sans même que tu le veuilles, te surprenant. Tu n’en penses pas moins, mais tu devais garder cette réflexion pour toi. C’est raté pour le coup. Ton ami a un mouvement de recul. Il ne s’attendait pas non plus à cela de ta part. Oui, désolé... Tu détestes voir de la culpabilité sur son visage, sauf que tu n’ajoutes rien, te contentant de marcher jusqu’à ta chambre en silence. Il te suit à pas lents, qui traînent au sol. Il a perdu sa motivation et le fait qu’il se victimise te rend encore plus maussade. La conversation ne sera pas facile, à moins qu’il lâche prise et qu’il veuille jouer ou quoi. Là, ça t’irait. Tu estimes encore ne pas avoir de comptes à lui rendre et là-dessus, tu n’as pas tort. C’est à toi de faire en sorte de le lui faire comprendre, voilà tout. Tu peux outre passer ta tendance à la fuite. Ça ne te fera pas de tort, mais tu ne connais pas vraiment autre chose. Ça n’est pas avec ton père que tu pouvais t’exprimer sur ce que tu vis...

Il s’en foutait et il ne m’aime pas. Je ne l’aime pas non plus.

Parvenu à ta chambre, les vêtements sales sont rapidement déposés dans le panier destiné au lavage. Tu te fais la réflexion qu’il pourrait se trouver dans la salle de bain, ça serait tout de même vachement plus pratique et plus simple. Faut en parler avec madame Lamm. C’est elle qui gère ce genre de choses. Cependant, tu ne veux tellement pas la déranger que ça ne risque pas d’arriver. Bref, tu vois l’heure sur ton cadran et Ferir doit bientôt aller au lit puisqu’il y a de l’école le lendemain. Au moins, ça t’assure que tu ne subiras pas un interrogatoire ce soir et que tu seras tranquille. En vrai, t’es fatigué et tu ne tarderas pas toi non plus à dormir. Demain, on va pouvoir se voir? Ton ami te pose la question en baissant la tête, comme s’il redoutait ce qui sortira de ta bouche. Au moins, s’il aborde le sujet de cette façon, c’est bien qu’il compte te laisser tranquille ce soir, ce qui te convient parfaitement. Hn, ça devrait. Tu remarques une légère grimace qui prend place sur son visage. Elle ne reste pas bien longtemps, mais t’as eu le temps de la noter. C’est vrai que Ferir n’aime pas les formulations de ce genre, qui ne sont pas précises. Avec lui, c’est toujours mieux de mettre les choses au clair. Tu le sais, mais en ce moment, t’en as pas du tout l’envie. Puis, tu ne veux pas lui promettre quelque chose pour au final revenir sur ta parole. Tu voudrais aller voir tes nouveaux amis demain aussi, mais peut-être parviendras-tu à trouver un compromis. Ça dépend de ce qu’ils feront en cours de soirée. D’un autre côté, il ne faudrait pas que tu te mettes à ne plus jamais rentrer après les cours. Les Nyriu finiraient par te questionner, même s’ils ne sont pas tes parents. Après tout, ils t’hébergent sans rien te demander en retour, ils t’achètent tout ce dont tu as besoin pour vivre. Tu leur dois un minimum de respect. Ça, tu y tiens alors pas d’inquiétudes à se faire. Tu seras là ou pas? Un soupir t’échappe. Tu sens le mal de crâne arriver et tu veux vraiment te mettre au lit avant. Sinon, ça pourrait couper ta nuit et te provoquer de l’insomnie. On ne peut pas dire que tu aies de la facilité à dormir... Je pense que oui, c'est juste que je ne peux pas en être sûr. Ça devrait clore la conversation, que tu te dis.

De toute façon, sa mère va bientôt l’appeler afin qu’il se prépare à aller au lit.



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Comme prévu, ton ami n’a pas pu s’attarder dans ta chambre. Il a dû aller se préparer pour sa nuit et tu as pu te reposer. C’est toujours long avant que tu trouves le sommeil même si tu es fatigué. Il faut que tu sois vraiment épuisé pour t’endormir en moins de dix minutes. Tu envies Ferir pour ça. Lui a le sommeil tellement lourd et quand il se couche, il a à peine le temps de tirer la couverture sur lui qu’il dort déjà. Tu aimerais avoir une telle capacité. Ça t’aiderait sûrement à mieux réussir tes cours et peut-être envisagerais-tu d’essayer des plus hautes études. Ta vraie vocation ne se trouvait par contre pas non plus dans un tel domaine, mais ça aurait été mieux que ce à quoi tu aspires en ce moment. L’envie d’abandonner l’école est de plus en plus présente et tes fréquentations ne t’aideront pas à te raccrocher. Au contraire même et ça commence dès le lendemain. T’es allé en classe, t’as pas trop écouté de la journée, distrait d’un rien. On ne peut pas dire que t’aies bien dormi alors c’était très difficile de te concentrer et t’as décidé d’abandonner le projet. Au moins, t’étais présent, les profs n’ont rien à dire contre toi. Tu n’as pas le goût qu’ils contactent les Nyriu pour leur parler d’à quel point tu n’en as plus rien à foutre. Fais attention, ça finira par se voir et ils seront mis au courant. Il ne faut pas prendre les enseignants pour des idiots, ils savent reconnaître les signes. Puis, depuis que tu habites chez les Nyriu, ils font plus attention à toi. Madame Lamm s’implique beaucoup, elle les appelle pour prendre de tes nouvelles en classe, pour savoir comment ça va. Ils n’ont donc plus le choix, ils ne peuvent plus agir comme quand tu étais avec ton père. Lui, il s’en moquait éperdument, tant que t’avais des notes passables, tant que tu n’échouais pas. D’ailleurs, tu fais moins de devoirs et d’étude depuis qu’il t’a mis à la porte, mais tes notes ont tout de même augmenté. La différence n’est pas si significative, mais assez pour ne pas être passée inaperçue. L’environnement chez lui était malsain. Tu vivais tellement dans la peur que cela te nuisait à tous les niveaux. C’est définitivement terminé. Il ne viendra pas te récupérer. Il a bien trop de fierté pour ça. Il a posé son dernier geste pour t’atteindre, soit d’empêcher les démarches des Nyriu pour t’adopter. Il en est satisfait.

Je le déteste vraiment. J’aimerais pouvoir lui tenir tête et lui remettre tout ce qu’il m’a fait.

Tu ne devrais pas cultiver une envie de vengeance, ça t’amènera juste des sentiments négatifs pour rien. Tu en as assez vécu, n’en ajoutes pas. Par contre, t’es le genre à n’en faire qu’à sa tête, à ne pas se soucier de l’avis d’autrui. Tu crois savoir ce qui est le mieux pour toi alors que tu n’as que seize ans... Le contrôle ne se situe pas dans les conseils. Il t’est possible de les prendre. Mais non, c’est trop difficile pour toi. Il faut que tu te casses toi-même la gueule, que tu effectues tes mauvais choix pour enfin ouvrir les yeux, pour enfin choisir la bonne voie. Il n’y aura donc pas d’exceptions pour cette fois. Après les cours, tu t’es rendu à votre lieu de rendez-vous. Il y a des questions qui te brûlent les lèvres, interrogations essentielles pour pleinement plonger dans cette sorte de double vie sans que tes presque parents adoptifs se rendent compte de quoi que ce soit. Il y en a forcément dans le groupe qui cachent tout à leurs parents, donc c’est surtout à eux que tu désires t’adresser. C’est tout ce que tu comptes faire pour ce soir. Il ne faudrait pas que tu te mettes à disparaître tous les soirs jusqu’au coucher... Là, ils finiraient par te questionner et comme t’es franchement mauvais pour mentir, il vaut mieux ne pas te rendre là. Quand tu arrives sur place, il n’y a que deux autres jeunes, et aucun avec lequel ça avait « cliqué ». Tu te forces tout de même pour ne pas sembler sauvage ou asocial (même si t’es un peu des deux, admets-le), te dirigeant vers eux avant de les saluer. Au moins, ils te le rendent, cherchant à t’inclure. Tu voyais un milieu plus fermé que ça, sûrement à cause de l’image de ton père. Il est un cas particulier même au sein des Rockets. Ne le laisse pas influencer ton jugement, bien que cette bande de jeunes ne soit pas la plus recommandable. Pendant que vous n’êtes que les trois, tu en profites pour lancer ta question pendant un petit silence. Vous faites comment pour que vos parents ne se rendent compte de rien? T’espères tout de même ne pas commettre une bêtise en parlant ainsi. Tu ne connais pas leur histoire après tout. Un des deux gars s’écrase un peu peu dans le vieux divan défoncé et miteux sur lequel ils prennent place. Je n’ai que ma mère et elle travaille tellement qu’elle ne voit rien. Et pour moi, mes parents s’en foutent.

Eux aussi n’ont pas de vrais parents. Je ne suis pas le seul dans ce cas.

Parvenir à ce constat te soulage et te rassure. Par contre, ça ne te fournit pas la réponse tant désirée. Il va falloir que tu demandes à d’autres quand ils arriveront. Ou pas. Mais y en a qui ont des parents corrects et ils disent qu’ils ont beaucoup de travaux scolaires. Ça a l’air de passer, sauf qu’ils sont pas ici tous les soirs. Ah, voilà une précision qui te fait plaisir à entendre. Au moins, tu sais maintenant qu’il n’y a pas de présence minimale pour rester dans le groupe. Sûrement que les fruits des vols ou de la vente sont distribués uniquement avec ceux qui y ont pris part, ce qui serait logique. Tu hoches doucement la tête pour signaler que t’as compris. J’vais devoir faire la même chose. C’est très rare que tu contractes des mots quand tu parles, ayant appris à toujours bien articuler (sinon, tu te prenais des baffes...), mais pour mieux t’intégrer, tu le fais. Y a juste la suite que tu n’avais pas vue venir et qui te laisse quelques instants sans voix. Ton père c’pas un criminel? Il doit s’en foutre que tu viennes ici. Tu n’avais pas du tout l’envie d’expliquer que tu n’habites plus sous son toit et que de bonnes personnes t’hébergent chez eux sans rien te demander en retour. Il y a toujours une part de toi qui craint que les Nyriu subissent de mauvaises choses si de mauvaises personnes finissent par le savoir. Bon, la pire est évidemment Thorkil, et jusqu’à présent, il n’a rien fait. Tous les jours tu souhaites que cela reste ainsi, bien que tu tentes aussi de ne pas trop y songer. Bref. Je n’habite plus avec lui. C’est tout ce que tu consens à dire à ce sujet. Pour le reste, tu esquiveras ou tu signaleras que t’as pas envie d’en parler. Ça ne les concerne pas de toute façon. Puis, l’heure avance et tu comptes rester encore maximum trente minutes afin de ne pas manquer le souper. T’as pas avisé de ton absence, alors il le faut bien. En plus, la cuisine de madame Lamm est excellente. Ça serait dommage de ne pas en profiter en plus de la contrarier parce que tu n’aurais pas respecté sa demande de la veille. Ainsi, avant que d’autres arrivent, tu préfères t’éclipser. Tu redoutais de devoir fournir des raisons ou des explications, mais il n’en est rien. Ce que tu fais de ta vie, ils s’en foutent tous. Tout comme toi envers eux.

Ce sont des relations bien moins engagées que celle que j’ai avec Ferir. Ça me convient mieux.

Certes, tu as besoin d’avoir des amitiés plus superficielles, mais de là à dire que ça te convient mieux... Réfléchis.



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