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» Double-Face (feat Charles Finley)


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Dresseur Alola

C-GEAR
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Ven 24 Fév - 22:46

KAI – Ils m'énervent !

Il frappe du poing sur la table, ce qui fait voler quelques papiers administratifs sur la table. Il soupire et me regarde d'une manière à la fois un peu désespérée et désolée de s'être emporté de cette façon. Clairement, ce n'est pas sa journée. Enfin, j'ai l'impression que ce n'est pas sa journée depuis qu'il s'est lancé dans son projet. Le problème est tout simple, en fait : le peuple l'aime bien, mais pas les politiques. Il faut dire que pour le moment, tout le monde mange dans la main de l'Union des Sept Régions, depuis que notre Parlement est entré dedans. Pour ses collègues, c'est le paradis, et pour d'autres encore, c'est clair que ça donne quand même pas mal d'avantages : les Centres Pokémon gratuits, l'accès aux Champions d'Arène pour être reconnu de manière inter-régionale en tant que Dresseur, et c'est pareil pour la plupart de nos diplômes universitaires maintenant. Alors forcément, beaucoup voient ça d'un très bon œil, parce que c'est un investissement sur le long terme qui pourrait nous faire beaucoup de bien d'un point de vue financier. C'est comme ça qu'on nous vend la chose, du moins. Seulement voilà, il y a beaucoup d'autres personnes qui ne pensent pas de cette façon. Et ces personnes-là, elles suivent Kai, et les autres membres du Parti Conservateur. Et elles ne sont pas au Parlement. Elles sont dans la fonction publique, dans l'enseignement privé ou supérieur, dans tout ce qui touche plus ou moins à notre culture en général, excepté peut-être pour le tourisme, qui, forcément, va sans doute toucher beaucoup plus d'argent que d'habitude.

Je m'approche de Kai et m’assois à ses côtés, une main sur son épaule pour tenter de le réconforter un peu.

MICHAEL – La liste n'est pas encore terminée, on peut toujours trouver quelqu'un…

KAI – Même si on trouve des gens ce ne sera pas suffisant à ce stade. On ne sera pas assez nombreux pour être qualifié de « parti ». Des frondeurs, tout au plus.

MICHAEL – C'est déjà bien, tu crois pas ? On sera l'opposition dans la majorité, et ils vont en plus devoir s'occuper de la gauche. On peut les diviser comme ça, et dans le pire des cas il y a toujours l'effet boule de neige.

C'est comme ça que je vois les choses en tout cas. Il m'adresse un léger sourire, celui qui indique que même s'il n'est pas tout à fait convaincu, cela reste malgré tout gentil que je lui vienne en aide bien que je ne sois qu'un simple garde du corps. Enfin, simple, ce n'est pas tout à fait le terme que j'emploierai. Je m'y connais un peu plus que la plupart d'entre eux en ce qui concerne la politique et la gestion d'un emploi comme celui de Kai. Mais ça, c'est à lui que je le dois, parce qu'on se connaît depuis longtemps et qu'il se sent suffisamment en confiance avec moi. Je regarde l'une des feuilles qui restent encore sur son bureau. Apparemment, il y a une liste de toutes les personnes qu'il doit encore rencontrer. L'un des noms attire mon attention. Ce gars-là, il ne vient pas de la ville de Puhi ? Il paraît que les Skulls n'osent même pas s'aventurer là-bas tant la sécurité y est imposante.

MICHAEL – Et lui, ça te dirait pas de le rencontrer ?

Kai regarde la feuille un instant et me sourit. Apparemment, j'ai touché en plein dans le mille, une fois encore. Parfois je me dis que j'aurais vraiment continué la politique. Je me demande comment ça se serait passé, tiens.

KAI – Tu sais que t'es génial, par moments ?

Il m'attire vers lui en s'emparant de ma cravate, et me regarde avec un éclat que je reconnais comme étant un mélange de remerciement et de luxure. Chose que j'apprécie particulièrement. Je n'ai pas vraiment de sentiments pour Kai, c'est quelque chose de plus physique qu'il y a entre nous. Mais ça n'est pas pour me déplaire. Disons qu'en attendant de trouver l'Amour, le vrai, mon orgueil est très satisfait de voir que mon physique et ma personnalité me permettent de séduire même une très vieille connaissance telle que monsieur Leilani.

*

La ville de Puhi. Sacrée bourgade, quand on y pense, bien que pas très loin d'Ekaéka. Les gens ont le sourire sur le visage en nous voyant, pas la moindre trace de tags et de temps en temps un flic qui passe… Kai a même serré la main de quelques personnes sans souci, devant les smartphones et quelques appareils photos qui traînent par-ci par-là. Niveau sécurité, c'est pas le Parlement, mais je sais que je vais être plutôt tranquille, aujourd’hui. Tant mieux, je n'avais pas spécialement envie d'action, aujourd’hui. Ce qui m'intrigue surtout, c'est de voir comment fonctionne leur mairie. Quelles mesures ont-ils prises pour que ce soit aussi impeccable ? Je me le demande, et je suis certain que cela plairait à Kai aussi de le savoir. Pour de prochaines interviews, ça devrait être très pratique. Car c'est vraiment ce qui nous attire dans cet endroit, et la raison pour laquelle je tenais vraiment à ce qu'on y aille. Pour ce que représente Kai, la sécurité est un sujet important, et il ne peut pas se permettre d'ignorer des gens qui font tout pour qu'Alola soit impeccable de ce côté. Je regarde la mairie, désormais. Plutôt modeste, par rapport à Ho'ohale, mais bon, il y a ce qu'il faut. Malgré tout, je me dois de rester professionnel. Rapidement, j'observe les environs en attendant que mon boss fasse sa petite tournée parmi la foule présente, et je lui ouvre la porte. A l'intérieur, nous y trouvons le maire, ainsi que celui qui m'a tout l'air d'être son adjoint. Et d'ailleurs, c'est assez marrant, mais ce n'est clairement pas monsieur le maire ici présent qui me fait la plus forte impression, dans la salle. C'est peut-être mon imagination qui me joue des tours, mais l'adjoint dégage plus de charisme que je ne l'aurais pensé. Ce doit être sa grande taille et sa corpulence qui en imposent. En plus, il est plus jeune que son patron, et il a l'air plus dynamique aussi. Si on me demandait de voter entre les deux, c'est clair que je prendrais le plus jeune. Enfin bref, je ne suis pas là pour faire ma commère à deux Pokédollars.

KAI – Je suis ravi que vous ayez accepté de vous entretenir avec moi, monsieur le maire. Oh, et je vous présente Michael Caballero, mon garde du corps et conseiller.

Je hoche la tête et je serre la main de l'adjoint en attendant de pouvoir me présenter en bonne et due forme à notre hôte.

MICHAEL – Enchanté. Je vois que vous savez vous entourer monsieur, je crois que je n'ai jamais autant eu à flâner au travail que pour venir ici.


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Dresseur Alola

C-GEAR
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Sam 25 Fév - 1:30
Six mois. Cela fait six mois que la team Skull a déserté ce petit parc sur le chemin entre mon appartement et ma mairie. Je dis ma mairie, car elle le sera bientôt. D'une manière ou d'une autre. Pouvoir traverser ce petit parc sans avoir à subir l'agression visuelle que constituait cette bande de racailles. Sans que mon costume n'ait à être empesté de l'odeur de leur shit coupé à je ne sais quoi. Je souris, comme chaque matin, en étant témoin de leur absence. Ils ont suivi l'exemple de la majorité de leurs semblables, et quitté ma ville. Quelques-uns les plus tenaces, restent, dans quelques coins un peu reclus. Il faudra que je réfléchisses à un moyen de m'en débarrasser. Je trouverai bien.

Qu'est-ce que la voiture du maire fout ici ? Bon, il est toujours aussi mal garé, mais ce n'est pas la question. Il était déjà là il y a deux semaines pour la réunion. C'est pas son genre. Il s'est passé quelque chose ? Je presse le pas. J'espère qu'il ne s'est pas réveillé en prenant conscience de son inutilité et a fini par décider de jouer son rôle de maire. Cela compliquerait les choses quant à mon accession à son poste. Je pousse la porte d'entrée, et le vois au milieu du hall, discutant avec le trésorier. Je me dirige donc vers lui, force un sourire, et le salue.

-Il se passe quelque chose ? Je ne savais pas que vous viendriez aujourd'hui.

-Oh, j'avais oublié de vous en parler ? Monsieur Leilani nous rend visite aujourd'hui.

Je prends une grande inspiration pour me retenir de dire le fond de ma pensée à cet imbécile. Il ne fait presque rien, et quand il a quelque chose à faire, il le fait à moitié. Non, pauvre gland, tu ne m'as pas prévenu. Ceci dit, Monsieur Leinali, ça me dit bien quelque chose. Oui, c'est le membre du parlement qui cherche à monter un parti conservateur pour freiner un peu la libéralisation tous azimuts enclenchée par l'entrée d'Alola dans l'Union. Je me souviens qu'il partage mon aversion pour la team Skull et le glissement vers la médiocrité de notre système éducatif. Que peut-il bien venir faire ici ? J'apprends donc qu'il arrivera d'ici une dizaine de minutes. Assez de temps pour aller me servir un café, allumer mon PC pour qu'il soit prêt pour la journée, et retourner dans le hall pour l'accueillir. Je décide donc de ne pas perdre de temps.

Quelques minutes plus tard, je suis dans le hall, à quelques mètres de la porte, j'attends aux côtés de cet abruti qui me sert de boss. Nous échangeons quelques mots insipides, puis la porte s'ouvre. Monsieur Leilani et un homme à la carrure plutôt impressionnante avec une cicatrice au visage. Son garde du corps j'imagine. Nous échangeons donc quelques politesses. En effet, c'est bien son garde du corps... et conseiller ? Tiens, c'est intéressant, ça. J'échange une poignée de main vigoureuse avec ce bel homme. Je préfère les femmes, mais je sais reconnaître un homme charmant quand j'en vois un. Il semble par ailleurs apprécier mon travail dans cette ville en termes de sécurité, même s'il ne sait probablement pas que c'est principalement le fruit de mes propres efforts. Je ne peux lui en vouloir. Nous suivons ensuite le maire dans son bureau, et nous prenons place autour d'une petite table ronde qu'il a fait déplacer pour l'occasion. Il aura au moins pensé à cela. Enfin, si c'est bien lui qui y a pensé.

-Très bien, ne perdons pas de temps, monsieur Finley ici présent a certainement une journée très chargée, il travaille beaucoup, surtout en ce moment.

On ne peut pas en dire autant de toi. Mais bon, au moins, t'as eu la décence de préciser qu'ici, celui qui travaille beaucoup, c'est moi. D'ailleurs, t'as même pas été foutu de me briefer sur cette rencontre. Je n'ai toujours pas la moindre idée de la raison de la présence de nos visiteurs. Pas grave, je serai bientôt fixé. Et c'est peut-être une opportunité pour moi. Même si je ne peux pas trop m'accaparer la parole dans ces conditions, je ferai en sorte de tirer mon épingle du jeu. Je vais quand même un peu forcer les choses.

-Monsieur le Maire a oublié de me prévenir de votre venue, Monsieur Leilani. Ainsi, vous m'excuserez si je ne suis pas tout à fait au point sur les raisons de votre présence ici.


Comme ça, je fais d'une pierre deux coups. Je me mets rapidement au courant et je lance le discrédit sur papi Alzheimer. J'en profite pour conclure avec mon habituel sourire de façade. Mais il pourrait bien devenir sincère selon la tournure que prendra les événements.
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Dresseur Alola

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Dim 26 Fév - 17:19
-Très bien, ne perdons pas de temps, monsieur Finley ici présent a certainement une journée très chargée, il travaille beaucoup, surtout en ce moment.

Les courtoisies habituelles, un certain dynamisme malgré tout, même s'il est plus vieux que son adjoint. Tiens donc. On dirait que monsieur le maire a envie de ramener la couverture vers lui, s'il a remarqué mon regard et celui de Kai vers son adjoint. Monsieur Finley, donc ? Il va falloir que je retienne ça, on ne sait jamais. Toutefois…

-Monsieur le Maire a oublié de me prévenir de votre venue, Monsieur Leilani. Ainsi, vous m'excuserez si je ne suis pas tout à fait au point sur les raisons de votre présence ici.


Je lance un regard entendu vers mon patron. Oublié ? Certes, ce n'est pas la visite du siècle qui va décider du sort de la région toute entière, mais quand même… Je ne sais pas pourquoi, mais « omettre » me paraît un peu plus approprié, comme terme, maintenant que je sais tout ça. C'est comme ça la politique. C'est rare qu'un oubli en soit vraiment un, ou alors, Hill commence à devenir un peu trop vieux pour sa profession. Reste à savoir ce que Kai en pense. Tout aussi concentré, de ce que je peux voir. D'ailleurs, il ne prend même pas en compte la remarque de monsieur Finley, si ce n'est par un petit « ce n'est pas bien grave, ce ne doit être qu'un oubli » assez passe-partout. Pas de doute, il se préoccupe de l'instant présent pour le moment. Le maire d'abord, le reste ensuite, je comprends. De toute façon, c'est à moi de lui faire part de mon ressenti plus tard si jamais l'accord avec notre interlocuteur ne fonctionne pas. C'est le rôle d'un conseiller, de toute façon, d'assurer les arrières de la personne qui nous emploie si jamais tout ne se passe pas comme prévu. Alors je souris de manière un peu plus gênée à monsieur Finley, en espérant qu'il ne le prenne pas trop mal.

KAI – Dans ce cas nous vous suivons, monsieur le maire.

Nous avançons dans un des couloirs du bâtiment jusqu'à nous rendre devant une porte vitrée au fond de la salle. J'observe discrètement à quoi ressemble la pièce, ou du moins, ce que la vue nous en offre d'ici. Presque pas de fenêtres, un bureau ovale en bois, et un baril d'eau ainsi qu'une machine à café si quelqu'un a soif. Un aménagement simple, donc… C'est un peu austère, et la lumière du soleil ne passe pas beaucoup, ce qui fait qu'écologiquement, ce ne doit pas être la meilleure configuration… Mais niveau sécurité, en tout cas, ça passe crème. Il n'y a que la fenêtre du milieu dont je dois me soucier, le reste est pas mal à l'écart du bureau. Décidément, je pourrais presque me la couler douce, aujourd'hui ! C'est peut-être pour cela que je laisse échapper un sifflement d'exclamation. Mon patron me regarde et semble comprendre ce qui me passe par l'esprit. C'est peut-être pour cela qu'il lance un petit peu la conversation avant d'entrer.

KAI – Ça change du Parlement par ici. On a beau avoir un équipement un peu high-tech au niveau de la sécurité, avec toutes ces baies vitrées, je me demande parfois si un sniper ou un Pokémon ne pourrait pas s'en prendre à nous. Au moins ici, vous ne devez pas avoir ce genre de problèmes.

Je profite de cet instant pour jeter un bref coup d’œil à l'adjoint du maire. Je ne peux pas voir son expression entièrement vu que je ne me concentre pas attentivement là-dessus, mais d'une manière générale, à moins qu'il ne pense à autre chose, il a l'air satisfait de ce compliment. Je me demande s'il a aussi supervisé ce genre de chose ou s'il ne s'occupe que de l'extérieur ou de tout ce qui est plus général. Quoiqu'il en soit, je rentre naturellement en premier et jette un bref coup d’œil à la fenêtre. Rien à l'horizon qui puisse déranger, c'est parfait. Par conséquent, Kai prend le siège qui se trouve devant moi, tandis que je reste debout à quelques mètres de lui. Si je conseille bien mon patron de temps à autre, ce n'est pas mon occupation principale, après tout. S'ensuivent alors les cafés, les verres d'eaux et toutes les banalités, mais, comme à l'accoutumée quand on côtoie Kai, tout ceci ne dure pas bien longtemps.

KAI – Pour vous resituer dans le contexte, monsieur Finley, je suis venu ici dans le but de m'entretenir avec monsieur Hill concernant les futures élections. Puisque je suis dans l'optique de me présenter, j'aimerais tout d'abord fonder mon propre parti, qui se baserait sur des valeurs fortes et républicaines, à savoir entre autres la sécurité, le respect de nos traditions, et bien entendu la volonté de conserver la spécificité de la région d'Alola et de la mettre en avant sur la scène internationale.

Il se tourne vers l'objet de notre visite.

KAI – Bien entendu, je suis tout à fait prêt à négocier sur certains points avec monsieur le maire, si ma proposition l'intéresse toujours.

Une présentation rapide, concise et efficace. C'est du Kai tout craché, ça. A voir maintenant ce que notre hôte va faire de la balle qui se trouve dans son camp.
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Dresseur Alola

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Sam 4 Mar - 0:38
Ma pique à l'encontre du maire semble ne pas avoir particulièrement touché Kai, mais ce n'est pas bien grave. Je suis quelqu'un de patient. Pour ternir l'image de quelqu'un sans paraître soi-même pour un traître opportuniste, il faut faire les choses avec finesse. Ce n'est pas en balançant directement que c'est moi qui fais tout ici, que le maire n'est pratiquement jamais présent, qu'il a à peine connaissance d'un tiers des activité de la mairie tout au plus, et de manière superficielle, qu'il est incompétent et peu investi en somme, que j'arriverai à mes fins. Car si cela serait plus rapide, mon image en prendrait aussi un coup. Qui voudrait travailler avec une personne qui tire sur ses collaborateurs pour se mettre en avant ? Peu de gens, surtout que les personnes au pouvoir ont souvent beaucoup à se reprocher et préfèrent donc des personnes qui leur paraissent loyales.

Kai fait ensuite quelques remarques plutôt positives sur la sécurité de la mairie. Il n'aurait pas dit cela deux ans plus tôt. Mais je n'ai pas tellement eu le choix que d'engager des travaux de rénovation pour que l'on soit moins exposés. En effet, malgré que Puhi soit une ville modeste, la guerre que j'ai ouvertement déclarée contre les Skulls nous a mis en danger dans un premier temps. Le danger n'est plus, les seuls Skulls qui restent encore à Puhi sont dans des quartiers excentrés et n'osent plus s'approcher de la mairie. Mais les premiers mois ont été rudes. Les vitres étaient remplacées toutes les semaines. Satisfait, je lance un sourire en direction de Kai.

-Quelques soucis nous ont contraint à prendre de telles mesures. Des petits soucis avec les Skulls, mais tout ça, c'est du passé.

Je prends bien soin de dire "nous", afin, une fois de plus, de la jouer "travail d'équipe", même si en réalité, l'action du maire dans tout cela s'est résumée à quelques signatures de papiers qu'il n'avait pas tous lus. Nous entrons ensuite dans le bureau, on prend place, le garde du corps, lui reste debout. Après quelques formalités, Kai explique enfin la raison de sa venue ici. Il a donc pour ambition de créer un parti. Un parti républicain qui met l'accent sur la sécurité et le rayonnement international d'Alola, voilà quelque chose qui me plait. Les partis de droite actuels se complaisent dans leur inertie, ainsi je n'ai toujours pas pris la décision d'en rejoindre. Saura-t-il me convaincre ? Ce n'est de toute manière pas son objectif ici. Il est venu rencontrer le maire. Même s'il risque d'être déçu. C'est un carriériste, il a passé toute sa vie dans son parti, il ne risque pas d'en bouger. C'est ce qui arrive quand la politique devient une carrière plutôt qu'une vocation.

-C'était bien ce que je me disais. Je vais être honnête avec vous, tout cela est bien intéressant, mais je n'ai pas vraiment envie de me lancer là-dedans. Si je vous accorde mon soutien, ce sera vu comme une trahison au sein de mon part. Et pardonnez moi, mais je doute que vous ne puissiez m'offrir ce que mon parti m'offre aujourd'hui. Je doute que vous ne parveniez à faire des scores corrects avant un moment.

Surprenant. Mais puisqu'il était au courant de la raison de la visite de Kai, pourquoi l'a-t-il fait venir pour simplement refuser ? Ca n'a pas de sens. Il doit avoir quelque chose derrière la tête. Il marque une pause, soupire, puis reprend.

-En vérité, j'étais intéressé au départ, mais je dois vous avouer que lorsque l'information concernant votre visite à ma mairie s'est ébruitée, j'ai reçu de nombreuses remarques désobligeantes, voire des menaces, venant de mon camp. Seulement, je ne savais pas tellement comment vous annoncer cela par mail, et je savais que vous aviez déjà prévu votre voyage. Je me suis dit que l'on pourrait peut-être trouver un autre intérêt à votre visite. Je ne sais pas trop.


Je ne comprends pas. Que peut-il bien avoir en tête ? Je vois la déception sur les visages de nos hôtes, et la gêne tout à fait à propos de Hill. Vraiment, je croyais m'être habitué à ses bourdes, mais là, il a fait fort. Mais n'est-ce pas là l'occasion parfaite pour que j'entre en scène ? Le problème, c'est que je n'ai rien préparé. Généralement, je préfère calculer, préparer mes actions politiques. Mais parfois il faut savoir saisir l'opportunité, se jeter à l'eau. J'y vais donc, prenant cette fois une voix plus ferme que je n'en ai l'habitude afin de bien me mettre en valeur.

-Monsieur Hill est perturbé en ce moment, nous étions assez débordés à la mairie, mentai-je à moitié. Nous étions en effet débordés, mais Hill, lui, ne faisait pas grand chose, comme d'habitude. Il est vrai que les appareils politiques que sont les partis traditionnels sont assez rigides, et qu'il est difficile d'en sortir, surtout après tant d'années. Il se trouve que je n'en ai rejoins aucun, pour le moment. Alors, je ne suis pas en train de vous demander à rejoindre votre parti, mais peut-être pourriez vous m'en dire un peu plus histoire que votre visite n'ait pas été vaine. Si vous doutez de mes compétences, vous pourrez toujours demander à Monsier Hill ce qu'il en est.

Je me tourne vers Hill et lui sers mon sourire le plus hypocrite de la semaine. C'est dire. Je l'ai épargné, je suis même en train de sauver ses arrières. S'il n'est pas plus stupide que je ne l'ai prédit, il va me soutenir ici, afin de sauver la face.

HRP:
 


Merci à Lizbeth pour les avatars :3
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Dresseur Alola

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Lun 6 Mar - 23:57
Pendant que les trois politiciens parlent, j'en profite pour regarder de temps en temps la fenêtre, malgré tout. Les vieilles habitudes, j'imagine. Mais d'un autre côté, ce qu'a dit l'adjoint du maire m'intrigue un peu. Des problèmes avec les Skulls, hein ? Bah, ce n'est pas le pire après tout. Ce ne serait pas la première fois que j'aurais affaire à eux s'ils décidaient de montrer le bout de leur nez aujourd'hui. D'habitude, me voir armé les dissuade, mais il y a toujours quelques abrutis arrogants qui pensent en avoir une plus grosse et qui essaient de nous attaquer malgré tout, mais jusqu'ici, j'ai le prestige de ne jamais les avoir laissé toucher Kai ne serait-ce qu'une seule fois. Enfin, d'un autre côté, ils sont tellement peu à essayer de le faire qu'ils sont trois ou quatre grand maximum. Rien de bien méchant, concrètement. Ceci dit, ceux de Puhi sont peut-être un peu moins peureux. On ne sait jamais ce qu'il peut arriver dans ces milieux-là, de toute façon. Et puis, au Parlement, on a la fâcheuse habitude d'être un peu déconnecté de la réalité, j'en ai bien peur. Même mon patron l'est parfois. Moi, par contre, je ne l'oublierai jamais. Je suis un « z'oréole » après tout, comme certains Aloliens aiment le dire.

Je reporte à nouveau mon attention sur la conversation, maintenant que je me rends compte qu'il n'y a rien à signaler. Ceci dit, elle n'a rien de vraiment attrayante. En fait, ce que dit le maire Hill pouvait être le pire scénario que nous avions imaginé.

-C'était bien ce que je me disais. Je vais être honnête avec vous, tout cela est bien intéressant, mais je n'ai pas vraiment envie de me lancer là-dedans. Si je vous accorde mon soutien, ce sera vu comme une trahison au sein de mon part. Et pardonnez moi, mais je doute que vous ne puissiez m'offrir ce que mon parti m'offre aujourd'hui. Je doute que vous ne parveniez à faire des scores corrects avant un moment.

Quand je dis « pire scénario », ce n'est pas vraiment le refus en soi. Plutôt, la raison du refus, en fait. Bon, jusqu'ici, tout va bien, Kai est plus ou moins prêt à accepter ce genre de chose. Je le vois hocher la tête, c'est dire. Après tout, la confiance, c'est quelque chose qu'il comprend bien et qu'il respecte énormément. Il considère que c'est comme ça qu'il a pu arriver où il en est maintenant, et que ça le place plus ou moins au-dessus de la plupart des politiques jusqu'ici. Sauf que c'est la suite qu'il ne va pas digérer.

-En vérité, j'étais intéressé au départ, mais je dois vous avouer que lorsque l'information concernant votre visite à ma mairie s'est ébruitée, j'ai reçu de nombreuses remarques désobligeantes, voire des menaces, venant de mon camp. Seulement, je ne savais pas tellement comment vous annoncer cela par mail, et je savais que vous aviez déjà prévu votre voyage. Je me suis dit que l'on pourrait peut-être trouver un autre intérêt à votre visite. Je ne sais pas trop.

Et ça, c'est le pire. Le gars veut simplement sauver son cul plutôt qu'agir en fonction de ses convictions. J'avais espéré le contraire, et c'est pour ça que je lui ai proposé de faire un tour par ici et de rencontrer le maire Hill. Mais je peux voir que ça l'énerve. Les autres ne s'en aperçoivent pas parce qu'ils sont à l'autre bout de la table, mais il a les jambes qui ont la bougeotte. C'est le signe qu'il a envie de dire ce qu'il pense, mais qu'il se retient le plus possible. Seulement, je n'ai même pas le temps de savoir ce qu'il va lui répondre, car monsieur Finley rattrape aussitôt la situation. Enfin, « rattraper », dans la mesure du possible, on dirait. Il dit qu'ils sont tous débordés à la mairie, mais ça, on l'a tous entendu au moins une fois et ça veut dire tout et son contraire. Ceci dit, la suite de sa tirade est tout de suite beaucoup plus satisfaisant. Certes, ce n'est pas un allié de poids comme Hill aurait pu être, mais un adjoint du maire qui s'intéresse à un candidat comme Kai, c'est plutôt intéressant.

KAI – Loin de moi d'en douter, si vous avez pu vous débarrasser de la menace Skull sans vous être dégoté des manifestations contre la police, je vous tire mon chapeau. Parce que la sécurité, c'est précisément l'une de nos directives principales. Pour moi, l'entrée d'Alola dans l'Union des Régions a beau avoir ses beaux côtés, je considère qu'elle a énormément de désavantages, autant économiquement que socialement. Vous savez tout aussi bien que moi que notre région était plutôt tranquille jusqu'ici, en dehors de la Team Skull, mais notre entrée dans l'Union signifie que nous avons les mêmes ennemis que les autres régions. Et si des terroristes ont des griefs contre elle, cela veut également dire que nous sommes devenus des cibles potentielles. Je suis certain que personne dans cette salle ne voudrait avoir un cinglé entrer dans une salle de concert et canarder de simples citoyens, n'est-ce pas ?

Je sens dans sa voix qu'il fait preuve de la même vivacité que dans les débats auxquels il participe. C'est bon ça, il essaie vraiment de lui faire de la pub, et dans un autre temps, il essaie de marteler ses arguments pour essayer de dissuader Hill de faire une bêtise. Plutôt malin, effectivement.

KAI – Et puis, il ne faut pas oublier le coût que cela impose à nos citoyens tout autant qu'à notre région. Certes, la mondialisation a ses bienfaits, mais il va falloir ré-évaluer notre monnaie, payer continuellement notre place dans l'Union ou encore rémunérer nos salariés de la même manière qu'un citoyen Unysien, par exemple. Ne vous méprenez pas, je suis un libéral, sinon je ne serais pas issu du même parti que votre supérieur. Mais disons que je ne suis pas sûr que nous misions sur le bon Bourrinos en adoptant les mêmes normes économiques que les régions limitrophes.

C'est un bon résumé de ce qu'il dit aux médias ces derniers temps. Synthétique, mais plutôt efficace. Et surtout, pas de phrase choc, comme la plupart de ses confrères. Si effectivement en utiliser donne un certain style et de la publicité, pour nous deux, c'est clairement de l'esbroufe qui ne sert pas à grand-chose. Les gens se rassemblent sous des idées bien construites et sous un leader qui dégage du charisme par son attitude générale, pas juste ses répliques.

Ou alors, la politique s'est transformé en télé-réalité à notre insu. Et à ce moment-là, on est tombé bien bas.


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Dresseur Alola

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Mer 8 Mar - 20:22
Je suis un peu vexé à la vue de la déception que Kai peine à masquer. Je comprends toutefois très bien. Hill, aussi incompétence soit-il, est un ténor de l'un des deux partis les plus influents d'Alola. S'il avait accepté de le rejoindre, de nombreux électeurs auraient automatiquement suivi, et cela aurait apporté une image de légitimité, de professionnalisme à ce nouveau parti. De mon côté, je suis relativement peu visible dans le paysage politique, mis à part à une échelle locale. Je ne suis pas officiellement affilié à un parti. Je n'ai jamais été élu par des citoyens. Ma carrière politique n'a réellement commencé que depuis trois ans. Mon adhésion au parti ne serait donc pas un coup médiatique et électoral, du moins pas de prime abord.

Malgré tout, je pense avoir réussi à attirer son attention. Il dit être impressionné par les résultats obtenus face aux Skulls. Il est impressionné que l'on ait été épargnés par les manifestations contre les violences policières dans le processus. En réalité, nous en avons eu quelques unes, de dimensions peu impressionnantes, qui ont bénéficié d'une couverture médiatique faible, même à l'échelle locale. L'idée a été assez simple : faire en sorte que les Skulls s'engagent dans des activités illégales et jugées immorales à la vue de tous, parfois en les y incitant un peu, afin que les policiers soient vus comme des héros qui débarrassent la ville d'une team Skull de plus en plus dangereuse pour les habitants. Lorsque des personnes connues comme ayant des liens avec les Skulls ont tenté de lancer des manifestations, la défiance des citoyens les a empêchés de trouver du soutien hors de leurs cercles. De plus, à chaque affiche dénonçant les violences politiques, je faisais en sorte qu'y soit superposée une image dénonçant les méfaits de la team Skull. Officieusement, bien sûr.

Selon Kai, l'entrée d'Alola dans l'Union va rapidement nous exposer aux mêmes menaces que les autres régions-membres. Il ne semble pas être l'un de ces ultranationalistes déconnectés de la réalité, qui pensent réellement que l'Union n'apporte strictement rien. Il est seulement conscient qu'elle apporte son lot d'ennuis et qu'il faut s'y préparer pour les gérer au mieux possible, le plus vite possible, plutôt que d'attendre d'être en plein dedans pour commencer à réfléchir à un solution dans la précipitation. Son discours fait tout à fait sens.

-Je suis plutôt d'accord avec tout ce que vous me dites. Il est vrai que je me suis posé la question concernant les teams qui font rage sur les autres îles. Si la team Skull est une nuisance, il se peut que d'autres comme la team Rocket décident d'importer leurs magouilles à Alola d'ici peu, ce qui sera un problème.

C'est là ma position officielle. En réalité, je suis bien au courant que la team Rocket est déjà en train de préparer son implantation, et cela me gène assez peu. Bien sûr, en public, je serai contraint de les combattre, mais il est bien plus aisé de marchander avec eux qu'avec les Skulls. Ce sont des businessmen.

-Je vais être honnête, même si ce que vous dites m'intéresse fortement, cela ressemble fortement à ce que j'ai déjà pu entendre de vous à la télévision, et si c'est en effet suffisant pour rallier des électeurs, de mon côté, j'aurais besoin de plus que cela. Je ne veux pas paraître arrogant en vous demandant cela. Et je suis bien conscient que ce n'est pas possible en ce moment même. Puis-je vous proposer un rendez-vous au restaurant pour que l'on puisse en discuter.

La présence de Hill me met mal à l'aise. J'aimerais pouvoir dire à Kai que, d'ici peu, je serais le maire de cette ville. Que tout ce qui fonctionne dans cette mairie est le résultat de MON travail acharné. Qu'il n'a pas à regretter un pantin comme Hill. Mais je ne peux le faire ici. J'espère donc à tout pris qu'il acceptera de me rencontrer sans lui.

-De mon côté, je pourrais vous faire faire un rapide tour de la ville afin que vous vous rendiez compte du travail que "nous" avons réalisé. Votre conseiller appréciera peut-être une halte dans notre tout nouveau gymnase, d'ailleurs.

Il faut dire que je suis particulièrement fier de ce gymnase, que j'ai obtenu d'arrache pied, et qui m'a attiré le soutien de tous les clubs de sport de la ville, et même de quelques communes des environs qui nous le louent pour des tournois. Et un garde du corps appréciera certainement de s'amuser quelques instants avec le matériel dernier cri récemment reçu. Ici, il s'agit surtout de jouer avec l'affect. Car s'il est réellement le conseiller de Kai, son opinion de moi pèsera dans la balance.

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Dim 12 Mar - 16:51
Visiblement, mon patron a encore fait mouche. Kai n'a peut-être pas réussi à convaincre Hill, mais son début de programme commence sérieusement à intéresser l'adjoint. Forcément, parler des Skulls et de la sécurité de la région leur ont fait comprendre qu'ils avaient des positions communes sur ces choses-là, et qu'il y avait donc quelque chose à faire de ce côté. Monsieur Finley ajoute également l'exemple de la Team Rocket, qui pourrait venir s'implanter à Alola, si ce n'est pas déjà fait. C'est une bonne chose, vraiment. Ce gars est encore un simple adjoint, mais si Hill venait à abdiquer ou quelque chose comme ça et qu'il finirait par devenir maire ensuite, je pense que ce sera beaucoup plus facile de se faire élire par la suite. Ou en tout cas, ça sent bon les affaires, ce qui n'est pas une mauvaise idée. Finalement, on dirait qu'on a bien fait de venir par ici, même si les résultats ne sont pas ceux que l'on avait escompté.

Seulement voilà, ça n'est pas suffisant pour lui. Ce que je comprends tout à fait. En fait, il a l'impression que Kai rabâche un peu ce qu'il n'a pas arrêté de dire à la radio et à la télé, et ce serait une faute de ne pas le reconnaître. D'ailleurs, il hoche la tête et rit un peu quand l'adjoint lui fait cette remarque. Mieux encore, il propose même qu'on aille ailleurs, histoire de pouvoir en parler plus sérieusement et plus sereinement. Chose à laquelle le blond acquiesce sans la moindre hésitation, d'ailleurs.

KAI – C'est vrai, pardonnez-moi. Toutes ces émissions m'ont un peu habitué à faire le Pijako, je dois vous avouer. Mais oui, naturellement je serais ravi de pouvoir parler de mon programme un peu plus en détail sur tous les sujets qui pourraient vous intéresser. Et puis je suis sûr que monsieur Hill doit avoir d'autres préoccupations que de devoir l'entendre une fois de plus. Ce n'était pas comme si il en entendait parler quasiment tous les jours, surtout alors qu'il est au parti conservateur.

Autrement dit, dans la langue des politiciens et plus particulièrement dans la sienne, « t'as pas voulu me soutenir, bah va te faire enculer, je vais faire en sorte que tu dégages et tu l'auras bien profond ». Il est souvent comme ça, quand quelqu'un ne respecte pas sa parole et qu'il n'arrive pas à obtenir ce qu'il veut. En soi, je le comprends un peu, s'il n'avait pas un tel sens de l'honneur je ne l'aurais jamais suivi, et tout simplement, je ne me serais jamais lié avec lui. C'est une partie de son charme, après tout, et qui fait que les gens le suivent, jusqu'ici. Mais visiblement, la proposition du rendez-vous ne s'arrête pas là. Monsieur Finley veut carrément nous faire visiter la ville, nous montrer les diverses améliorations que Hill et lui ont réalisé. Opération séduction, donc. C'est purement évident, ils font tous ça quand ils ont envie de discuter sérieusement d'un sujet en particulier. Pour parler vulgairement, ça s'appelle « caresser l'autre dans le sens du poil. », et c'est une stratégie politique vieille comme le monde et qui n'est plus à prouver. En plus de ça, il a pensé à moi aussi, il me propose de visiter le gymnase ! Fais gaffe beau gosse, ça commence comme ça et après je pourrais bien me retrouver dans ton lit, si jamais ça continue ! Blague à part, ça veut dire qu'il a bien compris quel était mon rôle. C'est ceci dit un peu gênant, même si c'est flatteur. Gênant car mon rôle en tant que garde du corps est généralement de m'effacer aux yeux des gens. De cette façon, ils ne font pas attention à moi et peuvent se permettre d'être franc avec Kai. Mais d'un autre côté, s'il n'annonce pas à quel point je suis important pour lui, ils peuvent aussi me demander de sortir, et à ce moment-là, je ne peux pas m'occuper de cette partie de mon travail correctement. Non pas que je prenne mon patron pour un imbécile, bien au contraire, il peut très bien faire ça tout seul. Mais avoir un deuxième avis, surtout dans ce métier, c'est toujours bon à prendre.

Enfin, ça n'empêche pas que de toute façon, il arrive à être convaincant, de toute façon. Et je ne dis pas ça parce qu'il « m'achète ». Je reste silencieux malgré tout, histoire de rester professionnel même si j'ai envie de sourire à monsieur Finley et à le remercier pour ce petit tour du propriétaire, si l'expression le permet. Alors j'attends juste la réaction de Kai, qui, comme je m'y attendais, ne se fait pas prier.

KAI – Avec grand plaisir. Nous n'avons pas vraiment eu le temps de regarder tout ça alors si vous nous proposez si gentiment je ne vois aucun inconvénient.

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Mer 15 Mar - 0:29
Les excuses de Kai tiennent tout à fait la route et je n'en attendais pas moins. Il a eu la décence de ne pas faire semblant d'être outré par ma remarque. Il semble aussi ravi de ma proposition. Je remarque qu'il se tourne régulièrement vers sont garde-du-corps-conseiller pour avoir son avis, qui a me semble-t-il esquissé un sourire lorsque j'ai mentionné le gymnase. Était-ce de l'enthousiasme, ou bien était-il amusé que j'essaie de l'amadouer avec ce genre de choses ? Peu importe, il a visiblement donné son approbation. Nous n'avons donc plus de temps à perdre. Je vais enfin pouvoir me débarrasser de Hill et discuter sérieusement avec Kai et son conseiller, une fois sortis de la mairie. Nous saluons donc Hill et nous nous dirigeons vers la sortie. Ce dernier, toujours un peu gêné, semble un peu soulagé de la tournure que prennent les événements : grâce à moi, il pense ne pas passer pour un con. Si seulement il savait. Hill nous accompagne jusqu'à la sortie, puis retourne dans son bureau pour faire je ne sais quoi. Pas travailler, en tout cas. Une fois dehors, je fais signe de me suivre en direction du gymnase.

-Nous sommes à dix minutes à pieds. J'espère qu'un peu de marche ne vous gêne pas, mais c'est vous qui voyez.

Ne pouvait pas me permettre le luxe d'un chauffeur pour le moment, je préfère marcher. D'ailleurs, c'est mieux comme cela. Les habitants du coin me voient me déplacer comme tout le monde, et ont l'impression que je suis comme eux, que je suis accessible, "pas comme les autres politiciens".

-Vous voyez ce petit parle, là-bas ? Il y a quelques mois, c'était le repère de quelques dealers Skulls. Aujourd'hui, c'est celui de l'association de patchwork, le jeudi après-midi.


Ce parc n'est pas un lieu si important, mais il est le symbole de ma réussite. Alors que j'avais déjà repoussé la majorité des Skulls vers l'Ouest de la ville, impossible de déloger ceux du parc. Il faut dire qu'ils étaient coriaces et arrivaient souvent à s'en sortir. Et que lorsqu'ils se faisaient attraper, aucun ne balançait le connard à la tête du réseau. Il envoyait alors simplement des nouveaux en remplacement. On sait très bien de qui il s'agit, mais impossible de faire quoi que ce soit sans preuves. Du moins, impossible légalement. Finalement, il a abandonné et a décidé de suivre les autres Skulls vers l'Ouest, mais il tentera sûrement de faire son retour. Qu'il vienne, cela dit. Je l'attends. Une voiture de police passe à notre niveau. Le passager avant baisse la fenêtre et nous salue chaleureusement alors que la voiture trace tranquillement sa route.

-Les agents ici sont assez contents de savoir qu'ils ont le soutien inconditionnel de la mairie. Nous faisons tout pour que l'image de la police soit la plus positive possible, ainsi les habitants ont une grande confiance dans nos forces de l'ordre et les Skulls ont bien de la peine à rallier les autres citoyens pour protester contre les arrestations musclées -mais justifiées- dont ils sont "victimes".

Car c'est sur l'image que tout repose. C'est pourquoi je m'efforce tant à rester courtois et avenant en public, et lors des premiers instants d'une rencontre. D'autant que les premiers instants sont primordiaux. Toutefois, l'heure avance et Kai a probablement un emploi du temps chargé. Surtout, il doit toujours être un peu sur sa faim après le coup que lui a fait Hill. C'est donc le moment de passer réellement à l'offensive.

-Bon, avant toutes choses, je vais vous faire une confidence. Après ce que vous a fait Hill, je me doute que je ne prends pas tellement de risques en vous racontant ça. La loyauté en politique est certes une vertu, mais je ne peux me résoudre à être loyal envers un parasite comme lui. Tel que je le connais, en ce moment même, il doit être sur un site de rencontres à flirter avec des inconnues. Je n'ai aucun problème avec son manque de fidélité, seulement contre son absence d'implication. Il se fait vieux et n'a plus aucune conviction, si tant est qu'il en eût déjà eu. Hill a beau être le maire, celui qui fait tourner cette ville, c'est moi. Et je ne dis par cela par orgueil, libre à vous de faire votre propre petite enquête. Ne vous étonnez donc pas si je vous dis que je compte bien prendre la place de cet incapable. J'espère que vous ne prendrez pas cela pour une trahison de ma part, mais bien pour un acte de fidélité envers la ville.

C'est fait. Je me devais d'exposer mes ambitions à Kai et son conseiller. Pour deux raisons d'ailleurs. Premièrement, il faut bien qu'ils prennent conscience que je ne compte pas rester un simple adjoint bien longtemps, et que je serai bientôt un allier qui pèsera déjà un peu plus lourd, même s'il est évident que je n'aurai pas le statut de Hill de si tôt. Deuxièmement, il faut à tout prix éviter que ce que je ferai dans les mois à venir leur apparaisse comme une trahison. Il n'est sûrement pas assez fou pour s'entourer de traîtres. J'espère ainsi les avoir convaincus.


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Sam 18 Mar - 20:53
Je vois que le contact entre Kai et monsieur Finley ne se font vraiment pas attendre. C'est tant mieux, au moins mon patron n'aura pas l'impression de perdre son temps en venant ici. Par contre, c'est Hill qui devrait avoir du souci à se faire maintenant. Enfin, s'il se rend compte du « danger » que cela peut constituer pour lui. Parfois, le pouvoir change une personne au point qu'il ou elle ne se rend plus compte de ce qui peut y avoir autour, même si tout cela peut s'avérer problématique dans un avenir proche. Enfin, j'imagine que c'est le futur qui nous le dira. Ceci dit, il faudra que je pense à inspecter les réseaux sociaux pour voir s'il s'en fiche ou s'il sera vert de rage. Ce sera sans doute un spectacle que mon boss et moi ne voudrons certainement pas manquer. Et dire que son adjoint sera aux premières loges…

Nous sortons donc en compagnie du maire et de son adjoint, et le premier nous quitte avec les salutations habituelles. Clairement, il avait envie de faire bien autre chose que de nous voir vu la vitesse avec laquelle il décampe. Il faut croire qu'il nous a fait tourner autour du pot juste pour bien se faire voir. Enfin bref. Dans tous les cas, monsieur Finley nous prévient qu'il y aura un peu de route à faire pour atteindre le gymnase. Aussitôt, le regard de Kai et le mien se croisent. Dix minutes de marche à peu près ? Dans un endroit visiblement aussi sécuritaire ? Très franchement, ça sera un promenade de santé, je pense. Alors je hoche la tête, ce à quoi mon patron répond aussitôt.

KAI – Je ne suis pas encore si vieux ! Je dirai même plus, ça nous maintiendra en forme, à monsieur Caballero et moi-même.

Je glousse un peu, sentant la petite blague placée pour détendre l'atmosphère. En tout cas, en ce qui me concerne, pas de problème. Alors nous poursuivons notre route. En plus, ça a un avantage de se promener sans avoir besoin de voiture. Certes, je suis le garde du corps, mais d'un autre côté, si je reste un peu à distance sans pour autant être à dix kilomètres derrière, je sais que les gens se sentiront un peu plus proches d'eux. Ce qui est toujours très utile pour grimper dans les sondages de popularité, et qui profitera donc aux deux politiciens. En bref, il n'y a rien de mieux pour qu'ils soient gagnants des deux côtés.

Sur notre route nous passons devant un parc qui, bien que d'apparence plutôt quelconque, aurait été un ancien repaire de dealers de la Team Skull, d'après ce que nous raconte monsieur Finley. Pour appuyer ses dires, il nous explique que la mairie soutient ouvertement la police et lui fournit autant de moyens que nécessaire. Ajouté à ce côté proche des gens qu'il semble chercher à entretenir, et on a droit à un charmant cocktail que l'on appelle la popularité, et le soutien du peuple qui pense que les Skulls doivent être repoussés ou arrêter à tout prix. Au bout d'un moment, il y a même une voiture remplie de flics qui arrive et qui salue les deux politiciens, ce qui, il faut l'avouer, est plutôt sympa à voir. En tout cas, de toute ma vie, j'ai rarement vu ça, et ça fait plaisir.

KAI – Vous avez bien raison. Je crois que les gens oublient un peu trop souvent qu'ils sont là pour les protéger et pas seulement pour leur mettre des contraventions lorsqu'ils sont mal garés. Quand je débats à la radio ou à la télévision on me dit souvent ça quand je dis qu'il faudrait renforcer la sécurité dans la région et je pense que je serais ravi de leur demander de se rendre là, histoire qu'ils comprennent un peu que déployer davantage de policiers dans la rue ne signifie pas pour autant que nous sommes dans une région policière.

Pas de doute, je le reconnais bien là. Je crois qu'il a vraiment une certaine admiration pour les forces de l'ordre, bien qu'il ne soit que politique. Mais c'est surtout la suite qui est intéressante, pour le coup. En effet, c'est le moment que choisit monsieur Finley pour nous avouer une vérité pour le moins intrigante. Tu parles de ne pas apprécier le maire Hill. C'est sûr qu'il ne nous a pas laissé une très bonne impression de lui, mais à l'entendre, ce type est le mal absolu. Ou, pour être plus exact, l'incarnation même du politicien enculeur de mouche. L'entendre ainsi me fait sourire. C'est exactement la raison pour laquelle j'ai arrêté mes études en sciences politiques. Pas assez concret pour moi, mais Kai a réussi à tirer son épingle du jeu. Qui sait, dans d'autres circonstances, c'est peut-être lui que j'aurais suivi ? Va savoir. En tout cas, selon lui, c'est à lui qu'il faut attribuer tous les mérites en ce qui concerne les améliorations de la ville de Puhi.

KAI – Si il se comporte de cette façon avec ses employés, je ne suis nullement étonné que certains se retournent contre lui. On ne pourra pas dire qu'il n'aura eu aucun moyen de le voir venir. Ceci dit, je suis entièrement d'accord avec votre choix. Parfois, on n'est jamais mieux servi que par soi-même.

D'où la raison de créer son propre parti. Ceci dit, maintenant qu'il l'a énoncé clairement, cela veut dire que d'éventuelles négociations vont pouvoir commencer à partir de maintenant. Pas de doute, monsieur Finley devait également avoir ça en tête pour l'annoncer de but en blanc.

KAI – En tout cas, je n'ai pas besoin de faire une enquête pour savoir que vous êtes dévoué envers votre ville. J'imagine que vous devez avoir de bons souvenirs ici pour y être aussi attaché. Qui sait, peut-être que vous pourriez utiliser cette même énergie pour défendre Alola également ? A moins que ce ne soit simplement que vous aimiez le travail bien fait ?

Il ponctue cette dernière interrogation par un petit rire. Celui-là alors… Il arrondit les angles, bien sûr, mais il n'aime vraiment pas tourner autour du pot. J'aimerais bien lui dire de manière un peu plus directe qu'il y a des gens qui aiment les préliminaires aussi, de temps en temps. Quoi ? Je n'ai pas le droit de me plaindre de temps en temps aussi ?


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Ven 7 Avr - 15:21
Pour le moment, les choses se profilent plutôt bien. Nos avis semblent converger sur les sujets qui me tiennent le plus à coeur, et notamment sur les questions de sécurité. L'atmosphère est détendue, le courant passe. C'est d'ailleurs bien pour ça que j'ai pris le risque de lui dévoiler mes projets. Fort heureusement, je suis parvenu à lui livrer un portrait suffisamment détestable de Hill pour que ce qui pourrait être vu comme une trahison de ma part apparaisse pour ce qu'elle est : une nécessité pour la ville. Il faut dire que ce n'était pas bien compliqué. Hill est un personnage méprisable pour quiconque a une once de conscience professionnelle. Kai me donne donc raison, ce qui me soulage.
Il semble d'ailleurs me faire confiance quant à la validité de ce portrait dressé. Peut-être parce que la réunion de ce matin me donnait plutôt raison. Suis-je dévoué à ma ville ? A Alola ? C'est un peu plus compliqué que cela. Disons simplement qu'en tant que membre de la mairie de Puhi, je suis nécessairement lié à la ville. Encore plus que tout citoyen, la ville fait partie de ma personne, surtout d'un point de vue de l'image publique. Et il en va de même pour Alola. Quand quelqu'un d'une autre ville me rencontre, il pense à Puhi. Quand un étranger me verra, il pensera à Alola. La question est donc : quelle image Puhi ou Alola je souhaite voir assimilée à ma personne ? Est-ce que je peux fièrement me revendiquer de Puhi ou d'Alola ? Evidemment donc que je défendrai Alola, que je ferai tout mon possible pour la hisser au sommet du monde. Bien sûr, il s'agit d'un discours bien trop pragmatique pour mon propre bien. Mais il suffit tout simplement de soigner le discours.

-Puhi, tout comme Alola, fait partie de moi. Je suis né à Puhi, après tout. Je fais tout pour que Puhi soit un modèle à tous les niveaux, qu'il s'agisse de la sécurité, de l'éducation, des pokémons, de l'économie. Et je souhaiterais un jour pouvoir faire de même pour Alola.

Ce qui est pratique, avec la langue, c'est qu'elle laisse suffisamment de zones floues pour masquer ses pensées réelles sans avoir à mentir. De bons souvenirs de Puhi ? Pas tellement. Mon enfance n'a pas été des plus heureuses. Je ne manquais de rien, d'un point de vue matériel. Mais je n'ai jamais vraiment eu d'amis avant les études supérieures. De toute manière, cela a peu d'intérêt dans cette conversation. Finalement, nous arrivons à l'entrée du gymnase. C'est le moment de leur servir mon speech sur l'importance d'avoir des infrastructures de qualité pour le sport. Je fais donc signe d'entrer.

-Avant la création de ce gymnase, les écoles de Puhi ainsi que les associations sportives devaient faire avec de vieilles salles polyvalentes, des terrains en béton ou en sable pour la plupart, avec un matériel limité et de mauvaise qualité qu'il fallait régulièrement changer. C'était un réel problème pour le rayonnement de la ville. Nos clubs sportifs ne brillaient pas, même localement, à cause de la pauvreté des infrastructures qui poussaient les meilleurs à aller pratiquer dans des villes autour.

Il s'agit de l'argument qui m'avait permis de mener ce projet à bien sans trop de contestation, mais la réalité était autre. Bien sûr, il s'agit des conséquences que l'on pourrait attendre à long terme, mais je ne suis pas certain d'être encore là pour en profiter. Par contre, ce gymnase m'a attiré le soutien de toutes les associations sportives de la ville, que j'ai désormais dans ma poche. Et les associations sportives sont, dans les faits, des acteurs politiques importants et des alliés de choix surtout dans des villes de taille modeste avec une population principalement "familiale" comme Puhi.

-Suivez moi, je vais vous montrer quelques unes de nos salles.

Il ne suffisait pas de "séduire" Kai dans l'affaire. Son garde du corps étant aussi son conseiller, me le mettre dans la poche aiderait, or il est aime très certainement le sport, et le sport créent du lien...

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Lun 10 Avr - 22:15
C'est là que les fils de la politique commencent à être visibles. Enfin non, ce n'est pas tout à fait comme ça que je le décrirais. Mais concrètement, c'est à partir de là qu'on voit si les gens ont des intérêts ou non. Pas forcément dans la manière dont ils disent les choses, mais plutôt, au contraire, ce qu'ils ne disent pas. Et c'est à ça qu'il faut faire très attention dans le milieu. Il dit qu'il veut qu'Alola soit tout aussi exemplaire que la ville dont il s'occupe, et je pense qu'il est assez sincère, là-dessus. Mais je pense qu'il y a autre chose qui se trame. Ce qui me met la puce à l'oreille ? Le ton de sa voix. Eh oui, un garde du corps ne se préoccupe pas que des signes visuels chez une personne. Encore heureux, parce que sinon nous serions beaucoup moins performants que ce qu'on fait déjà, et certains nous disent déjà que ce qu'on fait n'est pas très glorieux, donc bon, je n'ai pas très envie d'imaginer ce que ce serait sans ça. Donc, concernant notre cher monsieur Finley, c'est son ton plus… récité ? C'est comme ça que je le qualifierais en tout cas. Ceci dit, il a le mérite de bien le cacher. Il a l'air très sérieux de nature, donc ça se voit moins dans des situations telles que celle-ci, mais sans pour autant le qualifier de robotique, je peux sentir qu'il dit surtout ça pour que Kai soit rassuré. La question, c'est donc de savoir si mon patron l'a ressenti aussi, ou si je dois l'en informer pour qu'on ne se retrouve pas dans la mouise plus tard.

KAI – J'ai hâte de vous voir en action, dans ce cas. Je vais suivre ça de très près.

Voilà qui répond à mon interrogation. C'est dit de manière cordiale, mais au moins, il a dit les choses telles qu'il le pense. Certains y verraient de la faiblesse, mais pas moi. Je pense que même à cette époque, les politiciens de conviction existent, et je pense que mon patron peut être celui qui le prouvera. Après, ça ne lui fait pas beaucoup d'amis dans le milieu professionnel. Mais comme il l'a toujours si bien dit, ce n'est pas les copains qui votent pour toi. Il peut éventuellement proposer des postes à ceux qu'il aime bien – je n'ai pas vraiment d'avis particulier à ce sujet, j'imagine que c'est comme ça – mais adhérer à des idées différentes des siennes pour avoir des relations, très peu pour lui. C'est pour ça que je suis là. Comme je suis un peu extérieur à tout ça, ça lui donne un certain champ d'action malgré tout. J'aime bien cette idée. Mon corps est son bouclier, mais mes mots sont son arme, en quelque sorte.

Nous arrivons enfin devant l'imposante structure qu'est le gymnase tant attendu. Pas étonnant qu'il ait eu envie de me le montrer, l'odeur de la peinture est encore fraîche. Niveau superficie, en tout cas, ça en jette. La ville est moderne, on a pu le voir depuis qu'on est arrivé, et en ça, c'est quand même une bonne chose. Au moins, les fonctionnaires qui bossent pour la mairie ne doivent pas être payés à rien faire. Monsieur Finley nous invite poliment à rentrer, ce que nous faisons, et il en profite pour nous raconter un peu l'histoire de l'endroit. Apparemment, il a été créé pour remplacer les autres infrastructures déjà en place mais un peu trop vétustes depuis le temps. C'est clair que ça a dû bien le faire voir auprès des communautés sportives. Si l'équipement est aussi moderne que ce qui a l'air d'avoir été construit ici, ça a dû attirer quelques personnes de l'actualité sportive. D'ailleurs, ils doivent avoir une équipe municipale dans quelques disciplines, non ? Il faudrait que je me renseigne là-dessus, ça pourrait être intéressant de pouvoir avoir quelques personnes ici dans notre carnet d'adresses. Étant sportif moi aussi pour garder la forme, ça ne devrait pas être si difficile que ça. D'autant plus que c'est vraiment un sujet que je connais bien, pour le coup.

Et en parlant de sujet que je connais bien, l'adjoint du maire de Puhi se décide à nous montrer quelques-unes des salles à l'intérieur. J'en profite pour détendre un peu l'atmosphère.

MICHAEL – Ah bah super ! Enfin un sujet intéressant, je commençais à me sentir seul avec tout !

Ce n'est pas vrai, et ce n'est pas difficile de le savoir. Mais bon, c'est toujours ça. Je n'aime pas quand c'est trop officiel, en fait, je préfère quand tout est plus posé, au calme, comme on dit parfois. De cette façon, je vois plus facilement le vrai visage des gens. Et qui sait, peut-être que ça servira un peu, aujourd'hui, même si je ne suis pas sûr que notre ami soit dans ce genre-là. Quoiqu'il en soit, la salle dans laquelle on entre est purement fait pour soulever de la fonte. C'est un peu petit, histoire de compenser pour la grande salle qui ne doit pas être bien loin et dans laquelle doit se tenir les matchs de basket ou de handball. En tout cas, l'équipement est neuf, ça c'est clair. Il y a des tapis de course, une barre à disque, des power-plates, deux barres de traction et des tapis de yoga notamment. Et au fond, un placard dans lequel sont rangé des haltères par taille. Bon, avec tout ce matos, la salle a l'air un peu petite, du coup, mais autrement, c'est sympa. Par rapport à Ho'ohale, ce n'est pas grand-chose, mais compte tenu de ce qu'on trouve sur l'île de Mele-Mele, c'est plus que respectable.

KAI – Verdict ?

MICHAEL – Je pense que vos poulains vont bien se plaire ici. J'ose même pas imaginer la tête de vos anciennes structures du coup.

Parce que, malgré tout, il m'en faut un peu plus pour m'amadouer. Qu'il ne fasse pas l'erreur de croire qu'on peut me calmer en m'envoyant un os comme si j'étais un Rocabot.


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Mar 9 Mai - 16:19
J'avais beau être assez fier des infrastructures que j'étais parvenu à obtenir tout en restant dans le buget prévu, ce qui n'était pas gagné, je me doutais que cela n'impressionnerait pas tant que cela ces deux là. Ils venaient d'une île beaucoup plus riche que Mele-Mele. Les inégalités entre les îles était d'ailleurs l'un des problèmes d'Alola. La remarque de Michael confirma évidemment mes pensées.

-En effet, vous n'imaginez pas, et ça vaut mieux comme cela. Nous n'avons certes pas des infrastructures de classe Olympique, comme vous pouvez le constater, mais par rapport à ce que nous avions avant, c'est le jour et la nuit. Et je ne parle même pas de la localisation géographique de l'ancien gymnase, dans l'un des pires quartiers de la ville. Il s'agit d'ailleurs du seul quartier où les Skulls posent encore un soucis. Je crois que l'ancien gymnase est aujourd'hui l'un de leurs squats.

Car il valait mieux être honnête : j'avais officiellement chassé les Skulls de la ville, mais dans les faits, je les avais surtout repoussés et concentrés dans un petit coin de la ville. Cela les a grandement affaiblis puisque leurs affaires sont géographiquement concentrées, et leur nombre a quand même bien baissé, mais il reste encore du travail. Un travail que je ne peux aujourd'hui demander à mes policiers, qui ne sont après tout que des municipaux et qui, même s'ils sont armés, ne sont pas suffisamment formés pour cela. Je pourrais sinon faire appel à une brigade spéciale, mais cela voudrait dire dépendre d'Ekaeka, et j'ai suffisamment bataillé pour l'indépendance de Puhi vis-à-vis d'Ekaeka. En tout cas, si Michael n'était pas impressionné, il ne semblait pas non plus déçu. Il comprenait probablement la situation.

-Puhi n'est pas une très grande ville, et nous ne pourrons jamais prétendre à être le pôle sportif principal de Mele-Mele face à Ekaeka. Par contre, nous avons l'ambition de devenir un pôle de formation, et, sur ce terrain, des villes plus modestes telles que Puhi peuvent s'imposer grâce notamment au cadre de vie favorable, comme c'était le cas au milieu du siècle dernier où quelques légendes ont émerger de Puhi. Les infrastructures étaient un premier pas vers cet objectif, et je compte, si je suis élu, faire de ce projet une de mes priorités.

Le sport va souvent assez bien avec la recherche, et Puhi ne pourra pas devenir un grand pôle industriel. Afin de compléter le projet de technopole à Puhi, j'avais décidé de miser sur le sport. J'avais maintenant fait un tour global de mes projets, et il était encore trop tôt pour le dîner que je leur avais proposé.

-Je vois qu'il est encore un peu tôt. Nous pourrions échanger quelques coups sur le ring de la salle d'en face en attendant. Les entraînements commencent dans une heure aujourd'hui.

Nul doute que Michael allait me dominer, s'il acceptait. L'idée était simplement de faire passer un peu le temps, mais aussi de créer un lien avec ce Michael par les poings. Non pas que je voyais en lui en tas de muscles sans cervelle, le sport était simplement un moyen de créer des liens forts. J'avais bien remarqué l'importance de ce Michael pour Kai, cela me semblait donc une bonne stratégie. Et puis, autant l'admettre, cela faisait longtemps que je n'avais pas eu le loisir d'un véritable combat d'entraînement. Je finissais souvent le travail tellement tard que lorsque j'arrivais au gymnase pour m'entraînait, le gymnase était déjà officiellement fermé.

-J'ai des affaires de sport dans un casier, ça risque d'être un peu serré pour vous, par contre.

Nous n'avions pas la même carrure, mais je devais bien avoir un short un peu élastique pour lui. Sinon, il pouvait simplement rester habillé de la sorte et se mettre torse nu, voire même en caleçon, après tout. La pudeur, dans le sport, ce n'était pas une valeur très centrale.

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Mar 16 Mai - 22:29
Une chose est sûre, monsieur Finley a la tête sur les épaules. Il sait très bien que les sportifs d'ici n'auront pas les locaux de ceux de Ho'ohale. Entre Mele-Mele et Akala, il y a un monde. La première a beaucoup de ressources mais sa petite taille ne permet pas non plus d'en faire un bon pôle touristique, par rapport à la seconde. D'autant plus que la ville dans laquelle se situe le siège du Parlement s'occupe aussi de la quasi-totalité du secteur tertiaire, celui des services. En dehors du tourisme, tout se fait quasiment là-bas. Sans compter qu'Ohana nous sert tout aussi bien pour le secteur primaire, bien qu'elle produit des ressources différentes de celles des autres îles, et, si tu veux mon avis, d'une qualité moindre. Enfin bref. Ceci dit, j'apprends du nouveau concernant le véritable état de la ville. Officieusement, les Skulls ne sont pas encore tous partis, apparemment. Ils squatteraient le gymnase dont ils se servaient auparavant, d'après l'adjoint du maire. Tiens donc, c'est que ça ferait un peu tâche dans le paysage politique si jamais ça devait s'apprendre, non ? Ou bien il rejetterait à nouveau la faute sur le maire Hill si jamais il devait être confronté à ça ? Quoiqu'il en soit, c'est une information vitale, et ce serait important que l'un de nous deux finisse par garder ça en tête si jamais des négociations futures devaient se faire. Je me tourne vers Kai, intrigué par sa réaction. Lui aussi a tiqué en entendant, on dirait, mais sa réaction est moins marquée que la mienne. Tant mieux, d'un autre côté. On parle peut-être d'un nouvel allié politique après tout, et pour le moment, on ne peut pas vraiment se permettre de dire non. Du moins, c'est son point de vue. Pas forcément le mien, à ce niveau, mais on ne peut pas dire que ce soit le moment de créer une scène de ménage, si je peux me permettre de m'exprimer ainsi. Il ne commente pas non plus, d'ailleurs, il attend plutôt la suite de ce que Chales a à dire concernant le nouveau gymnase. Un pôle de formation ? Voilà une bonne idée, ça rejoint l'idée que je me faisais de lui jusqu'ici. Il a le sens des réalités, mais il a de l'ambition en même temps, suffisamment en tout cas pour rêver gros jusqu'à devenir maire de la ville et potentiellement avoir une place au Parlement plus tard à son tour. Je ne sais pas encore s'il a les dents longues comme son patron, mais une chose est sûre, c'est à la fois très bon et très mauvais pour nous. Tout va dépendre de la suite des événements, je dirais. Mais si on se réfère au court terme, pour la campagne, ce sera parfait si on arrive à le mettre de notre côté. Autant d'investissement dans un seul homme, même pour quelqu'un qui ne serait pas son ami, il faut avouer que c'est pour le moins admirable. En parlant d'admirable, d'ailleurs…

-Je vois qu'il est encore un peu tôt. Nous pourrions échanger quelques coups sur le ring de la salle d'en face en attendant. Les entraînements commencent dans une heure aujourd'hui.

Il a l'air parfaitement sérieux en proposant ça. Et Kai est tout aussi étonné que moi. Il faut dire que ce n'est pas vraiment le genre de choses qu'on entend de la part d'un politicien. Bien sûr, il y en a qui en font un peu de temps en temps pour évacuer l'énergie, mais ils pratiquent ça comme un sport comme un autre, sans vraiment faire attention. Jamais il y en aurait un qui aurait l'idée de me défier, moi, le garde du corps, celui qui est censé être l'armoire à glace un peu benêt du lot aux yeux de certains. S'il me propose de m'affronter, c'est qu'il voit en moi quelque chose et qu'il a envie de confirmer cette impression. Du moins, s'il voit ça comme autre chose qu'un divertissement. Parce qu'avant d'être juste un moyen de péter des genoux et de faire un prêchi-prêcha sur la maîtrise de soi et tout le tralala pour se dédouaner si jamais quelqu'un nous a agressé, les arts martiaux, c'est une philosophie de vie qui n'a rien à voir avec la bagarre à proprement parler. Moi par exemple, on m'a appris le Iaido et le Kenjutsu pour le katana, et pour les attaques à mains nues, le Ju-jitsu, le Judo et l'Aïkido. Chaque style a un mode de pensée bien précis, il y en a qui cherchent davantage la force, d'autres la technique ou le perfectionnement. En l'occurrence, mon père insistait surtout sur le deuxième, déjà parce que j'étais d'un naturel plutôt costaud et qu'il ne voyait pas l'intérêt de développer ça davantage, mais surtout que l'on mettait davantage l'accent sur le combat avec des armes plus qu'à mains nues, encore plus depuis que j'ai mis la pâtée à mes camarades de classes quand ils avaient tabassé mon copain de l'époque. Je me demande du coup de quel côté se trouve monsieur Finley, par rapport à tout ça.

MICHAEL – ASi vous voulez bien me faire cet honneur, j'en serais ravi. Ça fait longtemps que j'ai eu l'occasion de me battre avec autre chose que de la racaille.

Il me présente un casier dans lequel je trouve un short qui n'a pas l'air exactement à ma taille, mais ce n'est pas très grave. Je préfère me contenter de ça plutôt que de rester en pantalon et je n'ai pas envie de transpirer davantage dans mes vêtements que ça. A la place, je défais mon katana de ma ceinture et je le tends à Kai.

MICHAEL – Tu fais attention à toi ?

KAI – Oui maman.

MICHAEL – Un peu de sérieux, monsieur Leilani. Le pouce contre la garde pour mieux dégainer, c'est la quinzième fois ce mois-ci.

Il éclate de rire tandis que je lui fais une légère tape sur l'épaule. Je prends les affaires que monsieur Finley me présente puis pars me changer, et une fois cela fait, je me tourne vers l'adjoint du maire, un grand sourire aux lèvres.

MICHAEL – Je vous suis.

Direction le ring, donc. J'espère que je n'ai pas trop rouillé, ça fait longtemps que je n'ai pas eu un vrai challenge.


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Dim 2 Juil - 1:48
Michael semble ravi de ma proposition. Surpris aussi. Il faut dire que ce ne doit pas être très commun, comme proposition, venant d'un politicien. Seulement, il fallait bien que je fasses passer le temps, il était trop tôt pour au restaurant, et je n'avais pas tellement préparé ce que j'aurais pu leur faire faire en attendant. En plus de ça, cela faisait un bon moment que je n'avais pas eu le loisir d'échanger des coups avec qui que ce soit. Je m'entraînais bien trop tard, et généralement plus personne n'était au gymnase aux heures où j'y passais. Même si dans les faits, j'allais sûrement subir plus de coups que je n'en donnerais. Espérons qu'il soit sympa avec moi. Lui non plus n'a pas tellement eu le loisir de combattre sur un ring depuis un moment, apparemment. Alors qu'il se change, il donne son katana à Kai. Je me demande quels arts martiaux, quels sports de combat il maîtrise. J'imagine qu'il en a aussi appris qui ne se pratiquent pas avec une arme. De mon côté, je n'ai réellement fait que de la boxe. Le côté spirituel des arts martiaux, tout ça, c'est intéressant, mais pas fait pour moi. J'ai toujours été bien trop pragmatique. Et puis surtout, le choix de la boxe avait été un choix politique. L'occasion de me rapprocher de certaines personnes dont je sentais qu'elles m'apporteraient quelque chose. Après quelques années, j'ai fini par apprécier ce soir pour ce qu'il était. Mais ce n'est venu que plus tard. Les premières années se sont passées dans la douleur. Je n'étais pas du tout taillé pour ça. J'étais grand, mais maigrichon. Je me suis musclé avec les années et les entraînements. L'avantage, c'est que j'avais déjà l'habitude de prendre des coups. Je m'étais assez souvent attiré des ennuis avec les racailles, à cause de leur stupidité et de mon incapacité à tenir ma langue. C'était bien la seule qualité que j'avais pour ce sport. Ca et ma capacité à lire dans la tête des autres. L'anticipation, ça aide beaucoup. Mais au départ, j'avais beau savoir où le coup allait arriver, si mon adversaire était plus rapide que moi, je me le prenais.

Après quelques mots complices échangés avec Kai, Michael me rejoint sur le ring. Le short laisse apparaître ses jambes à la musculature assez impressionnante. On voit qu'il ne les a pas négligées. Il s'approche de moi, lève son poing à mi hauteur en attendant que j'y joigne le mien, puis me fixe. Il est plus petit que moi, c'est là mon seul avantage, mais je sais bien qu'en réalité, ça ne me servira pas très longtemps. Une fois que nos gants se sont touchés, il recule de quelques pas, puis se met en garde. Une garde qui ne m'est pas familière. Je fais de même. Je me décide à passer à l'attaque. Je m'avance donc prudemment de lui, puis je tente de lui envoyer quelques coups. Certains heurtent sa garde, il en esquive d'autres avec une aisance déconcertante. Parfois, c'est lui qui riposte. J'arrive pour le moment à peu près à tenir le rythme, à esquiver ou bloquer un peu. Puis je prends un premier coup. Cela me fait bizarre, tant ça fait longtemps que je n'en ai pas pris. Je sens qu'il s'est légèrement retenu. Heureusement, j'ai eu le temps de lui rendre. De mon côté, je ne me suis pas retenu. Je ne souhaite pas lui faire cet affront. De toute manière, il ne semble pas avoir tellement souffert. La danse reprend, on se cherche, ça reste un combat amical, après tout. Heureusement, même si je prends du temps à retrouve mes marques, l'endurance est là. Je m'entraîne assez régulièrement, et malgré la fatigue et le stress liés à la surcharge de travail, une fois sur le ring, je suis parvenu à tout oublier. Il prend le dessus, mais je ne pense pas être ridicule. D'autant que je ne connais pas tellement son style de combat.

-Dis moi, je ne suis pas très au fait concernant les arts martiaux. Je suis juste un boxeur, moi. C'est quoi, ta garde ? Et tes coups ?

Je suis très sincèrement curieux, mais j'en profite aussi pour gagner du temps histoire de souffler un peu. J'ai pris quelques coups inattendus qui ne m'ont pas laissé indifférent. Michael a l'air plutôt content que je lui pose la question.

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Mer 12 Juil - 21:17
Cela fait longtemps que je ne m'étais pas retrouvé sur un lieu dédié au combat à proprement parler. Les dernières compétitions auxquelles j'avais participé remontent au lycée, la fac puis le travail ayant pris le dessus avec leur emploi du temps un peu surchargé. Pour dire vrai, je n'ai pas vraiment le temps de parfaire mes techniques, avec Kai. Je ne néglige jamais mon entraînement, bien entendu, et je fais les mouvements comme il faut, mais rien de plus. Il faut dire que pour se dépasser correctement, il faut avoir un but précis en tête. Les idées qu'on voit dans les mangas, c'est bien joli cinq minutes, mais sans avoir une limite concrète, ce n'est pas vraiment quelque chose qui aide dans ce milieu-là. Je crois que le mieux, quand on n'a pas un maître qui nous apprend continuellement quelque chose, comme ça a été le cas avec mon père, c'est d'avoir un(e) rival(e) avec qui on peut se battre constamment sans retenir ses coups. Autant dire que si l'on n'est pas inscrit à un dojo ou un club et qu'on n'y va pas régulièrement, c'est quasiment impossible de vraiment se dépasser, à mon sens. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas se débrouiller seul, mais disons plutôt qu'il y a des moments où on a besoin d'avoir un avis extérieur pour parfaire sa technique. Enfin, c'est comme partout, j'ai envie de dire.

Je me rends donc sur le ring et j'attends que monsieur Finley finisse de se préparer. Quand il arrive enfin, je suis à vrai dire plutôt impressionné. Sans pour autant qu'il soit dans le même état que moi, il a un peu plus de muscles que ce que je croyais. En plus, avec sa grande taille, ça lui donne une certaine carrure. Il me fait penser un peu à Kai quand il a commencé à perdre un peu de poids. Vraisemblablement, je l'ai un peu sous-estimé. Il a l'air d'aller un peu plus souvent s'entraîner que ce que je croyais. Peut-être que son emploi du temps n'est pas aussi chargé que ce que je croyais ? Ou bien il fait ça une fois sa journée terminée, le soir ? Va savoir. Mais dans tous les cas, le challenge va être un peu plus intéressant. Pourquoi pas, après tout ? J'avais peur de devoir y aller vraiment mollo, mais qui sait, il cache peut-être bien son jeu. Montre-moi donc un peu ce que tu sais faire.


MICHAEL – Peu importe qui gagne, ce sera sans rancune.

Je lui tends mon poing à l'intérieur de mon gant de boxe et monsieur Finley le frappe amicalement, ce qui me fait sourire. Je sens qu'il a cet esprit de compétition que j'ai retrouvé chez certains de mes adversaires. Ouais, ça va me plaire, c'est sûr.

KAI – Trois cent Pokédollars sur le grand.

MICHAEL – Si je gagne, monsieur Leilani, tu me paies le restaurant, je te préviens.

Pour qui il se prend, non mais ? On plaisante, naturellement, ça reste bon enfant. Et puis, si ça peut permettre à monsieur Finley de se détendre lui aussi, j'ai envie de dire que c'est tant mieux. Nous nous mettons finalement en garde, puis je le laisse s'approcher pour m'attaquer. Je commence déjà par étudier ses mouvements. C'est le principe de techniques comme les arts que j'ai appris. Le truc, c'est de retourner la force de mes ennemis contre eux. Et pour ça, quoi de mieux que de les laisser s'agiter d'abord. De temps en temps, malgré tout, je lui donne un coup ou deux, histoire de voir comment il réagit. Il bloque plus qu'il n'esquive, en réalité. Mais en même temps, ça n'est pas surprenant, quand on voit qu'il fait de la boxe. Ses mouvements sont tout ce qu'il y a de plus traditionnels, et c'est, je pense, sa faiblesse. Ceci dit, quand je me prends quelques coups, il sait quand même frapper. Je ne sais pas comment ça se passe dans sa vie de tous les jours, mais quelque chose me dit que le maire Hill ne devrait pas trop le chercher sous peine de se retrouver avec le nez cassé, un de ces jours. Ceci dit, je ne suis pas en reste et je lui colle quelques pains quand je sens qu'il baisse sa garde. Je pense qu'il s'en remet un peu moins que moi, je devrais peut-être éviter d'y aller trop fort, en fait.

Il commence à me parler, en profitant pour reprendre un peu son souffle. Ce n'est pas plus mal, je ne voudrais pas qu'on s'attire des problèmes à cause de moi. C'est un match amical mais je préfère éviter de trop m'emporter. Je ne dirais pas que j'ai constamment peur de faire du mal aux autres, mais j'aimerais éviter d'accidentellement casser un membre de quelqu'un, si possible.

MICHAEL – Ma garde, c'est la position hanmi, comme en aïkido. Je répartis mon poids sur la plante des pieds et je me place en trois-quarts par rapport à l'adversaire. Comme ça je peux me déplacer comme je veux, et ça m'évite d'utiliser mes mains. Bon, là, y a pas de risque parce qu'on a des gants, mais le problème avec les mains, c'est qu'on les expose facilement aux gens qui cachent des armes. D'où l'utilité de se reposer plus sur le bas du corps.

Je me mets en position pour le lui montrer plus en détail. C'est la base de la garde quand il s'agit de l'aïkido, mais bon, je préfère ça au hitoemi. Je n'aime pas être complètement de côté face à l'adversaire, même si j'ai moins de chances d'esquiver comme ça.

MICHAEL – Les coups, c'est surtout du ju-jitsu. Le dernier coup de tout à l'heure, c'est un maïte-tsuki, c'est ce qu'il y a de plus direct et de plus rapide, je dirais. Je pourrais en faire d'autres styles mais avec des gants ça s'y prête moins.

Et ce serait surtout plus dangereux. Je ne suis pas sûr que beaucoup de gens aimeraient se prendre le plat de la main sur la tempe ou un coup de poing dans la trachée. Mais bon, au moins, face à un Skull de bas étage, ça fait largement le café.


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