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» L'examen ranger


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Dim 6 Aoû - 23:07
C’était prévisible en même temps. Acculés ainsi, le quatuor n’a pas vraiment d’autres options que de tenter le tout pour le tout. Galvanisés par la supériorité numérique, le groupe de 10 fonce sur ses adversaires. Sauf que rapidement, les pronostics sont contredits, parce que les premiers KO viennent de ceux qui étaient les plus nombreux. Jean, à l’aide d’un mouvement martial enseigné avec plus ou moins de succès par Tengu, sa Shaofouine, parvient à se débarrasser de son premier assaillant qui tombe au sol comme un caca. Le blond ne pense néanmoins pas à prendre son boitier. Pas maintenant alors que le combat est encore en cours. Cette démonstration de force stoppe les deux types qui suivent et qui se jettent des regards en coin, l’air hésitant.

-Je vous attends.

Du coté de Jill, les coups partent aussi. Un type se retrouve à terre en train de se tenir les boules. Un coup bas. Lâche mais efficace. Et puis le plus lâche c’est celui qui attaque en nombre, pas celui qui frappe pour rétablir un peu l’équité. Elle neutralise un autre assaillant en faisant carrément une prise de catch. Hé ben, elle cachait bien son jeu. C’est aussi ce que doivent se dire d’une manière moins polie ses autres adversaires.

David et Luna sont également face à 5 adversaires. Le champ de bataille s’est séparé en deux, avec du 2 contre 5 de chaque coté, rendant une visualisation de l’autre duo impossible. Cela ne les empêche pas de s’en sortir à merveille chacun de leur coté. Le colosse envoi dans le décor les intrépides qui oseraient tenter de poser les mains sur son corps musculeux tandis que l’ex agente distribue des pains à ceux qui restent. La montagne ne fait pas preuve d’une quelconque technique, sa force physique suffit à plier ses opposants comme des herbes hautes. S’il est également capable de prouesses martiales, il ne le montre pas pour l’instant. Il aurait bien raison de cacher son jeu tant qu’il n’est pas dans l’urgence, on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Tandis que Jean balance des coups de pieds en direction des deux types qui lui font face pour les tenir en respect, Jill arrive à ses cotés. Elle s’est débarrassé de ses deux opposants et peut maintenant porter assistance au blond. La jeune femme se permet même de provoquer le duo en face. Ils ne l’ont pas volé.

Le blond analyse rapidement la situation avec ce qu’il sait. L’assaut dont ils ont été victimes n’a pas été porté par des adversaires très dangereux. Ils ont attaqués en nombre mais individuellement, ils ne valent pas grand-chose en combat rapproché. Alors oui, ce sont de jeunes personnes en bonne forme physique, mais aucun n’a montré de compétences particulières pour neutraliser une cible humaine. On y pense pas forcément, parce qu’affronter des gens mal intentionnés c’est plutôt le travail des agents sur le papier, mais un ranger peut également être confronté à des adversaires humains, des braconniers par exemple. Et ça vaut mieux pour lui s’il est capable de se défendre un minimum.

Finalement, après quelques secondes de silence, les deux gus décident de se barrer en courant dans la direction opposée et s’engouffrent dans l’épaisseur de la forêt. Jean lève un sourcil devant cette réaction, avant de se dire que finalement c’est peut-être le choix le plus censé qu’ils ont fait depuis le début de cette épreuve.


-Hmpf.

Mi-surprise mi-dédain. Jean se relâche un peu, mais reste tout de même attentif à son environnement. Il baisse les yeux en direction du corps inerte du type qu’il a high-kické il y a quelques minutes et remarque qu’il n’a déjà plus de boîtier.

-Ah, tu lui as déjà pris?

La phrase n’est pas du tout un reproche. Jean s’incline et regarde avec une pointe d’appréhension si le mec respire encore. Heureusement, c’est le cas. Le blond n’est clairement pas assez expérimenté pour placer ce genre de coups. D’un coup, un membre du staff accompagné d’un Alakazam débarque par téléportation et embarque les trois candidats éliminés en soupirant, avant de disparaître comme il est arrivé. Les organisateurs disaient donc la vérité au sujet de la surveillance des candidats. Si quelqu’un essaye de tricher, il risque bien de se faire prendre.

Pendant que Jean réfléchit aux implications morales d’une telle surveillance si l’envie d’uriner lui venait soudainement, son attention est attirée par des bruits de luttes un peu plus loin. Certainement Luna et son allié musclé.


-On devrait aller les aider (même si je pense qu’ils s’en sortent aussi bien que nous).


 
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Modo RP & Dresseur

C-GEAR
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Ven 11 Aoû - 12:11
Finalement les deux gars face à nous ne disent rien puis filent à l'opposé, nous laissant en plan. Jean les snobe à raison ; je suis soulagée. Il se penche sur le gus qu'il a assomé plus tôt pendant que je me masse les poings. Je ne suis pas habituée à combattre tous les jours et malgré mes entraînements réguliers j'ai toujours mal quand je cogne. J'ai pas grand chose dans mon sac qui peut servir, j'en fais pas tout un foin ; ceux qui restent sont en pls en comparaison, il faut croire qu'on a eu de la chance. Dix personnes c'était pas gagné d'avance, ça aide quand on tombe sur des gens pas entraînés du tout.

- On a eu du bol. Pas blessé ? Jean me demande où est le boitier du gas à terre. Oui. Y repartiront pas avec ça c'est sûr, puis quoi encore.

A ce moment précis arrive un Alakazam de je ne sais où. C'est la première téléportation que je vois de mes yeux ; c'est pas Boogie Woogie qui serait capable d'un tel truc. Ça dure environ une minute avant qu'il ne reparte avec son membre du staff et nos victimes, nous laissant seuls. Je ne pensais pas la surveillance de l'épreuve si rapprochée. A priori mettre quelques baignes n'est pas une raison de se faire téléporter.
La montagne et Luna sont plus loin, on a perdu la visibilité depuis un moment. Jean propose justement de les rejoindre après ce spectacle.


- On devrait aller les aider (même si je pense qu’ils s’en sortent aussi bien que nous).
- Oui ça fera pas de mal de les rejoindre.

On bouge pour aller voir ce qu'il se passe : mon Ursaring sort des fourrés et se rapproche de moi. Il est sur quatre pattes par commodité et me suit. Pas question de lui demander un coup de main dans ces combats : c'est pas à l'infirmerie que l'Alakazam me téléportera sinon mais direct en taule, sans passer par la case départ. On finit par arriver dans un endroit un peu plus dégagé ; j'aperçois Luna de dos immobile. Elle semble regarder un combat qui se déroule sous ses yeux ; on se rapproche finalement à sa hauteur et contemple ce qu'elle regarde. Elle a des boitiers à ses pieds et quatre gars sont allongés à terre. Seul un grand roux assez carré tient encore et résiste à la montagne. David n'a pas de technique particulière de combat comme j'ai pu l'apercevoir chez Jean. Il n'utilise pas non plus de prise de catch efficace. Il est quand même plus lourd et plus imposant que son adversaire : ses muscles amortissent le choc des coups de poing. L'adversaire se débrouille bien mais ça doit faire un moment qu'il y est ; il est rouge et semble au bord de l'évanouissement. David a du le voir lui aussi ; il lui colle une baigne magistrale en pleine face et le fait tomber au sol. Luna n'attend pas une seconde : aussitôt elle récupère le dernier boîtier.

- Ça va vous deux ? Ils étaient audacieux, mais nuls.

Typique Luna. Rien ne peut l'arrêter. Elle a les poings rougis par l'effort mais semble en bonne forme. Concernant David il n'y a pas grand chose à en redire. Il reste plutôt stoïque comme Jean, mais finit par s'exprimer.

- J'dois pisser.

Il s'éloigne un peu sans cérémonie. Au même instant un autre membre du staff débarque accompagné d'un Alakazam pour recueillir les restes du duo. David a eu de la chance de pas le croiser ; il revient vite mais déjà le ménage est fait. Luna propose qu'on s'active et qu'on continue notre progression.

- Dix boitiers en tout, c'est pas mal. On continue notre route ?

On s'était jusqu'à présent dirigés vers l'ouest. Il était temps de faire un bilan avec la carte qui nous avait été donné au début de l'épreuve. Le point d'extraction se trouvait au nord et il restait encore du chemin à parcourir : il fallait traverser la forêt pour se diriger vers les montagnes. Peut-être fallait-il flirter avec la route victoire de la région. Ça sentait forcément l'embuscade arrivé à destination tout ça. Je tentais de partager l'idée avec les autres.

- Si on arrive par le chemin le plus direct et le plus dégagé je parie que d'autres auront trouvé moyen de s'allier pour cueillir les arrivants.

Après l'incident qui venait de nous tomber dessus j'avais clairement un mauvais pressentiment. Je ne faisais de plus pas naturellement confiance aux autres et après cette petite attaque surprise, le pire était sans doute encore à venir.



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Mer 16 Aoû - 23:24
Après un rapide check-up, Jill et Jean partent en direction de la position présumée du reste du quatuor. Le tout accompagné par l’imposant Ursaring de la jeune femme, que le blond dépasse aisément en taille puisque le pokémon adopte un mode de déplacement quadrupède. Même debout, il reste légèrement plus grand mais l’animal reste intimidant. Après quelques instants, les deux jeunes gens arrivent dans une sorte d’arène naturelle où David et un des membres de la bande qui a attaqué se font face (il y a aussi quatre gus en pls au sol), sous les yeux de Luna, qui admire le spectacle, avec un petit tas de boîtiers à ses pieds.

Le type, un grand roux assez baraqué, tente de porter des coups à la montagne mais n’arrive pas à faire mouche. La différence de gabarit ne lui laisse aucune chance. David n’a plus qu’à cueillir son adversaire une fois que ce dernier, n’en pouvant plus, manque de s’effondrer au sol. Après une bonne baffe, le gus tombe à terre et Luna ne perd pas une seconde pour lui dérober son boitier.


-Ça va vous deux ? Ils étaient audacieux, mais nuls.s.

-Mis à part deux gars qui se sont enfuit en courant, on les a tous neutralisés. On a préféré éviter de les poursuivre, on ne sait jamais ce qui peut nous attendre en embuscade.

Jean met un peu de temps à constater que la blonde a elle aussi combattu, comme ses phalanges rouges en témoignent. Le cuisinier se dit que c’est une bonne chose qu’elle et son acolyte ne soient pas des ennemis. En tout cas pas pour l’instant. Tandis que le géant va se dissimuler dans les buissons pour se vider la vessie, le trio assiste à une nouvelle apparition d’un organisateur et de son Alakazam pour évacuer les candidats à terre. Ils ne trainent pas d’ailleurs. Les raisons sont multiples au final. Prendre en charge les blessés mais aussi empêcher les candidats éliminés d’influer sur le déroulement de l’épreuve d’une manière ou d’une autre.

Luna suggère que le groupe continue sa progression après un rapide bilan de la situation. Dix boîtiers (pas encore répartis), et certainement plusieurs kilomètres à faire en direction du nord afin d’arriver au point d’extraction. Jill prend ensuite la parole afin de mettre en garde ses coéquipiers d’une éventuelle embuscade si le groupe décide de prendre le chemin le plus rapide.


-Fort probable qu’un groupe tente ce genre de stratégies. On a eu de la chance que ceux qui nous sont tombés dessus aient été assez cons pour gâcher leur effet de surprise en nous attaquant de front.

L’assaut qu’ils viennent d’essuyer n’était pas loin d’être la meilleure configuration possible pour eux. Une attaque surprise ou des pièges ne sont pas à exclure. Et ça, c’est juste en prenant en compte les paramètres humains. La rencontre d’un pokémon hostile n’est pas impossible.


-Bon, ouvrons l’œil.

Le groupe reprend donc sa marche. Le terrain forestier se mélange peu à peu à un environnement rocailleux et en pente, ce qui rend la progression plus difficile. Pas de rencontre humaine supplémentaire jusqu’ici. Difficile de dire si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle. Si ça se trouve des candidats ne rencontreront aucun adversaire tant la zone de l’épreuve est grande. Peut-être aussi que la moitié des participants vont se faire dégager par le même type.

Mais pour l’instant, le quatuor doit faire face à une menace bien différente. Un bruit sourd commence à se faire entendre depuis les hauteurs, qui se rapproche peu à peu. Ils ont juste le temps de voir des formes sphériques entre les arbres pour identifier correctement la menace.


-Gravalanchs ! Planquez-vous !

A peine le temps de cligner des yeux et les voilà déjà en train de fondre sur le groupe. Peu probable que ce soit volontaire néanmoins, cette espèce de pokémon a l’habitude de dévaler les pentes de cette manière et à en juger par leur vitesse, ils sont comme ça depuis pas mal de temps. Mais ils n’en restent pas moins très dangereux. Jean se précipite derrière le premier gros caillou qu’il trouve pour se mettre à couvert.


 
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Modo RP & Dresseur

C-GEAR
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Mar 22 Aoû - 15:55
Ma proposition a été entendue et Jean confirme la chance que nous avons eu lors de ce premier assaut. J'acquiesce. Nous sommes donc tombés d'accord sur la direction à prendre : le Nord mais pas la route principale. On finit par se mettre en route.

A force de marcher on rencontre des chemins plus rocailleux. Les fourrés épais ne me manqueront pas : la progression y est plus aisée lorsqu'on est un Ursaring. Iorek me suit toujours silencieusement à quatre pattes et surveille les alentours. Aucune autre attaque d'humains ne nous tombe dessus alors qu'on progresse. Les cinq boîtiers dans mon sac pèsent leur petit poids mais plus que sur mon dos, je le ressens davantage sur ma conscience. Nous n'avons pas cherché à discuter d'une répartition : il me semble juste que Luna et David gardent les leurs et qu'on évite les courbettes éternelles pour se refiler le butin. En revanche je suis plus mal à l'aise vis-à-vis de Jean : nous avons combattu les guignols ensemble, il lui faut sa part.


Nous arrivons sur une pente plus abrupte à force de progresser vers le Nord. La forêt se mêle à un chemin plus rocailleux qui grimpe jusqu'aux sommets de la montagne environnante. Les arbres sont toujours bien présents et rendent le chemin plus difficile. A force de progresser, nous finissons par entendre un bruit sourd. Un bruit auquel je ne suis nullement habituée mais que mon Ursaring connaît bien : il toise les alentours dans le calme qui le caractérise depuis toujours et finit par relever la tête là où Jean pointe du doigt en nous mettant en garde.

- Gravalanchs ! Planquez-vous !

J'aperçois à peine la forme sphérique de ses pokemons recroquevillés sur eux-mêmes. Leur descente est très rapide, ils sont probablement lancés à fond dans leur accélération. Le bruit se fait de plus en plus sonore à mesure qu'ils s'approchent : Jean finit par atterrir derrière un rocher tandis que Luna et David montent dans les arbres alentours pour se mettre à l'abri. Quant à moi, mon Ursaring s'est redressé sur ses deux pattes et me soulève comme si j'étais un vulgaire jouet pour lui. Pratique de peser quatre vingt kilos de muscles ; il me jette sur son épaule comme un sac à patates et se met à courir aussi vite que possible vers l'arbre le plus proche. Il ne fait pas beaucoup d'efforts pour escalader : il me hisse d'abord sur une branche (toujours dans la position d'un sac à patates) puis grimpe de lui-même. Nous sommes à l'abri grâce à lui. Il a été assez rapide pour nous sortir de là ; nous attendons. L'avalanche des cailloux finit par passer : on les voit d'assez près. C'est la première fois d'ailleurs que je peux détailler cette espèce de la sorte. Je n'en ai jamais vu de près : je ne vois pas plus leurs visages (si on peut dire ça) mais leurs tailles m'impressionne : ils n'ont rien à envier au gabarit de leur évolution finale à ce que je vois. J'en suis étonnée et soulagée ; quoiqu'il en soit ils n'avaient pas la moindre intention agressive à notre encontre et une fois passés, nous sortons tous de nos cachettes.

- C'est pas passé loin. Continuons.

Mais alors que je me réjouis d'avoir échappé à une mort atroce et que je retourne vers les autres, le caillou derrière lequel Jean était planqué commence à s'animer. Il bouge, puis finit par se redresser et enfin, ouvre les yeux. Un Gravalanch encore endormi me fait face et me regarde les yeux dans le vague.

- Salut ? Je fais que passer.

Il pourrait me réduire en bouillie d'os et de chair avec sa carrure : mon Ursaring est derrière moi, attentif à la situation. Il commence à grogner.

- Chuuut Iorek ! Viens, on continue doucement...

Je fais en sorte de contourner le caillou : heureusement, le grognement préventif de mon pokemon n'a pas été suffisamment agressif pour déclencher une baston. Le pokemon sauvage semble endormi et je le contourne en déposant une baie oran qui traînait au fond de mon sac. J'espère par là détourner son attention et lui faire comprendre que je ne l'attaquerai pas (du moins pas sans raison).
Mon Ursaring reste plus méfiant : je suis obligée de le repousser un peu et me de faire entendre. S'il est naturellement prompt à montrer les crocs on va vite s'attirer des emmerdes gratuites dans une telle épreuve.


Heureusement rien n'est arrivé. J'ai fini par rejoindre les autres sans incident. J'en profite pour confier à Jean qu'il serait temps de récupérer quelques boîtiers pour lui aussi. En cas de séparation – qui dit que nous ferons toute l'épreuve ensemble ? – il doit aussi avoir sa part du butin. De plus je ne voudrais pas qu'il se mette à penser que je pourrai lui faire à l'envers jusqu'au dernier moment. Il y a de quoi le craindre, vu ses capacités en dressage et en baston, mais je ne veux pas pour autant qu'il ait les mêmes soupçons à mon égard.

- Alors tiens, prends et...

Ma phrase ne s'achève pas. Luna et David sont stoppés devant nous, avec un air interdit et regardent fixement droit devant eux ; un bruit sourd nous frôle, nous entoure. Peut-être qu'il nous menace aussi...



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Sam 2 Sep - 15:03
La situation est rapidement devenue apocalyptique. Jean est le seul à être resté au sol, ses compères ayant préférés la sécurité d’un arbre. Les Gravalanchs passent tel des boulets de canons. Chacun d’eux fait au moins cent kilos, autant dire que si un humain moyen se trouve dans la trajectoire de l’un de ses pokémons, il finirait en purée. Heureusement, personne n’est blessé durant cet événement. Le blond voit passer les créatures rocheuses à quelques dizaines de centimètres de lui, l’une ricochant même sur le rocher derrière lequel il est dissimulé, passant au dessus de la tête du cuisinier qui maudit sa grande taille pour une fois.

Finalement, l’avalanche se termine aussi vite qu’elle est arrivée. Peu d’arbres ont été heurtés néanmoins, on peut penser que les Gravalanchs contrôlent au minimum leur trajectoire et qu’heurter un obstacle n’est pas spécialement agréable pour eux. Jill, Luna et David descendent des arbres, tandis que Jean se relève. Sauf que le rocher derrière lequel il était se relève également. Il s’agit également d’un Gravalanch, plus imposant que ses congénères néanmoins. Il se retrouve nez-à-nez avec Jill et son Ursaring qui grogne en direction du pokémon roche. Heureusement que le gros caillou semble avoir la tête dans le cul. Jill tente de détourner son attention avec une baie tout en repoussant son pokémon qui montre de plus en plus les crocs. Finalement, le machin gobe la baie puis s’en va, toujours en somnolant. Pas sûr qu’il ai vraiment compris ce qu’il se passait autour de lui, mais au moins aucun combat n’a été engagé. Le blond soupire de soulagement. En y pensant, il suffisait que ce Gravalanch se retourne dans son sommeil pour l’écraser. Un coup de bol.


-Pfiou, on a eu chaud.

Alors que le groupe commence à continuer son chemin, Jill se dirige vers Jean et lui explique qu’il est temps de recevoir sa part du butin. Mais elle n’a pas le temps de faire la transaction, stoppée net par l’arrêt de Luna et David. Quelque chose arrive. Un bruit sourd, différent de l’avalanche de pokémons d’avant. Des pokémons oiseaux, par centaines, poussant des cris de paniques. Ils passent au dessus du groupe sans même leur accorder un regard. Ils sont concentrés sur leur trajectoire. Ils fuient quelque chose. Et cette chose arrive. On arrive même à distinguer ses pas, qui font trembler le sol. Bientôt, les arbres se mettent à plier vers l’avant, déracinés sans efforts par une force colossale. Puis soudain, plus rien. Le silence absolu. Dans une telle situation, l’absence de son est encore plus oppressante que les bruits d’avant. Puis une silhouette gigantesque apparait. Le quatuor n’est désormais qu’à une vingtaine de mètres d’un Rhinastoc aux yeux injectés de sang.

-Et mer…

Le monstre pousse un cri puissant en direction des humains et commence à les charger. Est-ce que les Gravalanchs fuyaient également ce pokémon ? Impossible à dire. Dans l’immédiat, les préoccupations de Jean sont de toute manière bien différente. La faible vitesse de la créature permet néanmoins aux candidats de préparer une contre-attaque. Le Rhinastoc fait néanmoins preuve d’une allonge impressionnante via l’énorme masse au bout de sa queue. Masse qu’il semble bien décidé à utiliser afin de faucher les candidats comme des quilles. C’est le moment pour Jean de sortir le pokémon qu’il a choisit pour cette épreuve.

Le rayon rouge caractéristique des pokéballs libère le Drattak du blond. Un choix réfléchit. Les épreuves du matin, dans un espace confiné, ne permettaient pas à Patush d’utiliser toutes ses capacités de manière optimale. Une épreuve en plein air est le cadre idéal pour ce dernier. Le plus urgent, c’est d’arrêter l’attaque boule roc du Rhinastoc. Alors le dragon plante ses membres dans le sol et lance un abri afin d’encaisser l’attaque à la place de son dresseur et de ses acolytes. La masse rebondit sur le corps renforcé du Drattak et va déchiqueter quelques arbres un peu plus loin.


 
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Mer 13 Sep - 21:41
Un bruit nous surprend en pleine conversation Jean et moi : des Etourmi et leurs évolutions s'envolent. Impossible de les dénombrer, ils couvrent une partie du ciel à eux seuls. Leur stress est évident : ils sont bruyants, crient et se précipitent. Leur vol a quelque chose de désordonné, soulignant leur panique. On a pas longtemps à attendre avant de comprendre d'où cela vient : un énorme bruit se fait entendre. Luna appelle aussitôt son Majaspic à rester près d'elle et l'Ectoplasma de David se dématérialise et finit par disparaître pendant ce temps. Des arbres devant nous s'écartent brutalement sur le passage d'un poids lourd qui fait trembler le sol jusqu'à nous. D'un coup, le bruit s'arrête, rendant la tension palpable. Mon Ursaring s'est redressé sur ses deux pattes arrière, en alerte. Ses oreilles sont couchées mais cette fois il ne grogne pas : il attend patiemment de voir ce qui va arriver.

Une masse d'environ deux mètres de haut surgit parmi les arbres. A côté de la forêt sa taille se réduit un peu mais vu de près, on constate qu'il est tout de même énorme. Un Rhinastoc. Je le reconnais, coup de bol. J'avais été impressionnée par son poids : 280 kilos en moyenne. De la roche, des capacités de type sol et une cuirasse à toute épreuve. Mais le plus inquiétant provient de son regard. Ses pupilles sont injectées de sang et il semble plus agressif que les dix personnes qui nous sont tombé dessus. Peut-être est-il l'agresseur des Etourmi et des Gravalanch ; peu importe, si nous n'agissons pas vite, il deviendra le nôtre.
Jean est le premier à réagir alors que le pokemon sauvage s'approche de nous avec son air menaçant. Il appelle son pokemon – ce qu'il n'avait pas encore fait depuis le début de l'épreuve. Il m'avait semblé que les pokemons de type vol étaient interdits durant l'épreuve mais je suppose que le Drattak du blond échappe aux critères de sélection vu son double-type. Je connais assez peu ces bêtes, tout juste ce qu'on m'en a dit : très puissantes et fort rapides. Je le constate d'ailleurs de mes propres yeux alors que le Rhinastoc balance la masse qui lui sert de queue pour nous écraser : on s'écarte en urgence, je finis à plat ventre avec mon Ursaring qui s'accroupit au-dessus de moi pour me protéger. Il grogne cette fois pour de bon et découvre tous ses crocs en direction de l'adversaire. Nous n'avons rien grâce au Drattak de Jean : il a été suffisamment rapide pour déclencher une attaque abri. Il encaisse la massue à merveille et parvient à repousser l'incroyable puissance du gros Rhinastoc. Celui-ci perd un peu son équilibre sous le choc du blocage mais cela ne fait que l'énerver davantage. Il finit par grogner et rugir ; son cri résonne dans le bois jusqu'aux montagnes derrière nous. Il y a de quoi paniquer mais cela n'aidera en rien. Il faut avant tout délimiter un périmètre de sécurité pour nous : de toute évidence le terrain n'est pas un problème pour notre assaillant. Il repousse les arbres un peu comme des allumettes et tenter l'assaut physique serait peu judicieux, en plus d'être incroyablement risqué pour la suite de l'épreuve. Je réfléchis à la vitesse de l'éclair tandis que je me relève pour me reculer un peu.

Luna ordonne à son Majaspic de lancer une attaque plante. Une giga-sangsue bien placée qui lui permet au passage de reprendre des forces. Nous ne voyons pas l'Ectoplasma de David se mêler au combat mais ça ne m'empêche pas de prendre part : le Majaspic ferait bien de ne pas tenter le corps à corps lui aussi. Je demande à Iorek d'être prudent.


- Tiens-le à distance pour l'instant.

Il sait ce qu'il lui reste à faire. Je lance un coup d’œil à Jean : pour cette fois non plus nous n'allons pas nous laisser tomber. Ce pokemon est dangereux et en colère pour une raison qui nous est inconnue. Peut-être d'autres dresseurs l'ont dérangé, peut-être que notre présence le rend nerveux ou que sais-je encore. Je suis bien loin de la réalité mais le temps est précieux. Nous devons avancer le plus possible et éviter de s'épuiser avant.

- Affaiblis ses défenses.

Avec une telle armure, nous n'avons pas le choix. Je demande à mon pokemon de servir de soutien aux autres : de tenter d'affaiblir les défenses et l'attaque incroyable du monstre nous faisant face. Iorek s’exécuta et commença par une attaque camaraderie. Ce fut une excellente idée mais la colère du Rhinastoc le rendait imperméable : sa puissance ne diminua pas beaucoup. Il baissa ensuite sa défense avec ses groz'yeux : il eut plus de succès sur ce coup, ce qui lui permit de préparer son attaque marto-poing. Pour cela, il lui faudrait s'approcher du Rhinastoc pour le bastonner : le Majaspic de Luna profita de son attaque sangsue et son énergie au maximum pour aller s'enrouler autour de la masse. Son corps n'était pas assez long pour le paralyser entièrement mais la pression qu'il exerçait retenait le monstre le temps de quelques instants. Assez pour permettre à mon Ursaring de piquer une pointe vers le monstre et de déclencher une pluie de baffes dessus : l'attaque combat était efficace contre l'armure de roche de Rhinastoc.

Il faudrait cependant d'autres coups pour en parvenir à bout... et surtout un travail d'équipe.



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Dresseur Sinnoh

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Dim 24 Sep - 15:55
Le Rhinastoc semble bien décidé à balayer les humains qui lui font obstacle. Ou alors ils ne sont pas un obstacle mais une cible ? Peu importe au final, le pokémon attaque, les yeux injectés de sang. Il est manifestement enragé pour une raison quelconque, et c’est le quatuor de participants qui en font les frais. Le premier assaut du monstre est détourné par un abri de Patush, mais cela ne fait que rendre le pokémon encore plus en colère qu’il ne l’est déjà et pousse un hurlement qui se fait certainement entendre à plusieurs kilomètres à la ronde. Alors que le type roche se rapproche, le groupe se dit qu’un assaut physique est une très mauvaise idée. Le Drattak est sensible à une partie de l’armada offensive de ce pokémon, il doit donc éviter tout contact pour éviter de se faire envoyer dans le décor. La Majaspic de Luna offre un court répit aux candidats en lançant une attaque giga-sangsue qui force le Rhinastoc à reculer, déracinant encore quelques arbres au passage.

-Va falloir travailler en équipe !

L’Ursaring de Jill commence par lancer des attaques non-offensives pour affaiblir l’adversaire. Le Majaspic décide d’aller au contact afin d’enrouler son long corps autour du Rhinastoc et d’entraver ses mouvements. La force exercée par le pokémon serpentin doit être colossale, mais elle arrive à peine à ralentir le type roche. Suffisamment néanmoins pour laisser l’opportunité à Iorek de lancer un Marto-Poing qui créer des fissures dans l’armure de son adversaire. Ce qui le fait encore plus enrager, bien évidemment. Le gigantesque pokémon commence à piétiner le sol de toutes ses forces. L’attaque piétisol toute le Majaspic et l’Ursaring, qui encaisse plutôt bien les dégâts mais qui doivent maintenant composer avec un sol encore moins stable qu’il ne l’était avant, diminuant leurs vitesses.

C’est à ce moment que L’Ectoplasma de David jaillit d’une ombre et lance un feu-follet sur le Rhinastoc. Pendant que le combat s’engageait, le type spectre a avancé prudemment vers son ennemi sans se faire remarquer. D’un séisme, il aurait certainement été envoyé au tapis. Mais maintenant, les capacités physiques du type roche sont réduites, ce qui l’empêche de continuer à tout détruire sur son passage.


-Attention, écartez-vous tous ! On va balancer la sauce !


Maintenant que le pokémon sauvage est entravé et blessé, Jean décide d’utiliser les capacités d’imitations très surprenantes de son Drattak afin de lancer un Hydrocanon. Aidé par Billy, le dragon a pu apprendre cette capacité. Comme quoi, le Tiplouf peut avoir une mauvaise influence mais aussi être un très bon professeur. Le jet d’eau surpuissant jaillit de la gueule de Patush et va s’écraser sur le Rhinastoc. Le Majaspic et l’Ursaring évitent juste à temps mais le type roche ne peut qu’encaisser du mieux qu’il peut une attaque très efficace sur lui. D’ailleurs il ne résiste pas bien longtemps : le rayon aqueux lui fait même quitter le sol pour l’envoyer dans le décor. Encore faut-il savoir si cela à suffit à le mettre KO.


 
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C-GEAR
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Dim 8 Oct - 18:56
- Va falloir travailler en équipe !

Jean ne croyait pas si bien dire. La carapace du pokemon roche étant particulièrement résistante, quatre adversaires ne seraient pas de trop pour le faire reculer. L'effort était ardu. La Majaspic de Luna m'impressionna beaucoup alors qu'elle enroulait son long corps autour du Rhinastoc. L'emprise ne dura pas longtemps – elle n'était pas assez forte physiquement pour le contenir – mais suffisamment pour que mon Ursaring tente une approche moins dangereuse. Aucun de nos compagnon ne pouvait rivaliser au corps à corps : mon pokemon se pressa donc et se concentra au maximum pour assainir le plus de baignes possible. L'attaque marto-poing était puissante et relativement précise : bien assez en tout cas pour fissurer l'armure du monstre.

On ne faisait que l'énerver davantage mais nous ne l'avions pas assez ralenti. Son armure était endommagée mais, furieux et après avoir rugit comme un fou, il se débarrassa de l'étreinte du Majaspic en l'aggripant. Il la projeta violemment sur mon Ursaring pour les repousser d'un coup : Luna et moi étions prête à les rejoindre mais le monstre déclencha aussitôt une attaque piétisol. Il changeait la configuration du terrain, le sol était devenu un vrai gruyère. Son inégalité ne facilitait pas les choses pour une seconde attaque frontale : mais avant tout, la fatigue et les blessures de nos pokemons ne nous y inclinaient pas. Ce fut donc le blond qui prit les initiatives une fois l'attaque surprise de l'Ectoplasma déclenchée : il était parvenu à enflammer la carapace fissurée avec un feu follet, ce qui fit enfin ralentir le monstre. Il n'était plus question pour aucun de nos pokemons de l'approcher : le seul ailé, capable d'éviter des séismes en rafales, se dressa pour déclencher une puissante attaque hydrocanon. Je n'avais jamais vu de pokemon eau à l’œuvre sur ce coup : le dragon de Jean avait quelque chose de majestueux et de bestial alors qu'il crachait un jet d'eau qui semblait être sous haute pression. Suffisamment en tout cas pour repousser notre adversaire pour la première fois. Le Drattak avait fait perdre plusieurs mètres de terrain au Rhinastoc, violemment repoussé dans des arbres plus loin derrière lui. Son poids l'empêchait de se relever instantanément ; il hurlait de rage et ne décolérait pas. Ses pupilles étaient toujours aussi rouges mais il n'avait plus la moindre énergie pour se relever. L'eau avait entamé de sérieux dégâts dans son armure et son type l'avait trop exposé à l'attaque. Il était sérieusement blessé, tout comme son orgueil. Ce que nous ignorions, c'est que ce pokemon avait été sauvagement attaqué par une bande de brutes de l'examen juste avant notre rencontre. Il avait été malmené par des pokemons spectres en grande partie – contre qui il ne pouvait rien – et avait été rendu confus. Tour à tour il avait subit de terribles attaques baissant sa précision, le rendant confus et en un rien de temps, il en était devenu fou de rage et avait pété un plomb pour se défendre.

Nous étions malheureusement tombés sur sa route et en avions subit les frais. Aucun de nous cependant ne fit durer plus longtemps la chose : une fois que le Drattak l'avait mit KO, je proposais aussitôt qu'on se remette en route en contournant le Rhinastoc. Celui-ci ne faisait plus que grogner désormais, épuisé et prêt à se reposer. Il n'avait cependant pas l'esprit tranquille et fit en sorte de pousser encore quelques rugissements, les plus sonores possible, pour nous éloigner au plus vite.

- Partons avant qu'il se relève.

Je laissais malgré tout une baie oran glisser non loin de là où le Rhinastoc gisait. J'approchais alors Jean et m'avoua très impressionnée par son pokemon dragon.

- Au fait, avant qu'on se sépare ou autre, tiens.

Cette fois je lui laissais les boitiers des adversaires que nous avions croisé plus tôt, sa part du butin. Je ne croyais pas si bien faire alors que nous reprenions la route, vers la route victoire elle-même, avec juste devant nous un groupe aux idées fixes et aux pokemons spectres plutôt farceurs.



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Dim 29 Oct - 18:31
Le Rhinastoc ne revient pas. Même lui ne peut pas résister à une telle combinaison d’attaques surpuissantes. Son double type n’aide pas en même temps. Si, offensivement, il peut faire mal a à peu près n’importe quoi, il reste vulnérable à de nombreux éléments. Mais malgré les dégâts encaissés, il continue à pousser des grognements hostiles. Même sur la route victoire, il est rare de rencontrer un pokémon aussi tenace. Le groupe fait une rapide vérification : pas trop de dégâts à signaler, l’attaque Piétisol étant bien moins dangereuse qu’un Séisme.

Jill suggère rapidement de lever l’ancre histoire de ne pas être dans le coin une fois qu’il aura récupéré. La jeune femme balance tout de même une baie oran en direction du pokémon enragé, puis louche sur le dragon du blond, visiblement impressionnée par sa stature. Sauf que ce dernier ne le remarque même pas, trop occupé à faire des léchouilles à son ’papounet’, qui le félicite d’ailleurs pour sa prestation. Et dire qu’il y a quelques mois il n’était encore qu’un Draby, c’est que ça grandit vite ces trucs.

Son attention se détourne quand la jeune femme aux cheveux verts le recouvre presque de boîtiers, argumentant qu’il vaut mieux les distribuer si jamais le groupe venait à se séparer. Le quatuor reprend donc la route, toujours attentif. Mais plus le temps passe, plus la menace augmente. Nul doute que les autres participants à l’examen ont également rencontré des obstacles sur leurs chemins. Ceux qui sont encore dans la course sont donc les participants les plus redoutables.

Le groupe continue de marcher pendant quelques dizaines de minutes. Ils peuvent entendre à l’occasion des bruits de luttes lointains, signe que d’autres combats font rage sur la route victoire, ce qui pousse à encore plus de vigilance de la part des aspirants rangers et de leurs compagnons. Au bout d’un moment, alors qu’ils arrivent dans une large clairière, Patush se met à grogner. Il a détecté une menace. Mais pas assez vite visiblement. Un épais brouillard jaillit depuis les buissons et se dirige droit vers eux.

Heureusement, le type dragon a les compétences nécessaires pour le disperser. Déployant ses grandes ailes, il envoi une succession d’attaques Ouragan tout autour de lui, dispersant la brume avant qu’elle ne soit trop proche. Mais la situation est claire : ils sont attaqués. Et vu la forme que prend le début des hostilités, il est probable qu’il s’agisse d’une embuscade. D’une vraie, cette fois, pas comme les gus d’avant qui montrent bien qui ils sont. Cette-fois, leurs adversaires sont intelligents et coordonnés.

L’échec de cette première technique ne les plombe pas pour autant : à peine le brouillard est-il repoussé que cette-fois, ce sont des ondes folies qui pleuvent sur le groupe de candidats. Ils sont bien trop vulnérables sur un terrain aussi dégagé.


-Faut qu’on se planque, on est une cible trop facile à atteindre si on reste à découvert !

Battre en retraite est la meilleure des choses à faire. Cela ne sert à rien de canarder les buissons dans l’espoir de toucher un adversaire. Une fois dans les bois, les chances se rééquilibreront un peu. Jean rappelle son Drattak (qui est lui aussi une cible bien grosse) pour le protéger des ondes folies en pagaille et tape un sprint en direction des bois, bien déterminé à confronter ces lâches. Le combat ne fait que commencer.


 
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C-GEAR
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Jeu 2 Nov - 11:22
Soulagée d'avoir rétablit l'équilibre des boitiers entre nous, je ne me doutais pas à quel point l'initiative tombait au bon moment.

Après s'être éloignés du Rhinastoc, des bruits de batailles continuent de résonner à nos oreilles. Le groupe avance dans le silence jusqu'à une clairière dégagée, non loin de l'entrée de la grotte de la route victoire. Nous ne sommes plus très loin du point d'extraction mais visiblement nous ne sommes pas seuls dans les environs. Quelques instants après notre arrivée un épais brouillard envahit tout le terrain. Il semble provenir des buissons mais nous sommes trop vite submergés pour apercevoir les responsables. La visibilité à nul, nous sommes des proies faciles.

C'était sans compter la vigilance du pokemon du blond. Celui-ci avait grogné juste avant l'attaque, semblant la flairer. Mon Ursaring n'avait pas vu le coup venir et se retrouvait impuissant face au brouillard : nous l'étions tous à l'exception du dragon de Jean qui déclencha une série d'ouragans bien maîtrisés. On aperçoit de nouveau la clairière et la forêt environnante. Pas le temps de souffler cependant : aussitôt des boules lumineuses s'approchent et nous menacent. Des ondes folies dans tous les sens. Mais combien sont-ils ?

L'attaque surprise de ces mystérieux agresseurs est parfaitement maîtrisée. Bien plus que celle des précédents péquenauds, preuve que les derniers en lice sont les plus redoutables – ou avec un minimum de quotient intellectuel décent. Pour la première fois donc, nous sommes tous contraints de nous séparer. Jean a rappelé son pokemon dans sa pokeball pour le protéger des faisceaux lumineux et Luna en a fait de même. Je vois David courir seul vers la forêt, non loin de moi. Son Ectoplasma n'apparaît nulle part derrière lui ; quant à mon propre pokemon, j'ai tenté de le faire rentrer aussitôt dans sa ball mais il a eu une autre idée. De la même manière que l'a fait plus tôt le Drattak de Jean, mon Ursaring a déclenché une attaque abri qui nous a parfaitement protégés jusqu'aux buissons. J'ignorais qu'il la connaissait mais m'en félicitait.

En arrivant dans la forêt, je m'arrêtais une seconde avec mon pokemon. Celui-ci s'était remis sur ses quatre pattes et je m'allongeais sur son dos pour que l'on ne nous aperçoive pas. Nous étions tous deux sur le qui-vive : aucun de nous n'avait aperçu les adversaires – pokemons comme humains. On regardait donc dans tous les sens et restions en alerte. Si des spectres étaient à nos trousses, mon pokemon serait en mesure de les repousser. Il fallait cependant les contraindre à se dévoiler à nous. On s'arrêta, l'oreille aux aguets. Aucun bruit autour de nous. Personne dans les arbres. J'en profitais pour sortir des jumelles de mon sac histoire de jeter un œil à l'autre extrémité de la clairière mais je n'apercevais rien ni personne. En revanche j'entendais du bruit à proximité sans toutefois déterminer à qui les éclats de voix ou de grognements pouvaient bien appartenir.

J'oubliais bientôt les autres cependant : là, c'était chacun pour sa peau et ses boîtes, un bruit alentour venait de me le rappeler soudainement. Comme une branche qui craque sous un pas. Mon Ursaring est plus concentré encore et se prépare à nous défendre. On surveille les alentours immédiats mais on ne voit rien. On finit par bouger de nouveau, décidés à ne pas être des cibles immobiles et patientes. Plus aucun autre bruit ne se manifeste – du moins à côté de nous. La branche cassée n'a pas donné d'autres signes, nous laissant perplexes mais attentifs.
Soudain, une autre boule lumineuse. De nouveau l'attaque abri nous protège. Je descends aussitôt de mon Ursaring pour fouiller les environs, jonglant entre les taillis épais. Je finis par apercevoir une silhouette à quelques mètres de nous qui s'enfonce parmi les feuillages, se procurant là un camouflage intéressant. Le temps d'une seconde, j'hésite à le prendre en chasse : il s'agit de ne pas le suivre jusque dans un piège où il pourrait nous attirer.

Le but est pourtant de s'en débarrasser. S'il est bien le seul et unique adversaire dont il faut s'occuper, ce dont je commence à douter sérieusement. Iorek finit par grogner, non pas en direction de la silhouette aperçue mais à l'opposé. Une présence se déplace silencieusement parmi les buissons et le rend anxieux. Il le sent mais ne le voit pas. Il déclenche une attaque dont il avait jusque là le secret et nous permet de nous dégager de là : un clonage plus tard et nous partons un peu plus loin, le plus silencieusement possible. A priori nous sommes entourés de pokemons spectres ; le type normal de l'ursaring ne lui permet pas de les toucher mais il est plein de ressources.
Dans l'immédiat, il nous faut déterminer combien d'adversaires sont à nos trousses. Je ne doute pas que nos adversaires visent les boites. Mon sac ramené devant, je réfléchis : comment forcer les spectres à se découvrir ? En attaquant. Il faut donc les forcer à balancer leurs boules lumineuses ou autres ; le seul moyen est de servir d'appât pendant quelques minutes...



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Dim 5 Nov - 20:40
Le blond s’en rend compte : il n’est pas seul dans les buissons. Il y a une présence, cachée, qui n’attend qu’un moment de faiblesse pour bondir. Même si curieusement, le jeune homme est totalement incapable d’expliquer comment il peut en être aussi sûr. Il n’entend personne, il ne voit personne, il ne sent personne. Et pourtant. Il est persuadé que cela n’est pas une simple paranoïa liée à la tension de la situation. Comme une sorte d’instinct qui lui hurle dessus pour l’alerter du danger. Mais ça, son adversaire ne le sait pas. L’effet de surprise ne vient pas forcément de qui on l’attend.

Alors, quand un type s’approche par derrière dans le but de lui chourer son boîtier, celui-ci a du mal à cacher sa surprise quand il est accueilli par un bon crochet dans la gueule. D’un geste, le grand blond se retourne et frappe où ça fait mal, faisant reculer son adversaire qui réprime des insultes. Lui qui était pourtant certain de n’avoir rien fait qui aurait pu trahir sa présence. Mais le pourquoi ne l’intéresse pas spécialement. Il est plutôt occupé à se tenir le nez suite au coup qu’il vient de se prendre. Et ça saigne.

Jean a maintenant l’occasion de voir à qui il a à faire. Il reconnait le ninja qui s’était démarqué lors du parcours du combattant. En plus de son agilité, il semble capable de se déplacer silencieusement afin d’atteindre ses adversaires sans leur laisser la moindre chance de riposter.


-Ah ! Putain ça fait mal !

Le cuisinier est encore un peu sonné par ce qu’il vient de faire. Il a réagi pile au bon moment. Une seconde trop tôt, et son adversaire aurait pu esquiver. Une seconde trop tard, et il n’aurait plus de boîtier accroché à son harnais. Il regarde son poing encore serré. Mais il est temps d’arrêter de rêvasser : le ninja n’est pas à terre. Le coup, il l’a senti passer. Mais il en faut plus pour le mettre hors d’état de nuire. Et la rage qui semble naître dans ses yeux n’augure rien de bon. Il pointe un doigt vengeur en direction de son adversaire.

-Enculé ! Je sais pas comment t’as fais ça mais ne croit pas que c’est terminé. Je vais pas me faire étaler par le premier plouc venu !

Sitôt sa tirade terminée, le gus se met en position de combat. Pas une position au pif, une véritable garde martiale. Ce candidat est expérimenté. Jean réfléchit sérieusement à se barrer en courant. Mais il se doute bien qu’il se fera rattraper rapidement, ayant déjà eu un avant-goût de l’agilité de son adversaire. Et il n’a pas l’air très motivé à régler ça avec des pokémons. Le combat au corps-à-corps, c’est aussi un aspect de l’épreuve. Et quelqu’un d’expérimenté dans ce domaine aurait tort de ne pas en profiter.

Alors Jean porte ses burnes, et se met en garde à son tour. Une garde plus hésitante, témoignant d’une pratique encore récente. Le rapport de force semble assez inégal, et il le serait encore plus si Frédéric s’était retenu lors des séances de sparring. Le ninja remarque que son adversaire blond sait ce qu’il fait, et plisse les yeux, avant de pousser un kiai et de bondir.

Jean intercepte un premier coup de pied à destination de son visage à l’aide d’une parade de l’avant-bras. Mais il n’a pas le temps de répliquer car déjà, la jambe de son opposant bascule en direction des côtes du cuisinier. Pas assez vif, il se prend l’impact de plein fouet. Serrant les dents, il cherche à reculer de quelques pas mais déjà, un niveau coup de poing arrive en direction de son visage. Aux grands maux les grands remèdes : si un monde les sépare en termes de technique, Jean va devoir faire appel à sa capacité d’improvisation.

Alors que la main de son adversaire s’approche, le blond, au lieu de chercher à esquiver, il charge, avec son crâne. Était-ce une bonne idée ? Peut-être pas. Mais le ninja ne s’y attendait clairement pas. Si Jean douille à cause du coup qu’il vient de se prendre au visage, son adversaire n’est pas en reste. Puisque Jean est plus grand, la position de la main du candidat hostile a permis au blond de limiter la casse de son coté et de frapper les articulations de l’autre.


-Mais c’est une putain de blague !

Les hurlements de rage du jeune homme sont de plus en plus forts. Cette-fois, c’est terminé les conneries. Ce type devrait déjà être par terre. Et il compte bien l’y amener. Il lance son poing en direction de l’estomac de Jean, qui se retrouve plié en deux par le choc. Le ninja ne compte pas laisser passer cette occasion. Avec un coup de pied retourné, il fait s’envoler Jean qui s’écrase contre un large tronc d’arbre plus loin, faisant tomber quelques feuilles par la même occasion. Le blond est sonné. Mais tandis que son adversaire s’approche pour le finir, une forme bien plus massive qu’une feuille tombe de l’arbre. Il s’agit… d’un œuf ?

Dans un réflexe incontrôlé, Jean rattrape l’œuf avant que ce dernier ne s’écrase au sol. Le cuisinier bug un peu sur ce qu’il a entre les mains deux secondes. Son adversaire fait de même, avant de hausser les épaules et de reprendre où il s’était arrêté. Mais il n’aura pas l’occasion de porter le coup fatal.

Un hurlement strident jaillit depuis la canopée de la forêt. Une fraction de seconde plus tard, un Airmure fond sur le ninja. Malgré ses années d’entraînement, il ne peut rien faire face à l’oiseau de métal qui se débarrasse de lui en une attaque Cyclone. Le pauvre candidat va s’écraser au sol un peu plus loin, en bien plus mauvais état que l’adversaire qu’il était censé vaincre si facilement.


 
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C-GEAR
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Dim 19 Nov - 17:40
Rapidement, on se rend compte que l'attaque clonage nous sauve.

Il ne serait pas nécessaire de faire l'appât et d'abandonner les taillis, même pour quelques secondes : le clone de l'Ursaring continuait à agir. Nous nous étions stopés : la silhouette qui rodait dans les environs se découvrait : un Lugulabre nous tournait autour sans nous apercevoir, trop distrait par l'attaque de mon pokemon. Il semblait avoir opté pour une attaque enflammée : de la fumée s'élevait à quelques mètres de nous. Le filet qui se dégageait du clone brûlant restait mince mais n'arrangeait pas nos affaires pour autant. La situation se compliquait : un ennemi seulement nous faisait face pour l'instant mais qui sait, la fumée allait probablement alerter les autres.

Je regardais l'Ursaring dans les yeux. A cet instant je me tenais ventre contre terre, progressant en rampant sans faire de bruit. J'avais plus tôt retiré et rangé mes pompes, laissant là l'opportunité à des flairs aiguisés de me sentir mais me permettant aussi de ne pas faire craquer les nombreuses branches éparses sur le sol. Aucune trace de bataille ne s'imposait à l'évidence mais les environs avaient malgré tout été remués par quelque chose un peu plus tôt dans la journée.
Il fallait agir maintenant, nous nous étions compris en un regard. Iorek était le plus intelligent des deux : il savait que le corps du Lugulabre n'était pas hors d'atteinte de ses attaques, celui-ci n'étant pas entièrement immatériel. Il ne voulait cependant pas nous faire repérer dans l'immédiat : la fumée nous mettait suffisamment à découvert comme cela.

Il éructa un instant à ma grande surprise. Le rot passa inaperçu : il s'était étouffé quelque part entre les cordes vocales et la trachée de l'animal. Je regardais l'ours avec anxiété et sans comprendre : quelques instants plus tard il crachait un poison en grande quantité dans la direction de l'adversaire. Le Lugulabre, occupé à brûler son faux adversaire, ne vit pas d'où le jet provenait. Il l'essuya de plein fouet. L'Ursaring m'avait entre temps soulevée comme un sac d'un seul bras ; il me jetait sur son dos et contournait le spectre désorienté en silence. Le principe était de le faire souffrir à petit feu avec le poison avant de l'attaquer plus franchement. Après tout nos adversaires avaient en premier joué l'attaque détournée : je trouvais l'idée de retourner leurs méthodes contre eux excellente. De plus cette attaque toxic me laissait admirative : j'ignorais jusqu'à présent qu'il savait s'en servir.

Nous en étions donc là, mon couteau suisse et moi, planqués dans les taillis, bougeant sans cesse notre position dans la plus grande discrétion possible quand, une fois pour toutes, le clone fut réduit en cendres. Aussitôt l'aveuglement stupide du Lugulabre cessa. Cette fois il se mit à notre recherche et ne mettrait pas longtemps à nous trouver. Le poison cependant s'insinuait en lui et il perdait la forme à vue d’œil. Sa dresseuse s'en rendait compte.
Nichée dans un arbre, elle était trop haut perchée pour que l'on ne l'aperçoive depuis le sol. Elle en revanche, nous avait vus repartir précipitamment et commençait à s'impatienter. De plus ses autres compagnons ne revenaient pas aussi vite que promis ; elle décidait donc de prendre les choses en main.

Elle sauta de la branche sur laquelle elle était perchée et descendit de son arbre en une toute petite minute. Son étonnante rapidité aurait eu de quoi me rendre verte de jalousie en d'autres circonstances. Dans l'immédiat, cela indiquait qu'un ennemi coriace nous prenait en chasse. Son pokemon ne résisterait pas éternellement au grave poison du toxik. Elle fit alors en sorte de gagner du temps en dévoilant une méthode plus qu'agressive. Je l'entendis crier, non loin de nous :
« Lance feu follet sur les taillis ! Fais-les sortir et arrête tout de suite le feu. » ce qui me fit reconsidérer les choses : nous étions tombés sur des adversaires moins cons concernant l'effet de surprise, mais carrément plus cinglés que les autres malgré tout.

Je trouvais l'idée plus qu'alarmante et me relevait aussitôt ; mieux valait qu'on me vole ce putain de boitier plutôt que d'incendier les lieux.
« NAN MAIS CA VA PAS LA TÊTE » criais-je en me relevant et dévoilant ma position. Je découvrais un visage anguleux et aux traits étonnamment délicats pour un tel monstre sanguinaire. Les yeux verts de la rousse me faisant face s'embrasèrent en un instant ; son crétin de Lugulabre lui avait obéit. Mon Ursaring, résolu à ne pas se découvrir jusqu'au dernier moment, fut contraint de sortir des taillis et de progresser dans la direction des adversaires – une zone plus dégagée. « On était déjà sortis, c'est pas la peine de faire cramer la forêt ! » hurlais-je. Elle ricanait. Un signe de tête plus tard et son pokemon cessa de faire feu de tout bois. Plus rien ne brûlait autour de nous. « Je vois qu'on est débutante. Tant mieux, ce sera plus simple. » répondit-elle, le sourire aux lèvres.

J'ignorais certes les capacités coupe-feu de son pokemon mais la panique avait été justifiée à mes yeux ; les méthodes de cet adversaire ne me plaisaient absolument pas.
« Crie pas victoire trop tôt espèce de dingue, ou je t'amène devant les tribunaux pour pyromanie à la fin. » Elle se contenta de ricaner.
Son pokemon spectre fonçait désormais sur mon Ursaring quand celle-ci commença par un coup de pied circulaire qui me força à reculer d'un coup. Je me rétamais, perdant ma sacoche de boitiers au passage. Je la récupérais aussitôt, laissant la possibilité à mon adversaire d'agripper ma tignasse pendant ce temps pour me malmener. Elle tirait très fort, m'arrachant pas mal de cheveux au passage et une terrible grimace. Immobilisée à genoux, elle commença à arracher les attaches dans mon dos pour récupérer ma balise. Me débattant tant bien que mal, je finis par perdre patience ; je n'avais pas d'autre solution pour me débarrasser de son emprise. Elle s'allongeait à présent sur moi et parvenait enfin à me retirer mon boitier. A cet instant je hurlais
« Iorek » ; il arriva aussitôt tout juste après avoir envoyé valdinguer le Lugulabre. « Mes cheveux ! » criais-je, et un instant plus tard mon pokemon fit ce qu'aucun coiffeur n'avait jamais su si bien faire et leur donna une nouvelle allure. La rousse tomba, déséquilibrée, quelques-unes de mes mèches encore en mains, puis je me relevais instantanément pour finalement m'écraser sur elle de tout mon long.

Certains ici étaient ninjas, d'autres expérimentés aux arts martiaux par leurs compagnons ou leurs pokemons, d'autres comme moi étaient simplement stupides et réfléchissaient une fois sur cinq. De tout mon poids, je m'écrasais sur mon adversaire. J'éloignais le boitier de ses mains et lui collait non pas une, ni deux, mais trois beignes pour la repousser définitivement. Je n'envisageais pas plus de confronter ma condition physique à la sienne : je me savais meilleure dresseuse qu'athlète et repartais aussitôt avec mon dû, par je ne sais quel miracle, avant qu'elle ne se relève. Son Lugulabre avait été mit hors d'état de nuire par le poison avant elle, nous laissant le temps de déguerpir avant de subir un nouvel assaut.

Nous traversions à toute vitesse les taillis, l'Ursaring à quatre pattes, moi sur son dos. Il avait flairé l'odeur de ma comparse Luna sans que je ne m'en rende compte et fonçait à présent vers elle.



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C-GEAR
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Mer 6 Déc - 23:31
Jean reste dos au tronc d’arbre pendant une période qui lui semble durer plusieurs heures. Dans les faits, il ne s’est écoulé qu’une dizaine de secondes. Ses yeux quittent finalement l’œuf pour se diriger en direction de son adversaire, qui gît au sol à une bonne dizaine de mètres. Il a perdu connaissance. Qui ne l’aurait pas fait dans son cas ?

Le blond reprend peu à peu ses esprits et les messages de douleurs envoyés par son corps arrivent enfin à destination. Il pose doucement l’œuf au sol, non sans difficulté. Ce type s’est certainement fait rosser pour avoir provoqué sa chute, alors autant s’en éloigner un peu histoire de ne pas subir à son tour les représailles du parent en colère. Le jeune homme passe la main derrière sa tête. Il y ressent un picotement, et un peu de sang. Il fait de même devant, à l’endroit qui a heurté le poing de son adversaire. Pas de plaie à cet endroit, mais une bosse semble s’y former. Il tente de se relever, titube un peu, puis arrive finalement à se remettre sur ses jambes.

Il regarde ses mains. Les écorchures des coups et des impacts avec le sol et les végétaux se battent pour savoir quel camp sera le plus nombreux. Elles tremblent aussi, légèrement. Pas de peur, mais d’excitation. L’adrénaline a bien fait son travail. Mais même si Jean est le gagnant, il ne ressent aucune fierté vis-à-vis de sa victoire. Elle n’est que la conséquence d’un heureux hasard. Ce type était meilleur que lui. Plus fort, plus rapide, plus technique. Peut-être un peu moins instinctif, aussi. Mais la vie n’est pas toujours juste, et le ninja a pu en faire l’expérience.

L’Airmure s’est posé au sol entre temps. Il ne s’est pas acharné plus que ça sur le gredin ayant provoqué la chute de son œuf. Il pousse un cri strident à son encontre avant de se tourner vers Jean en mauvais état. L’oiseau métallique se rapproche doucement de son enfant à naître, tout en regardant le blond du coin de l’œil. Un regard mi-méfiant mi-reconnaissant. Il est pas con le piaf, il sait bien que si son œuf avait rencontré directement le sol, il ne serait pas encore en un seul morceau. Le jeune homme reste immobile. Ce n’est pas le moment de jouer à l’ami des bêtes en essayant de ramasser l’œuf pour le donner au pokémon, c’est un coup à se prendre un cyclone dans les burnes. Ouais, il va attendre que l’Airmure et récupéré son œuf et qu’il retourne dans son nid avant de bouger. Comme ça, il va récupérer un peu par la même occasion.

Le type vol saisit délicatement l’œuf dans son bec avant de battre des ailes et de retourner dans les hauteurs de la forêt. Le blond soupire, puis tente de faire quelques pas. Chaque effort lui fait serrer les dents. Au loin, un Alakazam et un ranger apparaissent pour évacuer le participant inconscient. En voyant ça, Jean presse un peu le pas malgré la douleur et arrive finalement à son niveau pour récupérer le boîtier qui lui revient de droit. Il en trouve au passage deux autres, signe que le ninja et ses compagnons n’en étaient pas à leur coup d’essai. Le membre de l’organisation regarde la scène d’un ton neutre, puis le blond de haut en bas avant de se racler la gorge.


-Si je peux me permettre, vous ne semblez pas dans un état adapté pour finir l’épreuve… Si vous le voulez, je peux vous ramener.


Jean lève les yeux. Abandonner maintenant ? Ce n’est même pas envisageable. Mais il est obligé de reconnaître que cet homme a raison. Progresser sur plusieurs kilomètres dans cet état, c’est impossible. Le blond ne va rien gagner de cette manière. Son esprit fume. Impossible de voler sur Patush, c’est interdit par les règles. S’asseoir sur Patush pendant qu’il marche, ça peut se faire, mais ça va le rendre peu discret. Mais un éclair de génie lui traverse l’esprit. Il regarde un instant l’arbre en direction duquel l’Airmure s’est dirigé plus tôt, avant de se tourner vers le ranger.

-Finalement, je devrais pouvoir finir cette épreuve.


 
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Mer 13 Déc - 14:17
Cela faisait dix minutes que nous nous reposions avec mon Ursaring.

Après avoir flairé la piste de Luna, il avait aussitôt lâché l'affaire, sentant d'autres odeurs qu'il n'avait su identifier. Convaincu que cela nous mènerait vers de nouveaux adversaires il avait bifurqué et avait continué sa course vers la route victoire. Sur le chemin, personne d'autre ne nous tomba dessus : parce que l'ours avait eu la sagesse de flairer ses pistes et de les vérifier. Chaque fois qu'il sentait une odeur, il bifurquait et changeait sa direction du tout au tout. Ce petit manège nous fit perdre quasiment une heure complète pour arriver à l'entrée de la grotte sains et saufs. A l'abri, il se mit à grimper dans un arbre : c'est en le suivant que je me rendais compte de mon déplorable état physique.

J'avais eu une sacré chance de cocu jusque là : aucun os cassé, pas de dents en moins. J'étais certes plus chanceuse que les types ramassés par l'équipe et leurs Alakazam mais tout cela n'allait pas durer éternellement. Épuisée par les efforts fournis jusque là, je profitais de ces premières minutes de tranquillité de la journée. Depuis la matinée, ça avait été l'enfer et pas une seule seconde de la journée n'avait été épargnée. J'avais encore mon boîtier et j'étais en un seul morceau ; mais traverser la route victoire à nous deux allait probablement nous demander bien plus d'efforts que tout ce qu'on avait fourni jusqu'à présent. Je réfléchissais donc à comment nous y prendre pour éviter de se faire exploser la gueule par des pokemons sauvages contrariés ou acariâtres. De plus, je restais convaincue que d'autres allaient probablement tendre des pièges près de l'arrivée pour cueillir ceux dans un état de fatigue avancé, ce qui me correspondait parfaitement. Mon Ursaring ne pouvait vraisemblablement pas contenir à lui seul toutes les attaques possibles, aussi je pris le temps de la réflexion avant de reprendre la route.

Les environs étaient calmes. J'ignorais ce qu'il était advenu de mes coéquipiers d'un jour mais ne m'en préoccupait plus désormais : je devais continuer. La conviction intime de savoir Luna bien plus forte et expérimentée effaçait toute trace de culpabilité, tout comme le fait d'avoir rendu ses boîtiers à Jean. Il était désormais temps de finir l'épreuve et de rentrer prendre un bon bain ensuite.


« Iorek, je viens d'avoir une idée. » disais-je soudainement encore perdue dans mes pensées.

Je n'avais plus la moindre baie dans mon sac : je demandais aussitôt à mon pokemon de bien vouloir en trouver quelques-unes à proximité. Il se mit aussitôt à humer l'air et me fit signe : il en avait trouvé. D'un signe de tête, il partit en cueillir quelques-unes, comme je le lui demandais. Pendant ce temps je restais perchée sur ma branche, fouillant dans mon sac : j'en sortis un réveil, l'un des soins qu'on nous avait autorisé à embarquer durant l'examen. Je le vidais entièrement sur une branche voisine, laissant des gouttes s'éparpiller au sol.

Iorek revint une vingtaine de minutes plus tard, sans personne collé au cul : il avait réussi à dénicher une bonne trentaine de baies qu'il portait dans ses larges bras. Je descendais prudemment et l'enjoignait à m'imiter tout en restant des plus discrets : je pressais une par une les baies, fruits juteux, puis recueillait leur jus dans le vaporisateur réveil vidé plus tôt. Je comptais me servir de ce jus pour nous tracer un itinéraire plus ou moins fiable sur la route. Iorek ne pourrait pas à lui seul contenir tous les pokemons sauvages de l'endroit et j'espérais, en vaporisant ce jus sucré et odorant, attirer les plus dangereux – ou les plus gourmands – vers des zones qui les éloigneraient de notre passage. L'idée en soi n'était pas des plus stupides, d'un point de vue objectif, mais la situation rendait l'échec plus que plausible. Je n'avais néanmoins pas d'autre solution et décidait de mettre mon compagnon au courant.


« On va traverser cette grotte avec tes attaques clonage. Au cas où, tu en feras un aussi régulièrement que possible, en prenant toujours soin de les écarter de notre passage. Moi je m'occupe du reste, ok ? »
J'avais une confiance aveugle en lui et surtout en son intelligence. J'embarquais le reste des baies non pressées dans mon sac : il y en avait suffisamment pour tenter quelques diversions au besoin. Il ne restait désormais plus qu'à s'aventurer dans la grotte pour enfin finir cette interminable épreuve.



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Dresseur Sinnoh

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Mar 26 Déc - 21:30
Il arrive des moments dans la vie d’un homme où il se doit d’assumer ses conneries. Pas que les petites, du genre faire tomber ‘par accident’ le gâteau de belle-maman par terre ou encore renverser un verre d’eau sur la télé. Mais voler à une bonne quarantaine de mètres du sol, les mains accrochées aux pattes d’un Airmure, c’était peut-être bien sur le papier, mais après s’être fait rouer de coup, ce n’est peut-être pas la meilleure chose à faire. Jean serre les dents. Que peut-il faire à part cela de toute manière ? S’il lâche, il meurt. Aller, on va dire qu’il a une petite chance de survie. Tout ça pour se faire boulotter par les pokémons surpuissants de la route victoire. D’ailleurs, l’un des observateurs de l’événement en crache même son café, se demandant ce qu’il se passe et si tout ceci est bien réglementaire. C’est déjà bien que l’oiseau de métal ai été docile. Un remerciement pour avoir sauvé sa progéniture de l’omelette certainement. N’allez pas croire à de la négligence néanmoins, ils étaient deux à veiller sur le nid. C’est un peu comme les bibliothécaires municipaux, s’il y en a deux au guichet c’est bon ils peuvent bosser. Par contre s’il est tout seul, débrouillez-vous avec la machine des retours.

L’Airmure, lui, va plutôt bien. Il gère sans mal son vol lesté. Jean était de toute manière plutôt confiant sur la capacité de cette espèce à porter des humains. Le pokémon d’Alex y arrivait même avec deux personnes sur son dos. Parait-il qu’on peut même voler sur le dos d’un Roucool, mais personne n’a vraiment envie d’essayer. Si bien que bientôt, le blond se rend compte que son calvaire va prendre fin. Au loin, une zone dégagée est occupée par plusieurs tentes ainsi qu’un hélicoptère. Un putain d’hélicoptère. A croire que quelqu’un dans l’organisation à quelque chose à compenser. Car oui, le jeune homme ne s’est pas lancé au hasard. Il a fait attention à bien s’orienter vers le point d’extraction à l’aide de sa carte et de sa boussole avant de commencer sa séance de planeur. Merci à la balise GPS qui était dissimulée dans un fourré et qui a été rendue visible suite à l’atelier cyclone-désherbage de l’Airmure quand il était occupé à rosser le ninja. Difficile de bien définir sa propre position mais grâce à ce qu’il pensait être la grande clairière dans laquelle son groupe s’est fait attaquer précédemment, il a réussi à se localiser par rapport à son objectif.

En tout cas, personne ne pouvait prévoir une arrivée d’un candidat par les airs. Surtout pas accroché aux pieds d’un Airmure. Vous voulez savoir pourquoi Jean n’est pas sur le dos de l’oiseau ? C’est simple, ça fait mal aux couilles. Hé oui, oiseau de métal. Oiseau-de-métal. Alors en pantalon épais ça peut passer en serrant les dents, mais en pantalon de sport, oubliez. Les quelques roublards qui occupaient les environs à la recherche de candidats exténués à détrousser aux portes du point d’extraction ne peuvent que lever la tête devant ce spectacle ahurissant. Le type acier entame sa descente dans la clairière alors que les membres du staff ranger regardent eux aussi la scène. Jean peut donc constater qu’il n’est pas le premier. Plusieurs candidats sont déjà en train de se désaltérer sur un stand semblable à ceux du parcours du combattant effectué le matin. Par contre, il n’a pas le temps de détailler chaque personne et il est donc incapable de savoir si les membres de son groupe sont déjà arrivés.

L’Airmure largue son paquet sans se poser. Jean tombe dans l’herbe fraîche comme un caca, tandis que l’oiseau s’en va sans demander son reste. Après un silence de quelques secondes, l’un des candidats pointe Jean du doigt en regardant les rangers.


-Il est arrivé par les airs ! C’est contraire aux règles ! On ne peut utiliser son pokémon que pour se défendre de la faune, vous l’avez dit !

Jean se redresse difficilement. Il est épuisé, et pas en très bon état. Mais il est encore lucide et sait qu’il n’a pas fait n’importe quoi avec les modalités de l’épreuve.

-Non. Voler sur son pokémon est interdit, mais cet Airmure est sauvage. Ce n’est pas mon pokémon.


L’un des rangers, plus âgé que les autres, regarde ses collègues avec un air gêné sur le visage. Il s’en va dans une tente, puis revient quelques instants après. Puis, il se tourne vers le candidat râleur.

-Il a raison… Nous avons bien vérifié avec les images de nos drones. S’il avait utilisé son Drattak de cette manière, ce jeune homme aurait été éliminé. Mais l’Airmure est bien un pokémon sauvage, rencontré dans la forêt. Par conséquent, l’épreuve est validée pour… euh… vous êtes qui déjà ?

-Jean Flantier.


 
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