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» ►Interview◄ Profession : Gardienne de la paix


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Dresseur Unys

C-GEAR
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Mer 27 Juil - 12:15

Profession : Gardienne de la paix

Arabelle, une ville bien agréable. Enfin, tu n'es pas ici pour te reposer, bien au contraire. Tu es ici pour le boulot, tout va dépendre de ce que tu rendras à l'issue de ta journée. Le rédacteur en chef des Presses de Volucité t'a donné l'occasion de faire tes preuves. Il a même laissé entrevoir la possibilité d'un emploi à l'issue de ton stage, qui va bientôt prendre fin. Mais ce qu'il te demande ce n'est pas rien, c'est de créer une rubrique qui te sera propre, en plus de celle que tu as déjà.

Alors tu t'es posé la question de ce qui existe déjà, de ce qui a déjà été fait. Tu y as réfléchis, des nuits durant. Une idée a alors émergé. Tu as décidé d'aller à la rencontre de personnes dans l'optique de leur travail afin de voir les gens derrière leur fonction. C'est une idée qui te plaît particulièrement bien. Il t'as ensuite fallu trouver qui interviewer. Quel métier choisir ? Ce fut compliqué. Tu as pensé aux pompiers, aux rangers et aux policiers. Ce sont les premiers qui sont venus. Ce ne sont pas les seuls auxquels tu as songé mais ce sont les plus médiatiques. Tu t'attaqueras aux autres lorsque tu seras plus assis en tant que journaliste.

La réflexion n'est plus la même. Il faut trouver quelle fonction te sera la plus accessible et te permettra de rendre le meilleur papier. Aller sur le terrain risque d'être compliqué surtout pour une première interview, et un bureaucrate ne t'intéresse guère. On verra plus tard pour les rangers. Il reste policiers et pompiers. Tu ne sais pas. Solution ultime, pile ou face. Pile pour la police et face pour les pompiers. Tu lances la pièce, la récupères et la poses sur la paume de ta main. Pile, direction le poste de police. Mais lequel choisir ? Tellement de questions à se poser. Tu ne veux pas aller dans une ville gigantesque, ce n'est pas un reportage des bas fonds, mais tu vas éviter le petit flic de campagne qui veille sur dix habitants. Une ville quoi. Une liste s'est alors formée. Et tu l'as réduite à la ville d'Arabelle.

Tu t'es rendu en moto jusqu'à la ville en question. Jusqu'au poste de police. Avec ton Gruikui derrière toi, tu franchis la porte. Maintenant, tu dois te diriger jusqu'à l'accueil. Tu songes à ce moment-là que tu aurais peut-être mieux fait d'appeler avant pour demander s'il était possible d'obtenir une entrevue avec l'un des agents en place. Il serait vraiment bête de se prendre un refus une fois sur place. Tu te sens bête de ne pas y avoir pensé plus tôt. Il est certain que tu n'es pas encore journaliste professionnel, tu as encore à t'améliorer sur la prise de contact, mais tu y es alors il n'y a plus moyen de faire machine arrière. Une fois devant l'accueil, tu lèves les yeux. Il va falloir te lancer.

Bonjour, je suis Roy Harrison. Je travaille pour les Presses de Volucité. J'aimerais savoir s'il est possible de m'entretenir avec l'un des agents en poste ici, pour un article.

Voilà, c'est fait. C'est dit. Tu n'as plus qu'à espérer une réponse positive. Tu sens la tension dans tes muscles, il va falloir te détendre si tu veux être efficace. Tu n'as même pas osé regarder ton interlocuteur dans les yeux. Un peu de courage ne te ferait pas de mal. Tu rassembles tes forces et tu relèves la tête pour voir qui te fait face. Tu esquisses alors un semblant de sourire, qui reste gêné et crispé. Tu devras apprendre à te décontracter et à être plus à l'aise avec les gens si tu souhaites réussir. Tu sais que tu te prends beaucoup trop la tête, on te le répète depuis petit. Mais ce qui te stresse maintenant, c'est de devoir faire cette interview au feeling car rien n'est préparé. Tu verras ce que tu pourras en tirer. Toute expérience est enrichissante, enfin, tu espères.


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C-GEAR
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Lun 15 Aoû - 18:02
Il était onze heures trente lorsqu'Astrid revint au poste après sa patrouille habituelle. Enfin, habituelle depuis quelques semaines parce qu'elle n'avait guère plus de missions intéressantes ces derniers temps. Cela se résumait à patrouiller et à faire de la paperasse. Pourtant le travail ne manquait, comme le lui rappelait fréquemment Frédérick, son collègue, qui revenait souvent au poste éreinté après des missions épuisantes. La jeune blonde aurait vraiment voulu l'aider mais ses supérieurs préféraient la cantonner à ces tâches plus calmes le temps de sa rééducation. "Plus calmes" c'étaient leurs mots. Elle aurait volontiers dit "ennuyantes à mourir". Mais elle reconnaissait que sa blessure à l'épaule la gênait pour tirer. Elle visait moins bien qu'avant et ça la désespérait assez. Mais le pire, c'était les heures qu'elle était obligée de passer avec Annabelle, la psychologue du service. Comme si elle avait besoin de ça ! Mais ce n'était pas comme si elle avait le choix, il n'y avait qu'elle qui pourrait de nouveau l'autoriser à reprendre un vrai travail de terrain. Même si elle savourait la sensation de vitesse et de vent que lui procurait sa moto de service (même si elle ne valait sa bécane personnelle), l'Action avec un grand A lui manquait.
Enfin, pour le moment, elle devait quand même s'acquitter du travail qu'on lui avait confié et cela passait par faire son rapport de la matinée. Elle allait se garer dans le parking prévu à cet effet lorsqu'elle aperçut un jeune homme blond descendre de son engin devant le poste suivi par un Gruikui. Un bel engin. Elle s'autorisa à s'arrêter pour y jeter un œil appréciateur. C'était un modèle assez loin d'être neuf mais il n'y avait pas à dire, celui qui l'avait choisi avait du goût.
Accroché fermement à la nuque de l'agente, Shine, son Statitik, commençait à s'agiter. Astrid rit. Son pokémon n'appréciait pas les engins à moteur autant qu'elle et avait hâte de descendre. Elle alla donc se garer et entra dans les bâtiments. En traversant l'accueil, elle recroisa le propriétaire du véhicule qu'elle avait examiné et entendit la requête qu'il formula à l'agent d'accueil. La réponse du collègue fut plutôt confuse. Le pauvre était tout à fait décontenancé.

- Ouh la la ! Euh, là maintenant tout de suite ? Vous auriez dû prévenir plus tôt, il faut que je demande des autorisations à la hiérarchie, qu'on trouve quelqu'un qui accepte de vous donnez de son temps, parce que vous savez, on a du boulot ici et pas qu'un peu et...

Plus le monologue de celui-ci s'éternisait, plus le visage dudit journaliste se décomposait. Une tête de Ponchiot battu. Ca lui faisait un peu de peine pour lui. Il avait l'air plutôt sympathique, il était motard et il y avait un Gruikui derrière lui. Ca leur faisait deux points communs. Elle s'arrêta un instant, partagée. Puis elle haussa les épaules. Après tout pourquoi pas. De toute façon, elle n'avait pas grand chose à faire de son temps libre alors...
Elle s'approcha de l'accueil et lança à son collègue.

- Et si je me porte volontaire ? Tu n'auras qu'à t'occuper de l'autorisation de publication lorsqu'il aura rédigé son article ?
- Euh, oui pourquoi pas mais...

Elle ne lui laissa pas le temps de finir. Elle savait qu'il allait encore exposer toutes les difficultés possibles et inimaginables, se faire peur et finir par refuser. Ce n'était pas pour rien qu'il était agent d'accueil et pas agent de terrain. Elle se retourna donc vers le journaliste et enchaîna.

- Alors c'est réglé ! Si vous êtes intéressé, je serai au café "Chez Oscar" après mon service, vers 18h30. Mais pour le moment, le devoir m'appelle ! Bonne journée.

Et elle fila vers son bureau aussi brusquement qu'elle était intervenue, Shine peinant à remonter sur sa nuque. L'homme qui faisait face au journaliste prononça dans un soupir une phrase qu'heureusement elle n'entendit pas.

- La tornade blonde a encore frappé...


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Dresseur Unys

C-GEAR
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Sam 20 Aoû - 13:56
Tu venais de formuler ta demande. Et tu te rends compte que tu as vraiment besoin d'assurance. Il faut apprendre à s'imposer davantage, c'est tout. Maintenant que tu croises le regard de ton interlocuteur, tu vois qu'il ne s'attendait clairement pas à une telle requête. En arrivant à l'improviste comme cela, tu ne pouvais pas t'attendre à autre chose. Et son discours confirme tes craintes. Tu aurais dû prévenir. C'est un fait. Mais tu n'avais pas pris ce temps. Tu tenais à monter cette rubrique au plus vite, il ne te reste pas une semaine avant la fin de ton stage. Tu as pensé à faire tes preuves sans prendre le temps de t'assurer l'interview. C'est une erreur et ça peut te coûter ton article et surtout ta place. C'est ta condition pour obtenir le contrat de travail dont tu rêves.

C'est un coup dur, tu n'as pensé à aucunes des formalités auxquelles tu devais te plier. C'est la base pourtant, c'est l'une des premières choses qu'on t'apprend à l'école de journalisme. Il faut être informé sur son sujet et s'assurer d'avoir les autorisations nécessaires. Mais non, tu as foncé, tête baissée. Tu as tellement réfléchi à quoi faire que tu es complètement passé à côté de comment le faire. Tu es parti à l'aventure, tête baissée. Tu n'as plus qu'à t'en retourner penaud.

Une autre voix se fait alors entendre. Tu n'as eu le temps que de tourner la tête que des mots comme bénis se sont fait entendre. Tu as vu une blonde apparaître, une jolie blonde soit dit en passant. Enfin, ce n'est pas ça qui t'intéresse sur l'instant. Elle allait se porter volontaire pour ton article. Elle allait te sauver la mise. Son collègue qui t'avait accueilli ne semblait pas non plus s'attendre à cette intervention. Il restait d'ailleurs hésitant. Mais il n'a pas eu le temps de partager ses réticences que la demoiselle... l'agente s'adresse directement à toi. Le café "Chez Oscar", 18h30. Tu n'as pas le temps d'en placer une, au même titre que son collègue, qu'elle est déjà repartie. Aussi vite qu'elle était arrivée d'ailleurs. Tu voyais le visage dépité de l'agent face à toi. Dans un soupir, une phrase lui échappe. Tu commences alors à cerner légèrement la personne dont tu feras l'interview.

Tu tournes alors les talons pour quitter le poste de police, pour trouver de quoi t'occuper d'ici ce soir. Tu ne t'es pas encore remis de cet ascenseur émotionnel plus que violent. Mais bon, tu n'iras pas te priver de bonnes nouvelles comme celles-ci. Flynn continue à te suivre. Tu dois avouer que tu as une chance monstrueuse, tu aurais pu tomber sur n'importe lequel des agents, mais déjà une femme, c'est bon pour faire parler. Et sans parler de l'aspect médiatique, c'est une super thématique à aborder, les femmes dans ce genre de métiers, loin de celui où elles ont tendance à être cantonnées. Surtout que, de ce que tu as pu voir, la demoiselle ne se laisse clairement pas faire. Dynamique, serviable et souriante en plus de cela. Parce qu'elle m'accorde cette interview en dehors de ses heures de travail. Tu as tiré le bon numéro. Ce n'est pas un flic tout raplapla et totalement désabusé que tu vas avoir en face de toi. La déception a laissé place à une très grande satisfaction. Tu as le sourire aux lèvres.

Une fois dehors, tu t'accordes un petit tour en ville. Histoire de connaître un peu mieux la ville dans laquelle ton agente exerce. C'est l'occasion de faire sortir le reste de la petite troupe. Enfin pas tout à fait, tu as laissé Lina chez toi, à Papeloa. Donc tu n'as avec toi que Flynn, Touille et Cole. Le fantôme se hâte de sortir et de tournoyer près de toi. Tu sais parfaitement qu'il peut sortir de sa pokéball quand il le souhaite. Quant au rongeur, tu le portes pour le caler dans la poche ventrale, comme celle d'un Kangourex, de ton hoodie gris. Sa patte a encore besoin d'un peu de repos, mais il devrait bientôt pouvoir retrouver son autonomie. C'est dingue que tu détestes autant laisser tes Pokémon dans leurs pokéballs. C'est pour ça que ta Chovsourir reste chez tes parents. Tu commences alors à déambuler. Tu découvres, au fil des rues, le profil de cette ville, charmante et agréable. Tu peux prendre tout ton temps pour flâner.

Tu continues ta promenade. Tu prends quelques notes et puis, tu pars à la recherche de ce fameux café. Il vaut mieux éviter de rater ce rendez-vous. Tu n'as aucune envie de faire patienter celle qui t'a sauvé la mise. Ce serait de très mauvais goût. Tu as encore le temps de voir venir, et cela pour enfin tomber sur le fameux café. Enfin, rien ne sert de s'asseoir en terrasse pour l'instant. Autant s'installer sur un banc et profiter, pas loin du lieu en question. Les trois loustics s'amusent, et même si Cole vient à te passer à travers te laissant cette étrange sensation, tu n’interromps pas leur jeu. Ils sont encore tous plutôt jeunes, alors c'est normal qu'ils soient insouciants.



Ta manie de regarder ta montre t'évite de rater le rendez-vous. Chacun à sa place, Touille grimpe dans la poche ventrale de ton sweat, Flynn revient à tes pieds et Cole rentre de lui-même dans sa pokéball. Tu peux alors entrer dans le café en question. L'heure tardive te fait prendre place à l'intérieur, malgré le fait que la fraîcheur ne soit pas encore tombée. Tu n'as pas réfléchi une seule seconde à la manière dont tu allais aborder cette entrevue. Tu ne le réalises qu'une fois que tu prends place à une table. Normalement, ça se prépare une interview, et tu avais le temps pour. Mais non, tu vas la jouer dans un style particulier, la spontanéité totale, et des deux côtés. Qui sait, ça peut devenir ta marque de fabrique. Autant le tenter, de toute façon, tu n'as pas d'autre choix.

Tu aperçois alors la chevelure blonde de l'agente apparaître. Tu te lèves immédiatement, pour qu'elle te remarque mais surtout par politesse. Tu ne dois pas bégayer, pas douter, t'affirmer. C'est toi le journaliste ici, c'est à toi de jouer. Par professionnalisme, tu tends ta main, femme ou non, dans le domaine du travail, on sert la main.

Bonsoir. En premier lieu, je tiens à vous remercier. Honnêtement, vous m'avez sauvé la mise. Enfin, nous n'avons pas eu l'occasion de nous présenter, je suis Roy Harrison, journaliste stagiaire aux Presses de Volucité. Vu qu'il faut commencer par les formalités... Et si vous avez des questions à me poser avant que ce soit l'inverse, n'hésitez pas. Oh et asseyez-vous !

Bon, une fois que tu as ouvert la bouche, le professionnalisme, il n'était plus vraiment là. Le côté stagiaire de ta présentation sommaire ressort bien. Tu essaies de ne pas te laisser aller à la gêne. Tu la dissipes en te frottant l'arrière de la tête. Tu as bien fait de ne pas rentrer dans le vif du sujet, il vaut mieux laisser la possibilité à l'agente de dissiper ses possibles interrogations. Tu tentes de masquer cet aspect coincé que tu montres souvent, bien malgré toi. Pour cela, tu esquisses un sourire que tu veux chaleureux à l'intention de la jolie blonde. Que ta première réelle interview commence !


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Mer 19 Oct - 16:06
A peine sortie, Astrid se demanda pourquoi elle était intervenue. Après tout, ce n'était pas du tout son style de parler d'elle. Elle n'avait jamais eu de problèmes pour aller voir les gens mais elle se montrait généralement assez pudique dès qu'il s'agissait de sujets plus personnels. Enfin, si le journaliste était venu dans un poste de police pour demander une interview, c'était à coup sûr parce que le métier l'intéressait, théoriquement, ses questions n'auraient pas pour objet sa vie privée.
Elle était arrivée de façon tout à fait machinale devant son bureau lorsqu'un sourit s'imposa sur ses lèvres. Elle ne se faisait pas non plus autant de nœuds au cerveau d'habitude. Elle devait être en train de changer. Les efforts de Frédérick pour la rendre plus réfléchie portaient peut-être leurs fruits après tout ! Même si elle continuait à agir avant et à réfléchir après, c'était déjà suffisamment étonnant. Mais elle vira bien vite ces considérations de sa tête pour, après un soupir de rigueur pour ce genre d'activité, s'atteler à son rapport de patrouille et autres paperasses.
La journée passa plus vite qu'elle ne s'y attendait. Après avoir bouclé son travail administratif, elle fila à la salle d'entrainement pour se défouler un peu. Elle avait sa petite routine : 30 minutes de course, une session d'abdos, un petit moment devant un sac de frappe, une nouvelle session d'abdos, de nouveau 30 minutes de course puis étirements. Ah ! Pouvoir faire du sport sur son temps de travail, elle n'aurait jamais pu rêver mieux. Pendant ce temps, Shine vagabondait dans les parages ou s'entrainait à contrôler la puissance de ses attaques électriques à l'aide d'un petit voltmètre. C'était adorable !
Lorsqu'elle retourna au bureau, on lui confia la fouille corporelle d'une voleuse prise sur le fait, ce que l'inspection minutieuse d'Astrid confirma et elle dût aider un collègue à conduire un homme visiblement aviné en cellule de dégrisement. Ce ne fut pas une mince affaire puisque l'homme vitupérait, gesticulait et donnait de grands coups dans tous les sens mais la moitié du poste s'étant mise de la partie, on finit par réussir à l'enfermer dans la salle où il continua un moment de vociférer. Astrid l'entendait de son bureau où elle prenait une déposition pour un accident de voiture sans grande gravité. Elle faillit aller le voir pour aller l'aider à faire un petit somme. Une aide à la manière Astrid. C'est-à-dire en l'assommant. Mais Frédérick l'observait de loin et l'exhortait silencieusement à rester calme. De toute façon, si elle l'avait vraiment fait, elle aurait évidemment eu des problèmes. Une journée banale en somme.
A 18 heures sonnantes, Astrid quitta son bureau et se dirigea dans les vestiaires où elle troqua son uniforme contre des vêtements civils. T-shirt noir à l'effigie d'un groupe de hard rock, jean élimé et docks martins ; sa tenue lui donnait l'allure d'une lycéenne rebelle. Elle attrapa la sacoche de cuir qui ne la quittait jamais et partit en direction du café où elle avait donné rendez-vous au journaliste.
Lorsqu'elle entra au Oscar's, elle salua d'un geste de la main le propriétaire qu'elle commençait à bien connaître, puis elle se dirigea vers la table où le journaliste l'attendait. Il s'était levé pour l'accueillir et lui tendit la main. Ca la fit sourire. Il avait l'air très attaché aux convenances, peut-être même un peu coincé. Il avait beau jouer le professionnel, on sentait bien la pointe de gêne qui trainait en arrière-plan. C'était assez mignon.

- Astrid de Valnor. Pas de quoi me remercier, j'étais juste là au bon endroit au bon moment, c'est tout. Et puis cette interview avait l'air de vraiment vous tenir à cœur.

Elle n'ajouta pas qu'il avait vraiment eu de la chance de tomber sur elle. La plupart des policiers avaient une sainte horreur des journalistes, ou tout au moins ils craignaient leur pouvoir médiatique. Les journaux sont souvent friands d'histoires sur les bavures des forces de l'ordre, ça fait un argument de vente souvent efficace, alors que les agents eux, avaient tout intérêt à ce que l'image de leur profession soit irréprochable. Ils devaient donc eux-mêmes être sans tâche devant les journalistes. Or Astrid ne faisait pas partie de ceux-là, elle était bien trop tête brûlée pour réfléchir aux conséquences de ses actes avant d'agir, et si cela lui avait souvent joué des tours, elle s'en était toujours plus ou moins bien sortie.

- D'accord. Première question : vous voulez prendre un café avant de commencer ? demanda-t-elle en souriant

Elle en commanda un pour elle-même, prête à un payer un pour Roy et en profita pour laisser sortir Shine ainsi que Rosie et Charlie. Oscar, le propriétaire des lieux, adorait les Pokémons et était toujours heureux de les voir gambader dans sa boutique. Et puis ils avaient bien le droit de se dégourdir un peu les jambes.
Le café arriva. Astrid en but une gorgée.

- Deuxième question : si vous êtes venu au poste d'Arabelle pour demander une interview, j'imagine que vous vouliez parler un agent. Pourquoi ?

Lorsque sa curiosité fut satisfaite, elle déclara finalement :

- Troisième question... Non je rigole, ne vous en faites pas. Vous pouvez commencer quand vous voulez !

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Dresseur Unys

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Ven 28 Oct - 13:21
Tu n'es pas un professionnel, c'est certain, et tu ne doutes pas un seul instant sur le fait que cela se voit. Pourtant, tu ne te sens pas crouler sous la pression. Pourtant, elle est bien sur tes épaules, la tienne plus celle que met le rédacteur en chef. Tu dois rendre un bon papier, mais surtout, un papier qui te ressemble. Vouloir obtenir le scoop, le sujet scandale du mois, non merci, très peu pour toi. Ce que tu veux, c'est que les gens qui liront tes articles en sachent plus sur des choses qu'ils ne voient pas sous cet angle. Pour qu'il découvrent que tout n'est pas comme il le paraît, et qu'il faut s'intéresser à ce qu'il se passe de l'autre côté du miroir pour faire avancer ce monde dans le bon sens. Oui, tu es un idéaliste. Tu sais parfaitement que ce ne sont pas tes projets, tes textes qui changeront la face du monde, mais au moins tu auras agi dans ce sens, à ta manière.

Tu notes son nom tout en haut de la page de ton carnet. Même si tu comptes enregistrer cette interview grâce à ton magnétophone. Tu prends quelques notes sur ce qu'il se dit, pour récupérer des pistes pour des prochaines questions, qui ne seraient pas forcément prévues. Tu t'investis au maximum dans cette entrevue car tu sais pertinemment que c'est à l'issue du papier que tu rendras que tu auras, ou non, ta place dans le journal à l'issue de ton stage. Déjà au poste de police puis maintenant, tu as remarqué quelques éléments et cerne un peu sa personnalité. C'est un femme qui ne semble pas se mettre de barrière et qui s'est trouvée être plus que serviable à ton égard.

D'accord. Première question : vous voulez prendre un café avant de commencer ?

Volontiers, merci.

Elle est bien plus que simplement serviable, elle est avenante. Tu penses franchement qu'au-delà de cette interview, cet échange pourrait s'avérer bien agréable, mais tout autant instructif. Elle te semble vraiment sympathique. Et tant mieux, parce que tu n'es pas certain que tu pourrais t'en sortir si tu avais un gars aimable comme une porte de prison face à toi. Salue ta chance, ça ne te fera pas de mal. L'agente commende alors. Elle fait ensuite sortir ses Pokémon. Flynn est toujours à tes pieds, mais tu es prêt à parier qu'il va vite bouger à la vue de nouveaux camarades, et surtout d'un autre Gruikui. Le temps de cette petite aparté et le café est servi. Tu en prends une gorgée lorsque la seconde question tombe.

Deuxième question : si vous êtes venu au poste d'Arabelle pour demander une interview, j'imagine que vous vouliez parler un agent. Pourquoi ?

Et bien, pour tout vous dire. Je dois monter un projet de rubrique pour le journal pour lequel je travaille. Et j'ai décidé de partir interviewer des personnes dont le métier est vite stéréotypé par les gens, qui ne se rendent pas compte de ce qu'est la réalité. Et comme les agents sont, je pense, les premiers à se confronter à ces préjugés au quotidien, cela m'a paru logique de commencer par ce métier. Voilà.

La question de la jeune blonde est tout à fait pertinente, directe, rien n'est moins sûr, mais pertinente. Tu espères seulement que ta réponse aura été assez claire pour elle. Tu reprends alors une seconde gorgée. Tu as tendance à beaucoup boire sous l'effet du stress et tu doutes que le café t'aide à te détendre, pourtant, il ne fera pas long feu à se rythme là. Même si ça ne transparaît pas vraiment, car tu te contrôles, il serait utile que tu te calmes, à l'intérieur. Un rapide coup d'oeil pour voir où se trouve Flynn et tu te recentres sur ta raison d'être ici.

Troisième question... Non je rigole, ne vous en faites pas. Vous pouvez commencer quand vous voulez !

Tu hallucines, c'est elle qui fait en sorte de te mettre à l'aise, alors que c'est censé être l'inverse. Il est certain que pour un journaliste, ça ne le fait pas vraiment. Enfin, sa plaisanterie de fait sourire. Finalement, elle parvient à te détendre. Parce que tu savoures le fait d'avoir quelqu'un qui respire autant la joie de vivre qu'elle face à toi. C'est une personne solaire, avec un tempérament vif et chaleureux. Ce qui place de plus en plus cette entrevue sous d'excellentes augures. C'est à toi de diriger cette interview, tu te sens prêt à te lancer.

Ah oui, je ne vous ai pas dit, mais j'enregistre notre conversation. Pour moi, pour pouvoir retranscrire vos mots exactement, pour ne pas dénaturer ce que vous dites. Et donc, voici ma première question. Depuis quand êtes-vous dans les forces de l'ordre ? Et qu'est-ce qui vous a poussée à y entrer ?

Bon, ça fait deux questions, mais ce n'est pas le moment de te prendre la tête sur des détails insignifiants de la sorte. Tu as posé ta question, tu n'as plus qu'à en attendre la réponse. C'est une interview, dans tous les cas, la personne en face parlera plus que toi. Alors contente-toi de poser les bonnes questions, c'est le but de ton travail, d'aboutir à quelque chose de cohérent. Tu lèves les yeux vers l'agente, curieux de savoir les raisons de son engagement dans la police. Tu vois de temps en temps passer Flynn, ou peut-être l'autre Gruikui passer. Ils sont tranquillement en train de jouer. Touille doit dormir dans ta poche ventrale et Cole se tient calme. Franchement, tout se passe au mieux, alors autant en profiter.

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Ven 11 Nov - 9:36
Un travail pour déconstruire les stéréotypes sur les métiers, hein ? Intéressant, original mais surtout, potentiellement utile. L'idée lui plaisait. Comme tous ses collègues, elle était régulièrement confrontée aux préjugés qui régnaient sur la police, entre le héros de série qui tire dans tous les sens et résout une enquête en 45 minutes chrono et son opposé, le flic tyran, corrompu jusqu'à la moelle et entré dans le métier juste pour le plaisir de martyriser la population en toute légalité. La réalité était nettement plus complexe. Et puis, cette manière d'informer changeait de la méthode du scoop à tout prix qu'elle trouvait juste insupportable.
Puis le journaliste lança l'interview sur son invitation. Elle sourit en voyant que sa plaisanterie semblait l'avoir détendu un peu. Il lui semblait que c'était l'une de ses premières interviews alors c'était normal de stresser. Elle se souvenait de son premier jour au poste. Elle n'avait pas beaucoup dormi tellement elle était tendue.

- Ah oui, je ne vous ai pas dit, mais j'enregistre notre conversation. Pour moi, pour pouvoir retranscrire vos mots exactement, pour ne pas dénaturer ce que vous dites. Et donc, voici ma première question. Depuis quand êtes-vous dans les forces de l'ordre ? Et qu'est-ce qui vous a poussée à y entrer ?

Astrid jeta un œil au petit appareil qu'il venait de sortir. Elle n'avait pas envisagé qu'elle puisse être enregistrée. Cette perspective lui faisait un peu bizarre mais ne la dérangeait pas vraiment.
La première question était classique et c'était plutôt facile de répondre.

- Alors officiellement je suis en service depuis six mois mais dans les faits, ça fait deux ans que je travaille au poste d'Arabelle.

L'air intrigué de son interlocuteur la fit sourire.

- C'est parce que j'ai fait partie d'un programme spécial, le programme RRPN. Ca signifie Renouvellement des Rangs de la Police Nationale. Pour résumer, lorsque je suis entrée à l'école de police, il y a eu une vague de départs en retraite, il fallait donc faire en sorte que les étudiants soient aptes au service rapidement. Après six mois de cours, j'ai donc fait une sorte d'apprentissage, 1 semaine en école, 3 semaines en poste. Et je suis officiellement titulaire depuis six mois.

D'ailleurs, elle ne savait pas si le programme était toujours actif. En tout cas, à Arabelle il n'y avait pas eu d'autres "apprentis" qu'elle et un autre garçon dont elle avait oublié le nom. Il faut dire qu'il avait rapidement été transféré ailleurs, peut-être à Maillard, elle ne savait plus.
En tout cas, elle espérait que sa "jeunesse" ne dérangerait pas Roy. Après tout, il aurait peut-être préféré interviewer quelqu'un qui avait plus d'expérience. Elle avait voulu lui rendre service mais elle avait peut-être été un peu orgueilleuse de se croire suffisamment intéressante pour lui. Elle scruta son visage sans trop en avoir l'air, à la recherche des signes d'une potentielle déception tandis qu'elle répondait à la seconde question.

- La raison pour laquelle je suis rentrée dans la police... C'est un peu plus compliqué. Ca a un caractère plutôt personnel.

Elle marqua une pause. Le visage interrogatif du journaliste l'invitant à développer, elle se demanda quelle raison elle pouvait bien lui donner. Elle ne pouvait évidemment pas mentionner l'influence d'un certain Basile Wine. L'autre vraie raison était assez personnelle et elle n'était pas sûre de vouloir le voir apparaître dans le journal, songea-t-elle en jetant un œil au magnétophone. Elle hésita un moment. Et lança un regard dans la direction de Rosie qui s'amusait avec l'autre Gruikui sous l'œil attentif de Charlie. Shine grignotait un biscuit que venait de lui donner le patron de l'établissement. Finalement, les mots sortirent tout naturellement.

- Mon père a disparu lorsque j'avais 18 ans. Une enquête a été lancée évidemment, mais par manque d'effectifs, elle a rapidement été classée. Avec la conclusion qu'il avait fugué, sûrement parce que quatre fils, une fille et une femme, c'était trop pour lui.

Son regard vague se reprit et elle regarda de nouveau le journaliste dans les yeux.

- Mon père n'a pas fugué. Et la potentielle raison qu'ils ont donné était encore plus absurde. Mais ma mère l'a cru. Vous vous imaginez annoncer à une femme qui a tout quitté pour son mari qu'il a fugué parce qu'il n'en pouvait plus de la vie de famille ?

Elle marqua une pause et lui servit un grand sourire. Elle ne savait pas pourquoi elle avait parlé de son père finalement. Elle avait pourtant de la réticence à en parler. Peut-être qu'elle avait juste eu besoin de vider son sac. Mais elle ne voulait pas qu'on la prenne en pitié, d'où son grand sourire même si ses yeux restaient un peu sombres. Elle embraya.

- Je ne veux pas que ce genre de choses arrivent à d'autres et c'est pour ça que je suis entrée dans la police. Mais si vous pouviez vous contentez du minimum pour cette réponse, j'apprécierais.

Elle but une gorgée de café pour se donner une contenance en attendant la prochaine question.


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Dim 4 Déc - 18:51
Tu as entamé l'interview, c'est bon, tu es lancé. Il n'est plus question de revenir en arrière, il n'est même plus question de planifier, il ne faut qu'agir. Tu dois être assez chaleureux pour qu'elle puisse se confier, qu'elle n'hésite pas à te répondre, à exprimer ce qu'elle ressent. Il est certain que tu n'es pas ici pour le scoop, pour l'article qui va faire le buzz, pourtant, tu recherches quelque chose d'animé par une lueur quelconque, de mu par un sentiment, quelque chose d'humain en fin de compte. Oui c'est ce que tu veux, l'humain derrière la fonction. Au moment où cette phrase s'échappe de ta bouche, tu y es, dans le vif du sujet. Tu dois pouvoir te montrer pertinent, professionnel, mais aussi attentif à ses réactions, pour mieux découvrir comment rebondir. Et ce dans votre intérêt à tous les deux.

Elle amorce sa réponse, et cela te surprend. Six mois, mais en fait deux ans. C'est étrange, tu en viens à te demander s'il y a du travail au noir dans la police. Tu te doutes bien que ce n'est pas envisageable, mais forcément, avec une telle information, tu es perplexe. Tes sourcils se froncent, et tu la questionnes du regard, histoire qu'elle développe davantage. L'agente a dû saisir ce que je lui demandais indirectement car elle a alors expliqué le programme auquel elle a participé. C'est super intéressant ça. Tu ne pensais pas qu'une telle organisation existe, et tu ne dois clairement pas être le seul à ignorer ce genre de chose. En plus de cela, elle détaille le fonctionnement de ce programme RRPN, comme elle m'a dit. Franchement, c'est une aubaine, déjà, tu n'auras pas de recherches spécifiques à faire, si ce n'est le lien du site qui permet d'entamer ce type de procédures. Qui sait, ça peut susciter des vocations.

Dans sa lancée, elle commence à répondre à ta seconde question. Mais elle s'arrête bien vite dans ses propos. Avant même que tu ne comprennes ses paroles, tu plonges ton regard dans ses yeux, tu es à la fois surpris et intrigué. Puis tu assimiles et saisis que cela est peut-être trop intime. Il est certain que chacun à ses motivations, et si c'est quelque chose qui lui tient à cœur, ça ne peut que donner de la force et de la véracité à ton article. Sauf que tu ne tiens clairement pas à être intrusif, tu ne veux pas la brusquer. C'est à l'inverse de tes principes, alors tu t'apprêtes à lui proposer de ne pas répondre si cela la gêne, mais elle finit par passer outre son hésitation, elle reprend.

Tu l'écoutes raconter son histoire, ce qui l'a poussé à s'engager dans les forces de l'ordre. Et tu comprends alors la raison de son appréhension. Tu ne peux que la laisser parler, tu ne dois aucunement l'interrompre, cela ne fera que la troubler. Et tu n'y tiens absolument pas. Nous avons tous nos failles, et elle t'expose l'une des siennes, à toi, comme cela. Tu te dois de respecter cet instant, ses mots, son vécu. Tu sens que cela l'anime, et tu comprends tellement. Cela fait écho en toi, à ta propre histoire. Donc oui, d'une certaine manière, tu sais ce qu'elle peut ressentir. Tu vois bien que cela l'affecte, mais elle semble vouloir faire face. Elle se ressaisit, te regarde à nouveau dans les yeux.

Puis elle continue, toujours avec cette manière de parler qui montre à quel point c'est important pour elle. Il y a ce son de révolte dans sa voix, d'indignation même. Elle cherche la vérité, et je ne peux que me dire qu'elle a toutes les raisons du monde de vouloir la trouver, la raison de la disparition de son père. Par contre, tu ne peux pas t'imaginer ce que peut représenter cette disparition, le sentiment que cela doit engendrer. Sa famille n'est plus complète, contrairement à toi, enfin, plus ou moins. Tu veux compatir, mais tu n'en as pas la possibilité, et puis tu n'es pas son ami. Tu ne peux pas te permettre la proximité que tu aurais avec un proche, surtout que tu dois t'en tenir à ton job. Tu es ici en journaliste, et même si ce n'est pas simple, tu dois maintenir cette distance professionnelle entre vous.

Elle a terminé sur cette question. Question qui ne peut donner qu'une réponse évidente. Un sourire s'est dessiné sur son visage, même s'il contraste clairement avec ce que tu peux lire dans son regard. Cela fait décidément remonter en toi de très nombreux soirs de doutes, d'incompréhension. Dans cette famille qui est la tienne mais pas totalement. Pourtant tu le dissimules du mieux possible sur ton visage, tu ne veux pas paraître impassible, mais tu masques le trouble qui s'est immiscé en toi. La demoiselle reprend, elle t'explique que c'est ce qui l'a poussée à s'engager, d'éviter ce scénario à d'autres. Puis elle te demande de ne raconter que le minimum de ce qu'elle a pu te dire. Et tu vas accepter, cela te parait normal. Tu n'es pas là pour tout déballer, pour faire du sensationnel.

Ne vous inquiétez pas, je ne développerai pas ce point dans mon article. J'ai choisi mon métier pour des raisons similaires, et je n'aimerais pas que ce soit exposé de la sorte. Je suivrai votre volonté.

Tu ne peux pas le nier, si tu n'avais pas su que tes parents biologiques étaient des militaires, tu n'aurais sûrement jamais envisagé de devenir journaliste de guerre. Bon, tu n'y es pas encore, mais c'est le but que tu t'es fixé, c'est le rêve que tu t'es accordé. Tu n'as jamais cherché à les retrouvés, te sentant plus que bien dans la famille qui t'a accueilli. Alors oui, la guerre, le terrain, c'est sans aucun doute une manière déguisée de te rapprocher d'eux. Mais tu gardes cela, dans un petit coin de ta tête, sans jamais en parler. Tu as finalement pu montrer que tu n'étais pas resté de marbre face à ce dont elle a pu te parler.

Comme vous avez aussi répondu à ma prochaine question, je passe à la suivante. Est-ce vous qui avez choisi le poste d'Arabelle, ou vous y avez été nommée ? Et donc, la vie au poste de cette ville, c'est plutôt la routine, ou au contraire l'effervescence ?

Tu es soulagé de pouvoir changer de sujet. Car mine de rien, ça a altéré ta capacité à ne rien laisser apparaître, et tu n'aimes pas ça. Tu ne veux pas laisser les autres ne serait-ce qu'entrevoir ce qu'il peut se passer, à l'intérieur. Pourtant, tu as perdu ce contrôle sur toi au moment où tu as ouvert la bouche pour lui assurer ton silence sur ce point de l'entrevue. Tu profites donc de ces deux nouvelles questions pour reprendre contenance, tu dois dissiper toute forme d'anxiété ou de gêne. Professionnel, à force de te le répéter, cela devrait finir par t'imprégner. Ce pourrait devenir ton mot d'ordre, tu veux pouvoir effacer cette sensibilité qui te trahit. Oui, c'est un atout, ça te permet de voir la réalité des choses, de faire preuve d'empathie, et donc d'être capable de dissocier ton rôle originel de journaliste de ton ambition de le devenir. Mais tout ceci, ce doit être dissimulé, cela ne doit en aucun cas empiéter sur l'interview, sur la personne qui a accepté de se soumettre à tes questions. Maintenant, tu n'as plus qu'à te centrer sur la blonde pétillante qui te fait face.

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Mar 20 Déc - 14:50
Astrid était quand même assez gênée de s'être exposée comme ça et siroter son café était une manière de ne pas recroiser le regard du journaliste sans trop en avoir l'air. Mais la réponse qu'il lui fit l'intrigua, aussi releva-t-elle les yeux. Il avait l'air un peu embarrassé aussi mais il avait l'air de comprendre. Mieux, de savoir de quoi elle parlait. Son sourire s'adoucit, se fit moins artificiel. Une façon comme une autre de dire merci.
Mais la question suivante lui permit à elle, autant qu'à lui visiblement, de se reprendre.

- J'ai été nommée à Arabelle et c'est plutôt la routine. Ici, on ne fait pas vraiment dans la grande délinquance, on est plutôt confronté à des voleurs à la petite semaine ou à des cas d'ivresse sur la voie publique.

Et en disant cela, elle réalisait qu'elle venait de lui raconter sa journée, la même que la plupart des autres jours de travail. La routine. L'ennui, parfois, voire souvent.

- En réalité, les postes à Arabelle sont plutôt donnés à des débutants pour qu'ils se fassent la main ou à des agents qui veulent passer une fin de carrière plutôt tranquille. Mais en contrepartie, nous sommes beaucoup plus mobiles. On peut à chaque instant être appelés en renfort aux quatre coins de la région, voire plus loin et...

Astrid s'interrompit et tendit l'oreille. Un bruit de ferraille l'avait alerté et ses réflexes surdéveloppés avaient tendus ses muscles, la tête tournée en direction du bruit, prête à se lever et à intervenir. Elle jeta un œil à ses Pokémons et soupira. Si Charlie était allongée dans la coin, également intriguée par le bruit, et qu'elle sentait Shine remonter le long de sa nuque, elle ne voyait plus Rosie. C'était ce qu'elle craignait.

- Agent Astrid ?

C'était Oscar, le propriétaire des lieux. Elle se leva et après s'être excusée, elle se dirigea vers l'arrière-boutique. Le spectacle qui s'offrit à elle aurait pu lui paraître plutôt comique s'il n'avait pas été si habituel. Oscar offrait une mine désappointée face à un Gruikui qui retournait les cartons de casseroles et de cafetières.

- Rosie !

Un second Gruikui jaillit d'un des cartons. Bon sang, Rosie ! La friponne avait entraîné son nouvel ami dans ses bêtises. Elle la gronda comme il se devait et s'excusa devant le propriétaire. Heureusement, il n'y avait pas de casse, seulement du bazar qu'Astrid aida à ranger avant de revenir dans la salle avec les deux Gruikuis dans les bras. Elle déposa Rosie à la vigilance accrue de Charlie et rendit son camarade à son dresseur.

- Je suis vraiment désolée, Rosie n'est pas méchante mais elle a tendance à entraîner ses nouveaux camarades dans ses escapades. Dit-elle en lançant un regard réprobateur à la concernée.

C'était bien joué de la part du pokémon, elle passait pour quoi, elle maintenant ?! Mais l'air penaud de la créature la fit soupirer. Elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir surtout quand elle faisait cette tête-là mais il fallait sérieusement qu'elle devienne plus responsable, elle avait passé l'âge où ce genre de comportement devait être toléré. Elle l'autorisa donc à rester hors de sa pokéball mais si prochaine fois il y avait, elle allait entendre parler du paysage !
L'agente retourna s'asseoir. Elle ne savait plus ce qu'elle disait avec tout ça. Même avec l'aide du journaliste, il lui fallut quelques secondes pour reprendre le fil.

- Donc je disais que... Ah oui ! Comme Arabelle est plutôt calme, il nous arrive d'être affectés ailleurs pour renforcer des effectifs lors de missions plus... mouvementées, disons.

Mouvementées. C'était le mot de ses collègues. Mais le petit éclat dans son regard laissait entendre celui qu'elle utilisait plus volontiers : palpitantes.

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Sam 6 Mai - 9:57
Tu sais pertinemment que tout n'est pas simple pour tout le monde, c'est pourquoi tu es parti sur tout autre chose, son travail au quotidien. Au moins cela t'éloignait de tes propres tourments. C'était plus simple pour toi d'être professionnel avec de la distance. Là, tu peux être plus efficace, et il semblerait que l'agente en face de toi soit également plus à l'aise lorsque tu lui demandes comment se passe son quotidien. Vous pouvez tranquillement revenir à votre interview sans avoir à vous impliquer émotionnellement comme ça a pu plus ou moins être le cas avant. Tu l'écoutes parler avec attention, réfléchissant à comment ses réponses peuvent t'emmener à d'autres questions intéressantes à lui poser. Ainsi Arabelle n'est pas une des villes les plus tourmentées par la délinquance, tu t'en doutais forcément, la ville n'a pas les airs d'une métropole où le crime organisé sévit. Mais après, il y a une certaine criminalité, même si elle n'est pas de grande ampleur ni dans des actes d'une gravité conséquente. Certes ce dont elle te parle est répréhensible, tu en es conscient, mais cela reste le bas de l'échelle de l'illégalité. Elle allait enchaîner sur des informations plus... Intrigantes, croustillantes même. Pas forcément dans le sens du scoop, mais dans celui du captivant, de l'anecdote qui donne du rebond et de la profondeur à l'article que tu rédigeras. Sauf qu'elle s'est arrêtée. Net. Quelque chose d'extérieur a attiré son attention, sans que tu ne saches quoi pour l'instant.

Lorsque celui qui tient le café, enfin, selon toi, appelle l'agente qui se lève en s'excusant, tu te demandes bien ce qu'il se passe. Tu ne dis pas un mot et laisses les choses se faire, mais tu es indiscutablement curieux. Cela se lit sans difficulté dans ton regard interrogatif. Elle file et disparaît. Tu la suis des yeux, tu n'as qu'à patienter, tu te doutes que le gérant n'a pas fait appel à elle sans raison. Tu n'as aucune idée de ce qu'il se passe. En attendant, tu sirotes le café devant toi. Deux gorgées, pas plus, avant que la jolie blonde ne réapparaisse devant toi. Avec non pas un mais deux Gruikuis dans les bras. Tu ne comprends pas vraiment sur le coup. Mais quelques secondes de réflexion te permettent de comprendre que le premier Gruikui est le sien, mais surtout que le second ne peut être que le tien. Et les excuses de l'agente te fait un peu mieux comprendre la situation. Tu soupires. Qu'est-ce qu'à encore fait Flynn. Tu sais que sa curiosité est débordante et qu'il ne pensait pas à mal, mais tu ne peux pas tout laisser passer. Il faut au moins que tu interviennes.

Flynn ! T'abuses sérieux ! Tu restes là, je te laisse mais tu ne t'éloignes pas. Et tu restes calmes, ok ?

Le Gruikui laisse s'échapper une sorte de couinement. Tu n'as pas le choix d'abonder dans ce sens, et encore, tu te trouves relativement cool. D'ailleurs tu vois que la jeune blonde agit de la même manière avec sa Gruikui. Et elle s'excuse, elle te présente ses excuses. Sur le coup tu ne comprends pas vraiment. Pour toi, les deux Gruikuis sont responsables au même niveau, qu'importe si l'un a embarqué l'autre, ça veut dire que l'autre a suivi. Tu te doutes que Flynn n'a pas vraiment dû résister avant d'aller à la suite de son homologue. Comment faire bonne impression, franchement. Tu avais dû te mettre dans le bain et te concentrer pour être le plus professionnel possible, et Flynn vient te décrédibiliser en deux secondes. Parfait.

Ne vous excusez pas, ils sont autant en tort l'un que l'autre. Ne vous inquiétez pas. Flynn a aussi tendance à se laisser porter par sa curiosité.

Il était temps de clore le sujet, pour en revenir à l'interview. Ce serait une bonne chose. Et c'est d'ailleurs ce que semble initier l'agente en reprenant ses explications là où elle s'était arrêtée. C'est là que tu réalises que toute cette scène est enregistrée sur le dictaphone. Bon, heureusement, ce n'est que pour toi. Mais tu en reviens à l'écouter parler. Et sa phrase t'interpelle. Forcément. Ton super sens de journaliste s'éveille. Tu repères la piste laissée là, la piste à exploiter. Il y a des informations intéressantes à trouver par là. Tu en es persuadé, et bien sûr que les questions que tu vas poser vont aller dans ce sens. Tu avais d'autres questions de prévues, mais tu les poseras un peu plu tard, peu importe. Il y a d'autres interrogations qui méritent réponses et qui trouvent bien mieux leur place à ce moment de l'entrevue.

Mouvementées ? C'est-à-dire ? Même en temps que vous travaillez au poste d'Arabelle, vous pouvez vous retrouver affectée exceptionnellement sur des affaires de plus grande ampleur, c'est ça ? Mais quel genre d'affaire ? Et ça arrive souvent ?

Oui, ça faisait beaucoup de questions. Tu en es conscient, mais comme ça, ça lui laisse la possibilité d'organiser ses propos comme elle l'entend. Cela évite l'enchaînement de questions-réponses qui ressembleraient plus à un interrogatoire, comme si tu voulais lui soutirer des informations avec un objectif précis. Ce n'est pas ce que tu veux, ce n'est pas cette dimension que tu veux apporter à ton travail. Tu ne veux que de la simplicité et de la spontanéité. Et c'est parfait parce que c'est exactement l'approche qu'à l'agente face à toi. Il faut que tu avoues que tu as été particulièrement chanceux pour le coup.

Hrp:
 


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