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» L'effet Prismillon


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Sbire Aqua

C-GEAR
Inscrit le : 19/09/2013
Messages : 1745

Ven 10 Fév 2017 - 20:21
Le cookie en main, le blondinet regarda s'éloigner l'étrange serveuse habillée en rose bonbon. Il ne cherchait pas à comprendre le pourquoi du comment, tout ce qui l'importait, c'était de quitter ce lieu au plus vite possible. Il continua donc son chemin en direction de la sortie, tout en croquant un bon dans son étrange pâtisserie. Il avait pris quelques secondes pour l'observer : un biscuit rose éclatant, parsemé de petites fleurs. Quel goût cela pouvait-il avoir ? Il avait hésiter un peu avant de prendre la décision de croquer dedans, mais la tentation était trop grande. Au fur et à mesure qu'il commençait à mâcher le gâteau, il perçut un arrière goût peu particulier mais pas pour autant désagréable. Il n'arrivait pas à déceler l'ingrédient mystère, mais il ne cherchait pas plus que cela.

Alors qu'il continuait son avancée vers la sortie, les lumières s’éteignirent dans un bruit sourd après un discours de la serveuse. Les projecteurs s'allumèrent afin d'éclairer le podium, et quelques danseurs, ou plutôt danseuses, commencèrent à se trémousser sur la piste de danse. Le jeune sbire était surpris. Bien qu'il savait qu'il se trouvait dans un cabaret transformiste c'était plus fort que lui, il ne pouvait être autre chose qu'étonné de voir tout ces hommes habillées en petites tenues moulantes et au maquillage exubérant. Les voir se trémousser était loin de l'exciter, et il se demandait commencer ce genre de chose pouvait attirer les gens. Il en profita donc pour faire son curieux et observer la clientèle. De clients aux tenues exubérantes au plus simplet des hommes, il y avait de tout. Et surtout beaucoup de jeunes garçons, dans la tranche d'âge du blondinet. Au moins, il ne passait pas pour un extraterrestre au milieu de ce public et n'allait pas attirer tous les regards sur lui. Du moins, c'est ce qu'il pensait.

Il fut soudainement pris de quelques nausées, une impression de tête qui tourne. Il ne comprenait pas, il n'avait pourtant rien bu ! Perdant l'équilibre quelques secondes, son malaise passa rapidement. Personne autour de lui ne semblait s'en être rendu compte. Mais quelque chose n'était pas comme d'habitude. Il commençait soudainement à trouver les danseuses magnifiques. Lui qui ne comprenait pas comment un homme pouvait se maquiller était maintenant obnubilé par leur maquillage. Il avait une irrépressible envie de leur ressembler !

"Ma chérie, tu ne trouves pas qu'ils sont MA-GNI-FI-QUES ?!"

C'était sorti tout seul. Le jeune sbire ne pouvait pas retenir ses paroles. Il s'était adressé à la première personne qui se trouvait à côté de lui, sans même se contrôler. Il était pourtant conscient de ce qu'il faisait, mais il n'avait plus aucune emprise sur son propre corps. Voilà qu'il commençait à pousser des cris d'émerveillement tout en les accompagnant de gestes maniérés. Des "Olala..." avec un petit geste d'éventail, des "WAHOU" en appuyant avec ses mains sur sa joue, des bisous envoyés aux danseuses ... Plus rien ne l'arrêtait ! Il était extrêmement gêné, mais l'expression sur son visage affichait tout sauf de la gêne. Plutôt un émerveillement immense. Il regarda autour de lui et trouva un jeune homme déguisé en pirate. Il s'approcha rapidement de lui.

"Mon p'tit chou, tu es magnifique ! Mais tu n'es pas un peu jeune pour être ici ? Hihi ... Tu ne sais pas où je pourrai trouver un déguisement ? Je suis jalouse tu es tellement mignon !"

Voilà qu'il se mettait à tirer les joues du blond comme s'il s'agissait d'un enfant de dix ans. Le voilà qu'il était transformé en mégère prétentieuse de quarante ans ! Et quoi de mieux qu'une robe à paillettes pour le mettre en valeur ? Il lui fallait une robe à paillettes !





Avatar ©️ Jill Calahan
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Modo CDT & Coordinateur

C-GEAR
Inscrit le : 16/04/2016
Messages : 1069

Région : Kalos
Mar 21 Fév 2017 - 0:26


La barmaid, ou peut-être le barman ? Tu n’en sais toujours rien. Tu ne parviens pas à te décider pour l’un ou pour l’autre. Mais ce n’est pas franchement essentiel à ta soirée non ? Enfin, tu n’as pas besoin de connaître le genre d’une personne pour communiquer avec une personne. Tu es tout de même plus évolué que cela non ? En tout les cas, il faut l’espérer pour toi. Sinon tu risques de ne pas créer beaucoup de contacts à l’avenir. Il suffit de te regarder. Tu n’es pas le genre de personnes à passer totalement inaperçu dans la rue. Alors si tu commences à rejeter les personnes qui, comme toi, sortent quelque peu de l’ordinaire, ce serait vraiment triste. Il faut donc espérer que ton esprit soit suffisamment ouvert pour ne pas bloquer sur ce genre de détails. Mais normalement, tu vaux bien plus que cela. Tu n’as pas le souvenir de t’être déjà arrêté à quelque chose d’aussi futile. Ce n’est pas toi. Tu as toujours été du genre à soutenir la différence. Tu ne supportes pas les gens qui jugent uniquement sur l’apparence physique. Tu sais très bien que c’est important. Toi-même, tu y concentres beaucoup de temps. Pour toi, c’est assez essentiel. Mais ce n’est pas une raison pour juger uniquement là dessus. Tu ne le veux pas. Et tu ne veux surtout pas en arriver là. Ce ne serait plus toi. Le jour où tu commencerais à arrêter ton jugement sur ce que tes yeux peuvent voir, tu préférerais que quelqu’un t’achève plutôt que de te laisser agir de cette manière. C’est peut-être complètement idiot, mais tu préfères te sacrifier plutôt que de tomber aussi bas. Tu possèdes une certaine morale. Une éthique vis-à-vis de ce genre de sujets. Alors oui. Il y a des moments où tu fais clairement tes choix par rapport aux différentes options qui peuvent se présenter à toi. En l’occurrence, tu préfères que l’on t’achève plutôt que de savoir que tu es à l’origine de discrimination. Tu en as tellement souffert lorsque tu étais plus jeune, que jamais tu ne veux être à l’origine de comportements aussi déplaisants et gratuits envers autrui.

Il te semblait avoir lu sur les lèvres d’un autre employé le prénom de la personne qui était en train de te préparer un cocktail. Mais tu n’en étais pas certain. Tu ne parvenais pas à faire coller cette information dans ton cerveau. Tabatha. Tu n’étais pas certain que cela soit vraiment son prénom. Mais si c’était le cas, tu n’aurais de ce fait plus vraiment de doute. Tu pourrais penser elle dans ton esprit. Cela te faciliterait les choses. C’est totalement inutile, mais c’est comme si tu en avais besoin en réalité. Tu pensais que cela ne changerait absolument rien à ta vie, de déterminer le genre d’une personne, mais visiblement ton cerveau n’est pas vraiment du même avis. Lui, il a besoin de catégoriser ce que tes yeux observent. C’est totalement idiot parce que toi tu n’en as strictement rien à faire de toutes ces informations-là. Enfin bref. Tu te demandais bien ce que la barmaid était en train de préparer pour toi. Oui. Tu avais finalement décidé que pour toi, ce serait elle. Même avec sa moustache en forme de guidon. Après tout, tu n’es même pas en mesure de savoir si elle est réelle ou si elle a seulement été fixée là pour que le look s’accorde à l’ensemble de l’établissement. Tu te le demandais. Mais en réalité, tu n’avais pas forcément envie de le savoir. Il est des choses qu’il est préférable d’ignorer. Visiblement, pour toi, ce détail en faisait partie. Donc bref. Tu n’avais aucune idée du contenu de ton verre. Elle te tournait le dos tout en le préparant. Il était impossible pour toi de savoir ce qu’elle avait pu ajouter comme différentes sortes d’alcool. Tu avais seulement remarqué, à l’odeur prononcée qui émanait du verre lorsqu’elle l’avait déposé devant toi, qu’il y avait un sacré mélange. Mais impossible de deviner les différentes variétés. Les odeurs se confondaient trop. Il allait sans doute faire bien mal celui-là. Mais bon. Tu en avais bien besoin. Après tout, il t’avait quand même posé un Lockpin en te donnant rendez-vous ici. Tu n’en revenais pas. Tu avais reçu un message de sa part t’invitant à venir ici et il n’était même pas venu. Cela t’avait un peu surpris que Nessa te demande de te présenter devant ce bar. Tu ne comprenais pas pourquoi ici plutôt qu’ailleurs. Tu ne comprenais pas ce qu’il venait faire si soudainement à Kalos. Tu pensais qu’il aurait pu te prévenir autrement qu’il allait venir dans la région. Mais surtout, tu ne comprenais pas son choix de lieu. Après tout, tu ne le connaissais pas beaucoup encore, mais tu n’aurais jamais pensé qu’un bar à l’aspect aussi glauque soit son genre de fréquentation. Mais pire encore, tu te demandais comment il avait bien pu avoir connaissance de ce genre de lieu. Surtout pour une soirée qui semble aussi particulière. Tu ne comprends pas. Tu te sens un peu perdu…

« - Merci pour le verre. Vous n’avez pas vu un jeune homme, blond ? Il a les yeux bleus.»

« - Eh mon p’tit. Les blondinets ce n’est pas ce qu’il manque ce soir…»

Des blondinets partout ? Sérieusement ? Mince. Tu n’as même pas fait attention à ton environnement. Tu étais finalement entré dans l’établissement et tu t’étais installé au bar sans même faire attention aux personnes ayant déjà pu entrer avant toi. Si ça se trouve, Nessa y était déjà. Tu ne comprenais pas pourquoi il serait entré avant toi alors qu’il t’avait donné rendez-vous ici, mais après tout, c’était possible. Prenant ton verre en main, tu le portais à tes lèvres après avoir remercié la barmaid pour son renseignement, bien qu’il ne t’aidait pas franchement. Mais c’était une question de politesse. Le liquide te coula dans la gorge en te brûlant au passage. Outch. C’était fort. Tu t’y attendais un petit peu, mais pas à ce point-là. Tu te doutais qu’elle y avait versé différents alcools forts par rapport à la forte odeur d’éthanol qui se dégageait du breuvage, mais tu n’avais tout de même pas soupçonné que ce serait à ce point là. Au moins, tu as réussi à ne pas t’étouffer avec. Tu as tout de même réussi à sauver ton ego et ton honneur. C’est un miracle. On devrait peut-être t’applaudir. Tu en penses quoi ? Tu le mérites un peu, tu ne trouves pas ? Pour une fois que toi, Kaktus, tu parviens à ne pas être ridicule dès les premières minutes… Cela ressemble à un exploit pour toi. Presque un évènement même. Avec ta maladresse et ton talent pour te ridiculiser, c’est étonnant qu’il ne te soit encore rien arrivé de ce genre ce soir. Mais te connaissant, cela ne saurait tarder.

Tu te retournes sur ton tabouret de bar pour jeter un coup d’œil sur les personnes présentes dans l’établissement. Tu cherches des yeux les blondinets dont te parlait la barmaid. Elle t’avait donné de l’espoir. Elle t’avait informé du fait qu’il y avait un certain nombre de jeunes hommes pouvant correspondre à la description que tu avais faite de Nessa. Tu avais donc encore une certaine chance de le retrouver. Peut-être qu’il était juste entré t’attendre dans le bar et qu’il ne t’avait juste pas encore remarqué. Tu espères vraiment qu’il est là, quelque part dans le bar. Des yeux, tu commences à t’arrêter sur tous les blonds que tu parviens à repérer depuis ta position. Tu en remarques un premier. Mais non. Ce n’est pas lui. Première déception. Tu en remarques un second. Mais ce n’est toujours pas celui que toi, tu espères trouver. Finalement, ton regard tombe sur une table. Deux blonds qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Enfin, il existe bien quelques différences entre eux, mais les similitudes sont vraiment incroyables. Un sourire s’étire sur ton visage. Tu n’as aucune idée de qui peut être l’un des deux blonds, mais l’autre, tu l’as particulièrement bien reconnu. Il est là. Par contre, le brun à l’air blasé, qui est installé à la même table, tu n’as aucune idée de son identité non plus. Toi qui espérais te retrouver avec Nessa, depuis le temps que tu ne l’avais pas vu, tu étais un peu déçu. Il y avait également une femme avec eux. Cela faisait beaucoup de monde. Trois personnes dont tu ignores l’identité sur les quatre qui sont installées à la table. Mais il fallait que tu te rapproches. Tu ne pouvais pas rester loin alors que tu l’avais enfin retrouvé. La sensation en toi était bien trop forte pour que tu puisses y résister.

Tu t’étais alors levé. Sans même remarquer l’assiette de gâteau qui avait été déposée à côté de toi. Ton verre à la main, tu avais pris une nouvelle gorgée avant de te diriger vers la table que tu avais repérée. Tu avais besoin de courage. Tu ne te sentais absolument pas prêt à rencontrer autant de nouvelles personnes d’un seul coup. Tu n’es pas vraiment asocial ou quelque chose dans ce genre-là. Non. C’est plutôt que tu as du mal à suivre les conversations quand il y a trop de personnes autour de toi. Tu remarques alors le spectacle qui a commencé un peu plus loin. Tu n’y avais pas fait attention avant. Tu t’étais vraiment bien trop enfermé dans ta petite bulle. Bon. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas ce qui t’intéresse le plus ce soir. Tu veux juste retrouver Nessa. Rien d’autre. Finalement, tu bois une nouvelle gorgée de ton verre avant de commencer à faire quelques pas dans la direction du petit groupe. Finalement, tu te retrouves à leur niveau avant même de t’en être rendu compte. Tu te demandes comment signaler ta présence.

Finalement, tu remarques l’assiette de gâteau sur la table. Tu te rends soudainement compte que ton estomac aurait bien besoin de se remplir un petit peu pour éponger l’alcool déjà ingéré. Avec un sourire, tu te penches par-dessus l’épaule de Nessa pour prendre un gâteau dans l’assiette tout en lui glissant quelques mots à l’oreille au passage.

« - Hey. Ça ne te dérange pas que je me serve ? J’ai drôlement faim.»

Avec un sourire, tu croques dans le gâteau que tu venais de prendre. Sur le coup, tu fus légèrement surpris par le goût. Tu n’avais pas fait attention au sucre coloré qui le recouvrait. Tu n’es pas vraiment habitué aux aliments sucrés. Tu préfères tout ce qui est salé. Mais bon. Tu ne vas pas faire le difficile ce soir. Ton cocktail était bien dosé et tu avais bien besoin de remplir un peu ton estomac pour faire passer tout cela. Ce n’était pas le moment d’être malade ou de finir à quatre pattes dans un coin. Un goût un peu étrange te restait sur la langue. Tu ne savais pas de quoi il s’agissait, mais tu avais l’impression qu’il y avait quelque chose de particulier avec ces galettes. En tout cas, celle que tu venais de goûter était drôlement bonne. Tu n’en avais jamais dégustés qui sont aussi savoureuses. Finalement, la soirée allait sans doute être bonne si l’on vous servait autant de bonnes choses.



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Ranger Sinnoh

C-GEAR
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Messages : 1049

Région : Sinnoh
Dim 5 Mar 2017 - 15:20
Mais quelle soirée fabuleuse ! Des déguisements à n'en plus finir ! Bon, il fallait avouer que niveau originalité, que tous les garçons se décident à s'habiller en fille et inversement, c'était dommage. Voilà qu'il se retrouvait à être le seul pirate. N'était-ce pourtant pas l'un des déguisements les plus populaires ! Tout le monde devait sans aucun doute rêver de devenir pirate au fond de lui, il n'en doutait pas. À force de voir des biceps et des paillettes, des poils et des voiles, des abdos et des talons aiguilles, Côme avait soudain l'impression de ne plus savoir qui était un homme et qui était une femme. Il plissa les yeux pour inspecter les individus qui passaient à côté de lui, sans succès. Alors qu'il restait planté là, s'amusant à brandir sa sublime épée en plastique de temps à autres, un grand sourire satisfait sur les lèvres, il vit entrée deux pauvres âmes qui n'avaient pas eu le mémo sur la soirée déguisée : chino bordeaux et chemise blanche pour l'un, jean et la même chemise pour l'autre. Quoique... en y regardant de plus près, c'était peut-être ce genre de déguisement qui se faisait à deux... Les déguisements de couple ! Ah oui, c'était forcément ça. Il n'y avait qu'à voir la ressemblance ! Certes, la différence de taille n'était pas négligeable, de même pour le gabarit, mais au niveau du visage, des cheveux, tout ça, ils avaient fait un sacré boulot quand on y pensait bien. Il allait s'empresser de les féliciter pour leurs costumes lorsqu'une poigne ferme se verrouilla sur son bras et le stoppa net dans son élan.

« Des petites douceurs pour le plus joli pirate de la soirée ! Cadeau de la maison ! » C'était une grande femme à la peau ébène, tout de rose vêtue et si grande ! Côme cligna des yeux et découvrit un plateau de petits sablés tendu par la dénommée Cerise. Il lissa les yeux et se fendit d'un sourire. Le plus joli pirate, c'était sûrement parce qu'il était le seul pardi ! Mais il prendrait le compliment. « Oh merci ! C'est la meilleure soirée déguisée où je suis allé ! » Il se mit à rire en vidant le plateau dans un petit sac accroché à sa ceinture qui contenait des pièces en chocolat. Évidemment que c'était la meilleure puisque c'était la seule ! Oh, si seulement Sigrid était là, elle verrait à quel point il avait fait des progrès pour comprendre les plaisanteries et blaguer à son tour. Il croqua à pleines dents dans un premier sablé pour se féliciter de ses nouvelles compétences en interaction sociale.

Les lumières s'éteignirent subitement, attirant l'attention sur la scène à l'autre bout de la salle. Côme engouffra une deuxième galette. C'est qu'elles étaient drôlement bonnes ! Il n'appréciait pas vraiment les motifs verts dessus, mais avec l'éclairage coloré, on aurait presque dit qu'elles étaient roses maintenant, ce qui le satisfaisait beaucoup plus. À ce rythme-là, il n'en laisserait pas une miette. Les danseuses étaient vraiment hypnotisantes. Il regardait le monde autour de lui s'agiter, une espèce de jungle urbaine qui pullulait, des bruits qui semblaient s'intensifier minute après minute... Et une sensation d'inconfort qui commença à l'envahir, comme s'il se sentait à l'étroit, étriqué dans son costume de pirate. Alors qu'un M.Mime faisait presque pâlir les danseuses avec une imitation parfaite de leurs mouvements, Côme saisit les deux pans de sa chemise de pirate – celle pleine de fanfreluches – et tira dessus d'un coup sec, prenant conscience d'une force qu'il ne se connaissait pas, à tel point qu'il fit sauter un bouton et presque un deuxième ! Il déboutonna le reste pour révéler sont torse plat et imberbe et commença déjà à se sentir beaucoup mieux dans son costume. Tous ces habits lui pesaient. C'était presque comme s'il n'avait jamais été habitué à en porter auparavant, une sorte de corps étranger qui lui avait été greffé... Si ça ne tenait qu'à lui, il se serait uniquement vêtu d'un pagne pour faire corps avec cette jungle urbaine.

Il sursauta quand on cria MAYDAY non loin de lui et se retourna pour découvrir un blond qui s'approcha de lui en gloussant. « Mon p'tit chou, tu es magnifique ! Mais tu n'es pas un peu jeune pour être ici ? Hihi ... Tu ne sais pas où je pourrai trouver un déguisement ? Je suis jalouse tu es tellement mignon ! » Mais dis donc, que de compliments ce soir ! Et au lieu de le remercier il laissa échapper « Ouh-ouh hin-hin » en affichant un grand sourire béat lorsqu'il se mit à lui tirer les joues – qui se révélèrent étonnamment élastiques. Embarrassé, il ôta son chapeau et l'enfonça sur la tête du blond qui continuait à glousser mais était visiblement obnubilé par les danseuses maintenant.

Que lui arrivait-il ? Il fallait qu'il sorte d'ici, toutes ces odeurs de parfum mélangées lui montaient sans doute à la tête. Il essayait de se faufiler vers la sortie mais la densité des clients l'en empêcha et il se retrouva emporté à droite à gauche, bousculé de ci de là et finalement atterrit à quatre pattes au sol, complètement paumé. « OH HIIIIIIIIII » ses petits sablés s'étaient éparpillés sur le sol. Plus qu'une seule solution avant qu'ils soient piétinés : tous les engloutir. Et quatre sablés plus tard – le cinquième ayant malencontreusement été écrabouillé par une botte en cuir rouge pétant – Côme se sentait... bien. Là, au sol, à quatre pattes, faisant son chemin jusqu'au bar pour se désaltérer. Il grimpa avec aisance à un tabouret, ne s'offusquant aucunement du jeune rouquin qui était assis dessus. Il continua son ascension en s’agrippant au rouquin avec une dextérité insoupçonné et, en voyant s'offrir devant lui un étrange liquide brun contenu dans une petite cavité transparente, il plongea sa main dedans et but au creux de sa paume. WOW. Renversant ! Il écarquilla les yeux et fixa le rouquin sur qui il avait grimpé et approcha le visage, les sourcils froncés, les narines qui s'agitaient et se mit à renifler frénétiquement.




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Modo Jeux & Eleveur

C-GEAR
Inscrit le : 07/01/2016
Messages : 2694

Région : Sinnoh
Lun 6 Mar 2017 - 1:03
S'il y a bien un sentiment que je ressens, c'est la gêne. Mais qu'est-ce que je fous là ? Pourquoi ai-je encore accepté de le suivre. A chaque fois, Seth a des plans foireux. C'est systématique. Et on peut être certain que je me fais embarqué dans ses sorties. Je ne sais même plus où je peux regarder sans être mal à l'aise. C'est n'importe quoi. Et ce qui me fout les nerfs, c'est que ça se voit que je ne me sens pas à ma place, c'est obligé. Je suis là, sur ma chaise, tout renfrogné, si ça s'est pas un signe. Alors que Seth, lui, ah bah Monsieur est dans son élément, il s'éclate, il s'en fout. Il veut juste s'amuser, pour changer. Heureusement qu'on ne balance pas toutes les conneries qu'il a pu faire, parce qu'en quelques secondes on pourrait totalement le décrédibiliser, Raph comme moi. Sauf que je suis là, et que Seth ne semble pas avoir l'idée de me proposer de partir en voyant mon inconfort. Ça le fait rire. Oui, non, je sais que je ne suis pas coincé en temps normal, mais là, c'est bizarre quand même. Comment tu veux rester naturel quand tu n'arrive pas à savoir si la personne en face de toi est un homme ou une femme ? Encore juste androgyne, ça pourrait le faire, mais là non, ils ou elles ont du gloss et des moustaches. C'est beaucoup trop perturbant pour un petit esprit comme le mien.

Et puis là, il y a une métisse, enfin je crois, je n'arrive même plus à être certain à cause du doute permanent, il s'insinue partout. Enfin bref. La métisse s'approche de nous et nous donne ce qui ressemble à des petits sablés, un chacun. Je remarque alors l’œil brillant de Seth, mais je n'en comprends pas vraiment la raison. Ok. C'est un bon mangeur, et moi aussi, mais pour un sablé, franchement, pas de quoi se mettre dans tous ces états. Après quelques secondes, il en prend une première bouchée. Il ressemble à un dégustateur. On dirait qu'il savoure, j'hésite à faire de même.

Seth : Tiens, vous avez des nouveaux produits ! Cool ça ! Merci Cerise.

Alors il la connait. Elle s'appelle Cerise. Je fais lentement le lien. "Lait de Cerise". Alors c'est elle qui doit gérer la boutique.Je réfléchis deux secondes supplémentaires, deux secondes de trop. Lait de Cerise, je me suis fait une image en tête que je regretterai toute ma vie. Si tant est que je me souvienne de cette soirée. Je crois que je vais boire pour oublier ça, là, ça devient nécessaire. Je me permets d'attraper par le bras un serveur, ou une serveuse, j'ai un peu de mal à distinguer, pour lui demander un gin tonic. Seth connait la maison, il se débrouillera. Et une femme vient s'installer à notre table, se présentant comme Zoé. Au moins, elle, elle a une apparence cohérente et un prénom qui va dans le même sens. Il n'y a pas de contradiction perturbante. Mais est-ce que je peux m'y fier ? Parce que si c'est une habituée comme elle le dit si bien, j'ai un peu de mal à envisager une femme venir seule ici. Ce qui voudrait dire que... Bah, je n'en sais rien, je baisse les yeux. Et puis je me dis que c'est assez impoli, alors je les relève. Et là clin d’œil. Je rêve ou bien. C'est un peu rapide pour ce genre de signaux non ? En tout cas, ça me met encore plus mal à l'aise. Comme si c'était possible. C'est de plus en plus du grand n'importe quoi. Et puis il y a eu la question sur nos gâteaux. C'est si important que ça ? Ça revêt une signification particulière ?

Seth : Bah, on a eu des sablés, il y a dû y avoir un nouvel arrivage. Je suis assez curieux en fait. Montre le tien ? Ah, jamais vu non plus. On va voir ce que ça donne !

D'accord, je n'y comprends définitivement rien. C'est quoi le truc avec le gâteau ? Ils ont des goûts différents ? Aucune idée. Le temps que cette Zoé nous laisse pour partir vers le comptoir, mon verre arrive. Je remercie la personne - ouais, au moins, plus d'erreur possible - qui m'a servi et je m'empresse de faire descendre un peu d'alcool dans mon organisme. En espérant que ça facilite les choses. Et voilà qu'une deuxième personne arrive. Un gars cette fois-ci. Enfin, est-ce qu'on peut s'y fier ? J'en doute. Malgré la barbe, ça peut très bien être une femme. Vu qu'on ne peut plus se fier à rien, autant rester perplexe jusqu'au bout. Et en plus il s'assied à côté de moi. Comme si je n'étais pas déjà assez gêné. On croirait que c'est fait exprès. Lui aussi il va me faire un clin d’œil douteux ou bien ? On pourrait croire à une caméra cachée tellement c'est improbable. C'est quoi ces gens qui s'invitent aux tables des autres ? Je veux bien que l'ambiance soit un peu particulière mais quand même. Laissez nous tranquille !

Inconnu : Hey. Ça ne te dérange pas que je me serve ? J’ai drôlement faim.

Je sursaute. Je rêve où c'est de pire en pire ? Un mec vient carrément me susurrer à l'oreille, comme si de rien était. C'est quoi cette voix un peu rauque qui vient se glisser là ? Et je vois une main se diriger vers mon sablé. Il me pique mon gâteau en plus ! Tranquille dans sa vie lui ! Je me retourne sur ma chaise, décidé à découvrir qui est le malotru qui se permet de m'ôter ce petit plaisir sucré de la bouche. C'est à ce moment précis qu'on a pu dire adieu à mon cerveau. J'ai vu ce visage et puis plus rien. Je ne comprends plus rien. Dites-moi que c'est une blague, je vous en supplie, dites-moi que c'est une blague ! Parce que c'est plus drôle là, j'ai pas encore bu et j'ai envie de pleurer. On se paie ma tête, c'est pas possible autrement. Ou alors je suis en train de rêver, ça reste la solution la plus logique à tout ça. Je décide de me pincer la cuisse. Et ça fait très mal. Mais ça ne me réveille malheureusement pas. Je reste muet, et puis je me suis vraiment pincé fort, en espérant que ce soit faux. Obligé j'ai un bleu après ça. Du coup, ça m'a fait monter les larmes aux yeux. Je suis là, bouche bée, à le fixer. Trop d'informations que je n'arrive pas à encoder. De une, mon copain est dans le même endroit bizarre que moi. Comment c'est possible ? Non parce que si c'est un hasard, c'est vraiment perturbant qu'il vienne traîner dans des lieux comme celui-ci. J'ai peut-être de quoi me poser des questions. Mais ce qui me laisse con, dans tout ça, c'est qu'il m'a parlé. La voix que j'ai entendue au creux de mon oreille. C'est la sienne. D'accord, il n'est que sourd, ça je le savais. Mais je croyais qu'il ne parlait pas, qu'il ne voulait pas utiliser sa voix. Quand a-t-il appris ? Et surtout, pourquoi ne m'a-t-il rien dit ? Je n'en sais rien, je ne comprends rien décidément. Alors autant enquiller mon verre maintenant. Je ne suis plus à ça prêt.

Moi : Je... Euh... Oui... Vas-y, si ça te fait plaisir. Mais, qu'est-ce que tu fais là ? Et... Et depuis quand tu parles ?

Je réalise à ce moment-là que la stupéfaction m'avait gâché ma joie. Et c'était un peu nul. Ça faisait trop longtemps que je ne l'avais pas vu, il m'a terriblement manqué, et là qu'il est là devant moi, je me contente de lui balancer des questions. Faut que je me rattrape. Je me lève de ma chaise et le prends dans mes bras. Je le serre fort contre moi. Oui, c'est un fait, Kaktus m'a manqué. Mais tout ceci est si confus, je ne sais plus comment réagir à rien. Je prends une chaise à la table d'à côté et la place juste à ma gauche. Comme ça, il pourra s'asseoir juste là. Je me remets à ma place. Il va falloir que je fasse les présentations alors, avec ce gars que je ne connais juste pas qui est là. C'est très bizarre, pas plus que le reste, c'est sûr, mais quand même. Si Seth ne s'en formalise pas, j'avoue que sa présence me laisse perplexe. Il a des vues sur Seth ou quoi ?

Moi : Bon, je ne pensais pas faire les présentations dans un tel contexte mais là, pas trop le choix. Kaktus, je te présente Seth, mon frère, le plus grand. Et Seth, voici Kaktus, mon copain.

Voilà, c'est dit. C'est plus à dire. Mais il y a ce moment de flottement. Ce moment où l'incertitude règne. Est-ce que le courant va passer entre eux ? Je n'en ai pas la moindre idée, et cela m'effraie au plus haut point. J'aurais préféré faire ça un peu mieux. Pas ici, pas au milieu de ces messieurs dames, qui sont les deux à la fois. Non, j'aurais vraiment voulu pouvoir y mettre les formes. Et ça me chagrine un peu, mais au pire, ce n'est que Seth, donc bon. Je le connais, si tant est qu'il se souvienne de la soirée, je pourrais lui refaire ces présentations de manière un peu plus... mieux quoi. Je vois alors Seth se pencher, je n'arrive pas à voir ce qu'il fait. Il se penche à presque en tomber. Il a attrapé un autre gâteau, mais pas un sablé cette fois-ci. Non, des petits motifs assez sobres, en noir et blanc, un peu classe en fait.

Seth : Tiens, mange, il faut à tout prix que t'en manges un.

Je saisis la tartelette et croque dedans, c'est pas mauvais au gout, mais c'est assez étrange. Je n'arrive pas à distinguer un goût précis, c'est perturbant. Bon, en même temps, tout me perturbe ici. Donc un peu plus ou un peu moins, je vais finir par ne plus faire la différence. J'avale ma première bouchée, et je note le sourire de Seth, accompagné d'une certaine lueur dans ses yeux. Je le connais par cœur, je sais ce que ça signifie, et ça ne sent pas bon pour moi. Il vient de faire une connerie et il en est fier. Mais bon, je n'ai pas la foi de vouloir lui tirer les Aspicot du nez. On est là pour s'amuser, alors autant passer un bon moment ensemble, avec ce mec qui vient gratter l'amitié. Je sais que c'est pas très sympa, mais en même temps, le gars s'invite à notre table et s'installe, de base c'est chelou. Mais bon, passons outre. Je pose ma main gauche sur la cuisse de Kaktus. Je suis ravi de le voir, même si l'endroit, on passera. Mais il me manquait terriblement et je m'en voulais de venir sur Kalos sans le voir, sans même qu'il sache que je sois là.

Moi : En vrai, j'en reviens pas que tu parles. Surtout que tu te débrouilles super bien ! En vrai je suis trop fier de toi !

Le fait qu'il soit là, ça donne une dimension nouvelle à cette soirée. J'étais peureux et paniqué à chaque regard que je croisais. Et maintenant qu'il est là, je suis enthousiaste, et je ne suis plus tant gêné. Il est là, et c'est un peu tout ce qui compte, je n'ai plus à avoir peur de rien parce que voilà, j'ai un repère dans tout ça. Si quelqu'un de trop bizarre ou de trop collant m'approche, je n'aurais qu'à me réfugier auprès de lui, dans ses bras. D'ailleurs, là maintenant tout de suite, j'aurais envie de l'embrasser, parce que quand même. Mais bon, devant Seth, je vais avoir du mal. Il me dirait qu'il s'en fout, mais là, pour l'instant, je n'y arrive pas. Peut-être qu'en buvant davantage...



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Agent Kalos

C-GEAR
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Région : Kalos
Mer 8 Mar 2017 - 16:03
Au milieu de la salle Cerise se gave de la foule. Autour d'elle les gens bavardent, boivent et mangent. Les mines choquées ou mal à l'aise commencent à quitter les visages prudes et la gérante sait que bientôt il n'y aura plus aucune gêne. Ses précieux clients entreront dans une toute autre dimension où les travelos et les transgenres sont une normalité. Elle se sent toute puissante, capable de donner à ces frêles humains la capacité de voyager à travers le multivers et de devenir quelqu'un d'autre. Certains voyageront dans le temps d'autres changeront littéralement de personnalité. Ces derniers sont ses préférés, c'est à ce moment que le subconscient se libère du carcan de la bienséance et que la véritable personnalité du consommateur se dévoile. La seule vraie femme de la salle lui passe soudain sous le nez, filant sans faire attention jusqu'à la scène. Son regard est fixe, obnubilé par une idée. Son esprit est déjà en train de se laisser corrompre. Un sourire étire les lèvres roses de Cerise, un sourire qui n'a rien de réconfortant. Ce libertinage un peu forcé l'amuse mais, cette soirée n'est pas juste là pour son bon plaisir. Derrière les rires et les folies se cachent une véritable raison.

- Ce soir mes petits Chamallots, vous ne sombrerez pas simplement dans la déprave la plus tordue mais, vous vous retrouverez aussi face à vos pulsions les plus primaires sans pouvoir les contrôler.

Les petites galettes n'étaient pas arrivées au cabaret déjà toutes faites. Cerise et ses folles s'étaient échinées en cuisine pour les préparer. Si Tabatha s'était occupée de la décoration, c'est Cerise qui avait rajouté un nouvel ingrédient. Ce soir ces chers clients allaient être totalement conscients des événements sans pouvoir se stopper. Emprisonnés dans leur propre corps. Certain, comme Zoé, arriveront peut-être à se souvenir mais, beaucoup oublieront la soirée et cette rencontre avec leur moi profond. Une serveuse affublée d'une petite queue rose de lapin passa très près de sa patronne et le tintement caractéristique d'un trousseau de clés glissa dans la poche de sa veste à fourrure. Les portes du Lait de Cerise étaient à présent fermées. Personne ne pourra fuir et personne ne viendra déranger leur petite sauterie. La responsable se mit en mouvement, se dirigeant tranquillement vers les coulisses. Elle embrassait du regard ses petits clients qui sombraient de minutes en minutes. Comme si elles étaient liées toutes les serveuses stoppèrent le service pour suivre leur reine et la rejoindre à l'écart. Les trans se retrouvèrent autour de l'immense armoire fermée à double tour.

- Mes petits Apitrinis, il est temps de mettre à disposition de nouveaux jouets pour nos clients. L'armoire sera mise sur scène à la vue de tous. Certains iront d'eux-mêmes piocher dedans mais, pour les autres vous devrez y mettre les mains.

Cerise mima de ses grands doigts sombres un geste de tripotage éloquent qui fit glousser son auditoire. Les serveuses se mirent alors en action, transportant l'immense armoire sur les planches de la scène et dévoilant son contenu. Robe, tenue de cow-boy, de lapin côtoyaient gilet pars-balle et maillot de bain. Le tout arborait des couleurs criardes ou incongrues et parfois même des formes étranges et minimalistes. Les tiroirs regorgeaient de rouge à lèvres, fard à paupière et parfum. Toute une étagère était remplie de bijoux alors que des accessoires en tous genres étaient posés dans le fond de l'armoire. Il y avait une couronne posée sur une casquette noire tagués d'un signe obscène et un tas de petits accessoires réservés à l'intimité.
Parmi toutes ces possibilités les femmes à barbe se tournèrent vers le cuir, les chaînes et la résille pour habiller les délirants clients sans défense. Cerise se fit apporter son trône qu'elle fit placer à côté de l'armoire, souhaitant être le plus près de l'action. Installée comme une reine elle admira son œuvre se mettre en place et ses acteurs entrer dans leurs nouveaux rôles. La soirée allait être divertissante.

~~~~



De retour au comptoir je regarde Cerise. Son comportement a changé, elle est un peu étrange. « A-t-elle aussi pris une galette ? » Je réalisais soudain que je n'avais jamais vu ma grande amie défoncée. Elle vend ses produits sans y goûter ? L'idée de voir Cerise dans tous ces états, planant à quinze mille en s'imaginant au paradis, me fit rire. Pourtant, une petite voix dans ma tête me dit que la gérante ne consommerait jamais de drogue. « Pourquoi ? » La voix petite voix dans ma tête ne me donne pas la réponse.
Dans la salle les premiers effets se font ressentir et je constate que le gars qui cherchait sa tantine est passé par dessus le bar alors que l'adorable petit pirate a laissé tomber la chemise en poussant des petits cris d'animaux. Je me jette sur ma feuille pour trouver la description qui colle à sa galette.

- Le motif jungle, m'écriais-je.

Je me tais d'un coup, me rappelant que je ne suis pas seule dans la salle. Il ne faudrait pas que les gentils touristes crédules apprennent qu'ils sont en train de consommer de la drogue à leur insu et qu'ils vont bientôt partir dans des délires.
Je cherche les autres, curieuse de voir s'il y a déjà quelques différences visibles. Le rouquin de Kanto est tout seul, sa mignonne compagne a disparu. Je me rapproche discrètement de lui, remarquant qu'il se frotte les bras. Pourtant il ne fait pas froid avec tous ce monde. « Les effets de la galette. » Le gars que Cerise a réussi à faire rester tortille du cul en poussant de petits cris d'émerveillements. Je ne peux m'empêcher de joindre mes propres exclamations aux siennes quand les portes de l'armoire sont ouvertes. Elle est immense et regorge de surprises. Les plus atteints filent y chercher de quoi alimenter leur folie alors que je repose mes yeux sur la feuille. Je sursaute en découvrant que les lettres se sont transformées en dessins bizarres. Mon esprit est un peu flou et il me faut quelques minutes avant de comprendre qu'il s'agit d'une langue orientale. « Putain c'est dingue ! Je commence à arriver à la lire. » Le premier mot est simple, Prismillon. J'espère que je me souviendrais demain. Ça serait cool d'apprendre une nouvelle langue en ingurgitant des saloperies. En relevant la tête je vois passer un papillon bleu et orange. Motif Soleil Levant. Il annonce le début de mon délire. J'ai soudain l'impression d'être aspirée dans ma propre tête et d’atterrir dans une pièce noire avec deux fenêtres. Mes propres yeux. Deux serveuses m'attrapent et commencent à me déshabiller devant tout le monde.

- Hé ! Hurlais-je. Qu'est-ce que vous faites ! Ne toucher pas à mon pantalon ! Nan surtout pas !

Mes cris sont inutiles, ils sont dans ma tête alors que mon corps se laisse faire. Elles m’enfilent un large kimono rouge avec des motifs de poisson dessus qui laisse mes épaules osseuses nues. Pas besoin de plus, je me charge d'aller chercher des accessoires. Le premier je le confectionne moi-même avec le papier où sont inscrit tous les effets des galettes. Je le transforme un éventail pour dissimuler le bas de mon visage alors que je pars me mêler à la foule, cherchant à parfaire mon personnage. « Me voilà transformée en geisha... Plus qu'à espérer que je ne vais pas aguicher quelqu'un... »


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C-GEAR
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Région : Kantô
Lun 3 Avr 2017 - 22:34
« Mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? »

Il n’y a pas vraiment d’autres mots qui viennent à la bouche du rouquin en voyant toute l’agitation autour de lui. Ou diable a-t-il mit le pied encore ? Il semblerait que les trois quart des individus non loin du rouquin soient tous des drogués. Ou alors, ils ont des comportements indécents en règle générale, mais dans ce cas personne ne peut plus rien pour eux. Alors que le scientifique se retourne à droite à gauche pour observer les énergumènes qui l’entourent, Arya s’éclipse à son tour, indiquant à son camarade qu’elle ne sera pas longue.

« Attends m’laisse pas tous s… »

Alors qu’il allait la rejoindre pour ne pas se retrouver seul dans ce monde bien loin de celui que Worick fréquente en temps normal, un cri le fait sursauter. Il se retourne vivement dans la même direction, juste à temps pour voir un blondinet sauter par-dessus le comptoir pour se cacher derrière, comme s’il était en temps de guerre. Le rouquin écarquille les yeux et reconnait bien là les traits de son rival. S’il était bien surpris de l’avoir reconnu alors que celui-ci venait de passer le seuil de la porte, il l’était encore plus devant ce genre de comportement. Il ne le pensait pas camé à ce point, à moins que le jeune cuisinier se sente simplement mal. Enfin peu importe, le rouquin doit faire attention à son image, et personne ne doit le reconnaitre. Décidé, il s’apprête donc à se lever, d’autant plus que marcher un peu ne pourra lui faire du bien au vue de sa température corporelle.
Cependant, comme les ennuis n’arrivent jamais seul, Worick se fait… littéralement escalader par un jeune homme. L’air de rien, le petit blond monte sur sa nouvelle branche à la tignasse rousse, et, tout en s’agrippant à lui, plonge ses mains dans le fond de scotch restant pour y gouter.

« Non mais dites-moi que je rêve ! Qui vous a apprit les bonnes manières jeune homme ?! »

Le jeune homme, ou jeune Quatermac au vue de son comportement, ne semble pas vraiment prêté attention aux paroles de sa monture à première vue, et à l’air bien trop fasciné par le liquide brun qu’il vient d’avaler alors qu’il commence maintenant à renifler Worick. D’or et déjà épuisé par la situation, le rouquin laisse son invité donner vie à ses étranges lubies alors qu’il arbore un air plus que contrarié. Enfin il n’était pas question de faire une esclandre ici, il serait tout de suite repéré. Soit, il n’y avait qu’une solution possible, de toute évidence. Il allait marcher, mais avec son nouveau parasite sur la tête. De toute évidence, il finirait sans doute par se lasser le premier et descendre de son plein gré. De plus, il semblerait que la propriétaire des lieux ait décidé d’aider un peu à ce que l’ambiance soit en rendez vous, puisque les déguisements sont maintenant de la partie. Ca pour le coup, c’est original. Mais d’ailleurs, ne serait-ce pas l’occasion de trouver quelque chose de plus chaud ? Parce que s’il est maintenant debout avec un primate sur les épaules, Worick se sent complètement gelé de l’intérieur.

« Je dois forcément couver quelque chose… eh toi, t’en dis quoi l’animal ? Tu me trouves gelé ? »


Le scientifique fait claquer sa langue contre se palais. Il vient à l’instant de tutoyer l’énergumène qui l’accompagne, chose qu’il n’apprécie pas en règle générale. Enfin ici, disons que les règles se trouvent quelques peu changées par les circonstances. Du moins, c’est ce que se répète Worick alors qu’il avance péniblement en direction des fameuses tenues mise à disposition par Cerise. Alors que plusieurs personnes dans la foule semblent se jeter sur l’occasion pour se vêtir de cuir, de latex, ou même en tenue de Sapereau rose, Worick finit par dégoter ce qui semble être un manteau de fourrure. Amusé, il le prend sur son bras pour le moment alors qu’il fixe l’étrange moumoute rose qui pullule partout sur la pièce de tissu. Décidemment, tous les gouts sont dans la nature, même en matière de mode. Alors qu’il relève la tête le rouquin aperçoit son acolyte aux cheveux bleu. Celle-ci, au premier coup d’œil, porte un bonnet rouge et une longue barbe blanche. Médusé, Worick secoue la tête et se frotte les yeux avant de finalement observer la véritable Arya.

« Arya ! Qu’est-ce que je fais de ça ?! »

Tout en avançant dans sa direction, le jeune homme pointe le jeune homme blond sur ses épaules avec une mine renfrognée et à la fois exténué.



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Modo RP & Scientifique

C-GEAR
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Messages : 1874

Région : Kanto
Mer 5 Avr 2017 - 21:39
- Qu'on me donne cette couronne !

S'il vous plait ? Tu ne savais pas trop ce qu'il t'arrivait mais ce ton autoritaire ne te ressemblait guère. Bien sur tu avais toujours eu ton petit caractère, mais ce n'était pas ton genre de demander ainsi ! C'est comme si... tu étais bourrée. Que tu avais encore conscience de la réalité, mais que ton corps faisait totalement autre chose. Une sensation qui t'effrayait quelque peu tu devais l'avouer, avais tu l'alcool mauvais ? Mais surtout, avais tu bu assez pour avoir un tel comportement ? A la réflexion... Non, tu ne pensais pas. Mais alors pourquoi ?

Pendant que ton cerveau fonctionnait a plein régime comme si tu étais sur le point de faire une découverte, ton corps lui attendait, poings sur les hanches, alors qu'une serveuse daigna encore te la posé sur la tête avec une moue amusée. Il... Elle? S'avait. En vue de son sourire, tu étais sûre qu'elle savait pourquoi tu étais comme ca. Mais ta bouche n'arrivait pas a formuler la question, ton corps ne le voulait pas. Non ton corps voulait autre chose. Une tenue qui irait a sa royale personne. Royale ? Sérieusement ? Tu étais embrouillée, tu ne comprenais pas, tu étais tel un spectateur, ou un pilote qui n'avait plus le contrôle de son véhicule. Etrange sensation plutôt déplaisante qui t'arracha enfin une chair de poule mérité. Ou bien c'était peut être un frisson d'excitation de ton corps qui semblait satisfait de pouvoir en faire qu'a sa tête...? En tout cas, tu trouvas une cape d'un rouge sombre qui irait parfaitement avec la couronne que tu avais sur la tête. Parfait. Cette fois, c'était indéniable, tu étais la reine de cette soirée.

Alors que tu étais toujours sur la scène et que tout le monde s'activait autour de toi, tu remontas le menton d'un air fier. C'est Worick qui te tira brièvement de ton sentiment de tout contrôler, alors que celui ci... avait... un gars sur le dos... Bon. Euh. Si ton cerveau hésitait a répondre que tu ne savais pas, ton corps reprit une nouvelle fois le contrôle de tout ton être pour jeter un regard perçant sur le blond qui grimpait sur le dos de ton ami.

- Dit donc malotrus ! En voila des manières ! Tu me ferras le plaisir de descendre rapidement de mon chevalier, sinon ca va mal se passer pour toi ! Je te ferais couper la tête moi !

Supeeeeer... Voila que tu te prenais pour la reine de cœur maintenant. On n'était pas sortir de l'auberge si tu commençais à être aussi autoritaire. Alors que tu regardais le reste de la foule, tu cherchais quelqu'un qui aiderait Worick a se délesté de ce drôle de chimpenfeu. Ton regard se posa sur un blondinet (encore un oui, de toute façon, ca devait être une soirée spécial blond) que tu regardais d'un air sévère. Il semblait se sentir un peu bizarre, il agissait de manière... rudement féminine lui aussi. Oh puis un de plus ou un de moins de toute façon...

- hé ! Toi ! Va aider mon chevalier à décrocher l'étrange bonhomme qui monte sur son dos !

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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 24/02/2016
Messages : 800

Région : Sinnoh
Ven 7 Avr 2017 - 22:30
Jean est très loin du reste de ce qu’il se passe dans le cabaret. Tout s’est passé très vite. Il est passé derrière le comptoir, agressé par les flashs lumineux qui prennent dans son esprit une toute autre signification. Des coups de feu, des obus, toute source de lumière est devenu une menace à ses yeux. Les pupilles du jeune homme se dilatent et il entre dans un état second, mélange d’hyperactivité et de paranoïa. Alors quand Billy commence à tirer des rayons un peu partout, mais tout de même vers le haut pour ne faucher personne au passage, le blond attrape le premier objet qu’il a à sa portée, à savoir une coupelle remplie de cacahuètes, et s’en sert pour tenir en respect les serveuses qui tentent de le calmer parce que oui, malgré le dawa général, le sinnohien semble être l’un des « clients » les plus menaçants.

-Arrière, si vous tenez à la vie ! Restez loin de moi !

Pour accompagner le geste à la menace, le cuistot commence à lancer frénétiquement les arachides sur les personnes les plus proches. La létalité des apéros étant plus que douteuse même pour les personnes qui souffrent d’allergie à ces aliments, Jean décide donc de fuir le comptoir, renversant au passage les verres des consommateurs les plus proches, en prenant Billy, toujours nauséeux, sous le bras. Il se sert d’ailleurs des rayons d’énergie de l’oiseau pour dégager le passage et courir en ligne droite à travers la piste du cabaret. La nouvelle capacité du volatile semble loin de son potentiel létal, aussi les malchanceuses victimes se font projeter au sol dans le pire des cas. Il faut dire que le Tiplouf n’est pas au meilleur de sa forme. Peu à peu, le blond se fraye un chemin à travers la foule.

Peut-être est-ce la drogue qui lui donne un instant de lucidité, mais le blond aperçoit durant une fraction de secondes deux visages familiers… hé oui, dans toute cette foule, il reconnait Worick Brown, le scientifique qu’il a déjà rencontré à plusieurs reprises. Il semble accompagné de sa collègue, Arya machin. La jeune femme est étrangement vêtue. Elle porte une couronne et une sorte de cape… Mais Jean n’est pas en état de réfléchir sur l’absurdité de la situation. Il voit néanmoins une autre personne autour des deux scientifiques, mais inconnue au bataillon, cette-fois ci. Un jeune homme blond, qui agresse le roux, qui plus est ! N’écoutant que son courage, Jean se précipite en direction des trois personnes et une fois arrivé à portée de tire, « arme » Billy et à l’aide d’une légère pression sur le ventre du pokémon, utilise ce dernier comme une arme pour tirer un rayon sur l’agresseur de Worick. Manquant le roux d’un poil de fesse au passage, mais bon, le cuisinier se sent étonnement précis aujourd’hui. Il arrive finalement à leur niveau, freinant avec peine à une dizaine de centimètres d’Arya.


-Worick, Arya, est-ce que vous allez bien ? Suivez-moi, je vous escorte en lieu sûr ! Il faut qu’on sorte d’ici !


 
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Sbire Aqua

C-GEAR
Inscrit le : 19/09/2013
Messages : 1745

Sam 22 Avr 2017 - 10:52
Arborant fièrement son chapeau de pirate que le jeune blondinet lui avait confié, Willi admirait le spectacle en se dandinant sur la musique. Il n'arrivait pas à comprendre ce qu'il se passait dans sa tête ; prisonnier de son propre corps, il se voyait agir mais était complètement incapable de résister à cette envie d'être une femme. Les danseuses se retirèrent de la scène, et réapparurent quelques secondes plus tard, les bras chargés par une lourde armoire qu'elles déposèrent au centre du podium. La patronne de l'établissement l'ouvrit, dévoilant son contenu plus ou moins loufoque. Il y avait de tout : aussi bien des déguisements enfantins comme d'autres plus coquins. Mais ce qui attira le regard du blondinet, c'était cette magnifique robe. Jamais il n'avait vu auparavant dans sa vie un vêtement aussi beau. Du moins, c'est ce qu'il croyait à cette instant présent. Dans son élan de folie, il s'approcha de l'armoire, accompagné par plusieurs autres convives qui n'étaient pas plus lucides. Il attrapa rapidement la robe pailletée avant que quelqu'un d'autre s'en empare. S'il avait été pleinement conscient, il n'aurait eu aucun doute sur le fait que personne ne veuille de cette robe douteuse, mais dans l'état actuel des choses il la désirait plus que tout. Deux serveuses s'approchèrent de lui afin de l'aider à se changer. Non pas qu'il avait réellement besoin d'aide pour retirer ses vêtements, mais plutôt qu'il avait besoin de camoufler son corps de femme. La robe rose à paillettes brillaient de mille feux sous les projecteurs, et c'était comme si elle avait été faite sur mesure pour le corps svelte du jeune sbire. Une des serveuses remonta la fermeture éclair dans le dos tandis que l'autre le félicita pour sa beauté. Il n'en fallait pas plus pour le flatter.

Maintenant qu'il avait une magnifique robe - et toujours avec son chapeau de pirate qui tranchait avec le reste - le jeune sbire devait trouver de quoi habiller ses pieds. Il s'approcha à nouveau de l'armoire, et son regard se posa sur une paire d'escarpins roses avec des magnifiques pompons en fourrure. Pas de doute, c'était cette paire de chaussures qu'il lui fallait ! Il les attrapa et les mis aussitôt à ses pieds. Il était étonnement à l'aise dans ces souliers à talons, lui qui n'en avait jamais mis, c'était comme s'il en avait porté tous les jours ! Alors que le blondinet s'était remis à se dandiner au milieu de la foule, une voix féminine et agressive l’interpella. Au premier abord, il ne pensait pas qu'il était la cible de ce "Hé toi !", mais vu le regard insistant de celle qui se prenait pour une reine, aucun doute n'était permis.

"Votre altesse ... Ce n'est pas une manière de s'adresser à une femme comme moi !"

Si le jeune sbire le pouvait, il aurait écarquillé les yeux de surprise en s'entendant parler. Déjà, pourquoi appelait-il cette jeune femme "votre altesse" ? Et puis il fallait vraiment qu'il arrête de s'offusquer en se prenant pour une femme d'un certain âge à qui on devait le respect pour son vécu ! Mais malgré son opposition, il était parti pour s'exécuter. Il s'approchait du rouquin qui avait sur son dos le jeune pirate fermement accroché. Du moins, jusqu'à ce qu'un rayon sortant du bec d'un Tiplouf le percuta ! Voilà qu'un autre blondinet utilisait son Tiplouf tel une arme afin d'attaquer ce qui l'entourait. Le jeune sbire était fou de rage, comment pouvait-on s'en prendre à quelqu'un de si mignon et innocent ?

"Dis donc, c'est quoi ces manières ?! Ca ne va pas d'attaquer les gens comme ça !!" lâcha-t-il avant de s'approcher de la victime. "Mon petit chou, tout va bien ?"





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Modo CDT & Coordinateur

C-GEAR
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Messages : 1069

Région : Kalos
Dim 30 Avr 2017 - 18:01

Après avoir parlé, tu ne peux t’empêcher de sourire devant la réaction de Nessa. Son sursaut t’amuse beaucoup. C’était exactement ce que tu souhaitais susciter chez lui en t’approchant ainsi. De la surprise. Lorsqu’il se retourne après que tu te sois saisi de son sablé, son expression te ravit au plus haut point. Tu as clairement réussi ton petit effet. Tout en croquant dans le gâteau, tu commences toutefois à te poser quelques questions. Après tout, c’est lui qui t’avait donné rendez-vous ici. Alors que tu le surprends en arrivant aussi brusquement, c’était normal. Mais cette surprise dans son regard lorsqu’il avait compris que c’était toi en se retournant, elle n’était pas normale. Il aurait dû s’attendre à te voir ici. Il t’avait invité, il t’avait donné rendez-vous dans cet endroit improbable. Il était donc logique que tu viennes. Tu ne comprenais pas. Quelque chose t’échappait. Mais ce sablé était drôlement bon. Tu n’en avais jamais dégusté d’aussi savoureux. Pourtant, tu n’es pas très produit sucrés, mais là, tu devais bien le reconnaître, tu pourrais sans doute t’en goinfrer toute la soirée. Tu croquas à nouveau dedans avant d’ingurgiter le dernier morceau qu’il restait dans ta main. Vraiment délicieux. Tu en prendrais bien un autre, celui-ci t’avait seulement mis l’eau à la bouche.

Sans comprendre, tu regardes Nessa se pincer la cuisse et grimacer légèrement en réaction à la douleur. Pourquoi faisait-il cela ? N’était-il pas content de te voir ? S’il ne souhaitait pas te revoir, il aurait mieux fait de ne pas t’envoyer de message. Tu n’aurais jamais su qu’il était de passage dans la région, et tu aurais encore moins été informé qu’il serait présent à cette étrange soirée dont tu n’avais pas eu connaissance avant de recevoir son invitation sur ton téléphone. Il semble avoir mal, mais il ne réagit toujours pas. Il reste muet devant toi. Tu n’entends rien bien entendu, mais tu regardes ses lèvres. Et elles n’ont pas bougé d’un millimètre pour laisser des mots sortir de là. Il reste bouche bée devant toi, les yeux humides comme s’il était sur le point de pleurer. Tu as plutôt l’œil pour repérer ce genre de détails. Mais tu ne comprends toujours pas. Pourquoi est-ce qu’il pleurerait ? Serait-ce à cause de la douleur induite par le pincement qu’il s’était infligé ? Si c’était le cas, il allait sans doute avoir un bleu. Ce serait dommage tout de même. Sans comprendre davantage, tu le regardas descendre son verre d’un seul trait avant de s’adresser à toi. Avait-il vraiment besoin du courage de l’alcool ? Tu ne comprenais pas. Tu étais son copain tout de même. Même si vous n’étiez pas vraiment très adroit, il n’y avait tout de même pas besoin de ça normalement. Ce que tu faisais là ? Elle était bien bonne… Son autre question par contre t’étira les lèvres en un petit sourire malicieux.

«  — Depuis quelques semaines. Je participe à une recherche universitaire concernant l’apprentissage du langage chez les sourds. Par contre, ce que je fais là, tu devrais le savoir… Tu m’as invité ici, je te le rappelle… »

Tout en disant ces mots, tu avais agité ton smartphone devant lui. S’il ne se rappelait même pas ce qu’il avait fait aussi peu de temps auparavant, ce n’était pas normal. Il faudrait peut-être qu’il pense à consulter quelqu’un. Il était un peu jeune pour déjà commencer à avoir des pertes de mémoire aussi importantes. Après un moment, il avait fini par se lever pour te prendre dans ses bras. Tu te demandais justement si ce moment arriverait un jour. Tu étais tellement heureux de le retrouver. Il avait eu vite fait de tirer une chaise à sa gauche avant de faire les présentations auprès des personnes qui étaient déjà installées à la table. Ainsi, il était venu ici avec le plus grand de ses frères, Seth. La ressemblance entre eux était plutôt frappante.

«  — Salut ! Enchanté. »

Tu en profitas pour prendre un autre gâteau. Il avait un étrange motif t’évoquant le désert. C’était relativement spécial, mais il était tout aussi savoureux que le précédent. La main de Nessa se posa sur ta cuisse droite, attirant ton attention. Il était fier de toi. Fier de découvrir que tu parlais. Il trouvait même que tu te débrouillais très bien. C’était encourageant. Cela te satisfaisait au plus haut point. Cela signifiait clairement que tu n’avais pas investi tout ton temps libre pour rien. Avec un sourire, tu l’embrassas furtivement pour lui faire comprendre que ses mots te touchaient et te faisaient plaisir.

Soudainement, une étrange sensation de chaleur commence à monter en toi. Tu as chaud, très chaud. Beaucoup trop même. Ce n’est pas normal. Tu as la sensation qu’il se passe quelque chose, mais ton cerveau semble bien trop embrumé pour que tu parviennes à comprendre ou analyser la situation. Ta bouche est sèche. Il faut que tu avales quelque chose. Sans réfléchir, tu descends d’un trait le premier verre qui passe à portée de ta main, sans même te demander s’il appartenait à quelqu’un. Mais ce n’était pas bien important. De toute façon, tu n’en avais rien à faire. Tu ressentais seulement le besoin d’étancher ta soif. Mais cela n’avait pas suffi. Tu en attrapas un second, puis un troisième. C’était alcoolisé. Tu le sentais lorsque le liquide coulait dans ta gorge. Mais tu étais bien incapable d’en deviner le contenu.

« — Il fait drôlement chaud ici, vous ne trouvez pas ? »

Tout en disant cela, tu t’étais rapidement débarrassé des couches de vêtements qui couvraient ton torse. Il fallait que tu retires tout cela. Il faisait bien trop chaud pour que tu conserves autant de tissus sur tes épaules. Tu regardes autour de toi, cherchant la source de cette chaleur. Tu finis par te lever, abandonnant tes habits sur la chaise pour partir à la recherche de ce qui te donnait aussi soif. Il fallait que tu trouves. Tu ne tiendrais pas bien longtemps à ce rythme-là. Tu allais finir sans le moindre vêtement pour couvrir ton corps, et ce n’était pas vraiment ton genre.

Tu le remarquas soudain. Le soleil. Rien que de le regarder, il te brûlait. Tu sentais sa chaleur t’assécher la langue. T’obligeant à prendre d’autres verres sur ton passage. Tu n’avais plus rien d’autre en tête. Il te fallait étancher ta soif et trouver une solution pour te débarrasser de ce soleil. Sinon vous alliez sans doute tous brûler dans d’atroces souffrances. Et tu ne voulais pas mourir. Tu en étais déjà passé bien trop proche, quelques semaines auparavant, lorsque tu avais participé à cette croisière dans la région de Hoenn. L’expérience avait déjà été suffisamment horrible. Soudain, tu repensas à ton copain. Nessa devait avoir drôlement chaud. Il fallait que tu interviennes. Prenant une grande carafe d’eau sur une table, tu revins à celle que tu venais de quitter. Tu versas le contenu sur le garçon afin de le rafraîchir.

« — Il fait trop chaud ! Tu dois d’hydrater pendant que je cherche à éteindre le soleil. »

Voilà. Ton copain allait avoir moins chaud pendant quelques minutes. Il allait falloir faire vite maintenant. Tu devais absolument trouver une solution pour éteindre le soleil. Il faisait beaucoup trop chaud. Sur la scène, tu remarquas la patronne de l’établissement. La dénommée Cerise. Elle savait sûrement comment on pouvait éteindre le soleil elle. Il fallait que tu lui demandes. Mais si elle le savait, pourquoi n’avait-elle encore rien fait pour protéger sa clientèle de toute cette chaleur. Tu t’approchas un peu de la scène, mais pas question de monter dessus. Cela te rapprocherait du soleil. Tu ne voulais pas brûler davantage. Alors tu parlas un peu plus fort pour te faire entendre.

«  — Dites ! On l’éteint comment le soleil ? Il est beaucoup trop chaud là ! On va tous crever de dessèchement si ça continue ! »



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Ranger Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Jeu 25 Mai 2017 - 14:55
Il y avait tellement d'espèces étranges dans cette jungle urbaine. Certaines même très exotiques. Lorsque la branche sur laquelle il s'était hissé se mit à lui parler pour le réprimander, il fronça les sourcils. Voilà une espèce bien curieuse dont il ignorait l'existence ! Il aurait dû s'en méfier : une végétation aussi rousse n'était jamais bon signe. Plus c'était d'une couleur vive, plus c'était dangereux. Erreur de débutant ! Quant à la réprimande, c'était comme si le blondinet connaissait chaque son, comprenait chaque mot, mais que la phrase n'avait aucun sens. Il resta donc muet et s'agrippa encore plus fermement. De là-haut, il avait une vue imprenable sur la canopée colorée qui s'agitait sous ses yeux. La variété de la faune et de la flore était incroyable ! Et voilà que l'arbre se mettait à bouger. Il se déplaça stratégiquement un peu plus bas sur le rouquin pour avoir une meilleure prise et se laissa guider. Lorsque l'arbre vivant s'adressa une nouvelle fois à lui, ce fut comme si une barrière invisible se dressait devant Côme, réduit au silence. Il comprenait cette fois. Il avait mit les mot bout à bout. Mais aucune réponse, aucun son même, ne sortit de sa bouche. Alors il se contenta de frotter frénétiquement la tignasse rousse et se colla contre lui. C'était comme ça qu'on se réchauffait naturellement après tout.

Le rouquin s'avança vers une espèce de grande cavité taillée dans un autre arbre, sûrement mort celui-ci. Dedans, tout un tas de trésors énigmatiques. Quand le rouquin se dégota un magnifique manteau en fourrure, les yeux de Côme se mirent à briller. De quoi se faire un véritable nid douillet, confortablement perché sur un arbre. Mais alors qu'il essayait tant bien que mal de se procurer la dite fourrure, tout se passa très vite. Il ignora complètement l'espèce de perroquet emplumé de bleu qui lui vociférait dessus. Alors qu'il était à deux doigts de se saisir du manteau tant désiré, il dut lâcher un peu prise, juste l'espace d'un instant pour se donner plus de flexibilité et pouvoir atteindre le Graal. Moment choisi par une espèce de fou furieux armé d'un oiseau bleu lui aussi mais plus petit que l'autre perroquet – un oiseau qu'il jurait avoir déjà vu quelque part, mais le nom lui échappait – pour lui envoyer un rayon en pleine face et le faire tomber raide sur le sol. Soufflé.

Il vit des étoiles. Comme dans les dessins animés. Il resta allongé sur le sol un instant. Ça s'agitait autour de lui, beaucoup de brouhaha, une densité exceptionnelle de couleurs, de plumes, de cuir... Et la fabuleuse dame blonde qu'il reconnut presque qui se pencha sur lui. Le choc eut le mérite de lui remettre les idées en place. « Oh... je... oui, ça va. » Mais l'effet fut de courte durée. À peine se fut-il relevé que son taux d'adrénaline chuta. Aussitôt, les effets magiques des sablés ensorcelés firent de nouveau leur apparition. D'instinct, le blond se raccroupit, ôta définitivement sa veste, même s'il garda sa chemise complètement déboutonnée, envoya valser ses bottines de pirates ailleurs et se cacha sous la robe pailletée de sa bienfaitrice. Tout était bien plus calme là-dessous. Des bruits feutrés, plus de couleurs à vous en donner le tournis... Il se sentait beaucoup mieux d'un coup. Bon, il était un peu à l'étroit. Mais avec un peu de chance, plus personne ne viendrait l'attaquer là-dessous.




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Modo Jeux & Eleveur

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Sam 27 Mai 2017 - 16:46
Cette soirée était un vrai n'importe quoi, et je voyais Seth, du coin de l’œil, totalement amusé par la situation. Je ne comprends pas ce qui peut tant le ravir mais bon. Et là, Kaktus qui me sort que c'est moi qui l'ai invité ici. Je ne connais pas l'endroit, et puis c'est clairement pas le lieu pour inviter quelqu'un d'aussi... proche on va dire. Je pige rien, ça me saoule. Et pourtant il semble convaincu de ce qu'il dit. Sauf que j'étais même pas au courant qu'il serait là. Je vérifie dans mon portable, et en effet, il y a bien un message envoyé à Kaktus l'invitant ici. Mais c'est quoi ça ? Sérieux ! J'ai jamais envoyé ce message, je ne connaîtrais pas ce lieu bien trop bizarre si Seth ne m'y avait pas emmené ce soir ! Seth...

Moi : T'es sérieux là ? Tranquille dans ta vie ! L'intimité, tu connais ? Non parce que je sais pas si t'es au courant mais, ça se fait pas trop ce que t'as fait.

Il éclate de rire en guise de réponse. Je crois que ça ne sert à rien d'en attendre plus de lui. De toute façon, il est fier de son coup, alors je ne cherche même pas à lutter plus. Je n'ai pas envie de me prendre la tête. Définitivement pas. J'préfère boire tiens. Boire pour oublier. Oublier cet environnement beaucoup trop étrange pour quelqu'un de presque aussi simple que moi. Déjà j'ai du mal à capter les choses, mais en plus avec la dose d'ambiguïté que je me prends dans la tronche à chaque coup d’œil. Et là Kaktus m'embrasse. Il n'a pas senti que j'étais un peu gêné face à mon frère ? Et bah du coup, je viens de passer de un peu gêné à fortement embarrassé. Je ne sais même pas si Seth m'a déjà vu embrasser une de mes ex, alors là... Non franchement, là, il faut que je boive. Que je finisse mon verre. Cul sec. Et ça fait mal, parce qu'il était loin d'être vide. Mais j'ai une bonne descente, ça va le faire. J'en profite pour finir mon gâteau.

Je remarque alors Kaktus qui s'agite, et s'enfile les verres devant lui sans même prendre la peine de vérifier s'ils étaient à quelqu'un. Là non plus je ne comprends pas. Encore une fois. Comme si jusque là, ça ne suffisait pas. Il nous demande si on a chaud, et je lui réponds d'un simple non de la tête. Mais apparemment, lui, oui. Vu comment il se hâte de se mettre torse nu. Là, c'est pas possible, je suis en train de rêver. Je pose mon portable sur la table et en deux secondes, je sens le froid sur moi. Et en même temps, une vive douleur. Je n'ai rien le temps de saisir que je me lève dans un sursaut. Je suis trempé et Ethiops sur ma tête n'a pas non plus apprécié. D'où la décharge, amplifiée par l'eau. Je me retourne et contemple Kaktus, une carafe vide à la main. C'est quoi son problème ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Ah bah c'est là que je me rends compte que la chemise blanche, c'était pas une idée de génie. Parce qu'elle me colle et qu'elle est devenue un peu transparente. De quoi me sentir un peu plus à l'aise en ces lieux. Voilà.

Et puis c'est devenu du grand n'importe quoi, encore plus que précédemment, comme si c'était possible. La fameuse Cerise que Seth connait est sur scène, et à l'intérieur, ce qu'elle te dit me fait flipper, c'est chelou. Sauf qu'impossible de partir. Je sais pas, j'ai pas vraiment envie, ça ne suit pas trop. Et là, ses assistant...es et puis ses danseuuu... son personnel quoi, qui débarque sur scène avec des tenues plus ou moins excentriques, plus ou moins douteuses, aussi. Mais avec une quantité d'affaires impressionnante. Mon regard se pose sur une casquette, et je n'arrive plus à regarder ailleurs. Je ne capte plus rien autour de moi, je sens qu'il me faut cette casquette. J'en ai besoin. Mais pourquoi donc ?!? C'est horrible cette sensation de non contrôle de son corps. Je m'avance, en dépit des gens, en dépit des serveuses que j'entends glousser. Jusqu'à poser les doigts sur ce précieux objet que j'enfonce sur mon crâne, à l'envers bien sûr. Y'aurait pas un sweat à capuche aussi ? Je fouille, sans succès, trop de trucs qui craignent.

Demi-tour, on va aller voir ce qu'on peut récupérer. Y'a moyen de se faire de la thune ce soir.
Comment ça de se faire de la thune ? Qu'est-ce que je vais récupérer ?
Devine, sombre idiot. Les gens boivent, c'est facile de leur piquer leur porte-feuille. Tu récupères au moins le liquide et puis c'est réglé. Mais trouve un truc à mettre autre que cette chemise, tu t'es pris pour un gosse de riche ou quoi ? C'est la rue qui t'as élevée mon gars, fais pas genre. Oh, regarde la montre là-bas ! Elle est pas mal hein ?

Mes yeux vont en direction de la montre, et c'est vrai qu'elle est jolie ! En tout cas, elle m'irait bien. Il me la faut aussi. Sauf que je ne peux pas la voler, ça ne se fait pas. Pourtant mon corps s'avance, mes épaules se balancent sous chacun de mes pas. C'est quoi cette démarche ? Mes bras se balancent jusqu'à ce que j'atteigne ma cible, ce gars avec les cheveux à la couleur chelou, genre roux. Le mec a du flouz, ça se voit, tant mieux pour moi. Lorsque je suis devant lui, mes bras commencent à s'agiter devant moi, mes jambes sont légèrement fléchies et ma tête bascule très légèrement sur la droite.

Moi : Oush toi ! File-moi ta montre illico !
Sinon t'auras rendez vous à l'hosto.
Rigole pas avec moi, donne moi ce que je veux,
Fais pas l'malin ou j'te casse en deux !


Que le Branette qui a pris possession de mon corps sorte de là ! S'il-vous-plaît, sortez-moi de là ! C'est pas moi ça, je ne contrôle absolument plus rien. J'ai l'impression d'être pris au piège dans mon propre corps et que quelqu'un d'autre s'amuse avec. C'est terrifiant. Et je reste là, à le toiser, ce mec dont je veux la montre. Et il ne bougera pas tant que je ne l'aurai pas récupérée.



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Agent Kalos

C-GEAR
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Région : Kalos
Dim 4 Juin 2017 - 15:32
Du haut de son trône elle jubilait. Tout se passait exactement comme elle l'avait prévu. Ses petits clients perdaient la tête sous ses yeux. Ce n'était que le début, ils touchaient à peine aux délires qu'offraient la spécialité du bar du Lait de Cerise. Certains rentraient dans un nouveau personnage alors que d'autres partaient découvrir de nouvelles contrées. Les préférés de Cerise restaient ces amusants petits passifs assis sur leur chaise et qui regardent passer des papillons invisibles, le visage béa. Son cabaret est devenu une fourmilière anarchique où plus personne ne fait attention aux danseuses qui continuent de se trémousser sur scène. Personne ne pense à s'enfuir, ne pense à vérifier que les portes sont toujours ouvertes. Plus personne ne peut à présent réfléchir. Un large sourire s'étire sur les épaisses lèvres de la propriétaire, un sourire qui n'a rien de rassurant. Elle fait un dernier balayage de la salle pour s'assurer que la troisième étape de son plan peut être lancée. Tous ses clients ont l'air occupé et ne font absolument plus attention aux femmes poilues qui passent entre eux, laissant parfois une main se balader sur un popotin.

- Aaaaah, soupire la folle royalement. J'aimerais parfois que les gens restent ainsi. Ils sont bien plus tolérants une fois drogués.

D'un claquement de doigt elle appelle une de ses assistances avec une petite queue de lapin bien touffue. Il est l'heure de la troisième étape. Les uns après les autres, ses consommateurs vont plonger bien profondément dans leurs délires et si une petite partie d'eux subsiste et comprend ce qu'ils se passent, ça n'a aucune importance. Les doses étaient trop fortes, ils ne pourront pas reprendre le contrôle de leur corps avant plusieurs heures et après une bonne nuit de sommeil cette petite soirée sera oubliée. Son plan est parfait.

- Vous pouvez commencez votre prospection. Tout ce qui brille doit disparaître.

Cerise reprend sa pose royale sur son trône, les jambes croisées et la tête lascivement posée sur sa main. Ses petites abeilles se regroupent dans un coin pour s'organiser avant de partir à la chasse. Elles glissent leur main n'importe où et les ressortent toujours pleine. Certaines se spécialisent en subtilisation de bracelet ou de téléphone alors que d'autres n'hésitent pas à aborder les gens pour leur prendre leur carte de crédit tout en demandant le code. Les gens sont si défoncés qu'il suffit souvent d'entrer dans leur délire pour leur faire dire ce qu'on veut. Tabatha, la barman avec la moustache en guidon, s'approche du jeune homme blond qui vient d'enfiler une robe à paillettes. Elle le complimente sur sa tenue absolument ravissante et s'amuse de voir qu'elle s'est trouvé un petit protéger qui se cache sous ses jupons.

- Une jeune femme avec un enfant si jeune ! Il faut absolument que vous me donniez votre secret pour garder une taille aussi fine !

En même temps Tabatha a récupéré les affaires du jeune homme et les fouilles devant lui sans qu'il ne puisse comprendre que ce qui lui appartient va bientôt disparaître.
La seule dame de la salle semble s'être fait une petite coure et c'est elle qui est visée par un des travelos spécialistes du vol de carte de crédit. Cette dernière se fait passer pour un conseiller en rappelant à la petite reine que ses sujets lui doivent un impôt. Le rouquin avait l'air d'une cible de choix avec son air d'aristocrate, malheureusement il vient d'enfiler un large manteau, rendant le vol plus compliqué.
Paula, une serveuse en collant à résille et bustier en cuir tourne autour d'un jeune homme qui a l'air d'avoir bien chaud. Celui-ci à des propos incohérents et il faut un certain temps à Paula pour trouver un moyen d'exploiter le délire du garçon.

- Le dieu soleil ne se laisse pas éteindre aussi facilement. Il va falloir lui donner des offrandes. Il aime les choses qui brillent autant que lui, tu as de quoi le contenter ?

Cerise s'amuse mais du haut de son trône elle s’ennuie. C'est pour ça qu'elle saute de la scène pour venir se déhancher entre ses clients. Sa cible n'est autre qu'un petit blond qui a enfilé une casquette sombre et qui se la joue rappeur du dimanche. Un air sombre traverse le visage de la gérante qui se penche tout près de l'oreille de son client :

- Hey le larbin ! Rapporte ton larcin dans la planque du boss !

D'un signe de tête elle indiqua la porte au fond du cabaret, par laquelle le blondinet maintenant en robe, était sortie. Cerise se frottait les mains. Déjà ses employées rapportaient leur butin dans la salle, bientôt elles auront assez de quoi revendre, de quoi acheter et …

- Le Lait de Cerise sera sauvé...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Les gâteaux habituels me font planer. Ils m'emmènent dans un monde sans souci, coloré et délirant. Mais ceux là sont complètement différents. Quand je plane je ne suis consciente de rien alors que là j'ai l'impression d'être au cinéma, en train de regarder ma vie se dérouler toute seule. Les folles en ont terminé de moi, je suis complètement métamorphosée en pute d'orient. « Merci Cerise ! Est-ce que tu essaies de me dire qu'il faudrait que je prenne Koï un peu plus en considération? » Je veux bien m'ouvrir l'esprit et essayer de me mettre à sa place mais je préférerais quand même éviter de faire son job. J'ai déjà une petite idée de ce qu'elle subit. Mon corps se dirige tout seul vers l'armoire que Cerisa a mis à disposition. « Qu'est-ce que je cherche ? Qu'est-ce qui peut bien manquer à une Geisha ? » Mes doigts se baladent sur les étagères, frôlant des objets obscènes que je n'oserais utiliser même avec une putain. Bizarrement c'est un morceau de charbon qui traînait que je ramasse. J'ai juste le temps de m'imaginer son utilisation, je veux me dessiner un tatouage ? Que mon corps gobe le morceau de charbon. « Héééééé ? Je suis devenue folle ! Cerise au secours ! Je mange du charbon ! Si je suis malade demain tu vas me le payer ! » Quelques secondes après je recrache le morceau noir et gluant et vais me reluquer dans un miroir. « Ah oui ! Les célèbres dents noires des Geishas. » Un peu soulagée je me réinstalle dans un coin de ma tête pour mâter la suite des événements. C'est vers le grand blond, celui qui avait l'air à l'aise dans un cabaret de travelo, que je me dirige. Sans prévenir je m'assoies carrément sur ses genoux et commence à lui caresser les cheveux en lui souriant à pleines dents. Quelques phrases aguicheuses sortent de mes lèvres mais c'est une autre langue, je ne suis pas certaine que ce pauvre gars comprenne grand chose.
Je suis un peu dépitée de me voir faire ce genre de chose. « Cerise tu me le payeras. » Justement je vois passer une de ses filles barbues passer non loin. Mon corps est très occupé à séduire ce gars mais la petite part éveillée en moi remarque soudain qu'il se passe des choses. La barbue s'est avancée d'un pas décidé jusqu'au gars qui utilise son pokémon comme une arme. Elle lui dit :

- Soldat ! Nous avons des nouvelles alarmantes du front. Ils ont reçu des informations confidentielles, il faut vérifier tous les talkies des personnes présentes.

Mais ce n'est pas un talkie qu'elle montre au faux soldat, c'est un bracelet. Je comprends vite que dans son délire le blond va obéir et donc voler les bracelets de tous les clients du Lait de Cerise. « Mais... Qu'est-ce qui passe ? Ce n'est pas dans tes habitudes Cerise. » Dans ma frénétique recherche de mes propres affaires je tombe sur Georgette qui porte mon pantalon ! « T'avises pas de faire des choses salaces avec, m'insurgeais-je intérieurement. » Mais pour le moment le travesti qui ressemble plus à un ours en tutu qu'à une danseuse est penchée sous la robe à paillettes d'un gars.

- Coucou mon petit macaque ! Tu veux une banane ?

C'est à peine tendancieux ! Surtout vue la jeunesse du garçon à qui elle parle. Mais Georgette n'a pas de fruit dans les mains mais un téléphone. « Encore un subterfuge pour qu'il vole les clients à leur place... »


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C-GEAR
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Région : Kantô
Mer 28 Juin 2017 - 11:01
Le chaos semble progressivement s’installer autour du rouquin. La lumière, les sons, les mouvements, la réalité en elle-même semble s’être totalement altérée et le jeune homme a l’impression de ne plus réussir à suivre tout ce qu’il se passe autour de lui. Bien évidemment, une telle foule n’aide en rien et empêche le rouquin de distinguer avec certitude tout ce qu’il se passe autour de lui.

« J’ai été drogué…? »

Du moins, le scientifique en montre des signes évident. Seulement, s’il a déjà eu vent de bien des drogues, il ne fait aucunement le rapprochement entre ça et le fait qu’il ressente une telle chute au niveau de la température, tandis que ses dents se mettent justement à claquer comme par enchantement. Par chance, le manteau de fourrure qu’il vient de trouver lui donne au moins l’illusion d’être protégé du blizzard qui s’installe peu à peu dans le cabaret. Mais c’est précisément lorsqu’il enfile celui-ci que les choses s’accélèrent : d’un tir de précision venant de nulle part, un homme met à terre le primate qui s’était installé sur Worick. Simple, net et sans bavure, celui-ci tombe au sol, semblant simplement sonné par le coup, sous la réaction offusquée d'un homme aux cheveux blond visiblement attiré par les vêtements du sexe opposé. Surpris par cette enchainement pour le moins inattendu, le scientifique cherche son sauveur dans l’assemblé, l’espace d’un court instant du moins car ce dernier se montre directement aux yeux du rouquin, tenant à la main son tiplouf, Billy, comme s’il s’agissait là d’une arme. Il semble sur les nerfs, comme si un véritable conflit menaçait d’éclater, alors qu’il propose au rouquin et sa collègue de les escorter hors des lieux.

« Jean ! Mon sauveur ! Tu tombes à point nommé ! Ton aide sera des plus précieuses pour prendre la fuite loin d’ici avant que je ne meurs de froid, ou pire ! »


D’autant plus que le jeune homme a bien l’impression qu’il commence à perdre la boule. Entre cette sensation de froid intense qui lui gel les poumons et le bout des doigts, il commence à halluciner, apercevant un gros bonhomme entièrement vêtu de rouge et blanc par moment au milieu de la foule.

« Mais… que ferait le père Noël dans un lieu comme celui-ci… ? Pourquoi une légende apparaitrait-elle au beau milieu de ce genre de cabaret… ? »

Alors qu’il s’interroge sur la véracité de ces visions, continu de regarder autour de lui et ne peut s’empêcher d’afficher un regard horrifié lorsqu’il se tourne du coté de la scène. Ce fameux homme, le père Noël, symbole même des fêtes de fin d’année, des cadeaux, meilleur ami des enfants, est en train de réaliser un numéro de Pole Danse des plus réussis. Peu importe que ce soit une hallucination ou un acteur payé pour jouer le jeu, dans son état actuel, Worick est bien incapable d’imaginer qu’il se n’agit pas là du véritable père noël. Après tout, tous le monde peut bien avoir ses petits penchants secrets. Encore abasourdi par ce qu’il vient de voir, le rouquin s’apprête à suivre Jean pour prendre la fuite, vérifiant bien qu’Arya va les suivre elle aussi avant d’être interpelé par un lutin. Evidemment, comment avait-il fait pour ne pas y penser plus tôt ? Si le père Noël était de la partie, il avait sans aucun doute amené ses fidèles sbires avec lui, les lutins, les fameux petits êtres travaillants pour l’homme à la longue barbe blanche afin de fabriquer les cadeaux avant la fin de l’année. Cependant, dans les récits, on parlait des lutins comme de petits êtres charmants. Hors, celui-ci n’a rien d’agréable, et il s’exprime même d’une drôle de façon.

« Eh bien mon petit lutin, en voilà des menaces. Je sais bien que je n’ai pas forcément été très sage cette année, mais tu devrais faire tout de même attention à ton langage voyons, ce n’est pas une façon de s’adresser à un adulte ! »

Nullement impressioné, le jeune homme ne ressens pas le besoin de se montrer plus direct avec son interlocuteur. Aussi lui tapote t-il la tête comme s’il s’adressait à un enfant, bien que le lutin en question lui semble soudainement plus grand qu’il ne l’avait cru au premier coup d’œil. Bien évidemment en temps normal, il ne se serait pas laissé faire de la sorte, et l’homme face à lui se serait sans doute fait rosser à coup de crosse, mais après tout, ce n’était pas tous les jours que l’on avait l’occasion de parler à un lutin, et Worick ne devait pas oublier son objectif premier : suivre Arya et Jean pour prendre la fuite loin de cette folie.



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Modo RP & Scientifique

C-GEAR
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Messages : 1874

Région : Kanto
Mer 28 Juin 2017 - 16:47
Tu te senti un peu honteuse face a la réaction du jeune homme blond. Effectivement, ce n'était pas forcément des manières pour s'adresser a lui-elle ainsi. Pourtant ton côté reine n'en n'avait que faire, tout le monde devait t'obéir et au pas de course ! Tu commenças donc à croiser tes bras pour le regarder avec un air menaçant. Ca avait l'air de fonctionner vu qu'il se dirigeait vers Worick et l'autre blond qui était toujours accrocher a son dos. Jusqu'à tant qu'encore un autre blond - c'était décidément l'attaque des blonds ici ce n'était pas possible - armé d'un Tiplouf-mitraillette de bulles d'eau calma tout ce petit monde. C'était le fameux Jean, celui que Worick t'avait montré en début de soirée. Pour le coup, ce n'était pas plus mal d'avoir une connaissance dans le lot, celui ci avec son Tiplouf semblait plus efficace pour faire descendre le singe du dos de Worick. Celui ci semble sonné un moment, avant de lâcher enfin une phrase compréhensible avant de rejouer les singes. Ton toi intérieur es en pleine réflexion face à ce comportement plus qu'étrange. Il semblerait en fait que tu n'étais pas du tout la seule touchée par ce côté "bourré". A moins que c'était autre chose...

- Jean quelle surprise ! Merci de votre aide, c'est fort aimable et bien plus efficace que les tentatives de certains. Je vous nomme second chevalier de la reine !

Comme si c'était le moment... Mais tu attrape ton portable, et tel une épée - très très courte oui - tu le fais passer sur les épaules de Jean. Décidément ton propre comportement te laisse sans voix, tu espères reprendre le contrôle rapidement avant que ca dégénère.
Mais justement, une partie de ton cerveau commence à t'envoyer des signaux de détresse. Un truc étrange se trame tu mettrais ta main à couper. Et alors que vous essayez de partir avec Jean et son Tiplouf nauséeux, voila un membre du personnel du Lait de Cerise qui vient te voir pour dire que tes sujets de doivent un impôt. Si ton cerveau se demande se qu'il raconte, ton corps lui semble tout à fait d'accord. Et heureusement pour toi, il semblerait que ton corps possède encore une once de raison.

- Me faire un virement sur ma carte bancaire ? Et puis quoi encore ? La reine ne fait confiance qu'en ces chevaliers ! Prenez mes impôts par chèque, je les encaisserais moi même !

Et hop tu contourne la serveuse, alors que Worick a le même souci mais avec un client. Il le traite de lutin, et tu te demande ce qu'il se passe avec ton ami. Déjà qu'il avait froid pour une obscure raison, voila qu'il voyait l'autre blond - encore ! - comme un gamin et qu'il lui tapotait la tête. Ca allait mal finir encore cette histoire !

- Garde ! On essaye de voler mon chevalier ! Qu'on jette ce... lutin oush oush ? Au cachot !

Qu'on essaye de le voler... Tu n'avais jamais été aussi proche de la vérité. Heureusement pour toi, bourrée-droguée ou non, tu avais plus d'un tour dans ton sac !




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