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» Every story I create, creates me. I write to create myself.


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Dresseur Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 05/02/2014
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Région : Kalos
Lun 3 Avr - 5:38
-EVERY STORY I CREATE, CREATES ME. I WRITE TO CREATE MYSELF.-
Ft. Mélodie E. Chevalier

Sortant la tête du bassin, le jeune homme ouvrit brusquement la bouche afin d’aider l’air à circuler dans ses poumons. Il détestait ça. Il détestait cette sensation de suffoquer qui lui serrait la poitrine à chaque fois qu’il s’immergeait totalement, délaissant complètement la terre ferme pour s’abandonner à l’eau. À chaque fois, l’angoisse était un peu plus saisissante que la précédente. Le corps qui se compresse, l’air qui se fait plus rare, la surface qui disparaît jusqu’à se faire avaler par la noirceur… Cette idée le fit frissonner : il détestait ce liquide transparent. Puis sans ouvrir les yeux, il inspira et rejeta sa chevelure rousse vers l’arrière pour dégager de son visage les mèches qui s’y collaient. « 1 minute trente… Pas mal, mais tu peux mieux faire. » affirma-t-elle en arrêtant le chronomètre. Agacé, Azriel soupira puis agrippa le bord de la piscine pour se tirer hors de l’eau. Sans un regard pour lui, la jeune femme tendit nonchalamment une serviette de plage dans sa direction pour qu’il puisse se mettre au sec. Elle semblait toujours absorbée par les chiffres qui dansaient sous ses yeux. Une minute trente qu’il retenait son souffle dans la piscine, combattant à la fois la peur panique qui l’envahissait et les limites du corps humain. Bien que son record se situa dans les quelque minute quarante secondes, le jeune homme s’empressa de conclure que c’était déjà beaucoup trop.

Depuis leur adhésion au Centre d’entraînement Empire à Neuvartault, Ichigo avait imposé au rouquin un entraînement sur une base régulière afin qu’il puisse se remettre en forme à son tour. En aucun cas, ses Pokémon devaient être les seuls à forger à la sueur de leur front tous les efforts nécessaires à la victoire... Et puis Arceus savait que son année de réclusion entre les quatre murs du Monastère de la ville l’avait affaibli. Il avait gagné du poids, perdu le peu de masse musculaire que son anatomie détestable lui avait offert et abîmé à la fois ses réflexes ainsi que sa flexibilité. Rien de trop glorieux, somme toute. Son corps ne répondait plus comme au jour de leur rencontre, à l’époque où il arpentait les rues à la recherche d’un combat auquel se joindre.

Ce qu’elle se retenait bien de préciser, c’était son espoir qu’ainsi il puisse se mettre un peu plus à la place de son équipe.

Leur relation était loin d’être dégueulasse, au contraire, mais Azriel était l’un de ces nombreux dresseurs incapables de se projeter dans leur corps. Il admirait, dictait des ordres et, tel un prof d’EPS, ne bougeait pas le cul deux minutes de toute la séance. C’était un dresseur ordinaire quoi. « Enfin qu’importe. C’est terminé pour aujourd’hui. Attrape tes vêtements… On a à faire ailleurs. » Curieux, le jeune homme arqua un sourcil en dévisageant son amie. Parfois, il la voyait un peu comme un coach ou une mère, il ne saurait trop dire. Depuis leur rencontre, elle ne cessait de réfléchir pour lui et de l’aider à prendre les meilleures décisions possibles. Sa réussite, ou enfin, l’esquisse inachevé de sa réussite, il la lui devait entièrement. Elle était le cerveau, il était les bras. « Où est-ce qu’on va ? et Adrian ? Il nous attend au Centre, non ? » Demanda-t-il enfin en se redressant sur ses pieds. Amusée, la jeune femme jeta un coup d’œil dans sa direction puis esquissa un sourire sans prononcer la moindre réponse. « Habille-toi ! »

En sortant du bâtiment communautaire, le jeune homme passa une dernière fois la serviette sur ses cheveux puis poussa un soupire. « Tu as fini de garder le mystère sur c’que t’as derrière la tête ? » Elle haussa légèrement les épaules. « Tu as eu des nouvelles de Maribel ? » Silence. Le changement de sujet, malgré son manque de discrétion, passa crème dans l’esprit du jeune homme. Comme à chaque fois que le nom de la rose était prononcé, il en perdit complètement le nord puis se détendit aussitôt. Sa copine, comme il pouvait désormais la qualifier, avait cet effet apaisant sur lui. Elle aspirait la crainte, le mécontentement, la curiosité, la colère et la tristesse d’un seul souffle… « Non, pas depuis notre rencontre au Mont Sélénite… C’est grave tu penses ? » Cet épisode remontait à environ trois jours. Rien de dramatique, de toute évidence, mais le manque de confiance en soi de l’ex-moine sur le plan amoureux altérait manifestement son jugement. « Bien sûr que non… Elle est sans doute occupée ou je ne sais pas quoi. Appelle-là ce soir, tu verras bien. Ça te permettra d’étancher ta peine d’avoir perdu Hawk. » Il hocha la tête, l’air confiant. « Ouais, bonne idé- … Attend. Tu peux répéter s’te-plait ? » Il avait mis un moment à capter le sens caché de ses paroles. Elle avait inséré la nouvelle dans sa phrase sans en faire de cas, profitant de sa distraction, de la béatitude dans ses prunelles pour qu’il ne note rien. Comme ça, il ne pourrait pas dire qu’elle ne l’avait pas prévenu.

C’était tellement odieux qu’il crût avoir mal entendu pendant plusieurs secondes… À de nombreuses reprises, il se répéta en boucle son aveu le plus terrible puis comprit enfin. « Tu as déjà entendu parler des éleveurs ? » Il fulminait déjà de l’intérieur. Son sourire crispé et ses doigts fermement refermés sur sa serviette trahissaient son mécontentement devant la grande nouvelle. Avec raison, il n’aimait pas ça. Même qu’il abhorrait d’ores et déjà les paroles qu’elle prononcerait dans les minutes à venir. Pas de place au doute dans cette montagne de méfiance. Qu’avait-elle derrière la tête pour qu’une hypothétique perte de Hawk soit conduite sur le plancher ? « Non. Pas vraiment. » Redressant la tête vers le ciel, Ichigo resta silencieuse quelques secondes supplémentaires pendant lesquelles Azriel eut tout le loisir de se demander ce qu’elle avait derrière la tête. Tout n’était que suspicion devant ce trop-plein de mystères qui n’augurait rien de bon. « Parfait alors, suis-moi. »

Impressionné, le jeune homme fixa d’un œil sensible les monts rocheux qui s’élevaient non loin de lui. Il ignorait toujours où le taxi les menait, ni comment ils avaient les moyens de se payer un taxi, mais cette vue saisissante l’intimida légèrement. À l’opposé de la ville, il y avait son propre mont… Celui où régnait le Monastère et où deux heures de marches étaient nécessaires pour franchir le haut et le bas de la côte qui les séparait de la civilisation. Mais ça n’avait rien à voir. De telles monts escarpés devaient être impraticables et hostiles à la présence humaine… Ce qui ne manquait pas de les rendre beaucoup plus fascinantes que celles dont il avait l’habitude. D’un sifflement, il partagea son appréciation puis le véhicule s’arrêta, les invitant à faire le reste à pieds. « Tenez, gardez la monnaie. » Jetant un coup d’œil à cet espace naturel à mi-chemin entre les rocheuses et la forêt, le jeune homme s’avança aveuglément sur le sentier qui menait vers… vers quoi au juste ? « Je crois que Hawk aurait besoin d’un coup de pouce pour devenir plus puissant. » « Je refuse de l’abandonner. » « Je t’en prie, ne sois pas si dramatique. Ça ne durera qu’un temps. Le rôle des gens à qui l’on va rendre visite consiste à permettre aux Pokémon d’évoluer dans un environnement favorable afin de progresser plus rapidement… Tu comprends ce que ça veut dire ? » « Je refuse. » Un énième soupire. « Tu changeras vite d’avis lorsque tu auras rencontré le propriétaire… » Elle n’avait aucune certitude, mais son regard trahissait une certaine détermination devant laquelle le rouquin resta muet. Il n’existait aucun prétexte suffisant pour qu’il abandonne son protéger aux mains de parfaits inconnus… Aucune quête de pouvoir ne méritait une telle trahison, il en était suffisamment convaincu pour ne pas changer d’avis à ce sujet.

Arrivant devant une cabane d’apparence toute simple, le jeune homme plissa légèrement les yeux pour lire les mots gravés à en italique à l’entrée : « Le Havre » Il fronça les sourcils, perplexe, avant qu’Ichigo ne le pousse brusquement à l’intérieur de la petite maison. Il n’eut pas le loisir de protester davantage que la voix de la blondinette s’éleva dans le hall. « Il y a quelqu’un ? » Havre ou pas, il n’abandonnerait pas Hawk.


Petit moment de fierté.
Je pensais JAMAIS réussir à terminer ce RP ce soir comme je te l'avais promis. Je vais être morte en cours demain, mais c'est pas grave.
Du coup je te laisse mon petit chou jusqu'au niveau 40 sans évolution comme convenu. Comme tes prix sont pas encore affichés et que j'ai complètement oublié ce que tu m'avais dis à ce sujet; fais juste me rappeler combien je te dois pour que je puisse te verser ça. Je verrai pour les CS après ♥
Des bisous !
Hawk
POUSSIFEU
(♂ | Niv. 24 | Reste 2)
PV45+3176
ATK60+060
DEF40+3979
S.ATK70+30100
S.DEF50+2979
VIT45+2368
Griffe - Rugissement - Flammèche - Danse-Flamme - Jet de Sable - Picpic



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C-GEAR
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Mar 4 Avr - 18:11
___Zorua est une calamité.
___Depuis combien de temps es-tu au Havre ? Une semaine ? Une minuscule semaine, et pourtant, il a déjà réussi à te rendre folle.
    « Reviens ici ! »

___Sans un regard en arrière, Zorua, file à l’extérieur par la porte ouverte de l’accueil.
___Tu pousses un soupir, passes une main dans tes cheveux. Ils étaient trempés. Comme le reste de ton corps. Et tes vêtements. Arceus sait comment, ce matin-là, le pokémon facétieux a réussi à te tendre un piège, cachant, non pas une, mais trois bombes à eau calés au-dessus de la porte menant au parc de la pension. Evidemment, quand tu avais ouvert cette porte, alors que tu te sentais prête à démarrer une nouvelle journée ici, la farce n’a pas raté. Tu ne comprends pas comment Nathaniel fait pour éviter toutes les plaisanteries de Zorua, qui semble profondément fier et heureux de celles-ci. Le pokémon le respecte-t-il suffisamment pour l’épargner ? C’est plausible, mais ce qui venait de t’arriver aurait aussi pu lui tomber dessus. Alors peut-être a-t-il développé un sixième sens d’esquive de farces ?
___Tu aimerais bien le faire toi aussi.
___Tes pas laissant sur le sol en bois de légères tâches humides, tu te diriges vers le deuxième étage. C’est l’heure de la douche, puisque le pokémon en a décidé ainsi. Passant par la chambre que tu as récemment investie pour t’installer, encore vide à l’exception du lit et du bureau qui ont toujours été là, tu jettes un regard par la fenêtre. Nathaniel est en train de s’occuper d’un des deux frères Scalpion. Tandis que tu sors de ta valise encore pleine, tu constates que Zorua est de retour sur l’épaule de l’éleveur ; bon débarras. Ce sont les seuls moments où tu peux être plus ou moins certaine d’avoir la paix, car pour rien au monde le pokémon ne raterait le spectacle de l’accomplissement d’une de ses farces.
___Tu aimes les pokémons du fond du cœur, mais celui-ci, tu pourrais parfois l’étrangler.
___Heureusement, une fois sous l’eau chaude de la douche, ta mauvaise humeur s’étiole peu à peu. Tu t’es levée pleine d’énergie ce matin, ce n’est pas le moment de gâcher cela. Les facéties sont le lot des Zorua, qui plus est. Il faut simplement que tu t’y fasses, et que tu apprennes à être attentive à d’éventuels pièges. Il ne faisait rien de méchant, de toute façon.
___Au bout d’un moment passé perdu dans tes pensées, tu entends quelqu’un toquer à la porte de la salle de bain par-dessus le bruit du ruissellement de l’eau qui parcourt ta peau. Tu penches la tête hors de la douche.
    « Occupé ! »

___Tu es loin d’avoir réellement pris tes marques ici, loin d’être habituée à cette vie. Tu n’as jamais vécu avec quelqu’un d’autre outre ta famille, mais le manoir familial comporte bien assez de salle de bain pour qu’il n’y ait pas de problème. Le reste, ta vie en tant que dresseuse ou même ta vie parfois chez les sbires ne sont pas comparables ; peu importe la vie humaine qui fourmillait alors autour de toi, tu avais une sensation de paix solitaire. Ici, dès ton arrivée, tu savais que ce ne serait pas aussi simple. Tu avais raison. Cette sorte de collocation implique des interactions, des partages, des ententes… Tu n’as pas l’habitude de tout cela. Avec ta famille, tu étais rarement importunée ; avec Cassandre, tout semblait aller de soi, couler de source. Alors qu’avec Nathaniel…
    « Je sais bien, je ne suis pas sourd j’entends l’eau tu sais ! Préviens-moi quand tu seras prête, j’ai du travail à te confier. »

___Tu ne prends pas la peine de répondre. Il ne fait aucun doute qu’à peine sa phrase terminée, il s’est retourné et est redescendu sans attendre de réaction. Face à la formulation de la demande, face à cet incontestabilité plus que sous-entendu, tu sens une pointe d’agacement te parcourir, mais tu la noies bien vite tandis que tu sors de la douche en t’enroulant dans ta serviette. Ici, c’est lui qui décide. C’est sa pension, son havre ; tu as accepté les conditions que cela implique. Peu importe que ta dignité et ton superbe en prenne un coup. Contrairement à Axel, tu sais qu’il ne fait rien qui te vise particulièrement, car il n’en a que faire de toi. Vous vous rejoignez sur ce point : dans votre entente, tout ce qui compte, ce sont les pokémons. C’est sans doute grâce à cela que vous avez réussi à trouver cette fragile entente qui se maintient à coup de phrases courtes, tranchantes.
___Tu prends la peine de te sécher les cheveux avant de sortir de la salle de bain. Lorsque tu arrives au rez-de-chaussée, tu es en train de finir une queue de cheval dont s’échappent quelques mèches brunes, encadrant ton visage. Nathaniel est là, dos à toi. Zorua, assis sur le bureau non loin de lui, est le premier à te remarquer. Un instant, vos regards se croisent ; puis l’éleveur se tourne vers toi, attirant ton attention.
    « Je vais m’occuper de l’entrainement des Scalpions, sûrement sur la rive du lac, donc occupe-toi de l’accueil et des pokémons qui restent ici… s’il te plait. »

___La formule de politesse, bien qu’elle ait eu du mal à franchir ses lèvres et qu’elle en reste peu naturel, est la preuve de ses efforts envers toi. Tu hoches la tête.
    « Il y a une réservation pour aujourd’hui ? »

___Tu n’as pas vraiment envie d’avoir de contact avec qui que ce soit d’autre que les pokémons. Heureusement pour toi, depuis ton arrivée, Nathaniel a toujours été là lorsque des dresseurs étaient venus jusqu’au Havre. En posant ta question, tu pries donc pour que cela continue ainsi.
    « Une fille a appelé pour savoir si on avait de la place mais elle n’a pas précisé le moment où elle passerait, donc c’est possible. »

___Tu sens ta motivation récemment acquise se fissurer. Le fait même d’accepter de travailler au Havre t’avait demandé beaucoup d’effort et de concession envers toi-même. Tu n’as qu’une envie ; refuser. Fuir. Annuler, contester, détaler. Sauf que tu ne peux pas. Tu ne peux pas car tu as promis à Cassandre, oui, mais surtout, tu ne peux pas car tu te l’es promis à toi-même. Car tu t’es engagée, auprès d’Absol, auprès de tous tes compagnons, car tu as besoin de te retrouver toi-même et que tu as promis à tous d’essayer. Est-ce vraiment l’éventualité de faire face à une personne qui arrive à ainsi te donner envie de reculer ? Depuis quand es-tu devenue si faible ? Peu importe qui arriverait ; tu sais te débrouiller ! Pourquoi aurais-tu peur de quelque chose de si simple alors que tu es capable de grimper le long d’un immeuble sans la moindre sécurité ou de voler des pokémons ou des objets alors que tu risques très gros ? Tu as affronté bien plus de des clients d’une pension.
___Même si la pension représente elle-même un de tes plus grands combats.
    « Zorua ? Tu viens ? »

___Le pokémon ne bouge pas d’un iota.
    « D’accord, je te laisse avec elle alors. Tu sais où me trouver si besoin. »

___Tu retiens les protestations qui fleurissent en toi. Tu ne peux pas rejeter un pokémon de sa propre maison. C’est chez lui, ici.
___Fais avec.
___Et c’est en faisant ainsi avec que, quelques heures plus tard, lorsqu’un voix résonne à l’accueil, tu es non loin en train de sauter sur place pour tenter de rattraper Zorua, sous la forme d’un Capumain, qui as volé un sous-vêtement dans ta valise lorsque tu l’y avais surpris à la fouiller quelques minutes plus tôt. Tu baisses brusquement la tête vers l’accueil où se trouve l’inconnue qui a franchi le seuil sans que tu ne puisses la voir. Les bras encore levés vers ce maudit farceur qui t’observe avec malice, ton regard fait des allers-retours entre le mur et le faux Capumain, avant que tu ne décides finalement d’abandonner. Cela fait bien une dizaine de minutes que tu cours après lui, et tu n’as jamais réussi à ne serait-ce qu’effleurer ton sous-vêtement. Après un soupir, tu lisses tes vêtements d’une main, t’assure de l’état de ta queue de cheval, puis te dirige vers l’accueil.
    « Oui ! »

___Tu sais que tu peux le faire. Tu es ici pour deux choses ; trouver la faille de Nathaniel, prouver que les éleveurs sont indignes de confiance, et pour t’occuper des pokémons qui souffriraient de cet élevage. Jusqu’à présent, bien plus vite que tu ne pensais cela possible, ta méfiance s’est apaisée, sans que tu n’aies aucun contrôle dessus. Si cela ne tenait qu’à toi, qu’à ton conscient, jamais cela ne serait arrivé ; mais il y a cette voix au fond de toi, cet instinct, cet inconscient qui semble avoir saisi quelque chose qui t’échappe. Aliénée, tu ne peux qu’assumer la troisième chose, secrète, tue, masquée, pour laquelle tu es là. Avancer, trouver un nouveau chemin. Meilleur, plus lumineux.
___A l’accueil t’attendent un rouquin au visage fermé, et un blond à l’air énergique. Très vite, ton éducation de noble prend le dessus. Tu analyses les expressions de chacun, écoutes leur langage non verbal, prête à observer le moindre mouvement et la moindre mimique. Lire à travers les gens est devenu un automatisme qui ne t’as jamais desservie, bien au contraire.
___L’air officiel mais accueillante, tu sens le masque se fondre sur ton visage avec une facilité déconcertante. Tu refuses de trahir ta méfiance envers ces inconnus, ni ce manque d’assurance dont tu n’as même pas réellement conscience ; souriante, tu accroches le regard du blond, qui semble bien plus ouvert que son ami.
    « Bienvenue au Havre ! »

___Un instant, tu te demandes où peut être la fille qui a attiré ton attention alors que tu tentais d’attraper ce fichu sous-vêtement, avant de chasser cette question. Mieux vaut se concentrer sur ce que tu as sous les yeux. Tu as beau savoir assumer le rôle que l’on attend de toi, lorsque tu ne fais que commencer à l’apprivoiser, ce n’est pas le moment de se laisser aller. Ton tuteur te l’avait bien assez répété, bien des années plus tôt.
    « Je peux vous aider ? »

___Tu connais bien moins ton personnage d’éleveuse associée que celle de l’aristocrate héritière de la famille Chevalier, et tu sens soudain une tension alourdir tes épaules, cette tension que tu n’as plus senti depuis bien des années, depuis tes premiers bals avec les personnes de la haute société.
___Cette sensation qu’en ce moment même, chaque instant est important.



Bienvenue ici toi ! heart Tu t’en doutes à force que je te casse les oreilles, mais je suis vlà contente de t’accueillir ici uhuh heart
Du coup pour ton petit piaf d’amour, il sera bien traité et rendu encore plus beau (et musclé) qu’avant ! Tout est noté de mon côté, merci de me le confier :3
Du coup ce sera 42 combats à xp en tout, ce qui fait 42*30P$=1260P$ !
Sauf que !
Rendons à César ce qui est à César uhuh. Tu as droit à une promotion spéciale, c’est magique ! Première réservation, pour une première cliente ! Ça me tient à cœur, je tenais à te remercier de ton soutien, itootoo ! Du coup, je t’offre 25% de la somme totale, que j’arrondie un peu plus haut à ton avantage paske flemme d’avoir une somme pas ronde sur mon compte en banque. Donc, tout ce blabla pour te dire que je retire 360P$ de mon prix, ce qui te fait donc un total de 900P$ à payer ! Pour les CS, tiens-moi au jus, et encore merci de me faire confiance pour ta bestiole :3


Merci à Ezy pour l'avatar !
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Dresseur Kalos

C-GEAR
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Région : Kalos
Ven 28 Avr - 0:15
Le visage d’Azriel se referma davantage lorsque son regard croisa celui d’une jeune femme. Il n’était pas en ces lieux par quête de puissance ou de curiosité, au contraire… Et comme si ce moment n’était pas déjà suffisamment pénible à vivre, il allait devoir, en plus, composer avec le sexe opposé. De quoi lui donner la piqûre des pensions, assurément. Pourtant, Arceus savait qu’il avait bien évolué depuis l’enfance… Quoi qu’on en dise, sa réclusion chez les moines avait eu beaucoup d’effets positifs sur son esprit et la première était sans doute la suivante : sa timidité envers la gente féminine n’était presque plus qu’un mauvais souvenir. Ses bégayements appartiendraient bientôt au passé et il se sentait désormais capable de faire face à ce qui l’avait tant effrayé à une autre époque. Pour certaines personnes, cette évolution pouvait sembler insignifiante… Mais aux yeux d’Azriel, la différence était marquante, presque sensationnelle. Même s’il avait longtemps été coupé du monde, il avait malgré tout connue une évolution impressionnante qui dépassait presque l’entendement. Comme quoi vivre dans un monastère ne renvoyait pas l’homme à l’état de Cro-Magnon dont il était sorti quelques milliers d’années auparavant… Au contraire : il ne s’était jamais senti plus en paix avec lui-même qu’au contact de ces croyants qui avaient nettoyé son esprit des impuretés qui le détruisaient.

Mais améliorations flagrantes ou pas, le jeune homme n’était pas heureux pour autant d’apercevoir leur hôte.

Azriel n’était pourtant pas hostile par nature. Ordinairement avenant, quoi qu’un peu soupe au lait, il n’hésitait pas à sauter à pieds joints dans l’aventure… À condition qu’on ne le froisse pas avec de fausses bonnes idées ou des non-choix. Ichigo avait parfaitement conscience que son ami aurait été bien plus ouvert à confier son galifeu si elle avait amené les choses autrement… Si elle avait plutôt travaillé à lui faire penser, à tort, que cette idée venait de lui et qu’il avait tout à gagner de cette fausse initiative, alors aucun doute qu’il ne lui aurait pas fait de crise infantile comme celle dont il la gratifiait. Pour une fois, elle était prête à admettre qu’elle avait mal joué ses cartes, mais refusait d’abandonner la partie pour autant… C’était exactement comme un jeu : ce n’était pas parce que la situation semblait désespérée que le combat était perdu d’avance. D’autant plus qu’un nouveau challenger avait désormais rejoint les rangs. Si la jeune femme en face d’eux parvenait à gagner la confiance du rouquin, alors la victoire serait à portée demain… Les dés étaient jetés, c’était désormais son rôle de convaincre son potentiel client.

Sauf que ça, elle l’ignorait.

« Oui, bien sûr. Je m’appelle Ichigo, Ichigo Nakame ! Je vous ai contacté ce matin pour savoir si vous aviez encore de la place disponible… » Sur ces mots, Azriel retroussa légèrement le nez. Le rouquin faisait partie de cette catégorie bien spécifique de personnes incapables de cacher leurs sentiments. Que ce fut en bien ou en mal, l’ex moine était un véritable livre ouvert qui n’avait rien à envier aux mimes les plus burlesques. Qu’à cela n’en déplaise aux autres de le voir si transparent, si… impoli ? « Et lui, c’est Azriel. » Parce qu’il n’aurait clairement pas initié la conversation de son plein gré, Ichigo avait ressenti le besoin de décliner à sa place l’identité derrière le masque de mécontentement. Il ne souleva pas l’impolitesse de son initiative, beaucoup trop méfiant pour placer le moindre mot au cœur d’une conversation qu’il aurait préféré muette. Inexistante. Difficile de croire au grand cœur derrière ce volcan prêt à entrer en éruption. Le calme olympien dont il avait adopté les fondements à Relifac-Le-Haut ne semblait être qu’un mauvais souvenir désormais. Quelque chose que l’on évoque de temps à autres avec une pointe de nostalgie dans la voix, mais qui n’a clairement plus de fondements dans le présent. Et pourtant, il n’avait quitté le nid que depuis quelques semaines… Chassez le naturel et il revient au galop, c’est ça ? Il n’était pas fait pour être un croyant conventionnel, un mouton dans la foule. Ses aspirations et ses réactions sortaient beaucoup trop des sentiers battus pour appartenir au domaine de la normalité…

« Nous sommes venus pour lui… » Affirma-t-elle en le désignant d’un mouvement de la main. Lui s’obstinait dans la plus grande maladresse, éternisant un silence qui n’avait pas lieu d’être. Après tout, personne ne comptait lui prendre Hawk de force. La décision finale lui reviendrait de droit et Ichigo n’avait pas l’intention de lui arracher la pokéball des doigts… Alors pourquoi se bornait-il au mutisme le plus complet ? Doucement, la blondinette soupira puis ramena son regard vers l’éleveuse. « Je suis désolée, il est un peu de mauvaise humeur… N’y prêtez pas attention. » Parce qu’il fallait bien que quelqu’un justifie cette crise infantile à savoir qui était le plus fâché entre eux. Elle avait la certitude que cela lui passera rapidement, s’il obtenait un petit coup de main dans cette direction… Et elle comptait bien le lui offrir. « Nous aimerions éventuellement laisser un Pokémon en pension… Vous nous faites faire le tour du propriétaire ? » Ichigo n’avait aucune gêne. Là où d’autres se seraient contenté de balbutier quelques formules de politesse à la recherche d’un moyen pour faire évoluer la conversation, la jeune androgyne, elle, n’hésitait pas à aller directement au but. Tourner autour du pot pendant quatre heures, ça ne lui ressemblait pas et Azriel n’avait d’autant plus ressenti lorsqu’ils avaient vaincue Roxanne l’an dernier… Après tout, quel autre idiot oserait s’infiltrer dans un anniversaire pour forcer la championne à les combattre ? Personne d’un tant soit peu sensé oserait faire une telle connerie. Et pourtant, ils l’avaient fait. Le souvenir était encore parfaitement clair dans son esprit, comme s’il remontait à hier. Et pourtant, une année entière avait eu le temps de s’égrainer depuis… Le temps passait vite. Beaucoup trop vite.

Et pour qu’il accepte de sacrifier des mois qu’il pourrait passer auprès de Hawk, la demoiselle avait intérêt à se montrer convaincante.


Merci beaucoup pour le rabais ♥️ ;;
Tu sais déjà combien j'ai été surprise et comment j'ai trouvé ça adorable de ta part, donc je t'épargne un pavé répétitif tongue

Concernant les CS, je prendrais donc les CS Surf & Cascade pour Ptitard, pour un total de 400$. Si on fait le calcul, je te dois donc 900pk$ + 400pk$ = 1300pk$.

Je transfère ça tout de go, merci pour tout !



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C-GEAR
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Jeu 6 Juil - 20:02
___Lorsque tu vois sous tes yeux l’expression du rouquin se fermer un peu plus à peine tes quelques paroles d’accueil prononcées, tu te tends imperceptiblement. Qu’est-ce que cela signifie ? Bien que tu ne te laisses pas destabiliser pour autant, tu te demandes bien comment tu es sensée agir, réagir. Jusqu’à présent, les deux clients que tu as pu voir entre deux portes tandis que Nathaniel se chargeaient d’eux étaient avenants et souriant. Pourquoi celui-ci semblait se tenir ici comme si le sol était fait de charbons ardents ?
___Heureusement, la personne à ses côtés se montre bien plus avenante et ouverte. Agréable. Lorsqu’elle se présente, ainsi que son ami, tu réalises soudain que c’était à elle qu’appartenait la voix ; surprise, ton regard parcourt ses traits avec rapidité et efficacité. Ne pas se fier aux apparences. Une fille ou un garçon ? Laissant la question en suspens, tu adresses un sourire travaillé aux inconnus.
    « Mon collègue m’en a parlé effectivement. Je m’appelle… »

___Tu ne t’es jamais demandée si, ici, tu pouvais te présenter sous ton vrai nom. Si tu pouvais réellement être celle que tu es.
    « Mélodie Chevalier. »

___L’hésitation a été presque inaudible. Le pas est franchi. Depuis quand vis-tu derrière un voile, ton être comme un visage couvert d’un loup sombre pour ne pas trop en révéler de toi ? Les traques, Elena, les concours, Elena, les missions, Elena. Où as-tu perdu Mélodie ? Sans doute le même jour où tu as vu disparaitre tout le reste, les jours qui ont suivis, les mois ensuite. Un peu plus à chaque instant. Depuis cet instant après l’apogée, ce moment après le firmament qui t’a rappelé que toute bonne chose a une fin. Mélodie s’est alors égarée en toi. Peut-être que ta propre identité n’avait plus aucun sens.
___Peut-être aujourd’hui signe le jour où tu tends à nouveau la main pour te retrouver.
___Lorsqu’il, -ou elle ? Tu as encore besoin de temps- t’explique la raison de leur présence, avant un soupir, tu hausses un sourcil malgré toi. Le dénommé Azriel semble loin d’être enthousiaste à l’idée de laisser un de ses compagnons ici. Tu le comprends, tu le comprends tellement que tu dois retenir un soupir compatissant. Même lorsque tu avais encore foi dans le principe des pensions, tu avais été loin de rayonner à l’idée de laisser tes compagnons quelques temps. Tu te souviens des questions qui avaient longuement tourné dans ton esprit, ces questions devenues tortures depuis que tu as découvert la mascarade. Au fond de toi, ta haine, ta peur et ta rancœur ont envie de le regarder droit dans les yeux et de lui dire de ne jamais faire l’erreur de laisser un de ses compagnons. Seulement, tu n’es pas ici pour dissuader les dresseurs de venir. Tu es ici pour tellement mieux.
    « Ce n’est rien, réponds-tu à ses excuse, avant de tourner tes yeux vairons vers le rouquin, je comprends que ce ne soit pas facile d’imaginer se séparer d’un compagnon, même si ce n’est que pour un temps. »

___Tu ne tardes pas à reporter ton attention sur celle qui reprend la parole. Son timbre, ses inflexions, la sonorité de sa voix ; Nathaniel qui parle d’un appel d’une fille ; ton premier instinct. Tu fais confiance à tout cela pour identifier l’androgyne. Sa demande pour visiter la pension ne te prend pas vraiment au dépourvu. N’en aurais-tu pas fait de même ? Tu hoches la tête, les invites à te suivre.
    « Bien sûr. »

___Sans une hésitation, tu t’engages dans la seconde partie principale du rez-de-chaussée.
___Un détail oublié te saute aux yeux. Un peu trop littéralement pour que tu ne sentes pas le sang quitter ton visage. Comme si tu avais besoin de cela.
___Zorua est là, accroché à un des perchoirs du plafond sous sa forme de Capumain. Toujours là, ta culotte toujours accrochée à côté de lui.
___Tu n’as que quelques secondes pour faire bonne figure. Comme ce jour où Cassandre avait renversé du jus de raison sur ta robe dorée. Tu t’en étais sortie la tête haute. Zorua essaie de te mettre mal à l’aise ; tu n’as d’autre choix que de l’être afin de le contrarier. Ignorant le sous-vêtement qui pend, priant dans un coin de ta tête pour que les deux clients ne le remarquent pas, les muscles de ton corps tendus, tu te tournes vers ceux t’accompagnant.
    « Nous avons donc ici une pièce de jeu commune, une cuisine derrière cette porte avec tous le nécessaire pour bien prendre soin de chacun de nos pensionnaires, là une salle aménagée pour leur confort, ici… »

___Tu passes en revue les différents lieux, que tu commences tout juste à connaitre toi-même, les laissant observer à leur guise. Tu expliques rapidement le premier étage interdit, ainsi que l’avant-dernière porte qu’est la chambre de Nathaniel, où tu n’as jamais été. Puis tu désignes la dernière, ouverte sur l’extérieur.
    « Comme vous l’avez peut-être vu en arrivant, une partie du terrain est aménagée. »

___Puis ça arrive. Alors que tu t’apprêtes à les mener à l’extérieur. Avec un léger pof, ta culotte vient tomber sur ta tête, soigneusement envoyé par Zorua. Celui-ci s’élance, retombe avec grâce sur le sol se ses pattes de Capumain, avant de se faufiler entre tes jambes pour partir vers l’aire de jeux.
___Le visage figé, tu attrapes avec précipitation le sous-vêtement et le glisse dans une de tes poches, sans la moindre discrétion. De toute façon, les deux clients n’ont rien raté de la scène. Décontenancée, tu passes une main dans tes cheveux, avant de lâché un petit rire gêné.
    « Excusez-le, c’est un des pokémons de la pension, enfin, l’un des nôtres, et il… il aime bien faire des farces. »

___Tu sens le feu de ton sang brûler tes joues. Tu as rarement subi une telle situation où chaque fibre de ton être te rappellent combien tu es mal à l’aise. Même ton masque de fer ne tient plus sur ton visage embrasé. Tu donnerais beaucoup pour pouvoir disparaitre.
___Et étrangler ce maudit Zorua.
___Tu passes une main tremblante contre ton bras. Pourquoi a-t-il fallu que Nathaniel te demande de t’occuper des clients et te laisse son maudit compagnon ? Tu n’aurais pu imaginer pire. Un instant, tu te demandes comment tu as pu passer, en quelques années, de l’aristocrate distinguée que tu étais, à une éleveuse débutante brimée par un Zorua facétieux. Tu étais tellement bien, avant ; que ce soit avant que tu ne quittes le manoir où, bien qu’en quête d’aventure, tu étais au plus haut de ta dignité, à tes péripéties avec tes pokémons en tant que dresseuse, qui ont été les plus beaux moments de ta vie. Tu n’as plus cette noblesse, ni cette joie ; et peut-être est-ce le fait de les avoir connu, si forts et si beaux, que tu as d’autant plus de mal à te remettre de leur perte. Tu connais l’adage. Plus on monte haut, plus dure sera la chute. Elle l’a été. Et tu te retrouves avec une culotte enfoncée dans ta poche et les joues en feu. Il n’y a aucune noblesse là-dedans. Sans parler de la noirceur de tes pensées.
___Toujours mal à l’aise, tu fais un pas vers l’extérieur.
    « Et quel pokémon souhaiteriez-vous laisser ? Enfin, je ne suis que l’associée du gérant de la pension, il est en train de s’entrainer près d’ici, si vous préférez je peux aller le chercher. »

___Ta voix ne tremble pas, miraculeusement. Une partie de toi meurt d’envie qu’ils acceptent, qu’ils ne veuillent pas de toi mais de Nathaniel. Peu importe combien le rôle et le masque te sont faciles à enfiler ; tu es loin de les apprécier, comme depuis toujours. Tu comptais offrir aux deux inconnus cette porte avant même que Zorua ne s’en mêle ; maintenant qu’il l’a fait, ajoutant à ton malaise, tu n’as qu’une envie, c’est de fuir les responsabilités que t’a confié Nathaniel, fuir la honte qui crispe tout ton être. Tu ne sais pas rire de ce genre de choses. Tu as bien trop appris à être digne et convenable. L’image d’une femme sur laquelle tombe un sous-vêtement, aussi propre soit-il, ne rentre pas dans la définition de ces mots.
___Pas du tout.


Et voilà ta bête, je te la rends tout de go ! Désolée du temps que j'ai mis par rapport à ce que je t'avais dit, mais bon, tu sais pas mal le pourquoi du comment, pis ça a pas aidé je suis partie me perdre au Québec 12 jours chez une certaine personne que j'aime beaucoup, toussa 8D /paf
Plus sérieusement, Voilà son entrainement terminé ! Donc je te rends le petit Hawk (avant même qu'il ne soit confié à Mélo, tout va bien /die) rendu lvl 40, tout fort du haut de ses petites pattes, prêt à massacrer du Arceus Chenipotte ! Merci de m'avoir fait confiance heart


Hawk, lvl 40 (0/4)
Confié au lvl 24 (0/2)

Objectif : lvl 40, 42/42 combats
Stats:
 
Attaques:
 

Il va me manquer le petit :c Bon j'ai arrangé ses stats comme ça m'arrangeais pour l'élevage et les attaques je te conseille de recheck, mais voilà ! Bon allez, faut que j'accepte de m'en séparer et que j'arrête de faire durer ça D: Hésite pas à revenir si tu veux de mes services uhuh :3 Kiss heart


Merci à Ezy pour l'avatar !
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Dresseur Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 05/02/2014
Messages : 545

Région : Kalos
Sam 8 Juil - 16:22
Un simple tour du propriétaire ne suffirait pas à le convaincre. Même si l’empathie de la brunette l’avait agréablement surpris, le jeune homme ne se sentait pourtant pas prêt à laisser Hawk entre d’autres mains que les siennes. Son attachement envers le Pokémon était beaucoup trop important pour qu’il se laisse berner aussi facilement, se le refusant autant par orgueil que par fidélité envers le poulet de feu. À quelque part au fond de lui, il excluait littéralement la possibilité que le galifeu pourrait évoluer plus efficacement ici qu’ailleurs. Après tout, la véritable place d’un Pokémon était auprès de son dresseur non ? Face à cette évidence, le visage du jeune homme se détendit légèrement : cette rencontre était une perte de temps magistrale. Là où il aurait pu consacrer de son temps libre à l’entraînement de son équipe ou à l’étude de sa table des types, il se retrouvait au cœur d’une pension dans laquelle il ne comptait laisser aucun Pokémon. Tout ça pour quoi ? Pour faire plaisir à une insupportable blondinette qui croyait savoir mieux que lui ce qui était bon pour eux. Il y avait des jours comme celui-ci où Azriel se demandait fatalement si son choix de voyager avec Ichigo et de lui donner carte blanche sur le déroulement de l’entraînement était une bonne décision.

Machinalement, le jeune homme emboîta le pas aux demoiselles. Même si sa décision était prise, il n’avait pas l’intention pour autant de les laisser parler de lui en son absence. Il veillerait au grain à ce qu’aucune décision ne soit prise en son absence, car, connaissant Ichigo, il ne doutait pas de voir la pokéball de Hawk se volatiliser subitement. Après tout, sa fourberie n’avait d’égal que sa détermination... Plus que jamais auparavant, il ne voulait pas louper une seule miette de cet entretien.

Un coup de coude à la fois discret et sauvage lui fut alors assené sans qu’il n’en comprenne la raison. Réduit au silence par l’étonnement, le jeune homme décrocha un regard d’incompréhension à la blondinette qui lui pointa discrètement l’objet de son amusement. Sceptique, il plissa les yeux comme si cela lui permettait de mieux voir… Mais encore. Il lui fallut un moment pour comprendre en quoi un singe violet particulièrement moche pouvait être l’objet d’un tel acte de violence. Puis il saisit. À ce moment, il ne répondit plus de lui-même. Il sentit le rouge s’attaque à ses joues comme s’il avait été victime d’une allergie, comme si son visage venait subitement de s’enflammer. Bouleversé, il détourna son regard de la culotte féminine pour le ramener vers le sol. Comment disaient-ils ça déjà ? Courage, fuyons ? Voilà. Azriel ne pouvait rester ici une seconde de plus. Il n’était pas trop tard pour prendre ses jambes à son cou après tout. Cet endroit était trop étrange… Il le prenait au dépourvu et il n’aimait pas ça. Son complexe envers les femmes était déjà trop saillant et trop important pour qu’il accepte de voir se promener un sous-vêtement féminin de part et d’autre de la pension.

Bon sang, dans quel cirque avait-il atterri ?

« Vous semblez avoir pensé à tout… C’est impressionnant ! » s’emballa la blonde, oubliant complètement la mésaventure dont ils venaient d’être témoins. Tout comme Mélodie, elle ne souhaitait pas faire souffler dans la pension un vent d’inconfort. Il l’admirait pour ça. Nettement plus pragmatique que son alter égo roux, la jeune femme semblait pouvoir oublier la présence de ce sous-vêtement sans en faire de cas et même si cela l’avait amusé sur un temps, elle était désormais en mesure de garder son professionnalisme. Ce qu’Azriel était incapable de faire. D’autant plus qu’il n’était pas professionnel même lorsque tout allait bien.

S’ils croyaient que cette histoire était désormais derrière eux, ils se trompaient lourdement. S’avançant vers la cour extérieure, le drame monta encore d’un cran lorsque la culotte vint atterrir directement sur la tête de la brunette. Le silence fut palpable et le regard que se lancèrent les deux clients fut à la fois incroyablement embarrassé pour la demoiselle et très amusé de par le ridicule de la situation. Se composant de force un sourire, la jeune femme leva une main. « Ce n’est rien. Vraiment… Nous comprenons, ils ne sont pas toujours faciles à vivre. » Il repensa à Deus qui, le jour de leur rencontre, l’avait privé de son unique repas du jour ou de la semaine. Malgré tout, ses pensées étaient, à l’heure actuelle bien loin de sa propre équipe. Il craignait surtout une récidive du Pokémon. Après tout, ce n’était jamais deux sans trois. Qu’arriverait-il la prochaine fois ? Serait-ce lui qui recevrait une culotte sur la tête !? Cette idée le tétanisa sur place. Il voulait partir. Il voulait fuir. Même s’il en avait porté lorsqu’il était gamin -paix à son âme-, il n’était plus du tout confortable à l’idée d’être attaqué par des sous-vêtements féminins.

« Je veux partir… » Murmura-t-il, la mine sombre, en attrapant Ichigo par le veston. Étonnée, la blondinette détourna son regard vers lui puis esquissa un sourire réconfortant. « Attend. Laisse-là te prouver que cet endroit est bien. » Il retroussa le nez alors qu’elle détournait son regard de lui. Il détestait être ignoré de la sorte. Il aimait qu’on lui accorde un brin de crédibilité lorsqu’il parlait et qu’on tienne compte de ses paroles. Sauf qu’Ichigo croyait toujours avoir raison… Et que c’était souvent le cas. « Ce ne sera pas nécessaire, ne le dérangez pas pour rien. » Et voilà qu’elle venait de détruire à jamais la dernière chance d’Azriel pour communiquer avec un homme plutôt qu’une femme. Il ne pouvait effacer l’image de la culotte tombant doucement sur la tête de Mélodie et cela suffisait à le convaincre de prolonger son mutisme obsessionnel.

« Nous pensions laisser ce Pokémon ici… » Prenant une grande inspiration, il sentit alors le regard d’Ichigo se poser de nouveau sur lui… De façon beaucoup plus insistante cette fois. Il crû d’abord qu’il allait refuser en bloc de céder à son chantage, mais n’en eut pas la force. Il était encore trop troublé, trop déstabilisé pour jouer les adolescents belliqueux. Tel un automate, il attrapa plutôt la sphère bicolore dans sa poche puis la fixa quelques secondes avant de libérer Hawk de sa cage technologique. « Il s’appelle Hawk… » murmura-t-il dans sa barbe, sans se soucier de savoir si sa voix était parfaitement audible pour l’éleveuse ou non. S’il pouvait le lui indiquer, Arceus manifesterait sans doute son désaccord face au comportement de son fidèle. Azriel savait qu’il n’agissait pas convenablement et que ce n’était pas très digne d’un adepte, d’un prêcheur, mais l’instinct était revenu au galop. Il ne pouvait pas le combattre.

Pendant un moment, le galifeu couvrit la pièce du regard. La curiosité était manifeste sur son visage, comme s’il ne comprenait pas la raison de sa présence dans un tel lieu. Qu’est-ce qu’il pouvait le comprendre d’être déstabilisé. Ces derniers temps, Hawk était surtout accoutumé aux différentes salles d’entraînement de l’Empire. Autant dire que cet endroit n’avait rien à voir. « T’en fais pas mon vieux. Nous sommes dans une pension… Tu sais c’que c’est ? » Il secoua sitôt sa tête négativement puis, enfin, remarqua Mélodie.


Je récupère donc Hawk ♥
Je te remercie de nouveau sincèrement pour ton efficacité et ta rapidité ! Je reviendrai sans doute très prochainement pour te laisser un nouveau Pokémon :D (Et pas question de poutrer du Arceus, Azriel il est croyant /paf)



Did you forget that this mark is a symbol of our pride?!
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Modo RP & Eleveur

C-GEAR
Inscrit le : 11/08/2015
Messages : 1574

Sam 2 Sep - 19:41
___La honte n’est pas quelque chose dont tu as l’habitude, pas toi qui a grandi dans la recherche de prestance, toi à qui l’on a appris dès le plus jeune âge à toujours rester digne et fière. La situation menaçante dans laquelle te place Zorua, ton sous-vêtement comme dangereuse menace, te crispe au plus haut point. Tu te retiens de glisser un regard vers tes clients. Cela vaut sans doute mieux que tu ignores s’ils ont remarqué le pokémon et ta culotte. Loin d’être détendue, tu parviens tout de même à présenter les aménagements de la pension. Un sourire avenant répond au compliment de la jeune femme.
    « Merci beaucoup. Nous essayons d’offrir le meilleur à chacun de nos pensionnaires. »

___Tu n’étais pas là lors de l’aménagement et des améliorations, tout était déjà prêt et ainsi lorsque tu es arrivée ici il y a seulement une semaine, mais tu ne vois pas d’intérêt à le préciser. Tu ne tardes pas à te féliciter de ton choix lorsque Zorua finit sa farce en jetant ton propre sous-vêtement sur ton visage, sous les yeux des deux arrivants. Préciser que tu n’es qu’éleveuse débutante finirait par les faire fuir au loin. Tu n’es pas certaine que Nathaniel apprécierait ; toi non plus d’ailleurs. Maintenant qu’ils sont face à toi, tu endosses le rôle qui te revient. Bien que tu n’aies eu aucune envie de t’en charger, tu veux désormais réussir à faire ce que tu dois en tant que l’éleveuse que tu tentes d’être. Tu aimerais te prouver que tu en es capable. Tu as envie de t’en sortir, malgré toutes tes appréhensions. Savoir que tu ne t’es pas trompée quand tu as pris la décision de venir au Havre. Savoir que tu as peut-être encore une chance d’avenir sans qu’il ne se présente sombre et chaotique.
___Ton cœur tambourine tandis que vous sortez de la pension. Cela fait des années que tu n’as plus été angoissée ainsi à l’idée de tenir un rôle social. Ton éducation toute entière était dirigée vers la réussite sociale, alors si tu as pu traverser ennui, morosité, agacement et aigreur, tu n’as plus été inquiète depuis si longtemps que tu ne te souvenais plus comment c’était. Bien sûr, tu as souvent senti cette cage qui se resserre autour de ta poitrine tel un étau implacable lorsque tu étais avec Axel, ou même d’autres membres de la team Plasma. Tu as aussi eu peur plusieurs fois dans tes traques, notamment lorsque tu collectais des informations, car tu manquais de te faire démasquer… ou pire. Seulement, dans une situation aussi normale que la rencontre avec d’autres personnes, dans un environnement sain et banal, libérée de pression telle que l’idée de la vie de pokémons qui dépendraient de toi, tu ne pensais pas être si fragile. Evidemment, tu ne peux t’empêcher de te demander si cet Azriel est réellement un bon dresseur, s’il ne fait pas de mal à ses pokémons, s’il les traite bien. Tu ne peux t’empêcher d’imaginer le mal derrière n’importe quel visage. Pourtant, toi qui a appris à lire à travers les autres, tu ne peux te mentir plus que de raison. Il ne réagit pas comme quelqu’un qui aurait peur que l’on découvre un sombre secret. Il réagit simplement comme une personne qui n’a aucunement envie de se séparer de l’un de ses compagnons.
___Si seulement tu avais pu réagir ainsi à l’époque.
___Lorsqu’Ichigo refuse ta proposition de chercher Nathaniel, cela est loin de te réconforter. Tu as envie de réussir ce dans quoi tu t’es lancée, mais chercher l’éleveur aurait été une bonne conclusion à ton goût, car tu aurais alors fait tout ce que tu avais à faire, et cela aurait été un premier pas dans ce monde tout en douceur. La jeune femme vient de souffler tes espoirs.
___Pourtant, quand elle incite son ami à présenter le pokémon qu’ils voudraient laisser -davantage elle que lui, c’est une évidence-, tu sens un pincement d’excitation. Tu ne penses toujours pas qu’il y a anguille sous roche concernant Nathaniel, tu restes persuadée qu’il ne peut être sincère et sans but secret caché derrière sa prétendue pension, seulement, c’est un fait : tu aimes l’idée de devenir éleveuse. Toi qui a passé des années à vouer une haine infinie aux pensions et aux éleveurs, tu as très vite réalisé que ce n’était qu’une protection contre ta culpabilité et ta peine. Tu restes méfiante et sceptique à l’idée de trouver quelqu’un d’honnête dans ce milieu ; c’est aussi pour cela que tu devrais peut-être l’intégrer définitivement. Pour donner un endroit que tu saurais fiable pour ceux qui y viendraient. Ce qui ferait toujours plus de désagréments pour ceux voulant tromper des victimes potentielles, et toujours moins de cœurs brisés comme l’a été le tien.
___A ton plus grand soulagement, le rouquin ne se fait finalement pas prier pour appeler son pokémon. Tu te demandes un instant à quel point il doit être pris au dépourvu par la jeune femme, car elle semble loin de lui avoir laissé beaucoup de choix, mais très vite, ton attention est détournée. C’est un Galifeu qui vient de sortir de la pokéball. Tu sens ton cœur faire un arrêt. Tu n’as plus vu un pokémon de cette espèce depuis un autre pan de ta vie, un pan lumineux, heureux, un pan qui t’a été arraché en même temps que ton cœur. Le dernier Galifeu que tu aies vu, c’est Ekhi, avant qu’il n’évolue en Braségali. Un instant, ta vue se brouille. Il lui ressemble tant. Sa musculature est un peu plus fournie que ne l’était celle d’Ekhi, il était un peu plus grand, ses plumes semblaient moins longues. Pourtant, perdue dans la brume de tes souvenirs, ces différences ne sont guère criantes. Ton cœur tambourine. Ce n’est que lorsque tu entends Azriel marmonner et que tu te concentres sur ses paroles que tu réalises qu’il répond à ta question, et tu ne saisis le nom du pokémon que de justesse.
___Absol vous aperçoit sans doute car tandis que le dresseur se penche vers son Galifeu, elle te rejoint, laissant derrière elle l’un des frères Scalpion avec lequel elle se trouvait. Son regard vairon se pose sur les nouveaux arrivants, s’arrêtent sur le Galifeu. Elle se fige. Vous partagez le même sentiment, c’est évident.
___Seulement, tu as un rôle à avoir, une tâche à remplir. Il sera toujours temps de te plonger dans les souvenirs et la peine une fois les clients repartis. Pour l’instant, tu ne peux t’y abandonner. Sans quitter le pokémon des yeux, tu demandes doucement :
    « Hawk c’est ça ? »

___Tant de souvenirs, tant d’amour pour la race de ce pokémon. Tu as toujours aimé les Poussifeu et chacune de leurs évolutions, c’est bien pour cela que tu avais choisi Ekhi le jour où tu t’es lancée à l’aventure. Avec une douceur et une tendresse infinies pour le Galifeu, tu te penches, te mettant à sa hauteur pour lui parler.
    « Dans une pension nous nous occupons des pokémons confiés ici par leur dresseur ou leur dresseuse pour en prendre soin, les entrainer ou encore les rendre plus forts. »

___Tu ne sais pas vraiment si les explications ne viendraient pas mieux de la part de son propre dresseur, aussi, tu n’entres pas dans les détails. C’est à Azriel de le faire. Tu te souviens encore du jour où tu as laissé Ekhi et tous les autres. Quand tu leur a expliqué que tu irais bien et que tu serais très vite de retour. Que vous ne seriez séparés que le temps d’un souffle.
___Finalement, vous le serez sûrement jusqu’à ton dernier souffle.
___Absol vient se frotter contre toi tandis que tu te redresses vers les deux clients. Tu ne sais pas ce que tu es sensée dire ou non pour convaincre quelqu’un réfractaire à l’idée de laisser un pokémon dans les mains de quelqu’un d’autre. Une partie de toi a envie de lui crier qu’il a raison de réagir ainsi, qu’il devrait continuer ainsi jusqu’à la fin de sa vie pour préserver ses compagnons. Une partie de toi se voit en lui, la dresseuse partie sur les routes de Kalos avec un jeune Poussifeu, la dresseuse accompagnée dans son aventure par ceux qu’elle aimait plus que tout. Inconsciemment, il acquiert un certain crédit. Tu lui laisses ce précieux bénéfice du doute.
___Tu le regardes avec franchise.
    « Personne ne peut vous forcer à laisser votre pokémon, c’est une décision que l’on ne peut prendre qu’avec soi-même. Laisser un compagnon derrière soi n’est pas un choix facile, mais il ne faut pas oublier que ce n’est que pour un temps. Si vous le laisser, vous ne verrez pas le temps passer que déjà vous le retrouverez, plus fort et prêt que jamais pour les projets que vous pouvez avoir ensemble. »

___Tandis que tu parles, ta main caresses mécaniquement Absol, maintenant assise à tes côtés. Elle est là pour te soutenir, pour t’aider. Pour avancer, et ne plus jamais reculer.


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