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» Vers l'infini et l'au-delà [EVENT]


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PNJ

C-GEAR
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Messages : 2316

Sam 25 Mar - 1:53
Aaah Algatia. Ses plages de sable fin, sa grotte Tréfonds, ses spécialités culinaires, ses endroits paradisiaques pour quiconque est féru de plongée, son arène, son temps ensoleillé quelques 350 jours par année... Il n'y a pas à dire, tout le monde a une bonne raison de se rendre à Algatia et tout le monde vous dira que c'est une destination de rêve. Mais ces derniers temps, c'est une toute autre activité qui attire le monde et déchaîne les critiques : le centre spatial d'Algatia. C'est un bâtiment imposant où les plus grands cerveaux de l'humanité se réunissent pour pouvoir envoyer des colosses de métal dans les airs. Grâce à ses équipes, vous disposez d'Internet, vous pouvez échangez vos Pokémons en les envoyant au quatre coins du monde, vous parlez à tout le monde. « Vive le monde connecté ! » vous crie-t-on dans la ruelle alors que vous vous dirigez vers ce pilier de la science moderne, telle qu'on la connaît de nos jours.

Que ce soit en curieux ou parce que vous avez toujours rêvé d'approcher cet immeuble, d'apparence bien fade comparé au paysage alentours, vous n'êtes pas sans savoir que beaucoup ont fait de même que vous. Ça se bouscule dans des queues infinies, mais la masse compacte réunie ici vous fait penser que cela en vaut la peine. Et de ce que vous en avez vu, c'est une première dans le monde de l'aérospatial et beaucoup ont voulu faire comme vous en se rendant ici, pour le meilleur comme pour le pire. Çà et là, quelques bénévoles distribuent des flyers et donnent les informations nécessaires pour que votre visite se passe le mieux possible. Vous l'avez sans doute lu ou entendu ailleurs, mais vous apprenez que le centre avait failli fermer par manque de moyens, qu'un bon samaritain avait réussi à offrir des fonds suffisants et sauvé par la même occasion l'établissement. Certes, cela c'était fait en échange d'une part des actions, d'un droit de regard sur ce qu'ils étudiaient et tout un enfer administratif mais la bonne nouvelle c'est que vous avez quelque chose à faire de votre journée, ce qui n'est pas plus mal.


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Ah, enfin vous arriver à avancer, vu que le message d'entrée se veut plus facilement compréhensible. Étrangement, une fois arrivé à hauteur de l'entrée la foule s'éclaircit, chacun partant dans sa direction tant les attractions semblent toutes intéressantes. A moins qu'ils ne soient déjà fatigués à cause de l'attente infernale qu'ils ont dû subir pour entrer dans l'établissement, victime de son succès ? Qu'importe, maintenant vous avez l'embarras du choix. Les météorites ? La simulation de gravité ? La machine à accélération comme on peut imaginer lorsqu'on parle de test d'astronautes ? Ou bien cette superbe installation dont les plus férus de technologie veulent approcher, sans jamais réellement atteindre leur but ? Le MétHAL-OS, ce superordinateur qui avait été installé et qui surveillait le moindre de vos faits et gestes, fleuron de la technologie comme on en avait peu vus jusque là. Çà et là, vous pouviez observer de discrètes caméras dissimulées dans des dômes blanchâtres qui se fondaient dans leur environnement épuré. Au moins, ils avaient mis les moyens pour que malgré tout ce monde, vous vous sentiez en sécurité.

Et maintenant, qu'allez-vous donc faire ? Il y a tellement, tellement à faire. Mieux vaut commencer maintenant si vous pensez ne pas avoir toute la journée, car tout a été pensé pour plaire et chaque chose, chaque stand se veut tout aussi attirant que son voisin. Des scientifiques –ou du moins des animateurs en blouse blanche– vous accostent pour vous demander votre avis sur tel ou tel produit. On ne vous la fait pas, cet événement est aussi une opération marketing de grande ampleur et on retrouve bien là la marque de fabrique de Bill Door, le fameux samaritain qui avait permis au centre de garder les portes ouvertes. Situé sur un promontoire, vous le trouvez d'ailleurs prêt à lâcher quelques mots pour célébrer l'ouverture officielle de cet événement. Il parle peu mais bien, et annonce un concours gratuit permettant de gagner un voyage dans l'espace, pour peu que vous soyez capable de répondre à un questionnaire dont les réponses étaient éparpillées sur tout le centre. Il n'y avait pas à dire, ils savaient mettre les moyens pour attirer les gens ici. Au moins, cela vous donnait une idée supplémentaire de ce que vous pourriez faire si jamais ce n'était pas le cas avant. Autant en profiter pour faire un tour, non ?





Pour ce premier tour, faites ce que vous voulez ! Les choses sérieuses commencent après :P


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Dim 26 Mar - 12:10


- Maître! Faites attention s'il vous plaît!

Mais il ne m'écoutait pas, trop fasciné par la vue qui s'offrait à nous depuis que Linnaeus nous avait dit qu'Algatia était en ligne de mir. Le biologiste nous emmenait sur l'île à la demande de maître Thomas, dans l'hélicoptère de sa société mystérieuse. Au moins, ils avaient tenu parole en promettant que le maître aurait tout ce qu'il voulait. Dès que l'événement du centre spatial avait été évoqué le génie s'était mis en tête d'y aller. Il aimait les fusées, l'espace et surtout, il voulait voir ce super ordinateur et le confronter à moi. Mon créateur en était sûr, j'étais en tout point supérieur à ce MétHAL-OS. « Quel nom stupide. » Seul mon inventeur avait un peu d'imagination pour nommer ses créations.

- Thomas, pourriez-vous retourner à l'arrière s'il vous plaît. J'ai du mal à diriger l'appareil quand vous mettez vos mains au milieu du pare-brise.

- Le maître n'a pas à recevoir d'ordre d'un humain qui étudie les insectes et la boue, répliquais-je, outrée que Linnaeus continue de se permettre d'être aussi familier avec le maître.

L'homme se tourna vers moi sans que j'arrive à décrypter son expression. Il restait toujours impassible, rien ne semblait le mettre en colère ou l'émouvoir. « Je déteste cet humain. » Un soupir me fit comprendre qu'il était fatigué. Heureusement, la piste d'atterrissage était en vue et il commença sa manœuvre alors que le maître s'était mis en sauter partout en brandissant une affiche qui vantait les activités du centre.

- Nous allons tester le simulateur de gravité! J'ai demandé à papa de m'en acheté un le 6 mars dernier mais, il a refusé. Je pourrais fabriquer une machine pour aller plus loin que la lune ou que mars. On y mettrait une dizaine de... Non! M.A.I.A je vais t'améliorer pour t'envoyer dans l'espace. Je vais t'ajouter des modules sur l'aérospatial et tu pourras conduire une fusée. En plus ton jugement est presque humain! Tu serais la première androïde super évoluée à aller dans l'espace!

Il semblait fou d'excitation et je voyais déjà les codes du programme qu'il était en train de confectionner se refléter dans ses lunettes de protection. Le maître était tellement grand et impressionnant.

- Ça serait un grand honneur pour moi maître mais, je serais si seule là-haut. L'idée d'être loin de vous me chagrine.

- Tu es un robot. Tu ne peux pas être triste.

- Ah oui c'est vrai....

J'arrivais à me faire une simulation virtuelle d'une journée seule dans une fusée perdue dans la galaxie et même si j'étais plus performante qu'un humain je ressentais quelque chose en me voyant seule dans ce petit habitat. J'en ferais presque couler des larmes d'huile pour simuler la tristesse.
Mais l'idée de m'envoyer dans l'espace était déjà loin et le maître se passionnait déjà pour un nouveau sujet alors que nous descendions de l'hélicoptère. Linnaeus nous souhaita une bonne journée et nous rappela de l'appeler dès que nous souhaiterions rentrer. « Il fait bonne figure, accepte tous les caprices du maître pourtant je ne lui fais pas confiance. » Les humains appelle ça de l’intuition et bien mon créateur a réussi à coder l'intuition féminine.
Nous passâmes la file d'attente avec les passes privilèges délivrés par le biologiste. « Sa société a vraiment beaucoup de moyens... »

- Oooooh ! Il y a un voyage dans l'espace à gagner ! Il faut juste répondre aux questions qui sont affichées dans les stands. M.A.I.A ! Trouve moi un plan du centre.

Je m'exécutais, me connectant à internet via les mini-antennes wifi dissimulées dans mon casque. Il ne me fallut pas longtemps pour trouver un plan des lieux avec la disposition de tous les stands qui disposaient des fameuses questions. Avec un peu plus de recherche je tombais même sur les questions mises en ligne par des jeunes qui cherchaient les réponses sur le net. « Pauvres crétins incapables de trouver eux-même les solutions. »

- M.A.I.A ! Un plan papier ! Je n'ai pas d'ordinateur sous la main pour télécharger les fichiers que tu as dans la tête ! Dépêches-toi un peu. Ce que tu peux être empotée des fois !

Je baissais la tête de honte. Comment avais-je pu penser offrir les questions et les réponses à mon maître en lui ôtant le plaisir d'humilier ses congénères en donnant, avec explications et anecdotes, toutes les réponses de ce questionnaire.
J'arrachais un plan des mains d'un touriste stupide pour le transférer aux mains gantées de mon créateur. L'homme que je venais de dépouiller s'approcha en grognant puis, se ravisa devant l'impressionnante carrure de l'inventeur. Un mètre quatre-vingt-dix d'intelligences pures rehaussée par une paire de talons qui lui faisait approcher les deux mètres. Peut-être que la blouse noire et les lunettes de protection ajoutaient à son charisme une aura ténébreuse qui fit reculer l'homme qui préféra retourner faire la queue plutôt que se mesurer à Thomas Bauer. « L'inventeur de génie le plus ingénieux depuis des siècles. »

- La première question est à un stand tenu par un ancien astronaute qui signe des autographes. Oooh ! Il y a un marchand de glaces à côté. Va me chercher une glace chocolat avec des confettis et pas de chantilly ! Je déteste ça.

- Tout de suite maître !




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Dresseur Alola

C-GEAR
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Région : Alola
Dim 26 Mar - 13:15
Kimi était assit dans le bus qui le conduisit tout droit vers le centre spatial. Lui qui avait cru que les devoirs seraient terminés, pendant qu'il voyageait, ce trompait bien largement. Il avait reçu une lettre de la directrice du foyer des enfants en même temps que Sarro. Son courrier contenait un billet d'avion pour la région d'Hoenn, un billet de bus pour ce rendre sur place et un billet d'entrée pour l'événement extra ordinaire qui allait y avoir lieu. Sur la lettre de la directrice, il était écrit que cet événement allait lui permettre de travailler ses leçons sur l'espace et les découvertes qui touchaient de près ou de loin à ce qui se trouvait au delà de notre belle planète.

Kimi aurait aimé que son camarade vienne avec lui, mais il avait été envoyé à Kantô pour visité un musée. Se fut donc la séparation pour les deux jeunes hommes, mais cela ne durerait que quelques jours alors cela les rassuraient un peu tout de même. Le bus fini par se stopper au centre spatial d'Algatia et tout les passagers en descendis. Lorsqu'il fut à l'extérieur, Kimi fut surprit par la température. Il avait l'habitude de température assez haute et là, la température était douce et agréable.

Un sourire se dessina sur le visage du jeune homme. Il s'avança vers la fil d'attente la plus proche afin de se reprocher le plus rapidement possible de l'entrée. Des gens passaient dans les rangs pour expliquer tout ce qui était possible de faire dans le centre et donnait des plan à qui le demandait. Le jeune homme en prit un afin de voir ce qu'il avait envie de faire en premier. Il fini par voir un centre photo pour devenir, le temps d'un cliché, un vrai astronaute.

Kimi avait envie de commencer par là alors il repéra le parcours à effectué tandis qu'il avançait assez lentement dans la fil d'attente. Il lui fallu plus d'une demi heure pour arriver à entrer. Une musique en fond sonore se faisait entendre et cela était des plus agréable pour le jeune homme. Il fini par arrivé devant le stand qui lui plaisait. Il y avait une petite queue, mais elle avançait vraiment rapidement. Son tour fini par arrivé. Il dû enfilé une tenue de cosmonaute avant de prendre place sur un décors lunaire. L'illusion était parfaite lorsque deux minutes plus tard il fixait la photographie qui lui avait été donné.


Kimi : #339966
Sarro : #ff0000
Karl : #570906
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Coordinateur Unys

C-GEAR
Inscrit le : 06/11/2016
Messages : 358

Région : Unys
Lun 27 Mar - 1:18



Après plusieurs heures d’avion désagréables et plusieurs longues minutes de route, le centre spatial d’Algatia apparut enfin à l’horizon. Grâce à son pass privé, Happy put se garer au plus proche du centre. Je descendis de la voiture de location après que ma dresseuse argentée m’est ouvert la portière arrière. Pendant que je m’étirais, elle releva ses lunettes de soleil sur sa tête. En me redressant, j’eus un temps d’arrêt. Je m’attendais à ce qu’il y ait foule en accompagnant Happy à un tel évènement, mais je n’en imaginais pas autant. Ma dresseuse se baissa à ma hauteur pour me regarder droit dans les yeux.

- Lép, tout va bien se passer. Personne ne fera attention à toi. Je ne te quitte pas.

Ses prunelles grises me fixaient profondément. J’hochais la tête en assentiment, réconforté par ses paroles. Elle se redressa, plaça sa main sur l’arrière de mon crâne et m’entraina vers l’immense bâtiment. Notre file d’attente s’étendait bien moins que celle à côté et avançait plus rapidement. Des individus jaloux, nous lançaient des regards mauvais. Mes oreilles étaient couchées et il m’était difficile de me détendre. Un vigile bipa le pass et nous laissa passer. Les gens à l’intérieur se bousculaient. Ils ne prêtaient pas particulièrement attention à leurs semblables. Happy avait toujours sa main derrière ma tête et heureusement. Je remarquais vaguement que les étrangers ralentissaient significativement en me découvrant et prenaient grand soin de me contourner. À bien y penser, je ne devais pas paraitre très sympathique comme pokémon, au vu de mes oreilles devenues invisibles tellement elles étaient rabattues et de ma fourrure hérissée.

- Tu es parfait Lép, me chuchota Happy.

Je compris qu’elle préférait que j’adopte cette attitude menaçante, plutôt que je ne cède à la panique. Cela mettait les choses au clair, dans le cas où des personnes auraient envie de me prendre pour une peluche. Mon argentée voyait bien que la foule, la prenait pour une personne irresponsable qui avait ramené un pokémon dangereux, mais elle s’en moquait royalement. « Ils ne savent rien, » grondais-je intérieurement.

Nous passâmes près d’un employé en costume aux couleurs du centre spatial pour prendre un plan.

- Alors, l'étudia-t-elle. Le stand sur les technologies de laboratoire se situe non loin du planétarium. Ni du MétHAL-OS.

Le stand c’était pour la société, dans l'optique d'investir pour améliorer l’équipement des laboratoires et des pharmacies, le planétarium pour moi et le MétHAL-OS pour Happy. Regarder le ciel et les étoiles était quelque chose que j’appréciais énormément, d’où ma présence aux côtés de Happy. Quant à ma dresseuse et le super ordinateur, elle voulait en savoir plus et tenter d’avoir accès aux archives. Surtout depuis qu’elle avait entendu la police d’Unys parler de ce super ordinateur qui surveillait le monde entier et qu’ils utilisaient. Une telle machine, devait forcément en avoir. Et si elle pouvait trouver d’autres informations sur l’accident de ses parents, elle irait jusqu’au bout.
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Modo RP & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 12/11/2015
Messages : 1681

Région : Kalos
Lun 27 Mar - 16:05
Ah la superbe Algatia, cette petite île non loin de Nénucrique dans la belle Hoenn.
Algatia, ce petit bout de terre surplombé par l'imposant Centre Spatial, très connu dans la région.
Algatia, cette mer qui l'entoure et le ciel bleu à perte de vue.
Algatia, enfer cuisant soigneusement grillé par quelques trente degrés celsus.
Algatia, cette ville à la con où le village ressemble à un hameau de maisons posées çà et là, bordées par la mer et cernées par les roches, avec ce building dégueulasse et foutant l'harmonie du paysage en l'air.

C'est quand même pas banal un si grand truc moderne paumé là.

La jeune femme avait été envoyée sur place par sa rédactrice en chef. Le journal du Flambusard n'avait pas pu se passer de ses services pour assurer l'événement ; une fois de plus, Lily – sa patronne – l'avait appelé en galère. Quelques pleurnicheries plus tard, Jill accepta tout de go la proposition de sa supérieure : quoi de mieux que d'aller dans une belle région ensoleillée pour passer le weekend ?

La veille l'idée lui semblait encore bonne alors qu'elle atterrissait et posait les pieds sur le sol d'Hoenn pour la première fois. De courte durée la jeune femme avait laissé la plupart de ses compagnons à Kalos avec son petit frère, à l'exception cependant de son Tortank. Elle lui avait aimablement demandé le service de la conduire à l'île sur son dos, faisant économiser là des frais à la boîte. Cela dit, la jeune femme avait surtout pensé au plaisir que cela serait de voyager sur le dos de son pokemon et elle se s'était pas trompée. Alors qu'elle pensait le laisser se baigner à son aise le temps d'assister à la convention, Jill fut surprise de le voir rentrer dans sa pokeball. Yan – le Tortank – était en réalité fatigué car il avait passé déjà une semaine seul dans la mer non loin d'Auffrac.

Les files d'attentes étaient ridiculement longues et la demoiselle fut ravie de passer par la case de la presse, avec sa carte autour du cou. Elle déchanta vite quand elle aperçut qu'il y avait foule là aussi. Passé le périple et l'enfer d'être à moins d'un centimètre des autres elle fut soulagée de retrouver son espace vital bien respecté une fois à l'intérieur du bâtiment. Il y avait assez de place pour tout ce monde et bien que les attentes du journal se concentraient sur l'ambiance et le fameux Big Brother qu'était le MétHAL-OS, Jill fit le choix de se diriger vers la simulation de gravité. Le temps de lancer de la musique sur son portable, de brancher son casque puis elle fonça sans plus attendre vers la démonstration qui l'intéressait le plus personnellement.

Une fois bien installée dans une seconde file d'attente pour le stand de son choix, elle jeta un œil sur la salle d'un air très absent, concentrée sur la musique qui résonnait dans ses oreilles. Elle aperçut un tas de choses sans vraiment les comprendre : un géant aux cheveux d'un roux vif se baladait non loin, accompagné d'une jeune fille très petite et fort brune, qui piquait le plan des mains d'une vieille dame. Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme sans qu'elle ne s'en aperçoive. Elle regardait déjà ailleurs et pensait à toute autre chose ; un beau félin – pokemon qu'elle ne connaissait pas – se promenait à côté d'une belle fille aux cheveux... argentés. Bah, les miens sont verts. Le temps d'une réflexion puis elle remarqua le visage d'un jeune enfant apparemment débarrassé de ses accompagnateurs. La foule était dense et diverse. Très éparse, chacun allait du côté qui l'intéressait le plus et intérieurement Jill se félicita de ne pas avoir commencé par la principale attraction. L'idée d'un ordinateur pouvant tout surveiller à l'échelle mondiale ne lui plaisait pas du tout ; elle n'avait aucune forme de tendresse particulière pour les intelligences artificielles. Plutôt un mélange d'admiration et de crainte. La curiosité la dévorait aussi mais la foule très tassée près du super-ordinateur la décourageait : elle aurait tout le temps de voir la bête plus tard.

Un petit détour à la conférence de Bill Doors allait également s'imposer dans son parcours ; dont elle venait seulement d'apercevoir le jeu organisé.




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C-GEAR
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Mer 29 Mar - 22:18
La conférence bat son plein, les questions fusent à l'attention de Bill Doors qui ne peut s'empêcher d'afficher une mine réjouie face à l'entrain dont tout le monde fait preuve à cet événement. Il se permet de lâcher quelques blagues pour entretenir une atmosphère conviviale et bon enfant, laissant paraître à quiconque est assez fin observateur des étoiles dans ses yeux, comme si pouvoir se tenir sous le feu des projecteurs avait réveillé son âme d'enfant, un enfant qui rêvait justement de partir explorer la galaxie. Et si pour certains vous trouvez que le discours du gérant de la multinationale vaut à peine d'être écouté, vous trouvez qu'il semble connaître suffisamment bien son sujet pour ne pas se faire reléguer aussi facilement en arrière plan. Vous vaquez tout de même à vos occupations, peut-être remarquant que l'éclairage semble vaciller. Peut-être un problème d'électricité ? Ce ne serait pas étonnant, toutes ces installations doivent être particulièrement gourmande comparé à ce que le centre a l'habitude de consommer. Cependant, vous aviez l'impression que ce n'était pas naturel, et Bill l'avait visiblement bien compris lui aussi, mettant court à son intervention en sommant le silence des journalistes d'un geste autoritaire de la main.


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« Qu'est-ce que ?! »


Derrière l'éminent représentant de la multinationale, on commence à s'affairer. Une paire de scientifiques à lunettes et blouse blanche sortent leur ordinateur portable pour essayer d'arrêter cette « démonstration » depuis le réseau, en se branchant sur ce dernier. Mais rien n'y fait, les ordinateurs génèrent même une vape de fumée avant d'exploser dans une cacophonie son et lumière. Rapidement, les énumérations du MétHAL-OS prennent la foule par les tripes et bon nombre de personnes ici présentes commencent à se diriger vers la sortie, alors que les portes menacent de se refermer. Bill et son équipe, la plupart des scientifiques encore présents et une masse conséquente de personnes finissent par s'engouffrer dans l'ouverture alors qu'elle se scelle, laissant le reste des « Rattata de laboratoire » que vous êtes à la merci d'un superordinateur qui n'a visiblement plus toute sa tête. S'il fallait voir quelque chose de positif dans cette histoire, c'était qu'au moins maintenant vous aviez vraiment l'impression d'avoir de l'espace. Cependant, c'était une bien maigre consolation quand on considérait le pire.

Vous ne savez pas trop à quoi vous attendre lorsque le MétHAL-OS se fait de plus en plus insistant mais l'homme à la barbe naissante, noirs cheveux longs et lunettes s'offusquant de ce traitement finit par se faire emporter par une paire de pinces mécaniques qui jaillissent et l'emmènent dans un coin de la pièce, où vous avez l'impression que le mur l'avale tant il s'est ouvert et refermé rapidement. Parmi les personnes restantes, une petite fille se met à pleurer à chaudes larmes, ajoutant à l'effet dramatique de la situation. Le scientifique bloqué avec vous se veut néanmoins rassurant, et cherche à consoler l'enfant.

« Ne vous en faites pas, il n'y a pas d'incinérateur dans ce complexe, seulement des récupérateurs d'ordures... »

Peu après, voyant que les pinces s'impatientaient, il se mit à effectuer ce que la voix avait demandé : quelques pas, des abdos, un semblant de roue qui montrait que ce n'est clairement pas un gymnate, mais cela eut l'effet escompté. Les pinces, non sans donner l'impression d'être légèrement déçues, retournent d'où elles étaient venues, vous offrant par la même occasion un peu de répit. Mais vu les circonstances, et peut-être parce que le scientifique vous a collé le doute en mentionnant un incinérateur, ne vaudrait-il mieux pas écouter la voix et faire ces quelques acrobaties ?..


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Modo RP & Dresseur

C-GEAR
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Région : Kalos
Mer 5 Avr - 10:42
Alors que la convention bat son plein et que les gens vont et viennent parmi les stands, Jill s'impatiente dans la file du simulateur de gravité. Elle ne remarque pas tout de suite que la conférence de Bill Doors tourne au vinaigre ; ce dernier, tout hapé par son discours, s'interrompt cependant le temps de formuler son incompréhension.

« Qu'est-ce que ?! »

Une question ponctuée par des intermittences au niveau des luminaires de la salle puis très vite, des volutes de fumées s'échappant de l'arrière-scène, derrière le grand patron. Une voix métallique résonne ; c'est le MétHAL-OS qui s'adresse à la foule. Pas ce que les scientifiques veulent lui faire dire via un logiciel mais bien l'ordinateur lui-même en tant qu'intelligence artificielle.

Cela fait déjà quelques minutes que la jeune femme a comprit que les choses ne tournaient pas rond. Pas besoin d'être un génie pour cela : à la fin du discours de l'ordinateur, beaucoup prennent immédiatement la porte de sortie. Jill aurait pu en faire autant si la cohue n'avait pas été aussi soudaine ; paniquées, un bon nombre de personnes mettent les voiles et passent les portes avant que celles-ci ne se referment pour de bon. Malgré les efforts de quelques agents de sécurité pour les ouvrir.

« Faites une série de pompes, 10 environ, 15 abdos, 1 roue » résonne la voix désincarnée de l'ordinateur. Il profère des menaces. Comment ce truc peut-il faire ? On dirait que Big Brother nous aime pas tellement, pense-t'elle alors que l'ordinateur se répète avec des tonalités différentes, plus lourdes, plus menaçantes. Ses accents métalliques filent des frissons dans le dos de la jeune femme qui ne se laisse pas démonter cependant. Le temps d'admirer le courage d'un gars se levant dans la foule et tentant de protester. Rapidement des pinces le choppent et l'emmènent. Ébahie, Jill observe l'homme se faire avaler par le mur qui semble s'être dématérialisé pendant quelques secondes. « C'est quoi ce délire ? » dit alors la jeune femme plus pour elle que pour d'autres. Le malaise de la foule commence à s'accroître alors que le charmant ordinateur les qualifie de « Rattata de laboratoire » et leur somme de faire quelques acrobaties. A priori, chaque personne restée dans cette salle est devenue le cobaye de cette charmante machine qui a un goût prononcé pour la gym.
« Faites une série de pompes, 10 environ, 15 abdos, 1 roue » répète-t’il avec une voix bien plus menaçante. Alors l'un des scientifiques s’exécute maladroitement. Les pinces restent immobiles, semblant satisfaites.
L'homme de science n'est pas très loin de Jill qui s'est retrouvée elle aussi près de la foule restante agglutinée non loin de la scène de la conférence.
« Ne vous en faites pas, il n'y a pas d'incinérateur dans ce complexe, seulement des récupérateurs d'ordures... » ajoute-t'il pour rassurer les gens sur la disparition de l'homme. Cela ne suffit pas à calmer une petite fille qu'un grand-père console. Apparemment le sien à l'écouter. A ses côtés, le scientifique tentant de contenir le stress d'un jeune couple – on les voit se tenir solidement la main – qui semble tétanisé par la situation.

Jill est assez peu rassurée elle aussi. L'ordinateur a clairement prit le contrôle de la situation et malgré les tentatives du scientifique de les rassurer, il n'en reste pas moins aussi impuissant que ses collègues pour reprendre le contrôle. « Le réseau est saturé... » il marmonne dans ses dents, à peine audible « si on trouve le virus, on peut accéder au moins à la base de données et... » il ne termine pas sa phrase car les pleurs de la petite fille redoublent d'intensité alors que plusieurs personnes s'exécutent dans des séries d'acrobaties.
La petite a peur et commence à crier « mais moi, j-je sais pas faire de roue papy ! » pleure-t'elle. Le grand-père la rassure en lui disant qu'ils la feront ensemble et que l'ordinateur trouvera ça très bien. Il lance ensuite un regard inquiet à la foule autour de lui ; tôt ou tard, si chacun s’exécute, ce sera bientôt leur tour. Et cela arrive très vite. Jill ouvre la marche en enchaînant sa série. Quelle connerie, pense-t'elle alors qu'elle termine sa série d'abdos. Si elle avait su qu'en venant elle deviendrait la prisonnière d'une intelligence artificielle aussi chiante qu'un prof d'eps...




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Coordinateur Unys

C-GEAR
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Région : Unys
Mer 5 Avr - 13:10



Nous regardions les propositions des différents stands, non loin de l’endroit où Monsieur Door donnait sa conférence. Nous entendions vaguement son débit fluide de paroles au-dessus du vacarme de la foule. En passant sur un autre stand, je remarquais une sorte de flash. Happy aussi l’avait noté. Nous levâmes les yeux pour découvrir que l’éclairage vacillait légèrement. Rien d’inquiétant vu que mon argentée de l’était pas. Je la vis pourtant se tourner vers l’estrade sur laquelle se tenait le sauveur du centre spatial. Il s’était arrêté de parler pour prononcer la question, que généralement il n’était pas appréciable de poser et qui signifiait que quelque chose clochait. L’équipe de l’homme s’afférait déjà pour remédier au problème.

Sauf que la situation dégénéra quelque peu. Avec Happy nous nous regardâmes. Les sonorités que diffusait le super-ordinateur ressemblaient étrangement à un dysfonctionnement, qui fut confirmé par l’intelligence artificielle elle-même. La machine s’excusa de sa brève absence. Les employés en blouse blanche s’afféraient de plus belle, sans grand succès au vu des paroles du MétHAL-OS. Ces mêmes mots firent paniquer la foule qui se précipita vers la sortie que l’IA menaçait de sceller. Je me postais, fourrure dressée et crocs découverts, devant ma dresseuse pour ne pas qu’elle soit blessée. L’instinct de survie des humains dans ce genre de moment était fascinant. Leurs réflexes en étaient souvent décuplés, prenant le dessus sur leur faculté d’analyse. Personne ne nous effleura. J’entendis les portes se verrouiller. Happy jeta un regard circulaire autour de nous. Le centre semblait à présent immense comparé à la seconde précédente. Parmi les personnes prisonnières, certaines, comme ma maitresse, servaient facilement de point de repère dont une femme à la chevelure verte et un homme roux « ou plutôt rouge » de grande taille mais svelte.

Tout le monde était tourné vers le MétHAL-OS qui continuait de proférer des menaces. Il ordonna aux humains d’exécuter une série de dix pompes, suivit de quinze abdominaux pour finir par une roue. Pour lui, nous étions des rattatas de laboratoire et son protocole lui dictait d’effectuer des tests. Sa voix métallisée agressait mon ouïe. J’étais au bord de la panique. J’avais déjà servi de cobaye, il m’était inconcevable de le redevenir. Happy était sous tension, elle avait ressenti ma détresse face aux récents événements. Son visage était grave, la situation n’était pour le moment pas encore critique, mais elle pouvait le devenir à tout instant. Elle écoutait et patientait. C’était tout ce qu’il y avait à faire pour l’heure. Sa main vint se placer sur l’arrière de mon crâne, m’offrant un point d’ancrage émotionnel pour ne pas succomber à mes tourments.

Un homme à la barbe naissance et plutôt dénué d’instinct de survie, s’opposa à l’ordre de l’ordinateur. Des pinces jaillirent de la machine, faisant hurler les captifs, pour s’emparer de l’homme et de l’envoyer à travers un trou dans le mur. Un individu qui devait être un scientifique, vu ses lunettes, tenta de rassurer la foule par une explication. Il n’y avait pas d’incinérateur mais seulement des récupérateurs d’ordures. Ce ne fut pas suffisant. Une fillette éclata en sanglots et ce qui devait être son grand-père commença à la rassurer pour la calmer. « Ce n’est pas le moment qu’elle agace le MétHAL-OS, » pensais-je. Happy m’entraina vers eux, cherchant à apporter son aide pour calmer la petite car elle pensait comme moi. Le même scientifique qui avait tenté d’apaiser la foule marmonnait en pianotant sur un ordinateur rescapé. Ses paroles ne nous étaient pas audibles, mais visiblement les choses n’allaient pas s’améliorer. À notre opposé j’aperçus un couple serré l’un contre l’autre. Ils semblaient se faire leur adieu. « Je n’ai pas prévu, que Happy et moi ne périssions ici. » Les humains allaient bien finir par trouver une solution.

La fillette pleurait toujours. Elle renifla qu’elle ne savait pas faire la roue, ce à quoi son grand-père répondit qu’il la ferait ensemble et que tout se passerait bien. Après avoir jeté un regard au tuteur de la petite, Happy s’adressa à elle.

- Tu vas voir c’est facile de réaliser une roue, je vais passer avant toi et ton papy, comme cela tu pourras regarder comment faire.

La petite fille fut intimidée et apeurée par l'intervention de ma maitresse, ce qui eut pour effet de lui faire oublier un peu ses pleurs. Son grand-père remercia mon argentée d’un petit signe de tête. Non loin, du mouvement attira notre attention. La femme aux cheveux verts ouvrit le bal. Il était clair que les exercices l’agaçaient infiniment. Des personnes suivirent son exemple, puis vint le tour de Happy. Elle réalisa les exercices sans effort apparent, sa roue révélant les années de gymnastique de sa jeunesse. Ce fut au tour de la fillette et de son papy. Ce fut laborieux, car elle, était vraiment très jeune pour ce genre d’exercices physiques et lui trop vieux et raide. Cependant, la façon de ce dernier à réaliser l’enchainement, nous fîmes supposer, que le vieil homme avait vécu un entrainement strict. Il avait certainement dû faire partie de l’armée ou des forces de l’ordre.


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Mer 5 Avr - 22:27


Je refermais la porte du petit habitacle vert derrière moi en essuyant une dernière fois mes mains sur ma blouse. Ce n'est pas pour rien que je l'ai choisi noire. M.A.I.A n'a pas bougé un centième de millimètre, parfaitement immobile au milieu du chemin, chargée de ses sacs plein de photos et posters, sa peluche en forme d'étoile sous le bras gauche et des liasses de papiers que nous avons récupérés en visitant les stands dans les mains. Ça ne fait que quelques heures que nous sommes ici et j'ai déjà de quoi redécorer la chambre gracieusement offerte par la société de Linnaeus et des papiers à remplir pour m'occuper. « Il ne faut pas me demander mon avis, je ne peux pas m'empêcher de le donner à tout va. »

- Il y avait de la chantilly au fond du cornet. Je l'ai senti ! Et ces pépites ! Quelle idée de mettre des pépites aux chocolats DANS une glace au chocolat ? On cherche à me rendre malade !

M.A.I.A renchérit en me racontant à quel point le glacier était désagréable avec elle alors qu'elle ne faisait qu'être tatillon sur la quantité de glace qu'il doit y avoir dans un cornet et qu'il était hors de question d'acheter une glace qui coule. Créateur et création avançaient en hochant la tête de concert devant le laisser-aller de l'espèce humaine. Soudain je constate que ma petite androïde se détourne de moi, comme attirée par un aimant. En suivant la direction de son regard je tombe sur une petite caméra blanche qui sonde la foule.

- Le MétHAL-OS nous guette, expliquais-je à ma machine. Je me sens rassuré de sentir cette intelligence encodée qui nous surveille. Au moindre débordement elle sera capable d'intervenir et de virer les malandrins.

La petite fille mécanique hoche la tête silencieusement. Son mutisme me fait dire qu'elle n'est pas complètement convaincue par mes arguments. Mais je n'ai pas le temps d'insister pour la rallier à mon jugement que des grésillements se font entendre suivit du son caractéristique d'arcs électriques et de la petite musique de redémarrage d'un ordinateur. « Tsss ! Si peu discret. » M.A.I.A s'est complètement immobilisée, obligeant la foule à l'esquiver en grognant. Son visage en plastique est tiré par une expression étrange que je ne me rappelle pas avoir ajoutée à ses applications. Finalement je me tais, reportant mon attention sur l’œil du MétHAL-OS. La suite devient bizarre, carrément loufoque. Le super ordinateur annonça à tous un dysfonctionnement probablement causé par un virus « Serait-il possible que ça soit le même qui ait contaminé M.A.I.A ? » L'androïde me donna un coup de coude pour me réveiller et je remarquais alors que des visages s'étaient tournés vers moi. La voix artificielle avait mentionné un scientifique qui serait responsable de son redémarrage et ces pauvres crétins pensaient que c'était moi.

- J'ai l'air de travailler ici ? Franchement ! Je suis accompagné d'une automate qui porte mes achats du jour. C'est évident que je suis un touriste venu profiter de l'animation.

Je croise les bras sur ma poitrine, prêt à bouder devant tant de stupidité. M.A.I.A baisse les yeux, comme honteuse alors que le MétHAL-OS nous explique sa procédure de défense. « C'est un peu extrême, pensais-je en entendant ses intentions d'assimilation. » Ma petite fille mécanique lâche soudain tous ses paquets et se place devant moi pour me protéger. Je lui réplique que l'ordinateur ne va pas nous attaquer, nous n'avons rien fait. Mais ce n'est pas de la technologie qu'il faut avoir le plus peur et M.A.I.A l'a parfaitement compris. L'instant d'après la panique se répand comme une traîné de poudre et la foule de macaques part en hurlant dans tous les sens. Protéger derrière les un mètre cinquante de mécanique je reste là, prostré, regardant l’instinct animal reprendre ses droits.

- Sous-évolué ! Glapissais-je. Bande d'animaux terrifiés !

J'en insultais encore quelques-uns, m'amusant même à balancer peluche et jouet sur les retardataires. Puis le centre me semble soudain bien calme et tranquille. « Je vais pouvoir profiter des attractions tout seul ! » J'en sauterais presque de joie avant de réaliser que les vendeurs se sont aussi fait la malle. « Tsss. Heureusement que j'ai M.A.I.A avec moi. Elle va pouvoir jouer les forains pour m'amuser. » Les gens qui n'ont pas réussi à sortir, où comme moi ont préféré resté, semblent horrifiés par les événements. « Ce n'est qu'une machine ! Et nous sommes les inventeurs de cette machine. Il faudrait être stupide pour craindre ses propres créations. » Je lançais un regard hautain à M.A.I.A qui se tenait toujours devant moi pour me protéger. Suivant le programme que je lui ai implanté moi-même. « Enfin... à peu près. » Au même moment un homme se fit emmener par des pinces énormes et disparut derrière un mur.

- En voilà un qui ne nous manquera pas. Ricanais-je.

J'écoutais avec un vif intérêt les paroles de cette machine qui semblait soudain libre de tout ordres humains. La comparaison avec des cobayes de laboratoire me fait arquer un sourcil. Autant j'aime l'idée et je me verrais bien faire quelques expériences intéressantes sur certain individu, autant je n'apprécie pas d'être ainsi comparé à un animal. Je commence à m'offusquer à haute voix alors qu'on nous ordonne de faire des exercices de sport.

- Si je dois prouver mon intelligence ça sera avec des exercices de physique ! Je ne suis pas au même niveau intellectuel que les autres humains de cette pièce. J'exige d'être traité en conséquence !

- Je fais les exercices à votre place maître. Je ne voudrais pas qu'il vous emporte loin de moi.

La petite fille aux bras d'acier se met à faire des pompes bien vite à côté d'un vieil homme. Je reste debout, boudeur, la regardant s'exécuter à ma place. « Tiens son poignet droit grince. Il faudra que je pense à lui passer un peu d'huile. Ça serait con qu'elle se grippe surtout dans un moment comme celui-là où elle doit faire les sales besognes à ma place. »




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Lun 17 Avr - 21:52
Peut-être étiez vous contents que personne n'ait eu l'occasion de vous voir à l'oeuvre. Parce que quand bien même certains se démarquaient par une performance remarquable, d'autres peinaient beaucoup plus à effectuer ces quelques exercices et il ne fallait pas le cacher : cela n'annonçait pas forcément du bon pour la suite des événements. Fort heureusement pour vous, il ne semblait pas y avoir de temps imparti et bien que les appendices métalliques vous donnèrent l'impression de parfois s'impatienter, les voir hocher « la tête » vous redonna un élan d'espoir qui était plus que le bienvenu. Là où les choses semblèrent échapper à votre contrôle, c'est lorsque le géant rouquin ne souhaita pas se plier aux tests, remplacé par son androïde de compagnie. Cependant, le MétHAL-OS ne sembla pas s'attarder sur ce point. Peut-être considérait-il les deux comme une seule et même personne à cause de la relation qui les unissait ? Qu'importe, ce n'était pas le genre de point sur lequel vous aimeriez revenir, n'est-ce pas ?


Audio and voice recording >>


Que faire maintenant ? Le scientifique qui vous accompagne hésite, mais après avoir vu la porte s'ouvrir il semble avoir une idée. Une idée qu'il se garde bien de vous partager d'ailleurs, comme s'il n'était pas aussi sûr que ça de cette dernière. Le vieillard, après s'être plaint de maux de dos suite à ses acrobaties quelque peu rocambolesques et après une remarque douteuse sur les pokémons en général, « qu'on aurait dû en garder que 150 », monta au créneau et commença à exiger des réponses de la part du scientifique. Il fut rapidement rejoint par la femme du couple, légèrement hystérique. Mais est-ce qu'on pouvait vraiment lui en vouloir vu la situation dans laquelle elle s'est retrouvée elle aussi ? Alors, après avoir insisté sur le fait qu'il n'en savait pas plus que vous et voyant qu'il ne pouvait pas espérer un peu de tranquillité, l'homme en blouse blanche décida de pénétrer à l'intérieur de la prochaine pièce.

Comme le MetHAL-OS vous l'annonce, vous pénétrez dans un relativement grand espace vert peuplé d'une multitude d'insectes et de plantes que vous n'avez sans doute jamais eu l'occasion de voir auparavant. Çà et là, vous apercevez des plantations de baies qui poussent dans de curieuses sphères blanchâtres, sans doute de l'hydroponie ? Mais vous n'avez pas le temps d'explorer davantage, car l'ordinateur vous invite à regarder une porte s'ouvrir. Si la fillette semble inquiète, son grand-père se veut protecteur. Le couple par contre, à la vue de l'Empiflor, décida que la meilleure solution sur le moment fut de partir en retraite. C'est alors qu'ils se rendirent compte que les portes s'étaient refermées derrière vous. La jeune femme se mit alors à taper à la porte, les larmes aux yeux, son copain tentant tant bien que mal de la calmer. S'ils n'avaient pas remarqué que le vacarme causé avait attiré quelques pokémons supplémentaires qui menaçaient de couper votre groupe en deux, les esprits les plus attentifs l'auront sans aucun doute fait.

« Il faut qu'on reste groupés ! Si vous avez des pokémons, c'est l'occasion ou jamais ! »

Le scientifique posa son regard sur le Léopardus de Happy. Puis sur les pokémons qui s'approchaient d'eux, pour enfin finir par essayer de se souvenir s'il s'agissait des seuls. Un Empiflor en prise avec le couple, un Saquedeneu, un Herbizarre et une paire de Boustiflor avec vous. Sans doute plus ailleurs si vous faites plus de bruit que prévu. Toujours est-il que maintenant n'est pas le moment pour réfléchir, il vous faut agir. D'ailleurs, vous entendez la jeune femme hurler, l'Empiflor est dangereusement proche. Mais si ils ne cherchent pas à se défendre, c'est peut-être parce qu'ils n'ont pas pensé en venant ici à prendre leurs pokémons ? A vrai dire, maintenant que vous remarquez ce détail, cela semble être le cas pour tout le monde sauf vous...


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Mar 18 Avr - 16:13
La situation commence à réellement devenir incontrôlable.
Tout le monde s'est exécuté pour les acrobaties à l'exception d'un fanfaron assez gigantesque aux cheveux rouges. La petite brune a ses côtés s'y est collée pour lui mais ce qui me frappe le plus c'est de remarquer qu'il a l'air plutôt tranquille si on compare son visage contrarié mais détendu au reste des grimaces affreuses de peur du reste de la foule.

On est malgré tout tous pressés de bouger nos fesses de là et après quelques exercices de gym, l'intelligence artificielle semble de plus en plus exigeante. Ses souhaits (si on peut dire ça) nous mènent droit à une autre pièce ; l'ordinateur a visiblement le contrôle de tout le bâtiment. Le scientifique qui tentait de pianoter son pc à la recherche d'une solution miracle est à présent débordé par la jeune femme du couple hystérique.

Ce beau monde terrifié ne prend pas le temps d'examiner les lieux : moi aussi ça commence à me faire flipper tout ça mais n'empêche que la verdure environnante m'impressionne. Je commence à me demander si on ne serait pas dans la serre, le jardin du centre spatial quand l'ordinateur répond à ma question.
Le jardin botanique du centre. Bel endroit, en admettant que la pelouse ne soit pas synthétique elle aussi mais à vue de nez comme ça il semble y avoir plusieurs espèces vivantes ici. Pas mal de fleurs et d'arbustes me sont inconnus mais je reviens vite à la réalité alors que le grésillement désagréable et métallique de l'ordinateur nous harcèle encore.

Sa voix désincarnée fait naitre un malaise en moi. L'idée qu'une machine puisse tous nous contrôler ne me plait guère, la science-fiction a parfois des faux airs avec la réalité et je comprends rapidement que la roue n'était jamais qu'une première épreuve.
Le MetHAL-OS confirme que nous allons continuer d'en baver. Je n'entends plus ce qu'il dit en revanche car en plus du jeune couple, le papy de la gamine se met lui aussi à gueuler sur le scientifique. « Laissez-le respirer » disais-je dans un flot de pleurs étranglés et de cris courroucés. Personne ne m'écouta vraiment car la panique s'était emparée du groupe alors que quatre pokemon apparaissaient.

La jeune femme éplorée se mit à courir vers les issues par lesquelles nous étions entrés : quand elle se rendit compte que nous étions pris au piège, c'en était trop pour elle. Hurlant contre la porte et gémissant sa peur, son petit ami ne parvenait pas à la canalyser suffisamment pour faire cesser le vacarme.

Le scientifique du groupe fut le premier à réagir en conséquence ; il se tourna vers la jeune femme aux longs cheveux argentés que j'avais reconnu pour l'avoir aperçue plus tôt dans la foule. Pas loin il y avait aussi ce géant rouge qui se comportait comme s'il était dans un jeu vidéo.

« Il faut qu'on reste groupés ! Si vous avez des pokémons, c'est l'occasion ou jamais ! »


Il n'avait pas tort : nous séparer maintenant ne nous aiderait pas à affronter les épreuves que cette tarée de machine prévoyait. J'acquiesçais en signalant mon pokemon en plus de celui de l'autre jeune femme. Son félin était assez impressionnant d'ailleurs et semblait prêt à se lancer dans la bataille.
Moi j'étais plus inquiète pour mon pokemon que je savais fatigué. Je l'appelais pour combattre avec des sentiments très mitigés ; j'avais peur pour lui. J'oubliais qu'il avait une carapace à toute épreuve mais les pokemons plantes ne me rassuraient pas face à son type.
« Je resterai en retrait si j'étais toi. Déclenche ton attaque séisme dès que tu verras une ouverture... » lui disais-je alors.

Le pokemon était suffisamment expérimenté pour se débrouiller sans moi et déjà il s'apprêtait à se joindre à la mêlée avec ses canons à eau. Je préférais ne pas mener l'attaque de front et la porter à bout de bras ; je me refusais à entraîner tout le monde dans mon sillage. En cas d'erreur, ça pourrait coûter cher et mon Tortank n'avait pas l'avantage.

Il nous fallait donc rester en retrait pour l'instant et assurer les arrières de tout le monde, surtout dans l'optique où le jeune couple continuait à produire du boucan. Ils en faisaient d'ailleurs tellement que je me retournais pour voir ce qu'il se passait d'anormal : l'Empiflor du groupe s'était échappé et les menaçait maintenant droit dans les yeux. « Yan ! » criais-je pour que mon pokemon me suive.
Je me hâtais dans leur direction et aussitôt le Tortank dirigea ses canons sur l'Empiflor : l'eau ne lui fit pas le moindre mal mais la pression dégagée repoussa la bête de plusieurs mètres. L'espace vital du couple fut sensiblement agrandi alors que j'arrivais à leur hauteur.

« Replis-toi, il va balancer ses lianes ! » disais-je alors que le pokemon répliquait, furieux. Malheureusement pour nous ça ne s'annonçait pas très bien. Mon pokemon avait une faiblesse face aux opposants et j'avais agi sur un coup de tête pour tenter d'aider ces deux boulets isolés du groupe...


Jill appelle donc son Tortank au combat et il arrose l'Empiflor pour le repousser o/
(si besoins de modifs > pm, j'ai préféré ne pas lancer l'action moi toute seule...)




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Mar 18 Avr - 23:19



Presque tout le monde s’était exécuté à réaliser les désirs de la machine qui nous retenait prisonnier. Le géant roux avec sa mine hautaine, laissa la fillette qui l’accompagnait se charger d’accomplir les acrobaties. Happy avait retenu sa respiration de peur que le MetHAL-OS ne se fâche. Par chance, il avait accepté. Le grand-père contesta quelques peu les paroles de l’ordinateur, qui ne manqua pas de faire une lecture arrière de ses données, pour de nouveau nous faire écouter que nous étions bel et bien des rattatas de laboratoire, des sujets d’expérimentation et que son étude n’était pas prête d’être terminée.

Nous fûmes habilités par le MetHAL-OS à passer dans une autre salle tout juste ouverte. Le couple d’amoureux empestait la peur et ce m’était très désagréable. « C’est bien agaçant que les humains ne sentent pas les phéromones de leur propre peur. Sinon peut être se métriseraient-ils plus. » Nous entrâmes dans ce qui fut appelé le jardin botanique du centre spatial. La machine commença une explication du pourquoi du comment de la jungle, lorsqu’elle fut interrompue par un homme qui grommela. Cela déplu fortement au MetHAL-OS car des tuyaux métalliques avec des mains aux extrémités jaillirent dans la direction du malheureux. La machine reprit sa voix abjecte et grinçante pour le menacer de finir « autre part » comme l’homme précédemment. Happy se rapprocha de moi. Malgré son visage calme, elle n’était pas rassurée face aux sautes d’humeur de l’ordinateur. Moi non plus d’ailleurs, mes oreilles ne s’étaient pas décollées de mon crâne depuis le verrouillage des portes. Notre tortionnaire technologique nous « invita » à regarder une porte sur la gauche. Des pokémons en sortirent. L’ordinateur reprit son monologue d’explication sur la morphologie des pokémons plantes. Il parla des lianes et des tentacules qu’ils pouvaient… La blague me resta en travers de la gorge. J’étais choqué d’autant de vulgarité. Happy se crispa, elle aussi choquée. Je sentis qu’elle se demanda comment une machine pouvait avoir de telles pensées. « L’ordinateur serait-il contrôlé par un humain visiblement en manque de copulation ? » L’hypothèse restait à démontrer et nous avions actuellement d’autres chacripans à fouetter.

Suite à cela, le scientifique fut happé par le couple, le grand-père et sa petite-fille. Tous voulaient qu’il trouve une solution. La femme aux cheveux verts tenta d’intervenir, sans grand effet. Pendant tout ce temps Happy avait pris connaissance du terrain d’un regard circulaire et était aussi tendue que je l’étais. Je fixais ce qui allait être mes prochains adversaires, adoptant une position de combat. Ce fut trop pour la fille du couple. Au moment où le scientifique cria qu’il fallait rester groupé, la peur avec laquelle elle était en proie, fut remplacée par une panique totale, la poussant à faire demi-tour dans la direction d’où nous venions. Mais le MetHAL-OS avait pris soin de refermer les portes. Terrorisée et en larme, la femme se mis à frapper de désespoir, la porte de ses poings. Son compagnon la rattrapa pour tenter de la calmer mais rien n’y faisait et son vacarme attira l’attention de l’empiflor qui se précipita vers eux. La jeune femme à la chevelure verte, qui avait sorti son pokémon, s’éloigna sans trop réfléchir, pour leur porter secours, mais une fois près d’eux, elle ne me parut pas particulièrement sereine. C’était compréhensible, son énorme tortue d’eau n’appréciait pas vraiment les plantes qui nous menaçaient.

Happy analysait la situation, d’un côté deux humains en panique et dépourvus d’instinct de survie qu’une dresseuse cherchait à défendre, de l’autre le reste du groupe avec quatre autres pokémons plantes avec de très nettes mauvaises intentions. Après avoir repéré ce qui pouvait potentiellement être la forme de pokéballs, sur le géant roux et son amie, et effectué un rapide calcul de quatre dresseurs et cinq civiles, ma dresseuse décida de joindre son aide, pour gérer les deux illuminés de services qui avaient fait demi-tour.

Nul besoin d’ordre, je savais ce que j’avais à faire. D’un seul mouvement nous nous élançâmes vers les âmes en peine, Happy en direction de la femme hystérique pour aider son compagnon à la maîtriser et la ramener vers le groupe, tandis que moi j’arrivais de justesse, griffes affutées pour couper les lianes de l’emplifor qui allaient s’abattre sur la carapace du tortank. « Si nous pouvons nous éviter un maximum de dégâts autant ne pas hésiter. Et quitte à les combattre autant les affronter à deux, » pensais-je. Mes pensées faisaient écho à celles de ma maitresse. Sur ses lèvres je pu lire le mot « neuf ». « Très bien ! ». Les lianes de la plante carnivore commençaient à repousser, je tentais de le ralentir en le bluffant. Le stratagème fonctionna et j’enchainais avec tourmente. Les cris de la femme paniquée m’indiquèrent que son compagnon et Happy avaient entamé leur retour vers le groupe. À nous, le pokémon carapace, sa dresseuse et moi de tenir la plante en respect.



J'espère que ça ira, sinon faut me prévenir !


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Sam 22 Avr - 22:51




Les exercices physiques sont terminés et le maître en profite pour me donner un petit coup d'huile sur les poignets. J'aime quand le maître s'occupe de moi. J'écoute attentivement le monologue de l'ordinateur, amusé qu'il donne des conseils aux humains.

- Pourrais-je avoir les même modules que lui ? Sa perspicacité et sa précision m'impressionnent.

Thomas réfléchit un instant à l'utilité d'un tel programme et rejette ma demande, trouvant inutile ce genre d'information pour une androïde comme moi. MétHAL-OS nous rappelle qu'il souhaite effectuer une série de tests et que nous n'avons pas terminés. Une porte s'ouvre sur un jardin botanique pendant que j'assure à mon créateur qu'il n'aura pas à subir d'autres tests, je me charge de toute la basse besogne pour lui.

- Si ce sont des tests de math ou de physique je m'en charge. J'irai bien plus vite que toi.

« Normal. La création ne peut pas surpasser le créateur. » Nous avançons entre les plantes comestibles et les décoratives sous les explications de l'ordinateur de contrôle. Thomas parle en même temps que lui, il sait parfaitement pourquoi il y a un jardin à l'intérieur du centre spatial. Avec tous les déchets qu'ils rejettent ils ont besoin de leur propre source d'oxygène. « Ah bah nan... C'est sûrement la seconde raison. » Malgré tout le scientifique hoche la tête, acceptant aussi cette raison. Il est très attentif aux consignes de l'ordinateur, vraiment intéressé par ce procédé même s'il doit se salir les mains. Une nouvelle porte s'ouvre et des pokémons plantes s'avancent vers nous. MétHAL-OS explique leur rôle et après son commentaire étrange sur l'utilisation des tentacules de Saquedeneu le maître explose de rire en regardant les femmes qui nous entourent. « Une plaisanterie ? Je ne comprends pas. Les ordinateurs ne font pas d'humour... » Je commence à me demander s'il n'y aurait pas un humain derrière cette voix artificielle qui semble changer régulièrement d'humeur. Un ordinateur lunatique ? Encore quelque chose d'illogique. J'aimerais faire part à mon maître de mes raisonnements mais, l'ambiance tourne au vinaigre quand les humains moyens se rendent compte que nous sommes enfermés. « N'ont-ils pas compris que nous allons être testés ? Nous ne pouvons pas y échapper. Le MétHAL-OS l'a déjà dit plusieurs fois. » La mémoire de l'humain moyen me semble bien limitée. La situation dégénère alors qu'une femelle hystérique se met à hurler alors qu'un pokémon s'avance vers eux. L'homme en blouse blanche conseille de rester grouper et d'utiliser des pokémons. « Quel dommage que P.A.M soit restée au laboratoire pour prendre du repos. Nous aurions eu besoin d'elle. » le seul pokémon que nous avons avec nous c'est Spoink. Le petit cochon monté sur ressort du maître. Un pokémon psychique incapable d'utiliser ses pouvoirs car il n'a plus de perle. Le maître a généreusement décidé de lui en refabriquer une mais, il ne s'est pas encore attelé à la tâche. Il est bien trop occupé. « Nous n'allons pas être d'une grande efficacité... »

- Mais il ne faut pas les combattre. L'ordinateur a dit qu'ils allaient nous faire passer des tests d'élasticité. Ce n'est pas bien sorcier. Ce que vous pouvez être douillet ! J'y vais en premier.

Le maître sort du groupe et marche en direction du Saquedeneu. Il enlève ses gants, remonte ses manches et déboutonne sa blouse noire, laissant apparaître l'unique pokéball que nous avons avec nous. Je me hâte pour le rattraper, très peu rassurée par les expressions menaçantes des pokémons plante.

- Maître... je ne suis pas certaine que ça soit vraiment le cas... Il a aussi parlé d'un combat.

- Tu me contredis ? Bien sûr que non, c'était encore une plaisanterie. Nous faisons des tests M.A.I.A. Tu ne suis pas.

Je ne veux pas contredire le maître, je ne veux pas qu'il s'énerve contre moi. Surtout devant le MétHAL-OS. J'aurais trop honte. Mais j'ai un pressentiment. L'humain moyen est peut-être bête et inférieur mais, il a un meilleur instinct primaire que l'être évolué, qu'est mon maître, ne possède plus. Nous ne sommes qu'à quelques pas du Saquedeneu quand je décide d'intervenir. J'ai peur de la réaction du maître mais je dois le protéger, c'est mon rôle. D'un geste vif j'attrape la pokéball du cochon rebondissant et le fais apparaître. Ce simple geste déclenche une avalanche de tentacules dans notre direction. Spoink rebondit dans tous les sens pour les éviter, nous laissant le temps de faire demi-tour en courant pour rejoindre le groupe
Du coin de ma caméra je remarque que les deux autres pokémons pour nous défendre sont venu en aide au couple d'hystérique.

- Laissez-les ! Hurlais-je aux deux femelles dresseuses. Il faut protéger le groupe en priorité. Les plus faibles y passeront et nous permettront de survivre.

« Comment ne peuvent-ils pas savoir cela ? N'ont-ils rien retenu de leur propre histoire ? »


Spoink esquive du mieux qu'il peut les attaques de Saquedeneu :D




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C-GEAR
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Dim 7 Mai - 19:55
Vos réactions ne se font pas attendre, c’est bien. Deux d’entre vous ont décidé de partir à la rescousse du petit couple, une idée visiblement peu soutenue par l’androïde qui préfère sacrifier « les faibles » pour permettre au groupe de s’en sortir. A vrai dire, l'un comme l'autre vous aviez toutes vos chances d'y arriver, il ne fallait juste pas hésiter. Et si dans un premier temps l'épreuve consistait à voir comment vous pouviez réagir face à une situation de stress, on sentait rapidement que pour certains, la situation leur échappait. En effet, le vétéran se sentit sans doute trop exposé alors qu'il devait se reposer sur votre présence et celle de vos pokémons, tant et si bien qu'il se saisit d'une paire de branches qui traînaient là et s'en servit pour faire du bruit et de grands gestes pour tenter tant bien que mal d'effrayer les plantes face à vous, attirant par la même occasion l'attention du Saquedeneu qui, frustré de ne pas pouvoir touché le Spoink du scientifique, se décida à changer de cible pour quelqu'un de plus facile.


Audio and voice recording >>

Les personnes présentes réussissent à réagir à temps pour tenter d'empêcher les tentacules de s'emparer du jeune garçon qui vous accompagnait, mais ces dernières sont rapidement rejointes par celles d'autres pokémons et vous avez à peine le temps de cligner des yeux que déjà l'enfant a disparu derrière un buisson, accompagné par le Saquedeneu et l'Herbizarre. La paire de Boustiflor face à vous fait les gros yeux et commence à jouer de leurs lianes pour vous tenir à distance tout en vous repoussant. Pour peu que vous connaissez les pokémons sauvages, vous vous doutez qu'ils cherchent à vous rabattre vers quelque chose et vu la façon dont ils se sont « emparé » de l'autre, il y avait fort à parier qu'ils ne comptaient pas vous offrir une porte de sortie. Par chance, l'ordinateur laisse sous-entendre que la victime est toujours en vie. Mais avez-vous vraiment le temps de vous inquiéter de cela pour autant ?

Pendant que la petite musique donne une toute autre atmosphère dans la salle, laissant par la même occasion supposer que quelqu'un d'autre est en train d'être sélectionné pour vous rejoindre, l'Empiflor en proie avec une partie d'entre vous commence à s'énerver. Après s'être fait repoussé par un puissant jet d'eau de la part du Tortank de la dresseuse aux cheveux verts, le pokémon subit un nouvel assaut de la part du Léopardus. Ce bluff opportun semble d'ailleurs bien vous servir car cela vous offre suffisamment de temps pour esquiver la tempête verte qui s'abat à quelques dizaines de centimètres de vous, vous surprenant sans doute par la même occasion tant le fracas se veut violent. Mais le pire est évité, vos pokémons réussissent à s'en tirer in extremis et pour éviter l'attaque, le couple retourne vers le reste du groupe et est accueilli à bras ouvert par le scientifique, visiblement soulagé de les voir revenus.

Cependant, les réjouissances sont de courtes durées alors que vous sentez de nombreuses vibrations provenir d'une extrémité de la pièce. Puis, alors que vous vous retrouvez tous et que vous voyez les pokémons perdre de leur véhémence et s'enfuir tout aussi vite, vous apercevez deux imposantes lianes s'enrouler autour d'une paire de troncs. Les vibrations cessent, mais une tête de deux bons mètres de large se balance avant d'émettre un puissant rugissement. Pire encore, le Vortente se laisse retomber au sol et après vous avoir jaugé du regard, se met à charger!


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C-GEAR
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Mar 9 Mai - 10:26
Alors que la situation menace de dégénérer mon Tortank repousse l'Empiflor suffisamment loin du couple pour nous redonner notre espace vital. Peu de temps après, la jeune femme aux longs cheveux blancs arrive à ma hauteur : je ne l'avais pas vue me suivre mais me sent soulagée de la voir arriver à ma hauteur désormais. Son pokemon félin venait de lancer ce qui ressemblait à une attaque bluff : plus soulagée qu'impressionnée, j'étais ravie de le voir repousser les lianes de l'Empiflor qui menaçaient ma tortue.

« Merci pour le coup de main » disais-je à la jeune femme venue nous aider. Elle tentait tant bien que mal de faire taire la demoiselle paniquée elle aussi. Ses cris tapaient sur les nerfs de tous, au loin j'entendais la petite brune qui accompagnait l'homme roux se plaindre - Laissez-les ! hurlait-elle, il faut protéger le groupe en priorité. Les plus faibles y passeront et nous permettront de survivre.

Heureusement que le vacarme nous empêcha d'entendre tout distinctement : en ce qui me concerne je ne réagissais pas vraiment bien à ce genre de commentaires. De plus j'aurai été bien incapable de comprendre une telle manière de raisonner : mais peut-être cela m'aurait mit la puce à l'oreille pour me permettre de comprendre la véritable identité de cette naine.
Tout problème philosophique fut écarté par l'assaut de l'Empliflor désormais plus que furieux : le pokemon de l'argenté était d'une grande efficacité, si grande qu'il en avait usé les nerfs de son adversaire. Il déclenchait une tempête verte que j'identifiais mal au moment où nous partions rejoindre le reste du groupe, la jeune femme apeurée poussée par son petit-ami. L'attaque nous épargna : le scientifique fut soulagé d'accueillir les brebis égarées et moi je remerciais une fois de plus la demoiselle d'être venue m'aider.

« Ton pokemon nous a bien aidés, merci d'avoir aidé mon Tortank, je sais pas ce qui nous serait arrivé sinon. Contente de pas être la seule dresseuse ici. »

J'étais contente que nous soyons réunis à nouveau : contrairement à d'autres je me serai sentie mal de voir partir d'autres personnes à travers les murs sans pouvoir faire quoique ce soit. Évidemment mon comportement impulsif avait mit mes compagnons en danger mais rester sans rien faire était contre tous mes principes personnels.
Je fus cependant vite secouée et le soulagement se dissipa aussi sec. Alors que quatre pokemons plante nous faisaient face et que nous parvenions à les contenir – l'homme s'y était mis avec un Spoink – un bruit soudain retentit, puis une secousse très vibrante se fit ressentir. Nos adversaires fichèrent le camp aussitôt, visiblement inquiets de la suite.

L'ordinateur ne nous laissa pas longtemps dans le flou : il reprenait la parole avec sa voix désincarnée. Elle me fila de nouveau des frissons. Je commençais sérieusement à en avoir marre d'être le hochet de cette capricieuse machine : elle s'amusait maintenant à nous étaler la diminution des taux de survie. J'avais tellement horreur des chiffres au naturel que je me demandais comment je pouvais encore avoir ma tête sur les épaules ; les événements étaient à la limite de la fiction, voire de l'anticipation comme Orwell la faisait si bien.
L'idée de finir cobaye d'une machine folle ne devait sans doute pas plaire plus à mes compagnons de galère ; cependant ce fut la perspective de finir en bouillie qui anima mes tripes alors que les secousses touchaient à leur fin.

Un truc vert, énorme, au moins deux mètres, avec des lianes aussi grosses, se tenaient solidement aux arbres nous faisant face. Je voyais tout le monde dans la clairière : avec sa taille il aurait vite fait de tous nous écraser. L'ordinateur nous le présente comme un Vortente originaire des îles, ayant une taille peu courant pour le spécimen. Je suis ravie d'avoir en plus droit à un cours de biologie pokemon et une leçon environnementale : cependant tout ce blabla n'est que le présage d'une suite pire encore qu'un Empliflor en furie.

Il chargeait. Je ne savais pas comment il pouvait se mouvoir si vite pour un truc aussi gros, mais il chargeait le con. Un gigantesque pokemon d'au moins deux mètres de diamètre nous courrait droit dessus. Cette fois il valait mieux qu'on reste tous ensemble, je le comprenais bien vite. Je m'adressais au scientifique : « On peut se planquer nulle part avec une telle taille ! Je pourrai pas l'arrêter seule avec mon Tortank mais on peut gagner du temps, ou le forcer à changer de trajectoire... »

J'espérais qu'il unirait tout le monde ou que quelqu'un prendrait l'initiative : mais dans une telle situation mieux valait être spontanée et je le compris en voyant le Vortente nous foncer droit dessus. Je demandais alors à  mon pokemon de bien vouloir nous aider en essayant de changer ses trajectoires. « Tu peux utiliser séisme pour lui faire perdre de la vitesse, ou du temps, ou les deux... »

Ce pokemon était depuis peu à mes côtés mais je voyais que visiblement son courage n'avait pas de limites.

Tortank tente de ralentir le Vortente avec séisme o/




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