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» « It's all written in the stars » ft. Tony Schwärtzwind


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C-GEAR
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Sam 11 Mar 2017 - 14:44

Apparemment, elle semblait aimer la décoration, et le léger bazar ne la dérangeait aucunement. Voilà une bonne chose de faite. Surtout qu'elle avait l'air de s'être attendu à pire. De la drogue et des filles partout ? Elle avait raison sur un point, il y avait de la drogue, les filles, c'était encore une autre histoire. Quoique, il pouvait peut-être lui en proposer ? Non, ce n'était pas très responsable. Il n'avait pas à entraîner quelqu'un d'autre dans l'addiction qu'il commençait à connaître, maintenant.

Mais ils se sentiraient tellement bien d'un autre côté… Cette sensation d'euphorie comme il n'en avait jamais vécu auparavant, c'était ça qu'il recherchait à chaque fois en sniffant ses rails. Un petit peu juste avant de s'embrasser langoureusement, il n'avait jamais essayé. Ce ne serait pourtant pas mal, non ? Il en était certain, cela éveillerait ses sens à un point qu'il ne connaîtrait jamais autrement dans sa vie. Il n'y avait qu'à imaginer un peu : cette impression de puissance, de pouvoir accomplir ce que même un dieu ne saurait être capable de faire, combiné au plaisir de toucher le corps de quelqu'un, ses courbes, ses cheveux, son cou… Et celui, évidemment, de se faire toucher. Ce serait stupide de laisser passer une telle occasion alors que l'alchimie entre Elune et lui semblait si bien fonctionner.

Mais il y avait la descente, ça ruinerait le moment. Et si ça devait arriver en plein milieu ? Si ça devait influer sur son corps, ou sur son envie ? Ce ne serait vraiment pas prudent, et si jamais elle en refusait d'en prendre, elle penserait sans doute qu'il était un bien mauvais coup… Bah, peut-être après, ils verraient bien en fonction de comment ça se passerait. Déjà, ils allaient boire ce verre, ce serait très bien. En plus, elle avait choisi la même chose que lui, ce qui était tout aussi bien. Ils trinquèrent à leur santé et à cette soirée de la Saint-Valentin qui s'était manifestement mieux déroulée qu'ils ne l'avaient prévu, puis burent une gorgée de leur boisson. Elle plaisanta en voyant la guitare du musicien, imaginant un bœuf qu'ils auraient pu faire si elle avait apporté sa basse, bien que cela ferait sans doute un peu trop de bruit pour les voisins. Bah, ce n'était pas un souci à Unys. Beaucoup moins qu'à Kalos et leurs saletés de flics qui venaient frapper à leurs portes dès qu'il y avait un peu de bruit après vingt-deux ou vingt-trois heures. Clairement, ces gens-là ne savaient pas faire la fête, selon lui.

« Blague à part je serais bien partant. » concéda Tony le plus sérieusement possible pour bien qu'elle se rende compte que c'était une possibilité qu'il comptait bien exploiter. « Déjà ça nous permettrait de se revoir, mais c'est toujours sympa de pouvoir jouer avec d'autres gens. »

Non pas qu'il en avait marre de jouer avec Lizzy, bien au contraire. Mais il y avait toujours à apprendre – ou à enseigner – en jouant avec d'autres personnes, même des débutants. Enfin, ça, c'était dans la théorie. Et la théorie, pour ce soir, ils étaient bien décidés à mettre ça au placard, pour le moment.

Car même s'il y eut au départ cette sensation déplaisante qu'il ne faisait pas honneur à Axelle en cédant ainsi au charme d'Elune, les envies avaient dépassé la raison, désormais. La parole avait cédé sa place aux pulsions et aux sentiments. Cette fois-ci, les choses sérieuses commençaient bel et bien. Ce n'était pas une soufflette qu'elle lui avait fait, ni un bisou sur le coin des lèvres, mais bien un baiser passionné auquel Tony ne put que répondre favorablement, lui aussi sous l'emprise du feu ardent qui sévissait en lui depuis qu'elle avait posé ses lèvres sur lui. Cette fois-ci, il aurait tout son temps pour goûter aux lèvres de sa compagne pour la soirée. Et même plus encore. Elle l'avait amené vers lui en attrapant ses cheveux, alors il décida de poser une main sur la taille de la demoiselle et de caresser son visage de l'autre, réduisant à néant la distance qui séparait leurs corps s'il y en avait encore une. Sa peau était si chaude… A moins que ce ne soit la sienne, vu à quel point son cœur commençait à battre la chamade à son contact. En fait, à ce stade, il avait l'impression d'être un immense brasero qui s'entretenait de lui-même, au fur et à mesure que leurs caresses se faisaient plus fréquentes. Et puis elle quitta ses lèvres non sans les mordiller pour embrasser son cou, et ce serait bien mentir de dire qu'il n'appréciait pas où cette direction allait. Il lui répondit simplement en attrapant ses cheveux de sa main libre et en les touchant dans tous les sens, sans chercher autre chose que de les sentir et caresser la tête de la jeune femme, pour qu'elle se sente mieux encore. Car il aimait voir des femmes comme elle prendre du plaisir et venir le chercher quand elles en avaient besoin. Non pas parce que cela satisfaisait son ego, ceci dit. En fait, c'était plus quelque chose qui l'attirait, d'une certaine manière qu'il ne pouvait pas vraiment exprimer, et encore moins dans l'état actuel. Un peu comme une espèce de cercle vertueux, en fait, dans le sens où voir et entendre sa partenaire prendre son pied lui donnait encore plus de plaisir.

Sa deuxième main remonta lentement, parcourant les courbes de son dos à la manière d'une plume, jusqu'à son épaule, puis vers la main de la jeune femme, sur laquelle il déposa de légers baisers. Il la regarda dans le même temps et esquissa un léger sourire. Il avait envie de plaisanter et de la traiter de gourmande, mais il se sentait tellement bien qu'il ne voulait pas gâcher le moment à cause de ça. Et puis, il ne voulait pas qu'elle s'arrête, au contraire. Alors, pas à pas, il l'approcha de son lit et s'assit dessus, la laissant se glisser sur ses genoux.

C'était rare qu'il pense cela aussi fortement, mais il avait envie qu'elle fasse ce qu'elle voulait de lui.


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C-GEAR
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Mar 14 Mar 2017 - 22:05

It's all written in the stars

L’entendre dire qu’il n’était pas contre l’idée qu’ils se revoient pour jouer un morceau ensemble la rendit plus heureuse qu’elle ne l’aurait imaginé. Alors le grand Tony Schwärtzwind ne serait peut-être pas qu’une conquête d’un soir ? En y réfléchissant, ils avaient déjà un peu dépassé le stade de coup d’une nuit. Pour Elune, un vrai coup sans lendemain, c’était quelqu’un qu’on rencontrait sans trop parler, avec qui on flirtait sans se poser de questions sur la personne, et qu’on baisait rapidos quelque part pour assouvir les pulsions animales qu’on n’arrivait pas à retenir. Même si la finalité serait presque la même, Tony et Elune partageaient quelque chose d’un peu plus subtile que cela. Peut-être était-ce dû à cette alchimie, à sa célébrité, au fait qu’elle aimait parler avec lui, qu’il était ouvert d’esprit, qu’il semblait être une belle personne avant d’être un sacré beau gosse ? Elle n’en savait trop rien, mais elle ne le considérait pas comme une proie facile qu’elle se taperait et oublierait le lendemain. Ce serait le sous-estimer et lui manquer de respect. Après, bien sûr, les idées qu’elle avait en tête restaient les mêmes. Elle n’avait pas envie de développer une relation amoureuse, cette suggestion ne lui traversait pas l’esprit, elle n’était pas du tout dans une situation où elle pouvait se permettre ce genre de choses. Peut-être si tout avait été autrement… Mais ce n’était pas le cas. Ils avaient chacun leur petite vie, chacun leur souci, et tous les deux n’étaient pas là pour ça, elle était assez persuadée qu’il en était de même du côté de la rockstar. Rien ne les empêchait cependant de se revoir plus tard, évidemment. « Ça serait un honneur. » Et elle le disait sincèrement. Quoi qu’elle avait un peu peur de se ridiculiser. Elle savait très bien jouer de la batterie, un peu moins de la basse, mais elle n’atteignait sûrement pas le niveau de Tony. Quoi qu’il en soit, cette perspective lui plaisait. Mais pas autant que sa réaction quand elle commença à l’embrasser.

Elle avait presque eu peur de se ramasser un vent, mais il répondit à son baiser. Et même plus. Ses mains se baladèrent sur son corps, dans ses cheveux, et ces sensations coupables mais trop agréables la faisaient planer sur des nuages plus hauts encore que ceux sur lesquels elle était déjà perchée depuis qu’ils avaient fumé. Elle frissonnait à chaque fois qu’il faisait glisser ses doigts sur sa peau et se sentit rougir lorsqu’il la gratifia d’un sourire plein de sous-entendus. Elle voulut lui parler, bafouiller une justification, mais rien ne sortit de sa bouche. Elle lui offrait juste son regard brûlant d’envie, ses joues en feu et son essoufflement preuve de baisers sans retenue. Il l’emmena vers le lit, s’y assit et elle se retrouva rapidement avec ses jambes de part et d’autre des siennes. Elle aimait être comme ça, parce qu’elle pouvait mener la danse et que d’une certaine manière, il était prisonnier de son sort. Elle l’embrassa, ses mains entourant son visage et glissant dans ses cheveux, puis s’appuya en se penchant pour le forcer à basculer et se coucher sur le lit. Ce soir, elle allait lui prouver qu’il n’avait pas perdu son temps avec elle et qu’il garderait de bons -très bons- souvenirs de leur nuit ensemble. Elle n’avait rien à perdre et donnerait tout ce qu’elle a.

« Wow. » C’est tout ce qu’elle arrivait à penser pour le moment. Encore à bout de souffle et tentant de faire ralentir son rythme cardiaque, Elune était allongée sur le lit, Tony à ses côtés, et elle fixait le plafond sans penser à rien de plus que wow. Elle pensait que c’était elle qui allait lui faire passer un moment inoubliable, mais il s’était pas mal débrouillé non plus pour qu’elle s’en souvienne longtemps. Lorsqu’elle reprit ses esprits, elle se tourna du côté de la rockstar et fit glisser un doigt sur ton torse. « C’était pas trop mal. » Petit sourire en coin. « Mais je pense q… » Quelqu’un frappa à la porte. Elune fronça aussitôt les sourcils en interrogeant Tony du regard. Elle murmura. « T’attend quelqu’un ? Ou on a fait trop de bruit ? » La deuxième option était plus probable, mais quand bien même. C’était le milieu de la nuit et tout le monde devait dormir à part ceux qui étaient restés au bar. La sbire pensait attendre quelques minutes, faisant mine qu’il n’y avait personne, mais ça toquait toujours. Puis une voix retentit. « Tony ? Tony Schwärtzwind ? La plus grande rockstar de tous les temps ? » Une meuf, évidemment. On frappa plus fort. « Je suis sûr que t’es là, on m’a dit que t’étais là ! » Petits gloussements, elle était sûrement ivre ou psychopathe. Elune regarda l’intéressé, qui ne semblait pas comprendre non plus ce qui était en train de se passer. « C’est sérieux, on va se faire interrompre par toutes les meufs désespérées de la soirée, ou bien ? » A vrai dire, elle était un poil exaspérée. Elle venait de passer un pur moment avec lui, aurait été prête à lui sauter dessus une nouvelle fois après avoir repris son souffle -qu’il le veuille ou non-, mais il fallait qu’une autre fille vienne les déranger. Et une qui avait compris qui il était. Qui avait le numéro de sa chambre et qui n’avait pas l’air de vouloir abandonner. Elle continua à beugler et réclamer de l’attention, si bien qu’Elune sortit du lit et chercha en vitesse le sweat que Tony lui avait prêté tout à l’heure. Elle l’enfila. « Je vais la dégager. » Elle se dirigea vers la porte et l’ouvrit brusquement. Elle découvrit la groupie et ne fut pas étonnée de l’allure qu’elle avait. Une petite allumeuse d’une petite vingtaine d’années qui avait trop bu et qui était prête à écarter les jambes sans se poser de questions si Tony le lui demandait. Ironique de penser ça de la part de la sbire, mais… Nan, c’était pas pareil. « T’es qui, toi ? » Crowley leva les yeux au ciel. « Sa copine. Maintenant, casse-toi. » Mais elle retint la porte. Elle avait de la force pour une meuf ivre. « Alors il est vraiment là ? Tonyyy ! Je suis prête à faire n’importe quoi pour toi ! » Elune ne put s’empêcher de légèrement ricaner. Pas sûre que c’est comme ça que cette pauvre fille allait obtenir quoi que ce soit de lui.




Merci Tony pour l'avatar hihi ♥
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Sam 18 Mar 2017 - 20:47
Une chose était sûre. Entre tout ce qu'elle avait fait avant ça et pendant, à aucun moment cela n'avait été du bluff.

Comme il s'y était attendu, ça avait été une incroyable expérience, probablement même dans son top cinq. Non pas qu'il avait un sixième sens pour ça, mais vu tout ce qui s'était déroulé précédemment, il ne pouvait pas, selon lui, en être autrement. Il y avait des gens avec qui c'était facilement compatible et d'autres où ça l'était moins, voire parfois des cas où cela ne l'était pas du tout et où même éteindre la lumière en mettant un sac en carton sur la tête ne marchait pas. En ce qui le concernait, il avait déjà suffisamment connu ça pour savoir dès qu'elle lui avait fait sa soufflette qu'Elune faisait partie de la première catégorie. Elle semblait jeune mais elle avait l'air d'avoir déjà fait pas mal de trucs, ou du moins, c'était ce qui ressortait d'elle et ce qu'il avait l'impression de connaître d'elle en l'espace de quelques heures à peine.

Dans tous les cas, elle aussi semblait avoir été satisfaite de son côté. Tant mieux, ça aurait été la moindre des choses, quand même. S'il y avait bien quelque chose qu'il n'aimait pas, c'était bien les relations dans lesquelles l'un des partenaires était davantage laissé pour compte par rapport à l'autre. Alors il esquissa un sourire en la voyant reprendre son souffle et regarder au plafond avant qu'elle ne finisse par se tourner vers lui et par commencer à le caresser, ce à quoi il répondit par un sourire tout en passant un bras autour de son épaule.

« Pas trop mal ? » répéta-t-il, faussement indigné quand elle lui fit part de son ressenti. « Mademoiselle est bien difficile ! »

Elle s'apprêtait à lui répondre quand on toqua soudainement à leur porte. Vraiment ? Il fallait encore qu'ils soient dérangés alors qu'ils étaient bien, confortablement installés et plus que contents de leur soirée ? Franchement, il y avait des gens qui n'avaient pas de respect. Enfin, dans l'hypothèse qu'ils n'aient pas fait trop de bruit, comme il le pensait. Parce que si c'était encore un autre flic de Kalos qui appelait pour tapage nocturne, il n'allait pas se faire prier pour lui dire ce qu'il pensait !

« J'ai bien appelé le room-service avant de descendre pour dire que je voulais un petit-déjeuner demain matin mais je pense que c'est encore un peu tôt pour ça. » répondit-il quand la sbire lui demanda s'il attendait quelqu'un. « J'espère que c'est pas un flic, ça commence à être un peu chiant de tout le temps se faire plomber la soirée parce qu'apparemment les gens ont l'ouïe tellement fine qu'il faut pas que les autres s'amusent quand ils dorment… »

Ils laissèrent passer un silence, attendant que la personne se calme et décide de repartir en pensant qu'il n'y avait personne. Seulement, il semblait qu'elle soit bien décidée à rester. Même qu'elle décida d'appeler directement de vive voix, trahissant ainsi son identité. Génial. Après les flics et les femmes qui se faisaient rejeter par leurs copains, les groupies. Décidément, le karma ne voulait pas le lâcher. Et sa valentine non plus ne se fit pas prier pour laisser échapper son mécontentement. Elle annonça qu'elle allait la faire dégager, sans demander l'avis du musicien, qui finit cependant par hocher la tête suite à son initiative. Voilà une excellente idée. Il la regarda alors se diriger vers la porte, puis il se s'empara d'une canette de Soda Cool et la but d'une traite. Rien de mieux après un peu d'activité physique.

« T’es qui, toi ? » s'enquit une voix féminine, visiblement bien enivrée par l'alcool.

« Sa copine. » répliqua sa partenaire pour la soirée. « Maintenant, casse-toi. »

Il ne put s'empêcher de glousser en l'entendant dire ça. En voilà une bonne excuse, qui sait, ça marcherait peut-être ? Enfin bon, l'idée était peut-être intéressante. Elle l'aurait été dans d'autres circonstances, en tout cas. S'il n'y avait pas déjà eu Axelle dans sa vie, majoritairement, vivante ou non. Il aurait également fallu qu'il se sente dans l'idée de se remettre en couple avec quelqu'un, ce qui pour le moment n'était pas du tout au programme. Malgré tout, son gloussement se changea en sourire qui resta sur son visage quelques temps, jusqu'à ce que l'enquiquineuse de première persiste à l'idée de rentrer. Bon sang, mais quelle chieuse. Ceci dit, une idée lui vint rapidement en tête. Il chercha sur la table basse un stylo qui se trouvait dans le pot à crayons au-dessus du meuble, puis marqua la canette de Soda Cool de sa signature. Puis, sans même prendre le temps de se rhabiller ne serait-ce que d'un simple caleçon, il se dirigea vers la porte de la chambre, la mine visiblement bien dérangée, au moins presque autant que celle d'Elune.

« Bon, t'as dit que tu ferais n'importe quoi, hein ? » rappela-t-il à la demoiselle qui essayait de s'inviter à la fête. « Parce que je vais te faire un petit cadeau, et je serais bien content si tu l'acceptes. »

Il lui tendit la canette sur laquelle se trouvait son autographe.

« Tiens, c'est pour toi. J'ai bu dedans aussi, si tu veux tout savoir. Donc tu en fais ce que tu veux, tu la gardes, tu la vénères sur un autel avec les mèches de cheveux que t'as dû ramasser je ne sais où, tu la revends sur eBay pour gagner des millions de Pokédollars… C'est pas mon problème. Mais sois gentille, je suis pas du genre à faire des orgies et ma copine est vraiment pas partageuse alors tu ferais mieux de partir. »

La jeune femme – sérieusement, elle devait être plus jeune qu'Elune, et si déjà avec elle il y avait une sacrée différence d'âge, avec cette fille-là il se sentirait comme un pédophile en couchant avec elle… – resta bouche bée à l'idée d'avoir reçu un objet de son idole, qui lui avait parlé, qui plus est. A moins que ce ne soit parce qu'il ne portait rien sur lui ? Ça expliquerait pourquoi elle ne le regardait pas dans les yeux. Il soupira, sortit brièvement de la chambre, prit les épaules de la jeune femme et la fit pivoter en direction des autres chambres, avant de lui donner une petite tape dans le dos.

« C'est par là, au cas où. » prévint-il.

Il retourna à la chambre et ferma la porte avant de grogner un peu, puis ses yeux se portèrent vers Elune avant d'être pris d'un gloussement et de lui parler sur un ton exagérément dramatique.

« Y a des gens qui doivent faire avec la faim dans le monde, y en a qui préservent l'écosystème, y en a qui risquent leurs vies pour aider la veuve et l'orphelin… Mais moi j'ai le pire, je dois dealer avec les flics et les groupies. Chienne de vie. »

Puis il s'approcha à nouveau de sa valentine, et la regarda dans les yeux alors qu'il lui caressait gentiment le haut du dos.

« Tu voulais me dire quelque chose tout à l'heure ? » s'enquit-il. « Ou tu sais plus parce qu'on est visiblement beaucoup trop demandé ? »

Il préférait demander malgré tout, on ne sait jamais. Si ça se trouve, c'était un peu important, et rien que pour ça il voulait ne pas laisser de questions en suspens entre eux.



Utilisation de la CS Vol pour continuer le topic ^^ (dernière utilisation le 1er août 2016)


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Sam 25 Mar 2017 - 13:56

It's all written in the stars

Tony lui confirma qu’il n’attendait personne à part le room-service au petit matin, mais certainement pas au milieu de la nuit. Il s’agissait donc bien d’un casseur d’ambiance, ou plutôt d’une, vu qu’Elune se retrouva nez-à-nez avec une fille lorsqu’elle ouvrit la porte. Une désespérée qui avait eu, on ne sait trop comment, le numéro de chambre de la star et l’information qu’elle se trouvait bien au ranch. Pourtant, ils avaient été discrets… Pas tout à l’heure, mais lorsqu’ils étaient dehors. Tony avait fait des efforts pour garder son anonymat et ce n’est pas quelques bruits pendant un ébat qui pouvaient le trahir, fallait pas déconner non plus. Arceus sait comment, mais elle était bien là, au pas de la porte, à essayer d’entrer et en suppliant Tony de se montrer et de faire d’elle son esclave pour ce dont il aura envie. Elune leva les yeux au ciel en tentant de la retenir et en l’empêchant de pénétrer dans la chambre.

Au moment où elle se dit qu’un coup de main ne serait pas de refus, la rockstar arriva à son secours avec une canette de soda signée mais surtout… complètement à poil. La sbire le regarda avec des gros yeux avant d’émettre un rire étouffé puis de continuer à rire intérieurement. Il ne fallait pas gâcher ce moment. C’était trop beau pour être vrai. Et la groupie semblait être du même avis. Lorsqu’elle le vit apparaître, elle devint déjà fébrile, ses yeux s’écarquillant à en faire flipper et son corps se mettant à trembler comme s’il faisait soudainement quinze degrés de moins dans le couloir. Et c’est comme ça qu’elle voulait combler tous ses désirs ? Si elle ne pouvait pas se retenir de mouiller en voyant une mèche de ses cheveux, elle ne le satisferait pas bien longtemps… Mais le moment le plus épique, c’est lorsqu’elle se rendit compte qu’il ne portait absolument rien. Son regard descendait de son visage à son torse, elle bavait déjà, puis s’arrêta là où il devait obligatoirement s’arrêter et c’est comme si ses yeux allaient maintenant sortir de leurs orbites. Elune ne pouvait plus se retenir. Elle s’écarta pour se mettre légèrement en arrière et se mit à rire le plus silencieusement possible, histoire de pas gâcher cette scène. Cette fille était beaucoup trop drôle. Et Tony avait eu l’idée parfaite. Elle n’en pouvait plus. Et c’est fou ce que ça lui faisait du bien. Rire sincèrement, rire à ce point, même si c’était plus à l’intérieur qu’à l’extérieur, c’était du bonheur. Elle revint quand même aux côtés de Tony, les larmes aux yeux, juste à temps pour l’entendre dire qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait de cette canette et que « sa copine n’était pas du genre partageuse ». Elune ne tilta pas tout de suite, pas habituée malgré leur petite mise en scène à réagir à ce statut de copine, mais lorsqu’elle s’en rendit compte, elle balança un petit sourire en coin à la groupie et se colla à Tony pour enrouler son bras autour de lui. Si elle avait vraiment été sa petite-amie, elle se serait même mise devant lui pour empêcher l’autre gamine de continuer à mater son engin comme s’il s’agissait d’un cadeau d’Arceus en personne, mais en l’occurrence elle trouvait ça beaucoup trop drôle. « Désolée, mais un lot de consolation, c’est cool aussi. » Elune préférait nettement se trouver du côté des gagnants, ceux qui pouvaient faire autre chose que juste mater Tony avec des yeux avides et des idées folles plein la tête, mais la groupie semblait trouver sa place pas si mal non plus, vu qu’elle n’arrivait pas à refermer sa bouche et qu’elle avait l’air d’avoir reçu un cadeau divin. Une canette de soda… Elune pouffa encore alors que Tony soupira en poussant la jeune femme dans l’autre direction pour la faire dégager d’ici une bonne fois pour toutes.

Il referma la porte et grogna un peu. Pour sa part, elle commença à rire pour de vrai, lâchant ce qu’elle voulait lâcher avant, et Tony se mit à glousser aussi en blaguant. « Non mais t’as vu ses yeux ?! Elle en pouvait plus, la pauvre. » Elle riait trop, peut-être les derniers effets de la drogue et de l’alcool qui commençait à s’effacer gentiment, peut-être simplement aussi parce qu’il y avait de quoi rire. « Sérieux, j’en peux plus… T’as tellement assuré. Je pensais pas que t’allais te pointer comme ça, sans rien, au calme. Le coup de la canette, gg aussi. Bien trouvé. Elle ne va pas s’en remettre, la pauvre. Elle va plus dormir de la nuit, ahahah. » Elle aurait pu commenter cette étrange rencontre encore un bon moment, mais elle se mit à rire encore, puis se calma gentiment, essuyant grossièrement une larme qui lui avait coulé sur la joue. « Ah, putain, je sais pas pourquoi je ris autant, mais ça fait du bien. » Elle était plus calme à présent et Tony s’approcha d’elle en lui demandant ce qu’elle voulait lui dire tout à l’heure. Son contact la fit frissonner et elle gloussa presque de se dire qu’elle était en réalité dans un état pas si éloigné de celui de la groupie lorsqu’il la regardait dans les yeux et qu’il faisait glisser ses doigts sur sa peau. Sauf qu’elle, elle avait droit à plus qu’à une cannette de soda dédicacée. Bim. « Honnêtement, ça m’est un peu sorti de l’esprit. J’allais sûrement te proposer un deuxième round, mais avec l’autre folle qui doit probablement écouter à la porte, c’est peut-être mieux d’attendre un peu. » Peut-être qu’il n’avait pas envie, aussi ? Y’a des mecs qui préfèrent tirer leur coup une fois puis s’endormir totalement satisfaits. Elune faisait parfois partie de cette catégorie, lorsqu’elle avait juste envie d’un petit truc et que ce n’était ni trop mauvais, ni trop bon. Là, elle était clairement plus dans l’optique d’en redemander parce qu’elle avait beaucoup trop aimé ça, mais il faut dire que la groupie et les rires qu’elle s’était tapés avaient clairement refroidit l’ambiance, bien qu’à présent seuls, le feu s’était à nouveau embrasé. « Et j’dois dire que j’ai assez soif aussi, en fait. » Lui s’était fait un soda, mais elle n’avait rien bu depuis leurs ébats et elle avait la gorge sèche. Elle s’éclipsa alors pour se diriger vers le minibar, puis remarqua qu’elle le laissait un peu en plan, alors qu’il s’était approché d’elle et que son regard était en réalité plein de sous-entendus qui lui avaient échappé. Elle se retourna brièvement. « Mais promis, quand je serai un peu hydratée je te ferai oublier cette conne et on pourra de nouveau emmerder les autres chambres. » Elle lui sourit et alla se servir d’un soda elle aussi. Elle l’ouvrit et s’appuya contre un rebord de fenêtre avant d’engloutir la moitié de la canette d’une traite. Puis elle se rappela de la petite plaisanterie de Tony tout à l’heure. « En fait, t’as eu quoi comme genre de problèmes avec les flics ? Les groupies je veux bien, mais vu l’état de ta chambre encore plutôt clean et les quelques infos que je sais de toi, t’as pas l’air d’être un gros fouteur de merde ? »




Merci Tony pour l'avatar hihi ♥
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Mer 29 Mar 2017 - 10:56
Apparemment, son petit numéro improvisé avait eu son succès. Dans les deux sens, en fait, autant chez Elune que chez l'enquiquineuse, ce qu'il n'avait pas tout à fait prévu, pour le coup. C'était très drôle d'ailleurs de voir à quel point les réactions étaient différentes, autant chez l'une que chez l'autre. Si la groupie était évidemment complètement déstabilisée, entre le choc et le surplus d'excitation qui étaient en elle, en s'apercevant que Tony ne portait rien sur lui – et c'était plus ou moins le but recherché par le musicien – sa valentine était tout bonnement au bord de l'apoplexie, même si elle se retenait autant que possible. Ceci dit, elle put parvenir à se contenir suffisamment pour se prêter un peu au jeu, en enlaçant partiellement le rockeur lorsqu'il précisa que sa « copine » ne permettait pas trop les plans à trois. Ce qui n'était pas de refus d'ailleurs, cela donnait un peu plus de poids à ses arguments. Et puis un peu de chaleur faisait du bien aussi, il commençait à faire un peu froid sans vêtements et avec la porte ouverte, mine de rien. Ce n'était pas pour rien qu'ils étaient rentrés de leur promenade, après tout, Elune et lui. Bon, il n'y avait pas que cela non plus, mais quand même.

Tony congédia donc la jeune femme qui avait tenté de s'incruster dans leur petite fête – certains diraient qu'il l'avait fait un peu comme un malpropre – et sa compagne se laissa aller complètement cette fois-ci, au point qu'elle ne semblait plus capable de s'arrêter. Ses côtes et ses mâchoires allaient sans doute se plaindre très rapidement, à ce rythme. En tout cas, elle avait clairement apprécié le moment, si elle devait refaire tout le tour de ce qu'il avait fait et qu'elle le complimentait à ce sujet. Elle en pleurait même, à en croire la larme qu'elle essuya sur sa joue. Tant mieux. En fait, il se surprit à penser que l'entendre rire ainsi lui faisait du bien à lui aussi. Il n'avait jamais été à ce point touché depuis qu'Axelle était morte, et si ses souvenirs étaient encore très présents en lui et que ce moment ne lui ferait pas changer tout d'un coup ses sentiments, il ne pouvait s'empêcher de se dire que c'était sans doute la meilleure chose qui lui était arrivée depuis cet incident tragique. Rien que pour ça, il avait envie de la prendre dans ses bras un moment. Juste pour la remercier. Et c'était peut-être un peu la raison pour laquelle il lui avait demandé de manière aussi délicate si la jeune femme avait toujours ce qu'elle avait voulu dire en tête, avant qu'ils ne se fassent dérangés par des indésirables. Ceci dit, ce sentiment fut vite mis de côté, de peur de vouloir casser l'ambiance, mais aussi à cause de ce qu'Elune lui avoua. Un deuxième moment plus intime avec une rockstar ? Tiens donc…

« Je comprends le « pas trop mal » de tout à l'heure, maintenant. » fit-il. « Va falloir que je corrige ça, je serais une bien mauvaise rockstar si j'arrive pas à satisfaire mon public. Mais ouais, je pense que t'as raison, on va attendre un peu, je crois avoir déjà avoir été assez gentil avec elle comme ça… »

Pour ne pas dire que l'idée que la groupie se trouve à l'autre bout de la porte pour écouter ses ébats le refroidissait un peu, dans son état actuel. Mais d'un autre côté, voir Elune s'éloigner pour se chercher à boire tout en lui promettant de lui faire oublier cette mauvaise passe le consolait d'une certaine manière. Décidément, elle ne cesserait pas de l'étonner, ce soir, ce qui était très loin de le déplaire. Il s'assit donc en tailleur sur le rebord du lit sans la quitter des yeux – ce serait bien dommage de le faire, si effectivement cela ne durait que le temps d'une soirée il fallait en profiter au maximum ! – tandis qu'elle se plaça du côté de la fenêtre et lui demanda alors quel genre de problème il aurait pu avoir avec les flics, ce qui le fit sourire un peu. Était-ce parce qu'il s'apprêtait à lui parler de sa rencontre avec l'Agent Bark ou parce qu'elle n'avait pas encore vu son sac rempli de cocaïne ? Probablement un peu des deux.

« C'est tout récent, en fait, ça doit être pour ça. » lui répondit le musicien. « J'étais allé chez une amie de ma bassiste à Kalos et vu qu'elle était un peu déprimée, on lui a fait un petit concert privé et improvisé pour lui remonter un peu le moral mais… faut croire qu'on a un été un peu fort sur le volume. Ici on peut faire du bruit jusqu'à des heures à peu près respectables, mais à Kalos après vingt-deux ou vingt-trois heures tu peux plus rien faire, ce qui pour moi est super tôt, surtout qu'on venait de loin quand même, donc bon. Et du coup y a un des voisins qui a eu la courtoisie d'appeler un Agent sans même nous signaler qu'on faisait trop de bruit, du coup j'ai trouvé ça un peu moyen. Surtout qu'en plus notre pote était bourrée et qu'elle a pas arrêté de mal parler au flic, donc niveau diplomatie c'était un peu foutu. Et puis le mec aidait pas non plus. Il devait être plus jeune que toi en plus, le genre de petite merde même pas haut gradé qui se croit tout permis juste parce qu'il a un badge et un Caninos de fonction. »

Il avait de nouveau envie de lui coller une baffe rien qu'en imaginant son visage. C'était dire à quel point il avait trouvé que c'était une tête à claques. Même s'il fallait avouer qu'objectivement, Tony n'avait pas forcément été très correct non plus, avec ses allusions qui laissaient clairement dire qu'il trouvait que la plupart des flics étaient des abrutis.

« Sauf que c'est pas fini ! » s'exclama-t-il ensuite. « En fait, le fameux voisin qui a sonné était un Sbire Galaxie qui a profité du fait qu'on était là pour attirer l'Agent dans un traquenard et il a essayé de le planter. J'ai dû sortir mon Voltali parce que le gars avait trop de mal avec juste son Caninos et on a fouillé ensuite le coin pour vérifier qu'il en avait pas profité pour commettre un attentat ou un truc du genre. Tout ça pour dire qu'il a décidé de fermer les yeux là-dessus, mais bon, déjà que je suis pas très fan de ces types-là, voir un gars aussi peu doué que lui se la jouer cowboy, ça m'a passé toute envie de passer un concours de police pour les quarante prochaines années. »

Et il y avait le cas Evans aussi. Enfin, Jayden. Ou peu importe son putain de nom. Mais il n'en parlerait pas tant qu'il n'aurait pas fait le deuil d'Axelle. C'était la décision qu'il avait prise quand Elune lui avait posé la question. Du moins, il n'en parlerait pas si elle ne le harcelait pas à ce sujet, et même si elle le faisait il abrégerait au maximum.

« Et toi, ça t'es déjà arrivé ce genre d'ennuis ? » s'enquit le rockeur. « Enfin après, si t'as pas envie d'en parler y a pas de soucis hein, c'est juste que je voulais un peu connaître davantage la vie de cette mystérieuse femme qui me vend du rêve depuis le début de la soirée. »

La femme fatale dévoreuse d'hommes qui ne laissait rien paraître de son passé, ça avait son charme aussi, après tout, mais ce serait dommage de ne pas continuer sur la lancée de tout à l'heure. Cela aurait été quelqu'un d'autre, il s'en serait foutu éperdument de sa vie. Mais entre leur balade de tout à l'heure, leur promesse de jouer ensemble un peu de musique si jamais Tony passait à Johto et maintenant leur altercation avec la groupie, ce serait bien dommage de ne pas en profiter pour se connaître un peu mieux.


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Lun 17 Avr 2017 - 11:59

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Il approuva l’idée d’Elune d’attendre un moment avant de se jeter à nouveau dans les bras l’un de l’autre, ce qui était une sage décision pour plusieurs bonnes raisons. L’envie ne manquait pas, du côté de la sbire comme du côté de la star probablement, mais une petite pause rafraîchissante qui leur donnait également la possibilité d’un peu mieux se connaître, c’était chouette aussi. D’où la question d’Elune concernant ses problèmes avec les flics. Étonnamment, il n’hésita pas à lui répondre et y alla même très franchement. Crowley l’écoutait attentivement, friande de ce genre de petites histoires. Elle fut presque déçue de savoir qu’il s’agissait d’un problème de décibels plutôt qu’un déglinguage de chambre avec mille groupies et plein de drogues, mais il n’empêche que ça la fit sourire, d’autant plus que Tony était à fond dans son histoire. « Oh oui, je vois tout à fait le genre. Quel sale con. Le genre de type que t’as envie de claquer dès que tu vois sa gueule. » Elle se prenait au jeu, ressentant presque ce qu’il avait pu éprouver, et il continua de lui conter cette soirée avec encore plus d’animation.

Lorsqu’il parla d’un sbire Galaxie, Elune se figea une fraction de seconde, comme si elle avait été pendant un instant prise la main dans le sac. Elle se détendit tout aussi rapidement, ne voulant pas paraître suspecte. En plus, ça n’avait rien à voir avec elle. Elle était une Plasma et avec toutes ces organisations qui existaient à travers le monde, au final une personne sur cinq en faisait probablement partie d’une. Peut-être pas à ce point, mais il n’était plus aussi rare d’en croiser, comme il y avait toujours plus d’agents dans les rangs. Le monde n’allait pas en s’améliorant… Quoi qu’il en soit, il termina son histoire et Elune siffla de surprise. « Eh bah ! A t’écouter, on sait pas trop si tu préfères les sbires ou les agents. T’as pas l’air de les porter dans ton cœur, en tout cas. » Petit sourire, petite tactique pour découvrir son avis sur les sbires en général. Non pas qu’elle était fière de se vanter d’être chez les Plasma, encore moins depuis qu’elle s’était mise à douter d’eux, mais disons que ce genre de « secret » n’était pas tenu bien longtemps et que cette révélation n’engageait pas toujours les réactions espérées. Et se coller l’étiquette d’un sbire d’une organisation criminelle dès la première rencontre n’était pas forcément non plus la meilleure solution pour espérer quelque chose de plus avec la personne en question. Bref, ce n’était pas toujours facile à porter ni à cacher, bien que la petite sœur d’Elune ne soit toujours pas au courant de son activité.

Mais il posa plus ou moins la question, lui demandant si elle avait déjà eu ce genre de problèmes, et son espèce de justification juste après la fit sourire. Il y était aller franc jeu avec elle, mais elle ne pourrait pas en faire exactement de même. Elle finit sa canette, la posa là où il y avait de la place et elle s’installa aux côtés de Tony. Le lit était quand même un peu plus confortable que le minibar. Et ça lui avait aussi permis de réfléchir quelques secondes à ce qu’elle allait pouvoir lui sortir. Elle avait fait mine d’hésiter et finalement, elle se lança. « Mmh, j’ai déjà eu quelques soucis avec les flics, ouais on peut dire ça. Mais en général, c’était plutôt des histoires de drogues ou de délires qui allaient un peu trop loin quand j’étais plus jeune. » Elle détestait dire ça, « plus jeune ». Elle avait l’impression d’être une sale vieille qui ne savait plus s’amuser. « J’ai un peu abusé de certains trucs et forcément, quand t’es un peu perché, tu fais n’importe quoi. Ils m’ont ramenée plusieurs fois chez mes parents alors que j’étais encore totalement défoncée, à l’époque où j’habitais encore chez eux. Heureusement que j’me suis tirée rapidement, d’ailleurs ! » Mais ses parents étaient une autre histoire. Elle n’avait pas envie de s’étaler dessus, déjà parce que ce n’était pas intéressant, puis parce qu’ils étaient de sombres connards à ses yeux. « J’étais encore mineure à ce moment-là, donc heureusement je n’ai rien dans mon casier. Après mes dix-huit ans, j’ai essayé de me faire un peu moins remarquer, ou du moins de pas me faire choper. Ça m’a toujours assez bien réussi, tu vois ? Et là, ça fait un petit moment que je n’ai plus abusé de rien, on peut pas dire que je suis trop une meuf à problèmes. Je fais toujours des soirées qui finissent un peu mal, mais on n’est pas assez cons pour provoquer les flics. C’est ça de grandir un peu. » Ce qu’elle lui disait n’était pas totalement faux. Elle avait eu nombre de soucis plus graves avec les flics, lors de ses missions pour les Plasma, mais ne s’était jamais fait attraper et avait toujours réussi à s’en sortir avec les honneurs. Et puis, Tony n’était pas obligé de savoir qu’elle faisait ce genre de trucs. Qui avait envie de faire confiance à une voleuse, kidnappeuse et j’en passe ? Elle-même ne le ferait pas. Et elle était consciente que ce qu’elle faisait n’était pas correct. Elle espérait juste encore, au fond d’elle-même, que toutes ces missions aidaient les Pokémon et qu’elle le faisait pour leur bien. Elle n’avait pas mauvais fond, elle était loin d’être malveillante, n’aimait pas la violence et était profondément pacifiste. Les chemins qu’on emprunte ne sont juste pas toujours ceux qu’on aurait dû choisir et la naïveté qui l’avait conduite chez les Plasma la guidait encore lorsqu’elle était engagée pour un vol ou n’importe quoi d’autre. Mais même si ses intentions étaient bonnes, elle savait pertinemment que tout le monde ne le percevait pas ainsi et elle n’avait aucune envie de gâcher ce qu’il y avait avec Tony en ce moment pour une connerie de ce genre.

Du coup, vu qu’ils étaient sur leur lancée, elle lui posa une autre question. Ou plutôt, une question détournée. « Tu vois, je suis un peu étonnée, je pensais que t’allais me raconter une histoire avec des drogues, justement. C’est pas le quotidien de toute bonne rockstar qui se respecte ? » Elle voulait en savoir plus sur lui. Pour beaucoup -énormément- de raisons, mais surtout parce que sa curiosité l’emportait dans beaucoup de situations et qu'elle était étonnée de voir à quel point elle pouvait se dévoiler en lui parlant sans qu'elle ne ressente une quelconque gêne ou qu'elle se sente forcée de parler. Elle racontait ses histoires, comme de rien, alors qu'ils ne se connaissaient que depuis quelques heures et que ce n'était clairement pas assez pour savoir s'il était fiable et qu'elle pouvait ne pas s'en méfier. C'était naturel, voilà. Et à quelque part, elle avait une totale confiance en lui. Peut-être parce que même s'il s'avérait qu'il était un vieux connard, elle avait encore plus de cartes en mains pour lui pourrir la vie à son tour. Ce n'était pas elle, la célébrité. Mais ces idées ne traversèrent son esprit qu'une seconde ou deux car elle n'y croyait pas du tout. Ou alors, il cachait vraiment bien son jeu et elle était encore plus naïve et conne qu'elle n'arrivait déjà à l'admettre.




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Mar 18 Avr 2017 - 21:24
C'était marrant qu'elle dise ça. Bon, c'était sûr que les Agents, en tout cas, il ne les aimait pas beaucoup, c'était clair. Surtout avec les récents événements. S'il y avait bien des gens contre qui il était en colère de manière quasi permanente, c'était contre eux. Non pas qu'il voulait plus de sécurité dans les rues, au contraire, il les trouvait bien comme elles étaient en ce moment. Mais franchement, tout ça, c'était du gâchis. Sur tous les employés des forces de l'ordre, combien étaient vraiment efficaces, en réalité ? La voilà, la vraie question. Le souci, c'était que presque tout le monde pouvait accéder à ce poste, même lui, il en était sûr. Après tout, même des gamins pouvaient le faire alors qu'ils n'étaient pas spécialement forts en combat de Pokémon. Ils devaient avoir quoi, un ou deux Badges, tout au plus ? Et encore, il lui semblait que ce n'était pas spécialement obligatoire, du moment qu'on montrait qu'on pouvait se servir de Pokémon et qu'on était pour le côté des gentils. C'était sûr que ça allait arrêter des terroristes, ça. Quelle bande de guignols. Enfin, après, les Sbires n'étaient pas excellents non plus pour la plupart, hein. Juste mieux organisés et sans doute avec de meilleures têtes pensantes au sommet de la hiérarchie, même s'il ne s'était jamais vraiment penché sur la question. Tout ce qu'il savait, c'était que les motifs des neuf dixièmes de ces criminels étaient juste complètement moisis.

« Tu sais, entre des bras cassés parmi les forces de l'ordre et des abrutis qui pensent qu'il y a trop d'eau ou pas assez sur Terre, je peux pas vraiment dire que j'ai une préférence. » se moqua-t-il. « Très franchement, j'ai l'impression qu'il y a que les Plasma qui ont une once de crédibilité dans tout ce bordel, ils soulèvent des questions intéressantes. Mais bon, hors de question que je les soutienne ouvertement pour autant, surtout quand ils ont eu un mec comme Ghetis à leur tête, ça m'inspire pas tellement confiance. En plus, j'ai pas l'impression que leur méthode soit la bonne, mais bon, ça c'est mon opinion. »

Ce qui n'empêchait pas qu'il les comprenait. Quand on voyait à quel point certaines instances de protection des Pokémon étaient inactifs, il n'avait aucun mal à voir que des gens puissent prendre les armes pour se soulever contre les injustices qui pouvaient avoir lieu dans cette société en toute impunité. Seulement, c'était le même genre de polémique que le port d'armes à Unys, ça. Et son opinion sur le sujet était, au final, exactement la même. S'il y avait autant de soucis dans la société, c'était tout simplement parce qu'il y avait des gens qui ne faisaient pas leur boulot – ou qui au contraire, gagnaient leur pain justement grâce à ça. Et pour lui, quand quelqu'un ne faisait pas son boulot, il fallait tout simplement le virer, ou le mettre derrière les barreaux si jamais il avait commis quelque chose d'immoral. N'était-ce pas ça qui se produisait avec les salariés d'une entreprise, après tout ?

« Mais bon, une chose est sûre, c'est que si jamais on venait me voir et qu'on me disait que c'était un Sbire Plasma, j'appellerai pas les flics. Ça reste entre nous, évidemment. »

C'était un peu extrême comme point de vue, mais c'était le sien malgré tout. Et puis, il avait confiance, il ne la voyait pas révéler ça à tous les magazines people ou un truc du genre. En plus, de toute façon, il ne verrait pas pourquoi il irait démentir ça. Il y avait bien des gens qui hurlaient « White power ! » à leurs concerts et ils arrivaient quand même à avoir des fans qui appréciaient leur musique tout en admettant que les membres du groupe étaient parfois un peu cons. Du moment que ses admirateurs étaient suffisamment matures pour faire la distinction entre une personne et son travail, il n'y avait pas de mal à ça, pour lui, en tout cas.

Tony se tut finalement, écoutant l'histoire de la jeune femme. Wow, tous ces souvenirs que ça lui rappelait. Pas de doute, s'ils avaient eu le même âge et qu'ils avaient fréquenté les mêmes coins, ils auraient eu une belle relation, au moins en amitié. Les pétards, les emmerdes, les parents un peu casse-couilles… Il avait l'impression qu'on lui racontait sa propre histoire, sans la relation qu'il avait avec la musique. Et elle faisait toujours des soirées qui se finissaient « un peu mal », mais plus discrètement. Voilà qui lui rappelait les verres qu'ils buvaient après les concerts. Clairement, son parcours ressemblait au sien, et il ne pouvait pas s'empêcher de sourire en faisant le rapprochement entre les deux.

« C'est marrant, faut croire qu'on aura fait les quatre cent coups tous les deux aussi pendant qu'on était ados. » répondit-il. « Je pense qu'on se serait bien entendus, toi et moi. Surtout qu'à Unys, question herbe, je pense qu'on se défend aussi. »

Qui sait, ça lui ferait peut-être une occasion de revenir visiter la région un de ces jours. En tout cas, le musicien savait que ça ne le dérangerait pas de lui faire une petite présentation des lieux si elle le voulait. Certes, Johto et Sinnoh étaient de très jolis coins, mais ce n'était pas pour rien qu'il était resté ici, après tout. A commencer par les plages de Vaguelone et les forêts avoisinant la Tour Dragospire, pour ne citer que ces sites-là.

Puis vint la question piège. Ceci dit, elle avait le mérite de bien présenter la question, si bien qu'il s'était mis à rire un peu quand elle le lui avait posé. Une histoire avec des drogues comme toute bonne rockstar qui se respectait, il n'en avait pas. Enfin, pas encore, s'il continuait sur la pente qu'il était lentement mais sûrement en train de descendre à chaque rail qu'il prenait depuis plusieurs mois maintenant, ça ne tarderait pas à se faire.

« Non, en général, la drogue, je la garde pour moi. » répondit-il. « Mes amis préfèrent les beuveries. Et puis, au moins, la gueule de bois arrivent moins vite que la descente qui s'incruste quand on prend les trucs que je me fais. C'est génial, j'ai jamais aussi bien plané qu'avec ça, mais faut dire ce qui est, quand t'es avec des gens quand ça se dissipe, c'est pire que tout. »

Autrement dit, à moins d'un miracle, il ne voulait surtout pas en prendre maintenant, surtout s'il devait passer la nuit avec Elune. Certes, une petite dose avant le deuxième round, ce serait le pied. Déjà, il arrêterait d'avoir les mains moites, mais surtout, il n'y avait pas de meilleur sensation que ça. Et pourtant il fallait qu'il se contrôle. Hors de question qu'elle le voit ressasser le passé et pleurer en repensant aux bons moments qu'il avait passé avec Axelle.

Quoiqu'elle pourrait en prendre aussi. A deux, c'était toujours plus fun…

…Sauf qu'il ne le ferait pas. Sa dépendance, il la porterait seul. Il ne connaissait pas l'histoire de cette jeune femme, mais même s'ils ne se connaissaient que depuis quelques heures, elle était beaucoup trop sympathique pour qu'il l'entraîne avec lui là-dedans, et son visage était bien trop beau pour qu'il ne soit défiguré par une addiction à une telle substance.

En espérant que sa détermination ne flanche pas au fil des minutes qui s'écoulaient.


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Mar 16 Mai 2017 - 10:53

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Elle éclata de rire en l’entendant parler des sbires Aqua et Magma. C’était exactement ce qu’elle pensait d’eux elle aussi ; des abrutis qui voulaient contrôler la météo et faire de la Terre un endroit désertique ou au contraire un vaste océan… Dans les deux cas, leur but était plus que stupide et il était difficile de nier que ces deux organisations donnaient une image puérile aux sbires de toutes les régions. Puis Tony s’attaqua aux Plasma, Elune écoutant attentivement ce qu’il avait à dire, hochant la tête pour approuver ses dires. Au moins, s’il ne portait pas tout ça particulièrement dans son cœur, il comprenait les motivations des Plasma et c’est l’exacte raison pour laquelle Crowley avait décidé de les rejoindre. Il restait cependant très méfiant, mais ce qu’il lui raconta soulagea la jeune femme. Si par hasard elle devait lui avouer qu’elle était une Plasma, elle n’aurait sans doute pas à fuir parce qu’il aurait appelé les flics. Elle n’était cependant pas prête à le lui dire. Quel intérêt y aurait-il ? Elle-même doutait de plus en plus de cette organisation, elle n’allait en tout cas pas s’en vanter. Et puis, ils avaient bien d’autres sujets de conversation intéressants pour pouvoir se passer de celui-ci. « Je te comprends un peu, je crois. Même si un type me disait qu’il faisait partie de ces débiles de Rocket ou n’importe quoi, je pense pas que j’appellerais les flics. C’est pas mes oignons, puis tant qu’il s’agit pas d’un tueur en série ou je sais pas trop quoi… » Parce qu’il y avait les gentils et les méchants sbires. Elle-même se considérait comme une gentille ; jamais il ne lui viendrait à l’idée de tuer quelqu’un, de faire du mal ou de faire quelque chose qui serait contre ses principes… Elle était foncièrement pacifiste, mais luttait pour le bonheur des Pokémon, qu’elle considérait plus importants et plus utiles à ce monde que les êtres humains. « Enfin bref, j’aime pas trop prendre position sur ce genre de truc. Mais j’avoue que les Plasma sont sans doute les moins pires. » Pour le moment, c’est tout ce qu’elle allait lui dire à ce sujet.

Et elle changea rapidement pour lui raconter sa vie, ses histoires de drogue et ses parents. Elle s’étonnait à chaque fois de la facilité avec laquelle elle déballait tout ça. Tony poussait à l’échange, ou alors était-ce son état et le contexte dans lequel ils s’étaient plongés ? Quoi qu’il en soit, il semblait partager le même genre de passé que la jeune femme et elle n’empêcha pas un large sourire de se manifester lorsqu’il lui fit remarquer qu’ils se seraient probablement bien entendus tous les deux. « Parce qu’on ne s’entend pas bien, là ? » Elle posa son index l’épaule de la rockstar et le poussa légèrement pour le taquiner. « Mais non, je sais. Ça aurait été hyper cool, j’en suis sûre. Mais j’ai pas trop eu l’occasion de voyager à cette époque. Entre mes dix-huit et mes vingt-deux, par contre, j’ai quitté Kantô pour me balader un peu à Hoenn. C’était pas hyper cool, mais j’avais pas les thunes pour aller à Unys ou je ne sais où. Quand j’ai repris ma vie un peu en mains, j’me suis dit que Johto était une région assez cool. Pas mal de paysages, de climats différents... » Et surtout, elle y avait emménagé avec Oliver… Ce qui était la raison numéro une. Mais ça non plus, il n’était pas obligé de le savoir. Ce n’était pas utile, surtout au vu de ce qu’elle traversait actuellement. « Finalement, on s’y plait assez bien. Je suis sûre qu’Unys pourrait me plaire aussi, mais tu sais, quand t’as cet espèce de pincement au cœur en quittant ta ville ? C’est ce que je ressens avec Rosalia. Je pense pas que je serai cap de déménager, genre commencer une nouvelle vie à un tout autre endroit. » Elle soupira et laissa passer quelques secondes. « Enfin, sauf si c’est une super rockstar qui me propose la suite royale du meilleur hôtel d’Unys jusqu’au restant de mes jours. » Elle pouffa et se tourna vers lui. Elle avait envie de s’approcher, de réduire un peu la maigre distance qui les séparait, mais leur conversation devenait presque trop sérieuse pour se relancer dans des enlacements passionnés. « Désolée, j’ai pas mal parlé. »

Elle lui posa alors une autre question, celle sur les drogues, et là aussi il répondit avec franchise, comme si Elune et lui étaient bons potes depuis un bout de temps et qu’ils pouvaient tout se dire. C’était plutôt pas mal, comme idée. Il l’intriguait, avec ses histoires. « Ah ouais, et tu prends quoi en général ? Je travaille dans un bar alors les beuveries et les gens bourrés, je connais bien aussi. C’est vrai que les lendemains sont plus faciles à supporter, mais… » Elle hésita sur ses mots quelques instants. « La sensation que t’as avec la drogue, c’est carrément plus puissant. T’es en phase avec toi-même, tu vis les trucs avec tellement plus de puissance. Se bourrer la gueule, c’est bien pour faire le con, te libérer un peu et oublier la moitié de ta soirée. Perso, c’est pas ce que je préfère. Même si c’est sympa. Enfin, bon. De toute façon ça fait pas mal de temps que j’ai rien pris à part un peu de weed. Mais ça, tu vois, c’est le genre de soirée qui me manque et le genre de soirée où ça serait plutôt cool de reprendre des trucs. Dommage qu’on soit dans cette auberge perdue au milieu de nulle part, j’aurais été motivée à chercher quelque chose autrement. » Elle avait à nouveau beaucoup trop parlé. Et ne se doutait pas un seul instant qu’un sac rempli de trucs pas très légaux attendait sagement dans l’armoire de la chambre. « J’ai toujours un peu d’herbe si tu veux, mais j’ai rien d’autre. Ça aurait été chaud de voyager avec du plus lourd. » Rien ne les empêchait de s’en fumer un nouveau. Ils s’endormiraient sans doute rapidement après ça, surtout s’ils comptaient lancer un deuxième round, mais il était déjà tard, alors pourquoi pas ?




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Jeu 25 Mai 2017 - 10:30
Une chose était sûre, Elune semblait elle aussi savoir faire la part des choses dans ce genre de choses. En même temps, ils avaient sans doute tous les deux vu ou vécu des choses qui allaient plus ou moins dans ce sens. Pour Tony, c'était le fait que son guitariste rythmique faisait partie d'une bande de motards peu recommandables, pour ne pas dire qu'il en était le leader, et qu'il avait plusieurs fois importuné des gens de manière plus ou moins brutale. Sans parler d'autres événements traumatisants dont il préférerait ne jamais se souvenir, encore moins en parler, même à ses plus proches confidents. Avait-elle vécu ce genre d'expériences elle aussi, pour être amenée à se dire que même certains membres d'une organisation criminelle pouvaient avoir un bon fond et pour fermer les yeux sur certaines de leurs actions ? Bah, de toute façon, ce n'était ni le moment ni le lieu pour parler de trucs aussi glauques que ça.

De toute façon, l'important, c'était plutôt de voir comment réagissait sa valentine quand il lui raconta à quel point ils se seraient encore mieux entendu si jamais ils s'étaient rencontrés plus jeunes. Un sourire, une gentille tape sur l'épaule, ce à quoi il lui répondit par un rire… C'était clair que c'était très bien aussi, comme ça. Bien qu'il n'avait jamais eu énormément l'occasion d'aussi bien s'entendre comme ça avec des filles qu'il avait rencontré le premier soir. Du moins, dans le sens où il avait envie de faire autre chose avec elle. Jouer de la musique, ou même juste passer dans le coin et discuter un peu de tout et de rien, comme de bons amis – bien que certains diraient qu'il y avait des circonstances bien moins singulières pour faire des rencontres et des amitiés. A l'époque où il avait eu plus d'aventures, avant de rencontrer son ex-femme, il se passait rarement quoi que ce soit après. La relation durait un mois ou deux, tout au plus. Souvent, c'était simplement l'envie de passer à autre chose, de satisfaire d'autres désirs. En fait, ses amies ne se comptaient que sur les doigts de la main et les seuls avec qui ils partageaient plus que de la simple entente, si on ne comptait pas sa nouvelle connaissance, c'était sa bassiste et sa claviériste – et encore, si la première s'était retrouvée amie à la base, c'était uniquement parce qu'elle était lesbienne, et que donc la possibilité d'aller plus loin ne marchait pas pour des raisons évidentes.

Ainsi donc, la demoiselle n'avait pas eu l'occasion de temps partir que ça. Unys était au-dessus de ses moyens à l'époque, manifestement, alors elle s'était rendue à Hoenn, pendant un temps, avant de s'installer à Johto, et maintenant, elle ne se voyait plus repartir de la région. Intéressant. L'idée ne lui avait jamais vraiment traversé l'esprit. Il fallait dire que jusque-là, avec ses précédentes relations, il se sentait prêt à partir à l'autre bout du monde, mais maintenant qu'il était de nouveau seul, il n'en avait aucune idée.

« J'imagine bien. » concéda-t-il. « Je me vois quitter Volucité sans mal, je crois que les grosses villes comme elle me réussissent moins que j'imaginais. Mais Unys… »

Il haussa les épaules. Peut-être qu'il avait un peu besoin de ça, au fond. Il ne savait pas. Il n'arrivait pas vraiment à se projeter, à vrai dire, encore moins dans les conditions actuelles. Mais il devrait y réfléchir quand il aurait les idées un peu plus claires.

« Qui sait, il faudrait peut-être que je retourne visiter le coin pour être sûr. Le voisinage m'a l'air d'être plutôt sympa. »

Plus que dans son appartement, en tout cas. S'il avait fini par s'entendre avec le Doc, son colocataire, le reste des habitants lui était complètement étranger. Et autrement, mis à part le groupe, il n'avait personne qui lui manquerait suffisamment pour avoir le mal du pays. Alors oui, pourquoi pas partir, finalement. A voir avec les futurs projets des autres, sans doute.

Et puis il y avait les drogues. Plus il l'entendait parler, et plus son envie de sniffer était grande. Il voulait tellement se lever pour prendre le sachet qui se trouvait encore dans son armoire et se faire un rail. Pourquoi fallait-il que ce soit ce soir en particulier ? Non. Aucun soir n'aurait pu le faire. Plus il s'enfonçait dedans, et plus cela empirait. La seule raison pour laquelle il avait pu tenir jusqu'à maintenant, c'était cette fille qui lui parlait depuis des heures maintenant et qui l'intéressait. Et maintenant qu'ils abordaient ce sujet…

« LSD, ecsta… et beaucoup de coke. » admit-il quand elle lui demanda ce qu'il prenait. « Ce qui peut me faire sentir bien rapidement, en fait. Vu que j'ai personne qui peut me faire une soufflette, on se débrouille comme on peut. »

Il lui fit un clin d’œil avant de l'écouter parler, histoire qu'elle comprenne que ce n'était pas un problème si elle bavardait beaucoup. Enfin, en vérité, ça dépendait des sujets. Il pensait que ça se terminerait vite, mais elle continua. Il comprenait mieux maintenant pourquoi elle en connaissait autant. Travailler dans un bar, ça permettait d'apprendre beaucoup de choses. Lui-même l'avait fait aussi, avant de rencontrer son ex-femme, qui lui avait présenté le groupe qui lui avait fait connaître la gloire pendant un temps. En ce qui la concernait, cela lui avait permis de savoir où était sa véritable préférence, à savoir un bon joint plutôt qu'une bouteille de vodka. Et sa manière de lui expliquer lui correspondait totalement. C'était mettre le doigt sur tout ce qui allait et n'allait pas avec ça, bien qu'une petite soirée de beuverie lui manquait un peu quand même.

« Je crois qu'un tour en backstage te plairait bien alors. » répondit-il. « En plus, ça fait longtemps que je me suis pas amusé avec des invités. Les derniers étaient sympas mais… y avait pas ce côté marquant que je retrouve chez certains. »

La dernière vraie « bonne soirée » qu'il avait eue avec des VIP en backstage, c'était à Volucité, avant la tournée, quand Axelle était encore vivante. Et encore, c'était loin d'être le pied non plus. L'invitée – Carrie ? Karem ? Karen ? Il ne savait plus vraiment, ce qu'il lui restait de concentration passait dans le dialogue pour ne pas avoir l'air d'un junkie… – était mineure, donc pour éviter les problèmes, ils avaient tous préféré rester tranquilles. Rien de folichon, donc.

Ce fut avec un énorme soulagement que la jeune femme lui apprit qu'il restait encore un peu d'herbe dans ses affaires.

« J'en veux bien, si ça te dérange pas. » accepta-t-il. « En plus, c'est proposé si gentiment. »

En vérité, il avait envie de lui crier qu'il le délivrait d'une extrême souffrance et de la serrer dans ses bras. Il le sentait, il était sur le point de craquer. Il avait l'impression que ses membres tremblaient comme s'il était nu dans le froid, qu'il était sur le point d'en mourir, même. Pourtant, il savait bien au fond de lui que ce n'était pas ce qu'il voulait. Mais cela lui permettrait de se calmer, quitte à devoir se relever au beau milieu de la nuit sans qu'Elune ne le sache. Hors de question de l'entraîner là-dedans, même si elle avait envie d'en prendre. Hors de question qu'il ne détruise une autre vie que la sienne avec ces conneries.

Il l'observa rouler les feuilles qui lui restaient dans un filtre avec précision. Puis, quand il reçut l'objet tant convoité, il tira avec autant d'énergie que s'il n'avait pas mangé depuis des semaines. C'était parfait ainsi.

Enfin, pas tout à fait. Axelle n'était plus là.

Comme pour tenter de retrouver les sensations qu'il avait avec elle, il attrapa la main de sa valentine et prit le joint d'en l'autre.

« Et si c'est moi qui te donnais ta prochaine taffe ? »

Un sentiment de déjà-vu ? Peut-être bien.


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Mer 19 Juil 2017 - 19:38

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Pour lui non plus, les grandes villes n’étaient apparemment pas une réussite. Pour ses concerts peut-être ; y’a pas à dire, plus la salle est grande, plus il empoche de fric. Mais carrière et pognon mis à part, il semblait tendre à préférer les villes moins peuplées, point de vue que partageait Elune. Les buildings, le sentiment d’étouffer et d’être aussi petit qu’une Fourmite ne lui plaisait pas. Elle était bien mieux dans sa belle et modeste Rosalia, là où elle avait l’impression d’être utile à quelque chose et où les ondes n’étaient pas négatives. Lorsque Tony évoqua le fait d’y retourner, la sbire haussa les épaules. « Pourquoi vouloir retourner à Volucité ? Si t’as déménagé, c’est qu’il y avait une bonne raison. Mieux vaut ne pas perdre le temps que tu pourrais utiliser pour visiter des trucs cent fois mieux en allant là-bas. Non ? » De son côté, c’est comme si elle décidait de retourner à Oliville, là où elle habitait avec Oliver. Pourquoi faire exprès de se torturer ? Il y avait certains endroits dans le monde qui était faits pour y vivre certaines expériences et ne plus jamais y mettre les pieds. Chacun avait son petit endroit maudit. Faut pas croire que Lavanville soit la seule à être crainte pour ses fantômes.

Le sujet qu’ils entamèrent après ça devint encore plus intéressant. Les drogues. Elune avait touché à pas mal de ces saletés, mais n’avait rien pris de plus fort que la weed depuis des années. Il faut avouer que, parfois, tout ça lui manquait. Néanmoins, être accro ne lui manquait pas du tout. Ce dont elle voulait se rappeler, ce qu’elle voulait tester à nouveau, c’était les sensations hors du commun que pouvaient provoquer les drogues. Chacune à sa manière et toujours aussi bon. L’impression d’appartenir à un autre monde, n’en avoir plus rien à foutre de tout, ne faire qu’un avec son corps et son esprit, vivre un bien-être immesurable… Au vu de ce que lui disait Tony, il semblait rechercher la même chose lorsqu’il se droguait. Se sentir bien rapidement. Comment décrire ça d’une plus parfaite manière ? Elune hocha la tête et ria à sa référence. « Je vois qu’on a encore les mêmes goûts sur ce sujet ! Même si question ‘se sentir bien’, je place l’ecsta au-dessus de tout. Ma dernière pilule avant d’arrêter c’était ça, d’ailleurs. La coke remonte à un poil plus de temps, mais c’est plus difficile d’y résister quand l’occasion se présente. Un bon coup de boost de temps à autre, ça me faisait du bien. Enfin, « du bien ». Tu vois ce que je veux dire. » Elle imita les guillemets avec ses doigts. Bien sûr que non, ça ne lui faisait pas du bien. Mais sur le moment…

Bref. Lorsqu’il prononça « backstage » et « s’amuser », on pouvait croire qu’il connaissait Elune tellement bien qu’il savait trouver les mots précis pour lui mettre l’eau à la bouche. « Oh jeez, c’est une invitation ? Parce que si c’est le cas, je suis à trois-cent pourcent prête à me percher comme il se doit en ta charmante compagnie. Si c’en est pas une… alors c’est salaud de me donner envie ! » Elle s’imaginait déjà la scène. Elle au concert de Tony, probablement déjà un peu défoncée, puis elle en backstage avec lui, heureuse élue passant devant les groupies en manque, se repoudrant le nez pour prolonger la soirée jusqu’au bout de la nuit… Ouais, le tableau ne lui déplaisait pas. Il l’incitait même à rouler un autre joint, histoire de. Ce que Tony ne refusa pas. Elle sortit alors son matos, effrita l’herbe et roula son dernier sésame avant de l’allumer et prendre la première bouffée. Elle le tendit directement à son compagnon du soir qui semblait en avoir encore plus besoin qu’elle. Il tira dessus comme si sa vie en dépendait et Elune fit les gros yeux avant de siffler sa stupéfaction. « Eh bah Tony, si j’avais su, j’aurais apporté mon stock et t’aurais roulé un putain de blunt. » Elle le taquinait, mais c’est vrai qu’il donnait l’impression d’en avoir vraiment envie, de ce joint. Une chose est sûre ; il allait être bien défoncé, parce qu’elle ne l’avait pas chargé à moitié. Et au vu de ce qu’il lui proposait, elle aussi allait rapidement être dans les vapes. Elle lui sourit et accepta avec grand plaisir sa proposition. « Comment refuser ? »

La même scène que devant le lac tout à l’heure se joua, à l’exception près qu’il n’y avait plus cette sorte de gêne provoquée par la proximité de leur visage et la sensation de découvrir quelque chose de tout nouveau. Pas les mêmes ressentis, mais le tout restait toujours aussi bon. Et les effets lui arrivèrent de plein fouet, lui faisant presque tourner la tête. « Wooouuuh. » Son esprit était à nouveau loin et elle avait l’impression que tout autour d’elle voulait signifier quelque chose. Elle commençait déjà à se poser beaucoup trop de questions profondes, genre le sens de la vie. Elle plongea son regard dans celui de Tony et se mit à rire comme s’il avait fait ou dit quelque chose de drôle. « Ah purée, désolée mais je crois bien que Johto vend la meilleure weed du monde ! » Elle était soudainement super fière d’appartenir à cette région, alors qu’elle n’en était pas originaire. « Oh, faut que je te fasse écouter une chanson. Elle est trop bien. Elle sera parfaite pour maintenant. » Elle gloussa encore et sortit son téléphone pour jouer ladite musique. « Ça s’appelle High. » Elle le dit avec un grand sourire aux lèvres. « J’adore ce groupe, leur clip est super fou en plus. Ils ont dû prendre d’autres choses encore pour tourner un truc pareil. » La musique se joua et Elune se mit à taper du pied en même temps que la batterie. Elle se mit même à chanter le refrain. « I’m hiiigh, staring at the ceiling, sending my love, what a wonderful feeling… » Elle s’arrêtait de temps en temps pour regarder Tony. « Alors, tu kiffes ? Je sais que t’es un peu plus rock, moi aussi normalement, mais des fois je fais des petites exceptions. »




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Ven 21 Juil 2017 - 17:05
C'était la question dont il avait peut-être besoin. Pourquoi retourner à Volucité ? C'était vrai ça, pourquoi ? Maintenant qu'Axelle n'était plus là, il n'y avait plus rien qui le retenait là-bas. Par habitude, peut-être. Cela faisait longtemps qu'il y vivait, et il ne savait pas où aller en dehors de là-bas. Tout simplement. Ce n'était rien d'autre que le choix d'une loque incapable de s'interroger sur quoi faire de sa vie maintenant que sa bien-aimée n'était plus de ce monde. Non, en fait, il y avait une autre raison.

« C'est là-bas qu'on répète, mon groupe et moi. » expliqua-t-il simplement. « Avant que je fasse mon retour, je vivais dans un petit appart' près des docks à deux pas du local dans lequel on est, donc c'est plutôt proche et ça arrange tout le monde, donc je pensais retourner là-bas en attendant que je me décide enfin sur le coin où je dois m'installer pour de bon. De toute façon, dans cette région, quand on veut faire du business, c'est soit Volucité, soit Méanville. Faire de la musique autre part, mis à part quand on a le succès que j'ai maintenant, c'est du suicide. »

Il ne disait pas ça pour frimer. C'était juste ainsi que les choses tournaient à Unys. Mais justement, cela en faisait la parfaite excuse. Se réfugier derrière la dure réalité des choses, s'imposer comme une victime alors qu'il avait parfaitement les moyens de se sortir de tout cela avec tout le fric qu'il avait amassé depuis sa victoire contre Strykna. Ce n'était pas comme s'il était incroyablement dépensier, en plus. Certes, son budget s'était considérablement réduit à cause des substances qu'il avait commencé à prendre, mais comparé au prix d'une maison à Vaguelone où il se rendrait probablement un jour, ce n'était rien. Et même acheter une baraque décente là-bas ne le mettrait pas dans une situation financière risquée. Tout ça, c'était juste des excuses pour ne pas avoir à se préoccuper de tout ça. Pour se complaire dans la tristesse, d'une certaine façon, parce qu'il y avait cette espèce de bonheur illusoire là-dedans, cette sensation de nostalgie qui, de la même manière que la cocaïne, lui procurait du bien avant que la descente ne fasse son entrée. C'était peut-être pour ça que son addiction avait été aussi rapide chez lui. Parce que la nostalgie elle-même n'était rien d'autre qu'une drogue dont il était déjà le junkie le plus fervent, si on pouvait exprimer les choses de cette façon.

Ceci dit, selon la jeune femme, il était clair qu'il n'y avait rien de mieux que l'ecstasy. C'était marrant – et à la fois un peu effrayant, d'une certaine manière ? – de savoir qu'ils avaient les mêmes préférences au point qu'ils en aimaient les mêmes saloperies chimiques qui leur ruinait la santé et leurs vies sociales. Tony n'était pas du genre à croire dans le concept d'âme-sœur, mais il se prenait à croire que, pour quelqu'un qui pensait que c'était vrai, ce devait ressembler à quelque chose comme ça. C'était une raison de plus pour éviter de se servir un rail en sa présence, malgré tout : apparemment elle avait été accroc pendant un certain temps et, comme il s'en doutait, cela ne lui manquait aucunement de replonger là-dedans. Et puis, elle savait exactement de quoi elle parlait, et ce qu'il recherchait. Elle faisait des guillemets avec ses doigts pour faire comprendre que ce qu'elle entendait par « faire du bien » n'était en fait que purement illusoire. Comme si Tony n'était pas déjà au courant de tout ça… Non pas qu'elle était en train de lui faire la leçon et qu'il le prenait mal, ce n'était en rien le cas et de toute façon, ils étaient tous les deux trop vieux pour se faire ce genre de choses. Et puis, la situation ne s'y prêtait guère. L'ambiance était bien trop détendue, surtout alors qu'ils parlaient de concerts et de backstage. Si c'était une invitation ? Et comment ! En fait, elle pourrait venir autant de fois qu'elle le souhaitait, elle serait sûrement toujours la bienvenue. Du moins, pour lui. Il ne voyait pas de raison pour les autres de refuser, mais il y avait toujours d'éventuels empêchements qui faisaient qu'il ne ferait pas cette fausse promesse, mais il pouvait au moins lui assurer de l'accueillir au moins une fois parmi sa bande de troubadours itinérants.

« Je te l'aurais pas proposé si c'était pas franc. » lui assura la rockstar, un grand sourire aux lèvres. « Tu viens quand tu veux, avec des gens si t'en as envie, et même si t'as juste envie de voir que moi je trouverai bien un moyen de me libérer. Ce serait pas la première fois que les invités trouvent mon batteur tellement intimidant qu'ils osent pas nous voir tous ensemble. »

Il gloussa un instant en y pensant. Pauvre Toki, le bougre méritait pourtant tellement plus d'attention et d'affection de la part de ses fans. Évidemment, les gens venaient d'habitude pour le voir lui plus que les autres, mais il espérait qu'un jour, chacun d'eux aient la reconnaissance qu'ils méritaient. Peut-être qu'ils devraient se trouver un nom de scène un de ces jours ? Non, c'était sans doute trop tard. Si d'un coup ils changeaient simplement le nom de leur formation pour un nom de groupe, les gens ne chercheraient sans doute pas à voir plus loin que ça. Ils auraient dû faire ça dès le début, ça aurait sans doute eu plus d'impact.

« Mais ils sont gentils, t'inquiète pas. Y a bien mon guitariste rythmique qui est un peu lourd de temps en temps, mais une fois qu'on lui fait la remarque il se calme un peu en général. »

Autant lui annoncer les choses clairement dès le départ si elle tenait vraiment à venir à l'un de ses concerts. Mais dans tous les cas, elle serait toujours la bienvenue. Encore plus si elle venait avec un peu d'herbe comme ce soir. Non pas qu'ils en avaient besoin pour être bien ensemble, mais cela le rendait plus détendu. Cela lui donnait le moyen d'avoir la conscience tranquille, au moins pour quelques temps. Comme la bouffée qu'il venait juste de prendre, en fait, au point qu'Elune siffla, impressionnée par ce qu'il venait de faire. C'était fort, et en grande quantité, pile ce dont il avait besoin. Et en plus de ça, elle avait accepté sa soufflette avec joie. C'était un joli combo en l'espace de quelques minutes, quelque chose dont il pouvait être pleinement satisfait.

D'autant plus que, comme elle pour le lac, il y allait en essayant de ne pas utiliser ses mains, dont l'une était déjà aux prises avec celle de sa compagne de la soirée et la caressait doucement. On pouvait dire ce qu'on voulait de l'amour, du sexe et d'autres conneries du genre. Chacun avait son idée sur la question, mais Tony luttait un peu pour ne pas aller plus loin à cet instant précis. La drogue l'avait – trop ? – détendu mais la gêne qui avait disparu grâce à elle, couplée au contact de la peau et des lèvres d'une femme dont le charme ne le laissait pas indifférent, était en train de lentement embrumer le sens commun dont il pouvait faire preuve. Il n'y avait que les sens qui comptaient, l'impression d'avoir atteint un plan d'existence où ils étaient les seuls êtres vivants et qui étaient en accord avec eux-mêmes. Et pourtant il dût s'arrêter, ne serait-ce pour éviter que la pauvre ne finisse complètement asphyxiée par toute la fumée qui entrait dans sa bouche. En tout cas, une chose était sûre, la demoiselle avait bien absorbé tout ce qu'il fallait pour arriver au même état que lui en à peine quelques secondes. Elle se mit à rire, ce qui le fit glousser à son tour, ne serait-ce parce que c'était communicatif.

« C'est clair qu'elle sait se défendre ! » renchérit Tony quand sa valentine lui dit que le cannabis de Johto était la meilleure du monde. « Je crois qu'en fait, je vais déménager là-bas juste pour pouvoir faire pousser deux-trois feuilles. »

Il l'admettait, c'était sans doute l'un des meilleurs trips qu'il n'avait jamais vécu, et pourtant il en avait eu un certain nombre dans sa jeunesse. La plupart de ceux qu'il avait eu, c'était en soirée, mélangé à de la beuverie sans précédent, mais ses meilleures expériences étaient, comme celle-ci, dans un cadre plus intime, beaucoup plus sympathique que ce qu'on avait l'habitude de penser. Finalement, c'était un peu comme déguster du bon vin dans un restaurant. Ce n'était pas au goût de tout le monde, mais, selon lui, il y avait ce mélange de saveurs raffinées et élégantes, à la différence que la weed se propageait aussi dans sa conscience.

Ou bien ce n'était juste que parce qu'il commençait à être complètement défoncé. Et puis, la musique qu'elle lui avait proposé d'écouter n'aidait en rien. Rien que le titre, High, annonçait tout de suite la couleur. C'était justement ce qui avait attisé sa curiosité et lui avait donné envie d'acquiescer, d'ailleurs. Elle passa donc le morceau sur son portable et commença à chanter en même temps que la musique. En soi, il y avait de quoi. Certes, ce n'était pas ce qu'il écoutait habituellement, mais le synthé avait ce côté new wave sympathique qui lui rappelait les années de sa naissance. Il comprenait les choix artistiques qui lui faisaient dire que le groupe avait sans doute pris des substances tout aussi illégales que ce qu'ils venaient toujours de prendre : les voix transformées, la réverbération, le chant entre le parlé et le chanté… Et puis la batterie, les chœurs et les instruments du refrain devaient bien rendre en live. Tout simplement, ça donnait la pêche. Et c'était peut-être juste ce dont il avait besoin, là, maintenant. Il commença à bouger la tête et à taper du pied au rythme de la musique, puis, quand il comprit quelle était la ligne de chant des choristes au bout du premier refrain, il ne tarda pas à faire de même.

« Wow, ça change. » fit-il une fois la chanson terminée. « Mais ça fait du bien. Je crois que la dernière fois que j'ai fait un truc improvisé comme ça, sans que ça soit une de mes chansons et sans qu'on me demande de chanter, ça fait quelque temps. »

C'était comme s'il n'était plus une rockstar, et en soi, ce n'était pas plus mal, pour une soirée telle que celle-ci. Non, c'était un peu plus que cela. Comment l'exprimer avec des mots simples ? Il s'assit en face de la jeune femme, ancra son regard dans le sien, plissa les yeux un instant avant d'essayer de le formuler.

« C'est comme… » commença-t-il avant de marquer une pause d'une ou deux secondes. « Comme dans certains de ces films où les gens échangent leurs corps et leurs vies avec quelqu'un d'autre. Genre là si ça se trouve, pour cette nuit, y a un vieil ermite perdu au fin fond d'Auffrac-les-Congères avec ses Cabriolaines qui est devenu une rockstar. Ou un jeune homme de bonne famille pratiquante qui est devenu l'ennemi public numéro un pendant la messe de minuit. »

C'était débile ? Oui, probablement, sans aucun doute, même. Et pourtant il venait de le sortir comme si Einstein avait découvert la théorie de la relativité.


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Ven 21 Juil 2017 - 19:31

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Il marquait un point. Le monde de la musique, que ce soit à Unys ou à Johto, ou sûrement partout ailleurs, c’était un putain de monstre sur pattes, bouffant les petits groupes qui n’avaient pas la chance de se démarquer, retenant ceux qui avaient un petit espoir d’aller plus loin et engloutissant tout le fric que les groupes célèbres pouvaient gagner. T’es pas assez connu, t’es pas assez confiant, ce que tu fais n’est pas à la hauteur des espérances ? On ne te revient pas, ciao, tu seras oublié aussi rapidement qu’une attaque éclair. Elune n’avait jamais essayé de se démarquer ou de monter son propre groupe pour la simple et bonne raison qu’elle avait conscience de tout cela et qu’elle n’avait aucune envie de passer sa vie à jouer pour dix personnes dans les fêtes de village. Ses compétences pourraient pourtant l’emmener probablement plus loin qu’elle ne se l’imaginait… mais elle n’avait ni la motivation, ni le temps, ni même vraiment l’envie de devenir « célèbre ». Devoir se la jouer incognito partout comme Tony au ranch ? Les gens qui lui tournent autour et qui ne lui laissent pas son espace privé ? Très peu pour elle. Elle ne saisissait sans doute pas toutes les petites subtilités de la célébrité, les avantages que cela pouvait aussi apporter et la quantité de fric qu’on pouvait amasser lorsqu’on était aussi doué que Schwärtzwind, mais l’image qu’elle s’en faisait était trop négative pour qu’elle puisse envisager quoi que ce soit. C’est trop dur d’y arriver, de toutes manières. « Ouais, je comprends bien. C’est pareil partout, j’imagine. Pas tous les jours facile de vivre dans ce monde, hein ? » Elle ne pouvait pas se douter de ce qu’il vivait vraiment, mais pour elle, cela ne devait pas vraiment être une partie de plaisir tous les jours. Néanmoins, peut-être que lui le voyait tout autrement, qu’il profitait au maximum de ce que tout ceci lui offrait. Elle n’allait ni le plaindre, ni l’envier. Il avait sûrement choisi cette vie, non ?

Alors il s’agissait vraiment d’une invitation ! A l’intérieur, elle jubilait déjà à s’imaginer entrer en backstage au ralenti, les cheveux dans le vent, dépassant toutes les pétasses qui espéraient quelque chose d’un membre du groupe sans jamais l’obtenir. Cette image l’a fit rire et elle se sentit à nouveau comme une gamine de seize ans qui ne pouvait pas retenir ses pulsions. Quoi qu’il en soit, elle serait ravie d’aller le visiter un jour et n’avait en tout cas pas peur de rencontrer les autres membres du groupe. Surtout s’il s’agit du batteur ! « Tu rigoles ? Ça me ferait trop plaisir de le rencontrer ! Je sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je rencontre quelqu’un qui joue de la batterie ou de la basse, j’ai l’impression que c’est direct mon pote, qu’on est faits pour s’entendre et qu’il n’y a pas d’autre option que délirer avec lui en partageant nos derniers trips sur nos instruments. Tu vois le genre ? » Surtout qu’en tant que femme, les gens avaient tendance soit à la sous-estimer, soit à la mettre sur un piédestal et dans les deux cas, la situation la faisait marrer. « Pas que le fait d’être seule avec toi me déplairait, hein, qu’on soit clairs. » Parce que ça aussi, elle l’apprécierait à sa juste valeur. C’était amusant de voir à quel point elle pouvait plus ou moins tout oublier depuis qu’elle était avec Tony. Elle avait de la facilité à lui parler, elle se sentait bien et comme si elle le connaissait depuis des lustres alors que clairement, elle le découvrait un peu plus chaque seconde en étant consciente qu’elle ne voyait qu’un minuscule pourcentage de sa personnalité et de sa vie privée. Et elle aimait beaucoup ça. Ça lui permettait de s’évader, rien qu’une nuit, sachant que le lendemain, tout reviendrait la hanter. Elle voulait profiter de cet instant de répit.

Passer d’un état plus ou moins clean à totalement défoncé, c’était toujours assez sympa pour elle. Ça ne devrait pas, mais on s’en fout, n’est-ce pas ? Quand on passe un moment privilégié comme celui-ci, on ne pense pas aux effets négatifs et aux abus. On pense juste à le faire durer, encore et encore. Elle ria encore plus fort lorsque Tony lui annonça qu’il allait finalement déménager à Johto pour faire pousser quelques plants. « Et qu’est-ce que tu dirais de changer nos plans un peu ? Dans notre futur ranch de malade, qui sera à Johto du coup, on fera pousser de la bonne weed de la région ! On pourra se défoncer quand on voudra et on deviendra riches. » Elle s’arrêta et bugua quelques secondes. « Enfin, moi je deviendrai riche ! Et toi, tu deviendras encore plus riche ! » Cette idée l’enchantait et elle voulut continuer plus loin sur le sujet, mais l’envie de lui faire écouter High était plus forte encore. Et apparemment, c’était une bonne idée ! Tony appréciait, il se prenait au jeu et au simple fait de le voir ainsi, Elune avait envie de le prendre dans ses bras et de le serrer super fort. C’est comme si elle découvrait enfin la personne avec qui elle pouvait tout partager, sans gêne, sans tabou, découvrant les passions de l’un et de l’autre et réalisant qu’il s’agissait souvent des mêmes. Elle sourit à sa conclusion post-chanson et lorsqu’il s’assit en face d’elle, le regard plus que sérieux, elle plongea instantanément dans le même état. Elle l’écoutait attentivement, comme s’il lui révélait un secret de la plus haute importance, et elle hochait la tête à chacune de ses phrases avec un sourire de plus en plus grand. Elle n’était pas sûre de comprendre et en même temps, elle comprenait parfaitement. « T’imagines ?! » Elle n’en revenait pas. Il venait de lui exposer un tableau super fou et, sans trop savoir pourquoi, elle croyait dur comme fer que c’était effectivement possible. « Mais la plus grande question c’est ; est-ce que ça te fait du bien ? » Elle faisait les yeux ronds, intriguée par sa réponse, mais une fraction de seconde plus tard, elle avait déjà oublié toute cette histoire. Pourquoi ? Pas parce qu’elle était défoncée. Ou peut-être. Mais parce qu’à force de plonger son regard dans le sien, à force de cette euphorie qu’elle ressentait et de tout ce que faisait et disait Tony depuis tout à l’heure, elle avait envie de lui appartenir toute entière et avait du mal à se retenir de lui sauter dessus. Oh et puis, pourquoi se retenir ? Elle le fixa de ses pupilles dilatées et avança lentement sa main pour la glisser dans ses cheveux. « J’ai l’impression que tout est au ralenti. » Elle avait souvent cette impression, quand elle était défoncée. Et c’est avec un peu moins de précipitation mais tout autant de désir qu’elle s’avança vers lui, plongeant son autre main dans ses cheveux, pour finalement poser ses lèvres contre les siennes et d’un baiser presque timide, raviver en une seconde le feu ardent qui s’était un peu dissipé à cause de la groupie et de leur discussion trop sérieuse. La sensation que sa peau laissait sous ses doigts, l'électricité qu'elle sentait dans l'air... Elle ne pouvait à peine imaginer ce que tout cela lui ferait si elle était sous ecstasy. Elle avait déjà l'impression d'être en harmonie, que tout était plus doux, qu'il était plus qu'attirant et beau et parfait et sexy. Elle recula de quelques centimètres, la bouche entrouverte, admirant la rockstar de ses grands yeux en se demandant comment ils en étaient arrivés là. Dans tous les cas, elle ne changerait ça pour rien au monde. Ce qu’elle ressentait, là maintenant, elle ne le devait qu’à lui et elle ne voulait pas perdre de temps avec d’autres questions. Elle finit par sourire et littéralement se jeter sur lui, l’embrassant avec tout le désir qui la rongeait, ne retenant plus ni ses gestes, ni ses paroles. C’est fou comme elle se sentait bien.




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Sam 22 Juil 2017 - 10:34

Quelque chose s'était produit chez lui au moment où elle passa sa main dans ses cheveux. Quelque chose qui n'était pas là la première fois, mais qui était aussi intense que tous les bons et mauvais moments de sa vie réunis. Évidemment, la drogue jouait un rôle dans tout ça et perturbait complètement le bon fonctionnement de sa perception, mais il y avait quelque chose. Finalement, c'était ça qu'il cherchait depuis si longtemps et que la cocaïne et l'ecstasy n'avaient, en comparaison, jamais pu lui donner, ou en tout cas, pas sur une aussi longue durée. C'était à ce moment précis qu'il était parvenu à tout oublier. Il n'y avait plus passé ni futur, uniquement le présent, qui lui-même ne fonctionnait pas de la même manière. Tout était au ralenti, Elune le résumait parfaitement bien. Et c'était en partie ce qui rendait le moment sublime. Que les secondes se changent en jours, les minutes en mois, les heures en années, tant qu'il pouvait profiter de ce simple instant de bonheur. Le seul véritable qui comptait, qu'il avait perdu lorsqu'il avait reçu ce foutu coup de téléphone. Cet appel qui lui semblait si loin maintenant, comme si ce n'était plus qu'un vieux et lointain souvenir alors que la blessure qu'il avait asséné dans son cœur lui avait laissé une plaie béante que chaque jour s'amusait à parsemer de sel pour que la douleur s'intensifie. Ce ne serait que pour un temps, il le savait pertinemment, mais à cet instant précis, tout ceci n'existait plus. La douleur, la peine, la tristesse, s'étaient vus remplacées par l'extase, le bonheur et la tendresse. Il ne connaissait rien de cette fille qui se tenait devant lui et dont le visage s'approchait lentement mais sûrement, si ce n'est ce qu'elle avait bien voulu lui dire tout au long de la soirée. Son histoire pouvait être aussi tragique qu'amusante ou complètement insignifiante, ses problèmes pouvaient être aussi légers que lourds, ses occupations, professionnelles aussi fantasques que lourdes de conséquences, là n'était pas la question. Si ça se trouvait, même si le courant était bien passé entre eux pendant la soirée et que leurs points communs étaient décidément de plus en plus nombreux, elle pouvait être chiante au possible ou une énorme dépressive qui essayait tant bien que mal de retrouver une place dans le monde. Tout cela, il s'en fichait éperdument. Tout ce qu'il comprenait de cette soirée, c'était qu'il était parvenu à trouver une femme qui, ne serait-ce qu'un instant, lui avait fait oublier tous les malheurs qu'il avait pu traverser dans sa vie. Si c'était de l'amour ? Peut-être plus de l'attirance, une attirance plus forte qu'avec aucune autre femme. Ou peut-être que c'était vraiment ça et qu'il s'était fourvoyé toute sa vie sur la définition de ce concept si vaste et si vague. Il était surtout beaucoup trop défoncé pour pouvoir faire le point sur lui-même, et puis, ils ne se connaissaient quasiment pas, même si sa vie était largement plus diffusée que la sienne. Pour réellement s'en rendre compte, il faudrait qu'ils passent du temps ensemble, qu'ils apprennent à se connaître, tout ce genre de choses qu'on faisait habituellement, quand on était davantage ancré dans la réalité que le couple avait choisi de fuir l'espace d'une nuit.

Et il y avait ce baiser qui traduisait à merveille ce changement auquel il pensait depuis ce qui semblait être une éternité alors que seules quelques secondes s'étaient écoulées. Ce contact entre leurs lèvres qui n'était plus le même, qui était simplement… mieux ? C'était le seul mot qui lui venait à l'esprit pour le qualifier mais cela ne lui rendait pas justice. C'était peut-être parce que la jeune femme était venue à lui de manière plus incertaine, mais il y avait cette douceur qui rendait la chose meilleure encore que le premier baiser qu'ils s'étaient échangés. Bien sûr, le désir était là, plus intense que jamais, mais ce n'était pas que ça. Peut-être que leur conversation avait aidé dans ce sens, mais il y avait plus que ce feu qui brûlait en eux. Comme si les fous rires et les délires, que ce soit la chanson, leurs futures retrouvailles avec ou sans le groupe ou cette histoire de ranch qui traînait depuis le début de la soirée, qu'ils avaient partagés les avaient fait devenir autre chose, même si, dans le grand ordre des choses, il n'en était rien, finalement.

Et peut-être bien, en effet, que tout cela n'était rien. Qu'il imaginait toutes ces choses, qu'elle ne partageait rien de tout ça si ce n'est sa libido. Mais il s'en fichait, en fin de compte. Sans qu'elle ne le sache véritablement, elle lui avait donné tant de bonheur, tant de plaisir, seulement en un seul baiser. En fait, quand elle recula légèrement une fois que leurs lèvres s'étaient éloignées, il n'y avait que grâce à son sourire que la rockstar n'avait pas craqué et fondu en larmes parce que cet instant de pur bonheur s'était estompé. A la place, ce simple acte de satisfaction, qu'il lui rendit au passage, ne faisait que renforcer cette impression. Dans cet autre plan d'existence, il n'y avait plus de société, plus de travail, d'amis, de Pokémon, de Mina, d'Axelle.

Là où il se trouvait, le temps, l'espace, la réalité, le rêve, le bonheur, la joie, la tendresse, le désir… Tous ces concepts ne portaient qu'un nom : Elune.

Elune qui, après l'avoir considéré un petit moment, se pencha vers lui, basculant son corps contre le sien, avant de l'embrasser à nouveau, puis encore et encore, toujours avec ce mélange de fougue, de désir et douceur qui parvenait à faire vibrer la corde sensible en lui. Les caresses qu'elle faisait sur son corps étaient chaque fois une dose un peu plus forte de cette extase qu'elle personnifiait si bien. C'était un peu kitsch et sans doute répété un peu trop souvent par tous les hommes du monde, mais Tony devait avouer qu'il avait l'impression que si le paradis ressemblait à quelque chose, ce serait sûrement ce qu'il éprouvait en ce moment. Le doux mouvement des doigts de la jeune femme sur sa peau, l'odeur de l'herbe mélangé au parfum qu'elle portait, et surtout, la vision d'un ange aux longs cheveux bleus dont certains tombaient sur son torse avec la délicatesse d'une plume, à la taille parfaite, aux traits de poupées et aux yeux bleus si profonds qu'il s'y perdait en les fixant un peu trop longtemps. Il la voulait. Bien sûr qu'il la voulait, c'était évident, sinon ils ne seraient pas là, dans ce ranch, un soir de la Saint-Valentin. Quel constat évident, stupide et peu digne d'intérêt. Mais à ses yeux, c'était différent. Ce n'était pas dit de cette manière égoïste qu'avaient parfois les relations d'un soir, où chacun cherchait simplement à se faire plaisir, et où il ne se passait plus rien après. Ce n'était pas que son corps qui la réclamait, mais aussi son cœur et son âme. Tout comme lui en ce moment, il voulait qu'elle soit satisfaite tout autant que lui, sur un plan physique tout autant qu'émotionnel et sensoriel. Pas simplement être le bon coup que certaines personnes s'imaginaient en couchant avec une célébrité.

Gentiment, sa main s'empara de celle de la jeune femme qu'il fit passer vers sa taille, avant de relever le haut de son corps et de pencher celui de sa valentine sur le côté pour qu'il se retrouve à son tour sur elle. Elle ferait ce qu'elle voulait de lui plus tard si elle en avait envie, mais pour le moment, il considérait qu'il souhaitait lui rendre l'ascenseur. En vérité, si il pouvait lui donner ne serait-ce qu'un centième de tout ce qu'elle venait de lui faire éprouver, il ne considérerait pas ça comme du temps perdu. Il laissa sa tête s'approcher de la belle une nouvelle fois et l'embrassa d'abord juste sur le coin de la lèvre, avant de continuer sur ses lèvres puis sur son cou, prolongeant ses baisers toujours un peu plus à chaque fois. Ses doigts se glissèrent en-dessous du sweat qu'elle portait toujours sur elle, cherchant toujours davantage à trouver ce qui lui plairait le plus malgré le peu de temps qu'ils avaient partagé ensemble. Lui aussi allait donner tout ce qu'il avait pour qu'elle passe un bon moment. Parce que, pour lui, tous les « merci » du monde ne seraient jamais suffisants pour exprimer l'étendue de ses sentiments.

*

La voilà. Ou plutôt, la revoilà. La descente n'était pas quelque chose qui était inconnue à Tony, après tout. Mais jamais elle n'avait été aussi violente, si difficile à supporter. Il s'était réveillé en sursaut, à la suite d'un sommeil sans rêve si l'on excluait toute la soirée qu'il venait de passer, alors qu'elle était encore dans ses bras. Dormait-elle, ou faisait-elle semblant ? Il n'en savait rien, mais il priait pour que ce soit le premier cas, et que le fait qu'il serre encore plus son corps contre le sien en essayant de ne pas plonger ses ongles contre sa peau par frustration ne la réveillerait pas. Non, il n'y arriverait pas, il en était persuadé. Les sanglots commençaient à venir et se changeaient progressivement en larmes qui perlaient le long de son visage pour tomber sur la peau de la jeune femme, et ils n'étaient pas prêts de s'évaporer comme ça, par la simple force de la volonté du musicien. Si cette soi-disant volonté existait. En vérité, il commençait à regretter ce qu'il venait de faire avec Elune. Non pas qu'il n'avait pas aimé ce moment ou qu'il la détestait – comment le pouvait-il, alors qu'elle était aussi charmante ? C'était plutôt que s'il avait su à l'avance combien il aurait adoré ce moment et à quel point il se sentirait vide après en comparaison, il aurait fait demi-tour dès lors qu'il avait vu le ranch et aurait envoyé chier le Doc malgré ses tentatives de le réconforter. Le pire, dans tout cela, c'était qu'il avait encore ses sacs de cocaïne dans la poche de son manteau, et qu'il ne se sentait pas d'aller les chercher, lui qui était pourtant si désireux en général de pouvoir se faire un rail quand il en avait l'occasion.

Sûrement parce qu'il avait goûté à la meilleure des drogues. Pas la plus addictive, certes, mais sans doute la plus agréable et la plus mortelle.

Combien de temps resta-t-il ainsi sans bouger de peur que sa valentine ne se réveille ? Il n'en avait pas la moindre idée. Tout ce qu'il savait, c'était que la nuit avançait, et que s'il ne fermait pas les yeux ne serait-ce que pour une demi-heure il serait sans doute dans un état des plus pitoyables. Et pourtant il ne se sentait aucunement somnolent. Pire que cela, en fait. C'était comme s'il n'était plus maître de son corps. Si encore le merveilleux moment passé avec Elune avait fait passer son envie de prendre autre chose, cela n'empêchait pas son cerveau de réclamer sa dose quotidienne de stimulant, qu'il n'avait pas obtenu de toute la soirée. Alors il se leva avec l'automatisme de la machine défectueuse qu'il était,
fouilla son manteau et en sortit le précieux sésame. Pas un sourire ne se formait sur ses lèvres, contrairement aux autres fois. Il en avait toujours hâte, d'habitude. Couplé à un verre de vodka. Cela lui rappelait le soir où Axelle et lui s'étaient rencontrés, dans cette boîte de nuit cyberpunk de Volucité.
Mais il n'y avait rien de tout cela cette fois. Juste un junkie abruti par la connerie qu'il avait faite de sniffer pour la première fois une saloperie qui ne servait à rien d'autre que de s'envoyer en l'air pour un laps de temps relativement court.

Il versa attentivement le contenu du sachet en plastique, fit un léger tas sur le côté et, avec un crayon qui se trouvait sur le bureau de la chambre, forma une petite ligne de poudre blanche, qu'il inhuma bruyamment. Puis rien. Lui qui d'habitude soupirait d'exaltation ne se sentait même pas de le faire.
En fait, ça lui avait juste permis de ne pas se jeter par la fenêtre, en y repensant.

Un bruit en direction du lit attira son attention. La rockstar se mordit la lèvre. Il avait fallu qu'elle se réveille. Qu'il soit suffisamment abruti par la drogue pour se foutre du monde et sniffer sans même se dire qu'il pouvait faire ça discrètement dans la salle de bain pour éviter de la réveiller. Et ses yeux,
même avec les pupilles encore dilatées par la cocaïne, ne pouvaient pas cacher le fait que des larmes avaient perlé le long de ses joues il y a quelques minutes à peine. Quel spectacle pathétique.

« Je voulais pas te réveiller... » s'excusa-t-il, le regard fuyant comme un enfant qui venait de faire une bêtise. « J'imagine que j'ai tout de suite moins de classe que dans les magazines, pas vrai ? »

Il était au plus bas, et pourtant il trouvait encore la force d'essayer de la faire rire. Parce qu'il était comme ça, à faire passer les gens pour qui il avait de l'affection avant lui-même.


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Lun 24 Juil 2017 - 20:54

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Et c’est fou comme elle se sentait encore mieux que bien lorsqu’elle remarquait que son désir était réciproque. Ce sentiment de bien-être, cette harmonie, cette envie de l’autre, ces gestes tendres et fermes à la fois… Toutes ces sensations décuplées qui lui faisaient tout oublier, qui lui permettaient de vivre dans un autre monde l’espace de quelques instants. À l’instar du moment où elle avait tout juste rencontré Tony et qu’elle sentait déjà une certaine attirance, elle ne se sentait plus coupable par rapport à K. Elle avait décidé de ne plus y penser et son compagnon d’un soir l’aidait grandement dans sa tâche. Elle n’avait d’yeux que pour lui et effet de la drogue ou non, il était tout ce qui lui plaisait basiquement chez un homme. Au-delà de son physique qui en faisait tomber plus d’une, elle y comprit, elle avait l’impression qu’il était son âme-sœur caractérielle. Les mêmes goûts pour les choses les plus importantes, un humour qui la faisait sans cesse rire, une façon de voir la vie qui lui était propre mais qu’elle semblait partager au moins sur les points qu’il avait pu soulever depuis le début de la soirée. Ni l’un ni l’autre ne pouvait le nier ; ils ne se connaissaient pas. Mais a-t-on besoin de passer trois mois avec une personne, en parlant de tout et de rien en délivrant au passage ses petits secrets, pour décréter qu’il se passait quelque chose et que cette personne était peut-être l’une des sept que l’on prétend exister dans le monde et qui serait faite pour nous ? Elune était persuadée que non. Elle était persuadée, après cette rencontre, que le « coup de foudre » pouvait exister. Loin encore d’être amoureuse de lui, elle éprouvait cependant quelque chose de différent qu’avec un simple coup d’un soir qu’elle aurait regretté le lendemain. Très différent. Elle se sentait proche de lui, elle ne l’avait pas quitté qu’elle avait déjà envie de le revoir, il faisait naître en elle des sensations et des sentiments qu’elle n’aurait pas douté avoir ce soir-là. Et à quelque part, tout au fond d’elle, ça lui faisait peur. Parce qu’elle se connaissait bien et que si elle continuait à voir en Tony quelqu’un de plus important que ce qu’il ne devrait l’être d’après les circonstances qui formaient sa vie en ce moment, elle souffrirait encore. Une pensée peut-être égoïste, mais elle en avait marre de tout ça.

Néanmoins, ces idées lui restèrent à l’esprit pas plus de quelques secondes. Son désir prenait le dessus et la façon dont la rockstar la regarda lorsqu’elle l’embrassa fit s’effacer tout ce à quoi elle réfléchirait jusqu’ici. Elle qui pensait mener la danse fut rapidement mais agréablement surprise de voir qu’il n’en était rien ; Tony l’agrippa et prit le dessus, glissant la main sous le sweat qu’elle portait encore, réveillant en elle d’autres sentiments encore, tous liés au plaisir grandissant qu’elle prenait à se laisser chouchouter sous ses doigts experts. Elle se laissa guider, se laissa aller, et pria pour que ce qu’elle lui donna soit à la hauteur de ce qu’il lui faisait ressentir.

Elle trouva le sommeil rapidement et rêva. Elle ne put s’empêcher d’avoir Kale dans ses pensées malgré elle, mais le tout restait flou. Il était là, avec elle, bien vivant et presque réel. Elle avait l’impression de sentir la chaleur de ses bras. Il la serrait, la serrait fort, et elle n’arrivait presque plus à respirer. Il desserra son étreinte et lorsqu’elle aperçut son visage, il était inondé de larmes. Ses yeux rouges et gonflés lui brisèrent instantanément le cœur et elle le prit dans ses bras à son tour. Elle sentait les larmes couler sur ses épaules nues, tout cela était réel, vraiment. Elle s’écarta à nouveau et tenta de sécher ses larmes, se voulant rassurante et bienveillante. Elle avait envie de pleurer elle aussi, mais se retenait de craquer. Elle ne voulait pas qu’il la voit ainsi. Elle voulait rester forte devant lui et y arriva malgré ses tremblements. Soudainement, elle ne ressentit plus sa chaleur. Il s’estompait, de seconde en seconde, et elle avait beau essayer de le retenir, il finit par disparaitre et la laisser complètement seule, froide et frissonnante.

Elle ouvrit les yeux et mit deux minutes à comprendre que rien de tout ceci n’était réel et à se souvenir qu’elle avait passé la soirée et un bon bout de la nuit accompagnée de la célèbre rockstar Tony Schwärtzwind. Rockstar qui, à sa plus grande surprise, n’était déjà plus à côté d’elle. « Quoi, Tony, t’es déjà parti, pour de vrai ? Je pensais que t’étais un peu plus classe que ça… » Mais elle était encore dans le flou et jugea trop vite car lorsqu’elle entendit un bruit, elle se redressa et l’aperçut, sniffant ce qui devait être de la coke. Au milieu de la nuit ? Se levant avec peine, elle se dirigea vers lui et se stoppa net lorsqu’il la remarqua et qu’il la regarda. Il avait les yeux rouges, pas le rouge qu’on avait lorsqu’on avait fumé un pétard, mais celui qu’on avait lorsqu’on avait pleuré quelques instants auparavant. Il s’excusa, le regard fuyant, et tenta de s’échapper avec de l’auto-dérision. Elune laissa un maigre sourire apparaître sur son visage et elle s’approcha de lui. « Alors c’est ça ta faiblesse ? Ça fait de ta vie un enfer, je sais. » Oui, elle savait. Elle savait parfaitement, et c’est pourquoi elle ne trouva pas tout de suite les mots. Elle se contenta de s’approcher encore, de l’atteindre, de l’entourer de ses bras en gardant le silence. Tout comme elle, il traversait quelque chose de difficile en ce moment, quelque chose qu’il avait réussi à lui cacher avec sa bonne humeur, son humour et sa prestance, mais quelque chose qui était si lourd et si difficile à supporter qu’il était obligé de craquer au milieu de la nuit. Qui aurait pu deviner qu’ils avaient encore plus de points communs qu’ils ne l’avaient imaginé ? L’ambiance de la veille n’était plus au rendez-vous, elle sentait la détresse et la souffrance. Même ce rail de coke n’avait pas semblé lui faire autant de bien que ce qu’il avait sûrement espéré. « Hey… » Elle fit glisser sa main sur son visage, un geste qui se voulait tendre et rassurant. « Je m’en fous du Tony dans les magazines. » Elle jeta un œil sur le sachet de poudre et sur la petite table encore décorée de quelques grains. « Je savais pas que c’était à ce point. Désolée. J’aurais évité de te parler d’à quel point on se sentait bien après en avoir pris. » Mais en voyant son visage et les ruines de larmes sur ses joues, on ne se sentait pas toujours au top de sa forme. « Comment tu te sens ? C’est en train de monter ? Sniffer maintenant, quand t’es dans cet état… Tu le sais déjà, mais ta redescente va être quinze fois pire. » Elle avait l’impression que son ton devenait moralisateur, alors elle s’arrêta une seconde. Ce n’est pas du tout ce qu’elle voulait. Elle n’avait pas à -et ne voulait pas- lui faire la leçon. « Je sais pas ce qui se passe pour toi en ce moment, mais je peux te dire que je peux sûrement te comprendre. Pour moi aussi c’est la merde, et parfois je regrette amèrement d’avoir arrêté tous ces trucs-là… » Elle désigna la cocaïne et soupira en chuchotant. « Mais là, clairement, t’en avais pas besoin. » Elle l’abandonna l’espace de quelques minutes pour refermer son sachet et planquer ça hors de sa vue. Elle revint en lui tendant ses habits. « Qu’est-ce que tu dirais d’une balade post-sniffage ? De l’air frais de la campagne plutôt que de la neige dans les narines ? Tu vas de toute façon pas réussir à te rendormir et je vais pas te laisser comme ça. » Elle-même s’habilla rapidement. Elle n’était plus du tout dans les vapes, bien au contraire. Elle était tout à fait réveillée et très inquiète pour lui. Le voir dans cet état… C’était vraiment quelque chose. C’était inattendu, mais ça renforçait probablement ce qu’il y avait déjà entre eux. Elle savait qu’il n’y avait rien de spécial à faire pour la drogue ; l’effet, s’il le ressentait, allait s’estomper de lui-même. Mais pour son moral, là, elle pourrait peut-être y faire quelque chose. Du moins, elle l’espérait. Elle était censée rentrer demain pour Johto, mais elle avait déjà pris la décision de rester un peu plus longtemps que prévu, à moins qu’il ne la rejette. Mais elle n'allait pas le laisser vivre sa redescente tout seul.




Merci Tony pour l'avatar hihi ♥
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Mar 25 Juil 2017 - 16:04
« T'es vraiment qu'un pauvre con. »

Malgré les effets qui commençaient à monter, c'était tout ce qu'il arrivait à se dire. Il se sentait moins fatigué, plus énergique pour tenir la nuit entière s'il le fait, mais il n'avait pas cette sensation d'euphorie qu'on cherchait en général après un bon rail. D'un autre côté, il n'avait pas pris une grande dose, par rapport à ce qu'il faisait d'habitude. Après toute l'herbe qu'il avait consommé en compagnie d'Elune, il préférait rester prudent. Déjà que les mélanges étaient généralement assez mauvais, il ne tenait vraiment pas à atteindre l'overdose, encore moins alors qu'il partageait sa chambre avec quelqu'un. Il avait perdu un être cher, et même si la jeune femme et lui étaient loin de partager un sentiment aussi fort l'un pour l'autre, il ne voulait infliger cette expérience macabre à personne. Alors il s'était limité, pour une fois. Il avait pris ce qui était suffisant pour son corps pour qu'il arrête de l'emmerder, comme un simple repas, si on pouvait se permettre une telle comparaison. Et en espérant que l'envie ne reviendrait pas avant qu'il ne foute le camp d'ici. Que personne ne le voit dans cet état.

Et même ça, il n'était pas arrivé à le faire. Quelque chose qui paraissait pourtant si simple. Qu'allait-elle penser de lui, maintenant qu'elle l'avait pris sur le fait ? Elle avait beau en avoir pris, elle avait l'air d'avoir tiré un trait sur tout ça et d'être passée à autre chose. Tout le monde ne voyait pas les addicts comme des victimes ou des gens malades. Pour certains d'entre eux, ce milieu n'était rempli que de gens complètent fous qui étaient prêts à tuer pour avoir un peu de ces substances qu'ils convoitaient tant. En sortir, c'était ne plus avoir rien avoir affaire avec tous ces pourris et ces gens qui se comportaient encore plus comme des raclures à dealer dans l'illégalité. C'était une réaction humaine. Pas très empathique, mais humaine, et parfaitement compréhensible quand on voyait sa vie lentement être détruite par ces saloperies.

Et pourtant… Il n'y avait aucun mépris chez elle. Juste un sourire peiné par l'espèce de loque qu'il était et un regard rempli de compréhension et de sympathie à son égard. Sa main sur sa joue lui donna envie de baisser la tête et d'encore plus éviter son regard, mais il s'efforça de ne pas le faire. Elle ne s'en rendait peut-être pas compte, mais par cet acte pourtant si simple, elle venait de lui faire à nouveau cadeau de sa douceur, sans doute ce dont il avait le plus besoin dans un moment aussi difficile que celui-ci, même si cela le faisait souffrir en même temps. Une partie de lui-même, probablement parce que ses pulsions étaient davantage mis en exergue par la drogue, voulait l'embrasser à nouveau, tenter de recréer ce qu'ils avaient partagé il n'y a pourtant pas si longtemps, pour que les choses s'arrangent ne serait-ce qu'un peu. Mais non seulement ce n'était pas le moment, mais il savait également que cela ne l'aiderait en rien. Ce qu'il s'était passé ne pouvait pas se reproduire comme ça. C'était un mélange de désir et d'affection parfaitement dosé des deux côtés du couple, porté par la magie du moment et par l'envie de ne faire qu'un en laissant de côté tout le reste. Recommencer de manière purement intéressée ne ferait sans doute que garantir un échec, ou du moins, un succès beaucoup moins grand que ce deuxième round qui, à les entendre au début, n'était rien d'autre qu'une vaste blague.

Une vaste blague… Comme cette foutue rockstar qu'il essayait tant bien que mal d'incarner, en fait. A l'intérieur ou en dehors des magazines.

« Sois pas désolée… » murmura-t-il, quand elle s'excusa d'avoir mis le sujet des drogues dures sur la table quelques temps auparavant. « Tu pouvais pas savoir. Et avec toi, j'en avais pas besoin, de toute façon. Enfin, j'essayais de pas en avoir besoin et tu m'as bien aidé, pour être plus précis. »

Il avait d'abord pensé à juste dire qu'il n'en avait pas besoin, mais il ne voulait pas lui mentir. Il ne voulait pas être une loque doublée d'un lâche, ne serait-ce qu'à ses yeux. Elle ne lui pardonnerait sans doute pas, de toute façon, alors il n'avait rien à y gagner. On ne trompait pas les anges si facilement.

« C'est en train de monter, mais je sens même pas le bonheur que d'habitude. » expliqua-t-il quand elle lui demanda comment il se sentait. « Et je sais que ça sera pire après, c'est juste… Tu sais, comme si t'avais pas mangé à ta faim pendant toute la journée, que tu suis une espèce de régime et que tu finis par craquer. C'est un automatisme à la con. »

Et il avait été suffisamment stupide pour tomber dedans. C'était inexcusable, il le savait, et il pouvait comprendre le ton qu'elle employait. Elle chercha cependant à ne pas faire dans le moralisateur, mais la vérité, c'était que Tony s'en fichait. Quel que soit le choix qu'elle avait décidé, il la comprenait, tout simplement. Elle avait raison sur toute la ligne, de toute façon. Il n'avait pas besoin de ça, il savait que ce n'était qu'une manière de se sortir de la réalité qui s'amusait à lui ramener sans arrêt ce souvenir atroce dans sa mémoire. Une mauvaise manière. Mais la vérité, c'était qu'il n'en connaissait pas de bonne.

Il resta planté là, à regarder le vide, tandis que la jeune femme rangea le sac de poudre blanche et se saisit de quelques habits pris au hasard qu'elle lui tendit. Le musicien releva la tête vers elle. Sortir, à une heure aussi avancée ? Non, elle avait raison, c'était mieux ainsi. Il ne le voulait pas, mais il devait se forcer, au moins pour elle. Parce qu'elle ne voulait pas qu'il reste dans cet état. Alors il hocha la tête et s'exécuta, avant de prendre les clés de la chambre et d'accompagner sa valentine à l'extérieur. Discrètement – ou du moins autant que possible – ils sortirent du bâtiment et se retrouvèrent dehors, dans la fraîcheur d'une nuit qui allait sans doute laisser place à l'aube d'ici une heure ou deux. Qui sait, peut-être que voir le soleil se lever lui ferait du bien, effectivement.

« Est-ce qu'on pourrait aller au lac, si ça te dérange pas ? » s'enquit-il pour rompre le silence après être sorti. « Je veux pas qu'on soit dérangé si on reste longtemps… Enfin… »

La célébrité, c'était mauvais quand on n'allait pas bien. Devoir constamment porter un masque pour faire bonne figure devant les gens qui le prenaient pour un modèle et se forcer pour ne pas avoir l'air désagréable et les envoyer chier parce qu'il se préoccupait de sa petite vie personnelle était épuisant. Et puis, on devait voir les étoiles à merveille, à cette heure-ci. Et le lever de soleil serait sûrement magnifique.

« Tu sais… » commença-t-il, pas très sûr de savoir si c'était le bon moment pour en parler ou non. « Tu disais que c'était la merde pour toi tout à l'heure… S'il y a un truc que je peux faire, tu peux me le dire. T'étais pas obligée de faire tout ça et je me sens mal à l'idée que je fasse rien pour toi en retour… »

Pas un seul instant il ne s'était dit que cela pouvait être un mouvement intéressé de sa part. Qu'elle pouvait profiter de lui maintenant qu'il avait déclaré ça. Il était trop désespéré pour penser à quelque chose comme ça, et la cocaïne ne lui permettait même pas d'avoir des pensées plus claires. Il commençait déjà à redouter la descente, à se sentir dans cet état complètement amorphe. S'il voulait se sortir de cette situation en ce moment, il ne savait pas comment il serait à cet instant précis. Il espérait simplement qu'il ne serait pas un trop gros fardeau pour la pauvre jeune femme qui avait décidé de l'aider.


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