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» [EVENT] Le Mystère de l'Atlantide


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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 24/02/2016
Messages : 830

Région : Sinnoh
Dim 27 Aoû - 23:26
La tirade de Jean n’est interrompue que par Worick, qui était le seul plongeur manquant encore à l’appel, arrivant dans un brouhaha provoqué par l’ouverture d’une vieille porte restée close pendant des siècles. Malgré le fait que le roux et le blond ne se connaissent pas spécialement, il est tout de même content de voir que le jeune homme va bien. Il est accompagné par le Krabby d’Aslan qui fait de l’écume avec sa bouche, la mission de sauvetage est donc un succès à ce niveau. Reste encore à sauver tout le monde. La situation reste tendue pour l’instant.

Le cuistot est donc assis en tailleur à même le sol. Enfin, le sol sous l’eau. Personne n’ouvre la bouche. Ce comportement irrite un peu le blond. Il a l’impression d’être le seul à réellement se mouiller pour essayer de résoudre la situation sans qu’elle ne dégénère. C’est facile de rester silencieux et d’attendre que les autres fassent le boulot. Oui, le contexte est très particulier, mais il l’est pour chaque membre de la palanquée. Ce n’est pas comme si Jean avait déjà été confronté à ce genre de choses. Il ne le sera plus tard, et à de multiples reprises.

Finalement, la Moyade chromatique porte ses… tentacules ? Et exprime sa déception par rapport à l’inaction des plongeurs face à sa cause. Quand bien même aucun refus définitif n’a été formulé. Plutôt des réserves puisque le type spectre a été incapable de montrer que sa cause est la bonne. Elle l’est, mais la situation n’est pas aussi manichéenne qu’on pourrait le penser. Tout n’est pas tout blanc et tout noir. Ce serait tellement plus facile si ça l’était. Mais ce n’est pas le cas.

Malgré ça, le spectre continue à parler et enfin, à destination de l’Alakazam qui ne se gène pas pour répondre. Elle lui reproche de s’accrocher à la vie, argumentant que l’immortalité est contre-nature. Mais la Moyade semble finalement accepter l’option de laisser le type psy ‘en vie’, à contre cœur. Ce dernier précise qu’en effet, personne n’a jamais essayé de briser la pierre. En même temps ça a tout l’air d’être une idée à la con sur le papier. Jean, assis en tailleur, reprend la parole et tourne la tête vers le pokémon chromatique.


-Il me semble que vous disiez que la pierre était un jour tombée du ciel et qu’elle émettait certaines radiations. Un fragment de la pierre devrait logiquement garder cette capacité, même à plus petite échelle... Qu’en pensez-vous Worick ?

Le blond n’est pas certain que ce soit le domaine d’expertise du scientifique. Mais durant ses activités, il a peut-être étudié au minimum les pierres évolutives, qui émettent également des radiations spéciales capables de faire évoluer certains pokémons. En tout cas Jean espère en son for intérieur que le roux lui donnera une réponse positive. Si retirer une petite partie de la pierre revient à supprimer les effets des deux pierres qui en résultent, la situation ne risque pas de progresser. Au moins, l’Alakazam a l’air ouvert à l’idée de toucher à la pierre, et c’est déjà un bon progrès.


 
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Modo RP & Scientifique

C-GEAR
Inscrit le : 31/07/2015
Messages : 1661

Région : Kantô
Lun 4 Sep - 17:32
Alors qu'il avait cherché pendant de longues minutes à échapper à cette maudite pièce dans laquelle il s'était retrouvé avec le Krabby d'Aslan, Worick avait finalement atterit devant une épaisse porte. La poussant de toute ses forces tout en veillant bien à ce que le Krabby reste à ses cotés. Cependant, le Pokémon n'avait pas vraiment l'air de comprendre tous les tenants et aboutissants de la situation. Bien, ce n'était sans doute pas plus mal de toute façon. Il fallut donc encore un effort de la part du jeune scientifique avant que la lourde porte face à lui ne finisse par céder et s'ouvrir. A cet instant précis, Worick eut bien du mal à comprendre la situation dans laquelle il se trouvait actuellement. Il venait d'arriver dans une grande salle où tout le monde semblait déjà réuni, que ce soit ses camarades et sa chef de palanquée, mais aussi la Moyade, et... un Mega Alakazam. Au départ, le rouquin s'aventura dans la pièce avec un air méfiant, sur ses gardes. Le Mega Alakazam était donc le Pokémon dont leur avait parlé Moyade quelques instants plus tôt, et celui ci paraissait en effet tout aussi impressionnant qu'elle. La simple idée de se retrouver avec deux êtres aussi anciens dans la même pièce suffisait à le rendre complètement dingue. Comment aurait-il pu imaginer se retrouver dans pareille situation un jour ? C'était absolument inespéré. Pourtant, la Moyade avait été très claire : Son objectif était d'être libéré de son immortalité, elle mais aussi tous les Pokémons de ces lieux y compris l'Alakazam.

S'il ne savait pas où donner de la tête en premier lieu, le jeune homme commença par analyser la situation qui se tenait devant lui. Jean semblait boudeur dans un coin de la pièce, tandis que le Méga-Alakazam et la Moyade semblaient vraiment s'illustrer comme de très vieux rivaux. Bien vite, Worick prit son courage à deux mains, et alors qu'une certaine tension régnait dans la pièce, demanda rapidement à sa chef de Palanquée de lui faire un rapide résumé de la situation, lui qui, vraisemblablement, arrivait en dernier. C'était donc Jean qui s'étai battu pour obtenir une situation qui pourrait convenir aux deux entités. En apprenant cela, le jeune homme eut presque un soupire de soulagement. Il n'était donc pas le seul à souhaiter la survie de l'Alakazam immortel. S'il y avait une toute petite chance que ce Pokémon puisse survivre, Worick devait la saisir. Il devait se battre pour lui permettre de rester en vie. Et justement, le blondinet requérait maintenant l'avis du rouquin fraichement arrivé pour savoir s'il n'était pas possible de briser la pierre et d'en fournir un petit morceau à l'Alakazam pour qu'il puisse continuer de jouir de son immortalité. S’il n’avait pas les pieds au beau milieu de cette cité rebaptisée « Atlantide » pour l’occasion, le scientifique aurait simplement écarquillé de grands yeux ronds face à cette idée. Après tout, les pierres qui « tombent du ciel et rendent immortel » ne sont pas franchement courante à la surface, et si beaucoup d’études ont été menés sur de célèbres lieux comme le site météore, jamais Worick n’avait entendu parler d’une quelconque météorite capable d’offrir la vie éternelle. Quoi qu’il en soit et même si rien ne prouvait que l’Alakazam puisse survivre si la pierre était fissurée, c’était sans aucun doute la meilleure chose à essayer. Pour ce faire, Worick prit son courage à deux mains, une grande inspiration, et s’avança de quelques pas pour prendre la parole après que Jean l’eut apostrophé, commençant d’abord par se présenter auprès de l’Alakazam.

«Je m’appelle Worick Brown, et bien que la géologie ne soit pas forcément mon domaine d’expertise, surtout lorsque les dites pierres tombent du ciel, je pense effectivement qu’un petit fragment de la pierre devrait pouvoir continuer de rendre son possesseur immortel. Après tous, les pierres d’évolutions fonctionnent elles aussi ainsi non ? Les pierres lunes sont en sommes toutes des fragments d’astéroïdes, et elles conservent pourtant leur pouvoir et continue d’émettre les radiations permettant l’évolution de certains Pokémons. Si l’on part du principe que cette pierre fonctionne plus ou moins de la même façon, il suffirait effectivement d’en extraire un fragment qui resterait ainsi en permanence aux cotés de Mega-Alakazam pour qu’il puisse continuer de jouir de cette immunité. »

Prenant une courte pause, le rouquin promena son regard autour de lui pour tenter de déceler les émotions de chacun, leurs avis sur la question. Finalement, il se tourna en direction du Moyade pour s’adresser à lui plus particulièrement cette fois ci.

« Votre cause est noble, cela ne fait aucun doute, cependant s’il est possible de satisfaire vos intérêts chacun de votre coté, cela ne serait-il pas préférable. D’autant plus que si Alakazam reste en vie, la totalité de cet endroit et ses habitants continueront de vivre à travers lui, à travers sa mémoire, à travers son savoir. »

Une autre pause, avant que le jeune homme s’adresse cette fois ci directement à l’Alakazam.

« Si j’ai bien saisis ce qu’on m’a brièvement résumé de vos premiers échanges avec mes compagnons, vous désirez continuer sur le chemin de l’immortalité pour apprendre, c’est bien cela ? Ne serait-il pas judicieux d’essayer de garder un fragment de la pierre sur vous en permanence et ainsi de tenter de remonter à la surface ? Je voue moi aussi ma vie à un apprentissage sans fin, afin d’en découvrir toujours plus sur notre monde, et plus précisément sur les évènements passés qui l’ont forgé. Je peux vous assurer que des centaines de milliers d’ouvrages dignes d’intérêt sont accessible à la surface. Bien que le monde ait énormément changé ces dernières années au dessus de l’Atlantide, vous devriez tenter votre chance. »

Pour le scientifique, la question ne se posait plus. Et de toute évidence, il n’allait surement pas mettre fin aux jours d’un être aussi ancien et sage que ce Mega Alakazam. A vrai dire, le rouquin n’attendait plus qu’une chose : pouvoir passer à l’action. Bien entendu, il ne toucherait pas à un cheveu de la pierre avant d’avoir l’accord de la totalité des participants à ce débat.

« Qu’en pensez vous, vous autres ? Une quelconque objection ? Si nous sommes tous d’accord, je suis personnellement prêt à mettre tout en œuvre dans ce sens. »



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Dresseur Hoenn

C-GEAR
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Mar 12 Sep - 1:40
Le monde dansait devant lui, virevoltait dans un nuage de plumes qui ne faisaient de sens et le feu-follet de la culpabilité marquait des arabesques invisibles sur son corps. Son corps, d'un calme apparent, était en proie à toutes les angoisses marines qui pouvaient avoir lieu ici, dans cette prison d'eau saline. Sa respiration soulevait son torse autant que les battements de son coeur qui marquait le temps des tambours de guerre. Sa peau, distendue, se soulevait à l'emplacement même d'un coeur trop sentimental, poussant par là même le Kadar qui reposait, dans ses doigts crispés, tout contre son coeur; le blond n'avait qu'une seule envie: ne jamais avoir pris part à cette abyssale expédition. Tout son être était tendu, prêt à agir, à riposter à la moindre tentative de la part de l'alakazam; mais son esprit, lui était blottit contre la culpabilité qu'il nourrissait. Si il ne savait pas ce qu'il devait faire, il savait très bien ce qu'il ne devait pas faire. C'était étrange, peut-être que sans Arthur, sans cette organisation, il aurait aspiré à un autre dénouement face à ce pkmn millénaire. Pourtant, un regard lui avait suffit pour jauger de la puissance de son adversaire. Aucun d'entre eux n'était de taille contre l'alakazam. Il ne désirait qu'une chose, nourrir les mêmes chimères que ses collègues d'expéditions, il aurait aimé pouvoir se dire que le mieux pour tout le monde aurait été de trouver un compromis face à la bête. Pourtant, il voyait que le bien du plus grand nombre ne pouvait coller avec le bien de tous. Ils n'avaient aucune certitude que cette créature n'était pas belliqueuse, ou ne se le révélerait pas là haut. Et de son serment, il ne pouvait laisser le doute exister là haut, où les terrestres respiraient sans l'aide d'une pierre magique. Ce qu'il avait vécu à Shadow's Path lui avait, maintes fois, fait comprendre que tous les idéaux pouvaient co-exister. Il l'avait espéré, de nombreuses fois, mais toujours il avait été rappelé à l'ordre par la fatalité des événements. Il était de son devoir de faire disparaître cette citadelle, ainsi que tout le pouvoir qu'elle renfermait. Donner à cette bête un fragment d'immortalité était lui donner toutes les clés pour assouvir des desseins bien trop sombres pour le monde dans lequel ils vivaient.
Ses collègues discutaient toujours de la marge de manoeuvre à employer, de ce qu'il était le plus simple à faire pour laisser cette créature vivre. Le blond avait une seule envie, les faire revenir à la raison du plus grand nombre, mais le pouvait-il réellement ? Se faisant il n'offrirait à la bête en face d'eux qu'une opportunité pour laisser libre court à toute la colère qu'elle contenait. Et puis, comprendraient-ils réellement ses motifs ? Lui même savait qu'il n'aurait jamais cru les mots qu'il désirait prononcé sans avoir fait l'expérience de toutes ces missions, de tous ces moments affreux. Alors il serrait le Kadar et les livres contre lui, de plus en plus fort, cherchant une solution. Y avait-il seulement un moyen pour formuler tout cela sans obtenir l'attention du gardien ? Il n'était plus un chercheur depuis plusieurs années maintenant, il avait quitté toutes les formations théoriques en même temps que sa vie normale, il était un homme de terrain maintenant. Et il devait avouer quelque chose, il ne savait plus vraiment comment offrir un argumentaire acceptable.
Aussi, jetait-il un regard vers la moyade, qui se trouvait non loin d'eux, espérait-il pouvoir communiquer avec elle comme avec Alice, sans paroles, seulement par les images qui se formaient dans sa tête ? Sans doute. Il essayait de prévenir la gardienne des lieux de son choix. Il n'avait aucune idée de comment il pouvait faire pour empêcher la bête de vivre en dehors de ce lieux. Si il avait l'instrument, il ne connaissait ni les paroles du chant de l'achèvement, ni ses notes. Il était impuissant. Il devait gagner du temps. " A vrai dire, j'ai une objection, oui. " Ses yeux se plongeaient vers la silhouette de Worick, espérant ainsi gagner un peu de temps, une marge de manoeuvre, quelque chose. " J'entends la volonté de découvrir de nouvelles choses, de vivre, mais comment pouvons-nous avoir la certitude que vous n'abuserez pas d'un pouvoir qui sera le vôtre au moment où nous vous livrerons la pierre ? J'aimerai de tout coeur vous croire, mais je pense que si vous êtes le réceptacle d'un savoir plus vaste encore que celui des êtres que nous sommes, vous savez tout autant que moi que seule une parole ne pourra justifier comme gage. " Ses yeux couleurs de mer se plongeaient dans ceux de la créature qui se dressait contre lui. L'instrument de musique était camouflé derrière les livres qu'il tenait. Il ne rêvait que d'une chose à ce moment précis, de pouvoir fumer de tout son saoul.


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C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 2371

Sam 23 Sep - 20:37
Huit êtres humains, leurs Pokémon, deux entités puissantes, et une question : faut-il mettre fin au sortilège qui entoure cette mystérieuse « Atlantide » ? Malgré les nombreuses idées émises par Jean, la discussion aurait peut-être tourné court sans l'arrivée de Worick, dernier des égarés à avoir rejoint le reste du groupe. Une pause dans le débat le lui permettant, Céline lui résume rapidement la situation ; la Moyade se déclare ensuite prête à vous laisser donner un fragment de la pierre à l'Alakazam pourvu que vous prononciez ensuite le Chant de l'Achèvement, bien qu'elle ne se plie à cette décision qu'à contrecœur. Mais a-t-elle vraiment le choix ? Reste à savoir si un morceau de la roche conservera son pouvoir, ou non. Les regards se tournent vers Worick, qui, en bon scientifique, expose que, selon lui, des fragments de la pierre recèleraient eux aussi son étonnant pouvoir de conservation qui rend immortels les êtres qui les côtoient en prenant les pierres lune pour modèle.

Il faut d'ailleurs qu'une pierre lune soit suffisamment volumineuse pour que son pouvoir évolutif fonctionne, les petits malins qui s'amusent à les scinder en plusieurs morceaux se retrouvent avec des débris sans valeur, ajoute le chercheur Robert. Il paraît que si l'on trouvait un jour un astéroïde entier, celui-ci aurait le pouvoir de faire évoluer les Pokémon à l'infini... Un fragment de cette roche aura sûrement un pouvoir réduit, mais qui sera suffisant pour un seul individu.

Rien de neuf pour le Méga-Alakazam qui sait probablement déjà tout cela, ou qui le lit dans vos pensées avant que vous ne le formuliez à voix haute. Worick réitère alors la proposition de le laisser aller avec un fragment de la pierre tandis que votre groupe libérerait la cité du sortilège, afin de recevoir une réponse définitive de la part du Pokémon. Les yeux perçants de la créature jaune se fixent sur le chercheur aux cheveux roux tandis que celui-ci discoure, et chez les trois plongeurs et scientifiques qui les observent, Céline, Stéphane et Robert, se répand la même impression diffuse d'une sorte de parenté qui unirait ces deux êtres, pourtant si différents d'aspect comme d'histoire. Oui, Worick ressemble à l'Alakazam dans sa soif de savoir ; tous les scientifiques ici présents lui ressemblent, et même le jeune homme aux cheveux blonds, parti chercher le kadar, qui serre à présent un épais grimoire contre lui alors même qu'il n'a sans doute aucune chance de pouvoir le ramener en bon état à la surface. Même Ève, qui se voue à une carrière dans la recherche, même Aslan, le paléontologue – seul Jean, cuisinier de son état qui, jusqu'à présent, n'a eu d'autre but que de chercher une issue pacifique au problème, paraît échapper à cette étrange avidité pour la connaissance qui anime tous les autres. Et qui, parmi vous, serait prêt à laisser passer l'immortalité lorsque celle-ci lui permettrait d'assouvir cette soif ? Qui serait prêt à se laisser mourir ?

Mais le Pokémon en face de vous est un Méga-Alakazam. Le Méga-Alakazam en face de vous a plusieurs siècles d'âge. Et aucun d'entre vous ne pourrait affirmer avec certitude qu'il s'accroche à la vie simplement pour le Savoir.

Si je ne puis vous empêcher de réduire à néant cette cité et ses âmes, alors je vous suis gré de votre proposition, humain, répond-il à Worick. C'est à regrets que je quitterai Allania, cette ville où j'ai toujours vécu ; mais sans pouvoir télépathique, vous avez pourtant lu dans mon cœur. Je n'aspire à rien tant qu'à explorer le monde pour enrichir mon savoir. Lorsque vous prononcerez le Chant de l'Achèvement, peut-être le fragment de la pierre que vous m'aurez accordé perdra-t-il également son pouvoir... Mais si je suis hors de portée de la musique et de la zone de protection qui entoure la citadelle, je peux croire que cela n'arrivera pas. Il vous faudra simplement me laisser le temps de m'éloigner un peu avant que vous n'entonniez le chant. Je vous promets qu'une fois que je serai revenu à la surface, sauf si vous en émettez le désir, vous n'entendrez plus jamais parler de moi.

Jean, Worick et l'Alakazam sont tombés d'accord ; le pacte semble prêt à être lié. Mais c'est alors qu'une nouvelle voix s'élève : une objection, il y en a une. Venant d'Edgar. L'Alakazam l'avait sentie venir, et il s'est tourné vers le jeune homme, soudain rembruni, avant que celui-ci ne parle. Edgar a exposé ses doutes quant à la parole du Pokémon. Son hésitation est légitime, compte tenu de la puissance supposée de votre interlocuteur ; c'était d'ailleurs celle de la Moyade. L'Alakazam l'écoute, puis il conserve le silence pendant plusieurs secondes, plongé dans ses réflexions. Quand enfin, il reprend la parole, c'est d'un ton plus solennel encore que celui qu'il employait jusqu'à présent ; sa voix, comme avant, résonne dans chacune de vos têtes, mais c'est Edgar seul qu'il regarde.

Tel que vous me voyez devant vous, déclare-t-il en étendant les bras, je ne puis rien vous donner de plus que ma parole, ma vie, ou ma liberté. Vous pouvez piller toutes ces pièces si vous le souhaitez, mais je doute que vous puissiez faire remonter grand-chose à la surface ; même ce livre, à moins que vous ne disposiez d'une technologie supplémentaire dont je n'ai pas connaissance, deviendra probablement illisible lorsque vous retournerez à l'eau. Je tiens à la vie ; mais, plus profondément encore, je tiens à ma liberté. Il n'y a donc que ma parole que je puis vous donner comme gage de ma sincérité. ...Mais sachez une chose, humain. J'ai dans mon esprit la plus grande partie des livres que celle citadelle renferme. Vous ne pourrez les remonter à la surface, mais je les sais ; ils ne sont pas écrits dans votre langue, mais je pourrais vous les traduire. Si vous me laissez remonter à la surface avec un fragment de la pierre, je m'engage à revenir vers vous pendant une journée, une fois par lune, pour partager avec vous mon savoir. Si, un jour, vous deviez ne pas me voir arriver, alors vous sauriez que j'ai failli à mon engagement et vous seriez en droit de me rechercher. La pierre ne protège pas des attaques ; il suffirait de me l'enlever pour me tuer. La surface offre de très vastes espaces, mais je ne serai jamais entièrement libre de mes actes.

Il se tait. Lui et la Moyade ont accepté votre venue en ces lieux ; c'est désormais sur vous que repose leur destin.




avatar ©️ Elune Crowley.
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Dresseur Hoenn

C-GEAR
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Mar 3 Oct - 1:48
Les yeux de l'alakazam plongeaient dans les siens, ils transpiraient une vérité antique, ou du moins c'était ce que le blond avait envie de croire. Sa voix faisait écho dans chaque recoin de sa tête, ce n'était pas la même voix que tantôt. Cette fois-ci, sa voix était plus tranquille, plus calme, plus posée également. Il n'y avait plus une once de cette volonté belliqueuse qu'on avait pu lui donner. L’atmosphère était lourde, ils le savaient, sur leurs épaules reposaient les vestiges de la citée d'Allania; ils étaient ceux qui allaient mettre fin, ou non, à tout l'héritage de cette citée antique. Ils n'avaient aucune légitimité particulière à la tâche, hormis celle d'être arrivés là avant d'autres. Le blond soupirait, il avait posé une opposition à la survie de cette créature sans doute d'un autre âge; comment allait-elle pouvoir faire là haut, entre les nouvelles technologies et autres ? Il n'avait pas réellement eu envie de poser cette opposition, mais quelque part, il savait que c'était la chose la plus raisonnable à faire. Pourtant, à écouter cette voix, qui se répercutait en son esprit de la même manière que celle d'Alice, le blond avait envie de laisser une chance à la bête.
Après tout, ce n'est pas comme si il avait naturellement envie de "tuer" - ou dans ce cas de laisser partir - une créature contre sa volonté. Ce n'était pas non plus pour cela qu'il était rentré à Shadow's Path, ce n'était pas ses idéaux. Alors pourquoi c'était-il manifesté ? Pourquoi avoir voulu, l'espace d'un instant, faire sombrer la créature en même temps que cette citée antique ? Sans doute par peur, par peur de voir les êtres qui lui étaient chers souffrir de ses erreurs. Si la créature devait assoiffée de sang, là haut, ce serait de leurs fautes. Pourtant, à entendre la voix de la créature, cette peur se déliait doucement. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il lui faisait entièrement confiance, mais il y avait dans cette voix, dans cette volonté, quelque chose d'authentique.

" Je.. Si mes collègues sont d'accords je me range de leur côté et vous laisse une chance. J'espère que vous tiendrez parole et que nous n'allons pas avoir à... en arriver au pire. Ne gâchez pas cette soif de découvrir par ego. " Sa voix s'était faite plus douce qu'avant, toutes les pensées de complot avaient quittés son esprit. Il ne restait pas insensible au savoir de la créature, à tout ces contenus littéraires qui seraient à jamais perdus sans lui, mais ce n'était pas le principal argument de son changement d'avis. Une part de lui restait profondément mélancolique pour les livres, en tant qu'objets, qui allaient disparaître dans les tréfonds abyssaux.
Lui enlever la pierre. Ils savaient que c'était la seule solution qu'ils auraient une fois là haut, si jamais cela se passait mal, pourtant, le blond n'avait pas envie d'en arriver là. Une fois là haut, il faudrait qu'il fasse un contre-rendu de tout cela à l'organisation, l'envie n'y était clairement pas. Il avait surtout envie de retrouver Sae et Charlie; de faire n'importe quoi avec elles, tant que ce n'était pas quelque chose qui impliquait la vie de quelqu'un. En soupirant, il se tournait vers ses deux comparses. Son corps se détendait peu à peu en laissant s'entrapercevoir, là, serré contre son torse, l'instrument qui allait permettre à la citée de trouver, enfin, le repos qu'elle désirait.
" Vous avez un plan particulier pour ne pas se retrouver submergés par les eaux et laisser notre nouveau compagnon d'infortune en vie ? " Ses paroles étaient dirigées vers les membres de l'expédition, avaient-ils discutés de tout cela avant son arrivée ? Peut-être l'espoir résidait en simplement attaquer simultanément la pierre, auquel cas le blond n'espérait qu'une chose : que cela n'affecte pas la tenue de la citadelle dans laquelle ils se trouvaient.
" Nous ferrons en sorte de ne pas ternir la mémoire de Allania. " avait-il prononcé, tout bas, en direction de la Moyade.


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C-GEAR
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Sam 7 Oct - 14:09
Soulagement. Worick semble confirmer qu’un fragment de la pierre conserverait une partie de ses effets, même si le scientifique avoue que ce n’est pas sa spécialité. Après quelques explications pratiques, le roux se lance même dans une tirade philosophique sur la survie de la mémoire de la cité à travers l’Alakazam. D’ailleurs Robert semble aussi avoir des connaissances dans le domaine des pierres évolutives et ajoute quelques arguments au discours de son collègue. Jean est soulagé. Il avait un peu l’impression de lutter seul dans la recherche d’une solution pacifique à la situation, mais voilà qu’enfin on l’aide. Il consent donc à se relever, tandis que l’Alakazam reprend la parole.

Le pokémon méga explique qu’il accepte la proposition de la palanquée et qu’il rejoindra la surface par pure soif de savoir. C’est vrai que jusqu’ici, la plupart des membres de l’expédition agissent avec un désir de connaissances similaires. Le blond, lui, s’en fou un peu au final. Il ne sait pas tellement ce qu’il est venu chercher en se lançant dans cette expédition, peut-être l’aventure ? En tout cas pas des secrets millénaires, ça lui passe un peu au dessus de la tête.

C’est à ce moment qu’Edgar émet une objection. Pour lui, la parole du pokémon n’est pas suffisante pour s’assurer qu’il se tiendra à carreau une fois à l’air libre. Ce dernier rétorque qu’il ne peut pas donner bien plus que cela comme gage de sa bonne foi. Il propose même aux scientifiques de venir à eux une fois par mois (si c’est bien ce dont il parle avec l’histoire des lunes) afin de restituer le savoir écrit dans les livres de la citadelle et qui ne pourront pas être remontés à la surface. On peut se dire qu’il est impossible d’accumuler autant de connaissances, mais pour une espèce comme l’Alakazam, c’est tout de suite plus réaliste. Alors un Alakazam immortel qui a eu plusieurs siècles pour apprendre… Le type psy dit carrément que s’il manque un rendez-vous, alors ils pourront légitimement en droit de le chercher et de lui retirer la pierre. Il souligne encore une fois sa fragilité. Malgré son immense puissance, lui retirer la pierre suffirait en effet à le tuer.

Jean hausse les épaules. Cette histoire de pointage ne lui évoque rien, mais il sait que d’autres membres de la palanquée seront ravis de pouvoir apprendre du pokémon. Autant fermer les yeux si cela permet d’obtenir le consentement des autres. Puis Edgar se tourne vers les plongeurs et demande s’ils ont un plan afin de sectionner un fragment de la pierre. Ah, si seulement ils avaient avec eux un pokémon avec un crâne super solide et… ah oui.

Le blond fouille dans son équipement et en tire la seconde pokéball qu’il a amené avec lui. Patush le Draby en sort. Le petit dragon se jette d’abord dans les pieds de son ‘père’ pour lui faire la fête, ce à quoi le jeune homme répond par des grattouilles. Le cuisinier prend ensuite le pokémon dans ses bras, puis toque deux-trois coups sur sa tête. Le bruit qui en découle montre bien que c’est une partie très solide. D’ailleurs les Drabys sont connus pour avoir un crâne à toutes épreuves.


-Je pense qu’en frappant la pierre avec son crâne, Patush peut sans problème en séparer un morceau.


 
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Ven 13 Oct - 17:15
Si Worick était sur d’une chose, c’est qu’il lui faudrait quelque temps pour se remettre de la quantité folle d’ascenseur émotionnel qu’il avait vécu dans cette fameuse cité antique. Ici encore, alors qu’il s’imaginait finalement que tout le monde allait opter pour la même option, Edgar avait émit ses réserves quant à la sécurité du monde si un Alakazam immortel venait à trainer au dessus du niveau de la mer. Le rouquin s’était empressé de jeter un regard grave en direction du blond comme si celui-ci venait de blasphémer. Cet Alakazam était inoffensif, ça crevait les yeux, et le scientifique aux y eux vairons lui faisait entièrement confiance. Peut être était-ce naif, peut être pas, mais il s’en fichait quoi qu’il en soit. Mettre fin aux jours d’un Pokémon lambda lui semblait déjà une tâche ardue, alors signer l’arrêt de mort de ce genre d’Alakazam vieux de centaines d’année était tout simplement inconcevable. En réalité, le jeune homme et e Pokémon se ressemblait beaucoup sur un point : leur soif de savoir. L’alakazam semblait mourir d’envie d’en apprendre plus sur le monde au dessus d’Allania. Worick, de son coté, avait justement envie d’en savoir plus sur cette cité antique. Et quelle cause plus noble que celle d’éviter la mort à tout prix dan le seul but d’apprendre et ainsi d’échanger ses connaissances avec autrui. Non, décidément, cette option n’était pas envisageable et le rouquin ferait tout ce qui est en son pouvoir pour qu’elle n’arrive pas. Heureusement, il n’en eut même pas le temps, car l’intéressé répliqua aussitôt pour tenter de démontrer sa bonne foi au groupe d’humain qui se tenait face à lui. Motivé par son instinct de survie, il en venait même à proposer de passer rendre visite à ceux qui lui auraient laissé la vie sauve une fois par lune, en gage de sa bonne volonté, ce qui semblait encore être d’après Worick une raison évidente d’accepter son offre, d’autant plus que, d’après ses dires, le Pokémon Méga connaissait les ouvrages qui avaient parcourus les étagères poussiéreuse de ces lieux.

Finalement, les esprits semblent se radoucir et Worick pousse un soupire de soulagement lorsqu’Edgar annonce qu’il se range du coté de ses compagnons de palanquée. Ce dernier, maintenant que tout le monde est d’accord, a le mérite de ramener à la réalité un point crucial de cette opération que Worick avait complètement oublié tant il était concentré sur la survie du Méga-Alakazam : Comment briser la pierre sans danger, et libérer Moyade et les autres fantômes du passé d’Allania sans que l’eau ne s’engouffre et ne noie les plongeurs ?

« Je suppose qu’en brisant un simple morceau de la pierre, nous ne risquons pas grand-chose. Par la suite, une fois que l’envoutement autour d’Allania sera rompu… je suppose que nous devrions nous tenir prêt avec notre matériel de plongée à portée de main… ? »

Pour être franc, le rouquin n’avait pas tellement de bonne idée ici, et le simple fait d’imaginer la pression de l’eau à cette profondeur l’angoissait. Toutefois, Jean de son coté semblait déjà prêt à l’action et venait à l’instant de libérer un certains « Patush », son Draby.

« Si nous avons besoin de Pokémons au crâne solide, mon Ptéra pourra peut être lui aussi nous donner un coup de main… »

Après tout, Patush aurait peut être besoin d’un petit coup de main. Il ne restait plus qu’à voir si cette solution fonctionnait, et surtout, si « l’Atlantide » ne se retrouvait pas inondée par des centaines de mètres cubes d’eau d’ici cinq minutes.



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Dim 22 Oct - 11:59
Sans doute en coûte-t-il beaucoup à l'Alakazam de s'engager à revenir vers vous une fois par mois lunaire s'il parvient à remonter à la surface, sous peine d'être poursuivi jusqu'à ce que la pierre lui soit retirée, lui qui tient tant à sa liberté et à son indépendance. Sans doute aussi en coûte-t-il beaucoup à la Moyade de laisser son adversaire séculaire vous exposer ainsi son petit marché, elle qui aurait bien du mal à comprendre comment certains d'entre vous peuvent lui trouver l'air inoffensif en lisant dans vos pensées. Mais tous les deux savent qu'ils n'ont pas d'autre choix que de s'en remettre à vous en gagnant votre confiance s'ils veulent résoudre la situation autrement qu'en s'entretuant sans avoir ni l'un, ni l'autre, atteint leurs fins. Voilà pourquoi l'Alakazam s'applique à vous montrer patte blanche, et pourquoi la Moyade se tait en le laissant faire. Pouvez-vous réellement croire en ses engagements ? Elle, qui en doute fort, ne le sait au fond pas plus que vous ni moi. Mais vous le découvrirez... Si vous parvenez à vous sortir de là.

C'est ainsi qu'Edgar, convaincu par le discours du Pokémon Psy, abandonne ses dernières réticences pour se ranger à l'avis de ses compagnons d'expédition et laisser sa chance à l'Alakazam. Ce dernier exprime un soulagement manifeste, baissant humblement la tête et faisant résonner dans vos têtes sa voix gutturale : « Je vous remercie, humains. Vous n'aurez aucune raison de regretter votre décision. » Edgar ajoute encore quelques mots à l'adresse de la Moyade, si bas qu'elle seule peut les entendre, et la méduse hoche la tête en guise de réponse. Sûrement est-elle reconnaissante de cette marque d'attention ; mais, pour le moment, vous n'avez plus besoin d'elle et elle ne peut qu'attendre à l'écart, en silence.

Vient alors le moment d'essayer de briser la pierre pour en confier un fragment à l'Alakazam. Si la roche a l'air plutôt résistante, il n'y a aucune raison pour qu'elle soit inaltérable, et le Drabby de Jean et le Ptera de Worick sont déjà prêts à la tâter de leur crâne pour en détacher un morceau. Mais avant que tout le monde n'aie donné son accord, une voix s'élève : « Attendez... Et si vous brisiez entièrement la pierre, nous ne sommes pas certains que cela n'aura pas de conséquences sur la tenue d'Allania, non ? Je pense que nous devrions quand même préparer le matériel pour l'avoir à notre disposition s'il arrivait quoi que ce soit. » C'est Céline qui exprime ces craintes, pensant toujours d'abord à la sécurité du groupe, et aussitôt dit, aussitôt fait : Robert et Stéphane ayant donné leur accord, le matériel qu'ils ont ramené avec l'aide d'Ève est disposé devant chacun d'entre vous, les bouteilles sont ouvertes, et vous êtes invités à renfiler votre combinaison, au moins les jambes pour ne pas être trop gênés. Ainsi, si la cité devait se retrouver brusquement inondée, vous n'auriez qu'à passer le gilet, à vous mettre le détendeur en bouche, et vous pourriez respirer ! Ce serait quand même un comble que la gardienne vous aie fait rechercher un instrument de musique et aie tant discouru au sujet du sortilège si un simple coup de tête parvenait à le briser... Mais sait-on jamais ?

L'Alakazam et la Moyade attendent patiemment que se terminent ces préparatifs. Enfin, vous êtes habillés ; vous vous écartez un peu de la pierre et Worick et Jean ordonnent à leurs Pokémon de s'élancer contre elle. Les deux attaques atteignent leur cible dans un grand fracas : la roche se retrouve creusée d'un large creux là où le Draby l'a touchée, elle se fend sur plusieurs côtés grâce au coup du Ptera, des morceaux ont volé. L'Alakazam en ramasse un qui tient dans le creux de sa main. Il le fixe un moment, puis ferme les yeux et replie ses doigts dessus. Élucubrations d'un Pokémon trop ancien avide de savoir et, peut-être, de pouvoir, ou perception réelle d'un puissant être psychique ? « Ça a marché : le sortilège est encore là », dit-il. « Je le sens. »

« ...Vous m'avez épargné, humains, et je vous en remercie », reprend-il après une pause en rouvrant les yeux pour parcourir une dernière fois votre assemblée du regard. « Il est temps pour moi de partir. Nous nous reverrons à la surface. » « Vous pouvez vous téléporter jusque là ? » s'enquiert Stéphane. L'Alakazam a une espèce de sourire : « Sûrement devrai-je finir à la nage... Adieu, Gardienne. » Il prononce encore quelques mots dans une langue que vous ne connaissez pas. Enfin, des syllabes qui ressemblent à « Allania » ; et puis...

Il disparaît.


Pendant un moment, la Moyade reste silencieuse. Mais vous êtes toujours là ; la roche diffuse toujours son éclat magique ; la pièce n'a pas été inondée. L'entité nimbée d'un halo violet finit par cesser de regarder l'endroit où se trouvait l'Alakazam avant qu'il ne se téléporte pour se retourner vers vous. Elle peut enfin reparler.

« …À présent que ceci est réglé, souhaitez-vous toujours m'aider à rompre le sortilège qui paralyse ma cité ? ...Pour réaliser le rituel de l'Achèvement, vous devriez tous vous asseoir en cercle autour de la pierre. L'un d'entre vous devra toucher les cordes du kadar dans un rythme que je lui indiquerai. Une autre personne devra chanter... Ou, si vous le voulez, vous pourrez tous le faire. Je vous communiquerai les paroles et vous les répéterez à voix haute, après moi. » Une pause. « Si tout est fait suivant les règles, le sortilège de protection prendra fin. Les autres Pokémon et moi tomberons en poussière et Allania sera envahie par les eaux. »




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Dim 29 Oct - 19:33
L’opération ‘casser la pierre magique qui nous permet de rester en vie’ se monte doucement. Worick se dit d’ailleurs prêt à assister le blond à l’aide de son Ptéra : peut-être ne seront-ils pas trop de deux. Après tout, difficile de se faire une idée de la résistance de la pierre si elle provient bien de l’espace. Pour la première fois l’Alakazam montre même un signe de reconnaissance en baissant la tête en direction des plongeurs. Mais avant de commencer à donner des coups de têtes partout, Céline soulève une question importante, celle de l’arrêt éventuel du sortilège une fois la pierre abimée. Donc oui, c’est une bonne idée de ramener le matériel de plongée dans la pièce avant de faire quoi que ce soit. Le blond allait également aborder à son tour, mais bon, on n’a pas le temps de tout faire quand on essaye d’éviter un combat à mort entre deux entités millénaires. Et au final, ce n’est pas ça qui va protéger les membres de la palanquée de la pression de l’eau. Espérons que le sortilège ne s’arrête pas brusquement. Mais tout le monde enfile, au moins partiellement, son matériel de plongée.

-Bon bah… on y va du coup ?

Jean pose son fiston au sol, se met à genoux, pointe la pierre antique du doigt, et lui demande de donner un coup de tête dessus. Accompagné du fossile du roux, ils n’ont aucune difficulté à séparer plusieurs fragments du caillou principal. L’Alakazam en attrape un gros morceau de la taille de sa main, et après une supposée analyse psychique, affirme que le sortilège fonctionne encore à l’intérieur. Pendant ce temps, Billy, ayant observé la scène, se gratte le menton et fonce à son tour tête en avant sur la pierre, mais ne récolte qu’une bosse.

C’est le moment pour le gardien de s’éclipser. Il remercie l’assemblée qu’il a sous les yeux. Stéphane lui pose une dernière question, qui réussit même à arracher une sorte de sourire au pokémon immortel. Il fait ses adieux à la Moyade puis, après avoir prononcé quelques mots dans une langue inconnue, se téléporte. Le blond croit avoir reconnu le nom de la cité dans ses mots, et peut-être une certaine mélancolie à travers eux. Cela le conforte encore plus dans les choix qu’il a pu faire jusqu’ici. Il n’estime pas avoir eu un monstre en face de lui. Simplement un être qui a fait ses choix.

Si le cuisinier n’avait pas pris part à cette expédition, le résultat aurait-il été le même? Ou aurions-nous assisté à un simple combat à mort, guidé par une perception manichéenne des événements ? Quoi qu’il en soit, le dénouement de toute cette aventure est imminent. Jean ressent une certaine tristesse à l’idée de faire disparaître tout ceci. Pas par soif de connaissance, mais par simple empathie. Mais son engagement a été donné, il a réussit à obtenir le déroulement des événements qu’il souhaitait. Le jeune Draby retourne dans sa ball, tandis que son dresseur écoute attentivement la Moyade qui a repris la parole, expliquant les modalités du rituel qui permettra de rompre le sortilège.


-Soit, allons-y.

Jean, suivi de Billy, s’assied donc à proximité de la pierre. Alors que les derniers préparatifs se mettent en place, il adresse un dernier regard à la gardienne.

-Puissiez-vous trouver le repos éternel que vous désirez, quoi qu’il puisse y avoir… après.


 
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Mar 7 Nov - 22:36
Pour offrir son aide, Worick n’avait pas hésité à laisser sortir Sloth de sa Pokéball afin de récupérer un morceau de la pierre. Accompagné du Draby de Jean, le Pokémon préhistorique s’élance en avant tête baissée et se heurte violement à la pierre, tandis que plusieurs morceaux, certains plus imposants que d’autres, s’écrasent sur le sol. L’Alakazam se saisit du plus gros d’entre eux et, satisfait, clame que le pouvoir de la pierre est toujours bien présent. Intérieurement, Worick ne peut s’empêcher de ressentir une immense vague de soulagement. Il redoutait au fond de lui que la totalité de ce débat ne soit finalement démontée par le simple fait que la pierre ne fonctionne pas comme de simples pierres d’évolution. Avoir la confirmation que l’Alakazam pourra survivre est donc un véritable soulagement pour le rouquin. C’est donc le temps des adieux pour les deux gardiens, et c’est après s’être exclamé dans un langage parfaitement inconnu pour le scientifique que l’Alakazam disparait finalement. Worick ne peut être qu’admiratif : il avait rarement vu un Pokémon faisant preuve d’une telle détermination pour survivre quel qu’en soit le prix. Il est certain que sa survie, en plus d’être légitime, est un véritable don.

Maintenant que l’un des deux gardiens est parti, le silence se fait plus pesant l’espace d’un instant, jusqu’à ce que la Moyade reprenne finalement la parole pour leur indiquer la marche à suivre. Maintenant que plus rien ne les en empêches, les plongeurs n’ont plus qu’une mission ici : délivrer les âmes des derniers Pokémons présent, et ainsi offrir à Allania le repos qu’elle mérite. Cependant, cette pensée ne laisse pas le rouquin indifférent. Il ne peut s’empêcher de ressentir une certaine tristesse, un certain malaise à l’idée de participer à cela. La simple pensée de cette cité antique maintenant inondée par les eaux suffit d’ailleurs à mettre à mal le moral du scientifique. Pas par empathie, non, mais par simple soif de connaissance. Hélas, toutes les bonnes choses ont une fin, et c’est au tour de la cité engloutie de sombrer définitivement, Worick en est bien conscient. Jusqu’alors silencieux, le jeune homme fait rentrer son Pokémon fossile dans sa pokéball avant de se retourner vers la Moyade, un air résigné sur le visage.

« Je vous souhaite de trouver la paix une fois l’enchantement levé. Nous n’oublierons jamais la cité d’Allania. »


Du moins personnellement, il ne réussirait jamais à oublier l’aventure qu’il avait eu la chance de vivre ici. Il avait d’ailleurs toujours un peu de mal à réaliser en réalité. Il se trouvait là, sa combinaison prête en cas d’inondation, sur le point de mettre fin à l’enchantement d’une pierre d’immortalité, après avoir permis à un Alakazam immortel et âgé de centaines d’années de survivre. S’il avait imaginé vivre ce genre de chose ne serait-ce qu’un instant… Enfin, il était temps. D’un pas lourd, Worick imita Jean qui avait prit place avant lui, et s’assit aux cotés de la pierre, prêt à offrir son soutien pour permettre à la Moyade ainsi qu’aux autres habitants des lieux de finalement trouver le repos éternel.



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Dim 12 Nov - 21:43
Le choix avait été pris par les membres de l'expédition des fonds marins. C'était quelque chose de singulier tout autant que déroutant d'avoir offert à ces compagnons de fortune, venus là par hasard, le choix de vie ou de mort sur cette citée antique. Le blond en venait à penser que ce choix n'aurait jamais dû être le leur, pourtant, c'étaient bien à eux qu'on avait demander cela. Et c'était également bien eux qui se retrouvaient, là, dans cette pièce, à détacher un fragment de cette pierre. Sur le désire de la Moyade ils allaient offrir le repos à cette citée et ces habitants, pour autant, ils avaient fait le choix de vie pour l'ennemi à priori éternel de la Moyade. La créature s'était dors et déjà volatilisée, loin de la citée, mais surtout loin du chant qu'ils allaient devoir entonner. Le blond ne pouvait s'empêcher, tout de même, de craindre que le chant ne se contente pas de ternir l'éclat de la pierre en face d'eux; Il y avait toujours ce risque pour qu'il ternisse l'éclat du fragment que l'Alakazam avait sur lui. Ce serait une bien triste fin pour la créature après avoir goûter à ce sentiment de liberté. L'atmosphère était pesante en ces lieux, personne n'osait prendre la parole, ils savaient tous qu'ils vivaient là les derniers instants de la cité d'Allania. Si il y avait une chose que le blond espérait, c'est que la mémoire de la cité ne sombrerait pas dans les flots du temps dans le même temps que la cité dans les flots marins. Eux, certes, s'en souviendraient; Mais le blond espérait tout de même que l'expédition ferait parlée d'elle, que les gens, le plus grand nombre, entendraient parler de cette mystérieuse cité.

L'éclat de la pierre fait battre la pièce comme un coeur, et soudainement le poids de l'instrument que le blond portait, semblait s'être démultiplié. Il portait là le fardeau éternel d'Allania. Cet objet, à lui seul, représentait la lourde responsabilité qu'ils avaient dans ce conflit. L'heure était venue, ils allaient maintenant faire ce pour quoi la Moyade, en premier lieux, les avait contacté dans cette citée. Le blond respirait lentement, comme pour se faire invisible en ces lieux qu'ils n'auraient jamais dû déranger. Et il vint s'asseoir aux côtés de Worick, tout près de la pierre. L'instrument sur les genoux. Il n'avait jamais vraiment tenu d'instrument et ne savait pas particulièrement se servir de celui-ci, aussi il espérait que cela pusse faire l'affaire. Et puis, bien sûr, il y avait ce doute, celui de la citée qui allait s'effondrer, ne faudraient-ils pas qu'ils remettent les combinaisons de plongée au préalable, avant que Allania s'effondre ? Il était trop tard pour réfléchir à tout ça; ils étaient prêts. Jean et Worick avaient déjà donnés leur feu vert à la Moyade. Aussi, le blond se tourna également vers la créature flottante pour lui faire un signe de tête. Il était prêt.

Que les créatures qui "hantaient" les couloirs d'Allania sans le savoir pussent s'en aller paisiblement, sans la moindre douleur. Qu'importe ce qui les attendait de l'autre côté. Cela était terrifiant, ils allaient être au coeur de la disparition de plusieurs centaines de vies en suspens, d'une citée hors du temps. La citée allait disparaître quelques heures après avoir été redécouvertes. Le blond se sentait quelque peu mélancolique alors que ses doigts se portaient sur l'instrument de musique, attendant les instructions de la Moyade.

" Puissiez vous trouver le repos. "


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C-GEAR
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Dim 19 Nov - 21:14
Depuis que l'Alakazam a disparu, une atmosphère pesante s'est abattue sur votre petite assemblée. L'air s'est comme alourdi et les différentes émotions qui vous traversent à la pensée que le moment pour lequel la Moyade vous a réunis ici est enfin arrivé se traduisent dans votre silence : tristesse, regret, mais aussi volonté de mener à son terme le choix que vous avez fait. C'est dans cette grande solennité, seulement parsemée de quelques mots d'approbation et de la voix basse et veloutée de la Moyade dont les paroles, adressées à vos esprits, semblent plutôt se mêler au silence que le troubler, que vous prenez place les uns après les autres autour de la pierre, vous asseyant sur le sol dans l'attente de nouvelles instructions. L'énorme roche hérissée de cristaux brille toujours de son éclat argenté, qui illumine la pièce par de lentes pulsations, comme le halo mauve dont la Moyade est nimbée. Celle-ci s'approche pour s'installer juste à côté d'elle, à la place auparavant occupée par l'Alakazam et qui correspond au centre de votre cercle. Lumière éclatante, source de ce que les deux Pokémon affirment être le pouvoir de la pierre... Si vous fermez les yeux, à présent que vous en êtes si proches, peut-être pourrez-vous sentir, vous aussi, sa puissance sourdre en vous.

Jean, le premier, prononce quelques mots d'adieu à la Moyade, ce en quoi vous l'imitez tous, Robert, Céline et Stéphane y compris. La Moyade penche la tête, ferme les yeux ; elle semble déjà en train de se concentrer.

« ...Je vais tenter de vous transmettre le souvenir du Chant de l'Achèvement tel qu'il était proféré durant la vie d'Allania », finit-elle par annoncer – et, en effet, elle semble en train de se remémorer l'ère pendant laquelle la cité où vous vous trouvez, morte depuis longtemps à ses yeux, était peuplés d'êtres humains natifs de ces lieux et de Pokémon qui n'avaient rien de spectres. Une ère de vie, de faste, d'art, de fêtes, de savoir, de commerce, quelle que soit pour vous aujourd'hui la valeur de ces pièces figées depuis des siècles – de cette désormais cité de ruines, quand bien même tous ses murs tiennent encore debout et que l'eau l'a épargnée. « Edgar, vous jouerez le rythme au kadar. Le rythme est fondamental. Les autres, vous chanterez. Nous devons être ensemble pour que le rituel réussisse. »

Pourquoi est-ce entre vos mains qu'a été placé le sort d'Allania ? En vous inscrivant comme volontaires pour cette expédition scientifique, vous ne vous attendiez pas une seconde à vous retrouver embarqués dans une histoire de cette ampleur, qui ferait reposer des vies – des âmes ? – et une cité engloutie sur vos décisions. Vous n'avez pas choisi ces responsabilités, et la Moyade non plus ne vous a pas choisis, vous – mais vous étiez là, et elle avait besoin de vous. Et puis, après tout, le destin d'Allania n'était-il pas déjà scellé depuis des siècles ? Si vous étiez arrivés sur l'île avant que quelque cataclysme ne l'entraîne sous le niveau des eaux, vous auriez peut-être pu changer les choses... Mais pour vous, aujourd'hui, il ne s'agit que de terminer ce qui a été commencé par d'autres il y a si longtemps.

Et le souvenir du Chant de l'Achèvement retentit dans vos têtes. C'est un souvenir uniquement auditif, quoique certains puissent fermer les yeux pour mieux s'en imprégner. Un souvenir très net – comme lointain, mais parfaitement audible – les paroles et la musique d'un rituel auquel la Moyade avait l'habitude de présider. Pour toute musique, deux notes : les cordes du kadar, pincées l'une après l'autre dans un rythme régulier qui évoque plus une psalmodie que l'accompagnement d'un chant ou une véritable mélodie. Et le chant, lui aussi, est psalmodié. Dans les souvenirs de la Moyade, ce sont des voix féminines, qui prolongent chaque syllabe, prononcée avec une intense clarté, pendant le même intervalle de temps, suivant le rythme joué au kadar. Les notes, elles, varient, s'élevant parfois au plus haut pour refluer en vague, mais toujours dans un parfait unisson. Quant aux paroles, elles seront familières à Edgar :

« AR GY YAZ
ZA YG QRA
AK AZ YAR
... »

Les syllabes gravées au mur : invocation de l'entité en laquelle les Allaniens croyaient... pour la remercier de les avoir protégés de son pouvoir ?

La Moyade vous fait entendre le chant aussi longtemps que vous en avez besoin. Et puis, par-dessus le souvenir qui résonne toujours dans vos têtes, vous vous mettez, à votre tour, à chanter.

~

La Moyade vous a accompagnés par des sons de sa voix, que vous entendiez réellement pour la première fois, tout au long du chant. Les notes de la dernière série durent plus longtemps que durant les précédentes ; elles descendent dans les graves. Enfin, vous atteignez la dernière syllabe de cette mélopée qui toujours répétait, mais jamais sans changer même un seul son de place, l'ordre des paroles, une note – strophes toujours analogues mais jamais identique – et alors...

Tout s'arrête. La pierre laisse brusquement échapper un éclat plus intense que ce qui l'auréolait jusque-là, un éclair de clarté qui semble foudroyer la pièce en l'illuminant de blanc, et puis – la nuit. Presque la nuit, car si plus aucune lumière n'émane de la roche, vous percevez encore un vague halo rosé là où se trouve la Moyade, une faible lueur sur ses formes indistinctes, qui va diminuant. Le Pokémon vous regarde ; elle regarde autour d'elle ; elle ne dit plus rien. Enfin, elle sourit. Et puis elle s'efface – ce n'est pas la lumière qui diminue, c'est son corps qui disparaît. Aviez-vous déjà vu un Pokémon spectre mourir ?

Les trois lampes de plongée dont Jean portait un exemplaire s'allument tour à tour. La fameuse pierre magique est désormais belle et bien éteinte : elle ne ressemble plus qu'à un morceau de roche sans grande valeur, quoique coiffé de quelques cristaux comme on en trouve dans certaines grottes, et sans sa lumière, il fait très sombre dans cette pièce sans fenêtres dont la seule ouverture consiste en le trou de la fontaine effondrée au plafond. Mais un grondement résonne. Et puis un autre. C'est toute la citadelle qui se met soudain à craquer, autour de vous, sortant de son silence séculaire : les algues et l'humidité qui auraient dû depuis longtemps attaquer les quelques éléments en bois et même les pierres, la pression de l'eau qui se remet brutalement à exercer son rôle contre les murs et les fenêtres... La citadelle reprend vie.

« Allez, vite ! » s'exclame brusquement Céline qui se relève et, avec de grands gestes, entreprend de vous réactiver. « On rééquipe le matériel, on vérifie le bloc, on prend tout, allez, allez, on se dépêche ! Il faut sortir d'ici avant d'être noyés ! » Heureusement, elle vous avait déjà fait enfiler vos combis avant d'entamer le rituel, mais il s'agit maintenant de se dépêcher de remettre le masque et le lourd gilet auquel est attaché la bouteille sur ses épaules ainsi que de récupérer ses palmes afin d'avoir tout à portée de main pour le cas où l'eau viendrait à vous surprendre. Encore faut-il retrouver la sortie et pouvoir y accéder, ce qui s'avérerait beaucoup plus difficile si la cité venait à être inondée. Et, justement, un énorme fracas retentit brusquement au-dessus de vos têtes ; puis, c'est le bruit d'un torrent d'eau qui jaillit soudainement dans un endroit sec. Tout l'édifice s'ébranle, à vous faire perdre pied comme lors d'un tremblement de terre. Une fissure dans un mur, une faiblesse aux fenêtres aura brusquement cédé sous le poids de l'eau qui a désormais un chemin pour entrer, et qui en trouvera d'autre... Ce n'est qu'une question de minutes. L'air à l'intérieur de la citadelle oppose sa propre résistance en l'empêchant de s'y engouffrer trop vite, mais plus vous tarderez, plus la situation sera dangereuse. N'y avait-il pas un escalier dans l'un des coins de la pièce, permettant probablement de remonter dans le hall ? Il vous faut vous dépêcher de retrouver la sortie.




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Dim 26 Nov - 13:39
Chacun fait ses adieux à la Moyade en bonne et due forme. Peut-être le pokémon spectre s’est-il sentit délaissé par le déroulement des événements et la décision du groupe de ‘sauver’ l’Alakazam. Mais tout le monde semble bien déterminé à tenir ses promesses. Le chant de l’achèvement sera bien prononcé, personne ne s’y oppose, malgré différentes émotions occupant les esprits de chaque membre de la palanquée. La Moyade dirige les opérations, se concentrant afin de transmettre à Edgar le rythme du kadar. Puis c’est au tour des autres plongeurs de recevoir le souvenir des paroles du chant. Une langue ancienne que Jean ne comprendra jamais, mais peu importe, il n’a pas besoin d’en saisir le sens, juste de les prononcer, ce qu’il fait après s’en être imprégné. Tous chantent à l’unisson, même la Moyade le fait. De sa propre voix, pas par télépathie. Prouvant par la même occasion qu’elle pouvait parler le langage humain depuis le début.

Finalement, la pierre, après un dernier coup d’éclat, s’éteint à jamais. La pièce devient sombre, seulement éclairée faiblement par le spectre. Dont le corps disparait à son tour, un sourire gravé sur le visage. La mort est un soulagement après des siècles d’errances. Mais il faut faire de la lumière maintenant. Les différents membres de la palanquée équipés de lampes les allument. L’ambiance est pesante. La ‘vie’ qui hantait les lieux il y a encore quelques secondes n’est plus. L’aura mystique du lieu a disparue, comme un retour à la réalité, bientôt accompagné par un grondement sourd qui attire l’attention des plongeurs. Puis des bruits de craquements. Maintenant que le sortilège ne fait plus effet, la cité engloutie ne tiendra pas longtemps face à la puissance de l’océan.

C’est Céline qui sort les membres de l’expédition de leur torpeur contemplative. Il faut s’activer, sous peine de finir broyé par l’eau. Les combinaisons sont déjà enfilées en partie. Le groupe s’active encore plus suite à un tremblement qui manque de faire tomber certains, suivi de l’indication que l’eau commence à s’infiltrer dans la citadelle. Jean agrippe son équipement, prêt à l’enfiler en quatrième vitesse au cas où, puis se tourne vers Céline, attendant ses instructions.


 
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Ven 1 Déc - 16:25
Une fois les adieux terminés, le chant de l’achèvement pouvait enfin commencer. Si la Moyade devait attendre ça depuis des années, Worick, lui n’était pas vraiment pressé. Chaque minute passée en ces lieux l’avaient un peu plus aidé à apprécier la valeur historique de ses ruines et même de ses derniers habitants. Mettre fin à tout cela, et ce avec son consentement et son aide, c’était chose impensable. Toutefois, le rouquin s’était retrouvé tiraillé avec son immense respect pour un spécimen aussi ancien que la Moyade, à tel point que dans un autre sens, il lui semblait complètement impensable de ne pas respecter son souhait. Alors bien qu’il ne se sente pas forcément à l’aise à l’idée de mettre fin aux jours d’un être ayant transcendé la mort au fil des siècles, Worick participe à cette funeste cérémonie. Pour les y aider, la Moyade leur transmet des bribes de souvenir de ce chant lorsque la cité était encore sur pied, et ensemble les membres de la palanquée chantent, accompagnés par la Moyade qui est donc bel et bien capable de s’exprimer autrement que par télépathie, tandis qu’Edgar de son coté, joue le rythme au kadar. Il faut bien l’admettre, le scientifique est assez secoué par l’émotion alors qu’il récite les bonnes syllabes comme l’a indiqué le Pokémon spectre. Ces paroles ont d’ailleurs le mérite de lui arracher un léger sourire alors qu’il se met à penser que finalement, il avait presque imité un chant de l’achèvement sans le savoir la première fois qu’il avait essayé de prononcé le nom de famille d’Arya.

Soudain, un éclair blanc semble fuser dans la pièce et la seconde suivante, la pierre s’est éteinte. Ça y est, le sort est levé, et les derniers Pokémons habitants Allania vont enfin pouvoir trouver le repos éternel. De son coté, la Moyade, dont la lueur faiblit à vue d’œil, vit ainsi ses derniers instants, alors qu’elle se situe à mi chemin entre la vie et la mort ; et dans un dernier moment de lucidité, laisse apparaitre un sourire avant de disparaitre pour de bon, laissant au rouquin un souvenir impérissable.
Marqué par l’étrange spectacle auquel il vient d’assister, Worick est brusquement tiré de ses pensées alors que la triste réalité le ramène sur terre, ou plutôt sous terre. Car actuellement, le groupe de plongeur se trouve toujours à une certaine profondeur et la cité d’Allania est maintenant vulnérable à la pression de l’eau. Très vite, des bruits sourds se font entendre tandis que la citadelle antique commence à se faire submerger par les flots. Très vite, Céline réveille le groupe avec hâte histoire d’éviter une noyade collective.

« Comment avez-vous atterris ici ? J’ai été téléporté dans une pièce où se trouvait le Krabby d’Aslan mais je ne sais aucunement comment retourner sur nos pas depuis notre position actuelle ! »

Un sentiment d’impuissance, puis de terreur envahie le rouquin. En règle générale, il est assez confiant concernant ses capacités et la présence de ses Pokémons lui permet de se sentir sécurisé en toute circonstance. Sauf qu’ici, ses Pokémons ne le sauveront aucunement de la noyade si l’eau parvient à s’engouffrer trop vite dans la cité engloutie, et il va leur falloir se hâter car le temps jouait contre la palanquée.



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Lun 11 Déc - 1:17
La première corde de l'instrument centenaire était pincée, et dans un tintement semblable à celui des plus douces et pures musiques que le blond avait coutume d'écouter, ils signaient la fin de la citée aquatique. Le silence s'était imposé comme maître depuis plusieurs longues minutes avant que la Moyade ne leur explique comment procéder. C'était à lui, au blond, de jouer de l'instrument qui était gardé secrètement au sein de la citadelle. Les paroles du chant de la fin d'Allania auraient pu tirer un sourire au blond si elles ne représentaient pas la fin de cette citée; ces paroles il avait dû en réussir l'énigme pour tirer de son sommeil l'étrange instrument qu'il était maintenant en train de pincer. Alors que les compagnons autour de lui se mettent à entonner le chant de l'achèvement, ces paroles qui ressemblent d'avantage à des syllabes que de véritables paroles. Etrangement, si l'ambiance était pesante quelques minutes auparavant, ainsi elle était bien plus mélancolique, presque douce. Quelque part la scène était très émouvante, ils n'avaient été là que pour quelques heures, tout au plus, à moins que ce ne fut plus - ou moins, dans cet endroit où le soleil jamais ne perçait, il était difficile de se faire la moindre idée de comment le temps s'écoulait - et pourtant, le blond avait presque l'impression de faire parti intégrante de l'histoire de la citée. Finalement, le temps s'était arrêté pour la citadelle il y a bien longtemps, mais également pour eux depuis qu'ils avaient posés les pieds ici. La voix de la Moyade, bien présente et non pas télépathe, berçait leurs propres chants. Elle avait donc une voix, douce, presque plus douce que celle utilisée pendant la télépathie. Pourquoi ne l'utilisait-elle pas ? Le blond n'en avait aucune idée, peut-être ses paroles ne pouvaient pas leurs parvenir dans la langue moderne qu'ils utilisaient, ou bien peut-être était-ce difficile pour elle d'utiliser sa voix après tant de temps.

Et le silence; plus rien, le chant était terminé, les voix s'étaient éteintes et le Kadar s'était tu. Un éclair avait perforé la pièce d'un éclat blanchâtre. Et le noir abyssal, littéralement. Il fallut du temps au blond pour que ses yeux s'habituent aux ténèbres ambiantes, ténèbres, pas totalement. La faible lueur de la Moyade était toujours présente, mais bien moins puissante, bien moins éclatante. C'était semblable aux dernières lueurs d'un feu d'artifice, quelque part entre un souvenir doux et amène. Et bientôt, ils étaient ramenés à la dure réalité du moment, ils n'avaient pas le temps de faire le deuil de la cité, pas plus que de se remettre de leurs émotions. Les premières sonorités du déclin de la citadelle étaient en train de retentir autour d'eux. Les murs de pierre étaient en train de subir toute la pression de l'océan qui était au dessus d'eux. Si la pression constante qu'il avait, depuis le début, d'avoir l'océan au dessus d'eux, avait été présente, ce n'était rien comparé à l'angoisse qui surgissait comme une boule dans le ventre du blond. D'un coup, la peur était bien plus présente, ils n'avaient plus le luxe du temps, ils devaient faire vite, s'échapper d'ici avant que les premières pierres se décrochent et qu'ils soient broyés par le flux des flots qui n'attendait qu'une chose : s'infiltrer par tous les pores de cette cité. Ils étaient tous prêts à s'enfuir, les équipements de plongés étaient sur leurs dos, ils n'avaient plus qu'à s'échapper de là. Mais rien que cela présentait certains problèmes : par où s'enfuir ? Y arriveraient-ils tous avec le poids de l'équipement qu'ils portaient sur eux ? Toutes ces téléportations leur avait perdre tout repère dans cette citée, pourtant déjà les premiers membres du groupe se mettaient à courir, alors le blond leur emboitait le pas, essayant de garder contre lui l'instrument qui avait sonné le glas d'Allania.


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