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Dresseur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 10/01/2016
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Région : Alola
Mar 16 Mai - 13:59


Promise

Dresseur -- ft. Rudy de L’Orme


Ce matin, il était encore tôt lorsque tu avais inséré la clé de ton logement dans la serrure afin de verrouiller la porte. Tu devais sortir et cela ne t’enchantait pas des masses. Tu avais horreur de quitter ton petit cocon. Tu n’étais réellement dans la région que depuis quelques jours seulement alors que tu étais partit de la région d'Hoenn depuis plusieurs semaines. Lorsque tu étais enfin arrivé dans la région d'Alola après les mésaventures que tu avais vécues après le crash de ton avion, tu avais emménagé dans cette maison, qui t’appartenait grâce à l’héritage de ton grand-oncle Hubert. Tu avais choisi de rejoindre ce logement parce qu'il était le plus proche de l'aéroport où tu étais censé atterrir à l'origine. Finalement, tu étais plutôt soulagé d'avoir eu ce logement afin de pouvoir retrouver une certaine bulle de sécurité. Il était plutôt agréable à vivre. Plusieurs pièces. Tout le confort nécessaire. Une grande bibliothèque avec une collection impressionnante de livres en tout genre. Un petit jardin fermé dans lequel tu pouvais laisser tes pokémons s’amuser entre eux. Il ne manquait qu’une seule chose pour que tu puisses te sentir parfaitement à ta place. Une connexion internet fonctionnelle. En même temps, pour le moment, tu ne possédais plus le moindre appareil pouvant te permettre d'accéder à internet. Ils avaient tous pris l'eau. Tu attendais les remboursements des assurances afin de pouvoir les remplacer. Cela te manquait atrocement, mais tu ne pouvais pas te permettre d'avancer autant d'argent. Le peu d'affaires qu'il te restait avaient été installées. Désormais, tu allais devoir affronter le monde extérieur pour te rendre dans un magasin. Tu allais également devoir commencer par passer chez ton assureur. Tu étais censé récupérer l'argent aujourd'hui. Tu avais reçu un message sur le vieux téléphone portable que tu avais récupéré en attendant de pouvoir récupérer un smartphone. Tu ne savais même pas que ce genre d'appareil était encore fonctionnel. Il n'avait que quelques fonctions basiques comme les messages ou les appels. Pour les photos ou l'accès à internet tu pouvais toujours rêver. Alors tu espérais que ce serait effectivement le cas et que tu recevrais effectivement l'argent qui t'était dû. Tu ne pourrais survivre davantage sans avoir d'accès à internet ou à un appareil de nouvelle technologie. Tu refusais l’idée de rester plus longtemps dans une situation aussi précaire. Il te fallait un nouveau téléphone. Ainsi qu'un nouvel ordinateur. Tu avais également besoin d'équiper le logement avec une véritable connexion internet. Tu ne savais absolument pas combien de temps tu allais rester dans les environs, mais il te fallait absolument un accès digne de ce nom.

Tu avançais dans la rue, les yeux fixés sur l’écran de ton téléphone portable sans te préoccuper de ce qu’il pouvait bien se passer autour de toi. Tu ne faisais même pas attention aux endroits où tu mettais tes pieds et pas davantage aux éventuels obstacles qui pouvaient se dresser sur ton chemin. Tu étais totalement absorbé par la conversation que tu avais avec « N0bell » par message. Tu étais censée la retrouver dans les jours à venir afin de la rencontrer pour la toute première fois. Ce n’est pas son véritable prénom, il ne s’agissait que d’un pseudo qu’elle utilisait sur internet depuis de nombreuses années. C’était une amie digitale que tu connaissais depuis quelque temps déjà. Tu ne pensais pas avoir l’occasion de la rencontrer un jour, mais visiblement la chance font bien les choses, il se trouve qu’elle était originaire d’Alola et qu’elle y vivait toujours. Elle était censé devenir dresseuse, tout comme toi. Mais elle ne semblait pas davantage attirée par cette voie. Tout comme toi, elle préférait largement le confort d’une maison connectée à Internet. Tu discutais déjà avec Elle avant même de sortir de chez toi. Tu lui racontais que tu devais absolument te trouver une véritable connexion internet ainsi que des appareils te permettant d'y accéder afin de retrouver ton confort. Elle, elle te conseillait sur les endroits où tu pouvais te rendre pour obtenir ce que tu désirais. C’est tout de même pratique de connaître quelqu’un originaire de la région. Tu devais la rencontrer réellement dans quelques jours, pour le moment, l’idée t’effrayait un peu. Ce n’était pas une inconnue à tes yeux, mais tout de même. Tu te sentais bien plus à l’aise par écran interposé. Il t’était également plus simple de communiquer par écrit. Tu ne te sentais véritablement pas à l’aise lorsque tu devais communiquer socialement avec les gens dans la vraie vie. C’était beaucoup trop intense à ton goût.

BOOOUUM.

Sans même comprendre ce qu’il se passait, tu venais de t’écrouler de tout ton long sur le sol, échappant au passage ton téléphone qui se trouvait désormais à quelques mètres de toi après avoir rebondi à plusieurs reprises sur le sol. En rampant, tu commenças par te rapprocher de ton précieux afin de le récupérer. Ta priorité était de voir dans quel état il était. Tu t’occuperais de tes éventuelles blessures et de la cause de ta chute par la suite. Ton sens des priorités était sans doute étrange pour la plupart des gens, mais tu étais ainsi. Tout objet permettant de te connecter est plus important que ta vie. Le reste de l’univers ne venant alors qu’en troisième position. Quelques écorchures et rayures, mais ce n’était pas bien grave. Il était toujours fonctionnel. Ton corps, il devrait s’en remettre. Sans doute quelques blessures superficielles, mais rien de bien préoccupant. Désormais, la raison de ta chute. Une boîte était en travers du trottoir. Un faible couinement semblait provenir de l’intérieur. Tu t’étais rapproché pour regarder la boîte. Rien n’était indiqué. Poussé par la curiosité, tu soulevas le couvercle pour découvrir le contenu.

« - Mais c’est quoi c’bordel ! »

À l’intérieur, un pokémon. Un Malosse, sans doute très jeune, était recroquevillé au fond de la boîte. Il semblait famélique, comme s’il n’avait rien avalé de consistant depuis bien longtemps. Tu avais l’impression qu’il n’avait plus la moindre force. Il ne parvenait même plus à ouvrir les yeux. Par moment, un léger couinement, de peur ou de douleur, tu ne savais pas vraiment l’identifier se faisait entendre. Tu avais la sensation qu’il était sur le point de rendre son dernier souffle.

« - Eh toi ! Il est où le centre pokémon ? C’est urgent !»

Sans même la regarder, tu avais interpellé une personne qui était un peu plus loin. Tu ne saurais même pas dire à quoi elle ressemblait. Tu n’avais même pas relevé la tête. Tu gardais les yeux rivés sur la pauvre créature. Tu avais trop peur qu’elle ne cesse de respirer si tu détournais tes yeux une seconde de trop. Tout ce que tu voulais, c’était une réponse. Le Malosse avait besoin de soin de toute urgence. En vitesse, tu retiras ta veste, encore pleine de poussière suite à ta chute et tu l’étendis sur le sol. Avec mille précautions, tu soulevas le pokémon pour le retirer de la boîte. Tu le porterais dans tes bras. Au moins, il pourrait profiter de la chaleur de ton corps pendant le trajet. Il ne pesait presque rien dans tes bras. Un véritable poids plume. Tu devais faire quelque chose. C’était urgent. La pauvre créature risquait d’y rester.
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C-GEAR
Mer 17 Mai - 4:23
Rudy avait quitté la ville de Lili'i depuis peu, elle avait passé quelques jours à apprendre à connaître son nouveau Pokémon; Flamiaou. Un Pokémon pour les débutant de type feu, c'était selon elle, le plus mignon des trois. Malgré son penchant pour les Pokémons aquatique, elle avait choisi le petit chaton au pelage rouge et noir. Malgré l'heure matinal, le soleil était haut dans le ciel, Flamiaou dormait au pied de Rudy qui quant-a elle se prélassait sur une serviette de plage. Il n'y avait pas beaucoup de gens à cette heure. Elle se releva pour regarder l'horizon, elle eu la soudaine envie d'aller se jeter à l'eau. Elle retira son chandail de plage et couru dans l'eau chaude et salée. Elle se prélassa durant une bonne heure dans la mer sous le regard du petit Flamiaou qui se prélassait toujours, vigilant, sur sa serviette de Rudy.

Elle était maintenant sec, avais remis ses vêtements pour être un peu plus présentable. Son aventure ne faisait que débuter mais, par ou commencer...? Elle ne savait pas trop ou aller, elle décida donc d'aller voir le centre commercial. Elle y trouverait surement des babioles utiles pour son voyage, au sein des magnifique îles d'Alola. Elle remit son Pokémon dans sa Pokéball et se mit en route vers sa destination. Elle regardait le magnifique décors que ce paradis tropical lui proposait quand elle vit un jeune homme tomber sur le sol après être entré en contact avec une boite en travers du trottoir. N'importe qui l'aurait vue mais, il semblait plus se préoccuper par son appareil mobile que de regarder où il mettait ses pieds. Il reprit son téléphone et après son examen, décida d'observer la boite. Il souleva le couvercle et son expression changea, il était surpris. 

??? : « - Mais c’est quoi c’bordel ! »

Que pouvait-il bien y avoir dans cette, boite, Rudy décida d'aller examiner le contenu elle aussi. Rudy se mit donc en direction du jeune homme. Il la sentit surement approcher car, sans la regarder, il l'interpella.

??? : « - Eh toi ! Il est où le centre Pokémon ? C’est urgent !» 

Elle s'approcha et elle eu une vision d'horreur, un Pokémon, en piteux état. Le jeune homme l'avait maintenant dans les bras. Rudy pris une carte touristique que lui avais remis sa mère avant de quitter. Elle localisa donc le centre Pokémon le plus près. Il était à une courte distance mais, ils devaient faire vite, le petit Malosse devait être soigné de toute urgence. Elle regarda le jeune homme mais, il ne semblait pas attentif, malgré le fait qu'il lui avait demander de l'aide.

Rudy : « - Ce Malosse est en très mauvais état, allez viens avec moi je vais te montrer le centre Pokémon j'ai une carte de la ville avec moi. »

Sans attendre une réponse de sa part, Rudy se mis donc en route vers le centre Pokémon. Elle regardait derrière elle pour s'assurer qu'il la suivait toujours. Après une dizaine de minutes, ils furent enfin arriver, Rudy lui ouvrit la porte elle le laissa se diriger vers l'accueil, c'était lui qui était au courant de la situation. Avec la chaleur, Rudy était maintenant assoiffé et le jeune homme aussi devait l'être. Elle fouilla donc dans son sac de voyage et trouva deux bouteilles d'eau. Elle pris place sur un banc pour attendre qu'il termine avec l'infirmière....
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Dresseur Alola

C-GEAR
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Jeu 18 Mai - 0:27


Promise

Dresseur -- ft. Rudy de L’Orme


Tu lui avais demandé où était le centre pokémon, en précisant bien que c’était urgent. Ce n’était tout de même pas compliqué à comprendre. Mais non. La personne que tu avais interpellée prenait tout son temps. Au lieu de se mettre à t’indiquer la direction à suivre, elle s’était approchée. Tu avais vaguement relevé la tête pour remarquer une blonde, sans doute un peu plus jeune que toi. Mais tu ne l’aurais pas assuré avec certitude. Tu n’avais jamais suffisamment fréquenté la gent féminine pour être en mesure de faire une estimation précise de l’âge d’une jeune femme. Pour toi, dans une certaine tranche, elles se ressemblent toutes. Elles ne t’ont jamais intéressée. Elles ne peuvent pas se connecter à internet. Elles ne font jamais ce que tu veux. Elles sont incapables de réagir à tes commandes. Tu as toujours eu la sensation qu’il n’y avait rien à conserver chez ce genre de personnes. Encore pire que dans le reste de la population. Non. Vraiment. Les femmes ce n’était pas pour toi. Ce n’était qu’une source d’ennuis au quotidien. Il suffisait de regarder ta mère pour s’en assurer. Une véritable galère qui n’en fait qu’à sa tête sans prendre en considération les envies des autres. Et après les gens viennent s’étonner que tu préfères passer tout ton temps les yeux rivés sur l’écran de ta machine. Mais elle, au moins, elle répond à la moindre de tes caresses et à la moindre de tes sollicitations. Tu sais que peut importe l’heure à laquelle tu l’approches, elle sera toujours prête à te répondre.

« - Ce Malosse est en très mauvais état… »

« - Merci de ta lumière, je n’avais pas remarqué. »

Tu l’avais coupé en plein milieu de sa phrase. Ce n’était pas forcément très poli, même toi, tu le savais. Mais pour le coup cela ne te dérangeait pas. Une personne qui met sa curiosité en priorité devant les soins nécessaires à un pokémon ne mérite pas que tu lui accordes le peu de bienveillance que tu possèdes. Non. Vraiment. À tes yeux, elle ne mérite même pas que tu te préoccupes d’elle. Tu avais bien remarqué que le pauvre Malosse était vraiment dans un mauvais état. Sinon tu n’aurais pas précisé que ta demande était urgente. Tu n’es qu’un débutant dans le domaine du dressage, mais tu es tout de même capable de reconnaître par toi même lorsqu’un pokémon est mal en point. Tu te demandais pour qui elle se prenait celle-là. Tu demandais juste la direction du centre pokémon le plus proche, rien de plus.

« - … j’ai une carte de la ville avec moi. »

Bon. Du coup tu avais sans doute raté une partie de ce quelle racontait. Mais c’était sans grande importance. Tu n’imaginais pas qu’elle puisse dire quoi que ce soit de suffisamment important pour que tu détournes ton attention du pauvre pokémon que tu tenais dans tes bras. Elle avait commencé à s’éloigner dans une direction. Elle te guidait peut-être. Par moment elle se retournait, sans doute pour voir si tu suivais. Tu ne pouvais pas marcher trop vite. Tu avais peur que des mouvements trop intenses aggravent davantage l’état du Malosse que tu avais enveloppé dans ta veste. Il vous avait fallu environ une dizaine de minutes pour arriver à destination. Une fois devant le bâtiment, tu t’étais empressé de rentrer à l’intérieur pour te précipiter au bureau d’accueil de l’infirmière.

« - Bonjour ! Ce Malosse a vraiment besoin de soin, c’est vraiment urgent. »

L’infirmière avait immédiatement fait appel à ses assistants pokémon pour prendre en charge le pokémon feu. Elle était ensuite partie à toute vitesse dans la partie du centre pokémon réservé aux soins, te laissant planté là. Tu ne savais pas quoi faire. Tu avais prévu toute autre chose pour ta matinée, mais tu ne pouvais pas partir maintenant. Tu t’inquiétais pour la pauvre créature. Tu restais juste là. Sans même te préoccuper des écorchures sanguinolentes récoltées pendant ta chute. Tu restais juste planté là. Sans bouger. Espérant que l’infirmière parviendrait à le remettre sur ses pattes. Il n’était pas à toi, mais tu t’inquiétais autant que pour tes partenaires. Son état déplorable t’avait touché.

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Dresseur Alola

C-GEAR
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Dim 2 Juil - 18:28


Promise

Dresseur -- Solo


Tu tournais en rond dans le Centre Pokémon. Tu ne parvenais pas à rester sans bouger, tu trouvais l'attente horriblement longue. Tu savais pertinemment que cela ne servait absolument à rien que tu t'agites ainsi. Cela ne te permettrait pas d'avoir des nouvelles du pauvre Malosse plus rapidement, mais c'était ainsi. Tu ne savais de toute façon pas ce que tu pourrais faire d'autre. Lorsque tu avais quitté ton domicile ce matin, tu avais prévu de faire de nombreuses choses pour occuper ta matinée, mais tes plans avaient été totalement bouleversés par cette rencontre des plus étonnantes. À l'origine, tu te dirigeais vers le centre commercial, où tu avais prévu de faire l'acquisition d'une connexion internet digne de ce nom. Tu ne parvenais plus à supporter la lenteur lors des chargements de pages lorsque tu te connectais à internet via un partage de connexion entre ton smartphone et ton ordinateur. Mais là, c'était raté. Tu ne te sentais pas capable de t'éloigner du Centre Pokémon sans avoir obtenu la moindre nouvelle du pauvre Malosse que tu avais déposé ici après l'avoir découvert abandonné dans un carton. Tu ne savais pas avec exactitude ce qu'il était arrivé à cette créature, mais tu ne pouvais pas t'empêcher de t'inquiéter à son sujet. Tu ne le connaissais presque pas et pourtant son sort t'importait autant que s'il avait été l'un de tes propres compagnons. Son état te préoccupait, mais surtout, tu ne parvenais pas à comprendre comment une personne pouvait être suffisamment lâche pour abandonner un tel pokémon. En même temps, tu te demandais si c'était le fait qu'il s'agisse d'une créature de type feu qui te faisait autant réagir. Tu n'en savais trop rien. Tu ne savais même pas s'il était possible de le découvrir. Mais lorsque tu avais pris le pauvre Malosse à peine conscient dans tes bras pour le transporter ici, tu avais ressenti une étrange sensation à l'intérieur de toi même. Comme si cette rencontre était là pour te faire comprendre qu'il était temps d'agir. Mais avant, tu comptais bien attendre des nouvelles du canidé.

Sans même que tu ne la remarque, une jeune femme blonde s'était approchée de toi et te tendait un gobelet dont s'échappait une légère fumée indiquant que le breuvage qu'il contenait était particulièrement chaud. Elle te tendait un café sans ajouter le moindre mot. Il t'avait fallu un moment pour comprendre qu'il s'agissait de la jeune femme qui était parvenue à te supporter et à te conduire jusqu'ici à l'aide de sa carte de la ville. En y réfléchissant, tu n'avais pas vraiment été correct lorsque tu t'étais adressé à elle. Tu ne l'avais pas franchement écouté, tu lui avais coupé la parole en plein milieu d'une phrase, et lorsqu'elle t'avait enfin guidé à destination après toutes vos péripéties, tu n'avais même pas eu un seul mot de remerciements à son intention. Tu l'avais seulement abandonné sur place pendant que tu te précipitais à l'intérieur pour confier le Malosse aux mains expertes de l'infirmière Joëlle locale. Tu n’avais vraiment pas été sympa avec elle. Tu ne t’étais pas présenté. Tu ne l’avais même pas remercié de l’aide qu’elle avait pu t’apporter. Tu t’étais seulement comporté comme tu l’avais toujours fait avec les gens, en étant sur la défensive et en faisant comme s’ils ne faisaient que te gêner. Mais pour le coup, ce n’était vraiment pas cool. Surtout qu’elle te tendait un café fumant. Ce n’était pas forcément ta boisson favorite, mais cela te ferait sans doute du bien de le consommer. Au moins, cela t’occuperait pendant quelques minutes.

« - Hum… Merci. Pour ça et pour tout à l’heure. »

Tu avais tenté de faire un premier pas. Ce n’était pas forcément magnifique. N’importe qui aurait sans doute pu faire mieux. Mais pour toi, c’était déjà un sacré maximum. Tu ne savais pas vraiment quoi lui dire d’autre. En y réfléchissant, tu t’étais dit que ce n’était pas forcément utile de te présenter. Son prénom, tu n’en avais strictement rien à faire. De toute façon, tu ne comptais même pas la revoir par la suite. Et tu ne voyais absolument pas ce que cela pourrait lui apporter de connaître le tien. En réalité, elle pouvait même partir. Tu n’avais plus spécialement besoin d’elle. Grâce à sa carte, tu avais gagné du temps pour rallier le Centre Pokémon. Mais autrement, tu n’avais aucun besoin de l’avoir dans les pattes. Elle risquait davantage de t’exaspérer que de t’apporter un réel soutien.

« - Tu sais, tu peux rentrer chez toi. Ou faire ce que tu veux. Ça va être long ici. »

Tu étais cash. Tu avais visiblement choqué la jeune femme qui t’avait regardé d’un air plutôt mauvais. C’était sans doute ce que les gens décrivaient comme étant un regard noir. Tu ne savais pas trop. Tu n’en avais jamais vu par toi même. Ou alors tu n’avais jamais remarqué ceux que l’on t’accordait. C’était une autre possibilité. Elle t’avait alors bousculé avant de se diriger vers la sortie du Centre Pokémon en te laissant seul au milieu du bâtiment. Tu ne connaissais pas ses plans, mais seulement les tiens. Tu allais attendre ici d’avoir des nouvelles.



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Dresseur Alola

C-GEAR
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Jeu 3 Aoû - 1:24


Promise

Dresseur -- Solo


Tu l’avais regardé s’éloigner de toi et quitter le centre pokémon sans rajouter le moindre mot. De toute façon, tu n’avais rien de plus à dire. Et dans ces cas-là, il est préférable de se taire. De toute façon, tu n’étais pas du genre à beaucoup parler. Tu préférais te rendre directement à l’essentiel. En même temps, tu étais bien incapable de comprendre quoi que ce soit aux discours détournés ou aux tentatives d’humour ou de seconds degrés. Ton cerveau ne te permettait que de comprendre les choses comme elles étaient dites. Le moins que l’on puisse dire, c’était que tu prenais tout ce que l’on te disait au pied de la lettre. Ce n’était pas simple tous les jours, tes relations sociales en souffraient énormément, toutefois tu ne pouvais absolument rien y faire. C’était ainsi. Les contacts avec les autres êtres humains, ce n’était visiblement pas pour toi. Tu ne parvenais pas à comprendre leurs motivations et cela était sans nul doute réciproque. Elle était partie. Tu restais seul dans le centre pokémon. Enfin non. D’autres individus étaient présents dans le bâtiment, mais tu ne leur prêtais pas la moindre attention. La seule chose que tu attendais, c’était le retour de l’infirmière Joëlle. Lorsque tu avais apporté le pauvre Malosse à son bureau, elle avait immédiatement fait appel à ses assistants pokémons afin qu’ils apportent un chariot de soin. Avec ton aide, elle avait déposé la pauvre créature dessus puis était partie en courant vers les salles destinées aux situations critiques. Lorsque tu les avais regardés s’éloigner, tu n’étais pas tranquille. Tu ne connaissais pas ce Malosse, pourtant tu t’inquiétais pour lu. Tu espérais que les choses se passeraient bien pour lui et que l’infirmière parviendrait à le soigner. Tu attendais des nouvelles. Tu ne voulais pas t’éloigner de ce bâtiment tant que tu ne saurais pas si la créature parviendrait à s’en sortir. Tu ne savais pas vraiment pourquoi, mais son sort t’importait. Tu ne te sentirais pas à l’aise tant que tu n’en saurais pas davantage sur son état de santé. Alors tu attendais. Seul, debout en plein milieu du Centre Pokémon. Tu n’avais même pas un téléphone intelligent ou un ordinateur portable pour te permettre de t’occuper en patientant que l’infirmière Joëlle ne te revienne avec des nouvelles que tu espérais agréables. À l’origine, avant de trébucher contre le carton dans lequel le Malosse était recroquevillé, tu avais prévu d’aller directement à l’agence locale de ton assurance avant de te diriger vers les différentes boutiques afin de t’équiper convenablement en remplacement de tes appareils perdus lors du crash du maudit avion qui devait normalement t’emmener à bon port. Mais non. Maintenant tu te retrouvais là à attendre. En plus, la pauvre antiquité qui te servait de téléphone n’avait même pas survécu à la chute que tu avais faite en te prenant les pieds dans le carton. Ce n’était pas de la grande technologie, mais c’était la seule chose que tu avais trouvée dans cette baraque. C’était le seul appareil de communication que tu possédais. Et désormais, tu n’avais plus rien. Tu ne savais pas comment tu allais pouvoir survivre. Tu ne savais même pas comment tu avais fait pour rester en vie tout ce temps sur l’île sans avoir accès à internet. On t’aurait dit ça il y a quelques mois, tu aurais directement dit que c’était inconcevable. Tu espérais que les magasins seraient encore ouverts lorsque tu pourrais sortir d’ici. Ce n’était pas certain. Mais tu n’avais pas vraiment d’autres choix. Tu ne te sentais vraiment pas capable de t’éloigner sans avoir eu la moindre nouvelle du pokémon que tu avais confié aux bons soins de l’infirmière.

« TIDIDOUT TIDIDOUT TIDIDOUT  »

Le bruit, particulièrement aigu, t’avait sorti de tes pensées. Tu ne savais pas de quoi il s’agissait, mais il t’avait fait réagir. En regardant autour de toi, tu avais remarqué qu’une petite lumière s’était allumée au-dessus de la porte par laquelle l’infirmière Joëlle était partie avec ses pokémons et le Malosse incroyablement mal en point. Peu de temps après, la porte s’était ouverte pour laisser passer l’infirmière et l’un de ses assistants pokémon. Tu n’avais pas pu attendre davantage. Tu t’étais directement avancé dans sa direction. Tu avais besoin de réponses. Tu voulais des informations sur le pokémon. Tu avais besoin de savoir s’il allait s’en sortir. S’il y avait une chance pour qu’il parvienne à se remettre. Sans attendre davantage, sans même te poser la question de si tu étais en droit de te renseigner sur l’état de santé du Malosse puisqu’il ne t’appartenait pas.

« - Excusez moi, vous avez des nouvelles de Malosse ? Je m’inquiète pour lui. »

« - Il est mal en point. Vous savez ce qui lui est arrivé ? En attendant, il est actuellement aux soins attentifs. Je ne peux pas encore me prononcer sur son rétablissement, mais ce qui est certain, c’est qu’il ne se réveillera pas avant de nombreuses heures. Peut-être même quelques jours. Vous feriez sans doute mieux d’aller faire un tour en attendant. Ce serait totalement inutile de rester ici à faire les cent pas. »

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Dresseur Alola

C-GEAR
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Lun 7 Aoû - 12:34


Promise

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Les nouvelles n’étaient pas très rassurantes. Il était mal en point. Tu le savais, enfin tu t’en doutais plutôt. Mais cela n’empêchait pas qu’au fond de toi tu espérais que cela ne serait pas aussi grave que tu ne l’eusses craint en découvrant ce pauvre pokémon abandonné dans ce vieux carton. L’infirmière n’était pas en mesure de se prononcer sur son rétablissement. C’était sans doute cette phrase qui t’avait le plus inquiété. Tu ne connaissais pas ce Malosse, mais cela n’empêchait en rien que son sort t’importait. Tu ne comprenais pas pourquoi. Après tout, tu ne l’avais jamais croisé avant d’ouvrir le carton qui t’avait fait chuter. Avant, tu ne t’en serais jamais préoccupé. En même temps, avant que tu ne sois éjecté du domicile familial, tu n’aurais jamais pu tomber après avoir buté contre un carton contenant un pokémon abandonné. Tu ne sortais pas suffisamment pour cela. Et quand tu le faisais, c’était par obligation et en faisant au plus court. Jamais tu n’aurais parcouru une si longue distance. Jamais tu n’aurais circulé en empruntant une rue traversant un quartier résidentiel. Tu n’aurais donc jamais eu à vivre une situation similaire à celle-ci. Cela te rendait malade de te rendre compte que des personnes étaient capables de faire du mal à une créature aussi innocente que ce Malosse. Non. Ceux qui avaient fait ça n’étaient pas des êtres humains, ils ne méritaient pas cette appellation. Tu ne voyais même pas comment ils pouvaient parvenir à ce genre d’idées. Cela te semblait tellement impensable d’agir de cette manière. Tu n’avais aucune idée de comment tu pouvais retrouver ces gens ou de quelle manière tu pouvais agir afin de lutter contres leurs actions qui te dégoûtaient au plus haut point. Tu n’avais aucune idée de ce qui avait bien pu arriver à ce pokémon, tu aurais voulu pouvoir aider davantage l’infirmière, mais tu ne pouvais pas. Tu n’avais pas la moindre information à lui fournir. Tu l’aurais souhaité pourtant, surtout si cela lui permettait d’apporter de meilleurs soins à la pauvre créature. Mais tu ne le pouvais pas.

« - Non, je ne sais absolument pas ce qui a pu lui arriver. Je l’ai trouvé dans la rue, dans un carton, dans cet état. Je l’ai seulement transporté ici aussi rapidement que je le pouvais. »

Elle te conseillait d’aller faire un tour à l’extérieur. Tu n’en avais pas vraiment envie. Tu ne te sentais pas vraiment à l’aise à l’idée de t’éloigner alors que tu n’en savais pas davantage sur l’état de santé du Malosse. Pourtant, elle avait raison. Cela ne servait à rien de rester ici à tourner en rond. Cela n’allait pas aider la créature de rester ici. Tu ne pouvais rien faire d’autre que d’attendre. Alors autant que tu sortes d’aérer l’esprit. Surtout que tu avais d’autres choses à faire. C’était sans doute le moment d’en profiter pour faire tout ce que tu avais prévu avant que tu ne rencontres ce pokémon et que ton programme pour la journée en soit totalement chamboulé. Tu avais alors acquiescé aux paroles de l’infirmière en indiquant que tu repasserais un peu plus tard dans la journée. Maintenant, il ne te restait plus qu’à quitter le Centre Pokémon pour te rendre à l’agence locale de ton assureur. Tu espérais que tu pourrais obtenir le remboursement rapidement. Tu devais absolument te rééquiper. Tu allais finir par craquer si tu devais rester plus longtemps sans avoir le moindre accès à internet. Tu en avais besoin. C’était essentiel. Sans appareil technologique à portée de mains, tu te sentais totalement perdu. Et si tu devais encore rester longtemps à attendre ainsi dans le Centre Pokémon, il était préférable que tu eusses à ta disposition quelque chose capable de te changer les idées. Et puis, quoi de mieux qu’un ordinateur pour te permettre de penser à autre chose. De plus, cela te permettrait peut-être de faire quelques recherches afin de te lancer dans une quête qui te tenait à cœur. Tu souhaitais trouver des informations sur les différentes possibilités existantes qui permettent de lutter contre l’abandon des pokémons et qui militent pour une pénalisation et une condamnation plus lourde des individus sans scrupules qui les torturent et les rejettent dans un coin dès qu’ils n’en ont plus l’utilité. Tu te rendais compte, avec ce Malosse, qu’il s’agissait d’une cause importante à tes yeux. Auparavant, tu ne t’en serais sans le moindre doute jamais rendu compte, mais puisque tu étais parti pour une nouvelle vie, il était sans doute le moment pour toi de quitter ta zone de confort pour viser d’autres objectifs.

Tu étais alors parti en ville. Là où toutes les boutiques se regroupaient. Tu ne te sentais pas à l’aise. Il y avait trop de personnes. Tu avais l’impression qu’elles te regardaient. Cela te rendait assez mal. Tu n’aimais pas vraiment ça. Tu n’avais pas de smartphone pour te donner du courage, alors tu restais la tête baissée. Tu ne supportais pas de croiser tous ces regards. Tu avais l’impression qu’ils te jugeaient. Qu’ils se demandaient ce que tu faisais là. Tu étais sans doute en train de devenir totalement paranoïaque, mais tu ne pouvais rien y faire. Tu n’étais pas en mesure de contrôler tout ce qui se passait dans ton esprit. Il était bien trop complexe pour cela, même pour toi. Tu n’étais jamais parvenu à stopper le flux incessant d’images et de pensées qui le traversait sans cesse. Ce n’était pas maintenant que tu allais soudainement trouver la solution miracle pour cela.


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Dresseur Alola

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Lun 7 Aoû - 15:31


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Tu étais épuisé, mais satisfait. Tout s’était plutôt bien passé. Lorsque tu étais passé à l’agence locale de ton assurance, cela n’avait été qu’une formalité. Le monsieur qui t’y avait accueilli t’attendait. Avec ton insistance des jours précédents, il se doutait que tu ne tarderais pas à te présenter dès lors que tu aurais reçu le message. Tu ne l’avais pas compris de cette manière, mais il avait tenté de plaisanter sur le fait qu’il t’attendait avant même l’ouverture officielle. En temps normal, tu n’aurais sans doute pas compris. Toi et l’humour, cela n’allait pas vraiment ensemble. Tu n’y comprenais rien. Tu ne parvenais pas à savoir quand il était judicieux d’en faire usage. Pas parce que tu aimerais en faire, parce que tu sais pertinemment que tu en es incapable. Ton esprit ne fonctionne pas de la même manière que la majorité des individus. Tu ne parviens pas à comprendre ce qui peut les amuser. Tu ne tenterais donc même pas l’expérience d’essayer de les faire rire. Non. Tu aurais voulu découvrir les meilleurs moments pour faire de l’humour afin d’avoir une chance de décrypter les tentatives que les gens font pour en faire avec toi. Mais tu n’avais pas la moindre idée de comment cela fonctionnait. La tentative de l’assureur, comme toutes les autres avant elle, était tombée à plat. Un silence pesant s’était installé entre vous. Tu savais que tu devais dire quelque chose pour le briser, c’était à toi de le faire, mais tu ne savais pas laquelle de tes idées était la plus judicieuse. Parce qu’en réalité, sa tentative de plaisanterie était bien trop proche de la réalité. Tu avais prévu d’être devant les locaux avant même l’horaire d’ouverture. Tu voulais être le premier. Tu ne voulais pas perdre de temps. Tu souhaitais que l’on s’occupe de toi en priorité afin que tu puisses retrouver ta petite vie au plus vite. Tout le reste ne t’intéressait pas. Mais les choses ne s’étaient pas déroulées selon tes plans. Tu avais eu un empêchement important qui avait retardé tes plans. Par chance, lorsque tu t’étais présenté à l’agence, il n’y avait personne d’autre que toi. Et tous les papiers étaient prêts. Il te l’avait dit.

« - C’était ce que je comptais faire. Mon programme a seulement été retardé. On peut faire les papiers maintenant ? Que je puisse y aller. »

Tu avais fait dans la vérité. Tu ne voyais pas quoi dire d’autre en même temps. Tu ne savais pas faire autrement. L’humour, le second degré et toutes ces choses-là, tu n’y comprenais rien. Alors ce n’était même pas imaginable que tu en fasses l’usage. Tu n’en saisissais pas les subtilités. L’homme avait eu une réaction étrange lorsque tu lui avais répondu, mais il s’était rapidement repris. Il avait rapidement enchaîné afin de te faire remplir les différentes formalités administratives. Tu n’y comprenais pas grand-chose. Tu te contentais de signer lorsqu’il te le disait tout en écoutant vaguement tout ce qu’il te racontait. Après une suite sans fin de papiers, tu avais finalement pu repartir en tenant une enveloppe pleine d’argent dans les mains. Tu allais enfin pouvoir faire les boutiques afin de trouver les appareils les plus adaptés à ton usage. Tu voulais faire les bons choix. Tu n’étais juste pas certain de pouvoir trouver exactement ce qu’il te plairait dans les boutiques de cette ville. L’avantage que tu avais, c’était qu’elle était relativement grande, ainsi, tu aurais sans doute beaucoup plus de choix. C’était toutefois un désavantage également du fait que tu allais sans doute devoir toutes les visiter et que tu avais horreur de cela. Surtout que dans les centres commerciaux, il y avait généralement beaucoup de visiteurs. Mais tu n’avais pas vraiment d’autres choix. Les petites boutiques de centre-ville n’étaient généralement pas aussi bien achalandées. Elles ne disposaient pas des toutes dernières nouveautés. Elles ne proposaient que de choix réduits en termes de matériaux. Et surtout, en raison de leur taille réduite, elles ne disposaient pas d’autant de stock que les grandes boutiques ce qui ne leur permettait pas de proposer des tarifs aussi compétitifs. Alors si de manière générale tu préférais te rendre dans les petites boutiques pour leur service de qualité, aujourd’hui tu n’en avais pas la possibilité. Tu voulais les meilleures possibilités pour un coût réduit. Tu ne pouvais pas te permettre de dépenser davantage que ce que tu avais obtenu de ton assurance. Tu ne pouvais pas te permettre de faire des folies.

Après avoir rangé l’enveloppe dans ton sac et dit au revoir à l’assureur, tu avais quitté le centre-ville. Désormais, tu devais marcher jusqu’au centre commercial. Tu n’en avais pas la moindre envie. Cela t’angoissait déjà d’imaginer toute la foule qui serait présente et se baladerait d’une boutique à l’autre. Tu craignais que tous ces gens te fassent perdre ton temps et tu n’en avais pas suffisamment pour te permettre ce genre de pertes. Tu devais faire au plus vite. Tu devais retourner au Centre Pokémon. Tu voulais être présent lorsque l’infirmière aurait des nouvelles du Malosse que tu avais déposé. Tu voulais être présent lorsqu’il commencerait à aller mieux. Car oui. Malgré ce qu’elle avait pu dire, tu ne voulais pas songer à la possibilité qu’il ne se remette pas de ses blessures. Il devait le faire. Il devait aller mieux. Et tu devais être là quand cela arriverait. Alors tu devais te dépêcher. Tu marchais à un bon rythme. Tu n’avais pas le temps de traîner. Tu avais encore beaucoup trop de choses à faire.



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Mar 8 Aoû - 1:54


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Cela avait été long. Tu avais la sensation d’avoir passé de nombreuses heures à passer d’une boutique à une autre pour comparer les différents produits qu’ils proposaient. Tu avais trouvé cela particulièrement fastidieux, mais cela s’était plutôt bien passé. En même temps, tu étais à peine arrivé, que tu avais récupéré un smartphone. Alors, autant dire que cela était d’une grande aide pour que le temps passé te semble plus agréable. En entrant dans le centre commercial, la première boutique qui avait attiré ton regard était la version locale de ton opérateur téléphonique. Quitte à devoir passer devant pour accéder au reste des magasins, il était préférable que tu commences ton exténuante aventure par ici. Ce n’était pas la peine que tu commences à faire des allers et retours totalement inutiles. Tu n’avais pas de temps à perdre et tu avais préféré économiser tes forces pour survivre à cette journée. Les relations sociales, ce n’était pas ton truc. Cela t’angoissait. Tu ne savais pas comment t’y prendre. Tu n’y comprenais pas grand-chose. Tu passais ton temps à prononcer les mauvais mots parce que tu ne saisissais pas les paroles de tes interlocuteurs de la même manière qu’eux l’auraient fait. Cela avait tendance à les crisper fortement. Le peu de conversations que tu parvenais alors à avoir avec les gens avait tendance à rapidement tourner à la catastrophe. Vous ne parveniez pas pas vous comprendre. Alors tu avais commencé par te préoccuper de remplacer ton téléphone. Tu devais également te procurer une nouvelle carte pour aller avec. La tienne avait pris l’eau en même temps que le reste de l’appareil.

Cela n’avait pas pris bien longtemps avant que tu ne ressortes satisfait de la boutique. Tu avais un nouveau téléphone. Un des derniers modèles sortit sur le marché. Le top de la technologie. Il possédait toutes les dernières fonctionnalités. En même temps, tu en avais profité pour prendre un rendez-vous afin de faire installer une connexion internet à ton domicile. C’était peut-être le seul bémol de cette première étape. Il n’y avait pas un seul technicien disponible avant trois jours. Tu allais donc devoir patienter pendant autant de temps avant de pouvoir naviguer tranquillement sur internet depuis chez toi. L’idée ne te plaisait pas vraiment cela faisait une longue période. Toutefois, tu te demandais si tu allais vraiment rentrer chez toi durant de laps de temps. Cela allait dépendre des évolutions de l’état de santé de Malosse. Tu ne voulais pas t’éloigner du Centre Pokémon tant que tu n’en saurais pas plus. Pour le moment, tu pouvais te le permettre. Il venait d’être opéré une première fois et il ne risquait pas de se réveiller dans l’immédiat. Mais par la suite, les choses ne se passeraient sans doute pas de la même manière. Tu devrais peut-être songer à prendre quelques vêtements et quelques affaires afin de pouvoir te changer. Dans les Centres Pokémon, il y avait des lits et des salles de bain proposés aux dresseurs souhaitant faire une halte dans les environs. S’il y avait suffisamment de place, tu pourrais éventuellement t’en servir. Ce n’était pas l’idéal. Surtout en sachant que tu possédais une maison pas très loin de là. Mais elle était beaucoup trop éloignée à ton goût. Tu voulais rester au plus proche de la créature. Tu craignais qu’il se passe quelque chose pendant que tu ne serais pas là. Tu pourrais donc en profiter pour faire quelques achats pendant que tu te trouvais ici. Dans tous les cas, cela ne serait pas perdu. Tu n’y avais pas pensé au départ, mais il allait te falloir un autre sac. Après le crash, tu étais parvenu à sauver quelques affaires. Toutefois, les habits que tu avais récupérés avaient beaucoup souffert. Quant à tes livres, ils avaient tout simplement été détruits. Mais pour eux, tu ne pouvais rien faire dans l’immédiat. Tu n’avais pas les moyens de les remplacer dans l’immédiat. Le plus important était que tu t’achètes de nouveaux vêtements. Et un nouveau sac. Tu n’allais pas pouvoir voyager à travers les îles avec seulement ton petit sac en bandoulière. Il te permettait certes de faire tenir pas mal d’affaires, ce n’était toutefois pas suffisant quand tu avais besoin de transporter de quoi te débrouiller pendant plusieurs jours.

Après encore trois bonnes heures à traîner dans le centre commercial, tu avais fini par en ressortir. Tes finances étaient bien plus légères, mais tes bras étaient bien encombrés. Dans le hall, tu t’étais arrêté pour remplir le sac de voyage que tu venais d’acquérir avec les vêtements et les quelques autres affaires que tu avais décidé d’acheter. C’était plus simple de transporter le sac que de devoir te trimballer les différents sachets enveloppant tes nouvelles acquisitions. Tu avais désormais tout ce dont tu avais besoin. Tu pouvais donc rentrer au plus vite pour voir si l’état de santé du Malosse avait évolué. Les chances pour que cela soit le cas étaient relativement faibles. Mais on ne savait jamais. Pour le moment, la seule chose qui t’importait, c’était que le trajet du retour serait bientôt plus rapide. Tu n’avais pas besoin de faire le même détour par le centre-ville. Tu n’allais donc pas tarder à pouvoir retrouver l’infirmière Joëlle en espérant qu’elle pourrait t’apporter de bonne nouvelle. Pour une fois que tu appréciais un minimum une personne de la gent féminine, c’était rare. Elle avait de la chance.


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Mar 15 Aoû - 16:28


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Tu marchais d’un bon pas. Tu serais bientôt de retour. Tu avais hâte. Tu avais besoin de savoir si l’état de santé du Malosse que tu avais trouvé dans la rue avait changé. Tu t’inquiétais pour lui. C’était plus fort que toi. Il devait aller bien. Il ne pouvait pas mourir. Tu refusais catégoriquement cette éventualité. Tu n’avais jamais connu la mort d’un pokémon, seulement celle d’un être humain. Et encore. Tu n’avais pas vraiment vu la personne mourir. Tu avais vu le petit Kévin, bien vivant lorsqu’il était dans l’avion. Puis tu avais rencontré ce Brôcélôme qui avait longuement insisté pour le suivre. C’est là que tu avais trouvé le corps du petit garçon. Il était mort. Totalement raide. Ses membres étaient totalement rigides. De vrais bâtons. Tu avais mis du temps à le comprendre, mais tu avais fini par y parvenir. Tu ne comprenais toujours pas le mécanisme, tu ne savais toujours pas comment l’esprit du jeune Kévin avait pu devenir ce pokémon, mais visiblement c’était ainsi que cela s’était passé. Cela faisait déjà beaucoup de changement dans ta vie. Et tu détestais le changement. Tu n’appréciais vraiment pas cela. Tu étais mal à l’aise lorsque quelque chose dans ton environnement était modifié. Et là, tu ne voulais pas que ce pokémon ne se remette pas de ses blessures. Il le fallait. Tu ne voulais pas imaginer que les choses puissent se dérouler autrement. Tu ne connaissais pas ce Malosse, mais tu l’avais sauvé. Tu avais chamboulé toute ta vie afin de sauver la sienne. Tu avais rejeté toutes tes craintes des relations sociales pour entrer dans ce Centre Pokémon et confier la pauvre créature blessée aux bons soins de l’infirmière. Ensuite, tu étais resté pour avoir des nouvelles. Tu n’avais pas aimé. Tu étais dans un environnement que tu ne maîtrisais pas. Avec d’autres gens. Que tu n’avais jamais vu auparavant. Et ils faisaient du bruit. Tu entendais leurs conversations téléphoniques. D’autres rigolaient entre eux. Tu n’avais pas aimé ça. C’était trop bruyant. Et toutes les lumières qui étaient bien trop puissantes à ton goût. Pourtant, tu n’avais rien dit. Tu étais resté dans le bâtiment. Tu avais fait les cent pas en attendant que l’infirmière ne t’apporte de nouvelles informations. Elle avait fini par le faire. Cela t’avait contrarié. Ce n’était pas celles que tu avais espérés. Elles n’étaient pas très bonnes. La pauvre créature était mal en point. Elle avait été sérieusement blessée. L’infirmière ne savait pas si le Malosse parviendrait à se remettre de ses blessures. Toi, tu n’aimais pas cette incertitude. Tu n’aimais pas cette variable de chance que tu ne pouvais pas maîtriser. Tu aimais avoir le contrôle sur tout. Lorsque tu ne pouvais pas contrôler le déroulement de quelque chose, cela te mettait mal à l’aise.

Finalement, l’infirmière t’avait suggéré de partir. Tu ne savais pas si c’était parce que tu avais fait quelque chose de mal ou si c’était pour éviter que tu ne creuses une tranchée en plein milieu de l’accueil de son Centre Pokémon. Il ne te semblait pas avoir fait quelque chose de mal, mais tu avais le don de ne pas remarquer ce genre de chose. Enfin tu ne les comprenais pas plutôt. Parce que lorsque les gens réagissaient méchamment envers toi ou se moquaient, tu le remarquais. Tu ne parvenais juste pas à comprendre pourquoi la situation dérapait de cette manière. Pour une fois, tu n’avais pas cherché plus loin. Elle t’avait demandé de partir un moment alors tu l’avais fait. Tu en avais profité pour aller accomplir les lourdes tâches que tu avais préalablement mises à ton programme. Cela n’avait pas été une partie de plaisir, mais désormais tu avais tout ce qu’il te fallait. Tu étais même parvenu à trouver un casque antibruit. Ce n’était pas la même qualité que celui que tu avais perdu lors du crash de l’avion qui te conduisait dans la région d’Alola, mais c’était toujours mieux que rien. Tu pourrais toujours t’en trouver un meilleur plus tard. Ce genre d’objet, pour en avoir un réellement performant avec différentes options, il est préférable de les commander sur internet. Pour le moment, tu n’en avais pas encore eu l’occasion puisque tu n’avais plus le moindre appareil en ta possession depuis que tout avait sombré au fond de l’océan. Mais désormais, tu avais tout récupéré. Il ne te restait plus qu’à faire le déballage de tout ton attirail. Tu devrais également te charger de faire les réinstallations de tout ce dont tu avais besoin. Mais pour cela, tu risquais d’avoir du temps. Tu te disais que tu pourrais faire tout cela une fois que tu serais de retour au Centre Pokémon. Cela pourrait au moins t’occuper un peu l’esprit et t’éviter de tourner en rond devant le bureau de l’infirmière. Tu savais que cela pouvait énerver les gens lorsque tu agissais ainsi. Ta mère te l’avait expliqué à de nombreuses reprises. Elle te faisait souvent des listes des comportements que tu ne devais pas opter lorsque tu étais en compagnie d’autres personnes. Tu avais du mal à tous les retenir, essentiellement parce que tu ne comprenais pas le problème avec ceux-là. Pour toi, ils étaient totalement normaux.

Tu étais enfin arrivé devant le centre pokémon. Tu tentais de trouver le courage d’entrer. Tu souhaitais avoir des nouvelles, mais tu craignais qu’elles ne soient pas bonnes. Tu ne voulais pas retrouver le bruit à l’intérieur du bâtiment. Tu ne voulais pas que tes yeux souffrent de nouveau de l’éclairage. Pourtant, tu avais trouvé de quoi lutter contre tout cela pendant que tu étais au centre commercial. Tu avais un casque antibruit. Tu avais des lunettes réductrices de luminosité. Ce n’était pas tout à fait pour lutter contre le soleil. C’était un revêtement particulier des verres permettant de réduire les nuisances apportées par les néons trop puissants. Tu n’avais jamais essayé, mais c’était la seule chose que tu avais trouvée. Toutes les autres paires que tu avais eues entre les mains, tu ne parvenais pas à supporter les montures. Il y avait toujours une partie qui gênait ta vision. Et ça, tu ne le supportais pas. Voir une sorte d’ombre plus ou moins nette à la bordure de ton champ de vision périphérique, tu ne pouvais pas vivre avec. Cela t’énervait. Tu ressentais du stress. Finalement, tu avais donc dû opter pour une autre solution. Elle n’était pas optimale parce que tu ne connaissais absolument pas le produit, mais au moins cette paire-là ne te dérangeait pas. Tu espérais seulement que ces lunettes rempliraient leur rôle.



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Ven 18 Aoû - 1:12


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Finalement, tu avais poussé la porte. Tu aurais pu utiliser les portes tournantes, mais tu avais horreur de cela. Tu craignais de rester coincé là au milieu. Et puis, elles ne tournaient pas à un bon rythme. Elles n’étaient pas suffisamment adaptées à ton allure. Elles étaient trop lentes. Cela t’obligeait à ralentir ton rythme. Mais ce n’était pas bon pour toi. Tu étais habitué à faire des pas d’une certaine longueur. Si tu les faisais en entrant ou en sortant d’un bâtiment en passant par des portes tournantes, ce ne serait pas possible. Tu finirais par heurter la porte, ce qui aurait pour incidence de la bloquer. Et ça, tu ne le supporterais pas. Te retrouver prisonnier de parois en verre, tu ne pourrais pas. Tu n’aimais pas être enfermé dans une pièce de laquelle tu n’avais pas la moindre échappatoire. Cela te stressait au plus haut point. Pour ces raisons, tu préférais emprunter des accès plus basiques. Au moins, tu n’avais pas le risque de rester bloqué en plein milieu. Une porte, ça s’ouvrait et ça se refermait. Il suffisait d’actionner de simples éléments d’huisserie menuisée afin de la faire pivoter ou coulisser selon le modèle par lequel elle avait été installée pour offrir un passage aux gens. Ce n’était pas compliqué. Et puis, il n’y avait pas le moindre risque qu’elle se retrouver bloquée en emprisonnant les gens. Non. C’était l’avantage de ces ouvertures par rapport à celles qui ont un système automatique. Même si tu adorais la technologie sous toutes ces formes, tu ne faisais pas confiance à ce genre de système, surtout lorsqu’il était en mesure de t’empêcher de circuler librement.

L’infirmière était installée derrière son bureau d’accueil. Aux mouvements de son corps, tu supposais qu’elle était en train de taper sur le clavier de son ordinateur. De là où tu étais, tu ne pouvais pas en avoir de certitudes, mais c’était la seule possibilité à laquelle tu songeais. Par moment tu la voyais se retourner pour donner quelques consignes à ses assistants pokémons. Tu n’osais pas t’approcher d’elle. Tu craignais qu’il soit encore trop tôt et qu’elle ne veuille pas encore te revoir ici. Mais tu ne savais plus quoi faire d’autre. Alors, tu restais planté là, comme un idiot, juste devant la porte d’entrée du centre pokémon. Tu pesais les pour et les contres en te faisant une petite liste mentale. Lorsque tu ne savais pas quoi faire ou comment agir, c’était toujours ainsi que tu prenais tes décisions. Cela te semblait être le plus simple. Autrefois, tu aurais sans doute utilisé une feuille de papier ou une application te permettant de prendre des notes. Mais aujourd’hui tu ne le faisais plus. On avait dû te faire la remarque qu’il n’était pas forcément bon de tout noter. On t’avait dit qu’il était préférable de ne pas le faire, car il était possible que quelqu’un se retrouve accidentellement avec ton carnet entre ses mains. Tu ne comprenais pas vraiment la raison. Tu ne voyais déjà même pas comment ton carnet pourrait bien se retrouver dans d’autres mains que les tiennes alors que tu ne le quittais jamais. T’es parents avaient bien tenter de te faire comprendre que cela risquait de blesser quelqu’un si cette personne lisait des choses que tu aurais écrites sur elle. Tu ne voyais pas très bien ce qui pouvait les déranger, lorsque tu prenais des notes sur une personne, il s’agissait uniquement d’observations ou de vérités. Mais pour éviter les problèmes, tu avais commencé à te faire des listes mentales. Ce n’était pas vraiment aussi pratique. Tu ne pouvais pas la poursuivre à un autre moment, tu ne pouvais pas rajouter une donnée lorsqu’une nouvelle idée débarquait subitement dans ton esprit. Là, de cette manière, tu étais obligé de t’organiser pour que tes listes soient à usage immédiat. Ce n’était pas la méthode la plus performante. Tu regrettais de ne plus utiliser ton carnet. Tu pourrais peut-être recommencer maintenant que tu n’avais plus personne sur le dos pour surveiller la moindre de tes actions. Oui. Tu n’avais pas pensé à t’acheter un nouveau carnet lorsque tu étais au centre commercial, mais il te semblait en avoir vu dans la maison de ton oncle défunt. Tu devrais plutôt parler de ta maison. Elle t’appartenait légalement désormais. Tout comme les autres. Enfin deux d’entre elles étaient à ton frère, mais il ne se rendrait sans doute jamais dans la région. Et puis il t’en avait confié, les clés. Et si ce n’était pas le cas, tu te débrouillerais autrement. Mais tu ne comptais pas remettre les pieds dans ce centre commercial. C’était beaucoup trop pour toi.

« - Malosse s’est réveillé ? Son état s’est amélioré ? »

Finalement, tu t’étais approché du bureau de l’infirmière. Tu te devais de poser la question. De toute façon, tu n’avais pas vraiment d’autres choix. Tu en avais même oublié la politesse. Tu n’avais pas songé un seul instant à t’excuser pour l’avoir interrompue comme on te demandait de le faire depuis que tu étais un enfant. Mais ce n’était pas quelque chose de naturel pour toi. Si tu pensais à d’autres choses en même temps, tu finissais toujours par oublier. Et ça avait été le cas. Tu t’inquiétais bien trop pour la créature. Tu savais pertinemment que tu n’aurais rien pu faire d’autre tant que tu n’aurais pas su comment le pokémon allait. Même s’il n’y avait pas eu le moindre changement en ton absence, tu devais t’en assurer. Sans cela, tu serais bien incapable de te concentrer sur quoi que ce soit. Tu n’aurais même pas réussi à te concentrer sur ton nouvel ordinateur dont tu portais toujours le carton. C’était la seule de tes acquisitions que tu n’étais pas parvenu à faire tenir dans tes sacs. Tu avais hâte de le déballer et de commencer à t’agiter autour de lui. Cela t’avait beaucoup trop manqué. Tu avais hâte de retrouver le contact avec tes amis et de reprendre tes activités plus ou moins correctes. Tu avais également de nombreuses recherches à effectuer. Tu voulais te renseigner sur les possibilités de luttes contre la maltraitance et l’abandon des pokémons. Tu pourrais peut-être demander à l’infirmière. Elle pourrait peut-être te donner des pistes ou des noms d’associations. C’était une possibilité. Cela ne te coûterait rien. Sauf si elle ne supportait déjà plus ta présence.


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Dim 20 Aoû - 21:25


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« - Je suis désolée… Il n’y a pas encore eu la moindre évolution. Je viendrais vous prévenir en cas de changement. »

« - D’accord. Merci de me tenir informé de l’évolution de son état de santé. »

Tu t’en doutais. C’était logique. Lors de ton départ, elle t’avait annoncé qu’il ne se réveillerait pas avant un long moment, enfin, si jamais il finissait par le faire. Parce que pour le moment vous n’aviez pas la moindre certitude quant à ses chances de rémissions. Alors ce n’était pas tes quelques heures d’absence qui allaient suffire pour qu’un changement ait le temps d’opérer. Il fallait absolument que tu arrêtes d’oublier que les gens n’ont pas forcément la même notion du temps qui passe que toi. C’était quelque chose qui avait rapidement tendance à te sortir de l’esprit. Tu ne parvenais pas à comprendre les gens déterminait un court ou un long moment. Entre ce que toi tu pensais et ce que les autres considéraient comme une normalité, tu avais l’impression qu’il y avait un gouffre incommensurable. Et tu avais l’impression que jamais tu ne pourrais parvenir à saisir le fonctionnement de toutes ces choses-là. Toi, tu avais l’impression que ton passage au centre commercial avait duré une éternité. Pourtant, tu avais la vague impression que pour l’infirmière tu ne t’étais absenté qu’un court instant. Cette notion du temps, tu ne la comprenais pas. Ce n’était réellement pas quelque chose pour toi. Tu commençais donc à te demander ce que la femme pouvait bien vouloir dire lorsqu’elle t’avait annoncé que s’il devait se réveiller, Malosse ne le ferait pas avant un long moment. Visiblement, vous n’aviez pas du tout la même notion des choses. Tu craignais que cela ne soit vraiment beaucoup plus long que tout ce que tu avais pu imaginer. Tu commençais à te demander si tu avais pris suffisamment d’affaires au centre commercial. Tu avais déjà eu beaucoup de difficultés à trouver le peu que tu avais acheté. Tu te demandais si tu aurais pu trouver d’autres choses. Tu étais tellement difficile dès qu’il s’agissait de te choisir des vêtements, que cela pouvait rapidement tourner à la catastrophe. Mais tu n’étais pas certain que tu aurais de quoi tenir sur une durée aussi longue. Tu serais peut-être obligé de repasser chez toi finalement. À l’origine, tu avais pensé que cela prendrait une ou deux journées au grand maximum. Mais maintenant que tu te rendais compte que l’infirmière ne vivait pas dans le même espace-temps que toi, tu commençais à te demander pendant combien de temps, le pokémon serait de l’obligation de rester aux bons soins de la femme. Tu ne savais déjà pas s’il pourrait sortir du centre pokémon un jour. Mais tu espérais que ce serait le cas. En attendant, tu ferais bien de trouver un moyen pour faire payer aux gens qui osent maltraiter et abandonner ces pauvres créatures qui ne demandent pourtant qu’à être aimées.

« - Dites, j’avais quelques petites questions, je pourrais vous les poser ? »

« - Bien sûr, que se passe-t-il ? En quoi puis-je t’aider ? »

« - Tout d’abord, je me demandais s’il serait possible que j’utilise le réseau wifi du centre pendant que j’attends des nouvelles de Malosse ? Et est-ce que vous connaissez des organismes venant en aide aux pokémons maltraités ou abandonnés ? »

« - La réponse à tes deux questions est oui. Attends-moi un instant, je vais te chercher quelques documents. »

Tu n’avais pas imaginé que cela pourrait être aussi facile d’obtenir des réponses. Tu ne pensais pas que l’infirmière pourrait être aussi gentille avec toi. Tu n’avais pas l’habitude. Surtout que tout à l’heure, elle t’avait demandé de partir. Tu l’avais fait, mais tu commençais à t’interroger sur la durée de ton absence. Tu avais eu l’impression qu’elle souhaitait que tu t’éloignes pendant un long moment. Toi, tu trouvais que cela l’avait été, mais vous ne viviez pas dans le même espace temps. Vous ne possédiez pas la même vision du temps qui passe. Un temps très long à tes yeux était visiblement relativement court aux siens. Mais du coup, elle devrait plutôt t’en vouloir au lieu de chercher à t’aider. Parce que du coup, si tu avais internet, tu risquais de ne plus t’éloigner d’ici. C’était un grand risque qu’elle était en train de prendre. Bien qu’elle ne le savait sans doute pas. Et en plus de cela, elle connaissait dès organismes cherchant à protéger les pokémons. Tu te demandais ce qu’elle avait bien pu aller chercher comme documents. Il fallait peut être rempli un formulaire ou quelque chose dans ce genre-là si tu souhaitais pouvoir te connecter à internet. Cela aurait pu attendre qu’elle te donne les explications sur les organismes. De toute façon, ton ordinateur n’était pas encore prêt à se connecter à internet. Tu avais juste posé la question pour plus tard. Afin de ne pas perdre de temps lorsque tu en aurais besoin. Elle s’était éloignée en franchissant une porte qui portait un panneau d’interdiction adressé aux personnes qui ne travaillaient pas ici. Tu ne savais pas ce qu’il pouvait bien y avoir derrière cette porte, il s’agissait peut-être de bureaux. C’était peut-être là-bas qu’elle rangeait les réserves de médicaments et de produits médicaux. Tu n’en savais rien. La seule chose dont tu étais certain, c’était qu’elle avait ouvert la porte à l’aide d’un pass magnétique et qu’elle était entrée.


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Mer 23 Aoû - 18:20


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Elle t’avait dit qu’elle revenait dans un instant. Normalement, il s’agissait d’une mesure de temps très rapide. Elle n’aurait pas dû rester derrière cette porte très longtemps. Lorsque l’on dit ce genre de phrase, c’est généralement parce que l’on sait que l’on ne va pas s’absenter plus de quelques minutes. Moins de cinq même. Après cette durée, tu trouves que le temps commence être un peu trop long pour considérer que seul un instant s’était écoulé. En tout cas, c’était de cette manière-là que tu voyais les choses. Pour toi, cela faisait déjà bien trop longtemps qu’elle s’était absentée. Tu te demandais si elle avait un problème. Tu ne savais pas si tu devais aller vérifier. En temps normal, s’il avait été question d’une porte basique, tu aurais sans doute été vérifier que tout allait bien et que l’infirmière n’avait pas besoin de ton aide ou de celle d’un autre. Mais là, tu ne pouvais pas. Le panneau d’interdiction qui avait été fixé par des clous dans le bois de la porte t’en empêchait. Tu ne travaillais pas ici. Tu ne savais même pas comment cet établissement fonctionnait. Tu étais donc totalement étranger au fonctionnement de ce centre pokémon. Et il était nettement indiqué sur le panneau que l’accès à ce qui se trouvait derrière cette porte était formellement interdit à toutes les personnes étant étrangères au service. C’était ton cas. Tu ne pouvais donc pas pousser la porte et vérifier que tout allait bien à l’intérieur. Et puis, même si elle avait un problème quelconque, elle devait sans le moindre doute avoir la possibilité de contacter quelqu’un d’autre. Ce n’était pas possible autrement. Elle avait sans le moindre doute des moyens de communication un peu partout ici. Ils n’étaient pas nombreux. Seulement elle et ses partenaires pokémons. Il y avait également des clients et des gens de passage, mais ce n’était pas suffisant pour la sécurité des lieux. C’était long, mais peut être qu’elle ne parvenait pas à retrouver les papiers qu’elle était partie chercher pour toi. Sinon, il existait une autre possibilité. Elle n’avait peut-être pas la même notion de l’instant que toi. Pour toi, il s’agissait de quelque chose d’immédiat. Mais pour elle, il ne s’agissait peut-être d’une façon de s’exprimer afin de t’indiquer qu’elle s’absentait un petit moment le temps de trouver les documents qu’elle souhaitait te remettre et qu’elle reviendrait dès qu’elle aurait mis la main dessus.

Tu espérais tout de même que pour elle, un instant représentait moins d’une heure. Tu n’étais pas d’un naturel patient. Et puis, lorsque tu n’avais pas d’autres possibilités que d’attendre avant de pouvoir faire quelque chose ou d’avoir une réponse, tu préférais t’occuper. Sinon, tu avais rapidement tendance à t’ennuyer. Et généralement, tu devenais insupportable pour ton entourage. Et là, tu ne pouvais rien faire. Tu n’avais rien pour occuper ton esprit ou tes mains. Tu étais coincé devant ce bureau à attendre qu’elle daigne revenir vers toi. Tu n’aimais pas cela. Et puis il y avait ton ordinateur, dont tu avais posé le carton à tes pieds. Tu avais toute son installation à réaliser encore. Et puis tu avais hâte de commencer à faire tes recherches sur les pokemons abandonnés et maltraités. Tu aimerais bien retrouver le propriétaire de ce Malosse. Tu ne savais pas comment, mais tu rêvais de lui faire payer pour ce qu’il avait infligé à cette pauvre créature. Cela devait forcément être possible de retrouver quelqu’un. Et puis sinon, tu avais toujours la possibilité de faire appel à ton réseau. Si tu n’étais pas un grand connaisseur dans le domaine, tu connaissais peut-être quelqu’un qui l’était davantage que toi. Ce n’était pas compliqué en même temps. Et puis tu avais seulement besoin de quelques renseignements. Pour la suite, tu pourrais te débrouiller par toi-même. Aucun piratage ne pouvait te résister. Cela pouvait te prendre du temps, beaucoup de temps, mais quand tu te lançais dans une entreprise de ce genre, tu n’avais pas tendance à abandonner en cours de chemin. Il fallait que tu ailles jusqu’au bout de ta tâche.

Habituellement, tu n’étais pas le genre de personne qui avait tendance à vouloir se venger. Tu n’étais pas vraiment le genre d’individu capable de t’engager dans une cause. Tu vivais pour toi et le reste ne t’importait que très peu. Mais aujourd’hui, les choses étaient différentes. Après avoir vu l’état de ce pauvre Malosse, tu n’étais pas capable de fermer les yeux et de passer ton chemin. Tu avais horreur des conflits directs, mais ce n’était pas ta manière de faire. Si tu retrouvais la personne qui avait fait ça à cette créature, il était certain que tu lui ferais payer ses actions. Mais ce n’était pas la seule certitude qui existait à propos de cette histoire, l’autre était que tu n’aurais même pas besoin de te déplacer pour rencontrer en personne cet ignoble individu. Tu vengerais la créature, mais sans agir en face à face. Avec ta carrure, tu savais bien que tu n’avais pas la moindre chance. Même une petite fille serait capable de te bousculer. Peut être qu’un jour cela changerait, mais en attendant tu n’étais pas plus épais qu’une brindille. Un coup de vent et tu te retrouvais par terre. Et puis de toute façon, tu avais tendance à perdre tes moyens dès qu’il s’agissait de communiquer avec les gens. Au moins, avec ton ordinateur, cela serait bien plus simple. Il te suffirait de vérifier qu’il s’agissait bien de la personne recherchée. En général, ce n’était pas bien compliqué. Ces gens-là étaient suffisamment idiots pour prendre des photos ou se vanter de leurs méfaits sur des forums ou des réseaux sociaux spécialisés. Des trucs plus ou moins discrets, mais pas suffisamment pour t’échapper.


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Mar 5 Sep - 21:11


Promise

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Tu avais entendu du bruit de l’autre côté de la porte. Quelque chose de lourd qui tombait sur le sol. Suivi d’une exclamation que tu n’avais pas vraiment comprise. Il devait sans doute s’agir d’un juron spécifique à la région. Tu n’en savais rien. Tu faisais seulement une supposition. Mais tu avais reconnu la voix de l’infirmière. Elle s’était exclamée peu après le bruit sourd de la chute. Elle devait donc sans doute réagir à cela. Donc elle devait être bien vivante. Et elle ne devait pas avoir de problèmes, sinon tu l’aurais entendu appeler de l’aide. Mais ce n’était pas le cas. Alors tu continuais d’attendre en puisant dans le peu de patience qu’il restait à ton corps. Tu te demandais ce qui avait bien pu tomber. Au bruit sourd qui avait résonné, tu supposais que c’était lourd. Tu n’avais pas la moindre idée de ce qui pouvait se trouver de l’autre côté. Tu te disais qu’il s’agissait peut-être d’un carton rempli de documents. Ou d’une étagère. Tu n’en savais rien. En réalité, cela ne t’intéressait même pas de le savoir. Tu cherchais seulement quelque chose pour occuper ton esprit avant qu’il ne parte à la dérive. Tu avais autre chose à faire que d’attendre là devant. Et l’infirmière avait sans doute d’autres occupations que de trouver des documents. Elle devait prendre soin du Malosse. Elle devait le remettre sur ses pattes. Ça, c’était vraiment important. Tout le reste n’était que futilité. Elle était la seule à pouvoir faire quelque chose. Elle avait un patient dans un état critique. La porte s’était finalement ouverte sur l’infirmière qui revenait avec un petit paquet de feuilles dans les mains. Rapidement, elle avait parcouru la distance qui séparait la séparait de son bureau et avait posé les documents devant toi.

« - Voici pour vous. La première page contient toutes les informations qui vous permettront d’accéder à la connexion internet du centre durant votre passage ici. Pour les autres documents, il s’agit de toutes les publicités des organismes de protection des pokémon que nous avons à notre disposition. Puis-je faire autre chose pour vous ? »

Si elle pouvait faire quelque chose pour toi. Oui. C’était évident. Tu ne voyais même pas pourquoi elle posait la question. Si elle souhaitait te satisfaire, elle n’avait qu’à aller prendre soin du Malosse que tu avais trouvé dans un piteux état et apporté le plus rapidement possible ici. Tu l’avais confié à ses bons soins un peu plus tôt dans la journée et pourtant il n’y avait toujours pas de véritables évolutions dans son état de santé. Cela t’inquiétait. Tu craignais qu’il ne parvienne pas à s’en remettre. Tu ne le connaissais même pas. Tu n’avais pas la moindre idée du caractère qu’il pouvait bien avoir. S’il s’agissait d’un battant, ses chances de survie pourraient être plus grandes. Mais là, actuellement, tu ne pouvais pas avoir la moindre certitude à ce sujet. Donc oui. Elle pouvait retourner s’occuper de lui. Quoi que. Après tout, tu avais bien une petite question à lui poser. Pendant qu’elle était là. Pendant qu’elle te le demandait. Pendant que tu avais encore la force de le faire.

« - Merci… Je me demandais, pourrais-je avoir une chambre, pour quelques jours, le temps que Malosse se réveille ? »

Tu avais eu la sensation qu’elle t’avait regardée bizarrement lorsque tu avais posé ta question. Tu ne comprenais pas pourquoi. Tu n’avais pourtant pas l’impression d’avoir dit quelque chose de déplacé. Tu avais seulement demandé si tu pourrais passer la nuit ici. Ce n’était quand même pas compliqué. Et puis tu savais que les dresseurs et coordinateurs y avaient le droit. Tu ne voyais donc pas le souci. Peut-être qu’elle avait pensé à autre chose. Tu n’en savais rien. Toujours était-il qu’elle avait accédé à ta demande et avant déposé une clé sur les documents avant de prendre poliment congé de toi. Tu avais donc tout ce qu’il te fallait désormais. Tu allais pouvoir te trouver un endroit tranquille afin de commencer à t’occuper les mains et l’esprit. Cela allait sans nul doute te faire le plus grand bien. Tu en avais bien besoin. Étrangement. Dès que tu avais de l’électronique dans les mains, tu te sentais tout de suite mieux.

Pendant que tu procédais à l’installation de ton ordinateur tout en pianotant sur le clavier d’une des machines mises à disposition des gens de passage par le centre pokemon, un homme s’était installé non loin de toi. En temps normal, ton esprit aurait pu le garder éloigné de tes pensées, mais tu sentais parfois son regard sur toi pendant que tu faisais tes recherches sur les différents organismes de protections qui figuraient sur les documents remis par l’infirmière. Toutefois, tu ne parvenais pas à avoir la certitude que c’était bien toi qu’il observait. À chaque fois que tu tournais le regard dans sa direction, il semblait absorbé par son écran. Tu n’aimais pas cela. C’était bien pour cette raison que tu préférais ta solitude. Tu avais horreur d’être dérangé de la sorte. Cela te déconcentrait. Tu ne parvenais pas à te focaliser sur ta tâche et tes pensées commençaient à s’éparpiller dans tous les sens. Tu n’aimais pas que des gens regardent ce que tu faisais. Cela ne les concernait pas. Tu ne comprenais pas ces individus qui n’étaient même pas capables de s’occuper de leurs propres affaires et qui se sentaient l’obligation de se mêler de celles des autres. Tu aurais eu envie de lui dire quelque chose, mais tu n’osais pas. Il était possible que tu te trompes sur toute la ligne.


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Mer 4 Oct - 20:18


Promise

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Tu pianotais sur le clavier de la machine du centre pokémon sans prêter une grande attention à ce que tu faisais. Ce n’était qu’un emprunt de courte durée le temps que ton propre ordinateur soit totalement configuré. Tu auras pu attendre que l’installation se termine sans rien faire d’autre, mais tu en étais tout simplement incapable. Tu ne pouvais pas rester tranquille sans rien faire plus de quelques minutes. Au quotidien, cela s’avérait être un véritable problème. Il est compliqué de se rendre compte qu’un tel problème apporte un grand nombre de difficultés lorsque l’on n’y est pas directement confronté. On ne pense pas à tous les moments durant lesquels on nous demande d’attendre sans rien faire au cours d’une même journée. Pour toi, ces périodes-là étaient véritablement épuisantes. Ton esprit se mettait à divaguer dans tous les sens jusqu’à t’apporter des douleurs sans même que tu ne puisses avoir l’occasion de mettre des mots sur tes pensées. C’était un défilé incessant. Un flux immatériel et sans substances physiques que l’on ne pouvait pas arrêter. C’était des images. Des sons. Des souvenirs divers et variés. Des relents plus ou moins agréables provenant directement du passé. Les gens ne pouvaient pas comprendre ce que tu vivais. Ils ne saisissaient pas l’ampleur du problème. Ils se contentaient de te regarder étrangement ou de murmurer sur ton passage. Ils se moquaient de toi. Tu ne parvenais pas à comprendre pourquoi. Lorsque l’on te parlait, tu répondais à ce que l’on te disait. Mais généralement tes interlocuteurs finissaient par s’éloigner de toi en rigolant. Tu ne comprenais pas pourquoi. Personne ne te l’expliquait. Les gens partaient en se marrant et en te jetant des regards étranges dont tu ne parvenais pas à saisir la signification. C’était sans doute pour cela que tu n’étais pas particulièrement friand des interactions sociales. Elles ne fonctionnaient jamais très bien pour toi. Alors progressivement, presque inconsciemment, tu avais commencé à chercher au maximum à les éviter. Lorsque l’on ne s’adressait pas directement à toi, tu ignorais les gens. Tu feintais. Tu feignais de n’avoir rien entendu. Parfois, tu n’avais pas besoin de faire semblant. Dans certains cas, tu étais réellement perdu au milieu de tes nombreuses pensées, au point que tu ne prêtais plus la moindre attention à ce qu’il se passait au tour de toi. À un tel niveau que tu n’entendais plus rien. Dans ces cas-là, un véhicule des pompiers ou des forces de l’ordre aurait pu te frôler en ayant les sirènes qui hurlaient au point de rendre sourd tout individu normalement constitué, que tu ne l’aurais même pas remarqué. Tu serais resté enfermé dans ta bulle sans même réagir. Mais dans la plupart des cas tu les entendais les gens. Tu entendais leurs tentatives pitoyables pour vainement tenter d’attirer ton attention. Tu faisais mine de n’avoir rien remarqué. Tu te concentrais au maximum afin qu’aucun signe ou aucune expression ne puisse te trahir. Tu les entendais ensuite proférer des injures, mais tu préférais encore cela à leurs rires qui sonnaient beaucoup trop comme des moqueries ou de mauvaises plaisanteries à tes oreilles.

Tu regardais distraitement l’écran de la machine d’emprunt que tu utilisais. Tu enregistrais dans ton cerveau les informations qui défilaient sans y prêter une grande attention. Tu le faisais surtout pour t’aider à dompter ton impatience. Tu ne faisais que des recherches basiques. Rien de bien poussé. Tu ne tenais pas particulièrement à attirer l’attention. Tu n’aimais pas faire des recherches personnelles sur des ordinateurs destinés au public d’un certain lieu. Surtout lorsque tu n’avais pas la moindre idée des systèmes de protection qui avaient pu être mis en place sur ce genre de machines. Tu aurais pu faire quelques recherches au cœur du système d’exploitation de l’ordinateur que tu empruntais. Cela n’était pas bien compliqué pour une personne ayant tes compétences informatiques. C’était dans tes cordes. Un véritable jeu d’enfant. Mais tu n’en avais pas la moindre envie. Tu faisais autre chose. Tu pensais à un grand nombre de sujets. Tu n’avais pas spécialement le désir de te disperser davantage encore avec une tache de ce genre. Et puis tu n’avais pas le matériel nécessaire avec toi pour étudier l’éventualité de la présence d’un logiciel ou d’un petit appareil-espion au sein de la machine ou plus généralement au sein du réseau qui les reliait entre elles. Tu ne faisais pas confiance. À partir du moment où d’autres personnes que toi pouvaient approcher des ordinateurs, tu te méfiais. Tu savais que l’on ne pouvait pas faire confiance aux autres. Si tu avais bien retenu quelque chose des années de ta jeunesse, que ce soit ton enfance ou ton adolescence, c’était bien que tu ne pouvais avoir confiance en personne. Tu avais bien intégré le fait que les gens ne se préoccupaient jamais des autres. Tu avais parfois eu du mal avec cette notion, tu étais trop naïf. Mais à force de te faire avoir, tu avais progressivement commencé à devenir plus méfiant envers le monde qui t’entourait. Tu avais plus ou moins compris la notion de malveillance. Tu t’étais progressivement rendu compte que la plupart des gens agissaient dans leurs propres intérêts sans se préoccuper d’une éventuelle possibilité qu’ils avaient de blesser d’autres personnes. Alors tu faisais attention. Quand tu n’étais pas sur un appareil qui t’appartenait, tu faisais en sorte que rien de ce que tu regarderais ne puisse remonter jusqu’à toi. Tu ne voulais pas. Même si ce n’était rien d’important. Même si ce n’était pas quelque chose en limite avec la légalité, tu préférais rester dans l’anonymat le plus complet. C’était plus simple pour toi. Et puis on ne savait jamais. Si jamais quelque chose que tu regardais pouvait finalement conduire à l’une ou l’autre de tes actions, tu préférais que rien ne puisse constituer une preuve permettant de conduire à ta petite personne. C’était une règle que tu avais depuis un moment déjà. Et en fonctionnant ainsi, tout se passait bien. Tu ne voyais donc pas pourquoi tu chercherais à changer cela.


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Jeu 5 Oct - 20:46


Promise

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Tes doigts tapaient à une vitesse impressionnante sur les touches du clavier. Dans le même temps, des lettres s’inscrivaient dans la barre de recherche qui trônait au centre de l’écran. Les documents sur les associations de protection des pokémons abandonnés étaient posés entre le clavier et l’écran. À une distance juste suffisante pour que tu puisses lire les gros titres sans avoir besoin de demander à tes yeux de fournir un effort particulier. Puisque tu n’avais pas grand-chose à faire en attendant que la barre de chargement concernant l’installation de ta propre machine soit remplie, tu allais en profiter pour commencer à te renseigner sur les différents organismes qui existaient pour lutter contre les abandons et la maltraitance des pokémons. Tu ne savais pas vraiment ce que tu espérais obtenir en faisant ce genre de recherches, mais tu avais la sensation, au plus profond de toi, que c’était particulièrement important. Alors tu ne te posais pas davantage de questions. Si ton inconscient cherchait à te faire comprendre, d’une manière ou d’une autre, qu’il était primordial pour toi de le faire, tu n'allais pas aller chercher une autre raison un peu plus loin. Tu allais simplement le faire. Dans ta tête, tu allais forcément réfléchir à tout cela pour tenter de comprendre le raisonnement que ton esprit avait eu par lui-même sans t’inclure dans la discussion. Tu étais seulement son exécutant. Tu pianotais sur la machine d’emprunt en recherchant des informations sur la première organisation de ta liste. Tu ne saisissais pas encore toutes les obscures raisons qui pouvaient se cacher derrière ce besoin de se renseigner, mais tu ne désespérais pas. Tu savais bien qu’à un moment ou un autre tu finirais par comprendre. Tu savais que tu ne devais pas mettre la charrue avant l’Ecremeuh. Tu ne devais pas aller trop vite. Il était nécessaire que tu prennes ton temps afin de ne pas négliger le moindre détail. La barre de chargement atteignait difficilement son milieu. Tu avais encore du temps devant toi. Tu préférais. Tu n’avais pas tellement envie de devoir interrompre tes recherches alors que cela ne ferait que quelques minutes que tu aurais débuté. Tu n’aimais pas que quelque chose ou quelqu’un vienne interrompre l’une de tes tâches. Pour toi, c’était vraiment dérangeant. Surtout que généralement, tu devais arrêter tout ce que tu faisais pour des broutilles sans le moindre intérêt pour toi. Et forcément, derrière tu ne parvenais plus à retrouver le fil de ce que tu étais en train de faire avant d’être interrompus. Pour toi, cela représentait une perte de temps et d’énergie. Et autant le dire tout de suite, tu n’avais aucun de ces deux éléments en quantité suffisamment importante pour que tu puisses te permettre d’en perdre de cette manière. Ou même d’une autre. Tu les conservais jalousement pour t’en servir avec parcimonie. Lorsque tu le pouvais, tu en consommais le strict nécessaire, parce que tu savais que tu en aurais encore besoin et que tu n'en possédais qu’une quantité limitée. Le temps, on en manquait tous. C’était inéluctable. Et de l’énergie, ton corps en consommait une telle quantité pour fonctionner normalement et pour alimenter ton esprit qu’il ne restait plus grand-chose après pour le reste de tes besoins. Tu faisais donc attention. Tu économisais parce que ton cerveau était très véloce en carburant pour fonctionner convenablement. Et surtout tu savais que même si ta journée était déjà bien remplie en comparaison avec d’autres, elle était encore loin d’être terminée.

Tu venais d’arriver sur le site de la première organisation de tes recherches. Tu n’avais pas fait cela dans un sens particulier. L’infirmière, en réponse à ta demande, t’avait donné une pile de feuilles photocopiées contenant les différentes informations concernant les associations et autres types d’organisations qu’elle devait contacter en cas de problèmes divers. Par exemple, s’il y avait une suspicion de maltraitance sur une créature qu’on lui aurait confiée afin qu’elle la soigne ou si elle se retrouvait à prendre soin d’un pokémon ayant été lâchement abandonné par son dresseur, elle était censée consulter cette liste afin de faire appel à l’organisme le plus adapté pour en prendre soin. Normalement, elle aurait dû le faire avec le Malosse que tu avais déposé un peu plus tôt. Mais visiblement elle ne l’avait pas fait. Soit elle pensait que tu souhaitais le recueillir, soit les associations qu’elle avait contactées étaient déjà bien trop surpeuplées pour faire le déplacement et prendre le relais pour cette pauvre bestiole. Tu ne savais pas vraiment. Et maintenant que tu t’étais posé la question une fois, tes interrogations sur le sujet n’arrêtaient pas de tourner dans ton esprit. Avoir la réponse ne changerait pas grand-chose à ta vie. Pour ne pas dire qu’il n’y aurait pas la moindre incidence. Tu te demandais aussi si elle n’attendait pas de savoir si la pauvre créature allait s’en sortir. Elle était dans un sale état. Rien encore n’était assuré quant à sa capacité à s’en remettre. Tu espérais que ce serait le cas, mais pour le moment tu n’avais pas la moindre assurance à ce niveau-là. C’était pour cela que tu souhaitais le venger de son propriétaire. Tu ne savais pas encore exactement comment tu allais t’y prendre pour le retrouver, mais tu savais pertinemment que tu finirais par trouver. Tu te demandais également si le Malosse souhaiterait venir avec toi. S’il souhaitait avoir une nouvelle vie. Cette créature te plaisait et tu rêvais de lui offrir un meilleur avenir. Mais au final tu n’avais pas vraiment le pouvoir de décision. Ce serait à lui de faire son choix. Ce serait à lui de faire un choix, sans doute entre toi ou une association. Tu te persuadais qu’il aurait un choix à faire parce que cela signifiait qu’il s’en remettrait. Et tu avais particulièrement besoin de te raccrocher à cet espoir après tout ce que tu avais entrepris pour lui aujourd’hui. Et tu te doutais qu’il ne pourrait pas retourner auprès de son précédent dresseur. S’il l’avait abandonné dans de telles conditions, c’était bien que cette personne, bien que tu n’arrivais pas à la considérer ainsi, n’en avait rien à faire de ce pokemon. Dans ton esprit, tu aurais pu nommer cet individu autrement. Monstre par exemple. Ou même bâtard. Mais cela aurait été méchant pour les monstres et les bâtards. Eux, ce n’était bien souvent pas de leur faute généralement. Alors que celui qui avait agi ainsi l’avait fait volontairement, sans le moindre doute.


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