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» [EVENT] Le Mystère de l'Atlantide


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PNJ

C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 2316

Sam 20 Mai - 11:51
Alors que vous êtes plutôt disposés à l'aider, la Moyade s'exprime d'une façon énigmatique qui trouble la majorité d'entre vous ; et les précisions qu'elle fournit sur votre demande, au lieu de vous convaincre, ne vous font que douter davantage. Il est vrai que la nouvelle de la présence d'un deuxième Pokémon conscient du sortilège dans la cité n'est pour rassurer personne, surtout pas les plongeurs qui n'ont pas l'habitude des combats et n'auront aucun autre moyen de défense possible que se cacher derrière vous si une offensive survient. C'est pour éclairer ces zones d'ombre que vous lui posez, tour à tour, sensiblement les mêmes questions : quelle est la nature de l'instrument et du deuxième Pokémon. Même le Tiplouf de Jean s'y met, dans un discours qui vous prouverait à tous que les Pokémon sont très intelligents si seulement vous le compreniez. Et vous faites part de votre désir de connaître les motivations de la seconde entité, car il ne saurait y avoir de décision possible sans cela.

La Moyade devrait le comprendre ; pourtant, à vous entendre tergiverser, elle semble plutôt s'impatienter, ses tentacules s'agitant plus rapidement que d'ordinaire. « L'instrument est un kadar », répond-elle. « C'est un type d'instrument à cordes employé pour les cérémonies. Vous le reconnaîtrez facilement. Quant à l'autre Pokémon... Des moyens de vous défendre de lui, vous en avez. Vos attaques de tout à l'heure ont bel et bien blessé les Pokémon qu'elles ont touchés, seulement, ils se sont enfuis, puisque je l'avais demandé. » Le « ASSEZ ! » qui avait résonné alors prend soudain un autre sens. « ...Ce que je peux vous dire sur cet autre Pokémon est qu'il était le compagnon de la dernière reine d'Allania. C'est un Alakazam. Il est sûr de lui, et il ne quitte pas la pierre. S'il refuse que le sortilège prenne fin, c'est parce qu'il préfère ce simulacre de vie à l'inconnu de la mort. Il ne pense pas aux autres habitants de ces lieux qui n'ont déjà plus de conscience mais dont l'âme ne peut trouver le repos. » La rancœur de la Moyade à l'encontre du Pokémon dont elle vous parle transpire dans son ton : il y a visiblement des siècles de rivalité entre l'Alakazam et elle derrière son discours. Quand elle reprend la parole après une brève pause, sa voix n'a toujours pas retrouvé la calme bienveillance des premiers temps.

« Mais puisque vous souhaitez dialoguer avec lui, allez donc le trouver et décidez ! Je reste non loin de vous...»

Deux de ses tentacules se tendent alors vers vous et elle s'élève lentement dans les airs, tandis que la lumière devient de plus en plus intense. Et puis, brusquement, tout se colore de violet, comme si elle vous avait englobés dans son halo.

Ensuite, c'est le noir. Jusqu'à ce que vous ouvriez les yeux.




CÉLINE, ROBERT, STÉPHANE ET ÈVE

Les trois plongeurs et la future scientifique reprennent conscience dans un lieu qu'ils connaissent déjà. Ils clignent des yeux : tout est très sombre ici. Heureusement, ils ont vite fait d'allumer deux lampes de plongée – la troisième paraissant avoir disparu après que Robert, un peu plus tôt, l'a lâchée. Comme ce sera votre cas, ils sont encore debout et pas une minute ne semble avoir passé. Ils ont simplement changé de pièce... Pour se retrouver dans les égouts qui ont été votre premier contact avec la citadelle, tout le matériel que vous avez abandonné là à leurs pieds.

Pendant quelques secondes, ils fixent les bouteilles, palmes et blocs en silence. Et puis, Céline pousse un gros soupir.

« Cette histoire me dépasse complètement », déclare-t-elle, « mais j'imagine que si on est là, c'est l'occasion de remonter le matériel. »

En effet : vous ne savez pas encore de quelle façon vous sortirez d'ici, tout dépendra sans doute de vos actions à venir, mais il ne paraît pas superflu que vous ayez de quoi respirer à portée de main. Et Céline, Stéphane, Robert et Ève ne seront pas trop de quatre pour porter l'équipement de huit personnes, tant les bouteilles pèsent lourd : même les Pokémon d'Ève mettront la patte à la tâche.


WORICK

Tu te trouves dans une pièce qui te semble au premier abord noire, affreusement noire. Il n'y a aucune fenêtre et tu n'as pas de lampe avec toi. Pourtant, l'obscurité n'est pas complète : quelques flammèches violettes lévitent devant toi. Et, dans ton dos, tu entends de l'agitation ; un cri...

VS

Trois Lugulabre attaquent le malheureux Krabby !

Tu fais volte-face. Trois Lugulabre, à quelques mètres de toi, sont en train de s'acharner sur une petite créature orange que tu reconnais sans tarder : le Krabby d'Aslan. Le pauvre Pokémon se terre dans un coin, les pinces dressées, mais semble peiner à se défendre contre les trois spectres qui l'empêchent de s'enfuir et ne cessent de l'attaquer. Ils semblent désormais remarquer ta présence. Grâce à la lumière que dégage leur corps, tu distingues les contours d'une pièce plus vaste qu'elle ne le paraissait au début. Les murs sont faits de larges blocs de pierre ; le sol est de terre, et parsemé de grosses roches apparemment taillées. Dans le mur, non loin des Lugulabre et du Krabby, une porte. Que faire ?


EDGAR

Tu ouvres les yeux dans une pièce baignée d'une douce lumière bleutée. Ce n'est pas surprenant : à ta droite, le mur est percé d'une fenêtre devant laquelle flotte à-demi un rideau que le temps, malgré tous les sortilèges, a laissé poussiéreux et élimé. La pièce dans laquelle tu as été – faut-il le croire ? – téléporté est emplie d'étagères et d'objets aux formes bizarres que tu n'identifies pas au premier regard. Une fois que tes yeux se sont habitués, cependant, ce qui t'entoure te paraît plus familier. Des centaines de vieux livres s'amoncellent sur les rayonnages, le genre de grimoires dont il faut une loupe et plusieurs années devant soi pour les déchiffrer. Et un peu partout au pied des meubles, posés sur une table, perchés au sommet des étagères, des instruments de musique. Il y a là des flûtes, des tambours, des crécerelles, toutes sortes d'instruments plus ou moins proches de ce que tu connais mais qui, tous, ont quelque chose d'exotique. Tu ne vois en revanche aucun instrument à cordes. Cette pièce serait le paradis pour tout historien passionné ; mais malheureusement, tu n'as sans doute pas le temps de t'y attarder.

Entre deux hautes bibliothèques se trouve une sorte de plaque protectrice en pierre. Son sommet atteint le plafond, elle est aussi large que tes deux bras tendus perpendiculairement à ton corps et elle n'est pas faite de la même roche que les autres murs de la pièce, ce qui, en plus de son étrange avancement par rapport aux meubles qui l'encadrent, incite à croire qu'il a quelque chose derrière. À hauteur humaine, elle est fragmentée en neuf segments rocailleux qui, en relief, ressortent étrangement du mur dans lequel ils ont été incrustés – comme si l'on pouvait les y enfoncer. Ils sont couverts de runes anciennes et cependant lisibles, chacune mesurant à peu près la taille de ton pouce.

ÉNIGME:
 

Il est certain que cette pièce renferme un secret...


ASLAN ET JEAN

Le paléontologue et le cuisinier rouvrent tous les deux les yeux au même endroit. Vous vous trouvez dans une pièce rectangulaire et sombre : il n'y a, aux murs, aucune fenêtre. Une étrange lueur argentée, en revanche, émane d’un point précis devant vous pour se répandre dans toute la pièce : vos yeux se plissent pour mieux distinguer l’origine de cette lumière, et vous découvrez qu’elle est produite par une pierre assez massive, haute comme un enfant, qui est rivée au sol à une dizaine de mètres de vous et dont la surface semble faite de cristaux reflétant la lumière d’une lune pourtant absente, dans cet intérieur et si loin sous l’eau. Cet éclairage ténu vous permet de constater que la pièce dans laquelle vous vous trouvez est très vaste et que le plafond, au-dessus de la pierre, est percé d’un large trou circulaire aussi large que la fontaine au-dessus de laquelle se tenait la Moyade. A vos pieds se trouve également une lampe de plongée apparue là avec vous : celle que Robert avait laissé tomber lorsque vous parliez à la méduse et qu’il n’a pas ramassée. Mais vos regards seront peut-être surtout attirés par la silhouette sombre qui se détache, en contre-jour, entre vous et la pierre.


sprite © gnomowladny (DA)

Un Méga-Alakazam. La Moyade n’avait apparemment pas menti en vous dévoilant la nature de cet autre Pokémon, mais celui-ci est encore plus impressionnant que ses congénères. Ses cuillères flottent en lévitation au-dessus de sa tête et il vous fixe d’un air difficilement déchiffrable. Après un instant, une voix retentit :

« Et vous voilà. »

Comme avec la Moyade, c’est dans vos têtes que résonnent ces paroles, mais cette fois, c’est avec une puissance couplée à une sécheresse qui ne donnent pas du Pokémon devant vous une impression très bienveillante. Il n’a pas l’air surpris de vous voir ; il n’a pas l’air ravi, non plus.

Que voulez-vous faire ?




avatar ©️ Raïtoku Seigi.
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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 24/02/2016
Messages : 798

Région : Sinnoh
Mer 24 Mai - 21:58
Jean n’est pas le seul à être prudent vis-à-vis des paroles de la Moyade. Certains des autres membres de l’expédition souhaitent également en savoir plus sur cet autre pokémon conscient de la situation dans laquelle il se trouve. Cela semble indisposer la gardienne. Cette dernière continue à répondre aux nombreuses questions des plongeurs mais il est facile de deviner de l’impatience dans sa gestuelle, quand bien-même elle reste aussi cordiale que possible, sauf à l’encontre de ce fameux Alakazam. Après avoir terminé son discours, le type spectre agite ses tentacules dans la direction des aventuriers, tandis que son aura violette commence à s’intensifier. Puis c’est le trou noir.

Combien de temps sont-ils restés inconscients ? Sont-ils restés inconscients au moins ? C’était de la téléportation ça ? Impossible de dire combien de temps ce passage a vide a pu durer. En tout cas, la plupart des membres de la palanquée ne sont plus dans les environs. Jean est tout de même soulagé quand il constate qu’au moins, Aslan est dans la même pièce que lui. Billy est également sur place, dans une posture étrange, comme s’il s’était apprêté à faire quelque chose avant de se faire déplacer par la Moyade, mais ayant stoppé son action une fois dans ce nouvel endroit. L’endroit est rectangulaire, grand et sombre, avec un énorme trou dans le plafond, mais seulement éclairé par une étrange lumière argentée, qui se révèle être un gros caillou, certainement la fameuse pierre magique qui permet au sortilège de perdurer dont la gardienne parlait.

Une silhouette massive empêche néanmoins la lumière de se diffuser totalement en direction des deux humains. Une créature qui ne touche pas le sol, lévitant à quelques dizaines de centimètres en tailleur. Plusieurs cuillères flottent au dessus de sa tête. Aucun doute possible, il s’agit de l’Alakazam, qui ne peut pas ne pas avoir remarqué la présence des intrus dans la salle de la pierre. Au moins n’a-t-il pas encore attaqué, c’est plutôt bon signe. Vu le récit qu’en faisait la Moyade, Jean craignait presque de se faire broyer par une attaque télékinésique avant de pouvoir tenter la moindre action. Peut-être y a-t-il quelque chose à tenter sans avoir besoin de la violence.


« Et vous voilà. »

Comme son homologue, le pokémon psy a établit une sorte de lien mental pour projeter sa pensée dans l’esprit des deux plongeurs. L’intonation de l’Alakazam est puissante et pas très accueillante. En même temps, difficile d’être enjoué quand on a en face quelqu’un qui va potentiellement tenter de mettre fin à notre existence. Pourtant il semble être prêt à écouter, à en juger par son absence de réaction hostile. Juste trois mot, un bout de phrase, presque dans la continuité du dialogue d’avant. Pour agir ainsi, il doit certainement avoir écouté la conversation entre la palanquée et la Moyade. Le blond prend la parole, parce qu’on ne va pas rester à se fixer pendant des heures non plus.

-‘Jour. Vous avez entendu notre conversation avec votre homologue ? Si c’est le cas vous savez ce que nous faisons ici.

Jean ne voit pas trop quoi rajouter d’autres. Autant prendre la température avant d’aller plus loin.


 
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Modo RP & Scientifique

C-GEAR
Inscrit le : 31/07/2015
Messages : 1610

Région : Kantô
Mer 31 Mai - 13:18
La tournure que prennent les explications de la Moyade déplaît de plus en plus au scientifique. Un Alakazam de plusieurs centaines d’années ? Voilà un adversaire qu’il ne vaut mieux pas se mettre à dos. Le rouquin aimerait par ailleurs avoir le loisir de poser plus de questions à ce sujet, ainsi que sur l’instrument de musique, cependant il semblerait que tant de siècles d’attente aient rendu la Moyade plutôt impatiente. Les mouvements de ses tentacules le montre, jusqu’à ce que son halo violet englobe la totalité du groupe. Impassible, Worick agrippe rapidement la Pokéball de son Ptéra comme si elle pouvait le sauver dans ce genre de situation, avant que les ténèbres n’engloutissent sa vision et son esprit.

Une légère sensation de flottement se fait sentir dans son esprit, comme inexpliqué, et Worick ressent une légère perte de l’équilibre. Il fait tout noir autour de lui, et il ne voit plus ni ses compagnons d’expédition, ni la Moyade, signe évident qu’il ne se trouve plus physiquement au même endroit. Rien de mieux pour insinuer le doute et la peur dans l’esprit du rouquin. En premier lieu, il ressent une forte envie de parler, à l’aveuglette, pour savoir si qui que ce soit serait à ses cotés dans l’obscurité, en mesure de lui répondre. Cependant, par sécurité, Worick préfère ne rien dire. S’il y a des chances que ses camarades se trouvent dans les parages, il peut tout autant se retrouver entouré de spectres. Alors qu’il patiente ainsi quelques secondes pour que ses yeux s’habituent plus ou moins à l’obscurité, le jeune homme observe plusieurs flammèches violettes. Comme il s’y attendait, il n’est donc pas seul. Cependant, il ne s’attendait pas à entendre un cri terrorisé. Après quelques instants, le scientifique n’a aucun mal à reconnaitre cette tâche orange qui se terre dans le fond de la pièce : Le Krabby d’Aslan. Bien vite, Worick siffle un coup pour attirer l’attention des Pokémons Spectre, et tend les Pokéballs de ses compagnons devant lui. Avec l’obscurité et la précipitation, il n’a aucune idée de quelle Pokéball contient lequel de ses compagnons, et choisit donc d’avoir les deux sous le coude. D’un point de vue complètement logique, Envy, sa Lokhlass, devrait être en mesure de repousser aisément les Lugulabre en inondant la pièce, cependant s’il pouvait éviter cette option, le scientifique en serait ravi. D’autant plus que ce cas de figure est particulier : La table des types s’applique t-elle vraiment contre des Pokémons morts ?

« Écoutez, je ne vous veux aucun mal, bien au contraire. Cependant, j’apprécierais que vous laissiez ce pauvre Krabby en dehors de tout ça. »

Le Pokémon d’Aslan semble relever la tête lorsqu’on parle de lui, et Worick a le regret de constater que le pauvre crustacé ne semble pas déborder de vivacité d’esprit. Enfin bon, il faudra faire avec les moyens du bord de toute évidence. Dans un geste lent et contrôlé sans lâcher ses adversaires des yeux, le jeune homme fait signe au Pokémon crabe de déporter pour venir à ses cotés, et ainsi le suivre. Il sera de toute évidence plus en sécurité au coté du rouquin plutôt que seul contre tous dans le coin de la pièce. S’il n’a actuellement aucune idée de comment vont réagir les trois Spectre, Worick préfère se tenir prêt : hors de question d’offrir son âme en repas à une bande de Pokémons zombis au beau milieu de l’océan. A la moindre réaction offensive de la part de ses opposants, le jeune homme se tient prêt à libérer ses deux compagnons. Et si le Krabby décide de le suivre et qu’une potentielle retraite est envisageable, il ne devrait pas être trop compliqué d’avancer lentement et prudemment jusqu’à ce qui semble être une porte, afin de sortir de la pièce sans faire de blesser et ainsi retrouver ses compagnons.


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Modo Jeux & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 20/09/2013
Messages : 1507

Sam 10 Juin - 0:36
Silencieux, ils écoutaient les paroles de la Moyade sacrée, l'autre pkmn, celui vers qui ils devraient se tourner pour comprendre toute l'histoire était un Alakazam. Quelque part, cela était rassurant de se dire que c'était un alakazam en face. Si le pkmn pouvait se révéler être un combattant particulièrement redoutable, il était également doué d'une raison, d'une raison et de paroles. Ils pourraient discuter avec cet être, tenter de raisonner avec lui, d'apprendre à le comprendre lui et son point de vue. Au fond, le blond se disait qu'il valait mieux un alakazam qu'un rhinocorne. Si Edgar était stressé à l'idée de devoir se battre contre le pkmn, il relativisait en se disant que Sköll serait un bon défenseur contre cette bête. A peine avait-il cligné des yeux sous les impulsions lumineuses que l'intégralité de son environnement était devenu sombre comme des ténèbres. Puis, il s'était rendu compte qu'il avait ses yeux clos, désespérément clos, alors qu'il n'avait jamais montré la volonté de fermer ainsi ses yeux.

Quand ses yeux s'ouvrirent doucement pour s'acclimater à la lumière ambiante, il découvrit un univers qui était aux antipodes de tout ce qu'il avait connu jusque là, dans cette citée aquatique. Une douce lumière bleutée pulsait sous ses yeux. La salle était magique, et lui offrait un sentiment de nostalgie autant que de familiarité. Il avait, quelque part, l'impression d'être chez lui, à Pacifiville. Des étagères, tout comme chez lui, remplies de livres d'autres âges, la lumière de l'eau qui se reflétait par éclats sur tous les murs, tous les objets. Le blond était émerveillé, autant qu'il était en énervé. Il n'avait que très mal accepté le fait que la Moyade les téléportes ainsi, sans la moindre notion de consentement ou de concertations immédiate. Pourtant, chacun des livres sur lequel son regard se posait atténuait sa colère. Il savait ce pour quoi il était là, chercher un instrument de musique, vu que la culture semblait être la chose la plus importante dans cette pièce.

De nombreux instruments de musiques trônaient fièrement, par terre, sur des meubles, sur des tables. Pourtant, le blond ne s'intéressait pas spécialement à cela, il était concentré sur une seule chose, les livres. Il en ouvrait quelques uns en cherchant du regard où pouvait bien se trouver sa quête personnelle. Il était seul, cela était quand même très étrange, il se demandait ce que pouvaient bien faire les autres et si ils s'en sortaient. Il savait très bien qu'il n'avait pas le temps de s'attarder sur les livres, d'en récupérer plusieurs pour les remonter. Il n'était pas sûr d'avoir vu aucun sac imperméable. Et puis, il ne pouvait pas prendre ces objets discrètement sans que personne ne s'en rende compte. Si les scientifiques le voyaient avec un tel ouvrage, ils risqueraient de vouloir récupérer ce dernier pour l'analyser, l'étudier. C'était quelque chose qui avait tendance à énerver le blond. Pour lui, les livres pouvaient aussi bien être donnés à être étudiés à des lettreux et non des hommes de sciences.

A son grand regret, il laissait là les livres qui l'entouraient. Il aurait voulu tous les récupérer, les remonter avec lui pour leur offrir une nouvelle vie. La tristesse de voir tout cela disparaître dans les limbes des abîmes le rendait triste. Aussi, alors qu'il cherchait où pouvait bien se trouver le kadar dont avait parlé la moyade, il avait récupéré, presque machinalement, une flute qu'il avait accroché, tant bien que mal, à sa combinaison. Peut-être pourrait-il au moins sauver cela. A défaut des livres, qui ne supporteraient pas le voyage aquatique, certains instruments de musique comme la flute pourraient peut être survivre dans l'eau. Il était plongé dans ses réflexions alors qu'il recherchait dans toutes les étagères, à hauteur d'oeil, pour trouver l'objet qu'on lui avait demandé de ramener; rien, toujours rien, désespérément rien.

Bien vite il compris, l'objet qu'il cherchait n'était pas donné à la vue, si il cherchait sur les étagères, il ne trouverait rien. Son regard s'était porté sur un mur, entre deux bibliothèques, un mur à la singularité particulière. En l'observant avec plus d'attention, il pouvait voir que ce mur devait être à double fond, qu'il n'était pas comme tout ceux qu'il avait croisé jusque là. La pierre était différente, son sein était serti de ce qui ressemblait à des lettres, entre relief et gravures. Sur ce mur se trouvaient des inscriptions qui, d'une pression du pouce, pouvaient s'enfoncer, c'était certainement la clé.

Les gravures étaient cryptiques, et même si le blond n'était pas scientifique, il était heureux de passer son temps à lire toutes sortes d'ouvrages. Il avait donc, assez facilement reconnu de l'écriture zarbique. Cet alphabet était, graphiquement, assez semblable à celui que le blond avait appris tout jeune. Pourtant, il avait beau lire les lettres, il ne comprenait pas, il se heurtait à un mur. yrkqazyz akaazyar azuraq zyzaqkry rayzaaka arqgyaaz urzaru zaaygqra qaruza. C'était ce qu'il arrivait à lire. Cela n'avait aucun sens. Absolument aucun. Il cherchait à comprendre, donner un sens à ces mots qui ressemblaient bien d'avantage à un assemblement aléatoire de lettres, mais rien. Il retournait la chose sous toutes les coutures, mais rien n'y faisait, il n'arrivait pas à donner quelconque sens aux mots. Si akaazyar pouvait lui faire penser à alakazam et rayzaaka à rayquaza, cela ne l'avançait pas le moins du monde. Il avait beaucoup cherchait, il ne comprenait pas. Et là, il pestait de n'avoir aucun moyen d'écrire sur un bout de papier. Cela l'aidait à réfléchir. Il essayait, de tête, à résoudre la chose, les tropes communs du cryptique, il avait vu ça dans un cartoon pour enfant, l'alphabet +3... Rien.


Et soudain, alors qu'il tentait de lire à l'envers les mots, la solution lui apparue clairement. Neuf mots. Quatre pairs de mots qui n'étaient que miroirs. Il n'y avait qu'une dalle unique, urzaru. Son doigt s'avançait doucement, tremblant presque, sans savoir ce que cela allait actionner si il avait raison, et encore pire, si il avait tord, pour presser cette dalle.

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Coordinateur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 28/02/2016
Messages : 923

Région : Johto
Ven 16 Juin - 23:27
Le Mystère de l'Atlantide

Rapidement, le paléontologue avait regretté de s’être porté volontaire pour réciter le chant en question puisque sa blague a été prise très au sérieux par la Moyade qui en était ravie. Mais en plus de ça, cette tâche qui semblait au départ bien simple se révélait de plus en plus compliquée au fil du récit de la gardienne. Apparemment il ne s’agissait pas simplement de chanter une chanson à côté d’un morceau de pierre et basta, Il fallait évidemment retrouver un certain instrument et risquer de se faire attaquer par un vieux pokémon qui serait beaucoup moins enthousiaste à l’idée que des personnes viennent chanter autour de la fameuse pierre.

Si pour le coordinateur le reste n’était certainement que légende, l’existence du pokémon, elle, lui était tout à fait plausible et c’est ce qui l’inquiétait le plus pour l’instant. Ses camarades semblaient aussi partager la même appréhension puisque à un à un, ils cherchaient à s’expliquer avec la gardienne pour en lui demander plus à propos de toute cette histoire. Même le Tiplouf de Jean s’y était mis. Aslan lui, avait plutôt préféré garder le silence, méditant le sujet tout en jouant avec le bout de sa moustache d’un air évasif.

Face aux inquiétudes et aux interrogations des protagonistes, la gardienne semblait bien s’impatienter, elle répondit néanmoins à leurs questions et ils apprirent que l’instrument en question était un Kadar. Aslan n’en avait jamais entendu parler auparavant, mais ce qu’il l’intéressait le plus c’était plutôt les informations sur leur potentiel adversaire, un Alakazam que la Moyade ne semblait pas bien porter dans son cœur.

Ils eurent à peine le temps de la voir venir, que la gardienne dont la patience semblait avoir atteint ses limites eu un comportement étrange. Tendant alors ses bras vers le groupe, elle s’éleva dans les airs en intensifiant sa lumière qui devenait aveuglante. Le moustachu se protégea les yeux avec son bras mais c’était comme si cela n’avait aucun effet car il se fit aussitôt enveloppé par le halo jusqu’au blackout total.

Pendant une fraction de seconde, son esprit s’était déconnecté, comme s’il avait perdu connaissance. Mais quand il avait ouvert les yeux, il ne savait pas vraiment où il se trouvait. Ses yeux, encore aveuglés par la lumière avaient du mal à s’habituer à la pénombre et sa tête était éprise par un affreux vertige et il se sentait terriblement nauséeux. Apparemment, le jeune brun avait le mal de téléportation, si on pouvait bien sûr appeler ça comme ça. « Nom d’un ponchien, mais que diantre s’est-il passé ? » Grimaçant de douleur, le paléontologue se tint la tête en essayant de se relever tant bien que mal. C’est alors qu’une voix grave résonna dans son esprit.

« Et vous voilà. »


Il avait déjà assez mal à la tête comme ça, alors entendre des voix dedans n’arrangeait en rien sa situation. Le coordinateur plissa les yeux, discernant d’abord la source d’une faible lumière argentée, un rocher qui semblait être la fameuse pierre dont parlait certainement la Moyade. Cette lumière était interceptée en partie par une silhouette, sombre aux premiers abords et qui n’inspirait rien de rassurant. Il finit alors par discerner l’individu, sans aucun doute le propriétaire de la voix. Un Alakazam à l’apparence plus intimidante que la plupart de ses congénères. Le brun espéra alors aussitôt qu’il n’était pas seul face au pokémon et il eut rapidement la réponse à ses prières puisque la voix du cuisinier retentit de l’autre côté de la pièce. Un soupir de soulagement s’échappa de ses lèvres moustachues.

Avançant de quelques pas hésitants, le trentenaire toujours pris de légers vertiges, s’appuya sur le mur avant de lâcher à son tour. « Ecoutez, nous ne sommes pas là pour chercher des ennuis mais pour vous aider. » Il quitta ensuite le mur pour avancer encore d’un pas un peu plus stable. « Pourquoi ne voulez-vous pas mettre fin au sortilège, n’avez-vous donc pas assez de l’éternité au fond de l’eau, entre ces murs ? Ne voulez pas donc enfin avoir la paix ? A votre place, ça me rendrait fou de rester coincé ici rien que pour une semaine, mais alors des années… Vous faites quoi de vos journées exactement ? » Bien qu’il ne croyait pas vraiment en ce qu’il racontait, Aslan avait préféré laisser de côté son scepticisme et de se prendre au jeu afin de parler le même langage que leur locuteur et d’éviter de l’irriter en insinuant son incrédulité.









Aslan parle en 'indianred'
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C-GEAR
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Mar 20 Juin - 23:40
WORICK

Seul dresseur dans une pièce qui, à bien y regarder, ressemblerait peut-être à un cimetière, avec trois Lugulabre devant toi et un malheureux Krabby qui subira probablement leurs attaques si tu ne le défends pas, tu agis de la façon la plus noble qui soit : siffler afin de détourner l'attention des ennemis du Pokémon d'Aslan et le sauver. La tactique réussit : d'un même mouvement, les trois Lugulabre se retournent et, ignorant désormais le Krabby qui était pourtant le centre de leur attention une seconde auparavant, s'approchent lentement de toi, proie sans doute beaucoup plus intéressante pour trois Pokémon spectres en quête d'âmes à aspirer. Si tu leur assures que tu ne leur veux aucun mal, tes paroles résonnent malheureusement dans le vide : ces trois chandeliers fantomatiques ne sont visiblement pas dotés de la conscience qui caractérisait la Moyade et, à vrai dire, il semblerait plutôt que ce soient eux qui te veulent du mal. Et ton signe en direction du Krabby reste lui aussi sans effet : le petit crabe orange se recroqueville au contraire encore plus contre le mur. Même les Pokémon les plus faibles sont généralement dotés d'un minimum d'instinct de survie pour perpétuer l'espèce, mais que fallait-il attendre de la part d'un individu qui quitte son dresseur et part explorer seul un mystérieux château sous-marin peuplé de spectres, alors même qu'il semble incapable de lancer une banale attaque Bulles d'O face au danger ? Précisons tout de même, pour être honnêtes, qu'entre lui et toi se trouvent les trois Lugulabre, ce qui peut expliquer son refus de te rejoindre.

Tu tiens tes pokéballs en main et c'est une bonne idée, car les ennemis continuent de s'approcher... et brusquement, ils produisent un étrange son qui résonne dans la pièce comme venu de nulle part, ou de partout à la fois, semblable au bruit du vent qui souffle par un passage étroit – « Luuuuug... » – et ils agitent leurs flammes violettes. Alors, tu lances tes deux pokéballs, faisant apparaître ton Lokhlass et ton Ptera, et le Pokémon aquatique envoie, sans attendre, une attaque Surf sur les adversaires.

    Lokhlass lance Surf !
    { - 117 PV ! } C'est super efficace !
    { - 200 PV ! } C'est super efficace ! Coup critique !
    { - 117 PV ! } C'est super efficace !
    Lugulabre 2 est mis K.O. !


    Lugulabre 1 lance Châtiment sur Ptera !
    { - 55 PV ! }
    PV de Ptera : 105/160


    Lugulabre 3 lance Châtiment sur Lokhlass !
    { - 35 PV ! }
    PV de Lokhlass : 165/200

La vague frappe les chandeliers de plein fouet, noyant momentanément leurs flammes et s'écrasant avec puissance sur le mur derrière eux. Effrayé, le Krabby s'en détache brusquement pour courir vers toi, cette fois. Mais le feu spectral résiste, et si le Lugulabre qui s'était le plus avancé tombe au sol, les deux autres dressent leurs étranges bras. La pièce se teinte de couleurs violettes, deux paires d'yeux rouges apparaissent dans les airs et Ptera et Lokhlass gémissent.

Le Krabby d'Aslan est désormais avec toi, et la porte de la pièce t'est accessible. Que vas-tu faire ? Terminer le combat contre tes deux adversaires ? Tenter de retrouver les autres ?


EDGAR

Dans la pièce silencieuse, nimbée de lumière bleue et occupée par les livres et par les instruments de musique, ta colère contre la Moyade a tôt fait de disparaître, remplacée par la curiosité pour les objets qui t'entourent. Les volumes que tu ouvres sont remplis de textes rédigés à la main en écritures antiques, runes zarbiques ou alphabets inconnus ; des gravures ornent certains feuillets, plans d'architecte, motifs floraux, Pokémon mythiques ou réels. Les pages fragiles des parchemins se tournent avec facilité sous tes doigts, comme si ces ouvrages fermés depuis des siècles n'attendaient rien d'autre que d'être lus ; malheureusement, tu n'as pas la possibilité de t'attarder sur eux. Ces pages ont, jusqu'ici, miraculeusement échappé aux affres du temps, mais elles sont vouées à la disparition ou, au moins, à l'oubli. Et mort et oubli ne sont-ils pas similaires, pour des livres que plus personne ne lit ?

Si tous ces instruments de musique connaîtront le même sort que les livres, tu accroches tout de même une petite flûte gravée à un élastique dont ta combinaison est heureusement pourvue. Tu pourras la glisser dans une des poches de ton gilet de plongée lorsque tu le récupéreras. Tu pars ensuite à la recherche du kadar, et tu ne tardes pas à découvrir les runes inscrites au mur : une énigme. Après un temps de réflexion, tes mains se posent sur les plaques ; celles-ci s'enfoncent dans le mur que brusquement, un tremblement ébranle. « C'est ici », fait la voix de la Moyade dans ta tête, comme si elle t'avait suivi des yeux tout ce temps. Le mur se scinde en deux, les plaques reculées glissant sur les côtés pour ouvrir un passage ; et dans la vaste niche qui te fait désormais face se trouve un instrument en bois, haut comme une guitare et à la forme proche de celle d'une harpe, si ce n'est qu'à son long manche recourbé n'est tendue qu'une unique corde.

C'est bien le seul instrument de ce type que tu aies vu dans la pièce et le commentaire de la Moyade pourrait te confirmer que c'est effectivement celui dont elle vous a parlé.


JEAN ET ASLAN

La téléportation que vous a fait vivre la Moyade n'était apparemment pas des plus agréables et certains se remettent plus lentement que d'autres ; mais votre attention se re-concentre très vite sur la pierre au centre de la pièce, seule source de lumière à proximité, et, naturellement, le Méga-Alakazam qui vous en sépare. Celui-ci semble pour le moment dans l'expectative, occupé à vous fixer en silence, mais le son grave de la voix qui a résonné dans vos têtes et la façon dont ses sourcils fins sont froncés ne lui donnent pas un air des plus amicaux. Sourcils qui se froncent encore plus, d'ailleurs, suite aux paroles de Jean. Il baisse la tête, sans pour autant vous quitter des yeux ; vous entendez un léger grondement.

« Justement... » commence-t-il.

Mais il se laisse interrompre par la voix d'Aslan qui, s'étant remis de ses vertiges, commence à lui faire ce que l'on pourrait appeler la conversation. Les yeux de l'Alakazam dévient lentement vers lui et le Pokémon le dévisage. Il arbore toujours le même air menaçant, mais d'une façon étrangement moins intimidante qu'il y a une seconde, lorsqu'il avait commencé à lever les bras et qu'il vous regardait tous deux comme prêt à vous jeter un sort. Et une fois la dernière question d'Aslan posée, la réponse fuse.

« Ce que je fais ? J'APPRENDS ! Il y a des centaines d'ouvrages ici, et des milliers de parchemins dont méditer sur un seul vous prendrait toute une vie, à vous, humains ! Quelquefois, certains de vos semblables passent à proximité de l'île », il ne semble pas s'émouvoir du caractère désormais plutôt inadapté du terme, « de plus en plus souvent, ces derniers temps, et il est également très instructif de sonder vos misérables esprits » – ses yeux se réduisent à deux fentes. « Mais comment pouvez-vous m'affirmer que mettre fin au sortilège serait m'aider ? Je pourrais aussi bien vous aider à vous noyer sur-le-champ ! Cela vous libérerait de vos pitoyables existences ! »

Pendant qu'il parle, un gros bruit se fait entendre derrière vous, comme provenant d'une autre pièce, mais l'Alakazam ne s'interrompt pas. Visiblement, il n'est pas prêt à vous laisser faire sans se défendre. Mais il aime également avoir le dernier mot ; et quel que soit votre plan, grâce au discours d'Aslan, vous êtes en train de gagner du temps.



Explications sur l'énigme:
 



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Région : Sinnoh
Jeu 22 Juin - 23:11
La ou Jean s’est contenté de quelques mots, Aslan est bien plus bavard. Presque maladroit dans ses questions selon le blond, mais cela a au moins le mérite d’occuper l’attention de l’Alakazam afin qu’il évite de broyer leurs cerveaux à l’aide de ses pouvoirs psychiques. Ce dernier répond même aux questions de l’archéologue, non sans une certaine agressivité dans la voix et quelques menaces de morts au passage. Clairement, le pokémon psy n’a pas envie de mourir. Et s’il avait pris le temps de lire l’esprit du cuisinier, il aurait vu qu’au moins son avis est plus nuancé qu’un simple cassage de gueule en règle pour accéder à la pierre et se taper une séance de chorale sous-marine. Ce dernier s’avance à son tour, l’air pensif, avant de prendre la parole, tandis qu’un grondement sourd se fait entendre plus loin.

-Vous savez… je ne désespère pas de trouver une issue pacifique à cette situation. Encore mieux, une issue où vous pourriez continuer à vivre. Vous semblez très satisfait de votre condition, et il ne m’appartient pas d’essayer de vous envoyer dans l’autre monde… à moins que vous mettiez à exécution votre proposition de noyade, auquel cas je ne vais pas juste vous laisser nous tuer, c’est évident.

Le blond continue son speech, regardant l’Alakazam du coin de l’œil. Plus que ses mots, il a la sincérité et le pokémon psy pourra le voir s’il s’amuse à tester la véracité des propos du jeune homme à l’aide de ses capacités télépathiques.

-Vous connaissez certainement mieux que moi les propriétés de cette pierre, mais permettez-moi d’émettre quelques pistes avec ce que j’ai pu en apprendre. Selon votre ‘homologue’, les effets du sortilège sont limités dans l’espace, et sortir de son champ d’action permettrait au temps de reprendre ses droits sur ceux qui sont affectés par ce dernier. Donc, nous n’aurions pas besoin d’annuler totalement le sort, juste de déplacer le centre de son rayon d’action, je suppose que c’est la pierre elle-même, afin de permettre aux âmes des autres pokémons d’atteindre l’autre monde. Le tout avec vous à proximité de la pierre, évidemment, pour continuer à être affecté par ses effets.

Le blond place son pouce et son index au niveau de son menton, tout en regardant s’il a l’attention du Méga Alakazam. Sur le papier, il suffirait de bouger la pierre tout en maintenant le type psy dans son rayon d’action et les autres au dehors, libérant ainsi les occupants de la cité des effets du sort, avant de la replacer à son emplacement initial. Mais l’état de conservation exceptionnel de la cité est-il également relié à cet étrange minerai ? Peu de chances que le pokémon accepte cette proposition si c’est pour retrouver la cité en ruines.

-Après, il faut pouvoir déplacer la pierre et je suppose que vos grands pouvoirs psychiques vous permettent de la soulever sans efforts. Mais peut-être que la ville résiste à la pression grâce aux effets du sortilège, et donc qu’éloigner la pierre l’endommagerait. Peut-être vos pouvoirs permettraient-ils de la préserver le temps d’éloigner la pierre. Si tout ceci est impossible, on peut toujours essayer de repousser les autres pokémons à l’extérieur du champ d’action de la pierre pour qu’ils ne soient plus affectés par ses effets.


Un peu de flatterie au passage, cela ne fait pas de mal. Reste la question de l’après. Admettons que tout cela fonctionne et que l’Alakazam ai le loisir de se balader dans la ville sous marine pour l’éternité, cela ne le mettra pas à l’abri du monde extérieur. Et il n’est pas illogique de penser que si la nouvelle d’une pierre permettant de rendre des pokémons immortels se propage, certaines personnes peu scrupuleuses tentent d’utiliser ce pouvoir à des fins moins morales.

-Comme vous l’avez dit avant, il y a de plus en plus souvent des personnes qui passent à proximité de l’Atlantide. Nous ne sommes que des scientifiques, ou de simples curieux, guidés par la soif de connaissances. Il est dans notre intérêt de préserver l’état de conservation de ce lieu. Bien sûr, vous pourriez broyer nos esprits ici et maintenant et continuer votre quotidien, mais je ne pense pas que cela soit la meilleure des options. Voyez-vous, des gens savent que nous sommes ici. Et si nous ne revenons pas, ils viendront voir pourquoi nous ne sommes pas remontés à la surface. Vous les tuerez peut-être également, mais d’autres viendront… et passé un certain temps, ce ne seront plus des scientifiques, mais des personnes dont le but sera de neutraliser l’entité qui a massacré des expéditions à la pelle. Et ces derniers ne seront pas enclins à la négociation comme nous le sommes.

Jean inspire. Il sait qu’il marche sur des charbons ardents, mais en même temps c’est ce qu’il pense vraiment et ce que l’Alazakam pourrait voir s’il lisait dans l’esprit du jeune homme.

-Vous êtes peut-être très puissants, mais le monde de la surface a bien changé, lui aussi. Ne faites pas l’erreur de sous-estimer les moyens de l’humanité. Qui pensez-vous que nos successeurs écouteront entre le pacifique pokémon gardien des lieux qui œuvre pour la libération d’âmes en peines et l’immortel hostile qui aura du sang sur les mains ? Et dans un contexte de combat, la préservation des lieux sera loin d’être une priorité. Vous ferez face à des adversaires déterminés, alors que nous, une fois remontés à la surface, on peut juste prétendre que ce n’est qu’une ville engloutie, certes très intéressante au niveau architecturale et historique, mais qui ne nécessite pas plus d’exploration que cela et que toute tentative pour entrer à l'intérieur serait une grave détérioration du patrimoine.


 
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C-GEAR
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Jeu 29 Juin - 13:21
Décidément, les Pokémons pacifiques se font vraiment rares dans les parages, cette citadelle est un véritable nid d’adversaire dont le seul objectif semble être d’éradiquer les visiteurs entrés sans invitation. Alors que Worick tente une approche pacifique avec les trois Lugulabre, ceux-ci ne semblent absolument pas l’entendre de cette oreille. Pour couronner le tout, le Krabby d’Aslan ne semble aucunement motivé à bouger pour le moment puisqu’il reste recroquevillé dans son coin de la pièce malgré l’élan de bravoure du rouquin.

« Vous avez vraiment décidé de me mettre des bâtons dans les roues… »

Alors qu’il se tient prêt, pokéballs à la main pour laisser sortir ses acolytes en cas de pétrin, Worick réalise un, puis deux pas en arrière, lentement, sans lâcher ses opposants des yeux. Alors que ceux-ci se dirige vers le rouquin progressivement, leurs murmures menaçants résonnent dans toute la pièce et provoque un sentiment des plus désagréables chez Worick., qui sent déjà son sang se glacer dans ses veines. Il déglutit péniblement, attendant quelques secondes le moment opportun alors que celles-ci lui semblent s’écouler comme des heures, avant de finalement lâcher ses pokéball en avant. Dans un flash lumineux, ce sont Envy et Sloth qui apparaissent devant leur dresseur.

« Envy, utilise Surf dans leur direction aussi vite que possible ! »

Sans se faire prier, la Lokhlass s’exécute et canalise rapidement une sphère aqueuse avant de la faire exploser, formant une énorme vague en direction des trois Lugulabre. La pièce est à moitié engloutie l’espace d’une seconde avant que l’attaque se dissipe en s’échappant au niveau du sol et de l’ouverture, et l’un des trois adversaires semble l’avoir prit de plein fouet. Cependant, les deux autres Spectre se relèvent, plus agacés que jamais, et commencent à s’en prendre aux deux Pokémons du scientifique. Ceux-ci gémissent alors que de grands yeux rouges apparaissent dans la pièce, provoquant un nouveau malaise auprès du dresseur par la même occasion, alors que c’est à cet instant précis qu’il remarque que le Krabby d’Aslan est maintenant à ses cotés. Surpris, le jeune homme finit par croire que la chance a peut être enfin tourné : Maintenant qu’il a le crustacé sous le bras, plus rien ne le retient dans cette maudite pièce. Cependant un choix demeure. S’il pourrait très bien attraper le crustacé, faire rentrer ses Pokémons dans leurs Pokéballs respectif et prendre ses jambes à son cou pour retrouver les autres, son instinct de survie l’encourage vivement à mettre au tapis ses deux derniers adversaires pour être sur de ne pas se faire aspirer son âme hors de son corps lorsqu’il s’y attendra le moins. Cette décision agacerait sans doute la Moyade, mais il est absolument hors de question pour le scientifique de reprendre son chemin en sachant pertinemment que deux Spectre suivent sa trace de plus ou moins loin.

« Utilise Surf une fois encore Envy, je ne souhaite pas être dérangé plus longtemps par ces fantômes du passé. »

Bien qu’il préfère laisser ses Pokémons combattre d’eux même en règle générale, le jeune homme préfère ici indiquer très clairement à sa Lokhlass ce qu’il attend d’elle, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise. De plus, si son isolement pouvait vite prendre fin, cela lui semblerait d’autant plus appréciable. Pas qu’il déteste la solitude, loin de là, cependant, le scientifique aimerait se hâter de retrouver ses camarades en empruntant la porte derrière lui, tout en parcourant un peu plus la citadelle afin de la découvrir un peu plus. D’ailleurs, il serait prêt à mettre sa main au feu que celle-ci doit forcément abriter une bibliothèque ou ce genre de chose.

« Si seulement il était possible d’emporter un souvenir à la surface… »


Tout en prononçant ces mots et sans quitter les Lugulabre du regard, il tend la Pokéball de Sloth devant lui pour offrir au fossile le repos qu’il mérite. Et de toute évidence, la table des type avantagera bien plus son Pokémon de type Eau ici.


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Modo Jeux & Dresseur

C-GEAR
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Jeu 6 Juil - 21:38
Le bout de son doigt frôlait les pierres, celles qui étaient sans aucun doute différentes du reste de la structure marine qui l'entourait. La pierre semblait plus douce, plus fragile, et presque moins froide que le reste des vestiges qui offraient un berceau d'air au blond. Sa main tremblait en s'avançant vers les dalles avait-il seulement compris l'énigme ? Il n'en savait rien, il en doutait presque. Pourtant, quelque part, la tâche lui revenait à lui, et lui seul, de récupérer cet instrument. Il n'avait aucune idée de ce qu'il allait se passer si, d'aventure, il ne répondait pas correctement au mystère de cette citée immergée. Peut-être allait-il se faire engloutir par des litres d'eau saline, disparaître en même temps que les ouvrages qu'il désirait plus que tout au monde préserver de l'oubli. Il ne pouvait pas arrêter de penser à ces ouvrages qui risquaient de disparaître si ils accomplissaient ce que la moyade demandait. Etait-ce vraiment juste ? N'y avait-il pas un autre moyen ? Ce n'était pas ce à quoi il avait dit oui, il ne désirait nullement voir les vestiges d'une culture, la connaissance, partir ainsi en lambeaux au fond des abyssales noirceurs de la mer. Il devait y avoir une solution, une autre solution à ce problème, préserver cet endroit, le patrimoine qu'il représentait, tout en libérant ses habitants. Le blond sentait la flûte branler dans le vide contre son torse. Oui, il pourrait au moins sauvegarder cela, du moins, il faudrait qu'il essaie.
Ses doigts s'enfonçaient dans la pierre alors que de tout son corps il s'avançait, expirant la boule noir d'anxiété qui se lovait dans son ventre. Cela allait être le verdict final de cette énigme, le bien de la mission reposait en partie sur ses épaules. Il ne voulait pas échouer dans la tâche qu'on lui avait donné. Le silence était tenace, presque angoissant. Puis, vint un raclement, un raclement froid et dur. Celui de la pierre. Si cette citadelle était une entité, nulle doute qu'il se trouvait en la gorge de cette dernière. Un passage était en train d'apparaître dans le mur, une fente qui n'était pas sans le terrifier. Etait-ce donc par là que la mort allait arriver ? Cela était quelque part ironique, lui qui avait ramené la plaque de l'eau lors du jugement dernier, en ayant survécu aux pires dangers de la mer, allait périr ici, sous les flots, sans personne. Sae, est-ce qu'elle irait bien ? Kenneth serait là, sans aucun doute et Aekyel aussi. Il n'avait jamais eu l'occasion de lui dire ses sentiments. Et à mesure que ses yeux se fermaient le mur s'éventrait.


Pourtant jamais ce ne fut de l'eau qui se présenta à la vue d'Edgar, non, simplement un instrument qui trônait là, majestueux. Il n'avait eu besoin que d'un coup d'oeil pour comprendre que ce dernier n'était pas comme les autres, qu'il était à bien des égards spécial. Les affres du temps semblaient n'avoir jamais eu d'emprise sur cet instrument. " C'est ici " La voix de la mystique Moyade faisait écho en son esprit et confirmait ses instincts premiers, c'était bien cela, le Kadar qu'il devait ramener. Sans prendre le temps de réfléchir ou de contempler d'avantage l'instrument magnifique d'une désolation à venir, il le prit par le manche et commençait à faire volte-face. Il allait s'élancer dans les couloirs afin de retrouver le point de rendez-vous, ou n'importe quel autre personne du groupe, mais jeta aux livres un dernier coup d'oeil. Il ne voyait comment ils pouvaient remonter cela, comment ils pourraient faire, pourtant, il était en train de considérer que la question allait pouvoir attendre. Il prit quelques ouvrages sous le bras avant de s'engouffrer dans les tunnels de la citée engloutie, pensant très fort, espérant presque que la Moyade entendrait ses pensées. " J'espère qu'il est possible de me guider pour retrouver mon chemin. "


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C-GEAR
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Région : Johto
Lun 10 Juil - 1:21
Le Mystère de l'Atlantide


L’Alakazam n’était clairement pas enclin à sympathiser et la tentative d’Aslan de ‘papoter’ avec le pokémon s’était révélée vaine en plus du fait qu’elle l’avait irrité d’avantage. Apparemment susceptible, il ne se retint donc pas d’attaquer le paléontologue avec des paroles acerbes et un ton plutôt menaçant et Aslan n’avait pas vraiment apprécié qu’on traite son existence de pitoyable. Non mais sérieusement, pour qui il se prenait ? Il parlait de connaissance alors qu’il était assez naïf pour croire à cette histoire de pierre et de sortilège. C’est alors que le brun ouvrit la bouche pour répliquer mais Jean s’empressa de l’interrompre en essayant de calmer un peu le jeu, fort heureusement car le trentenaire n’aurait certainement fait que jeter de l’huile sur le feu. Pendant ce temps Aslan ne manqua pas de remarquer qu’il y’avait un étrange bruit provenant de la pièce d’à côté et su que quelque chose se tramait, il espérait seulement que c’était de bon augure et pas un autre problème auquel il fallait faire face.

Etant donné que le pokémon n’était vraiment pas d’accord pour soi-disant mourir, la proposition de Jean semblait être la seule autre alternative intéressante qu’ils pouvaient lui offrir pour ainsi éviter le combat. Doublée de légères menaces vers la fin pour bien lui faire comprendre que c’était vraiment la meilleure solution s’il voulait enfin avoir la paix et continuer à lire ses foutus ouvrages pour l’éternité si ça lui faisait tant plaisir. Il rajouta alors pour soutenir le blond. « Je vous conseille de considérer sa proposition. Ce que vous voulez c’est bien de rester en vie et continuer à lire vos manuscrits sans personne pour vous déranger n’est-ce pas ? Eh bien cette solution arrangera certainement tout le monde et personne ne sera blessé. Qu’est-ce que vous en pensez ? »








Aslan parle en 'indianred'
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C-GEAR
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Dim 16 Juil - 22:52
WORICK

Tout le monde sait que les spectres sont capables de traverser les murs : les deux Crabicoque vous l'ont encore prouvé tout à l'heure, quoique d'une façon relativement surprenante. Aucun scientifique Pokémon n'ignore non plus que les Lugulabre sont capables d'aspirer l'âme d'autres êtres vivants, bien que cela ne puisse se faire qu'au prix de longs efforts et après avoir rendu la future victime inconsciente. Toutes ces raisons font que tu prends probablement la bonne décision lorsque tu choisis de terminer le combat contre les chandeliers fantômes plutôt que de t'enfuir à présent que le Krabby d'Aslan est avec toi. L'attaque des Lugulabre a touché ton Ptera comme ton Lokhlass, mais les dégâts qu'ils ont subi ne sont pas trop importants et tu rappelles ton reptile préhistorique dans sa pokéball pour laisser à Envy le soin de conclure : son précédent Surf avait en effet été très efficace contre les ennemis.

    Lokhlass lance Surf !
    { - 117 PV ! } C'est super efficace !
    { - 117 PV ! } C'est super efficace !
    Lugulabre 1 et 3 sont mis K.O. !

    Lokhlass gagne 3 combats d'expérience ! (niv.41 - 3/4)

À nouveau, une énorme vague se lève et fond sur les deux chandeliers restants avant que ceux-ci n'aient le temps d'esquiver pour riposter. Leurs flammes violettes s'éteignent, enfin noyées, et tandis que la vague vient s'écraser contre le mur de pierres, deux objets de métal ouvragé retombent sur le sol : les lustres rejoignent leur congénère tombé plus tôt. Une mystérieuse boule de lumière, très ténue, s'échappe de chacun d'eux et flotte dans l'air un moment avant de se dissiper.

« Kraaab ? » Le Krabby a couiné ; tu l'entends faire claquer ses pinces avec inquiétude. Tu es désormais seul avec lui et dans un noir d'encre, puisque seuls les feux des Lugulabre vous éclairaient jusqu'à présent. Mais il y avait une porte sur ta gauche, n'est-ce pas ? Dommage que les Krabby ne maîtrisent pas l'attaque Flash... Si tu t'approches d'elle, tu pourras distinguer des voix masculines de l'autre côté.


EDGAR

Le kadar, sorte d'intermédiaire entre une lyre et une harpe, est en bois massif, plutôt grand et donc naturellement assez lourd à porter. Cela ne t'empêche pas de te coincer quelques grimoires sous le bras tout en tenant l'instrument des deux mains et de quitter la pièce, ainsi lourdement chargé, pour t'engager dans les couloirs de la citadelle à la recherche des autres. Que les pouvoirs d'omniscience de la Moyade soient très développés ou qu'elle ait été à ton écoute durant tout ce temps, puisque c'est d'ailleurs à toi qu'elle a parlé en dernier, elle perçoit ton appel à l'aide et de petits feux follets mauves apparaissent, comme précédent, dans ces anciens couloirs bleutés. « Suis les flammes. »

La piste de la Moyade te fait parcourir plusieurs longs couloirs, lesquels ouvrent parfois sur de vastes pièces emplies d'artefacts anciens et de meubles abîmés. Si le sortilège de la pierre est ce qui protège la citadelle de l'inondation, il n'éloigne pas d'elle toutes les affres du temps qui couvrent les murs de lichen et les meubles de poussière. Mais tu n'as pas le temps de t'attarder ; et au détour d'un couloir, tu retrouves la salle à la fontaine avec la Moyade toujours postée au-dessus d'elle et Ève, Céline, Stéphane et Robert qui attendent à côté, en pleine discussion. Les têtes se tournent vers toi lorsque tu t'approches.

Ah, tu as trouvé l'instrument ? lance Stéphane. Félicitations !
Par contre, je ne vois pas trop comment tu pourras ramener tout ça sur le bateau, si c'est ce que tu espères, fait Céline avec un signe de tête sceptique en direction des livres.

Eux-mêmes sont bien chargés : ils sont apparemment allés remonter le matériel de plongée qu'ils tiennent à bouts de bras, aidés par le Mateloutre d'Ève.

« Vous souhaitez rejoindre les autres, n'est-ce pas ? » dit la Moyade. « Ils se trouvent juste sous nos pieds. Si vous me permettez de vous y emmener... » Et la lumière autour de l'entité gossit à nouveau, jusqu'à vous englober. Vous fermez les yeux...

...Pour réapparaître dans la grande pièce où se trouvent Jean, Aslan, l'Alakazam et la pierre.

« ...laisser cet être dangereux remonter à la surface avec la pierre, si ? »


JEAN ET ASLAN

Vous avez décidé de prendre les choses en main et de tout faire pour éviter un affrontement direct avec l'Alakazam. Mais vous sera-t-il possible de résoudre cette situation complexe en satisfaisant tous les partis ? Le gardien de la pierre écoute les paroles de Jean avec une grande attention. Sa façon de le fixer intensément, les yeux plissés, donne l'impression qu'il est en train de lire dans ses pensées pour vérifier si ses propos sont sincères, mais nul moyen de l'affirmer. Les ondes psychiques qui emplissent cette pièce doivent être très puissantes, en revanche, car vous commencez déjà à avoir légèrement mal à la tête, mais difficile de dire si elles proviennent avant tout du Pokémon ou de la proximité de la pierre. Lorsque Jean finit de parler, l'Alakazam garde encore le silence un petit moment, ce qui permet à Aslan d'apporter son soutien à l'initiative du cuisinier. Mais le Pokémon en face de vous continue de dévisager Jean. Enfin, il répond de sa voix grave et puissante :

« Je vois que vous me dites la vérité. Vous êtes en train de m'apprendre que la quiétude de ces lieux est, dans tous les cas, condamnée, n'est-ce pas ? Car si les êtres humains sont bel et bien devenus tels que vous le décrivez, d'autres chercheront à venir ici après vous, que vous cherchiez à les en dissuader ou non. ...Les hommes ont maintenant de grands pouvoirs, pour parvenir à nager dans l'eau comme des poissons. » Sans doute n'a-t-il pas tort dans sa prédiction : quelle que soit la vigueur avec laquelle vous pourrez affirmer que cette ville engloutie n'a finalement aucun intérêt pour la science, de nombreux scientifiques ne vous croiront sans doute pas, surtout après ce tapage médiatique organisé par le laboratoire autour de l'"Atlantide" pour récolter des fonds. L'Alakazam marque une pause, puis il reprend : « Ce sont bien les pouvoirs de la pierre qui gardent cette forteresse en l'état : sans eux, les eaux l'auraient engloutie de l'intérieur depuis longtemps. Et comment voulez-vous faire sortir tous les Pokémon de son champ d'action ? Ils sont trop nombreux... » Nouveau silence, comme s'il réfléchissait. Et enfin : « En revanche, il doit être possible de séparer la pierre de la forteresse, oui. J'ignore son poids exact, mais elle peut être déplacée... Si vous avez la possibilité de la faire passer par là où vous êtes entrés... »

Vous êtes interrompus par six flashs lumineux qui vous éblouissent coup sur coup ; et à côté de vous réapparaissent Céline, Stéphane, Robert, Ève, Edgar et le Mateloutre d'Ève, tous l'air un peu sonnés. L'Alakazam fronce à nouveau les sourcils en grondant légèrement. Et après quelques secondes de silence, la voix de la Moyade résonne dans vos têtes à tous :

« Vous n'allez quand même pas laisser cet être dangereux remonter à la surface avec la pierre, si ? »




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Ven 21 Juil - 23:22
Jean termine donc son speech. Silence. Il s’est pas fait cramer la cervelle jusqu’ici, c’est bien, c’est au moins signe que l’Alakazam a écouté ce qu’il avait à dire. Aslan s’y met également afin d’appuyer les propos du blond en conseillant au pokémon psy de bien considérer la proposition du cuisinier, même si ce n’est pas vraiment ‘sa’ proposition, plutôt du bon sens à ses yeux. Mais le gardien garde la même expression sur le visage, et répond enfin aux deux humains qui troublent sa quiétude millénaire. Il n’omet pas de concéder que les humains ont maintenant des pouvoirs impensables à ses yeux, par le simple fait qu’ils soient capables de plonger dans l’eau.

C’est loin d’être ce à quoi Jean pensait quand il parlait des capacités de l’humanité. Plutôt la digitalisation d’êtres vivants, un armement ultramoderne, une technologie qui permet d’aller dans l’espace… mais pour un pokémon aussi âgé, une simple combinaison de plongée et ses bouteilles d’oxygènes sont à des années lumières de ce qu’il était possible de faire pour le peuple de l’Atlantide. Si on exclue les machins magiques comme l’immortalité et la conservation d’une ville sous la mer.

L’Alakazam, si son attitude est toujours la même, semble considérer les paroles du blond. Il confirme que c’est bien la pierre qui permet de maintenir le fragile équilibre des lieux et qu’il pense impossible le fait de faire partir tous les pokémons de la zone d’effet du caillou. Le seul moyen est donc de déplacer la pierre qui doit passer, après une rapide estimation de sa taille, de justesse dans les canalisations empruntées pour accéder à l’intérieur de la cité. Encore faut-il réussir à la pousser sous l’eau, ce qui sera probablement impossible pour les plongeurs en raison de son poids.


-Euh… par contre ça va être compliqué de faire sortir la pierre par les canalisations. On n’est pas vraiment équipés pour ça… à défaut de sortir la pierre, on pourrait peut-être en sortir un petit fragment pour vous et annuler les effets de la pierre ‘principale’. Si cela marche, il suffirait de garder le fragment encore imprégné sur vous en permanence, par exemple en faisant un collier…

Mais Jean n’est pas certain que la pierre fonctionne de cette manière. Pendant qu’il réfléchit, des flashs lumineux éclairent très rapidement la pièce à tour de rôle. Le temps de cligner des yeux, et le reste de la palanquée est désormais lui aussi face à l’Alakazam. Sauf le scientifique roux de Kanto. Visiblement Edgar a réussi sa mission puisqu’il trimbale un gros instrument en bois et quelques gros livres. Alors que tout ce beau monde reprend peu à peu ses esprits, la voix de la Moyade raisonne à nouveau dans l’esprit des plongeurs. Sa remarque est manifestement à l’attention de Jean et Aslan, demandant s’ils comptent laisser le pokémon psy à la surface.

C’est vrai que si la cité est détruite, il n’y aura plus grand-chose à faire sous l’océan et c’est donc naturellement que l’Alakazam devrait se rendre à la surface. Et même si ce dernier a fait preuve d’hostilité envers les humains, il a tout de même écouté ce qu’ils avaient à dire. Jean décide de répondre à la Moyade, peu déterminé à rentrer dans le lard de qui que ce soit.

-Mais dangereux pourquoi ? Parce qu’il a menacé des individus qui venaient potentiellement pour lui ôter la vie ? Vous avez eu tout le temps pour nous dire ce que vous reprochiez à cet Alakazam et j'en déduis donc que l'on sait ce qu'il y a à savoir à ce sujet et que vous ne nous cachez pas des massacres et autres atrocités.

Jean se dit qu’après tout les deux camps peuvent lire dans ses pensées et qu’il n’a donc aucune raison de ne pas communiquer à tous ce qu’il a en tête.

-Depuis qu’on est ici, honnêtement, je n’ai rien vu de maléfique. Oui vous êtes tous des espèces de morts-vivants mais ça ne rend pas automatiquement quelqu’un mauvais. Vous avez tout les deux vos motivations. Si pour vous, la Moyade, l’idée principale est de libérer les occupants de la ville du sortilège pour qu’ils puissent accéder au repos éternel, pour vous l’Alakazam, votre motivation principale est de rester en vie, même si pour cela il faut également maintenir en vie les pokémons de la cité. Je ne peux pas assurer que j’aurais agis différemment de vous pour garantir ma survie. On ne peut pas se prétendre être prêt à sacrifier sa vie sans être confronté à ce genre de situations, c’est trop facile.

Le blond se rend compte qu’il n’a pas respiré depuis le début de son monologue et reprend donc son souffle difficilement. Mais il a encore des choses à dire.

-Il y a manifestement une rivalité millénaire entre vous deux. Peut-être est-il temps d’en faire abstraction ? Je ne sais pas trop quels étaient vos rôles exacts ici, mais vous aviez certainement à cœur la prospérité et le bien-être des habitants de la ville. Pensez-vous qu’ils seraient heureux de vous voir vous déchirer ainsi s'ils en avaient l'occasion?

Une autre pause.

-On est juste des plongeurs. Des étrangers. La décision vous appartient, au final. Alors vous pouvez essayer de résoudre cette situation en essayant de satisfaire tous les partis. Ou alors vous vous affrontez et le point final de l’histoire de l’Atlantide sera pour toujours un combat entre deux de ses gardiens. Et je dis bien vous. Je ne sais pas pour les autres membres de notre expédition, mais à la lumière de ce que nous savons de la situation, il est hors de question que je me jette dans la mêlée qui s’annonce car il m’est impossible de déterminer qui de vous deux a raison. Vous avez tous les deux, à mes yeux, vos raisons.

Sur ces mots, Jean, manifestement excédé, se barre et va s’asseoir par terre un peu plus loin, croisant les bras et observant ce qui va suivre. Son Tiplouf regarde autour de lui, plisse les yeux en direction de l’Alakazam puis du plafond (car il est certain qu’ainsi la Moyade va le voir) puis va rejoindre son dresseur et s’installe à coté de lui.


 
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C-GEAR
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Ven 28 Juil - 23:59
Bien évidemment, il aurait été bien trop beau que les deux Lugulabres abandonnent le combat en ayant vu leur camarade tomber avant eux. Ceux ci ne semblent aucunement décidés à laisser le scientifique et le Krabby s'évader, tandis qu'Envy n'hésite aucunement à protéger son dresseur en envoyant une nouvelle vague s'écraser contre les deux spectres. Dans un fracas, ils tombèrent un à un au sol dans un bruit métallique, avant de finir par s'éteindre, laissant flotter une étrange lumière au dessus d'eux. Celles-ci laissent d'ailleurs Worick sans voix l'espace d'un instant, avant de se dissiper à la surprise du scientifique, plongeant la pièce au beau milieu des ténèbres.

"Je... mouais. Ce n'était pas tellement prévu au programme ça."

Effectivement, le rouquin, la tête ailleurs, ne s'était absolument pas attendu à se retrouver dans une pénombre pareille. Impossible de voir plus loin que le bout de son nez, et la seule chose qu'il parvient à repérer grossièrement, c'est le Krabby d'Aslan, lorsque celui ci pousse un petit couinement non loin du seul humain près de lui. D'après ses derniers coups d'oeil et avant que son Pokémon n'éteigne la lumière, Worick se souvenait avoir aperçu l'unique porte leur permettant de sortir de la pièce sur la gauche. Naturellement, il tendit donc la Pokéball de son Pokémon eau là où ce dernier se tenait encore il y a quelque secondes lorsque la pièce était illuminée pour lui offrir un peu de repos, tandis que la transformation du Lokhlass en faisceau de lumière, bien que courte, permis à son dresseur d'avoir un visuel des plus bref de la fameuse porte par laquelle il comptait sortir. Dès que le faisceau disparu et le Pokémon Eau avec lui, Worick s'avança à tâtons dans la bonne direction tout en encourageant le crustacé d'Aslan à le suivre.

"Par ici Krabby. Suit moi, je vais te ramener à ton dresseur."

Il avait bien pensé à utiliser les conseilles d'Arya pour communiquer avec le crustacé, notamment avec le langage des signes qu'il avait commencé à apprendre pour réaliser différents essais avec ses compagnons les plus proches. Cependant, il doutait quelque peu que ce stratagème fonctionne au beau milieu de la pénombre actuelle. C'est donc assez logiquement qu'il essayait d'attirer l'attention du Krabby dans sa direction, jusqu'à s'arrêter net en entendant des bruits. Des voix masculines semblaient venir de l'autre coté de la porte, et Worick ne pu s'empêcher à d'accélérer le pas.

"Ce sont forcément les autres ! Ton dresseur est par là Krabby, suit ma voix, nous y sommes presque !"



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C-GEAR
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Lun 21 Aoû - 5:29
Les livres sous le bras du blond ne pesaient que le poids de leur savoir. Ce n'était une gêne que s'il considérait qu'ils n'avaient aucune valeur. Qu'ils ne seraient pas parmi les aides les plus précieuses dans sa vie. Il avait peut-être fait mine de prendre les premiers grimoires à sa portée, mais à nul moment le féru des mots avait fait cela à la légère. Il avait balayé d'un regard cet marée de savoir. Avait considéré chacun d'entre eux l'espace d'une seconde. Son choix s'était finalement porté çà ou là ; puis ce furent ses pieds, vers le couloir.
Il avait eu un espoir. Peut-être un petit peu fou de sa part. Il ne savait plus à quoi s'en tenir avec l'ondée. Elle était tantôt telle une amie bienveillante et silencieuse, tantôt cette tentatrice traîtresse et piégeuse. La créature qui semblait suivre ses pas en était hautement constitué. À aucun moment il n'osa avoir la présomption d'être entendu. Sans doute, n'avoir aucune présomption, cela aurait été de ne rien demander dès le début. Mais ce n'était pas ainsi. Il espérait. Au fin fond de son être, il espérait en ressortir. Il n'y croyait plus. Mais il espérait.
Les petits êtres de feu étaient apparus. " Suis les flammes. " Lumières vacillantes et scintillantes aux reflets fanés. Ils n'étaient pas de cette terre. Avec un sourire épuisé, il rassura son pas. Une pensée profane le traversa. Il lui faudrait peut-être revoir ses esprits protecteurs. La mer, un jour, ne l'aurait peut-être plus sous de bons augures. Les feux follets, si ce jour ils lui offraient un salut, pourraient être une autre âme à prier même lorsqu'il ne croyait en rien. Après tout, il en avait souvent un autre à ses côtés.

Les couloirs s'enchaînaient. Longs boyaux de pierres et d'eau, d'algues et de goût de sel. Tout respirait encore la présence maritimes. Parfois les doigts du blond couraient sur la surface de grès pâle, dont les quelques poussières accrochaient contre sa peau, éphémère souvenir d'une épopée qu'il n'oublierait pas malgré leur caractère temporaire. Parfois, un des boyaux s'ouvrait, révélant d'autres salles. Mais les feux follets n'attendaient guère. Edgar les suivait presque en courant. Il n'avait que le temps de tourner aux coins des couloirs fissurés et qui n'avaient pas été aidés par le temps.

Un couloir se tarit finalement, offrant une dernière salle inévitable, qu'il reconnut sans mal comme étant celle où trônait la fontaine. Son artifice ornemental était reconnaissable entre mille. Au-dessus de celle-ci trônait en lévitation une moyade dont la couleur rose jurait avec la pâleur des murs et les couleurs vives des êtres vivants non loin. Céline, Stéphane, Ève et Robert étaient bien présent. L'apparition du blond ne manqua pas de faire tourner des têtes dans son sillage, artefacts sous le bras.
Ils se congratulèrent rapidement afin d'échanger leurs états d'avancée. Lorsque Céline lui fit la moue, devant les ouvrages de valeurs, Edgar serra malgré lui le poing sur l'une des reliure contre lui. Il était inenvisageable de laisser les lires derrière lui, presque autant que sa propre vie hélas. Il savait que leur bateau était chargé, mais trois kilos de papier feraient-ils la différence face aux dizaines de kilos de matériel, et les centaines de kilos de charpente ? Il ne pouvait le savoir pour sûr, mais cela lui fendait le cœur de laisser un tel savoir oublié à jamais. Il acquiesça néanmoins, ne sachant trop s'il pourrait ou non tenter sa chance plus tard.

Quelques instants plus tard, la moyade les amenait à l'endroit où d'autres de leurs compagnons se trouvaient. L'un des scientifiques manquait toujours à l'appel ; mais Edgar ne le remarqua que quelques instants après avoir accusé la sensation guère agréable de téléportation forcée.
Mais ce n'était pas cela qui attirait leur attention à tous. L'atmosphère était chargée d'une tension palpable. Edgar n'était pas sûr de pouvoir la supporter bien longtemps. C'était donc ici que se trouvait un certain alakazam au regard plus scrutateur qu'un tir de sniper. Il n'était pas sûr de comprendre tout ce qu'il voyait. Il fronça les sourcils. Que s'était-il passé avec l'alakazam alors qu'il était parti vers d'autres énigmes vengeresses ? Les mots de la moyade résonnaient encore dans son esprit, mais Jean était apparemment d'un avis qui s'affirmait de plus en plus au fur et à mesure d'une tirade qu'ils avaient manifestement interrompu. Il faisait preuve d'une grande verve, de celle qu'Edgar n'aurait sans doute jamais. Les points qu'ils soulevaient n'étaient pas sans fondements. Dans l'esprit du blond, ses justifications sonnaient de manière assez juste, même si certains détails ne rencontraient pas exactement ses pensées. Admettre le caractère maléfique d'un pokémon sans raison n'était pas son genre. Lui était plutôt du genre à trouver Heathcliff le pokémon le plus adorable, ou Sköll tout à fait tendre. Interdit devant la réaction de Jean, peut-être provocante, il n'en sut pas moins que faire. Ces pokémons avaient tous leurs raisons. Si lui avaient ainsi été assigné à un lieu pendant des siècles, il aurait sans doute eu un comportement manquant de tact. Immédiatement, ignorant des tenants et aboutissants soulevés en son absence, il préféra ne pas se mêler d'une potentielle dispute, choisissant le silence peu heureux auprès de ses compagnons. Comme l'avait dit Jean, eux avaient plus leur mot à dire que cette poignée d'humains tout juste arrivés ; tant que cela ne mettait pas autrui en péril. Auquel cas, Edgar serait prêt.


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C-GEAR
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Mar 22 Aoû - 13:13
Peu de temps séparent l'arrivée de Céline, Robert, Edgar, Ève et Stéphane dans la pièce d'un nouveau grand fracas qui résonne mystérieusement dans le château pourtant très silencieux, semblant venir de derrière vous. Cette fois, quelques têtes se tournent, cherchant à découvrir la cause de ce bruit semblable à un grondement, ou – mais le château est prémuni contre les inondations, ce n'est donc pas possible, le pouvoir de la pierre fonctionne encore pour le moment, vous n'allez pas mourir noyés... – à une vague qui s'abattrait sur un mur... Et alors que vous remarquez une porte au fin fond de la salle où vous vous trouvez, celle-ci s'ouvre et un scientifique roux en sort : c'est Worick, accompagné du Krabby d'Aslan qui s'occupe à faire des bulles avec sa bouche, comme s'il avait connu une grande frayeur, ou bien comme s'il était un peu idiot.

Les deux derniers rescapés rejoignent le groupe, sous les yeux attentifs de l'Alakazam qui ne relâche pas sa surveillance : ils assisteront ainsi à la fin des négociations de Jean. Mais avant que celles-ci ne continuent, c'est au tour de la Moyade qui, quelques instants auparavant, vous avait informés par télépathie de ce qu'elle pensait de votre idée de sauver son ennemi, de vous rejoindre dans la pièce : un halo de lumière violette commence à se détacher du plafond au-dessus de l'Alakazam, et il descend peu à peu jusqu'au sol, dévoilant le Pokémon dont il émane. La fontaine sur laquelle lévitait la Moyade se trouvait donc juste au-dessus de vos têtes : pas étonnant qu'elle ait pu écouter toute votre conversation, même en s'occupant d'autres choses...

Vous êtes désormais tous réunis dans cette salle sans fenêtres, au-dessus du grand hall où vous aviez rencontré la Moyade, devant la pierre magique qui préserve la vie de la citadelle et des Pokémon qui s'y trouvent et qui semble le cœur de l'endroit comme de vos discussions. Les hésitations de Jean quant à la possibilité de faire sortir la pierre par les canalisations qui vous ont permis d'entrer sont justifiées : ce bloc de roche à peu près de la taille d'une machine à laver passerait sûrement, mais il reste massif, en plus de peser probablement très lourd, et déjà que le boyau était à peine assez large pour un plongeur équipé de sa bouteille et devant palmer, y redescendre tout en tenant une telle pierre à bouts de bras pour ne pas qu'elle ne tombe promet d'être assez compliqué. De plus, la pierre semble être véritablement dotée d'un très grand pouvoir et son champ d'action est vaste : serait-il donc bien prudent de remonter un tel objet dans le monde des hommes ? Peut-être est-ce aussi ce que la Moyade entendait dans sa dernière protestation, au-delà de la haine perceptible qui l'oppose à l'Alakazam. Détacher un fragment de la pierre semble une idée intéressante... Mais encore faut-il que cela soit possible et que cela ne mette pas aussitôt fin au sortilège. Les réflexions vont en tout cas bon train et aucun d'entre vous ne semble avoir envie de prendre directement parti contre l'une ou l'autre des deux entités – ce qui se comprend, car cela signifierait se mettre à dos soit le Pokémon méga dont les pouvoirs psychiques, déjà multiples en tant normal, ont sûrement gagné en étendue au fil des décennies, soit le spectre shiny qui ne semble pas moins puissant.

Jean continue toutefois d'exposer le dilemme dans lequel vous êtes tombés et, sa tirade terminée, va s'asseoir sur le sol, refusant de trancher. Un silence suit ce discours qu'aucun d'entre vous ne vient contredire ; même l'Alakazam et la Moyade ne répondent pas immédiatement, alors qu'ils vous ont prouvé qu'ils aimaient avoir leur mot à dire. Mais, après tout, c'est leur vie – et leur mort – qui se jouent ici... Sont-ils de puissance équivalente, pour ne vouloir affirmer leur avis par la force ? C'est finalement la méduse qui prend en premier la parole.

Vous maniez habilement l'art de parler, humain. Dommage qu'aucun d'entre vous ne souhaite entendre ma cause... Laissez-moi cependant vous corriger sur un point : cet Alakazam n'a jamais été un gardien, comme moi. Il n'était que le premier Pokémon du Roi de ce lieu, parvenu à ce rang pour sa puissance. Elle tourne la tête vers son rival, qui émet une sorte de grondement très bas et semble prêt à réagir, mais elle ne lui en laisse pas le temps : Après avoir tant prétexté que tu voulais préserver ces lieux pour le Savoir qu'ils contiennent, tu montres enfin ton vrai visage... Tu es prêt à t'enfuir avec la pierre, ce n'est que ta vie que tu veux sauver.
Oui, je veux rester en vie, répond brutalement l'Alakazam. En quoi est-ce pire que de désirer la mort d'autres que soi ?
L'immortalité est contre-nature, surtout pour des êtres aussi puissants que toi et moi, répond la Moyade sans se démonter. Et elle reprend, après une pause, en vous regardant : ...Mais si votre choix de le laisser en vie est fait, je ne peux plus lutter. Je serai satisfaite si vous prononcez le chant pour rendre sa paix à cette cité. Elle semble résignée ; est-ce qu'elle ne peut lutter contre vous et l'Alakazam réunis ?
Nous n'avons jamais essayé de briser la pierre, déclare ce dernier qui a dû lire dans vos pensées.




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