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» Tel est pris qui croyait prendre


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Scientifique Kantô

C-GEAR
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Sam 4 Mar - 11:12

Tel est pris qui croyait prendre
FEAT NATHANIEL MCKOY; la naïveté d'Edgar va l'emmener dans une situation embarassante associée à une rencontre surprenante

Ce n'était pas une situation dont Edgar était fier; loin de là. L'état dans lequel le dresseur se trouvait évoquait sans aucun doute les aspects les moins enviables de la condition humaine; recouvert de sueur dans un pyjama bon marché, les yeux légèrement humectés, les lèvres sèches... c'est ainsi qu'il avait passé la nuit. L'utilisation de l'hyperbole n'est utilisée ici que pour vous permettre de comprendre que l'homme à la chevelure blanche se trouve dans une situation pour le moins embarrassante. Pour couronner le tout, l'atmosphère était extrêmement oppressante. Les 3 murs bétonnés de la cellule étaient tous les trois dépourvus de fenêtres et seule les ouvertures entre chacun des barreaux de sa cage permettait un accès et une sortie à l'air.
"Cellule" ? "Cage" ? En aucun cas, ces deux mots sont utilisés de manière figurative; vous avez donc bien compris, Edgar est en prison. Certainement, il étonnant de voir en prison ce jeune homme dont on connaît le caractère dépourvu d'élan de vice ou d'un quelconque penchant vers l'illégalité, ce jeune homme au visage innocent et naïf. Edgar lui-même se demandait comment les choses avaient pu s'empiler jusqu'à l'emmener derrière les barreaux. Pour lui, la nuit fut courte; il avait passé la totalité de celle-ci à cogiter et à se repasser les évènements de la nuit mouvementée en tête.
Mais que s'était-il donc passé?

Quelques jours plus tôt.

Depuis peu, Edgar ne voyageait plus seul. En effet, il avait fait la rencontre d'un vétéran de l'armée du nom de Diderot lors de son séjour à Carmin-sur-mer. Quelques temps plus tard, leurs routes respectives s'étaient croisées à nouveau et la fortune (ou l'infortune... ?) avait fait que tous deux avaient décidés de faire de l'autre son compagnon de voyage.
Lors de celui-ci, Edgar avait pu analyser l'ancien militaire et s'était rendu compte qu'il avait avec lui un homme renfermant de nombreux secrets; son nom complet est déjà un non-dit dans la relation qui unit les deux voyageurs. Au lieu de laisser au temps le temps de dénouer les langues, le plus jeune des deux avait alors pris l'initiative (malheureuse, comme vous pourriez l'avoir compris) de rechercher des informations sur Diderot.
De nos jours, les recherches sur des réseaux d'informations se sont démocratisées au point quelques clics sur un moteur de recherche peut permettre à un enfant d'organiser un voyage jusqu'à l'archipel d'Alola; il était donc devenu simple à ce point de rechercher des informations sur internet. Cependant, et c'est ce qui aura été fatal à notre jeune protagoniste, la recherche d'informations pouvait parfois demander un peu plus que quelques mots tapés sur Google, notamment quand les infos en questions étaient, comment dire, confidentielle. Vous pensez que l'armée serait prête à vous donner librement l'adresse de ses anciens soldats? Un métier dans lequel on était entraîné à tuer et à nuire à son ennemi était certainement une profession ou la confidentialité devenait une maître mot. N'importe qui ne pouvait pas avoir accès à des bases de données renfermant des infos aussi cruciales.
Ce que l'on pouvait néanmoins trouver sur le net, c'était des petits malins qui se targuaient de pouvoir vous obtenir des infos de la sorte, moyennant quelques pokédollars, tandis que de l'autre côté de l'écran, on pouvait trouver des personnes à la naïveté presque imbécile qui ne pouvait pas flairer un piège pourtant aussi grand que leur crédulité. Edgar, sens-toi visé.
Pour sa défense, les motivations derrière cette sombre entreprise étaient justifiables; voyager avec un inconnu n'osant pas dévoiler son vrai nom et qui était bel et bien un vétéran de l'armée, c'était forcément intriguant. Le jeune Io avait voulu obtenir ces informations et c'est ainsi qu'il s'était mis dans l'embarras.
Il n'était pourtant pas ignorant, encore moins idiot. Edgar savait pertinemment que se mettre en quête de telles informations mettrait en péril sa sécurité (au moins virtuelle) et lui faisait prendre un risque d'ampleur non-négligeable. Pourtant, il ressentait du plus profond de son être ce besoin de connaître le passé de son acolyte, celui-ci ayant placé des verrous psychologiques aussi solides que celles d'un coffre-fort. Edgar avait donc bien réfléchi à la situation, et le seul moyen de sortir de la situation allait passer par la prise de ce risque. D'une certaine manière, il s'agissait là des conséquences d'avoir accepté de voyager avec un inconnu.
Edgar avait donc réfléchit à un plan d'action lui permettant de se procurer des informations confinées dans une base de donnée sous haute surveillance. Il allait d'abord devoir définir ce qu'il voulait précisément. Connaître des informations telles que le lieu de naissance ou les origines de Diderot lui paraissait peu prioritaire; ce qu'il voulait, c'était son dossier qui devait plus que certainement détenir les informations quant aux circonstances de sa retraite anticipée. Dans un deuxième temps, Edgar allait devoir rentrer en contact avec un hacker de haut niveau, capable de percer les défenses d'un système de sécurité officiel. Enfin, il allait devoir trouver un moyen de conclure la transaction le plus discrètement possible. En effet, ce qui était en train de se dessiner était comparable à une tentative de vol, voire un complot. Un plan net et précis devait être mis en place et ce en peu de temps.
Dans n'importe quelle autre situation, le dresseur aurait catégoriquement refusé de tenter quelque chose d'aussi dangereux et improbable. Cette fois-ci, cependant, une cause mystérieuse semblait avoir pris possession de son esprit, comme si le Destin lui-même avait décidé de tracer la route pour Edgar. Alors, envers et contre tout, Edgar avait décidé d'emprunter ce chemin. Allait-il le regretter?

[...]
.
Edgar fut coupé dans ses pensées lorsque le bruit sonore des clés métalliques vint à ses oreilles. Un homme en uniforme de police s'approcha de la cellule d'Edgar et passa dans la serrure l'objet destinée à ouvrir la porte de la cage. Une autre personne (un autre officier) s'approcha d'Edgar, une paire de menottes en main.

- Détenu 5671, Io,
annonça l'homme pendant qu'Edgar se faisait menotter. C'est l'heure de l'interrogatoire.


Sans poser de questions, le jeune homme se laissa menotter (le choix n'était pas vraiment le sien) et suivit l'homme vers la salle d'interrogatoire. Edgar allait donc devoir répondre de ses actes devant un inspecteur de police.



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Agent Kantô

C-GEAR
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Mar 2 Mai - 18:15
De par son expérience informatique, Nathanael occupe une fonction de « touche à tout » au sein du commissariat de Céladopole. Non pas qu’il soit le seul avec le rôle de génie informatique, mais vu son passé de hacker il faut admettre qu’il est particulièrement à l’aise avec tout ce qui relève du deep web, et à plusieurs reprises ce sont différents services des forces spéciales qui font appel à lui. Ne serait-ce que pour venir en renfort des autres spécialistes informatiques.

Cette fois-là, c’est un cellule en étroite communication avec le Ministère de la Défense et de l’armée qui le contacte. Lui, comme tout un petit groupe d’ex-hackers, doit se charger du traçage et de la protection de certains fichiers sensibles. On lui fait comprendre qu’il n’a pas à prendre les « voies » classiques, mais bien à rechercher partout, absolument partout, des éléments pouvant compromettre la protection de plusieurs militaires impliqués dans des missions secrètes. Nathanael n’est pas informé du fond de l’histoire. La seule chose qu’il sait, c’est qu’il doit faire de la surveillance et rechercher les traces de n’importe qui – ou n’importe quoi – qui voudrait remonter jusqu’à ces militaires. Il doit également laisser dans lesdits fichiers un cryptage de protection en empêchant l’accès. Rien de bien passionnant, dit comme ça. Il se doute qu’il doit y avoir du mystère là-dessous mais il ne saurait prendre le risque de se pencher sur des dossiers top-secrets de l’armée. Ce n’est pas ce qui lui est demandé et il est déjà suffisamment borderline avec ses activités annexes pour ne pas se mettre une énorme cible rouge sur le dos. Non, il va faire ce qui lui est demandé.

Aussi, pendant plusieurs jours, il piste, il traque, il surveille et il place des protocoles de sécurité un peu partout. Il a déjà pas mal de données qui remontent mais rien qui concerne une activité anormale. De toute manière, les résultats de son travail sont directement envoyés à qui de droit sans qu’il ait forcément à les traiter. Dans un premier temps, en tout cas, c’est ainsi que les choses se passent… Jusqu’à ce qu’on lui demande de se pencher plus précisément sur un certain « DIDR6322 ». Chaque hacker en charge de ce pistage se voit affubler d’une référence obscure. Tout en reprenant son activité au sein de la cellule d’Aleksey, le McKoy se doit donc de continuer en fil rouge la surveillance de ce matricule. Son programme de sécurité rattaché au serveur du commissariat traite les remontées de lui-même. L’armée a des raisons de croire que ce groupuscule militaire se doit d’être sécurisé, une histoire de protection et de témoins dans une mission extrêmement confidentielle. Au fil de ses vérifications, plutôt que le matricule DIDR6322 Nathanael prend le pli d’un certain surnom qui revient à différentes reprises : Diderot. Amusante comme appellation, particulièrement dans le domaine militaire.

Hasard du calendrier – ou pas – un jour, son programme de surveillance s’emballe : quelqu’un cherche apparemment la trace de ce Diderot. Nathanael est en train de bosser sur une autre mission lorsqu’il voit un message de sécurité. Il lit en diagonal les requêtes et se note dans un coin de la tête de vérifier tout cela lorsqu’il aura plus de temps… Ce qu’il fait dans la soirée, s’accordant deux heures de plus au commissariat. Il est comme ça, de toute manière. Même s’il a du mal avec le côté institutionnel des forces de l’ordre, il aime ce taf. Il aime la dimension logistique de sa fonction et le fait que sans être forcément un homme de terrain – sauf lorsqu’on le lui impose – il a un regard sur tout, parvient à avoir accès à tout et est un indispensable.

Micro-casque sur la tête, tout en suivant les faits et gestes de celui (celle ?) qui cherche visiblement la trace du militaire hautement protégé, Nathanael entre en contact avec l’un des référents en charge de cette mission.

« Quelqu’un s’intéresse au matricule DIDR6322.
- Ah ? Envoyez-nous ce que vous avez, ne perdez pas sa trace ! »


Alors il s’exécute. L’individu qu’il piste n’a peut-être pas conscience de ce qu’il vise, ou n’a peut-être pas d’expérience en la matière, car il agit comme le ferait n’importe quel curieux lambda. Et faute d’y parvenir, il se mit à la recherche de quelqu’un qui lui ouvrirait les portes, lui permettrait de trouver les informations qu’il cherchait.

La suite ? Une évidence. Qui mieux qu’un ex-encore-hacker pour se travestir et faire tomber dans ses filets une personne bien trop curieuse ? Nathanael n’en est pas spécialement fier, mais si la personne en question est mal-intentionnée, il n’a fait que son travail. Il connaît les codes du deep web, il sait parfaitement « jouer » les hackers et autant vous dire que le tout fonctionne à merveille.

Si bien que de l’autre côté, la cellule en charge de l’opération a vite fait d’embarquer l’individu en question qui se voit – ironiquement – affublé d’un matricule, lui aussi. Détenu numéro 5671.

« On a trouvé la cible, on l’embarque. Vous pouvez rentrer chez vous, Agent McKoy. »



Le lendemain, cependant, il n’a pas fini d’en entendre parler. En effet, à peine il prend la direction de l’ascenseur pour rejoindre l’étage de son équipe qu’on l’accoste.

« Agent McKoy ?
- … Oui ?
- Ah, parfait. Vous êtes attendu au premier. »


Sans trop comprendre, il fait ce qu’on lui demande. Au premier, à peine passe-t-il la tête que son arrivée a du être signalée. Un homme qu’il a déjà croisé sans réellement l’identifier s’avance vers lui. « Agent McKoy, je suis Samuel Carter, c’est moi que vous avez eu en ligne, hier soir. » Il n’a guère besoin de le préciser, Nathanael a reconnu sa voix. « Je suis en charge de l’enquête pour la Police de Céladopole. Le détenu qui a été retrouvé grâce à votre surveillance a été amené directement ici. » Il doit comprendre que Nathanael ne saisit pas bien en quoi ça le concerne, il a fait ce qu’on attendait de lui, non ?

« Il s’agit d’un jeune homme de dix-neuf ans, du nom d’Edgar Io-Bell. Originaire de Bourg-Palette. Il n’a pas vraiment le profil que nous attendions. Mais il se peut que ce ne soit qu’une facette. Aussi, il nous faut procéder à un interrogatoire. » Nathanael ne sait pas bien où il veut en venir, mais étrangement il ne le sent pas trop.

« J’en ai discuté avec votre responsable, le Capitaine Chaigorski, et nous pensons qu’il serait intéressant que ce soit vous qui meniez l’interrogatoire.
- Moi ? Mais je…
- Oui, vous. Après tout, c’est vous qui nous avez mené jusqu’à lui, c’est vous qui avez été en contact avec lui et qui êtes parvenu à le piéger.
- Mais… j’ai suivi vos prérogatives. Je… je n’ai jamais interrogé quelqu’un.
- Hé bien, ce sera donc une première. Rassurez-vous, vous avez dans ce dossier un certain nombre de points intéressants sur ce jeune homme, et d’autres éléments que vous pourrez aborder. »


Sans plus de cérémonie, il lui tend le dossier en question.

« Nous ne sommes pas certain qu’il ait grand-chose à voir avec l’organisation qui pousse à bout notre vigilance. Cela reste un suspect sérieux, aucune piste n’est à négliger. »
Il lui pose la main sur l’épaule, avec un air un peu condescendant qui aurait pu vexer Nathanael s’il avait eu un ego surdimensionné, ce qui n’est pas le cas. « Il vous attend en salle d’interrogatoire. Quoiqu’il arrive, la caméra tourne. S’il laisse filtrer la moindre information importante, nous le saurons. »

Le dénommé Carter s’éloigne et un autre agent guide Nathanael en direction de la salle d’interrogatoire. Il comprend pas bien comment il en est arrivé là, mais bon… Il déglutit, lisse machinalement sa veste d’uniforme et serre à lui son sac en bandoulière avant dans ladite salle. Il sait que dans des situations comme celle-ci, la première impression est primordiale. Il se doute également que s’il s’était agi d’un homme d’une quarantaine d’années baraqué, ce ne serait pas lui qu’on aurait mis sur l’interrogatoire.

Dans la salle, une table, deux chaises de part et d’autre et… c’est tout. Une vitre sans tain et dans l’angle, la caméra de surveillance. Il passe sa main dans ses cheveux châtains et se compose une attitude ferme en entrant. Sans même prendre le temps de s’attarder, comme pour jouer le type habitué, il souffle :

« Détenu 5671 ? Bonjour. » Il incline légèrement la tête et s’assoit. Il a le même âge que le type en face de lui, et de par son histoire il sait qu’il a déjà été exactement à la même place. Il ne sait cependant pas si les intentions sont les mêmes. Il pose son sac puis la chemise cartonnée qui lui a été donnée.

« Je suis l’Agent McKoy, en charge de l’interrogatoire. J’espère que la nuit n’a pas été trop dure. » Il sait là aussi ce que c’est de passer la nuit en cellule… Il ouvre le dossier, en parcourt la première page et demande : « Monsieur Io, savez-vous pourquoi vous êtes là ? »



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Scientifique Kantô

C-GEAR
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Ven 12 Mai - 19:11
-  Détenu 5671 ? Bonjour.

Un homme venait de pénétrer dans la salle dans laquelle Edgar allait vraisemblablement se faire interroger. Cependant, sa présence n'avait pas eu l'air d'alarmer le jeune dresseur; en fait, on aurait dit qu'Edgar ne semblait plus exactement sensible à ce qu'il se passait autour de lui. Son regard pendait dans le vide et cela ne pouvait signifier qu'une seule chose; il était en pleine réflexion. Forcément, la situation dans laquelle il s'était retrouvé n'avait absolument rien de commune; il était évidemment inutile de préciser qu'elle n'avait également rien d'enviable. Toutes ces assertions ne nécessitaient guère un intellect sur-développé pour être émise et pourtant c'est la seule chose qu'Edgar avait en tête.
Comment en est-il arrivé là?

Retour en arrière.

Le deep web. Ce terme semblait fabuleux aux oreilles d'Edgar. En effet, il avait déjà entendu parlé de ce lieu qui rassemblait les choses les plus sombres que l'on pouvait trouver sur la toile. Jusqu'à ce moment, cela semblait pour lui être un endroit virtuel assez infréquentable et il ne pouvait alors pas comprendre ce qu'il y avait de si attrayant à cet obscur endroit. Internet n'était-il pas assez riche pour permettre à chacun de répondre aux questions qui le taraudent? La globalisation du virtuel n'avait-elle pas permis à un tiers de joindre le point A au point B de la manière la plus aisée? Eh bien c'est en se lançant dans ce plan qu'Edgar comprit que certaine chose ne devait pas apparaître aux yeux du grand public.
Outre sa naïveté caractéristique, Edgar savait très bien que c'était là "the place to be" pour obtenir des informations confidentielles. Or, lui-même était à la recherche d'une série d'informations confidentielles. Il s'était pourtant entêté, à juste titre, à emprunter la voie publique et raisonnable pour trouver ce qu'il cherchait. Mais face à cet échec cuisant, il s'était rendu compte que très peu de solutions s'offrait à lui s'il était encore déterminé à arriver à ses fins. Et pour sûr, il l'était et il avait, pensait-il alors à ce moment, parfaitement évalué les risques.
L'idée initiale d'Edgar était donc de faire appel à un des hackeurs qui tapissaient dans l'ombre de cet internet profond en laissant le minimum d'informations possible. Il s'était aléatoirement attribué le pseudonyme Spizz275 qui n'avait aucunement la capacité de faire le trait entre la transaction et lui-même. Ensuite, il avait choisi un réseau de hackeur dont il avait déjà eu écho; cette arme à double tranchant était un risque à prendre dans de telles entreprises. Entre les criminels inconnus et totalement volatiles et ceux qui étaient reconnus, autant par les consommateurs que par les forces de l'ordre, il valait mieux en avoir pour son argent avec des "professionnels". Cette décision était peut-être l'un des facteurs de l'échec qu'Edgar connaîtra par la suite.
Qu'importe, Edgar avait son plan en tête et en marche, et il pensait maintenant qu'il allait pouvoir étancher sa curiosité et répondre à ses interrogations. Il ne lui restait plus qu'à entrer en contact avec un hackeur du réseau sélectionné pour permettre d'effectuer la transaction lui permettant de lever le voile du mystère Diderot.

Il était trop tard pour dire que la curiosité était un vilain défaut. Les évènements des jours passés étaient parfaitement ancrés dans son esprit et le jeune homme était maintenant las de continuer à se les remémorer. Lucide face à ses erreurs, Edgar commençait à reprendre le contact avec la réalité. Cependant, son élan de clairvoyance raisonnée n'empêchait pas l'anxiété et l'angoisse de monter en lui. Ce n'était pas une simple garde à vu, c'était un interrogatoire. Est-ce que l'on interroge les gens qui ont commis des crimes lambdas? Non. Edgar n'était pas encore sûr de réaliser l'ampleur de ce qu'il avait fait ou chercher à faire, mais c'était certainement assez grave pour qu'on lui assigne un interrogatoire et dès lors, même l'individu le plus optimiste du monde se garderait de prédire une fin heureuse à ce marasme.
Au bout de cette introspection, Edgar sembla revenir à lui et fut au bord du sursaut lorsqu'il se rendit compte qu'il n'était pas seul: un autre homme était présent sur les lieux. S'agissait-il de son interrogateur? Étant donné le badge qu'il portait et simplement sa présence dans cette pièce isolée, il semblait que c'était le cas. Pourtant, il semblait à peine plus vieux qu'Edgar, au point qu'on aurait pu les prendre pour des camarades dans d'autres circonstances. Il avait une carrure assez fine et discrète, ce qui, ironiquement, semblait être un autre clin d’œil à Edgar lui-même. Sa coiffure ébouriffée semblait assortie avec ses yeux au niveau de la couleur, d'un brun oscillant entre la châtaigne et la noisette. Du premier regard, Edgar semblait avoir en face de lui un garçon qui pourrait lui paraître sympathique et dont la profondeur du regard traduisait une certaine sagacité. Néanmoins, la situation forçait le jeune Io à ne pas se fier aux apparences, car il n'y avait certainement pas de sympathie perdue en ces lieux: d'ailleurs, cela se traduisait par l'expression de l'interrogateur qui ne trahissait jusqu'à présent nullement ses émotions et arborait un visage tout à fait neutre, ce qui désorientait complètement Edgar, incapable de se dessiner préliminairement son caractère.
En outre, il ne savait pas exactement depuis combien de temps la personne était présente dans la cellule de par le fait qu'il était encore perdu dans ses pensées. Cependant, il ne fallut pas attendre longtemps après qu'il fut de retour à la réalité pour que la personne s'adresse à lui.

- Je suis l’Agent McKoy, en charge de l’interrogatoire. J’espère que la nuit n’a pas été trop dure. 

La première impression de sympathie qu'Edgar avait interprétée fut immédiatement confirmée par les mots introductifs de l'agent. Cela dit, le Palettien soupçonnait en cela une tentative d'apaisement du détenu qui, alors, fournirait docilement et calmement ce que les autorités veulent entendre de lui. Même si Edgar savait qu'il avait des choses à se reprocher, sa seule priorité pour le moment était de se sortir de là; il n'allait donc jouer la carte de l'honnêteté que s'il s’avère que c'est la meilleure des options. En attendant, on en resterait au round d'observation.
L'agent McKoy, sans broncher face au silence d'Edgar, ouvrit un dossier qu'il parcourut du regard. Il contenait sans doute les informations sur le méfait commis pour le garçon Io.

- Monsieur Io, savez-vous pourquoi vous êtes là ?

L'approche de l'agent des forces de l'ordre paraissait plutôt indirecte pour Edgar, et cela ne faisait que renforcer l'idée qu'il avait trébuché sur quelque chose de grande ampleur. Que devait-il désormais répondre? La première chose qu'il avait à faire, c'était travailler son interrogateur et voir s'il allait pouvoir se créer une opportunité de découvrir plus d'informations sur sa détention, notamment pourquoi elle requiert un interrogatoire.

- C'est bien ce que je me demande, monsieur l'agent. Pouvez-vous me dire suis-je là monsieur l'agent?


Sa première tentative pour tâter le terrain fut enclenchée. Il jouait la carte de la niaiserie ce qui par la suite lui permettra directement de voir à la réaction de son adversaire son caractère. Cela faciliterait ainsi l'interrogatoire et lui permettrait de se détendre - il est actuellement en train de se battre pour dissimuler son angoisse.
C'était un duel psychologique pour le jeune dresseur et contrôler ses nerfs, difficile dans de telles circonstances, allait être crucial.



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Agent Kantô

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Lun 12 Juin - 23:46
Il sait parfaitement que les premiers instants dans cette cellule d’interrogatoire risquent de déterminer l’image que son vis-à-vis aura de lui. Alors il essaie de prendre des grands airs, de se donner l’image de celui qui sait parfaitement ce qu’il a à faire et qui ne sera nullement impressionné. Il ne sait pas s’il réussit, mais il fait au mieux. Il faut dire que l’âge du dénommé Edgar Io l’aide en cela. Il aurait sans doute eu du mal à duper un vétéran ou un type aguerri aux enquêtes. Mais bon, comme le lui a soufflé l’agent Carter, si cela avait été le cas, ce n’est pas lui qui aurait à mener l’interrogatoire. Ceci explique cela.

Dès qu’il le salue, le McKoy réalise que le jeune homme devant lui, à l’inverse la panique qu’il avait lui-même ressenti lors de son premier face-à-face à Chaigorski, paraît complètement hermétique à ce qui se passe. Il a le regard vide et ne semble même pas percuter ce qui l’entoure. C’est à Nathanael d’en être un instant déstabilisé, avant de se racler la gorge, tout en ouvrant le dossier devant lui. Puis soudainement, le jeune homme sursaute, comme si, en effet, il venait simplement de prendre conscience du fait qu’une personne se retrouve désormais devant lui.

Alors Nathanael poursuit. Il se présente puis entame avec la question la plus évidente qui soit, afin de savoir si l’individu va reconnaître les faits, pour commencer. Il n’y a rien de pire que de vouloir confronter quelqu’un qui nie. Le jeune homme aux cheveux clairs ne réagit pas vraiment à la remarque de Nathanael sur la nuit passée en cellule mais finit par réagir lorsqu’il le questionne. Le « monsieur l’agent » fait légèrement sourire le parmanien, qui a décidément toujours du mal avec cette appellation.

« Si vous ne le savez pas, je vais vous rafraîchir la mémoire. » Il dit cela sans menace aucune, mais avec fermeté tout de même. Pour ne pas laisser croire qu’il se fera mener en bateau. Aussi, il croise ses doigts sous son menton, fixe droit l’autre jeune homme, ses yeux noisettes rivés sur les prunelles de son interlocuteur, à travers ses lunettes rouges.

« Il semblerait que depuis quelques jours, vous vous soyez aventuré dans ce que l’on appelle le « dark-web » pour des recherches d’ordre… sensible, dirons-nous. Nos services informatiques sont parvenus à retrouver votre trace. » Il marque un temps d’arrêt et reprend. « Vous cherchiez des informations spécifiques, et n’avez pas hésité à faire appel aux services d’un hacker, du nom de Dead@lus. »

Nathanael ne peut que le savoir, vu que c’est sous ce pseudonyme qu’il est entré en contact avec Edgar Io, lui même usant du nom « Spizz275 » dans cette entreprise. Il est cependant hors de question que le génie informatique dévoile être justement ce Dead@lus.

« Dites-moi, monsieur Io, qu’est-ce qui pousse un jeune adolescent de Bourg-Palette dans le dark-web, à la recherche du dénommé « Diderot » ? »



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Dim 23 Juil - 17:07
- Il semblerait que depuis quelques jours, vous vous soyez aventuré dans ce que l’on appelle le « dark-web » pour des recherches d’ordre… sensible, dirons-nous.

Dead@lus. C'était le pseudonyme du hackeur qu'Edgar avait trouvé lors de son aventure dans le dark-web. Le jeune homme avait essayé d'être le plus méticuleux possible dans sa recherche, en sachant que ses faits et gestes étaient éventuellement surveillés et qu'il pouvait facilement devenir la victime d'une arnaque ou d'un piège étant donné que ce genre de réseau n'offre aucune sécurité. À entendre ce que l'inspecteur McKoy lui disait, Edgar avait bel et bien été surveillé, malgré ses précautions. Le jeune se rendait compte qu'il s'était lancé dans un monde qui était bien trop gros pour lui, se mettant alors totalement à découvert. Cependant, si Edgar avait été imprudent (même inconsciemment), Dead@lus devait sans aucun doute être bien mieux équipé à se tapir dans l'ombre du dark-web lorsque les yeux indiscrets de la police venaient lorgner. Grâce à cela, les dessous de la transaction entre ce dernier et Edgar devaient être inconnues de son interrogateur. En fait, il y avait même des chances qu'ils ignorent l'existence de Dead@lus et qu'Edgar était simplement un "imprudent" que n'importe quel professionnel aurait repéré à des kilomètres.
Edgar tentait donc de rester calme face à McKoy, se refusant à parler inutilement, car il savait qu'une parole pouvait le trahir. Son opposant, le regard toujours neutre et insondable, continua son propos.

- Nos services informatiques sont parvenus à retrouver votre trace. Vous cherchiez des informations spécifiques, et n’avez pas hésité à faire appel aux services d’un hacker, du nom de Dead@lus.

Toute la théorie qu'Edgar venait de développer venait de tomber à l'eau. Tant bien que mal, il se refrénait de montrer la moindre réaction face au propos de l'inspecteur. Il ne put cependant pas cacher un mouvement compulsif de son sourcil, premier signe que sa barrière émotionnelle commençait à se fissurer. La raison: la police était bien mieux informée que ce que le jeune homme avait imaginé et il était en train de comprendre que c'était probablement des professionnels qui étaient responsables du coup de filet.
Néanmoins, Edgar ne répondit pas. Maintenant qu'il comprenait que ce Nathanael McKoy était très bien informé sur la situation, il voulait voir à quel point il était bien informé: de là allait dépendre ce qu'il allait pouvoir plaider. Edgar n'était pas enclin à mentir pour se défendre, mais s'il le pouvait, il en révélerait le moins possible.

- Dites-moi, monsieur Io, qu’est-ce qui pousse un jeune adolescent de Bourg-Palette dans le dark-web, à la recherche du dénommé « Diderot » ?

Cette fois-ci, impossible de se retenir. Les yeux d'Edgar s'ouvrirent brusquement et il commença à taper du pied, doucement certes, mais de telle manière que la tension devenait perceptible. L'agent de police avait posé la bonne question.
Pourquoi?

Retour en arrière.

Cette conversation avec le professeur Chen, c'est la première chose qui revenait à l'esprit d'Edgar lorsqu'il essayait de se rappeler pourquoi. Le passage d'Edgar au Bourg-Palette, avant son arrestation - avant même qu'il se mette en tête de trouver ses réponses sur le dark web.
Le professeur lui-même semblait voir d'un mauvais œil la présence du vétéran aux côtés d'Edgar. Ce n'était pas temps la personne qui dérangeait le scientifique, mais plutôt tout ce qui gravitait autour de lui, cette aura de mystère qui cachait forcément quelque chose. C'est précisément parce qu'elle dissimulait une certaine chose qu'Edgar ne ressentait pas cela comme un danger. Le professeur, cependant, en savait plus qu'Edgar: ce sont les paroles qu'il lui a confié dans ce souvenir qui l'ont poussée à vouloir se renseigner lui-même, peu importe la manière.

Cette conversation avait fait prévaloir deux mots-clés dans la recherche d'Edgar, deux mots-clés qui ont probablement alerté les autorités: Diderot... et Cramois'île.


Maintenant, que répondre à son interrogateur. Edgar devait-il jouer la carte de l'honnêteté directement? Il ne le savait pas, mais un choix devait être fait rapidement, car l'interrogatoire commençait déjà à tourner au vinaigre pour lui.
Il allait donc essayait de s'en sortir en détournant la conversation sur Diderot plutôt que sur son cas personnel.

- Je... je devais savoir quelque chose. Et cet homme... Diderot... je crois qu'il sait cette chose. Edgar s'arrêta un instant, hésitant. Devait-il se révéler? Il allait devoir tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de faire ce choix. Cette chose... c'est un endroit, un endroit sur Cramois'île.


Edgar voulait voir comment allait réagir son interlocuteur. Une personne qui devait protéger l'accès des informations menant au passé de Diderot allait forcément réagir à la mention de Cramois'île et de Diderot dans la même phrase. Edgar savait quel était cet endroit et c'était la seule chose qu'il n'avait pas encore révélée; la dernière carte dans sa manche qu'il allait devoir utiliser à bon escient. Pour le reste, le jeune Palettien allait devoir faire preuve de ruse et de sang-froid pour que la conversation aille dans le sens qui lui était favorable, une tâche s'annonçant déjà difficile face au tout aussi jeune agent de police.



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Dim 17 Sep - 19:35
Nathanael se doit d’être neutre, il sait que l’apparence du jeune homme en face de lui ne doit aucunement jouer en sa faveur. Certes, il donne clairement l’impression d’être dépassé par les événements… mais tout de même. Le jeune agent doit rester professionnel et s’en tenir à ce qu’on attend de lui. Faire peur. Soutirer un maximum d’informations. Comprendre ce qui est passé par la tête de cet Edgar Io lorsqu’il a voulu s’engouffrer dans le dark-web sans clairement saisir la portée d’un tel acte.

Lorsqu’il pose sa question, utilisant soigneusement ses mots, Dead@lus, Diderot, dark-web… Nathanael sait qu’il fait mouche, la posture de son interlocuteur se crispe, ses yeux s’agrandissent. Nathanael a fait mouche. Il attend donc de voir quelle sera la suite. Quelle sera la réponse. Il reste toujours dans son attitude la plus posée qui soit, les doigts croisés, le regard droit. Il attend. Il ne brusque aucunement les choses. Il attend juste.

Lorsque Edgar semble sortir de sa torpeur, il balbutie quelques mots confus. Il a clairement l’air perdu, il sait sans doute des choses, oui. Pas tout, c’est certain. Nathanael lui-même n’a pas tous les éléments en main. Uniquement ceux que le Ministère de la Défense a bien voulu lui confier, lui et la cellule organisée pour protéger les informations traitant de DIDR6322 et l’EPIM. Des noms de code qui ne sont pas encore sortis de la bouche de son vis-à-vis.

« Ce n’est pas bien clair, ce que vous dites. » Nathanael marque un temps. Il est inutile de parler par énigme. « Et si vous me racontiez depuis le début ? Comment votre route a croisé celle de Diderot ? »

Ce n’est pas forcément le plus important, mais s’ils veulent aller dans le bon sens et ne rien omettre, ce sera la meilleure manière de faire. D’autant qu’Edgar saute un peu les étapes. Il a l’air presque affolé et cela perturbe quelque peu l’agent. Lui-même a été briefé sur une mission « Ifrit », avec les quelques éléments que les agents de la Défense ont bien voulu laisser filtrer, pour accroître les éléments de protection sur le web. On ne peut pas protéger quelque chose dont on ne sait rien. Cela vaut dans la vraie vie autant que sur internet. Des gens savent parfaitement trouver les moyens d’obtenir des informations sensibles. Aujourd’hui, seuls les naïfs ignorent que la ressource la plus importante, dans ce monde, c’est la data. Les données. Les informations personnelles, professionnelles, militaires ou scientifiques. Les données. Ça se vend à prix d’or, ça permet de vendre, d’acheter, de défaire des puissances et d’en créer des nouvelles. C’est le nouveau pouvoir. Et quand cela touche à des missions classifiées Top-secret, qui sait quelles peuvent en être les conséquences ?

« Le reste, on va y venir ensuite. » Une pause. « Dans l’immédiat, dites-moi simplement comment vous en êtes venu à rencontrer cet homme ? »



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paumé.
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