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» Et sinon, qu'elle est ta profession ?


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Coordinateur Unys

C-GEAR
Inscrit le : 06/11/2016
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Jeu 23 Mar - 11:59



J’avais attendu le retour de Happy avec impatience. La nuit avait été longue, surtout qu’elle n’était rentrée que dans la matinée. Haï, Lép et Ren ne s’étaient pas inquiétés. J’avais peut être stressé un peu Lép avec mes aller-retours et Haï l’avait réconforté, il m’avait apaisé aussi au passage, un peu. J’avais fini par me coucher près de Haï, les yeux rivés sur la porte d’entrée.
Je fus tellement soulagé d’entendre la clé tourner dans serrure, que je me levais d’un coup, réveillant Haï qui grogna, pas méchamment.

- Coucou les garçons, nous salua doucement Happy.

Nous étions tous réveillés et je me précipitais auprès d’elle. Ma maitresse m’entoura de ses bras. Aq me donna un coup de queue en passant à côté de moi. Il se foutait de moi alors qu’il semblait claqué. Happy me repoussa gentiment pour aller saluer mes amis. Aq se roulait en boule pour dormir. Je m’approchais tout de même de lui.

- Plus tard Xy, grommela-t-il.

J’étais pressé de savoir qui Happy avait rencontré, des hommes ? Des femmes ? Comment ils avaient été ? Je savais très bien que pendant qu’il me racontera la soirée, il m’arrivera de grogner. Surtout si des hommes avaient été trop entreprenants. Je regardais ma maitresse se diriger vers sa chambre pour dormir. Je m’apprêtais à la suivre quand Haï me stoppa.

- Elle est rentrée, laisse-la se reposer à présent.

Un peu penaud, je rejoignis Haï qui s’afférait à prépare la table pour le futur petit-déjeuner de Happy.

Elle se réveilla en milieu d’après-midi, Aq m’avait raconté toute la soirée en détail. Heureusement que je n’y étais pas. Happy s’installa dans le canapé et d’un même mouvement nous nous installâmes tous les cinq autour d’elle. Aq sur le canapé, Lép sur la tranche du dossier, Ren à ses pieds avec moi et Haï près d’elle à côté du canapé, un postérieur au repos. Happy sourit en regardant son smartphone, de la joie se fit ressentir.

- « Bien le bonjour demoiselle, il me semble avoir accidentellement perdu une de mes bagues hier soir. Ton aquali te l'aurait-il rapporté ? » lut-elle.

« Nikolaï » grondais-je sourdement. Je sentis le regard de Haï sur moi. « Je sais, je suis possessif, trop, excuse-moi, » pensais-je. Je savais qu’il comprendrait que je pensais. Happy pianota sur l’écran.

Happy a écrit:
Bien le bonjour Monsieur Raxx. Je suis en week-end à Sinnoh, la semaine prochaine. Serait-il envisageable de te rendre ta bague à ce moment ? Samedi soir, où tu voudras.
Happy

- Qu’en pensez-vous ? nous demanda-t-elle.

Haï souffla par ses naseaux dans le cou de sa mère, Aq et Ren glapirent un assentiment et Lép agita la queue. Moi, ça ne me disait rien du tout. Le type cachait un truc qui ne me plaisait pas et même si Happy s’en doutait et qu’elle serait prudente, ça ne me plaisait pas quand même.
Elle appuya sur « envoyer ».

- Bon petit-déjeuner et après je commence à préparer les affaires.

La semaine passa rapidement et nous voilà dans le jet en direction du chalet de Frimapic à Sinnoh.


HRP:
 
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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Jeu 23 Mar - 13:11

Ma profession ? Et merde...
Wouaaaaaah bordel de merde. Je tourne ma tête vers le réveil qui affiche... et merde. 16H46. Je me suis couché si tard que ça ?

Je me lève, juste un boxer pour me couvrir, et je vais dans mon salon. Aaaaaah... Tequila, rhum, et quelques sous-vêtements de danseuses. Je me rappelle maintenant. Qu'elles étaient bien gaulées ces danseuses quand même. Avoir 3 filles pour s'occuper de vous, je vous assure que c'est génial.
J'ouvre la grande fenêtre qui donne sur le centre-ville et je fume une clope accoudé à la rambarde. Qu'est-ce que je dois faire aujourd'hui déjà ? Rendre visite à un épicier et éliminer des témoins. Je regarde le fusil sniper que j'ai sous mon canapé. Huhu, mon vieil ami. Longtemps que je t'ai pas ressorti.

Je m'affale sur mon canapé après avoir rapidement rangé tout ça, m'être habillé, et m'être préparé de quoi manger. J'allume la télé pour me mater une émission à la con, puis je me saisi de mon téléphone. Un nouveau message. Tiens, que c'est étonnant (je fais du sarcasme hein) :

« Bien le bonjour Monsieur Raxx. Je suis en week-end à Sinnoh, la semaine prochaine. Serait-il envisageable de te rendre ta bague à ce moment ? Samedi soir, où tu voudras. 
Happy
»

Ohohoh, mais qu'allons-nous lui répondre...

« Me laisserais-tu te guider à travers la plus grande ville de ma très chère région ? »

Je le relis, puis j'envoie. Lequel de ses pokémons vais-je rencontrer cette fois-ci ? Tout ceci promet d'être intéressant. Mais pour l'instant, j'avais quelque chose d'autre à faire. C'est comme ça que je me retrouve dehors, avec un étui à guitare, prêt à commettre un énième crime. C'que j'aime ça putain.

[1 semaine plus tard]

Aujourd'hui, qu'ais-je à faire ? Aller chercher, dans la soirée, une ravissante jeune femme et lui faire passer un agréable moment en ma compagnie. Du moins, je l'espère.
Hop, me voilà dans le bus, direction gare routière. J'en ai pas l'air, mais je trépigne d'impatience de la revoir, et je suis... heureux. J'imagine que c'est comme ça qu'appellent les humains normaux cette émotion.
Du Korn dans les oreilles, je regarde la ville défiler.
Après une demi-heure, j'y suis enfin. Je descends, et je coupe la musique en même temps. Comme je vois que son transport n'est pas encore arrivé, je me mets à l'écart et me permet d'allumer une cigarette que j'éteindrai quand elle sera là. Au fur et à mesure que des cars s'arrêtent, je cherche cette belle argentée des yeux, adossé à un poteau, les mains dans les poches de mon jean noir. Il fait un temps agréable (agréable pour moi est très différent pour les autres), donc je me suis permis de juste mettre une chemise qui laisse apparaître une petite partie de mon tatouage à l'épaule. Cette fois, je porte une bague noire à l'annulaire droit, une à l'index gauche, et une chevalière à l'auriculaire gauche avec un motif représentant un pentacle. On est metalleux ou on l'est pas hein.
Oh mais que vois-je, une belle chevelure blanche aux reflets argents. J'écrase le bout incandescent de ma clope entre mes doigts, comme à mon habitude, et je m'approche.
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Coordinateur Unys

C-GEAR
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Région : Unys
Jeu 23 Mar - 22:47



Après qu’elle eut envoyé son SMS, mon argentée avait reçu une réponse de Nikolaï.

Nikolaï a écrit:
Me laisserais-tu te guider à travers la plus grande ville de ma très chère région ?

Happy a écrit:
Avec plaisir !
À samedi.

C’était ce qu’elle avait répondu.

En arrivant au chalet, Happy prit une grande inspiration d’air de la montagne. Elle avait travaillé pour les pharmacies le vendredi soir et s’était endormie tard sur le canapé. Ren et moi l’avions hissé sur Haï, pour ensuite tous les trois la déplacer dans son lit. Lép et Aq n’appréciant pas beaucoup l’avion, s’étaient endormis l’un contre l’autre rapidement. Haï n’aimait pas du tout l’avion, mais comme il ne dormait jamais avant que Happy ne dorme, c’était pour ça que malgré sa fatigue, il était encore debout.

La journée du samedi en partit passée, Happy s’était douchée puis préparée car elle retrouvait Nikolaï dans peu de temps. Quand elle sortit de la salle de bain, je l’admirai. Son chignon argenté toujours impeccable, ses yeux parfaitement maquillés pour les mettre en valeur, son rouge à lèvre comme touche finale. Son slim foncé mettait sa silhouette harmonieuse en valeur. Avec sa taille élancée, les bottes à talons montantes lui allaient parfaitement et son pull blanc juste cousu entre les omoplates, le reste étant ouvert en triangle, dévoilait son dos. « Heureusement, qu’elle a un débardeur en dessous. » Autrement, je n’aurais jamais voulu qu’elle sorte. Elle se dirigea vers la porte d’entrée.

- Soyez sage mes garçons…

Je lui bloquais le passage, rejoint par Ren et Aq. Elle devait bien se douter qu’elle ne sortirait pas seule. Haï la rejoignit, un regard mécontent sur nous.

- Ce n’est rien Haï. Mais je ne vais pas pouvoir vous emmener tous les trois, déclara-t-elle, à vous de vous décider.

D’un seul regard Ren, Aq et moi étions d’accord. Aq avait déjà rencontré l’homme et il fallait un autre avis et Ren comptait sur mon jugement. Il ne manquait plus que l’assentiment du daim.

- Très bien, concéda-t-il, mais ne te mêle pas de son histoire sauf si elle est en danger.
- T’en fais pas Haï, le rassurais-je.

Haï, Ren et Aq nous regardèrent partir.

Heureusement que le bus contenait des places debout, car Happy refusait de me rentrer dans ma pokéball. C’était amusant de voir les gens se méfier de moi. Ceux qui avaient des pokémons de petite taille, les serraient dans bras, par peur que je les attaque. Nos regards amusés, à Happy et moi, se croisèrent. C’était drôle de voir le visage inquiet des passagers, à croire qu’à Sinnoh les pokémons de grande taille n’étaient pas éduqués.

Le bus finit par arriver à destination. Je descendis en premier et scrutais les environs. Beaucoup d’humains allaient et venaient. Happy, derrière moi, posa une main à l’arrière de ma crinière pour m’entrainer un peu plus loin des portes, par lesquelles les gens s’engouffraient.
Je sentis un changement d’humeur chez mon argentée. Je suivis son regard illuminé, pour découvrir un homme qui venait d’éteindre sa cigarette entre ses doigts. Son style vestimentaire laissait sérieusement à désirer face à l’élégance de ma maîtresse. « Qu’est-ce qu’elle lui trouve ? » me demandais-je. Je ne voyais pas vraiment ce qui pouvait intéresser ma Happy chez lui. Immédiatement, mon opinion n’était franchement pas en sa faveur, trop de différences entre eux. « Je dois attendre de voir, un peu. »
L’homme brun qui devait évidemment être Nikolaï, se dirigea vers nous. Et mon argentée m’entraina pour le rejoindre.

- Tu vas finir par avoir de la corne uniquement sur deux doigts à force d’éteindre ta cigarette de cette manière, commença-t-elle en guise de salut en arrivant à sa hauteur. Ce qui est peut-être déjà fait. Comment vas-tu ?

D’entrer, elle le taquinait. Le courant était visiblement bien passé pendant la soirée au ranch. Mon argentée le prit amicalement dans ses bras pour une accolade. Contrairement aux Kalossiens qui faisaient la bise, à Unys c’était rien ou une accolade amicale pour ceux qui se connaissait un peu. La voir ainsi, m’irrita légèrement et un grondement sourd m’échappa. Je le regrettai aussitôt quand elle me jeta un regard contrarié. Mais Nikolaï avait une odeur qui me dérangeait, pas celle la cigarette. Autre chose, que Happy ne pouvait pas sentir.

- Je te présente Xy. Ne te formalises pas de son attitude, juste ne cherches pas à le toucher s’il te plait. Il a besoin de se faire sa propre opinion. Par où as-tu prévu de commencer ? le questionna-t-elle en retrouvant une partie de sa bonne humeur.

Je me grandissais, assuré et un poil arrogant peut être. Mais, je m’en fichais, je jaugeais clairement cet homme, parce qu’il s’agissait de ma Happy.
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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Ven 24 Mar - 20:46

Es-tu vraiment sûre de vouloir savoir ?
Mais de qui donc est-elle accompagnée... Un luxray il me semble. C'est aussi grand que ça ? J'en avais jamais vu de si près à vrai dire. C'est beau comme créature. Et celui-là a l'air d'avoir un sacré caractère... Ravi de le rencontrer huhu.

« Tu vas finir par avoir de la corne uniquement sur deux doigts à force d’éteindre ta cigarette de cette manière. Ce qui est peut-être déjà fait. Comment vas-tu ? »

Je regarde mon pouce et mon index, puis je les tourne vers elle en lui souriant. Il y en a un peu, mais j'en ai un peu sur tous les doigts, donc ça ne se voit pas. Je remarque que... 2 secondes, que je me repasse les noms que m'a cités Happy samedi dernier dans ma tête... Luxray, évolution de Luxio, lui même évolution de Lixy, donc... Si je ne me trompe point... Xy me juge. Il n'a pas l'air de vraiment m'apprécier. Mais il ne m'appréciait déjà pas avant de m'avoir rencontrer, tout objectif qu'il puisse vouloir être.

« Merveilleusement bien maintenant que tu es arrivée. »

Elle me prend dans ses bras pour un câlin amical. Une accolade je crois... Pas vraiment habitué avec les coutumes Unyssiennes. Mais ça fait du bien d'être enfin en contact direct avec elle. J'ai attendu ça toute la semaine à vrai dire. Mais Niko, reprends-toi, ne le laisse pas paraître. Faut pas que ton mur lâche comme la dernière fois.
En pointant le luxray du doigt, elle me dit :

« Je te présente Xy. Ne te formalises pas de son attitude, juste ne cherches pas à le toucher s’il te plait. Il a besoin de se faire sa propre opinion. Par où as-tu prévu de commencer ? »

Bam, dans le mille pour le surnom. Oh mais je n'y comptais pas vraiment. Je le vois se redresser et bomber le torse, pour se rendre impressionnant. C'est mignon. D'ailleurs, cette remarque m'échappe. Je lui souris franchement en tournant la tête sur le côté, juste par provocation. Il a un ego aussi gros que le mien, autant en profiter :

« Il est mignon. Enchanté Xy. J'avouerai ne jamais avoir vu de Luxray autrement qu'en photo ou en vidéo. Sinon, je pensais faire une petite marche jusqu'à un endroit où nous pourrons manger quelque chose et où ta petite bête sera acceptée, puis continuer par un bar jazz, et enfin on avisera. »

Oui oui, ''petite bête'' était fait exprès. J'aimerai observer sa réaction. 1m40 c'est pas vraiment petit. Oh, quoi que, tout est relatif... Bref ! Je tends une main détendue à Happy, paume vers le haut, avec un sourire en coin et un ton presque taquin :

« Si madame veut bien se donner la peine de me suivre... »
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Coordinateur Unys

C-GEAR
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Sam 25 Mar - 16:42



Nikolaï montra ses doigts à Happy – après y avoir jeté un coup d’œil – qui au final avaient tous un peu de corne. Il répondit qu’il allait bien mieux depuis que mon argentée était arrivée. En tout cas, il apprécia le câlin amical bien plus que je ne l’aurais pensé. Ce qui me surprit. À croire qu’il était vraiment impatient de la revoir. Un instant, je crus le sentir s’apaiser dans les bras de ma maitresse. Il me sembla qu’elle l’avait aussi ressenti, mais je n’en étais pas sûr. Ce dont j’étais certain c’est que Nikolaï se reprit quand elle le relâcha.

Après m’avoir présenté, le brun me salua, la tête penchée sur le côté de manière provoquante. « Alors comme ça je suis mignon… Toi t’es pas très mature visiblement. Et puis sérieusement ! Mon espèce est originaire de Sinnoh. Un Sinnohien qui n’a jamais vu de luxray en vrai, ce n’est pas très flatteur pour toi. » Je perçus la légère tension qui gagna ma Happy face au comportement qu’adoptait Nikolaï. Elle appréhendait ma réaction. Un très bref coup d’œil suffit à la rassurer. J’étais suffisamment intelligent pour ne pas répondre aux provocations. Avant d’évoluer, je l’aurais certainement fait. Je sentis mon argentée se détendre. « Ouf ! C’était hors de question pour moi de la décevoir. » Et puis elle m’avait appris à me tenir. Je m’assis, les oreilles rabattues sur mon crâne et le regard indifférent. Il expliqua le programme auquel il avait pensé. Pas désagréable au passage.

- Tu n’avais jamais réellement vu de luxray ? Happy, contrairement à moi qui le trouvait pitoyable, était très surprise par cet aveu.

Puis à l’annonce du programme, elle avait doucement rit aux mots « petite bête ».

- Le programme me semble très sympa.

Nikolaï tendit une main, paume en vers le haut, à mon argentée, l’invitant à le suivre. Je réagis avant elle et me positionnai à son côté de manière à me glisser discrètement entre eux. « La petite bête à encore son droit de veto. » Je captais, sans avoir besoin de regarder Happy, son sentiment amusé. Elle savait ce que j’avais en tête, elle me connaissait pas cœur, et inversement. Au final, elle plaça sa main sur l’avant-bras de Nikolaï, me laissant imposer une certaine barrière entre eux. Le brun dû se contenter de ça, il n’avait pas vraiment d’autres choix s’il voulait garder un contact avec mon argentée. S’il lui prenait la main, malheureusement « ou, bien heureusement », ma taille les empêchaient d’avoir une position de bras confortable. Il ne pouvait pas non plus me pousser pour passer son bras sur les épaules de ma dresseuse, au risque de me toucher et de recevoir une décharge.

Il nous entraina hors de la gare routière et nous fit traverser la rue. On pouvait apercevoir un parc non loin. Nikolaï en prit la direction et nous passâmes l’entrée. Je réduisis mon allure et me plaçai de l’autre côté de ma dresseuse. Mon manège avait assez duré. Happy avait toujours su que de moi-même je changerais de place. C’était pour cette raison qu’elle ne m’avait rien dit. Mais l’homme lui ne le savait pas et n’aurait jamais pu le deviner. Il devait simplement être contrarié qu’elle ne m’ait fait aucun reproche sur le moment. Et c’était mon objectif qu'il soit un peu frustré. Happy se rapprocha de son partenaire de soirée, mais ne déplaça pas sa main.

- Avant de s’installer dans un restau, j’aimerais trouver une boutique de poffin pour en ramener aux autres. Connais-tu une bonne adresse ?

Je n’attendis pas la réponse de l’homme, car je sentis une poignée de châtaigne, sur une de mes pattes antérieures. Au moment de baisser mes yeux pour découvrir une jeune lixy venue me saluer, une voix d’enfant appela.

- Lixy ! T’es où Lixy !

Le petit garçon aperçut son pokémon et se précipita vers nous.

- Lixy ! Mais qu’est-ce que tu fais ? paniquait-il impressionné par ma présence. Laisse-le.

Il s’apprêtait à prendre la petite femelle dans ses bras, quand Happy se détacha de Nikolaï pour attraper avec délicatesse un des bras du garçonnet. Celui-ci dévisagea tour à tour les deux adultes que j’accompagnais. Il devait certainement se demander ce que ces deux personnes faisaient ensemble.

- Ne la touche pas. Elle est seulement en train de le saluer elle ne craint rien, mais tu risques de recevoir une décharge électrique. Vois-tu ces pokémons se saluent par de petites impulsions électriques et en les dérangeant, tu peux toi-même te faire électrocuter, lui expliqua-t-elle.

Je rendis ses décharges à la lixy, appuyant au passage les paroles de mon argentée. La petite, toute heureuse d’avoir salué un stade final d’évolution, retourna d’elle-même voir son dresseur.

- Tu vois, sourit Happy au petit garçon.
- Oh ! souffla-t-il. Merci Madame ! Et pardon de vous avoir embêtés.

Puis les deux petits repartirent aussi vite qu’ils étaient arrivés. Happy et moi échangeâmes un regard complice, avant qu’elle ne reporte son attention sur Nikolaï.

- Je ne voulais pas qu’il y a d’incident, s’expliqua-t-elle.
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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Sam 25 Mar - 22:07

Ça va te faire souffrir
« Tu n’avais jamais réellement vu de luxray ? »

« Pas d'aussi près oui, je me tiens à distance des pokémons électriques ou feu en général. »

Xy me jauge d'autant plus suite à cette affirmation. Et il réagit exactement comme je m'y attendais. Peut-être qu'en fin de soirée j'aurai cerné sa personnalité.
Alors que Happy, pas encore tout à fait à côté de moi, commence à tendre son bras pour attraper ma main, le lion de foudre se glisse discrètement dans l'espace qui se trouve entre elle et moi, histoire qu'on ne soit pas trop proche l'un de l'autre. Je baisse la tête vers lui avant de la relever vers le ciel en riant doucement. Happy semble également amusée. Du coup, taille de son luxray oblige, elle me prend l'avant-bras.
Nous nous mettons donc en marche, Xy toujours au milieu. Nous traversons un passage à niveau pour se retrouver sur une rue parallèle à la gare routière. Pendant un moment, j'hésite quant à notre itinéraire. Passer par le parc, ou par la rue... La rue est assez bondée et notre cher luxray pourrait faire paniquer cette plèbe pullulante de bonne gens, donc le parc semble s'imposer comme le meilleur choix possible. Je garde mon poing fermé, parce que j'ai beau faire deux mètres, mes doigts sont à quelques centimètres de sa crinière et l'électricité qu'il dégage picote les doigts.
Après que nous ayons passé l'entrée du parc, Xy m'accorde le luxe de me rapprocher de sa maîtresse en se plaçant à sa droite. Indépendamment de ma volonté, un grand sourire se forme sur mon visage. Et fondamentalement, il ne me dérangeait pas. Je l'aime bien à vrai dire. De toute façon, je m'attendais au fait qu'il aurait fini par se retirer avant que Happy n'ait à le lui demander. Ce qu'il ne souhaite absolument pas, c'est qu'elle lui fasse une remarque. Il est beaucoup trop attaché à elle pour faire quoi que ce soit qui soit lourd au point qu'elle lui en veuille. Je me demande si je suis le seul au monde à pouvoir analyser comme cela un homme ou un pokémon..
La douce voix de la belle argentée qui m'accompagne et qui, par ailleurs, c'était rapprochée de moi, me tire de mon moment d'égarement.

« Avant de s’installer dans un restau, j’aimerais trouver une boutique de poffin pour en ramener aux autres. Connais-tu une bonne adresse ? »

Ah, si j'avais su j'en aurais préparé... Un magasin de poffins... Effet papillon, l'arrêt de Xy entraîne l'arrêt de Happy, ce qui entraîne mon arrêt. Je vois une jeune lixy, impressionnée et des étoiles pleines des yeux, la tête levée vers Xy avec sa petite pattoune posée sur la patte avant du luxray. Et soudain, un enfant.

« Lixy ! T'es où Lixy ! »

Après l'avoir vue près de Xy et qu'un éclat d'effroi soit passé dans ses yeux, il se précipite vers nous, les bras tendus vers son cher pokémon.

« Lixy ! Mais qu'est-ce que tu fais ? Laisse-le. »

Attends... Les lixy/luxio/luxray se saluent par décharges électriques non ? Le voyant prêt à la saisir, je tends mon bras libre dans sa direction.

« Heu, gamin ! »

Mais Happy a été plus rapide que moi. Elle a saisi son bras, juste à temps avant qu'il ne touche sa lyxi. Il alterne la position de son regard entre le visage de Happy et le mien, un air interrogé sur sa bouille. Je laisse à Happy la partie explicative.

« Ne la touche pas. Elle est seulement en train de le saluer elle ne craint rien, mais tu risques de recevoir une décharge électrique. Vois-tu ces pokémons se saluent par de petites impulsions électriques et en les dérangeant, tu peux toi-même te faire électrocuter. »

Électrisé serait plus exacte comme mot, mais ne nous arrêtons pas sur ces détails sans importance. Après que Xy ai approuvé les mots de sa dresseuse et qu'il ait rendu ses décharges à la proto-lui, l'emprise de Happy sur le bras du gosse devint nulle, ce qui lui permit de prendre sa lixy dans ses bras.

« Tu vois »
« Oh ! Merci madame ! Et pardon de vous avoir embêté. »

Au plaisir, petit. Je lève juste la main pour les saluer, pendant qu'ils s'esquivent à une allure plus que grande. Un échange de regard de pokémon à dresseur et de dresseur à pokémon plus tard, Happy se tourne vers moi et éprouve apparemment le besoin de me donner des explications.

« Je ne voulais pas qu'il y ait d'incident. »

« Et tu n'as pas besoin de t'en justifier, ne t'inquiète pas. »

Je lui fais un sourire franc suite à ma réponse. Mais Niko, que ce passe-t-il, ton quota de sourire est largement dépassé pour aujourd'hui. La faute au bonheur, j'imagine. Mais sinon... Poffin. Je connais des adresses à Unionpolis, à Cherbourg, mais je n'arrive plus à me souvenir pour Féli-Cité... Ah si ! Sur la Grande Avenue ! Il y a un vieux qui a une petite boutique qui en vend de très bons. Et pas excessivement chers, en plus.

« Pour les poffins, on peut aller sur la Grande Avenue. Par contre, ton félin pourrait produire des réactions disproportionnées. Mais avouons que c'est le plus marrant. »

Cette fois, c'est la main qu'elle me saisit. Un frisson me parcours. Et j'ai l'impression que Xy l'a senti, ce frisson. C'est chiant, ça casse mon apparente invulnérabilité ! Nous traversons donc ce qu'il nous reste à traverser du parc, avant de nous engager sur la droite et de traverser un passage piéton. Nous apprécions, du moins moi, le silence de la soirée et la lumière tamisée diffusée par les lampadaires. Il y a peu de gens dans les rues ce soir. Les étoiles se permettent d'apparaître progressivement et la Lune arrive pour chasser les dernières lueurs qui ambrent ce ciel d'un bleu profond parsemé de légers points blancs. Arrivé sur la Grande Avenue, l'ambiance n'est plus du tout la même. Du monde, du bruit et des lumières de partout. Par-ci, des bars animés, par là, des restaurants bondés et encore plus loin, les rares boutiques fermées regrettent de n'être restées ouvertes plus longtemps pour rentabiliser la soirée. Je montre à la douce naturellement parée d'argent la direction à prendre. Comme prévu, les gens s'écartent dès qu'ils voient le paisible géant d'1m40. Et d'autres ne se décalent même pas un peu. Ne serait-ce qu'à mes côtés qu'il dégage une aura électrique ?Enfin arrivés à la boutique j'ouvre la porte à Happy et à Xy pour les laisser entrer avant moi. L'intérieur est petit, un peu rustique et décoré à la celte. Une douce odeur se dégage de l'arrière-boutique et quelques personnes se baladent de présentoir en présentoir, ne sachant pas se décider parmi le grand choix qui se trouvent exposés dessus. Et juste devant nous se trouve un grand buffet en bois, avec des poffins découpés en petits morceaux pour pouvoir les goûter, derrière des étiquettes indiquant le goût de chaque sorte de poffin. Sur ce même buffet se trouvent des grands saladiers en verre avec des pinces et des sachets nous permettant de faire des compositions variées à notre guise.

« Voici, je vous laisse faire votre choix, miss Happy. »

C'est déjà un excellent début de soirée.
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Coordinateur Unys

C-GEAR
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Dim 26 Mar - 23:14



Il se tient à distance des pokémons électriques et feux. Ma maitresse se demanda pourquoi. Avait-il été traumatisé ? Ou était-ce une question d’affinité ? Elle ne creusa pas le sujet. Peut-être le fera-t-elle plus part.
Le grand brun hésite sur le chemin à prendre. Il finit par se décidé pour le parc. En temps normal face à des personnes ayant des appréhensions à propos de mon type, je faisais attention et essayais de les mettre à l’aise. Mais pas avec Nikolaï, à qui je mettais la pression, en dégageant de l’électricité via ma fourrure.
Après m’être déplacé de l’autre côté de mon argentée, je sentis la joie gagner notre guide et du coin de l’œil j’aperçus un grand sourire illuminé son visage. Happy l’avait ressenti aussi.
Il n’eut pas le temps de répondre à la question de la boutique de poffin, car notre arrêt à Happy et moi, le fit s’immobiliser aussi. La suite des évènements fut trop rapide pour Nikolaï, qui après un temps de réflexion eut seulement le temps de sortir deux mots. Deux mots qui n’auraient eu aucun effet sur un enfant en panique. « Il n’a pas l’air d’avoir de très bons réflexes, » pensais-je. Ma Happy avait immédiatement comprit la situation et avait réagi instantanément. C’était une femme d’action avec un grand sens de l’analyse. « C’est pour ça qu’elle est aussi efficace en tant que femme d’affaire et flic. » La douceur et les explications de Happy rassurèrent le gamin et le potentiel accident fut évité. Nikolaï se montra prévenant en assurant à mon argentée, qu’elle n’avait pas besoin de se justifier. Il avait raison mais elle était comme ça. Et puis, si elle n’avait pas aimé les enfants, elle aurait très bien pu laisser le petit se faire électrocuter. Il lui offre de nouveau un sourire sincère aucune elle répond en souriant à son tour. « Il est très sensible à elle, » observais-je. Cette sensibilité me rendait moins méfiant à son égard, – même si une petite voix me chuchotait toujours de faire attention, – elle était différente de celles que d’autres hommes avaient pu ressentir. Celle de Nikolaï semblait sincère.

Le grand brun enchaina avec une adresse de boutique sur ce qu’il appela la « Grande Avenue ». Il prévint que ma présence pourrait engendrer des réactions disproportionnées de la part des passants. « À ses paroles, on pourrait croire que les Sinnohiens, ne sont pas capable de reconnaitre un pokémon éduqué. » Et puis, il trouvait cela amusant.

- Les gens s’écarteront, se contenta de déclarer Happy. Ce n’est pas Xy que la foule va déranger. Il sait se faire respecter, rit-elle, même si généralement ce n’est absolument pas nécessaire.

Ma maitresse lui prit la main avant de repartir et je fus déconcerté par le frisson que ressenti Nikolaï. Mes oreilles se rabattirent en arrière par réflexe. Le geste de Happy ne me surprenais pas parce qu’elle était entreprenante de nature, mais chacune des réactions qu’avait son partenaire, contrastait avec les murs qu’il s’efforçait de garder en place. Et face à ma belle dresseuse il avait du mal. Cela m’amènerait presque à mon montrer sympathique avec lui.

Ils se remirent en marche et je les suivis, toujours aux côtés de ma Happy. Nous laissâmes le parc derrière nous pour retrouver le béton des rues. La nuit était presque tombée et quelques étoiles apparaissaient dans le ciel. La lumière des lampadaires apportait une atmosphère bienveillante. Je voyais mon argentée détendue, elle profitait de l’instant présent. J’aimais tellement la voir ainsi. Elle semblait avoir oublié ses préoccupations. Tous les deux appréciaient ce moment de silence partager.

Puis l’affluence des passants augmenta et je compris que nous devrions bientôt arriver à notre destination. Les gens s’écartaient en me voyant arriver, laissant de la place pour les deux humains que j’accompagnais. Certains, par manque d’anticipation, venaient à me frôler. Je ressentis une interrogation chez Nikolaï, face au manque de réaction des passants qui m’effleuraient. Peut-être avait-il compris que j’avais volontairement dégagé de l’électricité uniquement pour lui, je ne saurais pas le dire.

Arrivés devant la boutique de poffins, Nikolaï ouvrit la porte à ma Happy par galanterie et à moi par la même occasion. Ce n’était pas très grand, mais je sentis que la décoration légèrement rustique, plaisait à mon argentée.
Le Sinnohien invita ma maitresse à faire ses achats.

- J’en ai pas pour très longtemps, dit-elle juste avant de s’éloigner.

Je ne sus pas si elle s’adressait à l’un de nous ou à tous les deux. Je me contentai simplement de m’asseoir à un endroit où je ne gênerais pas les autres clients et d’observer ma dresseuse lire les étiquettes. Pas pour le prix mais pour les parfums. Je jetai un furtif coup d’œil au métalleux. Allait-il attendre ou la suivre ? Dans les deux cas, j’avais décidé que je resterai à ma place. Happy fit un tour rapide de la boutique, avant de prendre un sachet et une pince sur le présentoir au milieu de la pièce, pour commencer à remplir ce premier. Après avoir mit deux poffins chacun dans le sac en papier, elle se dirigea vers la caisse, où elle régla. Avant de ressortir, Happy attrapa un bout de biscuit proposé à la dégustation pour me l’apporter. Ma maitresse me l’offrit, je l’attrapai délicatement entre mes dents et le mangeais. Je la remerciai d’un regard rempli d’amour. Elle me rendit mon regard, qui m’électrisa comme à son habitude. Pas besoin de mots entre nous.

- Merci, le remercia Happy, nous pouvons passez à la suite du programme.

Elle lui offrit un magnifique sourire avant de lui reprendre la main et de l’entrainer dehors, moi à leur suite. Une fois à l’extérieur de la boutique, elle attendit que Nikolaï prenne les choses en main.
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Lun 27 Mar - 19:08

Tu vas penser des choses fausses
Le temps que Happy fasse ses achats, je me place dans un coin, à côté de Xy. Je sens moins de picotement que dans le parc, mais ça reste néanmoins désagréable, donc je me décale un peu et croise les bras, en suivant Happy du regard. Mais je sens un petit mouvement du côté des caisses. Le caissier, après avoir relevé la tête de son magazine, m’aperçoit. Il me fixe, légèrement apeuré. C'est son regard qui le trahit, car il n'a pas bougé de sa position. Il ne me semble pas déjà être venu le visiter, je suis plus connu que je le pensais apparemment... Pas bon ça. Je le regarde à mon tour, et lui fais comprendre d'un clin d'oeil que je ne suis pas là pour les affaires. Il se détend tout de suite et retourne à son magazine. J'espère que ni l'argentée ni le lion n'ont vu ça, ça m'arrangerait pas du tout.
Son sachet enfin plein, Happy s'approche de la caisse pour payer. Heureusement que ce vieux n'est pas con, certains commerçants lui auraient fait une remise juste parce que je suis là. En cramant un peu plus ma couverture au passage. Je viendrai lui rendre une visite amicale à lui...

« Merci, nous pouvons passez à la suite du programme. »

Re-frisson quand elle me prend la main. Va falloir que je m'y habitue, ça va pas aller de frissonner comme ça à chaque fois. Nous sortons de la boutique, Xy nous suivant, et nous nous engageons dans la Grande Avenue.

« Pour la suite, je ne te donne pas de nom. Ça gâcherai la surprise. »

Nous suivons le trottoir sur quelques centaines de mètres, la foule toujours aussi affluente, puis nous tournons sur la gauche pour nous retrouver dans une rue avec une énorme file sur le côté opposé au nôtre. Cette file, c'est celle du restaurant le plus côté et le plus luxueux de Féli-Cité. Accessoirement, le patron est par moment mon employeur. Des concurrents un peu trop concurrents, quelques trafiques d'organe, le truc classique. La grande arche avant l'entrée principale a une grande façade en pierre, avec quelques fioritures, et un grand portail de fer noir. Elle est coupé en son milieu par un bandeau de sécurité, délimitant l'accès plèbe et l'accès VIP. C'est vers ce dernier que je nous dirige. Arrivé devant le serveur qui garde ce passage coupe-enorme-file-qui-fait-l'angle-de-la-rue, je lui chuchote quelques mots à l'oreille. Il se décale tout de suite, en m'adressant un « Bonne soirée monsieur Raxx ! » et en nous invitant à nous diriger sous l'arche jusqu'à l'entrée. Là, un autre serveur nous ouvre la porte et, me reconnaissant, me lance un « C'est un plaisir de vous voir ce soir, Nikolaï. » puis nous demande de le suivre jusqu'à notre table. Ce mec m'appelle par mon prénom parce que je l'y ai autorisé. C'est le seul qui en a l'autorisation il me semble. Les employés commencent à me reconnaître, c'est plutôt pas mal. Au bout de 3 ans, alors que je viens ici au moins une fois par mois pour les affaires.. Mais ronchonne pas pour ça Niko, profite plutôt de ta soirée. À l'intérieur, un tapis rouge et épais est déroulé sur l'allée principale. Les tables se trouvent sur des îlots de quatre hexagones avec des bases en pierre poreuses grossièrement taillés pour donner un style particulier et avec des rambardes en grès noir poli, chaque petites plate-formes plus ou moins surélevés, avec un pilier couleur or au centre de chacun des îlots, qui s'élève jusqu'au plafond au milieu duquel se trouve une verrière en demi-cylindre. Il y a des mezzanines des deux côtés, auxquelles on accède par deux grands ascenseurs en verre. 3 étages en tout. Plus on monte, plus les tables coûtent cher. Les plafonds sont en velours rouge, et les tables sont juste à côté des rambardes en marbre blanc. Tout au fond de l'allée principale, sur une grande plate-forme un peu plus surélevée que les autres, se trouve un orchestre de blues, qui suffit à rajouter de l'ambiance au brouhaha envahissant le luxueux restaurant. Deux énormes chandeliers servent d'éclairage à toute la salle, et dans les mezzanines des loupiotes noires sont accrochés au mur, contenant de vraies bougies.
Xy n'aurait pas été accepté si je ne les accompagnais pas. Beaucoup trop gros. Mais le patron m'apprécie particulièrement. Parce que je suis sympa et parce que je lui rends bien service huhu.
Le serveur nous amène jusqu'à l'ascenseur de gauche, et appuie sur l'étage 3. Je regarde en direction de Happy et du luxray pour essayer de capter leurs impressions

« Alors ? »

Cette question est lancée aux deux, avec un petit sourire satisfait. Très satisfait même.
Enfin arrivé au 3eme palier, un autre serveur nous ouvre les portes pendant que Nicolas (vous comprenez pourquoi je l'autorise à m’appeler par mon prénom) redescend avec l'ascenseur. Ce nouveau serveur nous amène jusqu'à une petite extension circulaire de la mezzanine, au dessus du vide, dans un coin arrondi de la salle. Elle nous permet d'avoir tout le loisir d'observer les tables en bas, mais elle permet aussi d'être plus isolés, plus tranquilles. Trois bougies sont posées sur le côté de la table. Table qui est parée d'une nappe noire. Une fois arrivés, le serveur s'incline très légèrement avant de repartir chercher les cartes. Je tire la chaise pour permettre à Happy de s’asseoir avant de la repousser et d'aller m'installer face à elle. Là je croise doucement mes bras sur la table et la regarde dans les yeux, comme lors du speed-dating, attendant qu'elle dise quelque chose... ou non. Ça me va très bien aussi.
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Mer 29 Mar - 0:46



Je remarquais le manège entre Nikolaï et le caissier. La presque sympathie que j’avais pu avoir plus tôt, s’évanouit instantanément. J’étais de nouveau sur mes gardes face à lui. La réponse à la question de sa profession, qu’il avait formulée pendant le speed dating me revint en tête, « Quant à mon activité professionnelle, si je te le disais je serai soit obligé de m'enfuir dans les cinq secondes suivantes, soit obligé de t'éliminer. » Ces derniers mots m’avait particulièrement fait grogner quand Aq me l’avait raconté. Je me forçais à rester droit et neutre, malgré ma folle envie de le lorgner méchamment. Inconsciemment ma fourrure s’électrisa un peu plus.

Là encore, Nikolaï fit preuve d’une contradiction extrêmement humaine. S’il réagissait à tel point alors qu’elle lui prenait seulement la main je n’imaginais pas… Non je n'imaginais définitivement pas.
Nikolaï ne souhaite pas dévoiler le nom du restaurant, préférant que cela reste une surprise.

- Tu piques ma curiosité, lui sourit Happy.

Je sentais qu’elle se demandait où il pouvait bien nous emmener. Elle y réfléchit quelques secondes avant de décider qu’elle verrait bien une fois arrivés. Nous avancions sur les rues, baignées de la lumière des lampadaires, de Féli-Cité. Au monde qu’il y avait, nous devions certainement être au centre de la ville. Au détour d’une rue, nous découvrîmes une longue file d’attente sur le trottoir opposé au nôtre. J’avais déjà accompagné Happy dans de nombreux restaurants, ce qui me permettait de dire que celui-ci était très certainement très bien classé. À côté de moi, je pouvais ressentir que Happy était du même avis. Nikolaï mena ma dresseuse pour passer sous le grand portail en fer noir et se diriger vers ce qui semble être l’accès VIP. Bizarrement aucune surprise ne se fit sentir de la part de Happy, quand le grand brun se pencha à l’oreille du gorille qui gardait le passage pour lui murmurer quelques mots. Que j’aurais bien aimé entendre, soi-disant passant. Mais Nikolaï avait vraiment parlé bas et volontairement. Le vigile se décala en souhaitant une bonne soirée au compagnon de ma dresseuse. Nous passâmes vers l’entrée, où un autre employé nous accueillit en nous ouvrant la porte. Il avait reconnu Nikolaï, m’avait regardé choqué avant découvrir mon argentée. Reprenant rapidement ses esprits, il salua de manière vraiment très polie l’homme en chemise courte qui nous accompagnait, avant de nous inviter de le suivre. Je remarquai que les employés reconnaissaient le métalleux à notre passage. Mon regard croisa celui de mon argentée. Elle l’avait aussi remarqué. Je voyais à ses yeux qu’elle réfléchissait. Comment un homme comme Nikolaï, semblait pouvoir venir dans ce style de restaurant ? La raison, n’était pas particulièrement difficile à imaginer, notamment avec les certaines suppositions qu'elle avait du speed dating.

Nous traversâmes l’immense pièce qu’était l’établissement, pour rejoindre deux ascenseurs en verres. Durant la traversée sur le tapis rouge, je vis que Happy observait le raffinement des tables et la décoration de l’endroit. Les îlots hexagonaux en pierres poreuses encadrés par des rambardes en grès noir finement taillées, apportaient une atmosphère grave, contrastée par des piliers centraux couleur or, apportant un côté aristocratique. Ces mêmes piliers s’élevaient jusqu’au plafond, qui n’était qu’autre qu’une verrière. L’hôte d’accueil nous fit entrer dans un des ascenseurs et en pendant notre ascension, nous découvrîmes deux énormes chandeliers servant d’éclairage au restaurant. Nikolaï chercha à capter l’attention de mon argentée. Il était très satisfait de son choix et ça se voyait.

- La renaissance est à l’honneur.

Un commentaire ne donnant aucune indication si elle aimait ou non. Elle souriait, les yeux brillants de malice. Après quelques secondes à le scruter ainsi, elle reprit.

- La décoration est très belle. J’espère que la carte sera toute aussi mise en valeur.

Moi, je restais neutre mais le regard franc, planté dans celui du brun. Ce style de déco n’était pas ma tasse de thé. Je ne voulais simplement pas qu’il le sache.

Nous montâmes jusqu’à l’étage final, le troisième. Un autre employé nous ouvrit la porte et pendant que l’autre redescendit, après que nous soyons sortis. Le nouveau serviteur nous mena jusqu’à une mezzanine circulaire donnant vue en contrebas sur l’ensemble de l’établissement. L’homme s’éclipsa. Nikolaï tira la chaise à ma Happy qui le remercia. Il s’installa ensuite, les bras croisés sur la table. Tous les deux se regardaient. La lumière tamisée des bougies dansait sur leurs visages qui se faisaient face. Le temps, durant lequel le brun et l’argentée ne se quittèrent pas du regard, plongeant dans celui de l’autre, passa. Ce fut le serveur qui interrompit ce moment d’intimité en apportant les menus.

- Désirez-vous un apéritif ? demanda-t-il.

Happy prit son temps pour détacher son regard de celui de Nikolaï et de jeter un rapide coup d’œil à ce que la carte proposait.

- Un cocktail maison, je vous prie.

Elle n’avait même pas regardé le serveur, reportant immédiatement son regard sur son partenaire.

Après avoir pris la commande des apéritifs, le serveur repartit. Happy croisa ses jambes sous la table et imita Nikolaï pour la position de ses bras.

- Pour le moment, je trouve que tu as très bien choisis ce lieu. Tu viens souvent ici ?

Je la reconnaissais bien là. Elle venait de poser une question en apparence anodine, mais qui ne l’était pas tant que cela, si l’on avait fait attention aux détails.
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Mer 29 Mar - 17:29

Que je voulais infiltrer les flics
C'est donc la seconde option qu'elle a choisie. Comme dit précédemment, ça me va très bien. A peine a-t-elle commencé à également me fixer que je me noie déjà dans ses yeux. Ils m'absorbent comme un maelstrom avale une petite embarcation flottant sur la mer bleue dans laquelle se reflètent les nuages. Un maelstrom impitoyable, qui gobe tout à sa portée, pour mener ce tout à sa perte. Si un jour j'écris un livre, je nommerais ce chapitre « De ma descente aux Enfers ». Parce que ces yeux tourbillons m'entraîneront vers le fond. Je l'ai su dès que j'ai posé mon regard sur elle. Cette femme, aux cheveux d'argent, au style vestimentaire dominé par le blanc et au sourire indescriptiblement envoûtant. Coincé, Niko. Ton mur s'effrite. Et je suis certain qu'elle en a conscience, de cette destabilisation.
Un serveur s'approche de nous pour nous demander ce que nous prendrons comme apéritif. Happy, aussi absorber par mes yeux que je le suis par les siens, prend tout son temps pour se détourner de moi et jeter un coup d'oeil à la carte.

« Un cocktail maison, s'il vous plaît. »

Le serveur se tourne vers moi et me demande « Comme d'habitude ? ». Je hoche légèrement la tête en clignant des yeux avant de sortir un « Je vous prie. » et de regarder le serveur se diriger encore une fois vers l'ascenseur. Après avoir commandé, ma belle accompagnatrice reporte directement son attention sur mon humble personne. Et moi, je me liquéfie encore une fois. Bordel de merde, c'est pas possible...

« Pour le moment, je trouve que tu as très bien choisis ce lieu. Tu viens souvent ici ? »

Cette phrase a sûrement un double sens. Avec le mystère que je lui ai laissé sur mon job samedi dernier, elle va sûrement essayer de creuser. Et en plus, elle est flic. Mais je suis bien trop occupé à reboucher les trous de mon mur pour y réfléchir.

« De temps en temps, je remplace le bassiste ou le chanteur de l'orchestre en bas. Et j'y viens également de temps en temps pour manger. Pourquoi un metalleux n'aurait-il pas le droit d'aller dans des restaurants luxueux s'il en a les moyens ? J'ai un minimum de raffinement, je t'assure. »

J'ai sorti cette dernière phrase avec un petit rire. Et en plus, tout ce que j'ai dit est vrai. Je remplace vraiment le chanteur ou le bassiste par moments. D'ailleurs je fais quelques petits boulots à côté de ma principale activité. Histoire d'avoir un alibi et de pouvoir payer mes impôts. Je suis un criminel honnête et j'ai un code d'honneur, hein.
Mais, tiens, je n'avais plus fait attention à Xy depuis ma première noyade. Je jette un coup d'oeil vers lui avant de revenir à sa maîtresse.

« Je suis content si le choix que j'ai fait te plaît. Mais tu dois être habituée aux grands établissements luxueux, me trompe-je ? »
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Ven 31 Mar - 0:07



Les souvenirs de leur première soirée en tête à tête, revinrent en mémoire à Happy. La différence était qu’ils n’avaient pas dix minutes cette fois, mais pour le moment au moins jusqu’à la fermeture du restaurant.
Je savais que Happy ressentait que Nikolaï était totalement déstabilisé, que son mur s’écroulait, sauf que j’avais bien compris que c’était plus que cela.

Après avoir prit la commande de mon argentée, le serveur demanda s’il devait servir la même boisson que d’habitude à Nikolaï. La curiosité s’empara immédiatement de ma dresseuse. Elle était impatiente de le découvrir, mais rien ne paraissait sur son visage hormis la curiosité. Lorsque le serveur quitta notre table, et que Happy reporta son regard sur son compagnon, elle prit un peu plus conscience de l’émoi qu’elle provoquait chez lui. Contrairement à d’autres fois, elle ne s’en amusait pas et semblait le prendre sérieusement. Je ne savais pas trop quoi en penser. Son seul sourire sincère, ne m’aidait pas vraiment.

Le métalleux répondit à ma Happy. C’était une réponse franche, contrairement ce à quoi je m’attendais. Toutefois j’eus l’impression que répondre à la question lui avait été délicat. Ma maitresse ne s’en formalisa pas. Ils avaient tout le temps et elle ne voulait pas lui forcer la main. Mon argentée espérait simplement réussir à le mettre suffisamment en confiance pour qu’il se décide de lui-même. Nikolaï expliqua qu’il remplaçait parfois le bassiste ou le chanteur de l’orchestre. Puis, il rigola gentiment sur lui-même, sur le fait qu’il avait le droit d’aller dans des lieux haut de gamme, surtout s’il en avait les moyens. Il assura également qu’il avait du raffinement. Un doux rire s’échappa des lèvres de ma Happy. Pas un rire moqueur, un rire amical qui se voulait réconfortant.

- Je n’en doute pas, lui sourit-elle. Ainsi tu joues de la basse, je ne suis pas spécialement surprise, j’aurais pu le deviner. En revanche, le chant, tu vas maintenant devoir me montrer ton talent au cours de la soirée.

Le brun me jeta un coup d’œil. Ma dresseuse lui avait fait oublier ma présence, alors que pourtant j’étais toujours debout et je n’étais pas prêt à me résoudre de me coucher pour le moment. Je le surveillais, mes yeux légèrement plissés. Il reporta rapidement son regard vers ma maitresse et reprit en déclarant qu’il était heureux que son choix plaisait à ma belle. Il supposa qu’elle était habituée à ce genre d’établissement. Et il avait raison.

- Oui, confirma-t-elle. Avec le travail j’en fréquente beaucoup. Seulement ce n’est pas pour autant que ce sont les plus intéressants, surtout quand la raison est un déjeuner d’affaire avec un client barbant.

Elle fit une légèrement pause, avant de reprendre, un sourire amusé aux lèvres.

- Je me souviens quand j’étais petite, ma grand-mère m’emmenait avec elle pour les affaires et souvent les clients ou futurs partenaires étaient étonnés de me voir. Ils essayaient tous de manière imprécise et maladroite, de lui dire que je n’avais rien à faire à table avec eux. Le moment d’après était le meilleur. Ma grand-mère se tournait vers moi, je me levai de ma chaise et entamait la négociation. Leurs têtes ahuries nous faisaient tellement rire. Mais nous arrivions tout de même à nous tenir et finalement je concluais les ventes.

J’avais de légers doutes sur l’humour aristocratique de ma dresseuse. Mais l’annecdocte était belle et j’attendais la réaction de Nikolaï. Elle continua encore.

- Avec Zély nous avons pour habitude de déjeuner dans un petit bar. Ils cuisinent d’excellent bagels et pancakes.

Je compris qu’elle souhaitait rassurer son partenaire sur le fait qu’elle fréquentait aussi des établissements plus basiques malgré son apparence. Elle n’avait aussi pas précisé volontairement certains détails, mais il fallait connaitre sa vie pour le savoir. Et comme j’étais son compagnon et son pokémon agent, je savais.

Le serveur revint avec deux vers sur un plateau. Il déposa le cocktail devant Happy et l’autre devant Nikolaï. L’employé déposa également les mises en bouche avant de s’éclipser de nouveau. Mon argentée leva son verre en direction de partenaire.

- À notre soirée, trinqua-t-elle tout sourire, son regard toujours plongé dans celui de Nikolaï.
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Dim 2 Avr - 3:09

Que j'ai fait semblant d'ouvrir mon cœur
« Je n’en doute pas, lui sourit-elle. Ainsi tu joues de la basse, je ne suis pas spécialement surprise, j’aurais pu le deviner. En revanche, le chant, tu vas maintenant devoir me montrer ton talent au cours de la soirée. »

Et merde. À vrai dire, je ne suis point fan de karaokés. Mais ce que dame veut...
J'ai l'impression que Xy me scrute, me surveille, m'analyse presque. Il est marrant. C'est limite si je me serait pas attaché à lui dis-donc.

« Oui, avec le travail j’en fréquente beaucoup. Seulement ce n’est pas pour autant que ce sont les plus intéressants, surtout quand la raison est un déjeuner d’affaire avec un client barbant. »

Je hoche légèrement la tête. Mais je ne suis pas un client, et je suis encore moins barbant, donc ça devrait aller ! ...Niko, tes chevilles.

« Je me souviens quand j’étais petite, ma grand-mère m’emmenait avec elle pour les affaires et souvent les clients ou futurs partenaires étaient étonnés de me voir. Ils essayaient tous de manière imprécise et maladroite, de lui dire que je n’avais rien à faire à table avec eux. Le moment d’après était le meilleur. Ma grand-mère se tournait vers moi, je me levai de ma chaise et entamait la négociation. Leurs têtes ahuries nous faisaient tellement rire. Mais nous arrivions tout de même à nous tenir et finalement je concluais les ventes. »

Oh une anecdote ! Marrante qui plus est. Je ris légèrement. Elle a l'air d'avoir le don pour les affaires depuis qu'elle est gosse. J'aimerai la voir à l’œuvre, un jour... Peut-être pour un débat, ça pourrait être intéressant.

« Moi quand j'étais gosse, je faisais des poffins et je les donnais à manger à des pokémons sauvages. On ne peut pas tous être des génie dès notre plus jeune âge. »

Fifty-fifty, ça aurait été impoli que je ne lui raconte pas quelque chose sur moi en échange. Elle patiente un peu avant de reprendre la parole.

« Avec Zély nous avons pour habitude de déjeuner dans un petit bar. Ils cuisinent d’excellent bagels et pancakes. »

Zély... Un prénom qui m'est inconnu... Original en tout cas.
Donc Madame Directrice du groupe pharmaceutique Woodman ne fréquente guère que de resplendissants établissements emplis de magnificence et de plats à plus de 200p$ ? Qui l'aurai cru. À part moi, metalleux aimant le raffinement et le luxe. Niko, il y a un poil de sarcasme dans ta présent subvocalisation non ? Loin de moi l'envie d'être désagréable, j'ironise juste un peu.

« Donc on peut être aisé ET normal... »

Petit air provocateur accompagné d'un sourire en coin. Et c'est reparti pour se noyer dans ses yeux pendant quelques minutes. Je ne suis déjà plus là, emporté dans les profondeurs de son regard... Et c'est putain d'agréable.
Le serveur revient, dépose un cocktail devant Happy, un kir royal devant moi, et quelques petites olives. Je murmure un vague merci, alors toujours concentré sur la belle me faisant face. Il hoche la tête avant de se retirer.
Happy lève son verre, et je fais de même.

« À notre soirée. »

À tes yeux, ma très chère. Et merde, c'est pas sorti... Je lui souris, et tchin tchin font nos verres qui s'entrechoquent. Je prends une gorgée de ma boisson, regard bien évidemment posé dans ses yeux, puis je repose mon verre avant de saisir un des deux cure-dents et de piquer une olive avec. Je la porte jusqu'à ma bouche avant de la croquer et de l'avaler. L'ambiance tamisée et détendue n'aident pas à la bonne tenue de mon rempart. Mais est-ce que j'ai vraiment envie de le garder, ce rempart, ou est-ce que j'ai envie de me lâcher et de m'offrir à elle... De lui permettre de savoir ce que personne n'a jamais su sans périr dans la minute suivante... De lui permettre d'accéder à mon cœur (si j'en ai un)... Mais elle est flic. Est-ce qu'elle voudra m'arrêter tout de suite après que j'aurai avoué ? Ou me pardonnera-t-elle ? En tout cas, Xy ne me laissera pas filer. C'est pour ça que j'aime pas les pokémons électriques, ils peuvent me paralyser sans me toucher. Rien de plus vicieux qu'un pokémon qui n'utilise aucune autre attaque de corps-à-corps que Queue de fer et Charge. Non les attaques de CaC de type électrique ne comptes pas, elles sont tout autant vicieuses que celles à distance. Bordel mademoiselle Woodman vous me faites perdre la raison.
Je me rapproche un peu au dessus de la table. Je joue gros sur ce coup là.

« Parle-moi un peu de ta double profession de flic/femme d'affaire. Je me suis toujours demandé à quoi ressemblait vos quotidiens. »
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Lun 3 Avr - 23:55



Lorsque Happy lui parla de montrer ses talents de chanteur, il me sembla que l’homme eut une certaine réticence. Je ne sais pas ce qu’il s’imagina, mais se devait être quelque chose dont il n’était pas fan.
Il écoutait et ne parlait pas beaucoup. Au final, ce n’était pas quelqu’un de très bavard. Pas que Happy ne l’était particulièrement, mais elle s’adaptait et avait tendance à toujours plus ou moins développer ses idées.

Nikolaï trouva l’anecdote amusante, ce qui me rassura. Par la suite, il s’ouvrit quelque peu en racontant aussi un souvenir d’enfance. J’avais plus l’impression qu’il l’avait fait par politesse cela dit. Surtout avec ses dernières paroles. Je les pris mal pour ma maitresse, qui au contraire en rigola.

- Je suis loin d’en être un, s’amusa-t-elle. Je pense que chacun l’est mais à sa manière.

Son sourire était charmeur. Je remarquais que le brun relevait le nom de la coéquipière de Happy. Mais il ne dit rien. Il se livrait plus corporellement et émotionnellement qu’avec des mots, nous le sentions tous les deux. Il était surpris de découvrir que ma dresseuse fréquentait aussi des endroits plus ordinaires. Un air provocateur anima son visage pour ironiser qu’on pouvait être millionnaire et normal à la fois. À la base non, mais Happy avait en partie choisi de le devenir. Nikolaï s’était de nouveau perdu dans les yeux gris de mon agent.

- Tu en doutais ? dit-elle un sourire en coin et le regard taquin.

Le serveur arriva avec les boissons. Ainsi, le brun avait pour habitude de commander un kir royal. Happy nota ce choix raffiné. Elle appréciait également cet apéritif de choix. Pour le coup, Nikolaï avait été plus poli que mon argentée en murmurant un vague merci, à l’employé. Il trinqua avec elle. Le brun souriait et profitait de la compagnie de ma maitresse. Ensemble, toujours yeux dans les yeux, ils burent chacun une gorgée. L’homme prit une olive qu’il avala. Ma belle l’imita. J’avais l’impression que les deux avaient peur de se lâcher du regard, peur de briser ce qu’ils commençaient à créer ensemble. Malgré les quelques taquineries, l’ambiance était propice à la détente et à la confiance. Cette même ambiance, effritait les défenses de Nikolaï. Mais je sentais le doute en lui, allait-il chercher à remonter son mur ou allait-il le laisser s’écrouler ? La suite du repas alla répondre à cette interrogation. Je ressentais le tourbillon d’émotions contradictoires de notre compagnon, mais je ne savais pas si Happy le sentais aussi. Il se pencha légèrement sur la table. Au moment où il reprit la parole, je compris qu’il se risquait sur un terrain sur lequel il n’était pas encore vraiment décidé. Il demanda à ma dresseuse de lui parler un peu plus de ses deux professions. Elle fut surprise de sa requête, puis les traits de son visage se détendirent. Un calme apaisant flottait sur son léger sourire, dans un sens elle était heureuse qu’il l’ait demandé. Mon agent avait conscience de la gravité et de l’impact de ses prochaines paroles. Elle me regarda un instant, cherchant mon soutien du regard avant de commencer. Ses yeux cherchèrent de nouveau ceux de son partenaire de soirée.

- Tout dépend si nous avons une affaire en cours. Si c’est le cas, je passe la plupart du temps au commissariat ou sur le terrain avec Aq et Xy, à chercher des preuves, interroger les suspects, voir ce que le légiste et la scientifique ont trouvé. Pendant ces journées-là, je consacre mes midis et mes soirées au téléphone pour gérer la société et les différents laboratoires et pharmacies. Toujours au commissariat. Parfois il arrive que l’enquête stagne car nous attendons des résultats et dans ces cas-là, je m’occupe alors des entreprises. Bien sûr il y a aussi les interventions. Une fois l’affaire classée, je rentre généralement faire mes rapports chez moi. Autrement mon emploi du temps s’organise selon où ma présence est requise pour la société. Je m’arrange toujours pour rendre visite à ma grand-mère entre deux enquêtes.

Elle avait fait le tour. Pour moi, elle avait dit le nécessaire sans rentrer particulièrement dans les détails et cela suffisait. S’il voulait en savoir plus il n’avait qu’à demander. J’étais sûr que Nikolaï devait avoir compris que les journées de mon argentée étaient bien chargées et qu’elle ne dormait pas beaucoup. Elle n’avait pas d’horaires fixent, elle s’organisait selon les différents évènements.

- Ai-je répondu à tes interrogations ? s’enquit-elle.

Les mises en bouches étaient presque terminées. Et presque comme s’il avait un sixième sens le serveur revint pour débarrasser, après avoir demandé si les deux avaient terminé.


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Ven 7 Avr - 1:08

Ou alors tu me chasseras
Tout d'abord surprise, puis relaxée, l'argentée me sourit. Avant de répondre à ma question, elle cherche le regard de son compagnon, comme pour un soutien. Comment interpréter ça...

« Tout dépend si nous avons une affaire en cours. Si c’est le cas, je passe la plupart du temps au commissariat ou sur le terrain avec Aq et Xy, à chercher des preuves, interroger les suspects, voir ce que le légiste et la scientifique ont trouvé. Pendant ces journées-là, je consacre mes midis et mes soirées au téléphone pour gérer la société et les différents laboratoires et pharmacies. Toujours au commissariat. Parfois il arrive que l’enquête stagne car nous attendons des résultats et dans ces cas-là, je m’occupe alors des entreprises. Bien sûr il y a aussi les interventions. Une fois l’affaire classée, je rentre généralement faire mes rapports chez moi. Autrement mon emploi du temps s’organise selon où ma présence est requise pour la société. Je m’arrange toujours pour rendre visite à ma grand-mère entre deux enquêtes. »

Eh beh, très chargée comme vie... On peut appeler ça une vie ? Mes horaires à moi sont bien plus libres, tant que je fais le boulot. C'est pour ça entre autre que j'aime mon travail. Je me demande si elle a déjà eu affaire à une affaire me concernant... Ce serait un comble, non ? Elle a des journées si énormes, est-ce qu'elle dors beaucoup ? En tout cas, presque aucune cerne.

« Ai-je répondu à tes interrogations ? »

Le regard toujours dans ses beaux yeux, je mets un peu de temps à répondre. Elle m'a tout raconté sans entrer dans les détails. C'est vrai qu'elle ne me connaît pas encore assez pour me dévoiler les secrets des flics. Bordel Niko, on dirait que tu parle comme un opportuniste qui veut pouvoir avoir quelqu'un d'infiltré chez les poulets. D'où le « on dirait », mon cher. Parce que nous un savons bien que ce n'est pas le cas.

« Globalement. Tu as vraiment des horaires chargés dis-moi, quel est ton secret pour ne pas avoir d'yeux pochés ? »

C'est à ce moment que le serveur débarque avec les cartes des plats. Je le remercie d'un hochement de tête et me saisis de celui devant moi. Que de non peu ragoutants plats et leurs merveilleuses sauces, accompagnés de leur délicieux prix. Mon Dieu, j'en ai déjà mal au porte-monnaie. Ma banquière va me faire chier demain... Ah non, c'est vrai que je paye avec un compte en Suisse. Je parcours la carte rapidement, jetant des petits coups d’œil à Happy de temps en temps. Le serveur attends à côté de notre table pour prendre notre commande. Je repose la carte et lui adresse :

« Je prendrai un rôti de bœuf accompagné de riz épicé, avec un plat de sashimis de magicarpe, et une bouteille de votre meilleur champagne je vous prie. »

Il tourne ensuite la tête vers la femme homme-de-bois m'accompagnant. Je m'adresse à elle :

« Prends ce qu'il te plaît, il va de soit que ce soit moi qui t'invite voyons, je suis un minimum gentleman. »

Je lui fait un petit clin d’œil accompagné du plus joueur des sourires que ma bouche puisse former. Je termine le petit fond de kir royal qu'il me restait et je replonge mes yeux dans la douce aux allures de reflet de Lune sur un paisible lac pendant que le serveur s'éloigne.


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Coordinateur Unys

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Lun 10 Avr - 1:42



De nouveau je ressentis une légère incertitude chez Nikolaï. Ce qu’il gardait secret semblait conflictuel avec ses émotions.
Happy ne le perçut pas, mais je savais qu’elle gardait en tête cette fameuse soirée que fut le speed dating. Beaucoup de choses n’étaient pas encore très nette.
L’homme acquiesça. Mon argentée avait suffisamment répondu.
Il demanda comment elle faisait pour garder un visage aussi peu marqué par la fatigue, juste après avoir souligné ses longues journées. Le doux son du rire de Happy me parvint aux oreilles.

- Je ne sais pas trop moi-même, j’émets l’hypothèse que mon organisme s’y est habitué. Je ne me sens pas particulièrement fatiguée, juste comme la plupart des gens. Par contre, je les fatigue eux, me montra-t-elle du menton. Régulièrement ils me houspillent pour que j’aille dormir.

Le serveur arriva avec les menus. Je vis clairement que je le gênais, car je mettais finalement couché, certes dans le passage des employés, mais de façon à voir le visage de Nikolaï correctement. Le garçon m’esquiva tant bien que mal, ne cherchant même pas à m’enjamber, « Et heureusement qu’il a été suffisamment intelligent pour ne pas le faire. » Il me jeta un coup d’œil que je lui rendis et détourna bien vite le regard face à mes yeux réduits à deux fentes. Le jeune homme donna les cartes au brun et à l’argentée avant de prendre son carnet pour les commandes.
Les deux compagnons de soirée le remercièrent d’un signe de tête. « Ils auraient voulu le faire, ils n’y seraient pas arrivés, » pensais-je amusé. Pendant que ma dresseuse était concentrée sur sa lecture, je vis Nikolaï avoir de rapides coups d’œil pour elle. Quelles questions se posait-il ? Je n’en avais aucune idée et Happy était trop absorbée par la carte pour remarquer quoi que ce soit.

Finalement le partenaire de mon argentée parla en premier. Le serveur nota, puis se tourna vers ma belle. La voix du brun s’élèva pour indiquer à ma dresseuse, de ne pas se tracasser de la note, qu’il payera parce qu’il est gentleman. À ces derniers mots je vis l’employé tiquer. « Nikolaï ne vient donc pas uniquement pour remplacer le bassiste ou le chanteur, » pensais-je même si avec Happy nous nous en doutions déjà. L’homme avait « des relations » comme on le dit dans le jargon, police ou pègre. La femme d’affaire avait quitté des yeux le menu quand son compagnon lui avait parlé. Celui-ci avait terminé sur un clin d’œil des plus malicieux accompagné d’un sourire joueur, qui toucha ma maitresse.

- Cela va de soi, mais ce n’est pas pour autant que dans la pratique, on ne puisse pas partager, sourit-elle en retour.

« Roh Happy, il veut payer, ne le contrarie pas et accepte, » pestais-je. C’était tout elle. Elle essayait toujours qu’il y ait une certaine égalité. Avec les moyens qu’elle avait, elle trouvait cela normal. Pourtant cette façon de penser, très juste et humaine, pouvait contrarier énormément. Un son grave sortit de ma gorge à son attention. Cela fit sursauter le serveur qui s’écarta bien vite de la table parce qu’il ne s’y attendait absolument pas. Nous nous scrutâmes un instant, elle et moi. Mon argentée n’insista pas et annonça sa commande.

- Je vais prendre le menu saveur avec en entrée la terrine de foie gras au poivre Phú Quõc, puis le fondant de canarticho grillé accompagné de sa mousseline de petits pois, betterave rouge confite au balsamique, pomme gaufrette, termina-t-elle en tendant la carte au serveur.

Cette fois elle regarda le serveur en lui rendant le menu. Cela lui ressemblait tout de même plus. Nikolaï s’était déjà de nouveau noyé dans les yeux gris de ma maitresse. Elle lui retourna son attention, un sourire angélique sur les lèvres.

- Je me demande bien comment peut être décoré ton appartement. Ce restaurant est très luxueux, tandis que la boutique de poffins était plus dans un style champêtre. Est-il plus à ton image ou plus simplement aménagé ?


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