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» Et sinon, qu'elle est ta profession ?


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Mer 12 Avr - 16:02

Et tu me haïras
« Cela va de soi, mais ce n’est pas pour autant que dans la pratique, on ne puisse pas partager. »

Un grognement de désapprobation sort de la gorge du luxray. Le serveur, surpris, sursaute et s'éloigne un peu de lui. Les yeux dans les yeux, Happy et Xy se fixent le temps d'un instant. Puis l'argentée reporte son attention au menu. Elle énonça sa commande au serveur, me laissant apprécier son bon goût en matière culinaire.

« Je vais prendre le menu saveur avec en entrée la terrine de foie gras au poivre Phú Quõc, puis le fondant de canarticho grillé accompagné de sa mousseline de petits pois, betterave rouge confite au balsamique, pomme gaufrette. »

Tiens, elle a beaucoup plus d'appétit que ce que je pensais. Je suis surpris, mais je ne laisse rien y paraître. Elle rend son menu au serveur qui se hâte de partir loin de Xy. C'est vrai que son petit râle rauque de tout à l'heure peut effrayer. La belle me sourit, comme à son habitude, d'un grand sourire rayonnant qui n'a de cesse de me faire perdre çà et là des blocs de mon mur. Il faut vraime que je trouve une blague à faire sur les portugais avec ce fameux mur...

« Je me demande bien comment peut être décoré ton appartement. Ce restaurant est très luxueux, tandis que la boutique de poffins était plus dans un style champêtre. Est-il plus à ton image ou plus simplement aménagé ? »

À mon image ? C'est à dire ? Metalleux et grande gueule mais néanmoins classe ? Grand et magnifique ? Imposant et brute ? Je m'adosse à ma chaise, main droite sur la table et main gauche à me frotter le peu de barbe que le ressent rasage de près à laissé. Comment je pourrai décrire mon appart...

« Mon appartement... Il s'étale sur deux étages en haut d'une tour d'habitation de laquelle je peux bien admirer la ville. Le salon fait la taille de deux pièces avec une grande baie vitrée au mur de la longueur donnant sur l'extérieur et du parquet. J'ai juste une table basse noire, un meuble télé avec mon écran plat, ma sono, mes enceintes, et dont les étagères sont surtout remplies de CD de musique. Majoritairement du metal, mais aussi de la country et du jazz. J'ai aussi un canapé en cuir noir et trois poufs dont un plus petit pour mon Tiplouf. C'est lui qui a eu cette idée de poufs. En bas j'ai aussi une cuisine... le décorateur avait employé le mot ''design'' il me semble. En haut ce sont les chambres, la salle de bain et les toilettes. Cette fois-ci avec de la moquette. Les deux chambres sont à l'extrémité du couloir et la salle de bain prend de la place, donc elle est la seule pièce de son côté du couloir. Globalement, c'est tout. Mais peut-être auras-tu la possibilité de t'en faire une idée plus nette plus tard pour juger de son style par toi même. »

Je ne précise pas ''dans la soirée'', histoire de ne pas me recevoir un grognement de la part du félin, mais ma phrase le laisse déjà sous-entendre. Je me redresse et me rapproche de la table, toujours en la regardant dans les yeux, afin de lui retourner sa question.

« Et tes lieux d'habitations, sont-ils semblables à tes yeux ? À savoir magnifiques. »

Je me repasse ma phrase dans ma tête... Une expression de réflexion s'inscrit sur mon visage. Maintenant je doute légèrement de ce que je viens de dire... C'est peut-être un poil trop maladroit. Mais c'est la seule phrase qui m'est venue à l'esprit. Et les femmes trouvent ça mignon, la maladroitesse, non ? Sauf que t'es pas maladroit, Niko. Donc qu'est-ce qu'il t'arrive bordel...


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Coordinateur Unys

C-GEAR
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Ven 14 Avr - 14:37



Nikolaï fut légèrement amusé de l’effet involontaire que j’eus sur le serveur. Il attendit que Happy annonce sa commande et je sentis sa surprise quand elle le fit. Mais rien ne paraissait sur son visage et ma dresseuse ne le remarqua pas. L’employé griffonna, récupéra la carte avant de quitter la table aussi rapidement que son travail le lui permettait. Il n’avait aucune envie de revenir s’occuper de notre table et essaiera certainement d’envoyé un de ses collègues à sa place.

Le brun fut légèrement interloqué par la question sur son appartement. Peut-être était-ce la formulation ou simplement la question en elle-même qui lui parut étrange. Je la trouvais intéressante et on pouvait en apprendre beaucoup sur une personne. Ma curiosité augmentait petit à petit en attendant que la réponse vienne. Happy le laissa réfléchir, moins pressée que moi de savoir. Nikolaï se frotta le menton avant de commencer la description de son appartement. Donc, il avait un appartement et non une maison. Le logement était sur deux étages, « C’est qu’il a les moyens, » pensais-je un poil sacarstique. Il décrit par la suite le « rez-de-chaussée » avec le salon qui paraissait sobre avec un mur entièrement recouvert de CD. Le petit détail sur son tiplouf et les poufs, attendrit mon agent dont le sourire s’étendit un peu plus encore. La façon dont il parla de la cuisine amusa Happy, visiblement le décorateur avait une vision du design, différente de celle de Nikolaï. Cela piqua la curiosité de l’argentée. « C’est une chose qu’elle va vouloir voir, » m’amusais-je à songer. Puis vint la description de l’étage, avec les deux chambres d’un bout du couloir et la salle de bain de l’autre. Je vis les yeux de mon argentée s’écarquiller un peu à l’annonce de la moquette sur le sol. Les miens de s’étaient pas gênés pour s’ouvrir en grand. « Qui a encore de la moquette de nos jours !? »

- Tu as de la moquette chez toi ? fit-elle en écho à mes pensées.

Elle était étonnée et amusée. Jamais elle n’aurait imaginé un détail pareil. Si on lui avait demandé de profiler le logement de cet homme, elle n’aurait en aucun cas pensé à de la moquette. Une idée peu sympathique envers le dresseur, me vint à l’esprit. « Je m’imagine trop de choses, » m’auto-réprimandais-je.
Le métalleux termina sur la possibilité qu’elle se fasse son propre jugement sur son appartement, plus tard… « Dans la soirée, » terminais-je. Il avait eu la délicatesse de ne pas préciser, préférant ne pas s’attirer mes foudres. Mais l’intention était là et limpide. Et Happy l’avait très bien compris aussi. Je réalisais son intention de vouloir visiter le lieu où habitait le dresseur. Comment ne l’avais-je pas saisi plus tôt ? Peut-être parce que rien de l’indiquait et que j’étais, jusqu’à présent, plus concentré à juger Nikolaï.

Je le vis se redresser et se rapprocher de la table. Puis il lui retourna la question sous la forme d’un compliment. Je n’en croyais pas mes oreilles. Il avait vraiment dit ce que j’avais entendu. À son expression faciale, oui, et maintenant il doutait de la crédibilité de ses mots. « Il y a de quoi ! » Malgré la bonne situation pour ce genre de compliments, après ce qu’il venait de dire, il se sentait maladroit. Pourtant, il lui aurait simplement suffit de garder l’assurance qu’il avait eue au moment d’énoncer ses mots. Mon argentée se pencha légèrement au-dessus de la table, laissant ses bras, toujours joints, s’étendre devant elle. Elle savait pertinemment que la description de ses habitations n’intéresserait pas le brun et de toute manière ce serait trop long d’en parler. Son regard et son sourire devinrent charmeurs.

- Je te laisserais en juger seul, même si quelque chose me dit que tu préfères mes yeux à la déco de mes logements. Ce qui me convient très bien.

Son ton était taquin, ses yeux rivés sur ceux du dresseur. J’espère qu’il ne se démontait pas facilement, parce que Happy en avait fait fuir plus d’un de cette manière, trop intimidés face à certaines de ses réactions.

- Ton tatouage a-t-il une signification particulière ? demanda-t-elle. Ne me le décrit surtout pas, uniquement la signification s’il en possède une.

Ses lèvres s’étirèrent de nouveau. Ma maitresse, avec ce qu’elle en apercevait et la potentielle signification, voulait seulement se l’imaginer pour le moment.


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Mar 18 Avr - 22:41

Voilà. Amorçons ma chute.
Alors que la balle chute dangereusement vers le sol quant à l'erreur de Nikolaï Raxx, la joueuse Happy Woodman s'élance sur le terrain eeet... effectue un rattrapage de justesse ! Un coup qui restera dans les anales ! Elle imite mon mouvement en se penchant légèrement et en dépliant ses bras, dont les mains sont toujours jointes, sur la table. Affichant son habituel sourire, il faut croire qu'elle a compris que j'ai posé la question juste pour la forme. Donc je reçois une réponse juste pour la forme.

« Je te laisserais en juger seul, même si quelque chose me dit que tu préfères mes yeux à la déco de mes logements. Ce qui me convient très bien. »

Je souris légèrement, et en coin. Comme toujours. Ça devient redondant à force, faut que j'y remédie... Un sourire dans l'autre coin ?

« Ce serait mentir que d'affirmer le contraire... »

Puis elle me pose une question... à laquelle je n'ai pas vraiment de réponse. Mon tatouage... Qu'est-ce qu'il représente... Quelle est son utilité...

« Hmmm... Je me le suis fait il y a... une dizaine d'années il me semble. C'est surtout pour la provocation à vrai dire. Et ça donne un côté beau gosse en plus de mon charme naturel l'été sur les plages. »

Accompagnez cette phrase d'un clin d’œil, c'est prêt ! Rajoutez la sauce et ce sera parfait. Je reprends une position plus... redressée.

« Mais c'est surtout qu'il y a environ 10 ans ma vie a pris un autre tournant, si je puis dire. »

Je la fixe dans les yeux, un peu mélancoliquement j'imagine... C'est mon état d'esprit actuel, ce serait pas étonnant.


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Coordinateur Unys

C-GEAR
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Lun 24 Avr - 18:19



Nikolaï apprécia le rattrapage que Happy lui offrit. Il ne pouvait pas deviner que la question à propos de son logement, était pour qu’elle puisse se faire une idée des lieux. Il ne pouvait pas non plus deviner qu’une intention était derrière la question. D’ailleurs, je venais moi-même de le réaliser. J’avais saisi qu’elle souhaitait finir la soirée au calme, c’était ses intentions qui ne m’étaient pas claires. J’avais beau la connaitre parfaitement, ce n’était pas au point de Haï, lui aurait su immédiatement. Le compagnon de soirée de Happy prit le temps de réfléchir par rapport à son tatouage. Elle comprit qu’il n’avait pas de sens particulier, sinon il n’aurait pas cette réflexion. Il finit par raconter qu’il s’était fait tatoué il y a une dizaine d’années. Il enchaina sur son utilité, qu’il servait surtout pour la provocation. Je sentis que mon agent nota particulièrement ce point-là. Je voyais bien qu’elle se doutait du genre de provocation que Nikolaï pouvait pratiquer, pourtant elle semblait vouloir croire qu’il ne cherchait pas les ennuis de base. J’avais peur qu’elle se trompe. Elle se disait qu’un évènement en particulier avait dû le pousser sur une pente dangereuse. Puis, le brun continua que son tatouage lui apportait, pour reprendre ses mots, « un côté beau gosse en plus de mon charme naturel l'été sur les plages ». « À part ça, il n’est se surestime pas du tout. » Mon sourcil se releva malgré le clin d’œil qu’il adressa à mon argentée. Il plaisantait bien sûr, ce qui amusa Happy, mais moi j’avais du mal. Je n’avais aucune idée s’ils allaient finir ensemble et si leur relation tiendrait. Ce dont j’étais sûr, c’était que je ne voulais pas, s’il y avait une quelconque relation amoureuse, qu’elle dure trop longtemps. Il ne convenait pas à mon argentée.

L’homme reprit la parole, plus sérieusement. C’était bien il y a une dizaine d’années qu’il s’était fait tatouer. Happy avait correctement deviné, sa vie avait changé à ce moment-là. Généralement dans ces situations-là ma maîtresse laissait le temps aux gens afin qu’ils décident eux-mêmes de reprendre la parole. Mais avec Nikolaï, elle se demandait si c’était la bonne marche à suivre. Le fil de ses pensées fut interrompu par un serveur qui ouvrit la bouteille de champagne devant ses clients, pour ensuite remplir leur verre. Mon argentée le remercia. Ce n’était pas le même que précédemment. Celui-là semblait moins apeuré par ma présence que l’autre. Il faisait néanmoins attention à ma personne et il avait raison. Il demanda au brun s’il souhaitait tous ses plats en même temps où s’il préférait le deuxième en même temps que le plat principal de sa partenaire. Après avoir eu sa réponse il repartit.

Je sentis que Happy percevait la mélancolie de son compagnon de soirée. À mieux le regarder, il était possible de lire ce sentiment dans son regard. Seuls les coins des lèvres de ma maitresse s’étiraient légèrement. Elle percevait parfaitement le ton plus sérieux que prenait la conversation. Elle saisissait également que la suite de la discussion n’allait pas être facile pour lui, mais il semblait disposé à en parler. « C’est peut-être le moment des confessions, » pensais-je. Elle était prête à écouter, c’était ce que ses yeux cherchaient à transmettre. Nikolaï s’était redressé, alors que mon argentée n’avait pas bougée. J’avais l’impression qu’elle n’osait pas, qu’elle pensait qu’au moindre geste qu’elle ferait elle pourrait faire fuir le brun. Finalement, elle osa parler.

- Tu accepterais de… m’en dire plus ?

Elle avait cherché ses mots. « La question n’était pas évidente à formuler, » concevais-je. Sa voix était douce et je perçus une légère angoisse. J’en étais étonné. Elle avait un bon nombre d’interrogatoire à son actif, qu’elle avait toujours mené avec assurance. Pourquoi réagissait-elle comme ça ? Je compris qu’elle n’était pas dans l’optique d’un interrogatoire, qu’elle ne voulait surtout pas tomber dedans. Elle se maitrisait pour le moment. Mon agent redoutait aussi que l’homme ne se ferme ou qu’il détourne la conversation. Pour moi, les risques qu’il le fasse n’était pas si élevés. Il avait de lui-même commencé à aborder le sujet. Elle entrouvrit la bouche mais la referma aussitôt préférant se taire pour ne pas paraitre insistante.


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Mer 3 Mai - 11:36

Aurai-je oublié mon parachute...
Après nous avoir servi le champagne, le serveur me demande si je veux mes plats en même temps. J’acquiesce sans détourner mon regard de Happy. Puis nous nous retrouvons encore seul, avec juste ce bestiau pour nous observer.
Elle a du ressentir que je suis en blues quant à mon passé. C'était la bonne époque, quand je n'avais pas à me soucier de tous ces problèmes. J'adore ma vie actuelle, là n'est pas le problème. Mais je crois que j'aimerai marcher dans la rue et entrer dans une boutique sans que tous les regards se tournent vers moi, guettant le moindre de mes mouvements. Ne pas cacher ma vie à chaque personne. Pouvoir aimer une flic... Meh, cette soirée me rend fluffy & sweety.

« Tu accepterai de... m'en dire plus ? »

Cette phrase me stop dans ma réflexion. Pire que son baiser du speed-dating. Prenez des Tsar Bomba, et larguez-en 100 sur la façade que je cherche à maintenir édifiée. Et quelqu'un à découvert, ça prend fuite. Mais pas toi Niko. Quand tu te retrouves à découvert, pointé par toute l'artillerie du monde, tu ne bouges pas d'un poil. Et tu ne te retrouves jamais à découvert...

« Heu... Je... »

Parle. Dis ce que tu as sur le... le quoi ? Ah oui, le cœur. Cet organe que tu n'as pas utilisé depuis moult années.

« Ça ne te plairait pas... »

Mais tu lui plais, ça suffit non ? J'imagine... Je me frotte les yeux, mon pou a augmenté, et j'ai énormément envie de fuir. Nikolaï Le Grand s'est transformé en Nikolaï L'Humain. Évolution ou dévolution ? Pour la première fois de la soirée, j'évite le plus possible son regard. Reprends ton calme Raxx ! Souffle un bon coup.

« Tu.. »

J'hésite... Comment va réagir son lion ? Et même, comment va-t-elle réagir ? Je ne doute pas de ma capacité à fuir, mais paralysé ce sera un peu plus ardu.

« Tu veux vraiment... entendre l'histoire... d'un mafieux tombé amoureux d'une flic ? »


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Coordinateur Unys

C-GEAR
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Jeu 4 Mai - 18:16



Nikolaï répondit au serveur qu’il prendra ses plats en même temps. Il y aura donc certainement un moment où il aura fini, mais pas Happy. Surtout s’il mangeait vite. Il était clair qu’il était nostalgique, mais de quoi ? Happy et moi nous posions la question. J’avais même l’impression qu’il ressentait quelques regrets, mais je pouvais me tromper. La dernière question de mon argentée fit se figer l’homme. Elle en retint sa respiration. Elle attendait, se demandant quel choix ferait son partenaire de table en ce moment crucial. Elle avait ramené ses bras sous elle, ne voulant surtout pas sembler curieuse, ce qui pourrait être mal interprétée. Elle voulait tout sauf ça. Il commença par bafouiller, puis redevint silencieux. Un début de soulagement s’empara de ma maitresse. Il n’était pas encore partit ce qui était plutôt bon signe. Cela devait faire un moment qu’il n’avait pas parlé d’un tel sujet à quelqu’un et Happy en avait conscience. C’est bien pour cette raison qu’elle prenait des pincettes et qu’elle faisait particulièrement attention à ses paroles, qu’elle tâtait le terrain.

Elle préférait garder le silence. Même quand Nikolaï lui dit que ça ne lui plairait pas. « En même temps elle s’y est préparée, elle sait bien que tes révélations ne vont pas être simples à digérer. Et surtout elle se doute un peu de quoi il va s’agir. » Elle se retint de sourciller. Elle pensait clairement que ce n’était pas à lui d’en juger, je pouvais le sentir, mais elle se garda bien de le lui dire. Son visage était calme et serein. Lui était en détresse, pour la première fois il fuyait le regard de mon argentée. Son pouls s’était nettement accéléré et contrairement à Happy, il ne pouvait pas me le cacher. Il se frotta les yeux, pris une inspiration et hésita encore. Ces yeux eurent un bref mouvement vers moi. Il appréhendait ma réaction. Dans tous les cas j’en aurais une, mais elle dépendrait beaucoup de celle de ma maitresse. Il finit par réussir à articuler sa question. Il demanda si elle voulait vraiment connaitre l’histoire d’un mafieux tombé amoureux d’un agent de police. Il le formulait pour la première fois à voix haute. Le doute n’était plus d’actualité, il faisait bel et bien partit de la mafia. Un frisson parcouru mon échine. Mon argentée resta aussi neutre et sincère que possible, son regard empli de sollicitude.

- C’est peut-être une belle histoire, l’encouragea-t-elle.

Elle ne cherchait pas à accrocher le regard du brun, préférant le laisser libre de décider. Il était hors de question pour elle qu’il se sente prisonnier. Une de ses mains quitta la proximité de son corps pour s’éloigner en direction de l’homme. Elle se posa sur le milieu de la table, paume vers le haut. Je sentais que Happy n’avait aucune idée de comment réagirait son partenaire face à son geste. Mais elle voulait que ce même geste soit une invitation à continuer, un geste rassurant et encourageant.
Je n’appréciais pas son initiative.
Elle espérait aussi qu’aucun serveur ne viendrait apporter les plats à leur table dans les prochaines minutes. Ce pourrait être une occasion pour le brun de prendre la fuite.

- J’aimerais que tu me la racontes, reprit-elle doucement.

Elle espérait aussi que dans son histoire, il lui raconterait ce qu’il lui était arrivé il y a dix ans pour qu’il tombe dans le cercle vicieux de la mafia. Elle espérait que quitte à ce qu’il se dévoile autant le faire tout d’un coup. Je sentais aussi qu’elle réfléchissait à faire de même. Mais l’hésitation restait totale. Je pensais que tout dépendrais de lui.
Maintenant nous attendions.


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Sam 6 Mai - 1:03

Voilà.
Un léger spasme pour Xy, aucune réaction visible pour Happy... ça aurait pu être pire.

« C'est peut-être une belle histoire. »

Là est le problème. Il n'y a pas grand chose de beau dans mon histoire. La mafia a été à moi, j'ai été à la mafia, j'ai accepté le job, j'ai aimé, j'ai continué. Même pas d'enfance malheureuse ou de situation difficile. Non, juste un mec baraqué et intimidant qui aime tuer, voler, et faire peur.
Un mouvement me surprend... Celui de son bras qui s'étend sur la table pour placer sa main, paume vers le haut, au milieu de celle-ci. Que faire... La prendre ? Je fuis toujours son regard et je suis raide sur ma chaise, bien que j'essaye de paraître détendu. Mais j'ai plutôt l'air d'un gosse vulnérable et dans tous ses états au moment de dire sa bêtise à ses parents.

« J’aimerais que tu me la racontes »

Je me redresse et m'avance. Coudes sur table, yeux fermés et indexes pinçant la racine de mon nez, je réfléchis à comment formuler mon monologue. Bordel de putain de merde... J'avais la belle vie et je me foutais bien que quelqu'un connaisse ma double-identité jusqu'à la rencontrer. Mais Niko, tu ne vas quand même pas lui mettre sur le dos la destruction de ton rempart quand même ? C'est toi qui lui a proposé ce rendez-vous.
Bon, allez, une grande inspiration, on la regarde droit dans les yeux, et on se lance.

« Je n'ai pas vraiment de justification du type passé tumultueux pour excuser mon entrée dans la mafia. Ça s'est passé un après-midi, après mon installation dans un studio de Féli-Cité... »

Je lui raconte la visite de la team Galaxy, ma visite à leur siège, mon premier emploie, puis mon deuxième, mon troisième, … Je lui donne aussi quelques noms d'affaires qui ont fait du bruit et dans lesquelles je suis impliqué et les principaux organismes pour qui je travaille régulièrement. Un serveur arrive avec nos plat. Je lui lance un regard qui veut approximativement dire « Si tu t'avances encore, ton job saute. ».

« Si je fais ce boulot, c'est pour deux choses. Pour l'argent, tout naturellement, et parce que j'aime ça. C'est mieux que n'importe quel sport extrême. La tension d'un braquage ou d'un assassinat, la satisfaction d'une intimidation, j'y suis devenu accro. Si je suis dans la mafia, c'est par choix et parce que j'aime ça. »

Voilà. Je lui ai tout dit. À elle maintenant de décider de la suite.


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C-GEAR
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Lun 22 Mai - 16:53



Je me redressai vivement balançant une de mes pattes dans le vide certes, mais dans la direction de Nikolaï et découvrais mes crocs, lorsqu’il prononça les mots « team galaxie ». Je ne l’acceptais absolument pas et mon comportement ne pouvait pas porter à confusion. Si j’avais pu l’électriser, ce serait déjà le cas. Par chance pour lui, il n’était pas ma priorité, c’était ma maitresse. Je m’approchai rapidement d’elle pour presser ma tête contre son bras, sans cesser de lancer mon regard assassin à l’homme en face d’elle. Mon comportement s’expliquait par deux raisons, la première parce que Happy s’était crispée en entendant les deux mots et la deuxième raison parce qu’ils étaient la source d’une rageuse colère et de profonde déception pour nous. Je me rapprochais de mon argentée qui s’était refermée sur elle-même. N’importe qui de normal aurait quitté la table en entendant que la personne en face d’elle aimait tuer et l’argent. Happy restait là, assise, à fixer son compagnon, le visage imperturbable. Elle écoutait, le laissant terminer son monologue. Il avoua qu’il n’avait aucune justification qui pouvait atténuer les circonstances. Il avait vraiment décidé de prendre ce chemin. Rien ne l’avait obligé, excepté peut être son plaisir des sensations fortes apparemment. Mon envie de lui sauter à la gorge grandissait au fur et à mesure qu’il parlait. « Il a osé mêler Happy à sa vie. » C’était inamissible, même si j’étais là pour la protéger et que j’avais conscience qu’elle-même n’était pas sans défense. Elle avait déjà profilé et eu affaire à des tueurs pires que Nikolaï.

Celui-ci semblait vraiment affecté par ses révélations qu’il faisait à mon argentée. Et je n’en avais rien à faire. Un cyclone de pensées se déchainait dans l’esprit de ma maitresse et m’inquiétais. Les Galaxies, ses parents, l’enquête, sa vengeance, sa descente aux enfers, le mal psychologique qu’elle nous avait involontairement infligé pendant cette période. Elle pensait à trop de choses désagréables en même temps. Mon agent s’était pourtant préparée au fait qu’il faisait partie de la mafia. Sauf que les Galaxies, c’étaient non pas une douche froide, mais une noyade dans les tourbières glacées de Flocombe l’hiver. Aucune préparation n’était possible. Physiquement elle était là, mais mentalement elle l’était beaucoup moins. Je sentais que Happy se demandait s’il cherchait uniquement à s’infiltrer dans la police d’Unys ou s’il était vraiment intéressé par sa personne. Après analyse de son attitude elle opta pour la seconde idée. Ma dresseuse se demanda ensuite si elle ne pouvait pas s’infiltrer à son tour. Non pas pour la police, mais pour sa vengeance personnelle. Elle secoua doucement la tête, ce n’était pas dans ses principes d’abuser d’un ami. « Mais en était-ce vraiment un ? Qu’était-il vraiment d’ailleurs ? ». Je savais comment le qualifier, mais Happy était perdue. Pourtant elle ne le paraissait pas en apparence avec son visage fermé et la lueur de ses yeux alternant entre calme et suspicion. Elle restait volontairement silencieuse, son côté agent avait pris le dessus sur son côté civil. Surtout que l’homme venait de tout avouer. « Il serait tellement facile de tout démanteler sur-le-champ, et de faire arrêter Nikolaï, » pensais-je. Elle finit par le fixer de nouveau, ses yeux ne reflétant rien. Une main de ses bras croisés, vint délicatement caresser ma fourrure. Mon attitude ne changeait pas. Je me pressais contre elle et restais hostile envers l’homme. Après de longues minutes de silence, elle articula doucement.

- Donc tu fais ça depuis 10 ans ?

Je ressentais en elle l’envie d’ajouter autre chose, mais elle préféra rester silencieuse après ces simples mots et prendre son temps. Ce qu’elle venait de dire ne laissait aucunement deviner ce qu’elle pensait réellement. J’avais d’ailleurs l’impression qu’elle-même ne savait pas trop quoi penser. Son opinion n’était pas encore bien définie. Je savais qu’elle avait noté un point en particulier dans son récit. Celui disant qu’il était accro. À lui maintenant de prouver qu’il était une personne en qui elle pouvait avoir confiance, s’il voulait vraiment aller plus loin ensemble.


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Dim 28 Mai - 20:28

It was at this moment he knew he fucked up.
Durant le moment pendant lequel j'ai avoué mes crimes, j'ai pu remarquer plusieurs choses. Déjà, Xy est particulièrement hostile à la Galaxy. Je note ça dans un coin, je vais essayer d'en apprendre un peu plus. Mais plus tard, là ce serait déplacé. Un autre mouvement a retenu mon attention. Il a posé tête sur son bras. Un tel mouvement de la part d'un mâle dominant et agressif qui ne craint rien ? Pas besoin d'être un génie pour en déduire que c'est une manœuvre protectrice ou réconfortante. Donc ça implique aussi Happy. Sa crispation et son regard à moitié dans le vide me le confirme. C'est même plutôt dur apparemment. Oh bordel je devrai devenir détective. Peut-être changer de nom pour « Nikolaï Holmes », ça sonne bien. Niko, tu fuis là. Reviens reviens, maintenant tu dois assumer. Ah elle a secoué la tête aussi. Par contre, je ne sais point pourquoi ce mouvement.

« Donc tu fais ça depuis 10 ans ? »

Quand est-ce que la discussion a viré à l'interrogatoire ? Happy affiche un visage fermé et a une main qui gratte l'entre-deux oreilles du Luxray. Ça me laisse un peu de répit pour reconstruire ma façade. Je me remets droit et recommence à arborer une expression impénétrable. Je fais signe au serveur qu'il peut approcher.

« Environ oui. »

Miam. Le serveur nous annonce le nom des plats. Le riz sent bon, le bœuf aussi, et les sashimis sont trempés dans de la sauce soja. Mais malgré ces belles assiettes et le jazz, j'ai la terrible impression que le lieu se referme sur moi. Qu'il m'emprisonne. Que je ne peux pas m'échapper. Je suis en stress, et j'essaie de le cacher. Je suis adossé à ma chaise, une face toujours aussi inexpressive. Je la fixe. J'essaie de la décrypter, de la comprendre, de l'anticiper. Pourquoi cette question ?
J'attends que Happy commence pour toucher à mon dîner.

« Et pour l'instant, personne ne m'a donné envie d'arrêter. »


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C-GEAR
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Ven 16 Juin - 14:19



Je vis Nikolaï fixer Happy, cherchant à décrypter le fil de ses pensées. Y arrivait-il ? Je n’en savais rien. Je sentais seulement qu’il avait compris que la team pour laquelle il travaillait était un problème. Savait-il pourquoi ? Avait-il déjà entendu le nom de Woodman au cours de ses missions ? Qu’elle place cette affaire avait pris au sein de l’organisation ? Je sentais que mon argentée se posait certaines de ces questions.
Je commençais à m’imaginer que ce n’était peut-être pas un hasard si Happy et lui étaient ici ce soir. Je lorgnais méchamment l’homme en face de nous. S’il était là pour l’éliminer, il aurait la surprise de prendre sa place.
Happy m’impressionnait, malgré toutes les révélations, aucune once de peur n’émanait d’elle, aucune sensation de malaise face à ce tueur. Sa respiration était régulière et son attitude détendue. Sa question précédente avait servi à tester à quel point l’engrenage s'était incrusté dans la machine. Elle ignora totalement et volontairement sa réplique sur le fait que personne ne lui avait donné l’envie d’arrêter.

- Tu es consultant pour eux ? demanda ma dresseuse le visage commençant à se réanimer d’émotion.

Encore une simple question avec laquelle elle voulait savoir s’il était une personne influente ou non. S’il n’était que consultant, c’est qu’il ne faisait que le sale boulot la plupart du temps. C’était lui que l’on envoyait pour les négociations, pour conduire des chargements ou pour éliminer des individus gênants. Il n’avait donc que peu d’importance, la team dépendait un peu de lui, mais il n’était pas impliqué dans les hautes sphères. Il était pourtant le type de personne d’une grande importance pour les agents. C’était souvent eux qui servaient d’indic.
Les yeux gris de ma maitresse ne le lâchaient pas, le regardant se remettre droit sur sa chaise. Je n’avais pas vu le serveur qui attendait sagement, comme un bon ponchien, les plats à la main, que Nikolaï lui fasse signe d’approcher. Au signal, contrairement au protocole de ce genre de restaurant, l’employé déposa d’abord les plats du mafieux avant de s’approcher, non sans une certaine réticence, de mon argentée et de moi. Il déposa l’assiette comme il put du bout des bras, essayant le plus possible de rester loin de ma personne.

- Il est bien élevé, lui dit Happy en le regardant bien en face.

Ce qui eut pour effet de le faire rougir, intimidé et honteux qu’elle ait pu se dire qu’il pensait qu’elle ne savait pas tenir son pokémon. Sa prestance le lui permettait et elle en connaissait les effets. Il ne dit rien et s’arrangea pour s’éclipser rapidement après ça. Happy décida alors de rebondir sur la dernière réplique de son compagnon de soirée.

- Crois-tu vraiment qu’il soit possible que quelqu’un t’en donne l’envie ?

Elle en doutait fortement. « Va-t-elle le lui dire ? » J’en avais l’impression, mais quand, ça je ne pouvais pas le prévoir. Nikolaï n’était pas à l’aise, je pouvais aisément le sentir. Il stressait et était oppressé. Je me redressai fier, aux côtés de ma maitresse, galvanisé par le malaise du brun. Happy devina sans en être certaine, par mon comportement, que Nikolaï n’était pas aussi serein qu’il essayait de l’être.
Mon argentée commença à découper son foie gras en morceaux puis les déposa sur les pains briochés servant d’accompagnement avant de les porter à sa bouche.

- Quelle va être ma réaction à la fin du diner selon toi ? demanda-t-elle mi-figue mi-raisin.

Elle continua son entrée, calme, les yeux rieurs. Je m’assis bien droit, ma queue ramenée sur mes pattes, aux côtés de ma Happy.


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Mar 4 Juil - 0:23

Tenter sa chance
Elle se tient toujours droite, sans une once d'émotion non-feintée sur son visage. Du moins, il me semble. On ne reste pas de marbre devant un sujet qui nous touche tant que ça sauf quand on s'appelle Nikolaï Raxx. Oups, serai-je un poil prétentieux ? Excusez-m'en, on a beau me répéter que personne n'est parfait je ne puis m'empêcher de répondre « Si, moi. ».

« Tu es consultant pour eux ? »

Hmm... Que répondre à cela... Parce que franchement, je trouve que tu vas vite en besogne, Niko. Elle est flic, vous vous connaissez depuis une semaine, vous vous êtes vus à peine plus d'une heure, et tu lui avoues tout. Tout qui est ce que je rappelle bien plus que ce que ta propre famille sait. Pourquoi lui offrir ta confiance entière d'un coup, sur un coup de tête ? Ce n'était pas pour ça que tu avais décidé de faire abstraction de tes émotions dans la vie de tous les jours ? Ce n'était pas pour ça que tu avais revêtu ce masque ? Et ce n'est pas pour ça que tu es si bon dans ton boulot ? Tu lâches tout parce qu'une flic te fait les yeux doux ? Tout le monde peut craquer... Même si je ne suis pas tout le monde.

« Oui. Après, comme je l'ai dit, je ne travaille pas que pour la team Galaxy. Je suis un des meilleurs de ma profession, donc je suis assez demandé par d'autres organisations pour des affaires délicates. »

Bref, passons à la partie manger. Le serveur a eu la délicate intention de me mettre des baguettes pour manger le magicarpe. Un plat japonais se mange à la japonaise, voyons. C'est le principe. J'attrape mes baguettes et les utilise habilement pour attraper une tranche couleur saumon aux gouttes soja qui retombent dans l'assiette d'où je viens de prendre mon sashimi. Puis je l'amène d'un geste rapide à ma bouche, histoire qu'il n'y ait pas de sauce soja sur la table. Ça serait indélicat de ma part de salir le bois. Je me délecte du goût de ce plat. Un régal. Le magicarpe est définitivement mon poisson favori. Puis je m'attaque à mon plat. Le riz est cuit à la vapeur, tout juste assez pour qu'il ne soit pas collant tout en n'étant pas trop sec. Et il me semble qu'on y a ajouté une pincée de safran. La viande est saignante, comme je l'aime. Un beau pavé de viande de bœuf, rôti au dessus d'un feu de bois, et assaisonné de poivre vert. Avec, s'il vous plaît, une moutarde forte de premier choix. De la française.
L'argentée rit intérieurement de la réaction du serveur face à son félin. C'est marrant comme l'homme est craintif.

« Crois-tu vraiment qu'il soit possible que quelqu'un t'en donne l'envie ? »

Oui, toi. C'est ce que j'aurais pu répondre. Peut-être ce que j'aurais dû répondre qui sait ? Je prends mon temps pour avaler ma boucher de ce délicieux met avant de parler. Surtout pour bien réfléchir à ma réponse. J'aime beaucoup trop mon boulot, mais dans une relation les efforts sont à double sens non ? Il faut dire que j'ai jamais eu de grande relation. Juste quelques unes de quelques mois. Mais soit mon statut les dérangeaient, soit elles devenaient chiantes. Je serais mauvaise langue si je disais que j'avais pas passé de bon moments en leur compagnie, c'est sûr...

« Ça dépend de si tu tentes ta chance... »

Oui, c'est maladroit, rentre dedans, tout ce que tu veux. Mais cette fois, je ne perds pas le contrôle. Je reste moi même, yeux dans yeux, sourire en coin et assurance légendaire. Le vrai sens de cette phrase ? Après elle, pas sûr de retrouver quelqu'un d'autre pour pouvoir me faire changer. Donc si elle ne veut pas, la réponse à sa question est non. Espère que ta phrase a été comprise, mon Niko...

« Quelle va être ma réaction à la fin du dîner selon toi ? »

Ow... Allez, finissons sur une note d'humour. C'est bien l'humour, ça détend l'atmosphère. Bien sûr, je suis le seul à être tendu ici. Comment les autres pourraient l'être quant à la chaleureuse ambiance suppléée par le quatuor endiablé formé par trompettiste, un contre-bassiste, un batteur et un pianiste jazzy à leur en offrir le bon Dieu sans confession. Oui, ça ne veut rien dire, mais je trouve la blague bien trouvée. Ça me suffit parfaitement.

« Hmm... Tu vas me laisser payer sans trop de protestation, juste une ou deux pour la forme. Mais je ne peux pas en dire plus. Je n'en aurai pas la prétention, demoiselle. »

Vu qu'elle n'a plus de numéro de carte à mettre dans la poche inexistante de la chemise que je porte, je me demande...
si elle tentera sa chance.


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Sam 22 Juil - 0:01



Nikolaï sembla se reprendre. Visiblement il avait confiance et ça ne me plaisait pas. Cet homme n’avait clairement pas froid aux yeux et à aucun moment il ne paraissait envisager qu’il pouvait se retrouver en prison. En même temps je sentais que ce n’était pas dans les intentions de Happy.
Il confirma qu’il était consultant pour la team Galaxie mais pas seulement. C’était un homme qui était sollicité par beaucoup d’organisations. Mon argentée arqua un sourcil accompagné d’un sourire amusé à ses paroles, comme quoi il était le meilleur dans son domaine. « … il en est fier, » pensais-je irrité.

- Tu me sembles effectivement très demandé, s’amusa Happy, les affaires fonctionnent bien.

Je perçu une pointe d’humour noir dans les derniers mots de ma dresseuse. Malgré la bonne humeur sur son visage, son regard se durcit lors de ses dernières paroles. Normalement elle n’appréciait pas les personnes qui se faisaient de l’argent trop facilement et de manière complètement illégale ou immorale. Ce type d’individu, elle préférait leur passer les menottes. Et pourtant, fidèle à son imprévisibilité, elle dinait en face de l’une de ces personnes ce soir. Je savais aussi que mon argentée gardait toujours à l’esprit que l’homme qui lui faisait face, pouvait fournir bon nombre d’informations, dans tout un tas d’enquêtes que ce soit à la criminelle ou au stupéfiant.

Le serveur, après avoir servit les plats, fuit la table bien vite. Dès que l’employé fut partit Happy enchaina avec une autre question à laquelle Nikolaï prit son temps pour répondre. Mon agent en profita pour, comme son partenaire, manger son entrée. Il semblait réfléchir. Ma maitresse ne se formalisa absolument pas du temps de réponse. Haï m’avait raconté qu’elle avait eu de nombreuses relations, des longues comme des courtes, avec des mâles. Et au vu des relations, furtives, que mon argentée avait eu ces derniers mois, je ne trouvais pas sain qu’elle fréquente Nikolaï. « C’est malsain pour elle. » J’avais peur qu’elle ne replonge dans ses démons, alors qu’elle venait de réussir à remonter la pente. Happy ne se rendait pas compte qu’elle se trouvait sur une corde raide et qu’à tout moment elle pouvait basculer. Je ne souhaitais qu’une seule chose, qu’elle trouve un homme honnête. Et ce n’était pas le cas Nikolaï et ma belle en avait pourtant conscience.
La réponse du brun arriva finalement et fit lever les yeux de son assiette bientôt terminée à ma belle maitresse. Tout dépendait si elle tenterait sa chance ou non. Ils se fixaient, yeux dans les yeux, sourire en coin et grande assurance pour le métalleux. Je retins un son guttural et à la place, fit passer mon poids d’une patte avant à l’autre, mon regard tourné vers mon argentée. Ses yeux gris rencontrèrent les miens et sa main glissa sur la partie dorsale de mon encolure. Nous avions tous les deux clairement compris le double sens de cette phrase. Happy détacha lentement ses prunelles des miennes pour ensuite les reporter sur celles de l’homme assis de l’autre côté de la table. Elle n’était pas tendue et termina tranquillement sa première assiette. Après avoir terminé sa dernière bouchée, une autre question sortie d’entre ses lèvres. Ce a quoi Nikolaï répondit de manière très détendue, qu’elle allait le laisser payer avec seulement une ou deux protestations et que pour la suite, il n’avait pas la prétention de pouvoir en dire plus.
Happy émit un léger rire d’étonnement, alors que moi j’étais écœuré.

- Je ne peux rien te garantir pour le règlement de la note, le taquina mon argentée, son sourire s’étirant un peu plus. Puis après quelques secondes de silence. Mais soit.

Je fus encore plus écœuré en voyant l’expression apparaitre sur le visage du partenaire de soirée de ma dresseuse. Happy le releva aussi et réagit immédiatement. Tout mon corps se tendit de réprobation. Sauf que le délicat touché de ses doigts passant le long de mon échine m’électrisa, me stoppant net dans mon émotion. Aucun regard, aucune attention de la part de ma maitresse qui fixait Nikolaï. J’en étais contrarié et jaloux. Mais je n’allais pas intervenir, je ne devais et n’avais pas à le faire. J’allais me contenter de les regarder, plein de ressentiment.
Happy plaça ses couverts dans l’assiette vide – signe pour les serveurs qu’elle était prête pour le plat principal – puis la décala près du bord de la table. Elle se fit charmeuse, relevant très légèrement le menton, sans pour autant que sa tête ne parte en arrière. Elle fixait l’homme de l’autre côté de la table et proche à la fois. Mon argentée ne prévoyait pas de se montrer aussi directe que lors de leur première rencontre. Elle s’avança sur sa chaise. Son genou rencontra délicatement celui du métalleux sous la table. À présent elle attendait. Elle attendait de voir s’il aurait le cran d’aller plus loin.
Je me demandais ce qui arriverait en premier entre la venue du serveur et la décision de Nikolaï. « Happy n’est pas le style de femme à attendre éternellement, » me fis-je la réflexion.


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Lun 24 Juil - 1:19

Le veux-tu vraiment ?
« Tu me sembles effectivement très demandé, les affaires tournent bien. »

Aouch. Ça fait très mal. Pas trop sonné par ce coup bas d'une puissance exceptionnelle Niko ? Cause toujours toi... Je résiste à l'envie de le lui faire remarquer d'ailleurs, à quel point c'est un coup bas.

Je perçois une émotion sur son visage... Un renfermement, un durcissement. Quelque chose ne lui plaît pas. Et elle vient d'évoquer mon activité professionnelle... Serait-ce lié ? Mais pourquoi serait-elle encore à cette table si ça la gênait ? Elle avait eu tout le choix de partir pourtant... Bref.

Happy, détachant ses yeux des miens, posa son regard sur Xy tout en lui caressant la crinière. C'est marrant comme ils ont toujours l'air de communiquer par télépathie. J'ai jamais vraiment communiqué avec les pokémons. Enfin... Je les comprends, ils me comprennent, mais on n'a pas de véritables discussions. Je devrai essayer, un de ces jours. Elle reporta son attention sur moi. Une fois sa première assiette terminée, elle émit un petit rire étonné, contrairement au Luxray qui paraissait... renfrogné ou dégoûté par mon attitude. Hmm... Très jaloux. Il sait que je suis en train de gagner le cœur de l'argentée. Et il aime pas ça. Il aime pas ça du tout. Ça me donne une raison de plus de la vouloir à mes côtés pour une bonne partie de ma vie. Pourquoi ne pas dire jusqu'à la fin de mes jours ? Parce qu'on ne reste jamais aussi heureux et amoureux que lors du premier jour. Oui, je n'ai jamais eu de relations de longue durée, mais bizarrement il faut croire que mon visage inspire la confiance, ce qui fait que c'est souvent sur mon épaule qu'on pleure et qu'on se plaint. Bref.

« Je ne peux rien te garantir pour le règlement de la note, mais soit. »

Son « mais soit » a fini par sortir, quelques secondes après le début de sa phrase. Mueheheh, qu'avais-je dit ? Quelques protestations juste par politesse pour finir sur un acquiescement.

« Tu vois ? »

Je n'ai point réussi à me retenir de sourire tout en lui répondant. C'était plus fort que moi, ce petit rictus de victoire. Peut-être un rictus de tendresse aussi... Et sûrement un rictus de nargue. Un rictus que Happy relève. Comment le sais-je ? Elle contracte inconsciemment certains muscles du visage quand elle tique sur quelque chose. C'est récurrent, j'ai remarqué ça depuis le début de la soirée. Je jette un discret regard vers Xy, et lui aussi a tiqué dessus. Mais comme tout à l'heure, il a l'air dégoûté. Et il est sûrement jaloux. Je coupe une autre tranche de mon rôti, ne lâchant pas la demoiselle des yeux, et la place dans ma bouche (la tranche de rôti), sans pour autant la lâcher des yeux (la demoiselle).
Son assiette étant finie, elle place ses couverts en son centre, invitant les serveurs à la débarrasser et à lui apporter la suite. Tiens, elle se décale sur le côté... Et un nouveau frisson me prend. Son genoux vient de toucher le mien. Niko, ça fait pas crédible bordel... Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? Elle m'a pris surprise. Et elle attend quelque chose. Quelque chose de ma part. Se demanderait-elle si j'aurai le cran de faire quelque chose ? Hmm... Je me reprends, me redresse, m'essuie la bouche et décale mon assiette en posant mes couverts à côté d'elle. Respire Niko, si tu veux je peux compter jusqu'à trois pour toi. Non merci, ça ira. Je me décale également un peu sur le côté, et j'ose. Je rapproche mon visage du sien, assez rapidement pour qu'elle n'ait pas le temps de réagir, et assez lentement pour qu'elle ne soit pas surprise. Puis, je me stop, la tête légèrement inclinée sur le côté et les yeux mi-clos. Il ne reste qu'à peine un centimètre entre nous deux. À peine un centimètre entre nos lèvre. Je peux sentir son souffle effleurer mon visage. Et là, je patiente 2 secondes avant de chuchoter quelque chose.

« Veux-tu vraiment tenter ta chance ? »


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