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Scientifique Alola

C-GEAR
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Mer 15 Mar - 15:43
    Je remarque rapidement qu'il a changé d'allure afin que je n'ai pas à accélérer le pas pour rester à ses côtés ; je le remercie d'un sourire silencieux et me glisse à ses côtés, marchant d'un pas plus tranquille, ma canne claudiquant doucement à chacun de mes pas, m'accompagnant comme à son habitude. Heureusement, j'avais l'habitude autrefois de porter des talons et je m'en sors donc bien, ne trébuchant pas sur les petites aspérités du trottoir. Une fois rétablie donc, je lui demande si je peux l'appeler par son prénom, puisqu'il le fait avec moi. Je préfère toujours demander avant, je trouve cela bien plus poli, surtout au vu de notre rencontre pour la moins sérieuse. Je tourne la tête vers lui à sa réponse et lui souris, hochant la tête en réponse à ses mots.

    - Ça me va, ce sera plus simple comme ça !

    Bien que je sois quelqu'un de particulièrement poli, et que je n'ai jamais eu de mal à vouvoyer tous mes clients à la boutique, il faut bien avouer que c'est beaucoup plus sympathique de pouvoir tutoyer ; on se sent plus proche de la personne et les mots viennent plus facilement. Nous restons une bonne trentaine de secondes, pendant lesquelles j'observe la large rue dans laquelle nous évoluons, notons quelques boutiques qui pourraient être intéressantes et tentant de deviner où se trouve le fameux club privé dont m'a rapidement parlé Charles...

    J'oublie tout cela lorsqu'il rompt le silence. Je me tourne vers lui, l'observant un instant, avant de rapidement lui répondre, plutôt ravie qu'il s'intéresse à mon métier. Et puis, il est vrai qu'il vaut mieux qu'il sache de quoi il en retourne une fois plongé dans la soirée.

    - Je travaille pour une entreprise qui commercialise un pokédex et qui possède plusieurs scientifiques en salariés. Monnayant une somme de départ puis un abonnement annuel, n'importe qui peut acheter leur pokédex, qui ressemble plus à un smartphone, et recevoir les descriptions d'un ou de plusieurs scientifiques de la boîte. J'espère que je ne vais pas le saouler avec mes explications, et qu'il n'est pas déjà parfaitement au courant du comment ça marche, mais c'est plus simple pour moi de partir du début. Et du coup, c'est ensuite à nous de jouer. Il faut savoir que le gros de notre travail, c'est l'observation. Chaque scientifique a une façon bien à lui d'étudier les pokémons ; certains sont spécialisés dans les attaques, d'autre dans les biotopes, d'autres dans la relation humain-pokémon... Il y a énormément de façons différentes d'aborder l'étude des pokémons et il serait impossible de toutes les faire en même temps.

    Bien qu'il ne s'agisse pas d'une passion que je possède depuis longtemps, je dois bien avouer que je suis bien tombée avec ce métier, qui me plaît tout particulièrement. Grâce à Hypolitte j'ai pu tenter ma chance puis être embauchée, ce qui a été une sacrée chance pour moi.

    - Et du coup, vis à vis de mes propres descriptions, je me suis tournée vers l'étude des pokémons dans la nature, mais pas que. J'étudie tout d'abord le pokémon dans son lieu de vie naturel ; son mode de vie, la façon dont il se nourrit, comment il interagit avec ses congénères, mais aussi où il peut être trouvé. Puis j'en capture un spécimen et j'étudie la manière dont il évolue avec un humain, comment l'éduquer pour que tout se passe bien, pour qu'il soit obéissant au combat, et je reviens aussi sur l'alimentation possible. Je lâche un soupir après cette longue tirade. J'espère que je ne t'ai pas endormi avec ma tirade, c'est pas facile de résumer un tel métier.

    Je remets en place une mèche rebelle derrière mon oreille, tout en observant un club vers lequel on se dirige et devant lequel défile des voitures ; serait-ce ici ?



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Dresseur Alola

C-GEAR
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Région : Alola
Ven 17 Mar - 23:31
Juliette m'en dit un peu plus sur son travail et sur son entreprise. Je hoche régulièrement la tête en souriant pour lui signaler que je l'écoute. En études politiques, nous avons quelques cours de sciences en options, que j'ai pris, et j'ai une idée superficielle du travail des scientifiques, mais je ne savais pas concrètement comment se présente leur travail quotidien, surtout dans les grandes entreprises. Elle a en tout cas l'air passionnée en me racontant tout cela. C'est assez mignon. Observer, c'est quelque chose que j'ai appris à faire de mon côté. Observer pour comprendre comment fonctionnent les gens et ainsi me servir d'eux lorsqu'il y a quelque chose à en tirer. C'est un peu le cas avec cette Juliette, d'ailleurs, bien qu'elle y trouve aussi son compte. De son côté, elle observe donc plutôt les pokémons. Nous verrons si elle est compétente pour observer les humains, et si elle sera en mesure de me percer à jour. Elle n'apprécierait certainement pas ce qu'elle verrait. Elle expose ensuite sa propre approche, elle est quand même assez complète. Elle s'intéresse donc entre autres à la manière de rendre les pokémons plus obéissants au combat. Il s'agit de quelque chose qui pourrait m'intéresser. J'ai certes ma méthode propre, et je sais me montrer très convaincant avec mes pokémons jusqu'à présent, mais je suis ouvert sur la question, tant que les choses fonctionnent.

-Je comprends parfaitement. Moi-même je serais incapable de réellement résumer le mien. Nous n'exerçons pas des métiers répétitifs et simples, à notre niveau, on se doit d'être polyvalents. Et ne t'inquiète pas, tout cela est très intéressant.

Sur ce dernier point, j'en rajoutais un peu car j'avais bien remarqué que la jeune femme avait peur d'être barbante, et que la rassurer sur ce point permettrait de la détendre, ce qui serait mieux pour la suite. Elle ne m'avait pas ennuyé pour autant. Je remarque que nous arrivons enfin au club. Beaucoup d'invités arrivent dans de belles voitures. J'aurais très bien pu faire de même, mais lorsque tout le monde vient en limousine, on se démarque en arrivnat à pied. Surtout, la jeune femme qui m'accompagne n'avait rien à envier aux voitures de luxe, si tant est qu'il est correct de comparer une femme à une voiture. Ce n'est pas correct, mais peu importe. Nous arrivons finalement au niveau du tapis rouge, gardé par un vigile peu souriant. Je lui montre mon invitation et lui explique que Juliette m'accompagne. Alors que nous procédons sur le tapis rouge, je tente de passer mon bras autour du sien. Les paparazzi sont au rendez-vous, autant leur donner de quoi faire.

-J'espère que les flashes ne te rendent pas trop mal à l'aise. On s'y fait.

De mon côté, les paparazzi ne me gênent pas tant que je peux contrôler l'image qu'ils vont diffuser de moi, chose que j'ai réussie jusqu'ici. C'est lorsqu'ils fouillent la merde qu'ils deviennent gênant, mais ce n'est pas encore arrivé. En attendant, ils servent mes intérêts en règle générale. Ils diffusent l'image que je souhaite que les gens aient de moi. Et plus on parle de moi, surtout en bien, plus il me sera aisé de parvenir à mes fins. Une photo de moi marchant sur un tapis rouge accompagné d'une belle femme, c'est la meilleure publicité qui soit. Enfin, presque. Certaines seront peut-être jalouses. Mais ce n'est pas sur moi que cela retombera, de toute manière. Le patriarcat a du bon. Enfin, quand on est un homme. Nous entrons donc dans le club, l'ambiance est à l'effervescence. Il n'y a qu'une douce musique classique en fond. Les serveurs fusent de tous les côtés pour proposer du champagne et des apéritifs sur leurs plateaux. Je scrute les environs à la recherche de scientifiques que je pourrais reconnaître. Les conférences auront lieu dehors, sur la terrasse qui donne sur la mer, mais elles commenceront dans une bonne demi-heure. Nous avons donc assez de temps pour faire quelques rencontres. Un serveur s'arrête devant nous pour nous proposer une coupe de champagne. J'en prends deux et en tend une à Juliette. Je remarque à une dizaine de mètres un visage familier : le directeur d'une entreprise de nouvelles technologies d'Ekaeka. Il connaît probablement du monde dans le milieu de la recherche.

-Tu vois le chauve avec une moustache faussement distinguée là bas, dis-je en pointant Monsieur Shen du doigt, il dirige une entreprise de nouvelles technologies. Ce n'est pas exactement ton domaine, mais il a certainement des contacts. Il se pourrait même que les personnes qui l'accompagnent soient des scientifiques. On peut aller lui parler, si tu veux.

Il est grand temps pour Juliette de commencer à se constituer son réseau. Plus elle sera intégrée dans le monde des sciences d'Alola, plus elle me sera utile, de toute manière. Et s'il y a quelque chose que j'aime par dessus tout, ce sont les personnes utiles.


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Scientifique Alola

C-GEAR
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Sam 18 Mar - 21:38
    Comme à chaque fois que je parle de mon métier, je me laisse emporter et je pars dans de nombreux détails, faisant de mon mieux pour que Charles comprenne la base du métier et aussi mon rôle au sein de la société. J'espère ne pas l'avoir saoulé avec de telles explications et j'exprime cette dernière pensée à voix haute, un sourire au coin des lèvres, malgré tout contente de pouvoir parler de mon métier avec quelqu'un d'autre, Charles étant au final la première personne originaire de l'île que je rencontre et avec qui je sympathise, en quelque sorte. Je lui trouve d'ailleurs une conversation agréable, et je trouve cela plutôt plaisant de pouvoir discuter avec un homme de mon âge, qui semble tout à fait normal, sociable, bien que j'ai évidemment noté qu'il ne semblait pas indifférent à mes charmes au vu de sa légère tentative lorsque nous nous sommes quittés, hier soir. Cela ne m'a pas dérangé, au contraire, je trouve que c'est assez agréable lorsque cela reste léger, bien loin du comportement lourdaud que peuvent avoir certains hommes à l'égard des femmes. Cependant, je ne peux m'empêcher de rester méfiante vis à vis de lui, observant avec attention ses faits et gestes afin de voir s'il n'y aurait pas, par hasard, un indice sur un quelconque défaut répréhensible. J'ai beau essayé de me convaincre du contraire, je pense toujours que j'ai quelque chose qui attire les hommes comme Jules et je ne veux surtout pas retomber dans une telle situation.

    Ai-je tord de m'inquiéter ? Pour l'instant Charles est tout à fait normal, un homme qui a des convictions, un travail qui lui prend tout son temps et qui semble le prendre très à cœur. Ce serait bien que j'arrête de psychoter sur tout et n'importe quoi et que je profite simplement de la soirée, comme nous en avons parler hier ; il faut que je pense à ma carrière moi aussi, cette soirée est une chance inouïe pour commencer dans de bonnes conditions.

    Nous arrivons au club et j'observe avec curiosité les limousines qui s'arrêtent à ses portes, dévoilant de nombreuses personnes, des célébrités qui rejoignent le club par un long tapis rouge ; sur les côtés, de nombreuses personnes sont venues pour les voir, s'agglutinant, entourant les journalistes et autre photographes... Eh bien, je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi médiatisé. Nous passons un vigile, qui nous laisse passer par delà les barrières, et nous voilà propulsés à notre tour sur ce fameux tapis rouge. Charles, bien plus à l'aise que moi, glisse son bras autour du mien et je le laisse faire, me rapprochant de lui par la même occasion. Je relève la tête alors qu'il me parle, et je le fixe un instant, un sourire un peu gêné au coin des lèvres.

    - Eh bien, disons que c'est un peu tard pour tenter de les éviter !

    J'essaie de prendre les choses à la légère bien que, au fond, des tonnes de pensées sont en train de défiler dans mon esprit. Je pensais avoir un temps de répit en arrivant sur l'île, que je pourrais rester discrète le temps que mon travail se lance vraiment... Mais voilà que ma photographie va se retrouver dans des journaux et sur internet, là où tout le monde peut y avoir accès... Mes parents seront au courant dès demain que je me trouve dans cette ville mais, surtout, lui aussi saura tout de ma nouvelle destination.

    Les flashs incessants des journalistes et les phrases indistinctes que j'entends me font rapidement oublier ces pensées et je remercie alors ma surdité partielle ; Charles doit être vraiment incommodé si ce que j'entends est déjà fort désagréable au niveau décibels. Nous quittons bien vite l'entrée, sans pour autant avoir accéléré le pas, et nous pénétrons dans un salon à l'ambiance tamisée, bien plus agréable. J'observe les lieux avec grande curiosité, mon bras toujours passé autour de celui de Charles, puisque sa compagnie ne m'est pas désagréable... Un serveur passe près de nous et je me retrouve à lâcher mon compagnon pour attraper la coupe tout en le remerciant, ma main droite étant déjà bien occupée avec cette chère canne.

    Charles repère rapidement un visage qui lui est familier et m'en parle ; je l'écoute avec attention, hochant la tête et souriant, tout en buvant une gorgée de champagne. J'observe cet homme puis, rapidement, ceux qui l'entoure : je hausse un sourcil en voyant un visage qui ne m'est pas inconnu. Non pas que j'ai déjà parlé à cette personne, mais en tant que scientifique je me devais de connaître son visage...

    - Je confirme, il est bien entouré. Allons-y, il est temps de nous distinguer !

    Je lui fais un clin d’œil tout en m'approchant des convives, non sans rester aux côtés de Charles qui, de toute façon, pourrait marcher bien plus vite que moi s'il le désirait. Nous les rejoignons rapidement, constatant qu'ils nous avaient vu arriver vers eux, nous attendant avec une certaine impatience, leurs verres à la main. Nous nous arrêtons près d'eux et je prend la parole la première, un sourire aux lèvres.

    - Bonsoir messieurs ! Ils me saluent à leur tour. L'homme chauve commence à tendre la main, avant de réaliser que je n'en ai pas de libre pour lui retourner le geste ; il décide de se gratter le cou de façon peu naturelle. Je fais comme si je n'avais rien vu et reprend la parole, bien que je ne sois pas à l'aise malgré mon sourire qui se veut assuré. Juliette Polanski, je travaille en tant que scientifique auprès de l'I.V.Dex.

    Je laisse mon compagnon se présenter à ceux qui ne le connaissait pas encore alors que je reste près de lui. Je capte alors le regard de la personne que j'avais déjà repérée au loin et je tourne franchement la tête vers lui, un sourire ravi aux lèvres, ne lui laissant pas le temps de se présenter, l'ayant déjà cerné.

    - Vous êtes le professeur Chen n'est-ce pas ? J'ai lu plusieurs de vos thèses, je vous ai reconnu immédiatement ! Je n'ai pas besoin de surjouer pour montrer que je suis ravie de pouvoir le rencontrer en chair et en os... De toute façon, je suis incapable de mentir.
    - En effet, je ne pensais pas rencontrer aussi rapidement un autre collègue. Ravi de faire votre connaissance mademoiselle ! Vous travaillez donc pour l'I.V.Dex, cela fait longtemps ?
    - Cela fait... Un an et demi maintenant, en comptant ma période de stage. Vous connaissez notre société ? Il a un sourire amusé, tout en m'observant avec une certaine attention. Je sais que l'entreprise a une réputation particulière dans le milieu mais, en soit, elle n'a rien à se reprocher.
    - Oh, j'en ai entendu parler ci et là. Il y a plusieurs excellents scientifiques qui en font partis, mais il me semble qu'ils sont très sélectifs au niveau recrutement, vous devez être excellente.

    Je rougis presque, à moins que je ne rosis, me sentant complimentée par cette dernière phrase, bien que je ne sois pas certaine d'avoir autant de talent qu'il ne semble le dire... En tout cas, la soirée commence bien.



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Dresseur Alola

C-GEAR
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Région : Alola
Ven 14 Avr - 21:32
Juliette ne se fait pas prier et prend la direction du groupe que je viens de lui mentionner. Une femme qui sait prendre les devants, ça me plait. Derrière son apparente douceur se cache, dirait-on, une femme déterminée. Et peut-être un peu séductrice aussi. J'apprécie d'autant plus cette rencontre à chaque instant. Juliette se présente donc brièvement, et je fais de même. Je décide toutefois de rester en retrait. La vedette de la soirée, c'est elle. Elle engage la conversation avec un certain professeur Chen. Chen... j'ai déjà entendu ce nom. Surtout, il ressemble étrangement à un professeur assez connu à Alola. Peut-être est-ce une coïncidence ? Peu importe, je devine à la manière dont Juliette lui parle qu'il est quelqu'un d'important.

Alors que je l'écoute d'une oreille pour m'assurer qu'elle ne fait pas d'erreur diplomatique, et pour connaître la direction dans laquelle va leur discussion, je me tourne vers le chauve, Monsieur Zika. Nous nous sommes déjà rencontrés à quelques occasions, et je pense avoir réussi à faire en sorte qu'il m'apprécie. Lorsque l'on est en position de faiblesse, il est important de sympathiser sans demander de services et sans trop chercher à négocier quoi que ce soit, voire même en offrant des services en apparence désintéressés. C'est ce que j'ai déjà eu l'occasion de faire avec Zika. Ce soir, peut-être que je pourrai enfin en tirer quelque chose.

-J'ai cru voir que vous avez su bien profiter de la signature des traités de libre échanges consécutifs à l'entrée d'Alola dans l'Union. Les choses se présentent bien, n'est-ce pas ?

Il me sort le blabla habituel des grands patrons, sans grand intérêt, pour faire croire qu'il y a un once de morale dans son action. Il me prend vraiment pour un con on dirait. Mais je ne peux pas lui en vouloir. Après tout, je ne suis pas venu vers lui en lui disant du tac au tac que j'avais juste besoin de lui, et que ce n'était pas son parfum de mauvais goût qui me poussait à rester en sa compagnie des heures durant lors des précédentes soirées où nous nous sommes rencontrés.

-Je vois. En tout cas, vos résultats sont bons, et ils sont publics. La population aura tôt fait de se rendre compte que ces traités vous ont profité, et vont se demander ce que vous pouvez bien faire de tous ces bénéfices amassés. Ils vont attendre de vous, comme des autres, que vous investissiez. Et cela tombe bien, Puhi est en train de développer un pôle technologique. C'est même la raison de la présence de cette jeune femme ici présente, dis-je en lançant au passage un sourire à Juliette. Qu'en dites-vous ?

Blablabla je dois y réfléchir, oui j'ai bien compris que tu n'allais pas signer un contrat tout de suite. Bref, j'ai fait ce que j'avais à faire, à savoir mentionner l'idée afin qu'elle tourne un peu dans sa tête. Je reviendrai à la charge plus tard. Je me tourne de nouveau vers Juliette, que j'avais donc écouté dans le même temps. Elle semble avoir fait forte impression face à ce grand scientifique, et il a dit le plus grand bien de l'entreprise dont elle fait partie. Je sens que j'ai vraiment fait un bon choix en décidant de la soutenir.

-Alors comme ça tu es du genre modeste ? Tu ne m'avais pas dit que l'entreprise où tu travailles était si prestigieuse. Passez une bonne soirée messieurs, nous nous reverrons certainement un peu plus tard.

Je fais signe à Juliette de se diriger vers le buffet. Il ne sert à rien de tenir la jambe trop longtemps à ces personnes. Surtout, il y a encore beaucoup de monde à rencontrer, et il serait dommage de s'éterniser dès le départ. Elle pourrait retourner voir ce professeur Chen plus tard, elle semblait de toute façon lui avoir tapé dans l'oeuil. J'avoue avoir senti une pointe de jalousie en remarquant la manière dont il la regardait. Je lui emboîte donc le pas. Une fois que nous sommes arrivés au niveau du buffet, je regarde rapidement le choix. Il est immense. Des verrines, des toasts, des salades à foison.

-Fais-toi plaisir. Je suis désolé d'avoir écourté la rencontre précédente, mais il aurait été mal vu de rester trop longtemps dès le début de la soirée. J'espère que tout se passe comme tu l'espères, en tout cas.

De mon côté, j'attends le moment approprié pour faire fonctionner mon charme, car je dois avouer que je la trouve d'autant plus attirante maintenant que je la vois se comportement avec une telle assurance dans ce genre de milieu.




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Scientifique Alola

C-GEAR
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Mer 19 Avr - 16:29
    - J'ai l'impression d'avoir eu de la chance, je n'avais pas réalisé en postulant qu'ils étaient aussi connus dans le milieu... C'est mon stage qui a fait toute la différence.

    Nous continuons de discuter un peu de la société, de ses dirigeants (que je ne connais que de nom) et aussi de ce fameux stage, lui expliquant brièvement ce que j'y ai fait, soit apprendre les bases, la manière dont un scientifique travaille, bien que cela varie selon chaque individu. Le professeur Chen se montre très attentif à mes propos, me donne quelques astuces que je note aussitôt dans un coin de ma tête, étant plus que ravie de pouvoir parler avec un tel homme, aussi connu et respecté par ses pairs. Je ne vois pas les minutes passer pendant que nous parlons jusqu'à ce que j'entende la voix de Charles, près de moi. Je salue alors le professeur Chen, lui souhaitant une bonne soirée, et retourne auprès de mon cavalier du soir, reprenant son bras comme lorsque nous étions arrivés, ma canne dans mon autre main, cette aide restant indispensable.

    - Il vaut mieux garder ses meilleurs atouts en réserve, n'est-ce pas ? Je lui fais un sourire en coin avant de reprendre tranquillement, tout en le laissant me diriger vers où bon lui semble. A vrai dire je ne pensais pas qu'un scientifique aussi éminent que lui connaîtrait bien ma société, comme quoi...

    Nous arrivons au buffet, particulièrement bien garni. Je lâche le bras de Charles pour me libérer une main et j'attrape un petit four qui a l'air d'être au saumon ; bingo. Qui plus est, il est si délicieux que je décide d'en prendre un autre, avant d'occuper ma main avec une flûte de champagne, ayant posée l'autre sur un plateau plus tôt. Comme il ne s'agit pas de ma première soirée du genre, je connais bien les façons de faire des personnes qui y évoluent et je m'y adapte pour paraître parfaitement dans mon élément, bien qu'en vérité je ne sois pas très à l'aise dans ce genre d'ambiance.

    Je bois une gorgée de la boisson pétillante tout en observant les personnes qui nous entoure et qui vagabondent... Je tourne rapidement la tête vers Charles lors qu'il me demande si tout se passe bien, et je réalise alors que je l'ai entendu en cours de conversation. Je fais comme si de rien n'était, n'ayant pas très envie de parler de santé ici sauf si j'y suis contraint, et je répond donc à sa phrase sans chercher à en savoir plus.

    - Oui oui ! Enfin, je n'espérais rien en particulier, j'ai déjà de la chance d'être ici.

    De nouveau, je bois une petite gorgée de champagne, l'alcool me réussissant assez tant que je reste prudente sur la dose bue ; de toute façon, dans ce genre de soirées il n'y a jamais d'alcool fort, rien qui pourrait me faire chavirer de mes talons. Je repose le verre pour prendre un autre apéritif, continuant de m'appuyer contre ma canne. Un homme passe alors près de nous et nous salue avec un large sourire ; il semble un peu plus âgé que nous, de quelques années, et salue mon compagnon d'une manière assez amicale. Je comprend rapidement qu'il s'agit aussi d'un politicien mais celui-ci s'éloigne rapidement après un dernier regard, appelé par quelqu'un un peu plus loin.

    - Tu m'as l'air plutôt connu dans le coin, tu sais y faire.

    J'accompagne ma tirade d'un petit sourire en coin tout en buvant de nouveau une gorgée de champagne.



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Dresseur Alola

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Région : Alola
Mar 9 Mai - 17:04
Je n'étais pas le seul à être surpris de la réputation de l'entreprise dans laquelle travaillait Juliette : elle aussi avait visiblement sous-estimé son envergure. C'était une bonne nouvelle, cela dit. En tout cas, Juliette est satisfaite de la tournure que prend la soirée. Il faut dire que je lui rends un sacré service, objectivement parlant, cela ne m'avait rien coûté pour autant, au contraire. Alors que nous mangions et buvions, une connaissance, passe non loin de nous et me salue en souriant avant de se diriger vers un autre groupe. Juliette semble surprise de mon apparente popularité, ce qui est compréhensible compte tenu de mon jeune âge et de ma position pas si influente d'adjoint au maire dans une ville de taille modeste.

-Pas tant que ça, en fait. Bon, j'ai quand même quelques connaissances, parce que j'ai étudié à l'Université d'Ho'Ohale en sciences politiques, et que je m'y suis fait quelques contacts. Cet homme que tu viens de voir passer, il faisait partie de ma promotion, à un moment. Il était avocat mais a décidé de reprendre les études pour écrire les discours des politiciens. Parce que tu ne le sais peut-être pas, mais à un certain niveau, un politicien délègue cette tache à des professionnels de la communication politique.

Ce n'était pas un fait connu de tous, et cela cassait parfois un peu le mythe qui entourait certains politiciens. C'était un sujet intéressant, mais cela serait peut-être barbant pour Juliette.

-Peut-être qu'un jour, je ferai aussi appel à quelqu'un comme lui. Pour le moment, je n'ai pas cette prétention.

C'est alors qu'une annonce fut passée pour mettre tout le monde au courant que le discours d'ouverture allait débuter. Nous nous dirigeâmes donc vers le lieu où il se déroulant. J'en profitai pour prendre un dernier feuilleté au saumon, parce qu'ils étaient particulièrement bons. Comme c'était la norme pour ce genre de discours, nous avons eu droit à un enchaînement de lieux communs, et de formules creuses, bref, de la politique politicienne dans toute sa splendeur, vantant l'ouverture d'Alola vers l'Union, vers le progrès. Manier les mots pour manipuler les autres et ainsi faire avancer ses idées ne me gênait en rien, mais privilégier la forme à au point d'éradiquer le fond, voilà qui était déplorable. Une fois le discours terminé, le Premier Ministre, qui était celui qui avait été invité pour ce discours, disparu en coulisses, quittant probablement déjà la soirée, et un groupe de musique commença à se mettre en place sur la scène.


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Scientifique Alola

C-GEAR
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Mer 10 Mai - 14:39
    Alors que nous profitons du buffet sans avoir d'autre compagnie que nous même, un homme passe pour saluer Charles avant de repartir, une coupe entre les doigts. Je vais une remarque à mon partenaire vis à vis de sa popularité qui me semble assez importante l'air de rien et je l'écoute avec attention tout en sirotant une gorgée de champagne, ne le quittant pas des yeux. Il m'explique donc qu'ils étaient de la même promotion et qu'il a rencontré beaucoup de monde à son université. Mmh, je vois, il a eu l'occasion de rencontrer beaucoup de personnes devenues influentes lorsqu'il faisait ses études, il doit encore s'agir d'une école prestigieuse qui n'accepte que les meilleurs.

    - Je ne savais pas pour les discours... Faut dire que je ne me suis jamais intéressée à ce milieu, du coup tu risques de m'en apprendre encore beaucoup des comme ça !

    Je rigole doucement lorsqu'il me dit que, peut-être un jour, il aura lui aussi à faire appel à un homme pour écrire ses discours. Ce n'est pas un rire moqueur, c'est loin d'être mon genre, mais plutôt amusé et curieuse : je me demande quelles sont ses ambitions pour qu'il dise cela. Devenir le maire à la place du maire ? Plus que cela ? J'essaie de refréner ma curiosité, au cas où il n'aurait pas envie de parler de ses ambitions futures avec moi, et j'y arrive parfaitement grâce à une annonce qui me prend par surprise ; le discours d'ouverture va débuter. Nous suivons les autres et prenons place devant l'estrade où le premier ministre va se mettre en place...

    Le discours n'attire guère mon attention ; comme je l'ai expliqué à Charles plus tôt, la politique n'est pas ma tasse de thé et je savais donc d'avance que je ne m'y retrouverais pas dans toutes ces paroles, à quelques exceptions près. Cependant je l'écoute silencieusement, non sans observer discrètement les autres convives de temps à autre. Le discours se termine sans même que je m'en rende compte et je lâche un soupir léger tout en échangeant un coup d’œil avec Charles pour voir s'il pense comme moi ; ça a l'air d'être le cas.

    - Oh, ils ont invité un groupe ? Ça va mettre un peu d'ambiance !

    Les musiciens sont maintenant en place sur l'estrade et l'ambiance se détend très vite autour de nous, des couples se formant même. Je ne sais pas quel genre de musique va passer, mais certains semblent déjà au courant. Ils se mettent alors à jouer et, au bout de longues secondes, je reconnais le morceau repris et un sourire apparaît sur mon visage. Si je m'attendais à avoir le droit à du ABBA pour une telle soirée... !

    Amusée, je me tourne vers Charles.

    - Une petite danse ? ~ Il faudra juste que je me débarrasse momentanément de cette canne.



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Dresseur Alola

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Région : Alola
Mar 27 Juin - 19:00
Si le discours ne m'avait pas tellement intéressé, ce n'était de toute manière pas la raison de ma présence ici. J'étais uniquement là pour me faire voir, pour consolider des liens, pour en créer de nouveaux. Accessoirement, j'étais aussi là pour offrir à Juliette l'opportunité de se créer un réseau à Alola. Le groupe commença à jouer, et tout autour de nous, des couples se formèrent. De nombreuses personnes se dirigèrent aussi vers les autres salles, peu friandes de ce genre d'ambiance. Voir l'élite politique d'Alola et du reste de l'Union danser sur ce genre de musique était un spectacle plutôt amusant, étonnant pour quiconque n'y est pas habitué. Tous ces hommes distingués en costard-cravate qui font tout pour se démarquer du reste de la population donnaient un spectacle semblable à une soirée d'anniversaire d'adultes.

Je m’apprêtais à suivre l'exemple de ceux qui sortaient quand Juliette m’interrompu en me proposant de rester danser. Un peu gêné, j'acceptai quand même son offre. Elle alla poser sa canne dans un coin de la pièce puis revint vers moi, alors que je me dirigeai vers elle pour qu'elle ait moins besoin de marcher. Elle était tout sourire, visiblement enthousiaste à l'idée de danser avec moi. Je souris donc en retour et commença à danser, à peu près en rythme. Je n'étais pas trop mauvais danseur, la boxe n'avait appris à maîtriser les mouvements de mon corps. Mais j'avais tout de même un peu de mal. Ce genre d'expériences me rappelaient des mauvais souvenirs du lycée, lorsque j'étais bien moins charmant et peu populaire. J'étais très rarement invité à des soirées, et quand c'était le cas, c'était plutôt par convention ou par "pitié" qu'autre chose, et il y avait toujours quelqu'un pour se moquer quand je dansais. Les choses avaient bien changé depuis, mais j'avais toujours un léger blocage. Je me concentrais sur ma partenaire de ce soir, étrangement agile malgré qu'elle dût utiliser une canne pour marcher, pour éviter d'y penser. J'arrivais à peu près à me détendre et un sourire sincère, cette fois, se dessina sur mon visage. Il faut dire qu'elle était radieuse et pleine de vie, et que ça déteignait un peu sur moi en ce moment même.

Sans tellement réfléchir, je m'approchais de plus en plus de Juliette. Malgré la foule, je pouvais de nouveau sentir son parfum agréable. Elle était bien plus petite que moi, et la différence de taille s'accentuait puisque j'étais presque collé à elle. Elle me jetait régulièrement des regards complices C'est alors que le groupe opta pour un style de musique un peu plus sensuel. Un peu hésitant,
je me décidai tout de même à l'enlacer légèrement, pour tester la température. Je me penche alors pour lui glisser quelques mots à l'oreille.

-J'espère que tu t'amuses bien. En tout cas tu as l'air.



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Scientifique Alola

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Sam 1 Juil - 11:34
    Je suis surprise lorsqu'un groupe prend la place sur l'estrade et se prépare à jouer, mais je reste attentive et attend de voir ce qu'ils vont faire. Je vois du coin de l'oeil que de nombreuses personnes quittent la salle et je hausse un sourcil ; je suppose qu'ils pensent à leur image, ça m'étonne qu'il y ait autant de personnes qui n'aiment pas la musique. De mon côté je ne bouge pas et un large sourire glisse sur mes lèvres lorsque je reconnais « Gimme! Gimme! Gimme! » de ABBA ; l'un de leur classique, mais il fallait oser jouer sur un tel air pour une soirée comme celle-ci. En tout cas, ceux qui sont restés semblent ravis et se mettent à danser en couple, ce qui me pousse à demander à Charles une danse. Je réalise en même temps qu'il semblait prêt à sortir, mais cela ne l'empêche pas de rebrousser chemin et d'accepter, même s'il m'a semblé moins à l'aise que lors du début de soirée. Je lui souris, contente qu'il ait accepté, et m'éloigne pour aller caler ma canne entre une table et une chaise, tout en espérant la retrouver. En me retournant, je me retrouve rapidement près de Charles qui s'est approché ; pour m'éviter de trop marcher ? Je lui souris et nous nous mettons à danser, rattrapant le rythme de la musique. Ce n'est pas une danse qui nécessite de contacts physiques mais nous évoluons ensemble sur la piste, nous fixant, nous coordonnant dans nos gestes. Charles m'a l'air bon danseur, même si je ne suis pas experte, et moi-même je ne me sens pas en reste. Ma hanche ne m'a pas fait mal de la soirée et je me lâche donc, en oubliant mon handicap, me contentant de profiter de la musique qui résonne dans la salle, cette pause étant la bienvenue après ce discours inintéressant.

    La musique résonne longuement dans la pièce alors que nos corps se rapprochent petit à petit ; nous sommes de plus en plus à l'aise dans l'exercice. Je constate alors à quel point Charles est plus grand que moi ; j'ai cette impression d'être protégée par sa simple présence, qu'il me protège du reste du monde. C'est assez étrange mais plutôt agréable et je continue de danser en oubliant cette pensée, jusqu'à la fin de la musique. Ce fut rapide... Je jette un regard à Charles, restant souriante, alors que les musiciens se mettent en place et jouent de nouveau... Un air bien différent. C'est un slow là non ?

    Après quelques instants d'hésitation de nos deux côtés, c'est mon cavalier qui fait le premier pas et se rapproche doucement de moi, l'un de ses bras m'enlaçant, sa main se posant sur la peau nue de mon dos. J'en ai un frisson, me rappelant alors de notre premier contact, fugace mais voulu, lorsque nous nous étions dit aurevoir la veille. Cependant, une crainte vient ternir ce moment de douceur ; et s'il sentait l'une de mes cicatrices ? Le fond de teint devrait tenir, mais il ne permet pas de masquer les imperfections de la peau au niveau du toucher, et celles-ci sont malheureusement nombreuses sur cette partie de mon corps. Je serre les dents, avant de lâcher un soupir, essayant d'oublier cela alors que nous commençons à bouger, lentement ; je me concentre sur nos corps si proches l'un de l'autre puis sur sa voix, résonnant à mon oreille. Il sait y faire, ça c'est certain.

    - Oui... Mais grâce à toi. Toute seule je me serais ennuyée, et j'aurais du esquiver tous les lourds de la soirée...

    J'ai un léger rire gêné qui disparaît rapidement, alors que nos mains s'entremêlent pour parfaire la position habituelle de cette danse, ma seconde main se posant sur son épaule. C'est assez étrange de se retrouver si proche de quelqu'un que je connais encore si peu, mais je mentirais si je disais que cela ne me plaisait pas... Je me retrouve même à poser ma tête contre son torse alors que nous dansons lentement, me sentant plus reposée, ma hanche m'en remerciant. J'ai toujours quelques craintes vis à vis de mes marques, mais j'arrive à profiter des lents mouvements alors que nous nous fondons dans la foule, d'autres couples dansant comme nous.

    les musiciens sont taquins ; alors que la danse se termine et que nous nous séparons, ils décident de retourner sur une musique du même style, bien que cela ressemble un peu plus à une valse. Je regarde Charles, lui souriant, ne me sentant pas particulièrement gênée par la proximité qui s'est établie entre nous. Il faut dire que je n'ai jamais été une grande timide, sauf lorsque cela touche mon passé.

    - Toujours partant ou tu préfères prendre l'air ?



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Jeu 20 Juil - 22:49
Comme je m'en doutais, Juliette appréciait cette soirée. Moi aussi d'ailleurs. Nous dansons de plus en plus proches jusqu'à être collés l'un à l'autre. Lorsque sa tête se pose sur mon torse, mon coeur se met à battre plus rapidement. Je me demande si elle s'en rend compte. Je fais glisser mes mains dans son dos laissé nu par sa robe, et je sens des cicatrices sur sa peau douce. Je me demande si cela a à voir avec son problème de hanches. Mieux vaut ne pas lui en parler, ce n'est probablement pas un sujet qu'elle aime aborder. Et surtout, ce n'est pas très important. Ca a même un certain charme. Ca me change un peu des femmes trop parfaites de cet univers du paraître. Non pas que cela me gêne, mais un peu de changement ne fait pas de mal.

Cela fait bien longtemps que je ne me suis pas rapproché d'une femme pour autre chose qu'un coup d'un soir. Je ne suis même pas certain de la tournure que va prendre notre relation, d'ailleurs. Nous nous connaissons à peine. A vrai dire, même si je l'ai trouvée charmante dès le départ, je ne la voyais initialement que comme un outil politique. Comme presque toutes mes rencontres dans le cadre de mon travail, d'ailleurs. Mais elle a quelque chose de particulier, un charme insaisissable. Elle est pourtant si différente de moi. Du moins je le crois.

Alors que la chanson se termine et que nous nous séparons, le groupe reprend avec une musique du même style. Je commence toutefois à avoir chaud en costume, mais je n'ose pas vraiment prendre la décision d'arrêter de danser alors que Juliette a l'air de prendre son pied. C'est alors qu'elle m'offre une porte de sortie, que je prends volontiers.

-Je commence à avoir un peu chaud comme ça, on sort un peu ?

Juliette ne semble pas trop déçue et récupère sa cane avant de me rejoindre. Nous sortons donc sur la terrasse qui donne sur une plage. D'autres invités y sont posés sur des sièges ou discutent accoudés à des rebords, mais la plage est vide, puisque tout le monde est bien habillé. La lune trône au dessus de la mer calme. Un léger vent rafraichissant rend l'atmosphère d'autant plus agréable.

-Si tu te sens de retirer tes chaussures, on peut faire un petit tour sur la plage. On sera plus... tranquilles.

Je ne suis pas certain de ce qui me prend, mais j'ai envie de passer un peu de temps seul avec elle. La soirée ne fait que commencer, aussi elle aura tout le temps si elle souhaite rencontrer plus de monde. Pour ma part, je fais simplement acte de présence. Je n'ai pas d'objectif précis ici, étant déjà bien assez occupé avec mes plans du moment. Elle acquiesce et nous nous mettons pieds nus et je lui propose de tenir ses chaussures pour elle. Je remonte un peu mon pantalon. Le sable est encore tiède. Après une vingtaine de mètres, nous nous arrêtons et nous profitons de la vue. Je décide donc de poser les chaussures afin d'avoir les mains libres. Je me tourne ensuite vers Juliette pour plonger mon regard dans ses yeux. Même éclairés par la faible lueur de la lune pas tout à fait pleine, ils restent magnifiques. Je décide d'attraper sa main et de passer mes doigts entre les siens tout en la fixant avec un léger sourire et en scrutant son visage. A ce moment là, je pourrais me pencher et tenter de l'embrasser. C'est ce que j'aurais fait en temps normal. Mais ce soir, je ne sais pas vraiment pourquoi, je suis hésitant. Pas parce que je ne le veux pas. Je crois que j'appréhende sa réaction, ce qui ne me ressemble pas.


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Jeu 20 Juil - 23:46
    Je me demande un instant si je vais au delà des convenances en acceptant une danse où je peux me reposer contre son corps, nos mains entremêlées, mais je mets rapidement cette pensée de côté pour pouvoir simplement profiter de l'instant de calme entre nous ; je suis bien dans ses bras, c'est vrai, et cela est bien plus agréable que de devoir écouter un discours insipide sans pouvoir bouger de sa chaise. J'ai toujours aimé danser, même si je n'ai jamais pris le temps d'apprendre, trop prise par ma famille puis par mes études, tout cela pour échouer lamentablement avec l'un comme l'autre. Dans une telle situation, je peux enfin me dire que tout cela est définitivement derrière moi et je peux savourer la vie, même dans une soirée d'apparence banale, mais qui ne l'est pas tant que ça grâce à mon cavalier. Nous nous connaissons pourtant à peine, mais son attitude charmeur à mon égard m'a plu, je crois que j'avais besoin d'un début de relation comme celui-ci pour pouvoir me détendre et advienne ce qui adviendra ; je ne suis pas prude, et même si je sens que je vais avoir du mal à dépasser certains complexes, je veux les ignorer et continuer comme autrefois ; si j'y arrivais avec Hypolitte, pourquoi pas avec un autre ? Surtout que jusqu'à maintenant, Charles m'a plu physiquement mais aussi par nos échanges, je peux espérer une bonne surprise si notre relation finit par évoluer. Mmf, je ne devrais peut-être pas m'emballer aussi vite, ce ne serait pas le premier à aimer charmer sans chercher plus loin, le faisant de façon naturelle. Mais vu comme nous dansons l'un comme l'autre... Je peux espérer quelque chose d'un peu plus profond.

    La fin de la musique me coupe dans mes pensées. Je relève la tête tout en quittant son torse, à contre-cœur, écoutant les premiers sons d'une valse. Les couples changent de position autour de nous et je prend la parole, ne voulant pas non plus le forcer à danser longtemps. Après tout, c'est déjà moi qui lui ait proposé la première, il ne semblait pas aussi partant avant que je ne lui demande.

    - Oui, sortons avant que tu ne te déshabilles devant tout le monde !

    J'agrémente le tout d'un rire léger, même si je ne serais pas contre. Mais je doute qu'il ait envie de se dévoiler ainsi lors d'une soirée aussi officielle. Nous nous éloignons donc, j'arrête de boiter après avoir récupérer ma canne et nous nous faufilons vers la sortie, qui donne directement sur la plage. Je salue les personnes présentes, un verre à la main, qui semblent plongées dans d'intenses discussions et nous nous dirigeons vers le bord de la terrasse ; le spectacle de cette mer indomptable surplombée par la lune pleine est magnifique et particulièrement romantique ; l'a t-il fait exprès ? Si c'est ça, bien joué.

    - Avec plaisir, je déteste les talons... Et j'adore la plage quand elle est aussi calme.

    Je m'assois à une chaise pour retirer ces chaussures, remerciant Charles qui les tient à ma place. Je pose ma canne contre la table, le sable l'empêchant d'être vraiment efficace. Je préfère encore boiter que d'avoir cette sensation désagréable de la canne s'enfonçant dans le sable à chaque pas. Nous rejoignons la plage et je savoure la sensation du sable tiède contre ma peau, alors que ma robe virevolte derrière moi, frôlant le sol. Nous nous arrêtons finalement, mes chaussures finissant par terre, et je tourne le regard vers lui, pour ne plus quitter des yeux. J'ai un frisson en sentant ses doigts glisser entre les miens et je répond à son geste ; plus jeune, j'aurais sûrement rougit dans un tel instant, mais j'ai passé ce stade depuis plusieurs années. Cependant, il faut bien avouer que l'instant est agréable, mon cœur battant un peu plus vite contre ma poitrine. On pourrait aisément s'embrasser à cet instant.

    Ai-je vraiment envie de donner cette image de moi-même ? Me montrer intrépide, entreprenante, tout en connaissant très bien les blocages que j'aurais à l'avenir, en allant plus loin ? Il me plaît, c'est certain, mais il vaut mieux que je ne saute pas les étapes. Pas aussi rapidement en tout cas. Prenons le temps, profitons de cet instant sans rien précipiter.

    - On va s'asseoir ?

    C'est la première chose qui me soit venue à l'esprit. Ça me semble un peu bête après coup, mais je n'en montre rien et après avoir récupéré les affaires, nous allons vers des rochers un peu plus loin, qui doivent d'ordinaire être pris d'assauts par les touristes. Je ne lâche pas sa main, savourant le contact prolongé entre nos doigts, mais suis bien obligée de le faire pour m'aider à grimper sur un rocher, m'y installant en faisant attention à ne rien déchirer au niveau de ma robe. Je regarde un instant la mer qui s'allonge paresseusement sur la plage avant de le regarder de nouveau.

    - C'est tellement plus agréable ici...



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Mer 26 Juil - 2:30
Finalement, elle ne m'a pas embrassé. Je suis à moitié déçu, mais je me dis qu'elle a sûrement ses raisons. Ce n'est pas grave, nous aurons d'autres occasions si cela doit se faire. Elle m'invite toutefois à aller nous asseoir sur les rochers. Les rochers, c'est plutôt romantique. Et pas très pratique en robe, je me demande comment elle compte s'en sortir. Elle ne le savait probablement pas, mais ce petit coin de rochers était assez connu pour être un lieu romantique où les jeunes couples d'adolescents allaient s'embrasser la nuit. Je n'avais jamais eu l'occasion de le faire, puisque je n'étais pas tellement populaire à l'époque, mais tout le monde était au courant dans les alentours. A un moment donné, je suis contraint de poser les chaussures pour tendre la main à Juliette afin de l'aider. Le contact de ma main avec la peau douce de la sienne est toujours aussi agréable. Au moment de la lâcher, je m'amuse à laisser glisser mes doigts sur sa peau, histoire de lui procurer quelques sensations. Puis nous nous asseyons et nous profitons du spectacle que nous offre la mer. Je respire l'air salé à pleins poumons avant de lui répondre.

-Je suis d'accord.

Être assis aux côté de cette charmante jeune femme à ce même endroit où des milliers de couples d'adolescents venaient s'embrasser donnait des sensations assez étranges. Je n'étais plus un adolescent, et j'avais donc une certaine gêne à être dans la même situation qu'eux à mon âge, surtout après n'avoir pas pu profiter de ce lieu à l'époque. D'un autre côté, il n'y avait aucune raison qu'ils aient un quelconque monopole. Ce n'était qu'un tas de rochers. Et puis, c'était une sorte de revanche, dans un sens.

-Est-ce que tu savais que les ados du coin ont l'habitude d'emmener "crush" ici la nuit pour l'embrasser ? C'est une tradition locale en quelque sorte.

Je ne peux m'empêcher de rire un peu à ma propre phrase. Je pense qu'on ne peut pas appeler ça de la subtilité. Seulement, selon la réaction de Juliette, il m'est toujours possible de dire qu'il s'agit d'une simple blague. Elle se dit certainement qu'elle n'est pas la première que j'emmène ici, elle ne doit pas se douter que je n'ai pas toujours été le tombeur que je suis aujourd'hui. Finalement, je ne sais pas trop ce qui me prend, c'est peut-être son sourire charmeur, ou son parfum agréable, ou encore ses yeux magnifiques, sa personnalité chaleureuse, ou bien tout cela à la fois, mais je décide de me pencher vers elle et de déposer mes lèvres sur les siennes, un peu en travers, tout en posant ma main sur la sienne.


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Mer 26 Juil - 12:23
Finalement, je ne l'ai pas embrassé. J'aurais pu sans l'ombre d'un doute, cela s'est lu sur son visage, mais j'ai décidé de rester sage pour le moment, même si nos doigts entremêlés l'un à l'autre laisse peu d’ambiguïté quant à nos sentiments actuels. Je l'emmène jusqu'à de gros rochers que j'ai repéré en arrivant sur la plage et nous nous y installons, la vue étant parfaite d'ici ; et puis, je ne vais pas dire non si je peux reposer un peu ma hanche après toutes ces danses. Nos regards s'accrochent pendant de longue secondes lorsque je sens ses doigts caresser agréablement ma peau, me procurant un frisson, avant que je ne rompe le contact pour regarder la mer, dont la vue pourrait presque me procurer d'autres types de frissons tant je l'apprécie ; le cadre est idyllique, c'est le moins que l'on puisse dire. Un sourire glisse sur mes lèvres alors que je continue d'observer la mer, même si mes pensées sont ailleurs ; juste à côté de moi pour être exact. Mon cavalier me plaît, je ne peux pas le nier ; il est mature, il a l'air d'avoir un tempérament posé qui me plaît tout particulièrement et ses yeux me font fondre. J'ai toujours été très sensible aux yeux de mes interlocuteurs, c'était déjà ce qui m'avait attiré en Hypolitte, la première fois que nous nous étions rencontrés ; ceux de Charles sont très différents des siens, qui étaient dorés, mais ils sont tout aussi magnifiques. Et ce que je peux y lire depuis que nous sommes arrivés sur cette plage est des plus intéressant...

Je ne peux m'empêcher de rompre le silence, commentant la vue, faisant un parallèle avec l'ambiance qui se dégage de cette soirée. Ce n'est pas que je déteste les soirées mondaines, elles ont leurs bons côtés (rencontrer des têtes pensantes en fait parti) mais tout y est trop bruyant, trop surfait, pour que je m'y sente réellement à ma place. Je me demande si Charles pense de même, ou si il s'y retrouve dans une telle ambiance... Après tout, c'est un politicien, un milieu très particulier où les apparences sont ce qui compte le plus pour certains.

Sa voix me tire de mes pensées et je lève la tête pour le fixer, quelque peu surprise par ses paroles. Ça c'est sacrément direct ! D'ailleurs lui-même en rit après coup et j'en fais de même une fois la surprise passée, trouvant la situation loquace ; on peut dire qu'il n'y va pas par quatre chemins.

- Eh bien non, je ne savais pas ! Mon subconscient voulait peut-être m'envoyer un message ~

Après tout, ce n'est pas parce que je n'ai pas craqué tout à l'heure que je n'en ai pas envie, bien au contraire ; c'est juste que j'aime prendre mon temps, faire durer cette petite période de charme innocente (plus ou moins) pour ne pas avoir l'impression de me précipiter... Mais je dois bien avouer que j'ai quelques papillons dans le ventre à cet instant précis, impatiente de profiter de la suite...

Alors que le silence a repris ses droits, Charles se penche lentement vers moi et nos yeux s'accrochent, sans pouvoir se décrocher. Je ne bouge pas, mon cœur battant un peu plus vite lorsque je réalise, juste avant que ses lèvres ne se posent sur les miennes. Ce premier baiser est presque maladroit mais je le savoure, fermant lentement les yeux tout en lâchant un soupir. Alors que sa main emprisonne l'une des miennes, je glisse mon autre main dans sa nuque, mes doigts jouant doucement, rêveusement, avec quelques cheveux à leur portée. J’entrouvre mes lèvres en un nouveau soupir avant de l'embrasser de nouveau, cette fois avec bien moins de maladresse, plus de passion. Sans le lâcher, je bouge un peu, glisse mon corps contre le sien pour savourer un peu plus l'instant, ce moment de quiétude loin de tous les autres ; seulement nous, la mer et la lune pour nous contempler.

Je ne sais pas pendant combien de temps nous avons profité de cet instant, étant ben trop concentrée sur toutes ces sensations, sur ses lèvres caressant les miennes et son corps chaud contre le mien... Mais toute bonne chose à une fin et nous finissons par rompre ce baiser en un soupir et je rouvre lentement les yeux pour croiser les siens, sans un mot, savourant l'instant. D'un geste doux, je continue de caresser sa nuque, du bout des doigts, un sourire accroché à mes lèvres.

Cette soirée est définitivement des plus agréable.

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Lun 31 Juil - 18:43
Après un premier baiser un peu maladroit, pendant lequel nous cherchons à découvrir l'autre, à nous synchroniser en quelque sorte, nous enchaînons avec un baiser beaucoup plus passionné et naturel. Sa main qui glisse sur ma nuque cause quelques frissons. Le clapotis des vagues contre les rochers est alors accompagné du son de notre baiser et de nos respirations. Comme mes yeux sont fermés, mes autres sens sont accentués, et je profite pleinement de la sensation de sa main sur ma nuque, du contact de nos lèvres et nos langues, de son odeur agréable mêlée à celle, salée, de la mer. Après un petit moment, nous mettons fin à ce baiser. Je rouvre mes yeux et mon regard croise le sien. Je décide cependant de briser le silence après quelques instants, commençant par tousser un peu.

-Je pense que nous ferions mieux de retourner là-bas. Je n'en ai pas vraiment envie, mais je dois encore rencontrer deux ou trois personnes.


Un peu déçu malgré tout, je me dis que nous aurons des occasions de reprendre là où nous avons arrêté. Je me relève et l'aide à faire de même. Nous retournons ensuite sur le lieu de la soirée. Nous commençons par marcher main dans la main dans le sable, puis, une fois que nous nous rapprochons d'autres gens, nous nous lâchons, à contrecœur. Une fois sur la terrasse, il est temps de nettoyer le sable de nos pieds - il serait très désagréable d'avoir des grains dans mes chaussettes.

Il commence déjà à se faire tard et la soirée touche à sa fin. Je pense quand même avoir le temps de saluer quelques personnes de plus d'ici là. Et même si ce n'est pas le cas, j'aurai passé une délicieuse soirée en compagnie de Juliette. Une soirée qui aura dépassé de loin mes attentes. Juliette et moi rentrons à l'intérieur, puis je remarque un visage familier. C'est le professeur Euphorbe, l'un des professeurs les plus connus d'Alola. J'avais eu l'occasion de le rencontrer une fois à l'occasion d'une fête traditionnelle, étant donné qu'il est le fils du Kahuna de l'île.

-Tu vois cet homme, là-bas ? C'est le professeur Euphorbe, il est très réputé. Je ne le connais pas plus que ça mais c'est un type assez ouvert, je pense que ça ne le gênera pas si on l'aborde. On y va ?


C'était une nouvelle belle opportunité pour Juliette, une opportunité à ne surtout pas laisser filer. Tant pis si je devais rencontrer moins de monde. De toute manière, cette soirée n'était qu'une formalité, sans grande importance pour le moment, je me devais juste d'être présent puisque j'y avais été invité.


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Lun 31 Juil - 21:19
    Toutes ces sensations que l'on ressent lorsque l'on embrasse quelqu'un qui nous plaît m'avait manqué. Mon ancien amant avait bien des qualités une fois au lit, mais il a toujours refusé de m'embrasser pour une raison que j'ignore, créant ainsi une distance entre nous ; à moins que ce ne soit là exactement ce qu'il souhaitait... En tout cas, cela m'a toujours frustré et c'est donc un certain soulagement que Charles, lui, n'ait aucun problème avec le sujet et que les choses se soient faites aussi naturellement ce soir. C'est donc avec un sourire aux lèvres que je rouvre les yeux, croisant son regard. Je ne parle pas, n'ayant pas très envie de rompre ce moment, qui ne durera pas éternellement ; la soirée est derrière nous, nous ne pouvons pas nous absenter éternellement ni rester trop proche pendant trop longtemps, au risque que quelqu'un nous voie. Certes je ne pense pas que cela serait un frein à sa carrière, mais je n'ai pas envie que mon nom apparaisse, qu'il sache et, tout simplement, que mes affaires privées soient étalées dans la presse.

    Je relève la tête en l'entendant et croise de nouveau son regard. Il rompe le moment, comme prévu, et je hoche doucement la tête ; mieux vaut être raisonnable. Après tout, ce n'est pas comme si nous allions oublier ce qui vient de se passer ici, ou l'ignorer. En tout cas, moi, je ne risque pas de l'oublier, et je profiterais des occasions futures pour en apprendre un peu plus sur mon cavalier de ce soir.

    - Oui, allons-y... Après tout, on est censé être là pour ça.

    Je lui fais un clin d’œil avant de me redresser, récupérant ma main qui caressait toujours distraitement sa peau, le contact étant agréable. Nous nous relevons et je le remercie lorsqu'il m'aide, tout en récupérant mes chaussures d'une main cette fois, histoire que ce ne soit pas toujours lui. Nous marchons de nouveau sur le sable rendu tiède par le soleil, nos mains enlacées, profitant de cet instant de quiétude qui ne durera que peu de temps, l'instant d'un soupir... Déjà, nous retournons sur la terrasse et nous séparons ; je récupère ma canne, imite mon partenaire qui s'évertue à faire partir le moindre grain de sable et je m'assois pour remettre mes chaussures moi aussi, même si cela veut dire retrouver des talons... Heureusement, cela veut aussi dire retrouver ma canne, sans elle cette soirée aurait pu avoir des conséquences sur ma santé.

    Alors que nous sommes retournés dans la salle de réception, où la soirée semble tranquillement se terminer (combien de temps sommes nous restés sur la plage exactement ?) Charles me parle de quelqu'un en particulier, et ce nom m'est familier. Je regarde aussitôt de qui il parle.

    - Je le connais de nom, il s'occupe des jeunes dresseurs de la région. Allons-y oui !

    Heureusement qu'il me l'a montré, j'aurais pu passer à côté de l'occasion de faire sa connaissance. Nous nous dirigeons donc aussitôt vers lui pour qu'il ne file pas mais c'est lui qui nous appelle, nous salue et se dirige vers nous avec un grand sourire aux lèvres ; il a l'air vraiment abordable !

    - Vous devez être Mlle Polanski ? Le professeur Chen m'a parlé de vous !

    Je ne pensais pas qu'on parlerait de moi mais soit ; je viens d'arriver dans la région et je représente un gros groupe, je suppose que ma présence ici les intrigue et qu'ils ont envie de tâter le terrain. C'est aussi mon but en venant aussi (bien que ce soit un tout autre genre de terrain que j'ai eu l'occasion de tâter...) et j'entame donc une conversation animée, parlant du métier, de ce qu'il fait sur l'île et de ses recherches. Cependant, le temps passe rapidement et il est attendu ailleurs. Pas de soucis, je suis contente d'avoir pu créer un premier contact, mais il me surprend un peu en reprenant la parole une dernière fois.

    - Venez me voir à mon laboratoire demain, j'ai quelque chose à vous montrer !

    Pourquoi pas ! Ce sera le meilleur moyen de garder un bon contact avec lui ; j'accepte avec plaisir et lui demande juste l'adresse, apprenant qu'il habite sur une plage proche de la ville. Parfait.

    Une fois le professeur parti, je me penche vers Charles, ma main frôlant la sienne. Sans le vouloir, évidemment.

    - Merci pour le tuyau, je t'en dois une !



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