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» Tu n'avais qu'à écouter


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Modo RP & Agent

C-GEAR
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Région : Johto / Sinnoh / Unys
Dim 21 Mai 2017, 16:35
Il a fallut que je me rende à l'évidence, même si elle n'est pas spécialement agréable : étant donné que je dois me concentrer sur ma carrière d'agent, sur Giratina et sur cette anomalie de Charlotte, je n'ai plus le temps de m'occuper convenablement de tous mes pokémons, surtout les plus difficiles. Pour le temps que j'accorde à leur entraînement, je privilégie ceux qui ne me posent pas de problèmes ; ils sont beaucoup moins fatigants. C'est peut-être cruel à dire, mais c'est comme ça. S'ils ne peuvent pas m'être utiles en l'état, je n'ai aucune raison de m'épuiser à chercher à les améliorer alors qu'il me faudrait des dizaines d'heures de travail avec eux pour arriver à quoi que se soit ; particulièrement lorsqu'il existe des gens assez fous pour se proposer d'effectuer ce travail pénible à ma place.

Je savais que les éleveurs existaient, mais je n'avais jamais vraiment considéré la profession. J'ai un cousin qui a emprunté cette voie aux dernières nouvelles, mais ce n'est pas comme si son existence m'intéressait. Cependant, il y a quelques semaines, j'ai reçu dans ma boîte au lettre un prospectus annonçant l'ouverture d'une pension non-loin de Floraville. Comme à ce moment là j'étais en train de m'énerver contre mon coudlangue avec lequel je n'arrive à rien parce qu'il a de gros problèmes d'attention, je me suis dit que je pourrais refiler le problème à quelqu'un d'autre. L'idée que je les payerais pour souffrir volontairement de s'occuper de Chomp-chomp m'a fait sourire. J'ai d'ailleurs prévenu le pokémon seulement quelques jours avant que nous nous y rendions, et ceci après une nouvelle tentative d'entraînement désastreuse parce que mademoiselle s'est laissée distraire par un papilusion qui passait là. Cela a donné à ma décision un aspect de punition que j'aime beaucoup, ça lui apprendra un peu et sûrement que cela lui donnera de la bonne volonté, l'envie de me satisfaire pour ne plus être rejetée.

Perchée sur le dos de mon dracolosse qui survole la région de Floraville, comme j'ai jugé que c'était le moyen de locomotion le plus rapide depuis Charbourg, je repère les éoliennes qui sont tout de même assez visible et lui demande de s'y diriger. Je lui ordonne de se poser un peu à l'écart du domaine, souhaitant arriver à pieds plutôt que sur le dos d'un dragon. Je décide également de ne pas encore sortir la coudlangue de sa pokéball, comme j'aurais peur qu'elle prenne la fuite ou fasse des bêtises. Quelque chose en moi me dit aussi que je n'aurais peut-être plus le cœur de la laisser, mais c'est une idée stupide alors je la chasse aussi vite qu'elle est arrivée.

Je m'approche des éoliennes, essayant d'atteindre le bâtiment principal qui est désigné comme pension et que je peux déjà apercevoir. Le peu de bruit produit par les machines à vent m'étonne, comme je pensais que se serait des dispositifs particulièrement bruyants avec tout l'air brassé et les mécanismes internes. Cependant je ne m'attarde pas trop sur le sujet, assez pressée d'en finir avec ce dépôt. Je n'ai pas que ça à faire, même si je suis assez curieuse de la manière dont peut bien fonctionner une pension. Ne serait-ce que pour m'endormir moins ignorante et pour partir du principe que plus on en sait sur les choses, mieux c'est.

Arrivée devant le bâtiment-mère, que je trouve d'ailleurs assez esthétique avec ses grosses pierres, je vérifie que je suis bien là à l'heure convenue avant d'appuyer sur la sonnette. Ne voulant pas arriver à l'improviste et afin d'être sûre qu'il soit bien présent, j'ai échangé quelques mails avec l'éleveur. Je me demande d'ailleurs à quoi il ressemble, comme il n'y avait pas sa photo sur la brochure que j'ai reçue. En attendant que l'on vienne m'ouvrir, je hume l'air en songeant que j'aurais pensé que cela sentirait plus... Plus le site industriel ? Peut-être ? Ou au moins la machinerie, mais tout ce qui me vient est l'air de la plaine. Au moins je peux me dire que ma coudlangue sera élevée dans une environnement sain.

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Modo Jeux & Eleveur

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Mer 24 Mai 2017, 13:59
Aujourd'hui, ce n'était pas n'importe quel jour. Aujourd'hui, j'ai des raisons d'avoir la pression. Jusque lors les clients que j'avais reçus avaient tous déjà fait appel aux services de Régis, ils connaissaient tous la maison. Bon, il y a eu du changement, les rénovations ont enfin été terminées après l'incendie, nous avons pu réinvestir le bâtiment principal. J'ai tenu à ce que ce soit comme je l'avais vu la première fois. Qu'on retrouve cet aspect brut, naturel et solide. Avec les immenses poutres apparentes, le comptoir massif, tout dans le matériau tel qu'il est. Je ne voulais pas altérer l'esprit du lieu ni son histoire, j'ai fait au mieux. Enfin, j'ai fait faire au mieux, il faut dire ce qui est. Et je crois que la plus heureuse, c'est Maïa, elle a retrouvé sa chambre, rien qu'à elle. C'est vrai que devoir squatter la chambre d'un de mes frères, ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux pour une fillette d'à peine dix ans. Elle était ravie de retrouver son chez elle, et je peux la comprendre. Enfin... Je divague. (vague)

C'est la première nouvelle cliente que je reçois aujourd'hui. C'est particulier, avant, j'avais un sentiment d'acquis, car Régis pouvait récupérer le truc si jamais je n'avais pas été convaincant. Alors que là, tout repose sur moi, je suis le seul visage de la pension, celui qui a tout le poids sur ses épaules. Mais ce n'est pas grave, tant que j'arrive à gérer la situation, ça me va, je peux le faire. Donc relax. Sauf que je dis ça et je ne fais que tourner comme un Némélios en cage, sous le regard dubitatif de mes Pokémon. Même Ethiops est descendu de ma tête pour aller se poser sur Swen. Je dosi sûrement lui donner le tournis à force de tergiverser. Mais je veux que tout soit parfait. Oui, je sais que je me mets beaucoup trop la pression et que si je continue comme ça, je vais être dans un état lamentable à l'arrivée de la cliente. Je pars dans l'arrière du bâtiment, direction la salle de bain, je me brosse les dents, encore une fois, oui, au cas où. Je jette un coup d’œil à mon reflet dans le miroir. Ok, c'est toujours le chaos dans me cheveux, alors avec mes doigts, j'essaie de replacer tout cela, au moins histoire que ça donne illusion d'être volontaire. Et puis je repars à l'accueil, je me cale assis, sur le comptoir en bois massif. Je balance mes pieds dans le vide, l'heure approche.

Nous avons échangé par mail avant de convenir à une date pour qu'elle dépose son Pokémon ici. Un Coudlangue. Je n'ai jamais eu l'occasion d'en voir, en vrai. Evidemment j'ai déjà vu des reportages, et lorsque j'ai su de quel Pokémon il s'agissait, je me suis immédiatement renseigné sur la physiologie du Pokémon. C'est un peu à la base de mon travail de m'y connaître en Pokémon, et j'ai amassé un maximum de connaissance sur ces Pokémon, Excelangue comme Coudlangue. Je me suis constitué un petit dossier, car il est évident que je ne peux pas tout retenir. Mais après, rien ne m'empêche d'étudier plus que sérieusement sur une espèce en particulier avant d'y être confronté. Je ne me suis jamais trouvé aussi assidu qu'à ce moment là. Je suis plutôt du genre glandeur de première dès qu'il faut apprendre des choses par cœur. Alors là, ouais, je me surprends, mais dans le bon sens. C'est plutôt cool.

J'entends la sonnette retentir, mon premier réflexe est de regarder l'heure. Le timing est parfait. En donnant l'impulsion avec mes bras, je me jette du comptoir pour atterrir - assez peu délicatement, il faut l'avouer - au sol, sur mes deux pieds. Réception parfaite. Je récupère Ethiops et le laisse se placer sur mon épaule. J'avoue que j'aime bien avoir mon petit Statitik beige à la vue des clients quand je reçois du fait qu'il soit devenu notre mascotte ici et qu'il apparaît sur la brochure, car bien plus photogénique que moi. D'ailleurs, ce coup de pub, je savais que c'était une bonne idée, même si Régis n'en était pas convaincu. Enfin, quoi qu'il en soit, je dois aller ouvrir. Un dernier clin d’œil à l'attention de mes autres Pokémon pour leur signaler que tout va bien se passer et ma main presse la poignée. De l'autre côté, une jeune demoiselle. Enfin, jeune, pas beaucoup plus que moi. Je crois. Je la détaille sans trop jouer les scanners, parce que bonjour l'ambiance sinon. Le premier truc que le mec fait quand il t'accueille, il te reluques, au top l'éleveur ! Il se sent seul dans son coin de verdure ou quoi ? Souris sombre idiot, ça sera déjà ça !

Moi : Mademoiselle Sweet, je suis Nessa Finnegan, l'éleveur de cette pension. Ravi de vous rencontrer. Si vous voulez bien entrer.

J'ouvre un peu plus la porte et me décale pour qu'elle puisse entrer. Je ferme alors la porte à sa suite. C'est là que je remarque que d'avoir opté pour des baies vitrées plutôt que les simples fenêtres qu'il y avait, cela apportait énormément de luminosité. Je le vois parce que la blondeur de l'adolescente ne change pas tant d'éclat que cela de l'extérieur à l'intérieur. Je me rappelle l'obscurité qui régnait la première fois que je suis venu ici, alors si on y rajoute le beau temps, ça change du tout au tout. Je capte alors dans mon champ de vision l'attroupement de Pokémon, ils sont tous là, à la fixer. Sérieusement, ils sont beaucoup trop curieux, car même Sappho et Anthéa qui ne m'aident en rien à la pension la plupart du temps sont venues voir ce qu'il se passait. D'un rapide coup de tête sur le côté, je leur indique de vaquer à leurs occupations. Ils ont tous quelque chose à faire, certains doivent m'aider à gérer pour la pension et d'autres avaient à s'entraîner au combat pour un éventuel passage à l'Elite qui s'approcherait.

Moi : Et bien, suivez-moi, nous allons nous installer dans mon bureau.

Mon bureau, enfin, plutôt ce capharnaüm administratif que je tente de gérer tant bien que mal. Enfin ça va, ce sont plus des factures à envoyer à l'assurance qu'autre chose. Mais quand même. J'ai quelques dossiers papiers de certains clients réguliers qui traînent et que je dois rentrer numériquement, et mes recherches sur les Coudlangue, encore étalées sur mon bureau. J'invite la jeune blonde à s'asseoir d'un geste de la main et remets en ordre tout ce qu'il y a d'éparpillé en empilant le tout. C'est dingue, j'adore cet endroit, encore une baie vitrée, sur presque tout le pan de mur qui donne sur le terrain. Ça fait toujours son petit effet, même sur moi, à chaque fois que j'y entre.

Moi : Vous désirez quelque chose à boire ?

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C-GEAR
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Sam 03 Juin 2017, 22:18
La porte s'ouvre et je suis accueillie par un jeune homme tout à fait banal qui ne vaut même pas la peine que je cherche à la détailler. Il est blond, il tient une pension, et il s'appelle Finnegan, point. Je ne suis pas du genre à scruter les gens si je ne le juge pas nécessaire, et puis si par hasard il lit dans mes pensées et se sent vexé que je ne m'intéresse pas à ses caractéristiques faciales, qu'il soit au moins heureux que j'ai pris la peine de retenir son nom, car ce n'est pas le cas de tout le monde. Je cherche à retenir les appellations que si je juge que je pourrais en avoir besoin, il rentre donc d'office, puisqu'il va s'occuper de mon coudlangue, dans la liste des personnes qui valent plus que leur potentielle chaire tendre.

Nessa Finnegan se présente au moment où je remarque le statitik de couleur beige sur son épaule. Je le reconnais car il se trouvait sur la brochure et lui adresse un petit sourire. J'ai toujours trouvé les statitiks mignons, majoritairement car ils sont de couleur jaune, ma préférée. Et ils sont piles à la bonne taille pour être ce petit éclat d'or qui devient pourtant écœurant si étalé à tout le mur d'une pièce par exemple. Bien sûr celui-ci n'a pas sa couleur originelle, mais cela ne m'empêche pas de l'associer à ses congénères. Et puis, quitte à sourire sincèrement à un être ici, autant que se soit au pokémon. « Enchantée également, monsieur Finnegan », dis-je pour répondre à la salutation de l'éleveur.

Il m'invite à entrer, ce que je fais, curieuse de voir à quoi ressemble l'intérieur de la pension. Je suis assez étonnée d'y voir d'immenses fenêtres associées à cette bâtisse en pierre qui laisse présager un aspect général bien plus brut. L'idée ne me déplaît cependant pas, car l'espace intérieur devient particulièrement lumineux. Pour moi qui n'aime que peu les lumières artificielles, c'est une ambiance agréable. Je remarque du coin de l'oeil des pokémons qui observent, mais décide de ne pas leur prêter d'attention si l'éleveur ne dit rien. Ils ne sont peut-être que des perturbateurs et les remarquer pourrait embêter le jeune homme. Ce dernier passe d'ailleurs devant moi et m'indique la direction de son bureau. Je hoche la tête pour signifier mon approbation, appréciant l'idée de me trouver dans un cadre plus professionnel, au moins pour la partie où je vais devoir lui expliquer ce qu'il en est de mon coudlangue et ce que je veux.

Lorsque j'entre dans la pièce, je ne peux m'empêcher de hausser un sourcil car il n'est pas parfaitement ranger. J'imagine que c'est normal lorsque l'on est en plein milieu d'une journée de travail... Je tente de capter de loin de quel genre de document il s'agit, mais l'éleveur remet le tout en ordre avant que je puisse et m'invite à m'asseoir. J'aurais voulu voir si ces papiers mentionnaient des clients et s'il y avait quelques noms connus ; cela aurait pu témoigner de l'efficacité de la pension. Une fois assise, je laisse mon regard vagabonder à travers la vitre, appréciant le grand espace que j'imagine appartenir à la pension. Cela me fait aussi penser qu'il doit falloir beaucoup d'argent pour se permettre d'acheter de telles terres, ou au moins avoir de bons contacts. Je me demande si monsieur Finnegan a contracté un prêt ou si l'espace lui a été alloué d'une autre manière, mais ce n'est pas le genre de question que je pourrais poser lors d'une première rencontre. Peut-être avec une autre tournure.

« Je veux bien de l'eau, dis-je pour répondre à sa proposition. C'est ce qui désaltérera le mieux après un déplacement aérien. », bien sûr je fais référence à mon dracolosse, mais me rend compte trop tardivement qu'il n'a aucune moyen de le savoir. J'espère que ma phrase ne sera pas trop mystérieuse pour lui, au pire il me posera une question. Mais il est vrai, en tout cas, que je devrais cesser de trop parler à Ice Cream lorsque je me déplace sur son dos, la vitesse ayant le don de m'assécher le fond de la gorge. Je n'y avais cependant pas prêté attention jusqu'ici, sûrement à cause de la découverte de la pension qui a capté toute mon attention.

Une fois mon verre d'eau entre les mains, je bois quelques gorgées et me demande si c'est le moment de parler de mon coudlangue. Comme je n'ai jamais fait appel aux services d'une pension, je ne sais pas trop comment procéder, si je dois attendre une question de sa part ou me manifester. Etant donné que nous avons déjà échangé quelques mails, je me dis que je peux prendre les devants sans avoir l'air malpolie et me lance donc : « Comme je vous l'ai annoncé, je viens ici pour vous confier ma coudlangue, Chomp-chomp. J'ai beaucoup à faire en ce moment et n'ait pas le temps de lui consacrer le temps que je devrais, alors au lieu de la délaisser, je préférerais qu'elle soit dans un lieu où lui sera accordé l'attention dont elle a besoin en ce moment. C'est qu'elle est assez... Disons qu'elle a du mal à être attentive, je marque une pause. Ce à quoi il faudrait que je passe du temps avec elle, en ce moment, c'est à lui apprendre à mieux se concentrer. Sauf que, vous vous en doutez, cela prend beaucoup de temps, et comme je vous l'ai dit, ce temps, je ne l'ai pas. C'est pourquoi j'aimerais pouvoir compter sur vos services pour l'aider à mieux se concentrer. ». Je décide qu'il vaut mieux, pour le moment, ne pas mentionner son côté beaucoup trop câlin qui la pousse à enrouler sa langue autour de la taille des gens pour les serrer contre elle. Je me demande même si je vais l'évoquer car, si elle ne le fait pas elle-même lorsque je l'aurais sortie de sa pokéball, il sera sûrement plus prudent qu'il le découvre plus tard lui-même que de lui en parler. Je doute que se soit le cas puisqu'il a choisit le métier d'éleveur, mais si certains contacts physiques le répugnent, il risque de refuser ma requête à l'idée que la langue d'un pokémon s'enroule autour de lui.

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Modo Jeux & Eleveur

C-GEAR
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Mar 27 Juin 2017, 03:20
J'essaie de rester le plus professionnel possible. Il s'agit de la première cliente qui n'est pas déjà venue ici. C'est donc une nouvelle clientèle qui vient à moi, je n'ai plus cet avantage de la connaissance des lieux et de la gestion arrière de Régis. Donc la confiance que la clientèle puisse me porter, je suis le seul à pouvoir la créer. Donc tout dépend de moi, sur tout. J'ai voulu investir là-dedans, j'en suis conscient. Je savais parfaitement que j'aurais plus à investir qu'un montant en pokédollars, que ce n'était pas que de l'argent à aligner. Non, je dois y mettre de moi, et c'est ce que j'essaie de faire. Tous les jours. Ici. Pas question de me laisser aller à la pression. Je dois faire mon job, point.

J'ai posé une question et j'en ai la réponse. Un verre d'eau m'est demandé, et c'est l'avantage d'avoir un mini-bar dans son bureau. Je trouve ça au top de la classe, même si ça peut faire too much, moi j'aime bien. Bon, j'suis pas du genre à me faire une lampée de whisky à l'occasion, ni même de quelconque alcool. A part en soirée, c'est vrai que cela ne me tente pas. Boire seul, je crois que c'est le début de la déchéance. Donc bon un jus de fruit, ou un soda plus rarement, de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Quoi qu'il en soit, je me lève jusqu'au mini-bar et remplis un verre d'eau. C'est sûr que de l'eau, c'est ce qu'il y a de plus sain, et quand on a juste envie de se désaltérer, c'est certain que c'est le plus efficace. Surtout après un trajet à dos de Pokémon, si je comprends bien. J'préfère éviter d'exposer mes théories, je me sentirais bien trop gêné de me planter. Il n'y a plus qu'à poser ce verre sur mon bureau devant mademoiselle Sweet.

Elle m'expose alors plus en détails les raisons de sa venue ici. J'en avais eu les plus grands traits et avoir des informations plus précises ne sera pas de trop. Il est vrai que certains Pokémon ont beaucoup de mal avec le fait d'accepter l'autorité. Il est vrai que même s'il veut bien suivre son dresseur, lui obéir au doigt et à l’œil n'est pas forcément inné. Surtout qu'il y en a certains particulièrement têtus, et qui plus est des éléments perturbateurs. Je peux comprendre que tout le monde n'ait pas vraiment le temps ni la patience pour cela. On a une vie à côté, une réalité qui nous force faire comme on peut, et non comme on le voudrait. C'est quelque chose que je comprends, c'est un peu ce qui justifie ce métier d'éleveur. Le problème concernerait donc un problème de concentration. Intéressant. Je me dis que Sappho pourrait l'aider à lui apprendre à se canaliser. C'est une boule d'énergie, et il a fallu lutter pour qu'elle sache contrôler cette fougue et j'ai même pu lui donner un rôle dans une prestation de concours. Maintenant, la Laporeille compense avec l'activité physique.

Bon, après, j'ai du mal à visualiser un Coudlangue faire du sport. L'image que j'ai en tête est beaucoup trop drôle, j'imagine le Pokémon rouler, rouler et encore rouler. Et tenter de s'arrêter avec sa langue qui colle de partout. Mais le Pokémon normal est emporté par la pente et on voit une traînée de bave dans la pelouse. C'est ridicule, et un peu dégoûtant quand même. Mais franchement, si je n'étais pas dans un cadre professionnel, je n'aurais pas hésité à partager cette magnifique image. Sauf que là, je préfère éviter. Je ne voudrais pas me mettre à dos une potentielle cliente, vu que rien n'est fait encore. Je ne tiens pas à me moquer de son Pokémon non plus. A part passer pour un gros lourd, je n'obtiendrais pas grand chose de plus. Il serait peut-être temps de lui répondre d'ailleurs, à la cliente.

Moi : Donc l'objectif pour Chomp-chomp, c'est d'améliorer sa concentration. C'est bien noté. Il s'agit d'un contexte précis, pour votre profession ou quelque chose de cet ordre ?

Forcément que j'essaie d'obtenir plus d'information, pour aiguiller mon entraînement, et peut-être aussi la stratégie à adopter. Parce que oui, pour obtenir ce qu'on veut des Pokémon, il faut ruser. Je ne dis pas qu'il faut les tromper non plus, la confiance est nécessaire pour aboutir à une véritable progression. Tant que ça ne nuit pas de quelconque manière au Pokémon, dans son estime ou autre, je considère que c'est valable. Reste à voir comment je vais organiser ça pour la Coudlangue, je suis assez curieux de constater l'ampleur du problème à régler, ou en tout cas à atténuer. On ne va pas vendre la peau de l'Ursaring avant de l'avoir tué, et puis un peu de modestie ne fait pas de mal.

Tout cela a bien trop attisé ma curiosité. J'aurais bien envie de voir le Pokémon en présence de sa dresseuse, avoir l'occasion d'observer leur relation, leur manière de fonctionner entre elles. Ce pourrait être une bonne chose pour un point de départ. Je pourrais savoir où je vais. Et puis il y a cette histoire de transmission, de ce que j'ai pu retenir. Il vaut mieux que le Pokémon soit en dehors de sa pokéball lorsque son dresseur le confie à l'éleveur. Ça j'ai retenu. Alors autant appliquer cela. Pour faire accepter la transition à la Coudlangue, ça pourrait m'aider à me faire accepter. Et puis je suis curieux de voir un tel spécimen pour la première fois, je me demande si sa langue est aussi longue que ce que l'on dit, et si sa peau est aussi rebondie. J'ai envie de voir ça !

Moi : Du coup, est-ce qu'il serait possible que vous sortiez Chomp-chomp de sa pokéball?J'aimerais voir comment elle interagit avec vous, et puis pour qu'elle soit rassurée par votre présence vis-à-vis de moi. On peut aller dehors pour ça, ce sera plus simple je pense.

Dans la foulée, je me lève et pousse ma chaise en arrière, qui bute sur le mur dans mon dos. Direction la baie vitrée. Je l'ouvre et un petit courant d'air frais vient pénétrer la pièce, c'est vraiment agréable. J'aime vraiment trop c'est endroit, ça change de Rivamar où on a tendance à avoir trop chaud. Et puis avec le soleil dehors, ce sont des conditions optimales. J'ai hâte de voir apparaître la Coudlangue sous mes yeux.

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C-GEAR
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Sam 08 Juil 2017, 13:50
L'éleveur me demande si la concentration pourrait correspondre à un contexte particulier pour mon coudlangue, question que je ne me suis jamais vraiment posée. Je prends donc le temps de réfléchir un peu, afin d'essayer de trouver une réponse qui tienne debout. J'ai peur que répondre simplement que je ne sais pas du tout puisse me faire passer pour une mauvaise dresseuse, ce qui serait plus ou moins intolérable. Je veux bien laisser les contraintes de mon emploi du temps empiéter sur ce genre de réputation, mais pour ce qui est du reste, c'est hors de question. Que dirait-on d'une personne qui a triomphé de l'Elite si, après coup, on apprenait que cette dernière n'est même pas capable d'être attentive à ce qui peut bien perturber ses pokémons ! Après m'être posée quelques secondes et avoir repris une gorgée de mon verre d'eau, je réponds à l'éleveur, à laquelle j'ai trouvé une explication qui n'est même sûrement pas un mensonge : « Je pense que ça peut avoir un rapport avec le fait qu'elle est facilement impressionnable quand elle voit d'autres pokémons faire preuve de talent. Au départ, je pensais que ça pourrait la pousser à avoir envie de faire comme eux, mais il faut croire que les réactions à ce genre de choses sont très diverses. A la place, à chaque fois que j'essaye de la pousser un peu, elle n'écoute plus et n'arrive plus à se concentrer. Je pense que c'est peut-être parce qu'elle ne se sent pas capable de faire les choses, donc instinctivement toute sa concentration s'envole, je marque une pause avant de reprendre. Après, ce n'est pas comme si j'étais psychologue pokémon, peut-être que je me trompe. »

Après mes explications, monsieur Finnegan me demande s'il serait possible de voir Chomp-chomp, perspective qui me fait grimacer intérieurement comme je sais très bien de quelle manière elle va réagir. Cependant, je comprends bien aussi qu'un éleveur puisse avoir besoin de voir le pokémon en présence de son dresseur, pour mieux effectuer la transition et que se soit psychologiquement plus facile pour la créature. Si cela ne tenait qu'à moi, je laisserais la psychologie de côté et ma coudlangue n'aurait qu'à faire avec, ça l'endurcirait un peu, mais je ne pense pas qu'aujourd'hui j'ai le choix. « Bien sûr, je vais vous la montrer. »

Je sors donc la pokéball de ma pokémon de mon sac et commence par jouer un peu avec entre mes doigts, me demandant ce que je vais bien pouvoir dire à l'éleveur pour l'introduire correctement au caractère assez spécial de Chomp-chomp. Quelque chose comme lui dire que j'espère qu'il aime la bave me vient en tête, mais c'est sûrement trop ironique et peut-être moqueur pour que ça passe correctement. Je décide donc de faire plus soft et avec le sourire : « Chomp-chomp est impressionnable, mais ça ne l'empêche pas d'être très démonstrative. Alors... Si je peux vous conseilles de vous lever de votre bureau ? Pour protéger votre matériel et vos papiers, je veux dire. C'est qu'elle est très câline et comme ses bras sont petits, elle utilise autre chose pour... Câliner. » Ca sonne tellement mal que je dois avouer avoir un peu honte pendant quelques secondes, jusqu'à me dire que, de toute façon, il n'y avait sûrement pas de formulation correcte pour expliquer que dès qu'elle sera sortie de sa pokéball elle enroulera sa langue autour de lui pour lui faire un énorme câlin.

Craignant tout de même la manière dont ça va se passer, j'attends quelques instants avant de me décider à lancer la pokéball sur le sol du bureau. En direction des portes vitrées, pour qu'avec un peu de chance elle soit absorbée par le paysage et oublie les câlins. Evidemment, c'est trop demander, beaucoup d'espoir pour rien. Et Giratina n'est même pas dans ces vitres pour m'aider à la retenir, lâcheur.

Dès qu'elle apparaît dans la pièce, la coudlangue couleur nuit se tourne vers nous, toute langue dehors et, si elle a un temps de réaction parce qu'elle découvre tout un nouvel environnement, elle ne tarde pas à lancer sa langue vers moi pour me faire une énorme léchouille sur la joue. Je supporte de moins en moins sa bave... Sûrement cela ira-t-il mieux lorsqu'elle sera devenue, j'espère, un bon outil après son passage dans la pension. Pour le moment, je dois l'empêcher de traumatiser monsieur Finnegan. C'est pour cette raison que dès qu'elle en a fini avec moi, je m'empresse d'aller essayer de la tenir tout en lui ordonnant : « S'il te plait Chomp-chomp laisse le monsie- Qu'est-ce que je viens de te dire ?! » En vain, comme mes paroles le laissent entendre. Déjà sa langue s'est élancée en direction de l'homme et a au moins réussi à lui traverser le visage du menton jusqu'aux cheveux. C'est dégoûtant. Absolument dégoûtant. Déjà que je n'aime la tête de personne, si en plus c'est une tête qui s'est fait lécher par un coudlangue, ça va encore moins. Cela me donne juste envie de lui arracher le visage pour l'ôter de là et laisser découvrir un crâne et des bouts de chair qui eux donnent originellement une impression désordonnée et peu ragoutante. Au moins, cette apparence repoussante sera justifiée. Je me demande si, lorsque l'on fait ça, les gens sont encore vivants et peuvent hurler.

« Je... Je suis affreusement désolée monsieur Finnegan..., dis-je avec un air qui j'espère donne l'impression que je veux me terrer dix pieds sous le sol. Chomp-chomp... Chomp-chomp aime beaucoup câliner les gens, comme ça. Euh, si ça peut arranger, vous avez eu de la chance qu'elle n'enroule pas sa langue tout autour de vous ! »

Je me retiens de lancer un regard noir à ma pokémon qui ne comprend absolument pas ce qu'elle a fait de mal. Elle se contente de nous regarder avec un air tout content, quoiqu'un peu interrogateur, ne comprenant certainement pas pourquoi je fais une tête pareille. Je laisse cependant échapper un soupir un peu fatigué avant de poser sa main sur son épaule pour lui dire : « Chomp-chomp, je te présente monsieur Finnegan, l'éleveur dont je t'ai parlé. »

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Jeu 24 Aoû 2017, 16:40
Le temps que nous parlions, je me suis rassis après avoir ouvert la baie vitrée. Je suis curieux de ce que peut m'apprendre cette dresseuse sur son Pokémon. Sa concentration qui s'échappe dès qu'on lui demande du sérieux, de s'impliquer. Cela peut ressembler à un manque de confiance. Je vois ce qu’elle veut dire par là en tout cas. Après, comme ça, je ne risque pas de savoir s’il s’agit bien de cela ou d’autre chose. Je ne suis pas devin, ça se saurait ! La peur de mal faire, pourquoi pas. J’aurais bien l’occasion de le constater quand la Coudlangue sera ici. Je dois voir le Pokémon. Et je le demande donc.

La jeune femme accepte. Bon, en même temps, je risque bien de la voir, à un moment ou à un autre, alors le plus tôt sera le mieux, il n’y a pas de raison à ce que j’aie droit à un refus. Enfin… je crois. La demoiselle explique alors que la Coudlangue, Chomp-Chomp donc, est démonstrative. J’en reste perplexe. Qu’entend-elle par là ? C’est peut-être lié à son manque de concentration, ça peut se tenter. Il faut vraiment que je puisse constater les choses de moi-même. Petit temps de flottement, c’est étrange. Hésiterait-elle ? Je n’en sais rien, je me fais peut-être des idées. En tout cas, la pokéball finit par être lancée. Et, je ne m’attendais pas à ça. Clairement pas. Je ne m’attendais pas à voir un spécimen de cette couleur. Je pensais voir apparaître devant mes yeux une grosse boule rose, avec une langue qui pendouille. Mais non. Bleu. Bleu très foncé. Nuit. Un chromatique. Un Pokémon rare. J’aime ça.

Avant même qu’il ne puisse se passer quelque chose d’autre, la langue s’éleva vers la dresseuse de la Coudlangue, pour une léchouille sur la joue. Bon, même si ce n’est pas dans le top 100 des trucs les plus hygiéniques, ça va, niveau marque d’affection, ça reste soft. Sa dresseuse l’avertit de ne pas me… Sauf que je vois sa langue se diriger vers moi, ce qui ne me laisse que le temps de fermer les yeux. Et je sens ce contact, gluant, visqueux, remonter sur toute l’étendue de mon visage. C’est immonde. J’ai préféré retenir ma respiration, je n’ose même plus ouvrir les yeux, ni même inspirer. Je reste juste là. Immobile. Sur mes lèvres et tout quoi ! Heureusement que je n’ai pas ouvert la bouche. Si jamais j’avais ouvert la bouche… Je me serais fait rouler une pelle par un Coudlangue… Et c’est dégueulasse. Du genre immonde à l’excès. Le truc qu’il n’y a pas de risque que je laisse arriver. Maintenant, il faut que je me nettoie le visage. Au moins trouver quelque chose pour m’essuyer.

Des mouchoirs, je dois au moins avoir des mouchoirs. Je reste serein, enfin, je montre que je suis serein en tout cas. Ma main part immédiatement dans ma poche, je tâte, et attrape le paquet de mouchoirs, j’en ai toujours sur moi. Je me dépêche d’en sortir un et de l’ouvrir. Première étape, les yeux. Parce que c’est horrible d’avoir à rester dans le noir, de ne rien pouvoir savoir de son environnement, d’où sont les choses. Alors j’essuie, fort. Pour enlever cette pellicule baveuse. Je ne m’attendais tellement pas à ça. Pourquoi n’ai-je pas eu droit à une simple léchouille sur la joue, comme elle avait fait avec sa dresseuse ? Pourquoi moi, que ce Pokémon ne connait pas, je me fais débarbouiller la tronche comme ça ? Je comprends bien mieux l’emploi du terme « démonstrative » maintenant, il était parfaitement adapté au Pokémon. Et donc il va falloir travailler là-dessus. Je vais devoir investir dans des lingettes.

Bon, après les yeux, la bouche et puis le nez. J’ose enfin respirer et ouvrir les yeux. Rester cool, détendu, relax. Tout va bien, ce n’est que de la bave, ça aurait pu être pire. Ça peut toujours être pire. Nouveau mouchoir, pour nettoyer le reste de mon visage. Comment ça la fout bien face à la cliente ! Ok, c’est son Pokémon, mais quand même, je ne suis plus des plus présentables. Ce qui me met mal à l’aise, mais je ne veux pas qu’elle se sente coupable pour si peu, ce n’est qu’un peu… beaucoup de bave. Elle vient justement pour régler ce problème, voir plus vu que la Coudlangue encercle les gens de sa langue pour les câliner si j’ai bien compris. Wow, bon, il va falloir que je prévoie des fringues auxquelles je pourrais dire au revoir, au cas où. Je n’avais pas vraiment prévu ce type de réaction, je vais donc devoir me faire à l’idée de soins du visage à base de salive de Coudlangue. On va appeler ça les risques du métiers. On va faire bonne figure et dire que tout va bien.

Moi : Et bien, ravi de te rencontrer Chomp-Chomp. Et ne vous inquiétez pas pour ça, j’irai pas jusqu’à dire que j’ai l’habitude, mais je ne vois pas toujours le meilleur côté des Pokémon…

Comment être compréhensible en s’essuyant le visage avec des mouchoirs ? Je n’en ai pas la moindre idée. J’essaie du mieux que je peux. C’est déjà ça, je pense. Si je peux au moins ne plus sentir la bave dégouliner, je prends. Sauf que ça reste gênant. J’aimerais bien pouvoir me passer un coup sur la tronche quoi, histoire d’être propre. Je veux me laver, mais je ne peux pas me barrer comme ça et la planter là. Quand même pas. Enfin, je ne crois pas. Si je demande, peut-être bien. Enfin, c’est un peu bizarre de demander quelque chose comme ça quand on est chez soi. Ou tout simplement poli. Je n’arrive pas à savoir. Je continue de frotter, en attendant. Et non, définitivement, je ne peux pas rester comme ça.

Moi : Excusez-moi, mais je vais juste me nettoyer. Vous pouvez sortir sans problème, je vous rejoins d’ici deux minutes.

Voilà, je pense que c’est l’option la moins inconvenante. Je me faufile hors du bureau. Direction la salle de bain. Je presse le pas. Si au moins je peux enrayer cette odeur, ça sera déjà ça de pris. Et puis au moins être présentable quoi. Donc vite, un gant de toilette, le robinet, du savon. Et vas-y que je frotte à nouveau. Je n’ai pas forcément envie de me ramener avec la face rougie mais bon, c’est comme ça. J’ai juste à bien me nettoyer. Et puis me rincer les cheveux, aussi. Au moins ceux de devant, ceux qui ont été touchés par ces salutations. En quatrième vitesse. Il faut que je fasse sécher ces mèches. La joie. Le fun est présent. Après, il faut relativiser. Je préfère de loin un Pokémon qui doit apprendre à canaliser son affection, et son énergie en général qu’un Pokémon agressif ou mauvais. C’est déjà ça. Je m’essuie le visage, et je peux retourner auprès de la cliente que j’ai laissée seule avec son Pokémon. Le temps de longer le couloir, le hall d’entrée, mon bureau, dans un dernier virage serré.

Moi : Du coup, je ne sais pas si vous voulez, ou même si vous avez le temps pour cela, mais si vous souhaitez faire un tour des lieux, je peux vous faire une rapide visite.

Un grand sourire, franc. Maintenant que je suis propre. Et un coup d’œil en direction de la Coudlangue chromatique. Au cas où. Pour voir venir la récidive.




Voilà, je te rends ta Coudlangue. J'éditerai pour que tu aies toutes les infos sur le Pokémon, en attendant que tu ne le récupères et que je l'utilise encore, s'il vient à avoir du changement entre temps. o/



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Jeu 14 Sep 2017, 11:41
L’éleveur a beau me dire de ne pas m’inquiéter pour ça, je reste agacée du comportement de ma coudlangue. Je n’en peux plus qu’elle soit comme ça, elle est impossible à sortir en public ; et il est encore moins possible de l’utiliser en concours, ce qui serait pourtant pas mal étant donné que je suis sensée être coordinatrice, même si je ne participe plus trop à des concours en ce moment. Le temps de me concentrer sur ma formation d’agent, mais ensuite je m’y remettrais. Et à ce moment, j’aurais peut-être besoin de Chomp-Chomp. La dernière fois que j’ai eu le sourire en la faisant sortir de sa pokéball en public, c’était quand j’étais avec Thomas et qu’il a subit son câlin, ses expressions faciales étaient, à ce moment, extrêmement drôles. Mais bref.

Je hoche la tête lorsque l’éleveur s’excuse pour aller se nettoyer le visage, ce qui est compréhensible. Etant donné que je n’ai au droit qu’à une petite lechouille sur la joue, je l’ai facilement essuyée avec un revers de manche. Je sais que ce n’est pas classe ou distinguée de faire ça avec son vêtement, mais j’ai jugé que c’était toujours moins ridicule que de se contorsionner pour récupérer un mouchoir comme l’a fait monsieur Finnegan. J’ai d’ailleurs dû me retenir très fort pour ne pas laisser échapper un petit rire méprisant.

Lorsqu’il me laisse seule, je prends le temps de donner quelques caresses à ma coudlangue. Sur l’épaule, bien sûr, car depuis son évolution elle fait une bonne dizaine de centimètres de plus que moi, ce qui rend le frottage de front assez compliqué. Je prends garde à ne pas effleurer sa langue. « Tu pourrais ranger ta langue un peu ? Regarde, elle traîne presque par terre… », je la vois faire un effort pour essayer de tout rentrer dans sa bouche, mais peu importe ses efforts, un bout de langue continue de dépasser. Je me dis qu’il faudrait que je m’intéresse à l’anatomie de ces créatures pour constater réellement la taille de cette langue par rapport au reste de son corps. J’imagine que ça doit être assez énorme, pire que quand elle était un excelangue.

Entendant les pas de l’éleveur qui s’approche de son bureau pour nous retrouver, je prends garde à me placer entre Chomp-chomp et la porte, pour minimiser les risques de récidive. Ce n’est pas dans ses habitudes de se jeter à nouveau sur une personne qu’elle a déjà salué il y a moins de cinq minutes, comme l’intervalle de temps n’est pas assez grand pour qu’elle se dise qu’il y a eu un au-revoir, mais on ne sait jamais. Monsieur Finnegan me propose de faire le tour des lieux, ce qui n’est pas une mauvaise idée.

- Ce n’est pas de refus, c’est toujours plus rassurant de connaître la structure dans laquelle on laisse son pokémon.

C’est toujours mieux de passer pour une dresseuse attentionnée. Et puis de toute manière, pour mes objectifs, il faut que je sois un minimum attentionné. Des outils, même s’ils ne sont que des outils, ils faut les entretenir. Et dans le cas des pokémons, il faut qu’ils éprouvent de l’affection pour moi, de l’amour, qu’ils aient l’assurance que je m’occuperais d’eux avec attention jusqu’à la fin de leurs jours. Sinon, le risque non-négligeable qu’ils cessent de m’obéir ou qu’ils se mettent à questionner mes choix serait présent. Ce qui reste cependant pratique, avec les pokémons, c’est que la plupart des espèces ne voient pas le problème qui peut exister à manger des membres de sa propre espèce, car dans la nature ça peut être assez fréquent. Alors quasiment aucun ne se pose des questions lorsque j’agis de la même manière.

- Je crois me souvenir que votre pension a ouvert depuis peu ? Est-ce que la structure existait déjà ou avez-vous fait construire ? J’habite à Sinnoh depuis quelques temps, mais je ne m’étais jamais rendue dans le secteur des éoliennes, je l’ai juste vu de loin à dos de dracolosse.

Pour ne pas trop m’ennuyer le temps de la visite, je décide d’essayer de faire la conversation. Et en savoir plus sur la pension sera toujours plus intéressant que d’essayer d’en savoir plus sur l’éleveur. Je devrais peut-être revoir mes priorités, étant donné qu’il est celui qui va s’occuper de ma coudlangue et que s’il a une mauvaise personnalité, cela pourrait être mauvais pour elle, mais… Mais non. Car si elle tombe sur une personne méchante, je sais qu’elle saura se défendre. Et si elle n’en est pas capable, c’est que c’est une faible. Et alors elle aura bien mérité de se faire maltraiter. Je sais que monsieur Finnegan n’a pas l’air d’une mauvaise personne, mais je suis bien placée pour savoir que ceux que l’homme considère comme ses pires monstres n’ont jamais l’air de ce qu’ils sont.

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