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» [EVENT] Braquage !


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Agent Kalos

C-GEAR
Inscrit le : 03/01/2014
Messages : 685

Région : Kalos
Mar 6 Juin - 23:02
Mission de routine. C'est clairement ce que c'était. En deux coups de cuillère à pot j'avais réglé cette histoire de pokémon voleur. Avec l'aide de Rahi et Statitik. Surtout de Statitik. Ma petite partenaire de mission s'améliorait de plus en plus et rendait mon boulot agréablement facile. Notre bateau pour retourner à Kalos arrivait dans la soirée, j'avais donc toute la journée à moi. Nous étions à Nenucrique, la ville où j'avais passé mon enfance. Il était donc logique que j'ai envie de prendre des nouvelles de ma famille qui était resté sur place. Le truc étant d'abord de larguer le boulet qui me servait de collègue.

- Dis Rahi. Ça te dirait qu'on aille chercher des pokémons sur les chemins autour de la ville ? Il y a des pokémons cool à Hoenn.

Et pendant qu'il chercha désespérément une bestiole pour m'imiter « Comme si c'était le pokémon qui faisait le bon policier ! » et moi je filerais en douce. Mon paternel étant à Kalos, dans mon commissariat, il ne restait que ma mère. Les souvenirs que j'ai d'elle ne sont pas glorieux. Faut dire qu'elle n'était pas très courageuse comme femme. Elle se laissait vivre au crochet d'un homme violent. Jamais je n'ai pu compter sur son soutien quand le paternel s'en prenait à moi. Je n'ai même pas pu compter sur ma propre mère. « Comment voulez-vous que je fasse confiance avec un passé comme ça ? » Après que le père ait finalement décidé que nous étions des poids pour lui et sa grande carrière de flic, ma mère et moi sommes restés seuls. Ça n'a duré que quelques mois. Je me souviens encore des espoirs qui naissaient encore dans mon jeune esprit. L'espoir de vivre tranquillement avec ma mère. Durant cette courte période j'avais redoublé d'efforts pour qu'elle soit fière de moi. À l'école, au sport, à la maison et j'avais même essayé de fraterniser avec des gens. J'étais prêt à prendre mes responsabilités pour devenir l'homme de la maison. Et comment m'a t-telle remercié ? Elle m'a envoyé à Kalos... « Tssss. De quoi être confronté tôt à la dure réalité de la vie. On ne peut compter que sur soi-même. » Mais aujourd'hui je ne lui en veux plus. C'est ma mère, même si c'est un cas social, une soumise et une lâche.

- Ah mais je ne t'ai pas dit ? Pauline m'en a offert un. C'est un Noeunoeuf. On commence son dressage en couple.

« Hein ? C'est qui cette Pauline ? Ah oui la serveuse du café à côté du poste de police. » Mon visage s’assombrit. J'allais devoir trouver un autre stratagème pour partir à la recherche de ma mère. Soudain le commissariat de Nenucrique s'anima. Les téléphones sonnèrent tous et parmi la cohue de flic d'Hoenn je pus attraper quelques bribes d'informations. « Cambriolage de la Jackpot Bank. Si les gars arrivent à s'en sortir ils vont se faire un paquet de blé. » J'ai pas le temps d'imaginer tous les pépettes que renferment ces coffres qu'un capitaine me houspille :

- Wells, Ren ! Avec les renforts !

« Et une phrase avec un verbe et un s'il vous plait c'est possible ? Nan mais oh ! J'ai pas signé pour ça, pensais-je très fort en obéissant sans rien dire. » Sur la route on tenta de m'armer mais je montrais la petite bête jaune qui résidait dans ma poche. « J'ai un pokémon, pas besoin d'arme et en plus je ne sais pas m'en servir. » Rahi en prit une et la vérifia avec minutie sous mes yeux. J'avais oublié que mon drôle de collègue s'y connaissait. Et je ne sais toujours pas où il a appris ça.
Sur place on découvrit la banque en partie éventrée de l'intérieur, me faisant penser qu'il s'agissait plus de terroriste prêt à se faire explorer pour quelques papiers verts. « Si ça se trouve se sont des anti-capitalistes. » L'idée me fit glousser mais pas longtemps car on m'envoya en douce à l'arrière du bâtiment. J’eus juste le temps de voir cette femme tout de noir vêtu à la chevelure de corbeau se tenir devant une femme flic. À la façon dont elles se jaugeaient je crue comprendre que des négociations étaient en cours. On me briefa vite fait, vu le peu d'information qu'ils détenaient puis on m'informa que j'allais prendre la place d'un jeune agent arrivé sur place dès le début du cambriolage. Maintenant que les renforts étaient là, il se faisait remplacer par des plus expérimentés que lui. « Pourquoi moi ? Qu'est-ce qui vous fait croire que je ferais mieux que lui ? » Malheureusement c'est trop tard, je suis poussée en direction de l'unique passage restant aux voleurs. Alors que je réalise que je pars en ligne de front, je me retrouve avec un garçon dont le visage m'est familier. Mais je n'ai pas le temps de réfléchir car il a réussi à ouvrir la porte. Vu qu'il a l'air d'un informaticien plus que d'un homme de terrain, je passe devant. J'ai carrément les chocottes mais j'ai Statitik avec moi pour me réconforter. La petite araignée saute de ma poche pour zigzaguer devant moi alors que nous nous introduisons dans la banque. Finalement je regrette de ne pas avoir pris d'arme. Ne serait que pour avoir un truc à serrer dans mes mains.
La porte donne sur un couloir mal éclairé jusqu'à une autre porte fermée. Ma partenaire de mission file comme l'éclair jusqu'au bout avant de lancer une petite étincelle pour me prévenir que la voie est libre. Je traverse le couloir rapidement, dévisageant chaque porte comme si elles renfermaient un monstre prêt à bondir sur moi à mon approche. On arrive finalement à la porte sans problème et j'entends des voix d'hommes à travers.

- Ils sont juste derrière, chuchotais-je au jeune garçon à qui je ne m'étais pas présentée à cause de l'urgence de la situation. Je suis l'agent Wells et …

Je ne finis pas ma phrase, stopper par un grésillement dans mon oreille. Si j'avais refusé l'arme je n'avais pas dit non à d'autres petits gadgets comme cette oreillette ou ces fumigènes qui pourraient nous permettre de surprendre les voleurs.

- Agent Wells ? Ici l'équipe informatique, nous sommes en train de nous connecter au système de sécurité de la banque. On devrait bientôt pouvoir avoir un visuel. Ça y est je vous vois.

Je levais la tête vers le plafond et détestais la petite caméra qui nous fixait. Je la pointais du doigt à mon collègue, espérant qu'il comprendrait sans que j'ai à parler. Nous étions si prêt des cambrioleurs que je craignais qu'ils ne m'entendent.

- Deux hommes baraqués, armés, ils tiennent un otage chacun.

Je montre deux doigts à mon collègue présent puis m'immobilise comme une conne, incapable d'expliquer qu'ils détiennent des otages près d'eux pour se protéger. Je finis par murmurer le plus bas possible que nos deux cambrioleurs se servent d'otages comme bouclier. Bizarrement je ne lui précise pas qu'ils sont baraqués. On est deux flics gringalets, on va devoir se creuser les méninges pour arriver à se sortir de cette situation.


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Sbire Galaxie

C-GEAR
Inscrit le : 05/09/2014
Messages : 520

Région : Kalos
Jeu 8 Juin - 21:29
Mission accomplie. Les caméras de surveillance à l'entrée du bâtiment auront sans le moindre doute enregistré l'exploit que tu viens de réaliser, et les membres de la Team Galaxy pourront visionner cette vidéo autant de fois qu'il le faudra pour convaincre les investisseurs que votre projet est le meilleur qui soit. Et à en croire les expressions de certains agents étant venus appuyer le lieutenant Kirihara, beaucoup parmi ton organisation voudront très certainement franchir à leur tour le cap du transhumanisme. Dire que ces imbéciles n'ont encore rien vu. Belzébuth pourrait accomplir ce que tu viens de faire d'une simple pichenette. A l'heure qu'il est, il n'aurait laissé rien d'autre derrière lui qu'une mer de sang et une pile de cadavres, les mains prises par les sacs contenant les billets tant recherchés par les Flares, qui auraient sûrement eux aussi détalé comme des Laporeilles. Vous êtes les instigateurs d'une nouvelle ère, celle où les humains équivaudront les Pokémon en terme de puissance brute et pourront conquérir ce qui leur plaît, créant ainsi leur monde idéal, débarrassé de ce faux Dieu qui ne souhaite, au fond, rien d'autre que de vous voir souffrir pour Son simple divertissement.

« Ne faites aucun mouvement brusque madame. »recommande le Lieutenant à ton attention. « N’avancez pas plus. » Pauvre folle ! L'arme qu'elle tient dans ses bras n'est qu'un simple jouet par rapport à ton bras gauche ! Tu n'as qu'à te réfugier derrière pour que toutes les balles de son chargeur ne deviennent obsolètes. Et les projets que vous avez encore en réserve dépasseront leurs pires cauchemars ! Ce gros plein de soupe d'Asmodée a raison, ce n'est plus qu'une question de temps avant que votre force soit sans limites et que vous ne surpassiez toute force militaire en termes d'armement. Comme il te tarde de leur montrer ce que tu vaux réellement ! D'arracher le crâne de cette imbécile qui se croit être en position de négocier alors que la vie d'innocents est en jeu et qu'il ne tient qu'à vous d'appuyer sur la gâchette de vos armes pour la leur enlever ! De pulvériser les cœurs encore battant des idiots, Sbires comme Agents, qui penseront avoir une chance de te vaincre en se mesurant à toi, dont la force s'accroît de jour en jour grâce à une technologie de pointe et à ta détermination !

Mais tu finis par obtempérer. Parce que ce n'est pas le moment de céder à la tentation. Il y a trop en jeu pour sombrer dans cette exquise sensation qui t'envahit chaque fois que tu sens la peur chez ceux qui sont en train de vous observer. Les vies des otages, la promesse que tu t'es faite de conserver le reste de ton humanité, tant que tu en possèdes encore une… Et puis, ce n'est pas une bonne idée d'abattre la totalité de tes cartes maintenant. Tu es certes puissante, tu ne l'es peut-être pas autant qu'ils ne l'imaginent. Tu peux déplacer des voitures, mais pas les envoyer valser avec force pour blesser des gens. Alors tu dois tout faire pour garder l'avantage de l'inconnu tant que tu le peux encore.

« Pourquoi aurions-nous besoin de vulgaires armes à feux contre des civils quand nous avons ceci pour économiser nos munitions ? » répliques-tu en leur montrant ta prothèse.

A aucun moment ils ne doivent avoir l'impression de pouvoir sous-estimer le fleuron de la technologie Galaxy. S'il faut entretenir le feu de la peur à chaque fois que l'on te pose une question, tu n'hésiteras pas à le faire. Cependant, le temps presse, pour les Agents comme pour toi. C'est pour cela que tu comptes aller droit au but, et leur montrer que vous avez déjà percé à jour un éventuel assaut par l'arrière du bâtiment.

« Ne faîtes pas l'innocente, Lieutenant, je ne doute pas du bien-fondé de vos intentions, mais n'importe quel individu avec un minimum de logique et ayant étudié la disposition de la banque saurait que vous essayez de nous prendre en tenaille. » poursuis-tu. « Si vous tenez tant à la vie des otages, comme vous l'affirmez si bien, dîtes à vos subordonnées de suspendre leur attaque, et si vous doutez de mes paroles, vous n'avez qu'à regarder vous-même les caméras de sécurité, si vous en avez les moyens. »

Tu fais notamment référence aux renforts qui viennent tout juste d'arriver. Il doit bien y avoir parmi eux des gens capables de repérer vos mouvements et qui seraient en mesure de vérifier tes dires. Au moins, on ne pourra pas dire que tu n'es pas un minimum coopérative. Reste à trouver un moyen de neutraliser les forces de l'ordre ou partir si les choses se gâtent. En cela, les renforts n'aident vraiment pas. A tous les coups, ils doivent être bien armés, et tu es bien plus exposée que tes camarades Flares. Quoi que tu choisisses au final, tu vas devoir être rapide pour trouver une couverture décente.

« Maintenant que je vous ai prouvé ma bonne foi, je vous conseille de ne pas tester ma patience. » fais-tu en serrant ton poing de métal. « J'apprécie que vous vous préoccupiez de la sécurité des otages, mais il ne faudrait pas oublier la vôtre et celle de vos hommes si vous ne coopérez pas et que vous ne répondiez pas à nos attentes. »

Un vulgaire bluff, mais il te permet de réfléchir à la suite des opérations. Tu pourrais peut-être te mettre à couvert près de la voiture un peu plus sur ta gauche ? En espérant avoir des réflexes suffisamment aiguisés pour anticiper le tir de Kirihara et de ses alliés si jamais les coups de feu doivent retentir.







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Agent Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2013
Messages : 790

Région : Kantô
Lun 12 Juin - 23:19
Ils peuvent désormais entrer dans la banque, oui. Cependant, lorsque Nathanael se retourne, il se rend compte qu’il était tellement investi dans sa tache qu’il n’a même pas remarqué que Damon s’est éloigné… jusqu’à ne plus être là, tout simplement. Le parmanien n’a pourtant pas le temps de s’interroger plus que ça, car déjà une autre silhouette, en uniforme d’agent de Police, elle aussi, s’approche de lui. Le soleil est à contre-jour, et tout en rangeant sa carte témoin dans la poche de sa veste, il plisse les yeux pour essayer de visualiser la nouvelle venue. Car c’est bel et bien une femme qui s’approche, carrure fine et cheveux bruns attachés.

« Euh... » Mais il n’a guère la possibilité de réagir plus que ça que la personne en question lui passe sous le nez et s’engouffre dans l’accès qu’il a pu ouvrir. En la suivant du regard, il a d’ailleurs l’étrange sensation de l’avoir déjà vue, sans réussir à ce souvenir des circonstances. La jeune femme est toutefois plus âgée que lui et paraît savoir ce qu’elle a à faire.

Alors il suit, non sans un regard circulaire, espérant voir Damon apparaître à son tour… mais non. Un mystère de plus, mais il ne peut guère s’appesantir et s’engouffre lui aussi. Il remarque alors le petit Statitik qui ouvre la voie dans le couloir qui doit servir – en temps normal - d’axe sécurisé et d’espace d’authentification, avant d’accéder à la banque à proprement parler. Sauf qu’il ne s’agit aucunement d’un temps « normal ». Pris par l’urgence du moment, Nathanael ne questionne même pas l’autre agent pour comprendre les raisons de ce qui semble être un remplacement.

C’est une fois stoppés pile derrière la porte qu’il entend enfin la voix de celle qui sera apparemment as nouvelle alliée dans cette mission. L’agent Wells. Tout comme elle, il chuchote :

« Ok, je suis l’agent McKoy, de Kanto. » Entendre sa voix le conforte tout de même dans l’idée qu’ils se sont déjà croisés. Quelque part. Proche de l’autre agent, il entend toutefois le grésillement et à travers ses lunettes rouges, pose les yeux sur l’oreille de la femme. Il réalise alors qu’elle a une oreillette et qu’elle paraît équipée également.

« Oh, vous êtes en lien avec la brigade de sécurisation ? » Il se doute que Damon, la Lieutenant et lui n’étaient que les premiers à se retrouver pris dans cette affaire d’attaque de banque pour la simple raison qu’ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment – ou au bon, si on se la joue altruiste. En attendant, ne serait-ce que le fait de lancer un premier contact par porte-voix a permis de gagner un peu de temps aux renforts de s’organiser. Ce qui doit expliquer la nouvelle venue. Intérieurement, Nathanael ne peut s’empêcher d’espérer qu’elle sache mieux que lui gérer ce genre d’affaire.

Déjà, elle a le mérite d’être en lien avec ceux de la logistique et de se positionner directement en avant-garde. Nath’ hoche la tête lorsqu’elle pointe du doit la petite caméra qu’il n’a pas bien vu lorsqu’elle l’a devancée dans le couloir. Cela le rassure, au moins, ils ne sont pas entièrement livrés à eux-mêmes. Il n’ose pas respirer trop fort cependant, de peur d’être entendu de derrière la porte.

L’agent Wells lui glisse une information importante, deux hommes armés, avec des otages. Génial. Nathanael se retient de paniquer, mais il n’a franchement aucun plan d’action, aucune idée lumineuse qui lui vient en tête. Et entre la théorie rapidement abordée lors de sa formation au Glaive de Thémis et la réalité, il y a un gouffre énorme. Sans parler de la vie des otages, et du fait qu’il est complètement ignorant de ce qui se passe dans l’entrée de la banque. Savoir qu’une femme sbire Galaxy se trimballe avec une prothèse armée capable de décimer une porte en moins de deux ne le rassurerait pas.

Aussi, il questionne, toujours à mi-voix : « Du coup… on fait quoi ? Si on veut les prendre par surprise, on risque la vie des otages. Et si on entre juste comme ça, on va faire des cibles faciles... »

Juste à ses côtés, il a son Flingouste qui reste sur ses gardes. Il voit bien les fumigènes attachés à la ceinture de l’agent Wells, mais justement, il craint que les assaillants ne fassent pas dans la demi-mesure, et ne soient pas amateurs de spectacles. Ils ne peuvent pas jouer avec la vie des otages. Lui, il a ouvert la porte sécurisée, c’est le genre de truc qu’il sait faire… mais gérer une prise d’otages, ça… Il espère de tout cœur que sa nouvelle alliée soit plus expérimentée que lui. Ou que les gens qui lui parlent dans l’oreillette sachent leur indiquer la meilleure démarche à suivre.



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Sbire Flare

C-GEAR
Inscrit le : 26/07/2014
Messages : 369

Région : Kalos
Mar 20 Juin - 4:57
L’homme qu’il tenait pour otage continuait de trembler à ses côtés alors qu’ils se dirigeaient tous les deux vers la sortie arrière. Certes, Fry pouvait comprendre comment une prise d’otage pouvait s’avérer traumatisante pour les concernés, mais dans le cas actuel, tuer cet otage était hors de question… même en dernier recours, il était peu probable que de tuer celui-ci l’avancerait à quoi que ce soit… il fallait espérer que les imbéciles qui lui servait « d’associés » n’allaient pas abattre davantage d’otage durant son absence.

Il arrivait au bout du couloir qui longeait les petits bureaux personnels des conseillers en gestion budgétaire… dire aux autres quoi faire avec leur argent, drôle de boulot quand même… Le cuisinier n’avait jamais eu besoin d’une telle consultation, et son mode de vie actuel ne semblait pas se porter vers un tel dénouement non plus. Un léger clic, comme une porte qui s’enclenche tout près, le fit se raidir de tout son long. Agrippant par le collet l’individu qui lui servait de « chair à canon », il lui fit signe de garder le silence tout en lui adressant un regard mauvais. Une goutte de sueur vint perler sur son front, alors qu’il minimisait la cadence de sa respiration afin de déceler le moindre petit bruit au coin de l’intersection menant vers la porte arrière. Le bruit était-il seulement le fruit de son imagination? Après tout, il était de mauvaise humeur et fatigué… des conditions particulièrement adéquates à la fabulation… mais c’était également des conditions particulièrement appropriées à la prise de risque inutile qui pouvait le ramener derrière les barreaux ou tout simplement sur un lit à la morgue.

Faute de pouvoir envoyer l’otage pour vérifier si quiconque se trouvait au coin du mur, Fry porta sa main à sa ceinture et y agrippa l’une de ses pokéballs. Sans mouvement brusque, il fit sortir de celle-ci l’un des pokémons que lui avaient remis les dirigeants de la Team Flare afin de sceller leur partenariat, et s’assurer qu’il puisse bosser dans l’anonymat. Un léger murmure se fit entendre alors que le pokémon gazeux prenait forme sous leurs yeux « Fantooooo »… Heureusement pour eux que les lamentations de l’entité spectrale s’avéraient quasiment imperceptible… L’imposant mafioso se pointa les yeux en guise d’explication à son pokémon, avant d’indiquer la direction où il voulait que celui-ci observe. Bien que Fry n’appréciait pas particulièrement les pokémons spectre en général, leur travail d’équipe lors des précédents boulots s’était avéré fructueux, et du coup fantominus se forgeait peu à peu une place à long terme sur la ceinture du sbire.

Dans un nuage translucide de teinte violette, le pokémon traversa le mur afin de dénicher si quelque chose se trouvait au coin de l’intersection. Au fond, Fry espérait quasiment inconsciemment que quelqu’un s’y trouve, car sinon il venait d’atteindre un niveau de paranoïa qui se rapprochait du maladif pour quelqu’un qui se voulait aussi réfléchi et stoïque. Ça ne prit même pas 3 secondes, la silhouette traversant de quelques centimètres le second mur aperçut la source du bruit, et avant même que quiconque puisse réagir, le fantominus avait de nouveau retraversé la matière. La boule gazeuse s’agita brusquement en réapparaissant aux côtés de Fry.

Le Sbire empoigna violemment, et ce aussi vite que son imposante carrure le lui permettait, l’individu qui lui servait d’otage. Le crochet autour du coup du malheureux, le mafioso tout les sens en alerte, était prêt à riposter avec n’importe quel moyen du bord.
Il ne s’était pas trompé, il y avait bien quelqu’un de tapi juste au coin d’où il se trouvait.

« PAS UN GESTE ! AU MOINDRE SIGNE D’UNE ARME À FEU OU D’UN MOUVEMENT BRUSQUE, LE BOUGRE QUI ME SERT D’OTAGE SERA SAIGNÉ !. » avait-il gueulé à l’intention du ou des individus cachée. Peut-être n’étaient-ils pas armés? Peut-être était-ce même des clients, ou des employés qui avaient réussi à se cacher un peu plus tôt… Il n’avait pas le temps d’essayer de comprendre ce que Fantominus avait vu, il lui fallait agir.

« ALLEZ! TRÈS TRÈS LENTEMENT, MONTREZ-VOUS. LES ARMES SUR LE SOL, ET LES MAINS DANS LES AIRS. » Baissant un peu le ton, il reprit « Si vous sortez calmement, vous n’avez rien à craindre… on ne cherche pas à saigner qui que ce soit. MAIS PAS DE MOUVEMENT BRUSQUE! »

Son bras entourant le cou du malheureux otage, il pouvait sentir le pouls de celui-ci… son coeur se débattait à toute allure. Son révolver au poing, et son crochet accoté sur la gorge de l’otage, Fry n’allait pas garder patience bien longtemps si le ou les individus ne s’extirpaient pas bientôt de leur cachette.


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C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 2171

Hier à 2:31
Les renforts du côté des agents sont les bienvenus. Ainsi, la zone autour de la banque est rapidement sécurisée, permettant aux forces de l’ordre d’agir sans risquer des vies. Ça serait problématique que des citoyens se retrouvent pris dans un feu croisé, ou qu’ils se retrouvent écrabouillés par une main mécanique... Au moins, ce risque est écarté. Il ne reste que celui pour toutes les personnes présentes dans la zone. Les journalistes commencent à arriver, ils s’amassent autour du périmètre de sécurité, désireux d’être les premiers à obtenir des images sur les braqueurs. Certains doivent déjà parler de la femme au bras mécanique et de la Lieutenante responsable des négociations, essayant de zoomer avec leur caméra afin d’émettre des hypothèses sur ce qu’elles se disent. Tout pour se démarquer et être au cœur de la nouvelle, hein ?

Et parlant des négociations, ça joue dur. La forte prestance et l’assurance de la sbire ne sont pas à démontrer. La confiance qu’elle a en elle-même pourrait être déstabilisante pour une personne qui commence dans le métier. Heureusement pour les forces de l’ordre, ça n’est pas une débutante qui se tient en face. Elle garde son calme et elle essaie de répondre du mieux qu’elle le peut, tout en gardant à l’esprit la ligne directrice de son département et de ses supérieurs. C’est là toute la subtilité de la chose. Bref, la jeune femme écoute son interlocutrice, ravie que cette dernière cesse d’avancer dans sa direction. Rester impassible quand la sbire parle de cette prothèse n’est pas simple, mais l’agente est professionnelle, même si elle s’inquiète. Est-ce que les mots sous-entendent que les autres braqueurs disposent également de ce genre d’équipement? Alors, pourquoi avoir tiré ? Non, ça semble tiré par les cheveux. « Je vois. » C’est la seule réponse pour l’instant. Ne pas céder de terrain est crucial.

Les pourparlers continuent et décidément, les braqueurs n’ont pas envoyé n’importe qui pour les mener à bien. D’un autre côté, il était prévisible qu’ils se rendent rapidement compte du plan des agents, si on peut vraiment le désigner de plan. Il n’y a pas trente-deux façons d’entrer dans cette banque. Pour le moment, Kirihara choisit de ne pas le confirmer de vive voix, cela devrait venir bien assez tôt de toute façon. Avec l’approche enflammée de l'agent White, il y avait de meilleurs moyens d’être discrets dans l’approche... Elle aimerait bien vérifier tout de suite l’état des lieux à l’intérieur de la banque, mais elle ne peut pas se permettre de détourner les yeux de la femme en face d’elle. Il faut donc que Kirihara négocie sans cela, mais la jeune femme ne doute pas un seul instant que ce genre de personnes serait prêt à tuer pour sortir indemne de ce braquage. « Les otages sont ma priorité, comme je l’ai déjà mentionné. Par contre, je ne peux pas vous laisser agir en me croisant les bras en guise de réponse. »

Chaque côté a des directives à respecter. Chaque côté cherche à prendre le dessus sur l’autre, mais sur l’aspect moral, les forces de l’ordre sont liées. La Lieutenante espère sincèrement que les renforts ont rejoint les deux agents partis à l’arrière de la banque et que ces derniers auront de quoi être en communication. Entre l’agent White et ses plans flamboyants puis l’agent McKoy qui semble plus techno que terrain... oui, Kirihara s’inquiète. « Loin de moi l’idée de tester votre patience. » Malgré la source d'anxiété, il lui faut ne pas s’arrêter et ne surtout pas la laisser paraître. Donner de telles armes à l’ennemi ne serait pas approprié. « Mais je peux vous proposer une entente. Si aucun mal n’est fait aux otages et que l’argent reste à la banque, nous ne porterons aucune accusation à votre égard. Si vous nous remettez votre chef, vous pourrez partir sans qu’une seule question vous soit posée, libre comme si vous n’étiez pas ici. » C’est connu, les criminels se trahissent entre eux. Il ne reste qu’à voir quelle sera la réponse de cette criminelle-là.

Pendant ce temps, à l’arrière de la banque et à l’intérieur, les choses se corsent. Les deux agents n’osent pas intervenir, tâchant de se parler entre eux dans un premier temps. Pourtant, il faut agir le plus rapidement possible avant qu’ils soient démasqués. Au moins, ils savent que les braqueurs se servent d’otages et qu’ils sont deux. À nombre égal dans ce vaste espace qu’est la banque, qu’allez-vous pouvoir faire afin de prendre le dessus ? Tandis que les secondes défilent lentement, angoissantes, l’oreillette sert de nouveau, informant que l’un des deux hommes approche. Malheureusement, avant que vous puissiez agir, le Fantominus ennemi vous trouve. Désormais, la confrontation est inévitable. Le sbire Flare gueule tout en raffermissant sa poigne sur son otage qui déglutit difficilement. Il tente de ne pas paniquer, respirant rapidement tandis que son pouls va à un rythme endiablé. Fry a parlé tellement fort que Brand l’a aussi entendu. « Oh, vous entendez ça ? Nous avons de la visite ! » Il parle assez fort afin que ses mots soient perceptibles jusqu’à votre petit rassemblement. Évidemment, il s’adresse aux autres otages et à celui qu’il guette. « On pourrait bien leur faire plaisir, qu’en dites-vous ? » Un ricanement mauvais est la dernière chose que vous entendez de sa part, mais il ne s’arrête pas là. Non, il ne compte pas laisser les agents le mettre au pied du mur. Il pointe un des otages par terre, le sommant de quitter les lieux en passant par la porte principale. Avec un peu de chance, ces chers agents pourraient le descendre en le prenant pour une menace. Oh, ça lui plairait tellement ! En attendant, le pauvre homme avance à pas lents et hésitants, craignant de se faire tirer dans le dos. On ne sait jamais avec Brand. Ça pourrait être son intention et ainsi ruiner toutes les chances de négociation.

« Fry, ne les rate pas surtout ! Dégage-les de là qu’on file avec l’argent. » Ça serait bien moins compliqué de tirer dans le tas pour se faire une sortie, n’est-ce pas ?


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