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» it's raining somewhere else.


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Dresseur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 14/02/2017
Messages : 10

Région : alola.
Lun 20 Fév 2017 - 5:14
" On se paye un dernier repas avant que je parte ? "
Je regarde Cecil alors que ma chambre est dans un état déplorable, je ne prends pas la peine de m'y attarder. Je sais que j'aurai le temps de finir ma valise et de faire un brin de ménage avant de réellement partir. Enfin, je l'espère. Je préfère tout de même passer mes dernières heures à Hoenn en compagnie de Cecil plutôt que de crouler sous les vêtements et les souvenirs. Je lui souris doucement, je sais qu'il ne va pas me refuser cela, parce qu'il en meurt autant d'envie que moi, mais aussi parce qu'il n'a pas envie de me dire non la veille de mon départ.
J'essaie d'enjamber, tant bien que mal, les photos que j'avais répandues par terre, dans le seul but de me rapprocher de lui. Alors que mon saut se termine, je vois déjà Cecil, le portable à la main. Mon sourire s'étire d'autant plus que je n'ai pas besoin qu'il me dise quoi que ce soit pour comprendre ce qu'il est en train de faire. Il pianote doucement sur l'écran tactile de son téléphone, parce qu'il est comme ça Cecil: doux.
Son portable ne tarde pas à vibrer, la réponse tant attendue était arrivée à la vitesse de l'éclair. Il rigole, connaissant sa mère, elle devait être sur son téléphone depuis des heures, à attendre qu'il lui envoie ce message. Je me demande si il aurait pu me laisser ainsi, toute seule pour mon dernier soir. Il faut croire que ses parents se sont autant entichés de moi que moi de lui; il me regarde avant de me dire.
" Tu sais déjà ce que je vais te répondre, non ? "
Il me tend son téléphone. Sur l'écran je peux y avoir apparaître, au nom de Maman : " Bien sûr que tu vas manger avec Oswald ce soir ! Si elle n'a pas envie de manger dehors, ramène la à la maison ! Et surtout, dit lui que son lit est prêt à la maison ! Elle dort ici ce soir, je la conduirai à l'aéroport demain. Fais lui des bisous. " Je ne peux m'empêcher de rire en lisant ces mots, la mère de Cecil a toujours insisté pour que je vienne dormir chez eux dès que je pouvais. Elle n'hésite pas à dire, à qui veut l'entendre, que mes parents sont insouciants de laisser une jeune fille comme moi dans une si grande maison.

" Je reformule ma question, du coup, qu'est ce que tu préfères manger ? "
Je n'arrivais pas à me dire que demain, tout cela aurait disparu. Que, de Cecil et ses parents, je ne pourrais plus que recevoir des messages. Le coup est dur à avaler. Dans mon ventre, le stress forme une boule qui me questionne. Fais-je bien de partir comme cela ? Même si je suis seule dans cette maison, toute ma vie est ici. Cela paraît ridicule à dire, je suis encore jeune, et pourtant, c'est ici que j'ai toujours vécu. J'essaie de ne pas penser à tout cela, de ne pas montrer à Cecil que les larmes me montent à chaque instant. Alors je lui souris.
Comment vais-je faire loin de Hoenn ? Seront derrière moi tous mes souvenirs et je ne pourrais plus retourner sur le lieu de leur sacrement. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai presque envie de prendre le premier bateau pour Pacifiville, y revoir une dernière fois la vieille maison de vacances qu'on occupait, avec tout ses livres. Je commence à me perdre dans mes pensées alors que je sens une main se poser sur mon épaule.
" Ca va, Oz ? Tu es sûre que tu veux qu'on sorte manger ? "
Je lui réponds que oui, qu'il est en train de faire dans le sentimental, alors que je lui donne un coup dans l'épaule. Je n'ai pas envie qu'il s'inquiète pour moi, parce que je sais qu'il est lui même triste. Alors je fais volte-face. Il ne peut plus voir mon visage alors que quelques sanglots s'échappent de mes yeux.
Je refuse de croire que cela fait si mal. Que, au fond de moi, je ne suis pas sûre de mon choix. Je sais, pertinemment, qu'aucune des solutions n'est viable. Pourtant, je ne peux le dire, car si ces mots franchissent le seuil de mes lèvres, je sais que je m'effondrerais. C'est une chance d'avoir obtenu cette bourse. Enfin, je vais pouvoir partir de cette maison où la solitude me pèse. C'est une chance que de partir à Alola.
Alors pourquoi suis-je si triste ?



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C-GEAR
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Messages : 9760

Mar 21 Fév 2017 - 16:24

Un Larvibule niv.5 apparaît.




Otaquin utilise Pistolet à O
[- 11 PV]
PV Larvibule : 4/15


Larvibule utilise Sécrétion
La vitesse de Otaquin diminue



Que voulez-vous faire maintenant ?



Hum... un combat ? D'accord. Je suis MISTER K.
Aux paroles je préfère les actes. Mais viens pas pleurer après. En garde !

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Dresseur Alola

C-GEAR
Inscrit le : 14/02/2017
Messages : 10

Région : alola.
Mar 21 Fév 2017 - 16:36
" Tout va bien se passer, Oz. J'ai confiance en toi. "
Je sens les doigts de Cecil se glisser dans mes cheveux. Cela me surprend toujours un peu. Depuis quand est-il si grand ? A mes yeux, il est toujours ce petit garçon perdu qui pleure alors que je le défends. Quand est-ce que nos rôles se sont ainsi inversés ? Je profite quelques instants de cette douce caresse de mon compagnon de toujours. Je sens son souffle contre le sommet de mon crâne. Sa simple présence réussi à me calmer habituellement, mais aujourd'hui elle ne fait que rajouter à mon chagrin. Chacun de ses gestes me renvoie à une seule et même question: comment vais-je faire sans lui ? Tristement, je m'en veux, pourquoi dois-je ne me rendre compte que maintenant que je ne suis pas seule, que je ne l'ai jamais vraiment été depuis qu'il a débarqué dans ma vie.
De la façon la plus discrète possible j'essaie de camoufler le terrain de guerre de mes larmes. Au fond de moi, je sais qu'il me connaît assez pour savoir dans quel état je suis, mais je ne veux lui montrer. Lui aussi camoufle du mieux qu'il peut ses peines. Je n'ai aucun droit de lui infliger cela, alors qu'il se bat sans doute intérieurement pour ne pas rajouter à ma douleur.
" Tu ne m'as pas répondu, beta ! Qu'est ce que tu veux manger pour notre dernière soirée en tant que voisin, Cec' ? "
Il rigole avant de me tapoter le haut de la tête. Il rigole de toute la candeur dont il est capable. Je n'ai pas besoin d'entendre sa réponse pour savoir ce qu'il va me dire.
" Et si on allait manger un bon bol de nouilles, hein ? "
Comme après chaque compétition, depuis la première jusqu'à aujourd'hui. Il n'a jamais vraiment aimé cela. Les premières fois son visage se tordait en diverses grimaces, alors que je lui avais proposé de venir en manger avec moi. Il aime les trucs sucrés, les trucs doux. Et pourtant, il m'a toujours emmené là bas; parce qu'il sait que moi, j'adore ça. Mon coeur manque un saut. J'en viens à me dire que tout serait plus simple si je ne l'avais connu, si il n'avait pas été si gentil - si il n'avait pas été lui. Je m'en veux d'avoir pensé cela, alors mon pas s'échappe à sa main, j'avance dans cette maison que je connais pas coeur. J'avance vers le dehors.

" Deux bols de nouilles, s'il vous plaît ! "
Nous avions trouvé refuge dans le même restaurant que d'habitude. Le patron pourrait nous servir sans même que nous n'ayons à formuler la moindre commande. Depuis une huitaine d'années il nous voit commander la même chose. Nous n'étions que des enfants à l'époque. Des gamins qui sortaient de leur première compétition de tir à l'arc. Cecil avait eu la médaille d'or, pourtant, il s'était retrouvé à pleurer en voyant que je n'avais eu que la bronze. Il a toujours été bien meilleur que moi pour tirer à l'arc. Sa mère avait été prêtresse dans un temple dans le Johto, elle avait fuit la région pour se marier au père de Cecil. Depuis tout jeune il avait appris à tirer à l'arc et à respecter les plus vieilles traditions religieuses johtoïte. Et puis, il était plus calme que moi, il tremblait beaucoup moins que moi.
" J'espère qu'ils font aussi des bols de nouilles à Alola, tu risques de déprimer sinon ! Il faudra que je vienne goûter les pizzas de nananas d'ailleurs ! "
Je ne peux m'empêcher de rire, ça lui ressemble tellement, du moins l'image que je me figure de ces pizzas sucrées. Et puis, je sais qu'il a également envie de goûter les malasadas. Quand j'avais obtenu la bourse pour partir à Alola, il avait passé sa journée à regarder sur internet ce qui pourrait me plaire là bas.
" Même si il y en a là bas, je suis sûr que je ne pourrais jamais en manger d'aussi bonnes qu'ici ! "
Le chef vient de déposer les bols fumant de nouilles devant nous, en souriant. Il me glisse alors que pour un si beau compliment les déserts sont offerts par la maison. Je le remercie alors que je commence à porter à mes lèvres les premières nouilles. Je ne manque pas de regarder le visage de Cecil, c'est un peu une institution, voir si il va grimacer cette fois-ci ou pas. Je vois ses sourcils se froncer alors que les premières nouilles disparaissent entre ses lèvres.



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C-GEAR
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Messages : 8556

Mer 22 Fév 2017 - 16:48
Vous lancez une pokéball!:
 

Que voulez vous faire?



Oh, vous savez, je ne suis pas du genre violent... Je suis  MISTER L. Quand je le peux, j'évite, mais quand il le faut vraiment, combattre ne me pose aucun souci.
Non, aucun.


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Dresseur Alola

C-GEAR
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Messages : 10

Région : alola.
Jeu 23 Fév 2017 - 17:00
" M'man ? On est rentrés ! "
Je passe la porte d'une maison que je ne connais que trop bien, peut être même plus que la mienne. J'en connais chaque recoin pour avoir passé des heures ici, à jouer à divers jeux avec Cecil. Cette maison est remplie de ce sentiment de nostalgie des heures d'enfances où les jeux se mêlaient à la réalité. Depuis longtemps le sol ne m'apparaît plus comme de la lave, et les manteaux comme des armures, mais je suis toujours autant attachée à tout ces sentiments de jeunesse qui parcourent l'endroit. J'enlève mes chaussures dans l'entrée, les laissant aux côtés de celles de Cecil, pour prendre mes chaussons. Je regarde ces chaussons usés jusqu'à la corde, je me souviens encore du jour où on me les a offerts. Ce fut à cet instant que je m'étais sentie comme découvrant un véritable chez moi, j'avais ma place dans cette maison. Non pas à la hauteur d'un meuble ou que sais-je, mais à hauteur d'un véritable membre de la famille. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai mangé ici en tant qu'un habitant des lieux, un enfant de la famille. J'ai bien plus mangé ici avec ces parents qu'avec mes véritables parents.
" Ah ! Oswald ! J'étais chagrinée de penser que tu partirais sans nous dire au revoir ! "
Ces paroles, qui viennent de faire irruption dans l'entrée, étaient suivies d'un bruissement de pas que je ne connais que trop bien. Je souris devant la belle figure de la femme qui venait d'arriver devant nous. La mère de Cecil, elle est en tout point une magnifique femme, élégante et sûre d'elle.
Si mes parents n'ont jamais été présent lors de mes compétitions de tir à l'arc, d'escrime ou de taekwondo, mais elle si, elle a toujours été là. Toujours avec des petites sucreries pour me féliciter, pour nous féliciter.
" Comme si je pouvais partir sans venir vous voir avant ! "
Je suis on ne peut plus sérieuse, je ne pourrai jamais imaginer partir de Hoenn sans même venir faire mes au revoir à ces gens que je considère comme ma famille. Chacun de ses sourires est un couteau qui se plante dans mon échine, si ils me sont toujours apparus comme des choses normales et quotidiennes, je me rends compte aujourd'hui que je ne vais plus les voir pendant un moment. Pendant trop longtemps. Une embrassade ne tarde pas à survenir, la mère de Cecil vient de me prendre dans ses bras. C'est la première fois qu'elle me serre aussi fort contre elle, je sens son coeur battre dans sa poitrine.
" Tu seras toujours la bienvenue ici, tu le sais ma petite Oz ? "

" Tu veux un thé ? "
La silhouette de Cecil vient d'apparaître dans l'interstice de la porte, il porte avec nonchalance un yukata à peine fermé. J'essaie de soulever tant bien que mal ma tête du sol, de là où il est, il ne doit qu'à peine distinguer mon visage et mon corps couverts par la couette du kotatsu. Les nuits hoenniennes se voulaient fraîches en ce moment et j'aime beaucoup trop rester ici, des heures, à ne rien faire d'autre que parler avec Cecil. La table est marquée des traces de nos révisions et de nos heures à ne rien faire.
" Oh ! Je veux bien si tu t'en fais un aussi, Cec ! "
Je sais déjà qu'il va en prendre un, ne serait-ce que parce qu'il aime ça, mais aussi à cause de ma phrase. J'entends l'eau frémir dans la cuisine, et le clapotis de la pluie contre la vitre du salon. Cette scène fait resurgir de nombreux souvenirs en moi, tellement de moment ont été similaires. Il est difficile de me dire que celui-ci sera le dernier avant plusieurs mois. Je soupire en regardant le plafond, trop blanc, du salon.
Je me demande si je serais capable de rencontrer des gens, après tout ça. Vais-je pouvoir parler à ces personnes qui seront avec moi chaque jours, à Alola ? Je n'en sais rien. Quelque part, j'ai envie de me dire que non, que ce que je vis là est bien trop spécial pour que je puisse avoir envie de le revivre ailleurs. Et il y a cette peur de la blessure, du mal-être. Chaque fois que je pense au voyage qui m'attend demain, les larmes me montent, mon coeur loupe un soubresaut et je sens la lame de ce couteau qui enserre ma peau. Je crois que je n'ai pas envie, plus envie, de revivre cette douleur.
Étrangement, c'est ce sentiment que je voulais fuir en partant à Alola, celui de l'au revoir avec mes parents. Pourtant, je suis en train de le vivre, car je me l'impose et je l'impose aux personnes qui me sont chères.
" Je t'ai fais ton thé préféré ! Rien n'est assez beau pour toi. "
L'irruption de Cecil, dans la pièce, avec deux tasses fumantes me tire un sourire et m'empêche de sombrer dans cette mélancolie qui me paraît si facile, maintenant. Alors je me redresse en même temps que j'affiche un sourire que je veux le plus radieux possible.
" Tu es parfait, comme toujours ! "



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C-GEAR
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Jeu 23 Fév 2017 - 22:21

Le gang des Manglouton passe par ici... ils sont tous les deux lvl 5


Larvibule utilise Force Poigne sur Manglouton 2
(-12)
Pv de Manglouton 2 : 3/15


les Manglouton utilisent conjointement Charge sur Otaquin
(-5)(-5)
Pv d'Otaquin : 40/50



Otaquin utilise Pistolet à O sur Manglouton 1
(-10)
Pv de Manglouton 1 : 5/15




Que voulez vous faire à présent ?



Moi, c'est MISTER J.
Un conseil, viens pas m'chercher. J'suis un mec qui sait jouer des poings, si tu cherches la bagarre, tu l'auras ! Et ça sera sanglant. T'es prévenu.

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Dresseur Alola

C-GEAR
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Messages : 10

Région : alola.
Ven 24 Fév 2017 - 6:06
" Bonne nuit ma grande ! Dors bien, je te réveille à huit heures demain, comme convenu ! "
J'embrasse une dernière fois la joue de mon ami d'enfance, avant de sentir ses bras m'entourer de toute leur longueur. Ce n'est pas un de ces câlins dont je peux avoir l'habitude avec Cecil, celui-ci n'est ni enthousiaste, ni rapide comme à l'accoutumé. Non, je sens ses bras se refermer contre mon dos et nos corps réduire à néant toutes formes d'espace. Alors que je sens son coeur battre contre ma poitrine, je sais et je comprends que ce câlin représente bien plus qu'une simple étreinte. Il est mon au revoir discret, intime, volé à la vue du néant. Il n'y a personne d'autre que nous.
Son corps tremble, à moins que ce ne soit le miens. Mes lèvres brûlent d'une envie ardente de dire quelque chose, de lui rendre l'affection qu'il me témoigne, mais aucune parole ne me vient, pas même un son étouffé. Mes bras, que je sers aussi fort que possible contre lui, sont les seuls témoins du discours, absent, que je désire lui porter. Je sens son étreinte se finir alors que mon corps se gonfle de l'air que je ne pouvais respirer. Je n'ai pas le temps de même voir son visage, sa volte-face est trop rapide.
" Bonne nuit Cec, à demain. "
Les seuls mots que j'arrive à lui formuler sont la politesse dont il m'avait fait grès quelques minutes auparavant. Je vois sa silhouette disparaître dans l'embrasure de la porte de sa chambre, sans pouvoir le retenir. Peut-être parce que, au fond de moi, je sais qu'il ne désire pas cela, qu'il ne veut pas que je le retienne.
Et je me trouve blessée de cet instant durant lequel je n'ai rien pu faire. Car c'est la première fois que Cecil m'empêche de consoler et d'essuyer ses larmes. Je suis celle qui lui fait du mal et il refuse, alors, que je le protège. Mon monde s'effondre dans le même temps que le rôle que j'ai toujours eu pour un Cecil triste. Alors que sa porte se ferme et que le silence emplit le couloir, mes sanglots les plus profonds commencent à monter et à transparaître sur mon visage.
Mon corps entier pulse au rythme de mon coeur souffrant, les larmes tracent leurs sillons sur mes joues à la vitesse d'un battement effréné du coeur. Et je suis seule. Seule dans cette maison qui ne m'a jamais laissée l'être. A cet instant précis, je me rends compte que je suis en train de faire ce que je fuis, ce que mes parents m'ont toujours fait. Et le désire de m'effondrer là, sur le sol de ce couloir silencieux, se fait ressentir dans chacune de mes veines. Mes jambes tremblent de l'effort insensé que représente le fait de rester debout.
" Je suis désolée... "

Mon corps trésaille sous les couvertures, convulse sous les sanglots angoissés qui me glacent le coeur. Chaque larme est une brûlure le long de ma peau. Mon corps semble peser bien plus que son poids, bien plus que lors de tous les efforts sportifs que j'ai pu faire au cours de ma vie. La tristesse coule dans mes veines comme du sang trop froid. Chacun de mes gestes me tire d'autant plus de larmes qu'il malmène mon corps autant que mon esprit.
J'étouffe mes sanglots dans l'oreiller qui me sert de rempart au monde sonore. Mes pensées se perdent à mi-chemin entre le souvenir et l'absurdité de l'angoisse. Ma respiration se fait lourde, autant que rapide et pénible. Je sens mon coeur au bord de mes lèvres, prêt à rendre ces nouilles qui constituent notre dernier souvenir de repas avec Cecil.
Le et si démoniaque de l'angoisse fait office d'étau sur mon esprit. Et si je venais à ne plus jamais revenir ? Et si Cecil refusait de me parler suite à ça ? Et si Cecil décidait que notre relation lui provoquait plus de mal que de bien ? Mes pensées sont un tumulte noir irraisonnable qui fracasse le peu de rationalité que la tristesse me permet d'avoir. Je suis la locomotive de ma propre angoisse et le vaisseau de mes peines.
J'ai envie de hurler, de frapper dans ce mur qui me nargue, de planter mes ongles dans ma peau pour graver la tristesse que je ressens. J'essaie de me retenir, de ne pas faire de scène. Je ne désire qu'une chose, que la colère soit mon exutoire, mais je ne le peux. Car je ne désire nullement faire subir cela à Cecil, ou encore à sa mère. Et pourtant, je ne veux qu'une chose, que quelqu'un, n'importe qui, soit là, à mes côtés.



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C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 8556

Dim 26 Fév 2017 - 17:01

Larvibule lance Force Poigne sur Manglouton 1 !
{ - 12 pv }
PV de Manglouton 1 : 0/15

Manglouton 1 est K.O. ! Vos Pokémon gagnent de l’expérience.
Otaquin monte au niveau 7 !
Larvibule monte au niveau 6 !


Manglouton lance Charge sur Otaquin !
{ - 5 pv }
PV d'Otaquin : 35/50


Otaquin lance Pistolet à O sur Manglouton 2 !
{ - 10 pv }
PV de Manglouton 2 : 0/15

Manglouton 2 est K.O. ! Vos Pokémon gagnent de l’expérience.
Otaquin monte au niveau 8 !
Larvibule monte au niveau 7 !

Que voulez-vous faire ?



Oh, vous savez, je ne suis pas du genre violent... Je suis  MISTER L. Quand je le peux, j'évite, mais quand il le faut vraiment, combattre ne me pose aucun souci.
Non, aucun.


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