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» La cruauté n'a pas d'âge...


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Modo & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 16/08/2016
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Région : Sinnoh
Mer 19 Oct - 16:48
Flash-Back : Flora-ville, vingt ans en arrière.
Eder a 8 ans, il est en cours élémentaire dans une des écoles de la ville.



Je suis dans un sale état.

Mon visage dégouline d’une eau souillée, mon œil gonfle rapidement et ma joue me brûle. Je les sens pulser tous les deux, comme si j’avais un deuxième cœur sous la peau, à cet endroit. Cet enfoiré de Matthew… Lui et sa bande m’avaient encore coincé dans les toilettes, à l’heure de la récréation du matin. Subitement, l’endroit s’était vidé, me laissant seul avec ces brutes. Ils ont tous deux ans de plus que moi, ce sont les grands de l’école ; et ils le savent pertinemment. Depuis une semaine, ils ne loupent pas une occasion de s’en prendre à moi. Tout ça parce que j’ai pris la défense du petit Thomas et que j’ai raconté à la maîtresse ce qu’ils lui avaient fait, cachés derrière le réfectoire. Du coup, ils ont reporté leur haine et leur bêtise sur moi. « Sale poucave, tu vas le regretter… T’es mort… » m’avait-dit Matthew, les yeux pleins de colère, à l’issue de son conseil de discipline. Il avait été exclu de l’école pendant une bonne semaine, ses parents avaient été convoqués par l’école, et par les agents ;ils avaient puni leurs fils en le privant d’entraînement de football avec ses copains. J’étais donc devenu le garçon à abattre à ses yeux, le responsable de tous ses malheurs.

Je n’avais pourtant rien demandé, à la base. Le hasard m’avait fait chercher une balle qui avait un peu trop roulée, non loin du réfectoire, quand j’avais entendu le petit Thomas. Il reniflait et sanglotait beaucoup. En m’approchant doucement, j’avais pu voir ce qu’il se passait : Matthew et sa bande s’étaient emparés du Tiplouf de Thomas. Deux garçons le tenaient chacun par une des ailes, et tiraient doucement. L’animal se débattait, tentant de pépier de douleur. Aucun son ne sortait de son bec, solidement fermé par une bande adhésive. Matthew exigeait que Thomas baisse son pantalon et fasse toute sortes de poses ridicules pendant qu’il le filmait avec son téléphone. S’il ne s’exécutait pas, les deux abrutis continuaient à tirer sur les ailes du Tiplouf, l’écartelant de plus en plus. Le visage en larmes, Thomas faisait ce qu’on lui demandait pour ne pas voir souffrir son compagnon. Je n’ai pas attendu davantage. J’ai récupéré mon ballon et j’ai filé retrouver mes amis. J’ai ensuite prétexté une envie soudaine de boire pour rentrer dans le bâtiment principal de l’école, et avertir la maîtresse, qu'elle mette fin au calvaire de mon jeune camarade. Malheureusement pour moi, mon nom avait été donné lors du conseil de discipline, quand on a entendu mon « témoignage ». Ma vie à l’école est alors devenue un enfer.

Je suis assis dans les toilettes, les cheveux dégoulinants et un côté du visage bien amoché. Ils m’ont coincé à plusieurs, en interdisant aux autres élèves de rentrer dans le petit bâtiment. Puis Matthew m’a donné un violent coup de poing sur le côté du visage. Ses copains m’ont ensuite attrapé et m’ont forcé à plonger la tête dans un des WC les plus sales du lieu. Ils ont tous détalé quand leur sentinelle a annoncé l’approche du surveillant général. Il ne les a pas vu, et n’est même pas venu jusqu’aux toilettes. Je ne suis pas allé me plaindre auprès de lui, non… Je suis resté assis au même endroit, de grosses larmes roulant sur mes joues. Dans mon esprit résonne encore la menace de Matthew … -« Eder, si tu dis quoi que ce soit, ou si tu vas te plaindre, on s’en prendra à ton petit frère dans la rue, là ou personne ne viendra à son secours… Tu ne le reconnaitras même plus… »

J’ai très peur pour Charly, mon petit frère… Je ne veux pas qu’il lui arrive malheur…
Alors je reste là, dans ces toilettes, et je pleure…
Comme j’aimerai ne jamais avoir aidé Thomas…



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Modo & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 16/08/2016
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Région : Sinnoh
Jeu 20 Oct - 12:35
La cloche de fin de récréation sonne et je suis toujours assis dans les toilettes, à pleurer. J’essuie mon visage du mieux que je peux avec la manche de mon sweat, autant pour enlever les larmes que l’eau saumâtre de la cuvette. Je ne peux pas rester là… La maîtresse va s’inquiéter de ne pas me voir regagner ma classe, elle va se mettre à ma recherche et finira par me retrouver. Inévitablement, on me questionnera sur l’origine de ma blessure, et on pensera immédiatement à une agression. Il ne leur sera pas très difficile de retrouver le coupable, et mon petit frère sera en danger. Non, je ne peux pas avouer ce qu’il se passe, je dois cacher la vérité, pour Charly… « Allez les enfants, on rentre en classe! La récréation est finie ». La voix de ma maîtresse. Je jette un coup d’œil par la porte des toilettes pour vérifier l’état de la cour. Elle est en train de se vider de ses occupants. Bien. Ma maîtresse ne repérera pas tout de suite que je ne suis pas avec le reste de mes camarades, elle ne le verra que lorsqu’elle sera dans sa classe. J’ai donc un peu de temps. J’essuie une nouvelle fois les dernières larmes qui roulent, bien malgré moi. La peur comme la douleur y sont toutes les deux pour quelque chose, je ne peux pas y faire grand-chose pour le moment. Une fois la cour déserte, je sors des toilettes et je me faufile dans le bâtiment principal. Direction le 1er étage, là ou je vais mettre à exécution mon « plan ». L’objectif est de cacher la véritable origine de ma blessure, afin que Matthew ne soit pas inquiété, et donc qu’il ne s’en prenne pas à mon petit frère. Arrivé en haut des marches, je fais semblant de trébucher. Je vacille un moment et je me laisse tomber vers l’arrière, tout en faisant bien attention à me mettre en boule. Je dévale les marches en hurlant, histoire d’attirer du monde.

-« HAAAAAAAA ! »

L’arrivée en bas des marches est brutale, je me cogne violemment la tête malgré toutes mes précautions. Les larmes reviennent. Tant mieux. Je reste assis, à pleurer, jusqu’à ce que l’un des surveillants vienne voir ce qu’il se passe. Je vois à son visage affolé que le mien ne doit pas être dans le meilleur état qui soit. Je sens que mon côté gauche gonfle, j’ai du mal à voir sur ce côté. L’homme se précipite vers moi.

-« Eder ! Mais qu’est ce qu’il s’est passé ? »
-« J’ai… trébuché en haut de l’escalier… et je suis tombé ! Je me suis cogné le visage sur le bord d’une marche, ça fait très mal !!! »

J’espère vraiment que cet homme ne sait pas faire la différence entre une blessure suite à un coup de poing, et un choc sur un rebord de marche…

Je croise les doigts. Ils ne doivent pas savoir…



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C-GEAR
Inscrit le : 16/08/2016
Messages : 825

Région : Sinnoh
Jeu 20 Oct - 23:31
Le surveillant m’aide à me relever et m’emmène à la petite infirmerie de l’école. Ici, pas d’infirmière (ça coûte trop cher à la région), ce sont donc les instituteurs et autres personnels qui s’occupent des bobos du quotidien. Dans mon cas, l’homme qui m’a accompagné mouille un gant avec de l’eau froide et nettoie mon visage tuméfié. Il m’arrache une grimace de douleur. « Tu ne t’es pas loupé, Eder… ». Je n’ai aucune idée de mon apparence actuelle. Je ne tiens pas vraiment à savoir en fait, je vais fuir les miroirs pendant les prochains temps. Le surveillant me tend le gant à nouveau rincé afin que je le garde pressé sur mon œil meurtri. Puis il s’empare du téléphone pour prévenir ma maîtresse. J’entends à moitié la conversation, elle lui demande de vérifier si je ne me suis pas fait taper par quelqu’un d’autre, ce qui aurait provoqué ma chute des escaliers. Puis elle demande à l’homme d’appeler mes parents afin qu’ils viennent me chercher. Il acquiesce et raccroche, tout en me regardant avec inquiétude. Je fuis son regard et prépare mon mensonge.

« Comment es-tu tombé ? Quelqu’un t’a empêché de monter et t’a repoussé ? ». Il pensait au jeu des escaliers, bien sûr. C’est vrai qu’il faisait des ravages, ces derniers temps. Dans l’école d’à côté, des gars (sûrement des potes de Matthew) avaient réussi à bloquer le bas d’un escalier à l’heure de la cantine. Ils avaient laissé les élèves affamés s’accumuler, se pousser entre eux. Puis, ils s’étaient écartés d’un coup, laissant tout le monde tomber. L’une des élèves avait eu la clavicule cassée. J’ai légèrement secoué la tête sur chaque côté en signe de négation, puis je lui ai montré l’une de mes chaussures, dont j’avais pris soin de desserrer les lacets avant de monter mon petit stratagème. « Non… J’étais en retard, j’ai grimpé l’escalier, et j’ai marché sur mon lacet… Je me suis pris un bord de marche, ça fait très mal. Et je suis retombé en bas des escaliers… » Pourvu que mon bobard passe…

L’homme me regarda encore quelques secondes, puis se baissa pour refaire mon lacet. « Je vais appeler tes parents, petit. Il faut qu’ils t’emmènent chez les médecin, tu vas avoir un bel œil au beurre noir… ». Je hoche la tête en guise d’acquiescement, le gant mouillé toujours pressé contre mon œil. Le froid atténue un peu la douleur, ça fait du bien. Bon, par contre, le plus difficile arrive : l’interrogatoire de ma mère.

J’ai intérêt à être convaincant…
Pour Charly…




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Modo & Dresseur

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Mer 4 Jan - 11:29
Défi Calendrier de l'Après Jour 4 : Faire un RP de 15 lignes et plus sans la lettre
interdite:
 


Que se passe t'il à l'intérieur de ta tête? C'est un véritable tourbillon, les pensées s'entrechoquent avec violence. Tu en veux à cet abruti de grand, de jouer de cette façon avec l'équilibre de ta vie. Tu souhaiterais que ce garçon disparaisse d'un coup, que l'on entende plus parler de lui, pour continuer à vivre ta vie avec tes parents et Charly, tranquilles, tous réunis. Tu t'en veux aussi beaucoup, de ne pas pouvoir répliquer d'une façon dissuasive. Ah, si tu pouvais lui casser son grand nez et quelques dents au passage, à celui-là...Il cesserait peut être de venir piétiner ta tranquillité et celle de Charly... Si tu étais capable de défendre d'un point de vue physique ton petit frère, les choses seraient très différentes à l'heure actuelle... Tu as aussi des griefs contre ton école. Personne dans cette foutue prison ne voit l'attitude de cette bande de cinglés? Toi et Charly n'êtes pas les seuls cibles. Ils s'en prennent à d'autres, parfois bien plus petits que toi... Les institutrices ne voient pas le côté obscur de ce type, elles s'arrêtent toutes à son visage angélique, et ses cheveux bien coiffés. Elles devraient pourtant réaliser qu'il y a anguille sous roches quand il traîne avec sa bande, tard le soir, sans aucun contrôle parental...

Tu serres le gant pressé sur ton œil pour tenter d'apaiser ta colère. Quelques gouttes perlent du gant en question et chutent sur ton pantalon, faisant une petite tâche foncée sur le tissu du jean? Avec ton doigt, tu tentes d'essuyer la tâche, cependant, le tissu a déjà bien absorbé le liquide, et cela ne part pas. Il y a aussi une trace de sang sur l'un des bras de ton sweatshirt. Tu t'es à priori blessé en chutant tout à l'heure, dans les escaliers. Ce n'est pas le plus grave. Tes parents ne verront que ton œil et son horrible aspect tout gonflé, ils n'iront pas te chercher querelle pour des petites tâches de sang anecdotiques. Tu sens toujours ton oeil pulser sous le gant. Celui-ci a perdu sa fraicheur du début, et tu la regrettes bien, à présent. En faisant attention, tu te lèves et tu avances en direction du lavabo pour rincer à nouveau le gant. L'eau glacée te pique les doigts, tu n'y fais pas trop attention. Le gant vivifié retourne se coller contre ton œil à ton plus grand bonheur, si on peut appeler ça du bonheur. Le surveillant revient alors dans la petite salle. Il te sourit d'un air un peu forcé. "J'ai eu ton père. Il arrive dans un petit quart d'heure. Je vais récupérer tes affaires en classe, attends ici." Les autres élèves vont se poser des questions, à présent. Génial. Ta vie est nulle...



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