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» [EVENT] Le Mystère de l'Atlantide


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Coordinateur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 28/02/2016
Messages : 923

Région : Johto
Dim 26 Fév - 12:45
Le Mystère de l'Atlantide


S’il y avait bien quelque chose qui fascinait le paléontologue autant que les ruines dans lesquelles ils se trouvaient, c’était bien le Ptéra de Worick. Un fossile vivant, comme il en a toujours rêvé d’avoir mais faute de trouver des fossiles aptes à la résurrection il en est toujours désespérément à la recherche. Alors quand Worick lui expliqua suite à sa remarque que sa résurrection était récente, il eut l’envie de lui poser plus de questions mais l’heure n’était pas au bavardage et malgré la curiosité qui le tiraillait il lâcha simplement. « En tout cas, c’est un magnifique fossile que vous avez là. » Puis il se contenta de contempler le monstre volant qui fonça les crocs dehors pour attaquer l’un des Crabicoque d’une puissante mâchoire enflammée. S’ensuit peu de temps après, l’attaque dévastatrice de l’Absol d’Edgar qui ne laissa pas de marbre les autres membres du groupe. Si Aslan avait préféré écrasé ce sentiment de consternation lui serrant la poitrine pour ne faire paraitre que sa préoccupation quant à leur survie, ce ne fût pas le cas de Worick qui semblait être au bord du malaise. Le trentenaire lui offrit une main réconfortante sur l’épaule et un regard sympathique avant de retourner à une affaire plus urgente, leur sécurité.

L’attaque Surf que se préparait à effectuer Eugène n’eut jamais lieu car il fût interrompu par une voix fracassante qui résonna en écho et fit trembler les murs de la pièce ainsi que ses occupants par la même occasion. Le sentiment de surprise qu’avait ressenti le brun en premier lieu fût remplacé par un tout autre sentiment alors que son regard croisait les deux énormes yeux rouges qui s’étaient matérialisé au-dessus d’eux. Son cœur avait raté un battement et son sang se refroidissait à une vitesse affolante alors que des goûtes de sueurs commençaient à se former le long de son front. Une certaine lourdeur commençait à l’envahir, les environs semblaient quelque peu tourner autour de lui et il fût pris d’un léger sentiment de nausée. Il avait l’impression d’être écrasé sous le regard oppressant qui les fixait à présent. Les Crabicoques qui traversaient aisément le mur n’arrangeaient en rien la situation. Pendant un instant, le moustachu cru halluciner. Peut-être commençaient-ils à manquer d’oxygène et que, au bord de l’évanouissement, il s’était mis à s’imaginer des choses ? Ou bien peut être avaient-ils respirés des spores hallucinogènes provenant de pokémons ou bien de plantes habitant les lieux. Prenant une grande inspiration, le paléontologue essaya tant bien que mal à reprendre ses esprits.

« Vous pensez que c’est bien… réel ? C’est peut être une illusion crée par un pokémon qui nous joue des tours.. » Mais la voix avait de nouveau retenti. Faire du mal aux pokémons ? Sérieusement ? C’était plutôt eux les victimes là, à se faire attaquer à tout va alors qu’ils étaient seulement venus pour explorer des ruines en tout pacifisme. Evidemment c’était à Jean de venir s’expliquer en premier auprès de la voix et le trentenaire le rejoignit cette fois dans sa démarche. « Mais nous n’avons pas cherché à leur faire du mal, ce sont eux qui nous ont attaqué en premier. Notre ami là, bien qu’un peu niais de sa part, leur a même offert un cadeau ! Qu’ils ont grossièrement rejeté d’ailleurs… » Mais les yeux avaient disparus et pour seul réponse, ils furent demandés de suivre les petits feu follets qui étaient apparu un à un devant eux, traçant clairement un chemin qui devait mener jusqu’au propriétaire de la voix.

Méfiant, Aslan marqua un temps d’arrêt afin de se remettre les idées en place. Il tenta de chercher une explication à tout ce qui était en train de se passer. Mais les hypothèses à un tel phénomène étaient nombreuse. Puisqu’il échappait à la logique il fallait aller loin dans ses pensées et on ne s’en sortait plus vraiment entre des Pokémons spectres très anciens, des illusions crées par d’autres pokémons de type psy par exemple et j’en passe, le brun abandonna toute tentative de comprendre quoi que ce soit avant de suivre cette histoire jusqu’au bout. « Je suis aussi d’accord qu’il est bien plus sage de faire comme on nous a demandé. Nous sommes sur son terrain, un terrain qui nous est complètement étranger et dans lequel on est quasiment à sa merci. Nous sommes clairement désavantagés donc autant éviter de le contrarier. »

Le moustachu était d’accord avec l’idée d’Edgar de remettre les pokémons dans leurs pokéballs afin d'éviter de montrer le moindre signe d’hostilité. Mais lorsqu’il chercha Eugène des yeux pour le rappeler, il ne le trouvait pas. « Personne n’a vu mon Krabby ? Froussard comme il est je pense qu’il a dû déguerpir lorsque la voix est apparue… » Il tenta de l’appeler, de fouiller un peu les alentours mais toujours rien, aucune trace du crustacé. Aslan poussa un long soupir, avant de marmonner des insultes à l’encontre de sa sœur pour lui avoir prêté un pokémon aussi dégonflé. Il se retourna ensuite vers les autres. « Bon, il finira bien par revenir lorsqu’il aura trop peur de se retrouver seul. Allons-y. »


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PNJ

C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
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Ven 3 Mar - 15:52
Le petit affrontement contre les Crabicoque fait déjà naître en vous quelques tensions, causées par le léger manque de délicatesse de l'Absol d'Edgar dont l'attaque entraîne des dommages collatéraux évidents aux ruines dans lesquelles vous vous trouvez. Les plongeurs qui vous accompagnent s'apprêtent à s'indigner avec véhémence, mais certains d'entre vous les prennent de vitesse et, finalement, Céline songe qu'il vaut mieux laisser le jeu se calmer plutôt que de poursuivre sur le même ton : votre expédition n'est pas terminée et il est nécessaire de conserver une bonne entente si vous souhaitez continuer à travailler en commun. En plus, tout le monde tombera d'accord sur le fait que, patrimoine ou non, mieux vaut déplacer quelques dalles que se faire écharper par des Crabicoque en furie et... pas si Crabicoques que ça, à en croire leur façon de vous fuir en traversant le mur avec un parfait naturel qui vous laisse bouches bées. Et si vos façons de combattre et vos priorités différaient, vous partagez tous la même frayeur lorsque les deux yeux apparaissent au-dessus de vos têtes et que la voix venue de nulle part se met à vous parler.

La situation vous dépasse tous, et les désaccords qui commençaient à poindre quelques instants plus tôt semblent immédiatement oubliés. Edgar, qui parvient tant bien que mal à garder son sang-froid, tente de calmer Worick qui tremble, très ébranlé ; Aslan a des vertiges, Robert est pétrifié. Jean trouve cependant suffisamment de courage en lui pour répondre à la voix, bientôt soutenu par le paléontologue à moustache. L'audace dont ils font preuve leur vaut des regards contrariés de la part de Céline : et si la chose qui vous observe n'appréciait pas votre ton...? « En même temps, riposter à quatre contre deux, pas très fair-play », ironise Stéphane à l'adresse d'Aslan. Mais qu'elle soit occupée à peser le pour et le contre de vos remarques ou qu'elle n'ait pas l'intention d'entamer le dialogue ici, la voix ne répond pas. Après un silence, cette injonction : « Venez jusqu'à moi. » Et les feux follets qui apparaissent, et les questions qui suivent.

« Faites comme vous le sentez pour les Pokémon », dit Céline à Edgar qui suggère que vous les fassiez rentrer dans leurs balls. « Et je pense aussi qu'on devrait obéir. » Quelle que soit la nature de l'être qui s'est adressé à vous, vous semblez tous d'accord sur le fait que mieux vaut ne pas le contrarier. Et la décision de suivre les petites flammeroles est donc prise – il n'y a qu'Aslan qui reste momentanément en arrière, cherchant son Krabby, mais il abandonne bien vite pour rejoindre le groupe. Cela fera au moins un Pokémon à ne pas être rentré dans sa pokéball.

Petites lumières violettes et tremblotantes qui disparaissent au fur et à mesure que vous les dépassez, les feux follets vous guident jusqu'à la vaste salle centrale, où vous n'aviez pas pénétré à cause des flammèches évoquant des Pokémon spectre qui flottent près des murs. À présent que vous êtes plus près d'eux, vous pouvez constater qu'il s'agit bien de Funécire, mais ils ne font, pour le moment, que vous regarder. Si les murs n'ont pas de fenêtres, toutes ces petites sources de lumière percent quand même suffisamment la pénombre pour que vous discerniez les formes : sol dallé, bancs de pierre... et, au fond, au-dessus de la margelle du puits ou de la fontaine... une silhouette ?

Vous vous êtes arrêtés. Vos yeux se sont maintenant habitués à l'obscurité, mais même sans cela, même sans les flammèches des Funécire qui sont en plus grand nombre autour du cercle de pierres, vous distingueriez l'être qui vous fait face, car un léger halo éclaire son corps, par pulsations régulières, comme chez ces Pokémon poissons qui vivent dans les profondeurs. La chose lévite au-dessus de la margelle ; ses yeux sont, en plus petits, les mêmes que ceux qui sont apparus dans le couloir. Et tandis que le dernier feu follet qui traçait votre route s'éteint à vos pieds, c'est la même voix que tout à l'heure qui paraît résonner dans vos têtes :



« Bienvenue, humains... Je vous remercie de vous être déplacés. »

Une Moyade d'une étrange couleur violette, luminescente, flotte au-dessus de la pierre et vous fait face, ses longs bras ondulant comme si elle était dans de l'eau. Elle n'esquisse aucun mouvement qui pourrait vous indiquer qu'elle compte attaquer. Bien que sa bouche ne semble pas avoir bougé – il faudrait qu'elle reparle pour que vous en soyez sûrs – tout porte à croire qu'elle est bien la propriétaire de la voix : se serait-elle exprimé par télépathie ? La voix est grave, ronde, avec des tonalités féminines, à l'image du Pokémon qui se trouve devant vous. Elle semble cependant moins intimidante que quand vous l'entendiez comme venant de nulle part.

Pas rassuré pour un sou, Robert recule le plus possible en tentant de se cacher derrière votre groupe et même Stéphane et Céline semblent crispés. La Moyade doit s'en rendre compte car elle déclare sans trop attendre :

« N'ayez aucune crainte : je vous attendais... »

Il n'y a plus aucun doute sur le fait qu'elle parle sans ouvrir la bouche, à présent. Après une brève pause, elle poursuit :

« Vous êtes les premiers à pénétrer dans ces lieux depuis des siècles. ...Les habitants de cette île me considéraient comme sa gardienne... Il semblerait que, d'une certaine façon, je le sois restée. »

Finalement, elle a répondu à la question de Jean qui lui avait demandé de se présenter. Pour l'instant, elle semble plutôt pacifique, et sa façon, lente, de s'exprimer, paraît révéler chez elle des hésitations sur la façon d'agir, ou un désir de vous laisser parler. Puisqu'elle déclare être la gardienne de ces lieux, sans doute pourrait-elle répondre aux interrogations que vous vous posez... Mais pouvez-vous vraiment lui faire confiance ? Est-elle un ennemi, ou un allié ?


Chers participants, que voulez-vous faire ?



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
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Messages : 798

Région : Sinnoh
Ven 3 Mar - 19:06
Va pour obéir à la voix. En même temps les plongeurs sont dans une cité engloutie, ils peuvent littéralement crever à tout moment si une structure cède. C’est déjà bien aux yeux de Jean d’être passé d’agressions multiples à un semblant de diplomatie. Il n’obtient aucune réponse à ses tentatives de négociations, pareil pour Aslan. L’instruction reste la même : suivre les feu-follets. Le cuisinier ignore royalement la proposition d’Edgar concernant le rapatriement des pokémons dans leurs balls. Billy monte d’ailleurs sur la tête de son dresseur. Et Aslan qui ‘perd’ son Krabby. Cela aurait pu être gênant si les plongeurs étaient encore en situation de combat, mais cela ne semble plus être le cas. Lui-même conclue qu’il vaut mieux continuer.

Le groupe se dirige donc vers la salle centrale, qui est effectivement occupée par moult Funécires, qui observent les faits et gestes de ces étrangers. Les petites bougies ne sont pas les seules sources de lumière de la pièce. Il y en a une autre, qui flotte dans les airs comme si elle était dans l’eau. Un Moyade. Enfin une, à en juger par la morphologie particulière de cette espèce en fonction de son sexe. Chromatique. Si ce n’était que ça. Non, elle est carrément entourée par une aura lumineuse qui pulse à intervalle régulier. Le blond reconnait les yeux d’avant. Une voix raisonne dans sa tête, et dans celle des autres aussi à en croire leurs réactions. Le pokémon communique par télépathie et remercie le groupe de s’être déplacé.

La situation n’est pas totalement sûr, il ne faut pas que les plongeurs oublient qu’ils sont actuellement encerclés par un nombre très élevé de spectres. Si ils sont tous insensibles aux coups comme les autres pokémons croisés jusqu’ici, ils pourraient très bien y aller en force jusqu’à l’épuisement de leurs adversaires. Sauf qu’ils sont encore en vie. D’ailleurs, les scientifiques ne sont clairement pas à l’aise ici. Robert se cache derrière les autres, Céline et Stéphane transpirent de stress. Jean, même s’il est encore tendu, l’est bien moins qu’avant. Voilà que la Moyade tente de rassurer les humains avec un autre message mental. Elle poursuit en affirmant qu’ils sont les premiers à entrer ici depuis des siècles, et qu’elle était la gardienne de ces lieux, ce qui répond indirectement à la question posée plus tôt par le cuistot.

Il reste beaucoup de questions à régler. Déjà, est-ce que c’est un vieux piège pour aspirer les âmes ou un truc du genre ? Si c’était le cas, ils pourraient faire ça ici et maintenant, à moins qu’ils aient affaire à des spectres particulièrement sadiques. Et dans cette situation, ils ne pourraient pas faire grand-chose. Jean aussi a beaucoup de questions en tête. Ils ont quand même une créature âgée de plusieurs siècles en face d’eux. Si elle coopère, les archéologues auront un témoignage inespéré. Mais avant les questions, viennent les politesses. Même si la scène a l’air un peu surréaliste, Jean trouve tout de même le courage de continuer la conversation qu’il avait amorcé avec l’entité plus tôt.


-Bonjour gardienne. Je suis Jean Flantier. Je laisse aux autres le soin de se présenter par eux-mêmes. Notre présence ici est-elle indésirable ? Nous sommes effectivement les premiers à être entrés, mais d’autres ont essayés avant nous. Ils ont été repoussés par la faune. Nous avons d’ailleurs rencontrés la même résistance.

La question pourrait paraître idiote. Si ils sont repoussés, c’est bien parce qu’ils sont indésirables ici. Quoi que, la Moyade a dit qu’elle les attendait, comme quoi ils étaient les premiers à arriver ici depuis des centaines d'années, ce qui ressemble presque à des félicitations… Cela aurait pu être un test?


 
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Modo RP & Scientifique

C-GEAR
Inscrit le : 31/07/2015
Messages : 1610

Région : Kantô
Mar 7 Mar - 22:46
Si la vue d’un tel patrimoine abimé avait plongé le scientifique dans un profond désarroi, le soutien de ses camarades d’expédition l’avait plus ou moins fait revenir sur terre. D’abord Aslan, puis Edgar, qui s’était excusé à voix basse en désignant les dégâts causés par son Pokémon d’un signe de tête. Et c’est tant bien que mal que Worick tente de se ressaisir malgré la situation.

« Tu as tout de même raison, notre survie doit être une priorité. Je n’étais juste pas préparé à ce genre de chose. Je ne voudrais pas retarder le reste du groupe pour souffler, mais j'apprécie la proposition, il est plaisant de voir que même dans ce genre de situation une main me soit tendue.»

Avec tous ça, s’il y a une chose à laquelle le scientifique n’était vraiment pas préparé, c’est bien l’apparition de cette paire d’yeux rouge qui les incites à le suivre dans la pièce précédemment observée. En soit, l’idée ne lui plaisait absolument pas. Et comment aurait-elle pu, d’ailleurs ? Il se trouvait là, à des centaines de mètres de profondeur, menacé par un danger totalement inconnu. Cependant le groupe de plongeur ne semblait pas avoir vraiment le choix de toute évidence, et ils finirent par se diriger en direction des Pokémons Spectre. Effrayé comme jamais, Sloth observa Worick d’un regard trahissant stupéfaction et frayeur, avant que le dresseur ne permette au Ptéra de retourner dans sa Pokéball sans plus tarder. Pour effrayer ainsi son Pokémon fossile, leur hôte avait décidément bien réussi son coup. Quoi qu’il en soit, la totalité du groupe le suit dans la lugubre salle aux Funécires jusqu’à ce que la fameuse entité apparaisse sous leurs yeux. D’abord difficile à distinguer, celle-ci dégage une étrange lumière sous la forme d’une aura violette qui éclaire régulièrement la salle par pulsation. Finalement, après que le scientifique se soit adapté à l’obscurité, il n’a plus grand mal à distinguer ce qui se tient face à lui : Une Moyade. Cependant, ce n’est pas une Moyade ordinaire, loin de là. Son corps, en plus d’émettre un étrange halo de lumière, est de couleur violet. Or, ce n’est surement pas logique pour un Pokémon de cette espèce. Le fait de se retrouver avec ce genre de spécimen face à lui ravive la flamme du rouquin. Au diable ces quelques dalles de pierres à moitié esquintées par l’Absol d’Edgar, un Pokémon des plus rarissimes se tient devant lui. Et pour le coup, bien qu’une différence au niveau de la pigmentation de la peau puisse en effet venir d’une variation de son gène chromatique, le rouquin ne voit pas d’où la créature pouvait bien tenir ses « superpouvoirs ». Quoi qu’il en soit, sa présence tétanise la totalité du groupe, et le Pokémon semble s’en rendre compte de lui-même puisqu’il se hâte de les rassurer, en leur annonçant qu’il les attendait. Si cela eut peut être le mérite de détendre certains participants de l’expédition, Worick ne trouvait cela que plus effrayant. Cependant, se tenir ainsi face à une telle légende poussait le rouquin à sortir de sa zone de confort pour en savoir plus. Et lorsque la Moyade eut finit de parler, et Jean après elle, il profita du léger silence pour prendre la parole à son tour.

« Merci pour votre… accueil, gardienne. Je me nomme Worick Brown pour ma part. Je comprends bien que nous soyons les seuls humains à fouler du pied cette citadelle depuis bien longtemps. Cependant… pourquoi nous attendiez-vous, et comment pouviez vous être au courant de notre venue ? »


A vrai dire, le scientifique n’avait aucune idée de s’il devait faire confiance ou non à leur hôte qui, jusqu’à maintenant, s’était montré plus terrifiant qu’autre chose malgré le fait qu’elle se soit calmée. Mais de toute évidence, elle en avait trop dit, et Worick aurait bien du mal à rentrer chez lui, si toutefois cela lui était permit, sans obtenir des réponses.



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Modo Jeux & Dresseur

C-GEAR
Inscrit le : 20/09/2013
Messages : 1507

Mer 15 Mar - 0:27
Le blond souriait doucement à Worick, il avait envie de l'aider plus que cela, mais le temps semblait presser. Les yeux incandescents avaient été clairs, ils étaient conviés à avancer. Le plus tôt serait sans aucun doute le mieux. Pas d'intentions hostiles, le blond avait envie de soupirer en repensant à ces mots. Ce n'étaient pas eux qui, en premier lieu avaient montré signe d'hostilité. Ils n'avaient cherchés qu'à se défendre. Enfin, il valait mieux ouvrir le dialogue, maintenant qu'ils en avaient la possibilité, plutôt que de continuer à se battre. Sa proposition avait trouvé des adeptes, aussi la plupart des membres avaient rappelés leurs bêtes, à l'exception de Aslan qui semblait avoir tout simplement perdu son krabby. Même si le blond ne comprenait pas réellement comment il pouvait avoir perdu son krabby, il fallait avouer qu'il faisait bien assez sombre ici pour ne pas voir le crabe. Jean n'avait pas non plus rappelé son Tiplouf, sans aucune raison énoncée, il avait même tout simplement snobé le libraire. Cela avait provoqué chez ce dernier un haussement d'épaule, ce n'est pas comme si il en avait réellement quelque chose à faire, mais cela lui donnait l'impression que le cuisinier était puéril.
Le groupe était en train d'avancer dans l'Atlantide, dans un silence de mort. Les flammèches volantes fixaient ces intrus de leurs yeux vides. Des funécires. Si le dresseur trouvait ces petites bêtes parfaitement adorables en temps normal, il fallait avouer qu'ils lui apparaissaient bien plus angoissants qu'autre chose, en cet instant précis. Ils étaient légions, une légion de spectre qui fixaient un groupe de vivants. Des vivants qui, plus le temps passait, semblaient n'avoir rien à faire en ces lieux. Pourquoi cette hostilité de la part de certains pkmns, là où d'autres restaient parfaitement passifs. Plus important encore, qu'était la réelle nature de leurs belligérants ? Les deux petits crabicoques, à la stupéfaction de tous, avaient disparus dans un mur. Sans demander leur reste. Comment avaient-ils pu faire cela, sinon en étant eux même des spectres. Dans ce cas, pourquoi diantre leurs corps semblaient interagir de manière physique avec eux ? Le blond plongeait ses mains au fond de ses poches. Il aurait préféré, nul doute à cela, être en mission pour Shadow's Path. Si il jouait sa vie avec Arthur à chaque instant, leurs ennemis étaient bien définis et il n'y avait pas d'histoires de fantômes ou quoi que ce soit du genre.
Et ils finirent par tomber sur la voix, de nouveau. Elle était là, comme suspendue dans l'air et le temps, nageant dans la pièce. Elle était comme un coeur battant, par petites impulsions doucereuses. Une lumière douce et blanchâtre s'échappait de ce coeur de la citée. Elle n'était pas des couleurs qu'Edgar connaissait, à moins que ce ne fussent toutes les autres qui n'étaient pas de sa couleur. Sa voix se laissait porter par vagues dans leurs esprits, chacun semblait entendre la même chose au vue des réponses des compagnons d'infortune.
Elle les attendait. Depuis combien de temps ? Le blond n'arrivait pas à comprendre toutes les portées de ses mots. Etait-ce simplement depuis qu'ils avaient foulés le sol de cette citée impériale, ou depuis bien plus longtemps que cela ? Si ses compagnons semblaient bien locasses, il ne disait pas mot, se contentant d'observer la bête, onduler son corps sous chaque battement de coeur. Il observait et écoutait. Chacun de ses mots. C'était une sensation apaisante, comme lors de ces longues discussions avec Alice. La créature, presque mythique, qui se tenait face à eux semblait pavées de bonnes intentions, voulant presque leur venir en aide. Elle répondait à leurs questions, dévoilant même son identité profonde. Tout avait l'air si doux en ce lieux, pendant quelques secondes le blond oublia même où il se trouvait, à plusieurs dizaine de mètres au fond de la mer. Toute forme de claustrophobie disparaissait à son contact.
Alors pourquoi ces attaques incessantes de la part des pkmns de ce lieu et des alentours ? Pourquoi leur était-elle apparue de manière presque démoniaque dans le hall ? Le blond sentait ses tripes se retourner autant que son esprit s'apaiser. C'était un sentiment très étrange et parfaitement contradictoire qui était en train de l'emplir. Alors il restait en retrait, ne voulant pas prendre part aux discussions qui semblaient naître entre la gardienne et les membres de l'expédition. Il se contentait de regarder, au plus loin possible. Le blond avait déjà expérimenté la rencontre avec un Roigada omniscient et un colhomard gardien des océans pour obtenir la plaque de l'eau lors de la fin du monde, son esprit refusait de dialoguer en personne avec un autre "gardien" des mers. Il n'avait pas été mû par la même volonté que les autres, pour cette expédition, et il n'avait aucun doute que les scientifiques et le paléontologue trouveraient mieux les mots que lui pour scruter la gardienne. Pourquoi ce lieux avait besoin d'une gardienne, d'ailleurs ?


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Coordinateur Johto

C-GEAR
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Région : Johto
Mer 22 Mar - 19:07
Le Mystère de l'Atlantide


D’un commun accord, les membres du groupe ainsi que les scientifiques qui les accompagnaient décidèrent qu’il était plus judicieux de répondre à l’invitation de la voix, et ce en suivant les feux follets qui apparaissaient un à un en traçant devant eux le chemin à emprunter pour atteindre vraisemblablement le propriétaire de la dite voix. Aslan se résolut à poursuivre sa route en abandonnant derrière lui le crustacé porté disparu afin de ne pas ralentir les autres en cherchant ce couard d’Eugène qui ferait mieux de rester introuvable s’il ne voulait guère faire face au courroux du trentenaire. Les autres se chargèrent de rappeler leurs pokémons dans leurs pokéballs, à l’exception de Jean qui ignora tout naturellement le conseil de l’autre blond alors que son Tiplouf grimpait sur sa tête ne faisant pas non plus attention à la remarque d’Edgar qui haussa les épaules face à une telle réaction. Aslan ne s’attarda pas face à cette scène d’une importance moindre et passa son chemin l’esprit plutôt préoccupé par ce qui les attendait au bout du trajet. Il ne manquait pas, cependant, de se retourner de temps à autre pour vérifier s’il n’y avait aucun signe de son Krabby.

Le silence qui pesait à présent sur le groupe n’était perturbé que par le bruit des pas heurtant les dalles de pierres qui résonnaient entre les murs de la citadelle. Un pas hésitant, suivant à une certaine distance les flammeroles violettes vacillantes qui apparaissaient et disparaissant en alternance au fur et à mesure que les plongeurs s’approchaient jusqu’à ce qu’ils atteignent la salle centrale où ils avaient pu remarquer plus tôt les différentes flammes violettes en lévitation. Celles-ci se révélèrent à présent aux yeux des visiteurs, des Funecires qui les observaient d’un regard stoïque. Des pokémons spectres comme se doutaient bien la plupart des membres du groupe, Aslan évitait de croiser leur regard qui lui provoquait des frissons le long de l’échine. En absence de fenêtres, les lieux étaient plongés dans une semi-pénombre, éclairés seulement par une légère lumière violette tamisée provenant des flammes donnant un aspect plus effrayant aux ombres des personnes qui se faisaient plus grandes et plus imposantes.

Tous devinèrent qu’ils étaient sans aucun doute arrivés à la fin de leur traversée lorsqu’une étrange silhouette apparut sous leurs yeux ébahis. C’était une Moyade, cependant dotée de couleurs atypiques et dont le corps était éclairé par un halo violacé intermittent chancelant au rythme des oscillations de ses bras. Flottant comme dans une masse d’eau au-dessus de la margelle, la créature les observait d’un regard beaucoup moins effrayant que celui qui les a accueillis plus tôt. Un léger sentiment de soulagement envahit le paléontologue en découvrant l’identité de la voix qui se révélait beaucoup moins intimidante mais il n’en restait pas moins méfiant. Il chuchota alors à l’égard de ses compagnons qui étaient loin d’être rassurés. « Eh bien… ça aurait pu être pire... » Mais sa voix se fit rapidement couvrir par celle de la créature qui les avait remerciés d’avoir accepté son invitation avant de rajouter qu’ils n’avaient rien à craindre face à la méfiance du groupe. Le coordinateur ne savait plus trop si le fait que le pokémon s’adressait à eux par télépathie était plus rassurant que s’il avait été doté de la parole. La créature finit par se présenter en tant que gardienne des lieux, une déclaration en soi plutôt prévisible. Ce fût Jean qui, comme d’habitude, s’adressa à elle en premier, suivi de Worick et les questions qu’ils lui posèrent étaient à peu près tout ce qui préoccupait le moustachu pour le moment, à une question près. Le jeune brun fit un pas en avant en tirant une légère révérance afin d’attirer d’abord l’attention du Moyade puis prit la parole à son tour. « Bien le bonjour gardienne de ces lieux, moi c’est Aslan et je voudrais simplement vous demander si vous savez où se trouve le Krabby qui m’accompagnait. Il avait disparu quand vous êtes en quelque sorte apparue la première fois. Je crois que vous lui avais fait un peu peur. »








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C-GEAR
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Dim 2 Avr - 15:38
Malgré sa teinte inhabituelle, l'aspect presque surnaturel du halo qui l'enveloppe, sa position mystérieuse, flottant au-dessus de la margelle, et les flammèches des Funécire autour d'elle, l'apparition de la Moyade semble produire sur la plupart d'entre vous un effet rassurant. Sans doute vous attendiez-vous à plus effrayant, compte tenu de la taille des yeux et du timbre de la voix de ce qui vous a parlé das le couloir ; et, en effet, la Moyade vient de s'adresser à vous d'un ton qui, s'il est des plus mystérieux, n'en est pas moins engageant. Mais si vous regardez bien, vous remarquerez peut-être que les yeux de la Moyade sont de forme identique à ceux qui sont apparus dans le couloir, avec ces mêmes espèces de cils, bien que ceux de tout à l'heure étaient plus rouges et beaucoup plus grands ; quant à la voix, elle vous parlait la première fois sur un ton des plus injonctifs et elle résonnait plus, comme déformée, mais... sans doute était-ce la même, finalement.

Certains d'entre vous – Edgar, Robert... – restent en retrait, mais les autres se présentent tour à tour en posant des questions à la Moyade. Céline prend la parole au nom des trois plongeurs, les désignant d'un geste vague : « Quant à nous, nous sommes des plongeurs et spécialistes en archéologie sous-marine. Notre laboratoire étudiait ces ruines, et nous nous sommes accompagnés de dresseurs afin de les atteindre après l'échec de nos prédécesseurs. » La Moyade vous écoute avec une attention mêlée de ce qui semble être, peut-être, de la bienveillance. Mais lorsque vient le tour d'Aslan, ses yeux se plissent et elle effectue un mouvement vif de ses bras, comme gênée par quelque chose. Elle conserve cet aspect jusqu'à ce que vous ayez tous fini de parler, et puis seulement, elle répond :

« Naturellement, vous vous posez de nombreuses questions. C'est normal, et je vais tâcher d'y répondre en vous expliquant ce qu'il se passe ici. Mais avant cela, un point me dérange. » Elle se tourne vers le paléontologue : « Aslan, votre Krabby est en danger, seul ici, s'il ne sait se défendre. Vous avez dû comprendre que les Pokémon de ces lieux ne sont pas tendres avec les êtres vivants lorsqu'ils en croisent... Laissez-moi quelques instants, je vais tenter de le retrouver. » Elle ferme les yeux et le halo qui l'entoure se met alors à grossir et à gagner en intensité. Pendant plusieurs secondes, elle reste ainsi figée, ne bougeant ni ne parlant plus, ses tentacules ayant même cessé d'onduler dans l'air comme ils le faisaient, jusqu'à présent, d'une façon régulière, donnant l'impression qu'elle était en fait dans l'eau. Et puis, la lumière baisse et la Moyade rouvre enfin les yeux. « J'ai vu où était votre Krabby. Il s'est bien éloigné de nous, mais il n'est pas en danger immédiat. Vous devriez aller le chercher, mais avant cela, si cela ne vous déplaît pas... J'aimerais vous expliquer pourquoi je vous attendais. Vous déciderez alors si vous acceptez de m'aider ou non. »

Sur ces mots, la Moyade marque une pause, attendant peut-être de voir si quelqu'un va répliquer et s'assurant que vous soyez bien tous attentifs. Enfin, elle entame son récit.

« Vous vous trouvez dans les vestiges de l'ancienne île d'Allania. Les Pokémon et les êtres humains qui habitaient ici vivaient en harmonie les uns avec les autres, et avec la nature. L'île et ses alentours étaient régulièrement en proie à d'importants cataclysmes : séismes, tsunamis et tempêtes... Le risque d'être englouti sous la mer avait toujours été présent. Mais les Allaniens avaient mis en place un rituel qui les immunisait contre la promesse de cette catastrophe. ...Il y avait sur l'île une pierre, dont on disait qu'elle était un jour tombée du ciel. Cette pierre émettait d'étranges radiations, auxquelles même les humains étaient sensibles, et nous avions créé un chant d'imploration au dieu du ciel qui décuplait les pouvoirs de la pierre pour que notre île soit protégée lorsque les dieux de la mer et de la terre se battaient à côté d'elle. Un autre chant permettait de mettre fin au sortilège, qui, sinon, figeait tout dans son éternité. Mais un jour... » La Moyade marque régulièrement de légères pauses, comme si elle cherchait ses mots. « Tous les Allaniens étaient sortis sur la plage, pour fêter le Jour du Soleil, où l'ont fait des offrandes aux dieux. Mais le temps s'est couvert, la mer a commencé à s'agiter, et les humains n'ont pas vu à temps que, de l'autre côté de l'île, elle était en train de refluer. Quand la vague est montée, tout le monde s'est réfugié dans la citadelle. Les prêtresses ont entonné le Chant de Vie autour de la pierre, juste à temps pour que le château ne soit pas englouti. Mais c'était déjà trop tard, car la terre sous l'île s'était fendue, l'océan nous avait submergés, et la citadelle, dans cette bulle qui nous protégeait et nous isolait, était désormais sous les eaux. »

Cette fois, la Moyade marque une longue pause, vous observant comme pour voir les émotions que son récit fait naître sur vos visages. Pour un Pokémon qui semble avoir vécu à il y a très longtemps, elle raconte particulièrement bien et dans une langue tout à fait compréhensible pour vous. Mais ses histoires de dieux ont fait froncer les sourcils des plongeurs qui vous accompagnent. Sans doute acceptera-t-elle de répondre à vos questions ensuite, si vous en avez, mais pour l'heure, elle reprend :

« Depuis tout ce temps, la situation n'a pas changé. Les mouvements des dieux nous avaient enfoncés trop profondément sous l'eau pour que les Pokémon qui n'étaient pas dotés de branchies et les êtres humains remontent à la surface. Qui plus est, il n'y avait plus d'île, et ils n'auraient rien trouvé là-haut que l'immensité de l'océan. Le Chant de Vie ne pouvait plus nous sauver, mais nul ne pouvait se résoudre à prononcer le Chant de l'Achèvement car l'eau aurait pénétré la citadelle et aurait tout détruit : les Pokémon, les hommes, et les œuvres des hommes dont ils étaient si fiers. Le temps a passé et jusqu'à la fin, les êtres humains se sont occupés des Pokémon, car ils considéraient comme un crime de les négliger. Puis, ils sont morts, et les Pokémon aussi. Mais nous vivions dans une bulle protégée par le pouvoir de la pierre, et les Pokémon, contrairement aux humains, n'ont pas compris qu'ils étaient condamnés à mourir. Alors, quand ils n'ont plus eu d'eau ni de nourriture, la vie est sortie de leur corps, mais avec le pouvoir de la pierre, ils n'ont jamais souffert, et ils n'ont pas réalisés qu'ils étaient en train de mourir. C'est pour cela qu'ils sont devenus des spectres. Ils ne sont plus en vie, mais ils ne savent pas qu'ils sont morts, et s'ils vous ont attaqués, c'est parce qu'ils sentent qu'il y a, en vous, cette force qu'ils ne pourront jamais retrouver. ...Je ne peux les raisonner. Je n'ai jamais été rien d'autre qu'un spectre, mais ils ont perdu tout ce qui faisait qu'ils étaient eux-mêmes et ils ne m'écoutent pas. Ils errent depuis des temps qui me semblent infinis, mais ils ne savent pas que s'ils laissaient des humains nous rejoindre, ils pourraient être libérés. Moi aussi, je vis grâce à ce sortilège qui protège la citadelle. Mais tout a une fin... » Elle regarde autour d'elle :« La nôtre n'a que trop tardé. C'est pour cela que je vous attendais. Je ne peux prononcer ni jouer le Chant de l'Achèvement moi-même ; mais vous, en tant qu'êtres humains, vous pourrez mettre fin au sortilège qui nous emprisonne ici. Acceptez-vous de m'aider ? »




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Lun 3 Avr - 20:53
Tour à tour, les autres membres de la palanquée prennent la parole pour se présenter à leurs tours. La Moyade qui fait face à l’expédition semble écouter le discours de ses invités attentivement. Quand vient le tour d’Aslan, le pokémon spectre semble montrer quelques signes d’inquiétudes pour le Krabby du paléontologue. Ainsi, tous les occupants de ces ruines ne se comportent pas de la même manière. Mais comme il ne semble pas y avoir d’urgence pour la sécurité du crustacé, la type eau invite le moustachu et le reste des plongeurs à l’écouter avant de faire quoi que ce soit. Jean ne fait aucun commentaire, jugeant l’instant un peu trop solennel pour se permettre une quelconque remarque.

Le pokémon tentaculaire explique donc aux visiteurs qu’ils se trouvent dans les restes d’une cité appelée Allania. Manifestement, c’était un genre de paradis utopique où humains et pokémons vivaient en harmonie. Sauf que la ville était manifestement menacée par les catastrophes naturelles de manière régulière, à cause de divinités terrestres et marines qui se mettaient sur la gueule. La civilisation Allanienne ne devait son salut qu’à une mystérieuse pierre tombée du ciel qui permettait à son clergé d’entrer en contact avec une troisième divinité, représentante du ciel cette-fois. Sauf que les prêtresses ont manifestement ratés leur coup une fois et cela a suffit à faire plonger la ville sous les eaux.

Le parallèle est facile à faire pour qui s’intéresse aux mythologies des différentes régions. On peut interpréter que dans ce récit les dieux sont un autre nom pour Kyogre, Groudon et Rayquaza, les trois pokémons légendaires principaux d’Hoenn. Entendre ce genre de récits de la part de quelqu’un qui a vu cela de ses yeux a de quoi faire frissonner le cuistot. Ce ne sont pas des créatures que l’on rencontre quotidiennement, et pourtant Allania semblait devoir prendre des mesures régulièrement pour ne pas sombrer.

Le spectre reprend ensuite son récit. La dernière action des prêtresses a permis à la ville de rester à peu près intacte, mais trop profonde pour permettre à ses habitants de retourner à la surface. Le temps a fait son œuvre, tout le monde est mort. Mais seules les âmes humaines ont obtenues le salut, les esprits des pokémons errants toujours dans les ruines de la cité sous-marine à cause du pouvoir de la pierre. Cette immortalité semble être plus une malédiction qu’un cadeau. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Moyade sollicite les plongeurs. Elle souhaite qu’ils prononcent le ‘chant de l’achèvement’ afin de mettre fin à tout ceci.

Jean a écouté le discours du pokémon chromatique avec attention. D’une certaine façon, il lui est demandé de tuer. Enfin, peut-on vraiment appeler cela ainsi ? Ces pokémons sont-ils réellement encore vivants ? Après tout, qu’est-ce qu’est la vie ? Ces créatures peuvent toujours se mouvoir, alors elles sont encore vivantes dans un sens. Le blond n’a pas l’intention de laisser des créatures tourmentées dans cette souffrance éternelle, mais il reste des coins d’ombres dans cette histoire. Qu’est-ce que cela implique de réciter cette incantation ? Que doivent-ils encore affronter ?


-Moi je veux bien vous aider, votre histoire me touche, vraiment… Mais il y a quelques problèmes à régler… Dans un premier temps, y a-t-il une menace particulière qu’on risque de rencontrer sur le chemin pour se rendre à cette fameuse pierre ? Jusqu’ici nous avons principalement rencontrés des pokémons plutôt basiques, que nous sommes déjà incapable de terrasser pour de bon. Et ensuite, admettons qu’on exécute ce chant, la bulle autour de la ville va disparaître d’un coup ? Si c’est le cas nous allons nous faire écraser par la pression…


 
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Ven 7 Avr - 13:32
Après quelques instants, le rouquin est bien forcé de constater que la Moyade ne semble leur vouloir aucun mal, et ne montre pas de signe apparent pouvant lui indiquer qu’il doit s’en méfier. Celle-ci semble d’ailleurs attentive aux présentations de chacun, malgré le fait qu’elle laisse apparaitre un air sensiblement contrarié lorsque c’est Aslan qui prend la parole. En effet, le Krabby du paléontologue n’est toujours pas revenu auprès de son dresseur et risque donc de courir un grave danger, alors que leur hôte semble se concentrer pour tenter de localiser le Pokémon en question. Très honnêtement, Worick avait complètement oublié l’existence du crustacé : Entre les Crabicoques fantômes, le sol pourtant si parfait de la citadelle défiguré, et l’apparition de leur hôte fraichement présenté, le scientifique a l’impression d’enchainer les ascenseurs émotionnels. Et cela recommence de plus belle d’ailleurs alors que la gardienne des lieux cesse littéralement tout mouvement alors que l’aura autour d’elle grossit de plus en plus. Finalement, après quelques secondes de spectacle durant lesquelles le jeune homme n’aura pas réussi à lâcher la Moyade des yeux, celle-ci finit par rassurer le Paléontologue quant à l’état de son Krabby, lui assurant qu’il ne court actuellement aucun danger. S’assurant bien que personne n’ait rien à répliquer avant de se lancer, la gardienne marque donc une courte pause qui semble infinie au scientifique, avant d’entamer son récit. Elle relate ainsi l’histoire de cette ile du nom d’Allania, qui, il y a des années et des années de cela, abritaient Hommes et Pokémons tandis que ceux-ci vivaient tous ensemble dans une paix utopique. Au fil du récit, Worick ne s’en rend pas compte mais son visage affiche un air indescriptible, entre la joie de faire une rencontre aussi impressionnante que celle-ci et la tristesse concernant le récit en question et le sort des habitants d’Allania. Intérieurement, c’est tout un processus de réflexion qu’à déclenché l’hôte de l’Atlantide au sein du jeune scientifique. En effet, celui-ci est parcouru de frissons de tout part tant ce qu’il est en train de vivre actuellement lui semble important. Il commence d’ailleurs d’or et déjà à extrapoler intérieurement concernant la signification exacte du récit en question et sa retranscription direct avec les mythes et légendes qu’il a déjà eu l’occasion de lire. Il ne fait nul doute que les fameuses entités citées ici pour représenter les deux divinités en conflit soient en réalité les fameux Pokémons dits « légendaires » ayant élus domicile à Hoenn, à savoir Groudon et Kyogre. Aux dernières nouvelles, le dernier réveil de ces deux colosses aurait eu lieu il y a des siècles et des siècles de cela, et se serait soldé par de terribles cataclysmes modifiant drastiquement toute la surface d’Hoenn. La chute d’Allania daterait-elle de cette époque ? Ou y aurait-il eu d’autres cataclysmes capables d’engloutir complètement une ile dont Worick n’aurait pas encore eu vent ? Après tout malgré sa soif de connaissance, le jeune homme était encore très loin d’être véritablement incollable sur le sujet, surtout au vu du fait que bien des théories avaient vu le jour sur le sujet sans forcément apporter des preuves à l’appuie. Toutes ces réflexions amènent d’ailleurs le rouquin à une multitude de nouvelles questions : quelle est la nature exacte de cette pierre ? La Moyade a-t-elle eu l’occasion de voir un jour en chair et en os les deux entités dont elle parle, si celles-ci représentent bel et bien Groudon et Kyogre ? Qui étaient les humains vivant sur cette ile ? Atalant, peuple météore, ou peut être même une autre ethnie de l’époque ? Il faudrait des jours et des jours au scientifique pour satisfaire sa curiosité débordante en faisant la conversation avec son hôte tout en étudiant minutieusement les lieux. Cependant, la Moyade semble ne pas l’entendre de cette oreille, et cela semble parfaitement logique. Après tant d’années à attendre, elle ne semble plus vouloir de cette immortalité conférée par les pouvoirs de la fameuse pierre, et demande au groupe d’entonner un « chant de l’achèvement » afin de libérer son âme à elle, mais aussi aux autres âmes de Pokémons errants.

Alors que Jean prend la parole à son tour pour poser les premières questions, Worick réfléchit. Il aimerait lui aussi parler, cependant lorsqu’il tente d’ouvrir la bouche, aucun son n’en sort et il se plonge à nouveau dans une réflexion des plus intenses. De toute évidence, accéder à la requête de la Moyade semble être la chose la plus morale à faire. Cependant, comme l’a bien souligné Jean, le scientifique aimerait bien rentrer chez lui un jour, et si possible en un morceau plutôt que de se faire écraser par la pression de l’eau à cette profondeur. Et actuellement, Worick se voit bien mal offrir la mort à un être vieux de plusieurs centaines… qui sait, de milliers d’années, alors que celui-ci possède plus de réponses à ses questions que tous les livres et bases de données que cette terre ait connue. Quoi qu'il en soit, la méfiance du jeune homme avait complètement disparue pour laisser place à une curiosité sans borne.



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C-GEAR
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Lun 17 Avr - 3:16
Ils étaient là, sous le flot de la mer, dans un lieu que le soleil ne pouvait pas atteindre, à être bercés par le battement singulier des pulsations lumineuses de cette créature. Si leur vie n'avait pas été en jeu, aucun doute que le blond aurait été ému d'une telle scène. Pour autant, en cet instant précis, il était sur ses gardes, à guetter le moindre mouvement hostile autour de lui. Qu'il aurait aimé faire aveuglément confiance en cette créature, croire en n'importe qui comme avant, pourtant ces derniers mois lui avaient enseignés une chose, il ne le pouvait. Les langues se déliaient autour de lui, chacun y allait de sa présentation, mais la sienne était toujours nouée. Il n'avait aucune raison de donner son identité à cet être, pas sans avoir eu la preuve qu'il pouvait lui faire confiance. Ils ne savaient rien d'elle, de ce lieu. Quelque part, ils se retrouvaient tous dépassés par les événements, ils avaient été embauchés pour faire parti d'une expédition dans le but d'explorer une citée engloutie. Jamais, ô grand jamais, il n'avait été question de rencontrer des créatures vivantes dans ce lieu, encore moins de pouvoir s'y balader en toute impunité, sans combinaison, sans respirateur. Il n'était pas le seul à être en retrait, sur ses gardes. Visiblement Robert était dans le même état d'esprit que lui. Le blond avait toutes les peines du monde à croire que la voix qui leur avait ordonné de cesser tous combats, tout à l'heure, était la même que celle qui s'adressait à eux maintenant. Aslan faisait part de la disparition de son Krabby, la bête avait disparue quelques minutes plus tôt. Le blond se retournait vers Aslan, d'un air inquiet, quelque part, il se sentait mal pour l'homme en face de lui. Il ne savait si lui même serait capable de donner le change si un de ses pkmns disparaissait ainsi. Bien vite la créature se concentra avant d'ajouter qu'il n'avait pas besoin de s'inquiéter, dans l'immédiat. A cette simple pensée, un frisson parcourait l'échine du blond. Elle était donc capable d'avoir une vue sur l'intégralité de la citadelle engloutie. Elle était une sorte de démiurge omnisciente en ces lieux. Chacun de leurs gestes avaient donc été surveillés, peut-être même que leur venue était prévue.
Le temps s'estompait alors que la créature leur racontait l'histoire de son peuple, l'histoire des allaniens. Des êtres qui priaient le ciel, remerciant ce dernier du joyaux d'éternité qu'il avait fait tomber sur leur île. Le blond était prit de sueurs froides, le parallèle était trop important, pouvaient-ils seulement être sans liens avec cette secte ? Ces deux ordres semblaient priaient le même dieu, celui qui allait être amené à les sauver, de la divinité des mers et de celle de la terre. La voix de la conteuse semblait emplie d'une certaine mélancolie alors qu'elle évoquait ces événements des temps anciens. L'histoire était dure à attendre, autant qu'à dire certainement. Le blond avait détourné son regard de celui de la créature, fixant les ténèbres. Il serrait les dents quand elle évoquait leur trépas. C'était donc pour cela qu'ils étaient là, pour faire disparaître ces créatures. Le blond savait pertinemment que ce n'était pas une vie, qu'ils avaient déjà disparus depuis plusieurs siècles. Pourtant, avaient-ils réellement le droit de détruire tout cela ? Ces créatures n'avaient pas conscience d'être mortes, elles ne souffraient pas. Seule leur présence amenait du désordre en cette citée. Pendant quelques instants il avait espéré que personne n'ait jamais découvert cet antique pays. Pourtant, au fond de lui, il savait très bien que cela devait arriver à sa fin, qu'ils devaient offrir le repos à ces créatures qui, trop longtemps, l'avaient cherché. Il avait envie de pouvoir soutenir le regard de la créature marine, lui dire qu'ils s'en occuperaient, mais ses dents refusaient de se desserrer. Les premières lueurs de contestations pointaient au sein du groupe, pouvaient-ils réellement faire ça ? Leur vie allait être mise à l'épreuve si ils faisaient s'éclater cette bulle. Si le blond comprenait, quelque part, le sentiment de ces êtres, il avait envie de les confronter à leur égoïsme. Ces créatures souffraient de l'absence de vie et il n'y avait pas de raison qu'ils ne fassent tout ce qui était en leur pouvoir pour les libérer de ce fardeau. L'organisation lui avait appris à penser comme cela, mais leurs vies n'avaient plus de valeur que celle de ces êtres. Mais, au fond, il comprenait et ne tenait aucune rancoeur à ces gens. Il se contentait de soupirer et de regarder le moyade avant de prononcer ces premiers mots à son encontre. " Des pkmns se sont-ils enfuis de la bulle ? De nombreux pkmns se font hargneux, depuis quelques temps, dans ces eaux. " Ils devaient savoir si il y avait un risque que les créatures du dedans surgissent dans leur monde, pour s'attaquer à toute être vivant. Ils devaient faire vite, lancer une expédition pour aller chercher le Krabby de Aslan.


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Lun 24 Avr - 20:12
Le Mystère de l'Atlantide

Si la créature avait gardé jusque-là une placidité immuable, les interrogations du paléontologue quant au sort d’Eugène avaient provoqué chez elle un certain malaise qu’il était facile de déceler. Pendant un instant, le brun cru avoir perdu le crustacé pour de bon surtout quand la Moyade daigna enfin à exprimer son inquiétude sur la sécurité du pokémon. Aslan réfléchissait déjà à ce qu’il pourrait bien dire à sa frangine et il doutait fort que cela se passerait bien pour lui, mais voilà que la dite gardienne se mit à méditer étrangement pour ainsi finalement ouvrir les yeux avec une déclaration des plus rassurantes. Ses pouvoirs, en revanche, étaient plutôt effrayants. D’ailleurs, depuis quand exactement les observait-elle? En tout cas, ce qui était le plus important pour l’instant c’est que le Krabby de sa sœur allait bien et n’était pas encore en danger. Le moustachu espérait seulement qu’il attendrait qu’ils viennent le chercher avant de s’attirer des ennuis.

Les inquiétudes et les réflexions du coordinateur lui ont fait perdre le fil de l’histoire de la Moyade. N’ayant assimilé que des bribes d’un récit à propos d’une île paradisiaque, de dieux, de chants et de sortilèges. Toutes ces histoires n’étaient pour le paléontologue qu’affabulations. Pour un scientifique à l’esprit cartésien cela relevait simplement du mythe. Plusieurs phénomènes géologiques pouvaient très bien expliquer comment Allania s’est retrouvée sous l’eau, la subduction de plaques, les séismes et la montée des eaux en sont des exemples. Des pokémons légendaires pouvaient aussi très bien être à l’origine de ces catastrophes et si la citadelle n’était pas envahie par les flots, c’est qu’elle était tout simplement hermétiquement fermée. Jusque-là, chaque phénomène avait son explication scientifique. Restait encore à expliquer comment les Crabicoques ont bien pu traverser le mur, mais là encore cela pourrait très bien être une illusion créé par un pokémon pour les embrouiller. Écoutant cette fois ci attentivement la fin du récit de la gardienne, le moustachu préféra garder son scepticisme pour lui-même afin d’éviter de contrarier leur hôte. Après tout, il avait besoin d’elle pour l’aider à retrouver Eugène comme elle avait besoin d’eux pour soi-disant la libérer et puis, qui sait de quoi elle pouvait être capable une fois contrariée ? Ça sera donc donnant donnant et après tout, réciter un chant ne pouvait pas être bien compliqué, n’est-ce pas ?

« Je veux bien réciter le chant de l’achèvement, si ça vous fait plaisir. Par contre je vous préviens, je suis un piètre chanteur, j’espère que ça ne pose pas problème? »








Aslan parle en 'indianred'
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Jeu 27 Avr - 19:38
Le discours de la Moyade a provoqué chez vous des réactions variées, mais nul n'est resté de marbre. Comment le pourriez-vous, après ce que vous venez d'entendre ? Cette histoire de dieux, de sortilège, de pierre et de chants magiques, de Pokémon morts sans l'être réellement... Cela en fait beaucoup pour les esprits cartésiens de certains pour qui les Pokémon dits « légendaires » ne relèvent déjà, justement, que du domaine des légendes. D'autres sont moins enclins à mettre en doute les paroles du Pokémon chromatique, ses talents de conteuse en ayant ému plus d'un ; d'autant que ses révélations sont de nature à expliquer plusieurs des faits étonnants que vous avez rencontrés depuis le début de votre expédition et qui, jusque là, étaient restés sans réponse, tels que l'aspect inhabituellement décharné des Pokémon qui vous ont attaqué, leur agressivité, ou l'aptitude des Crabicoque à passer à travers les murs. Néanmoins, la requête de la Moyade soulève de nouvelles interrogations qui vous empêchent de répondre par un oui unanime lorsqu'elle vous demande si vous acceptez de l'aider. C'est Jean qui, le premier, met en mots les questions que vous étiez nombreux à vous formuler intérieurement.

« Je comprends vos inquiétudes, mais n'ayez crainte », répond doucement votre interlocutrice lorsqu'il a fini de parler. « En ce qui concerne ce qui arrivera si vous parvenez à mettre fin à l'enchantement qui protège notre cité, je pense en effet que ces ruines seront englouties par l'eau en quelques instants. J'ai confiance en la solidité de ces murs, mais je ne crois pas que le verre des fenêtres puisse résister à une telle profondeur, et tout doit avoir terriblement vieilli depuis tout ce temps. Cependant, si vous êtes parvenus jusqu'ici, c'est que vous devez pouvoir vous déplacer sous l'eau, n'est-ce pas ? Vous pourrez prendre le temps de vous préparer avant de prononcer le chant... » « Notre matériel est resté en bas, dans les égouts, je crois », intervient Céline. La Moyade se tourne vers elle d'un air qui se veut peut-être amical : « Alors, vous irez le chercher ! »

Votre interlocutrice a beau donner l'impression de se vouloir la plus rassurante possible, tout le monde ne paraît pas très convaincu. Elle poursuit sa réponse aux questions de Jean : « Quant aux menaces que vous pourriez rencontrer, je vous déplacerai au plus près de la pierre, si vous acceptez de m'aider. ...Il se peut toutefois que vous fassiez la rencontre d'un autre Pokémon de cette cité qui, comme moi, a conscience du sortilège et de son pouvoir sur nous, mais qui ne souhaite pas y mettre fin. Cependant, je n'ai aucun doute sur le fait que vous parviendrez à dépasser sa défense et à prononcer le chant autour de la pierre. » Elle assène cette dernière phrase d'un ton affirmé, la voix soudain plus grave. Mais la question d'Edgar lui fait recouvrer le timbre que vous lui connaissiez : « Enfuis de la bulle ? Non, je ne pense pas... Ils tomberaient en poussière, ce me semble, s'ils s'éloignaient trop de la pierre et que le temps reprenait ses droits sur eux ! ...Mais le sortilège protège sans doute une zone plus vaste que ce simple bâtiment... Les Pokémon que vous avez rencontrés devaient se trouver à l'intérieur. »

Aslan se propose ensuite pour être celui qui prononcera le Chant de l'Achèvement. La Moyade se tourne vers lui en esquissant ce qui semble être un sourire : « Je suis heureuse d'avoir un chanteur ! Je vous donnerai les notes et les paroles comme je vous parle à présent. En revanche, vous devrez trouver l'instrument qui accompagne le chant pour le rituel. ...Et, Aslan, il vous faut aussi retrouver votre Krabby. »

Elle marque une pause, vous repassant tous en revue des yeux et s'élevant encore un peu plus au-dessus de la margelle. Le halo lumineux qui l'entoure semble mystérieusement s'intensifier. « Alors, humains... M'aiderez-vous ? »




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Sam 29 Avr - 17:02
Les plongeurs n’ont pas une réaction uniforme à la demande de la Moyade. Si Jean s’est exprimé, ce n’est pas le cas de Worick, seul membre de la palanquée qui s’est contenté de rester silencieux, l’air fasciné. Pour le scientifique, ce qui se passe sous ses yeux doit être une véritable mine d’or. Mais le pokémon chromatique n’a pas eu une réponse précise de la part des visiteurs. Il reste quelques questions en suspend. Aider les autres, oui, mais peut-être pas au prix de sa propre vie. Non seulement il y a la menace de la pression de l’eau, mais la gardienne apprend également aux humains qu’ils risquent de tomber sur un autre pokémon ayant conscience de sa situation, mais qui souhaite rester ainsi.

Au fil de la discussion, la Moyade réagit aux paroles d’autres membres de l’expédition. Elle rassure Edgar qui craignait que des créatures immortelles se mettent à envahir les eaux Hoenniennes, expliquant que les pokémons touchés par le sortilège ne peuvent pas trop s’éloigner de la pierre puisqu’ils en dépendent pour rester en vie. Elle répond ensuite à Aslan, qui s’est spontanément proposé pour réciter le chant. La palanquée apprend par la même occasion qu’ils auront besoin d’un instrument spécial s’ils veulent pouvoir accomplir le rituel.

Quelque chose ne plait pas à Jean. Il n’arrive pas exactement à mettre le doigt dessus. Peut-être est-ce lié au fait que les informations arrivent au compte-goutte. Aucune réelle donnée sur ce pokémon qu’ils risquent d’affronter. La spectre reste évasive sur les détails de la mission. Comme si elle cachait quelque chose. Veut-elle vraiment ce qu’elle prétend ? Le blond reprend la parole, souhaitant éclaircir la situation.


-Excusez-moi mais… est-il possible d’avoir plus de précisions sur cet instrument et cet autre pokémon? Peut-être un moyen de pouvoir le tenir en respect… car jusqu’ici nos attaques ont au mieux provoqué une fuite de la part de nos adversaires. Alors contre un adversaire qui lui, veut rester en vie…

Il ne faut pas non plus oublier Billy, qui, s’il est resté discret, est toujours dehors et n’a rien manqué du récit de la gardienne. Il a bien écouté, et lève l’une de ses nageoires, signe qu’il veut s’approprier la parole. Il s’avance et commence à parler au pokémon spectre.

-Ti.Tititi titi. Tititi. Tiblablah…

Evidemment, c’est du charabia pour les plongeurs, qui ne comprennent pas un traitre mot de la tirade du petit oiseau. Le blond regarde du coin de l’œil, se demandant ce qu’il peut bien dire. Il n’est pas spécialement inquiet. Billy a peut-être un caractère… particulier, mais il sait bien se comporter quand les circonstances l’exigent. Pas de risque qu’il se mette à insulter la mère de la gardienne donc. Seuls les autres pokémons pourront comprendre son récit. Il est important de noter que, malgré la simplicité apparente de son langage, le Tiplouf s’exprime avec un vocabulaire plutôt soutenu, comme si il reconnaissait le rang de la Moyade et agissait donc avec le respect qu’il implique.

-Vous nous demandez de passer les défenses d’un pokémon, qui lui, veut rester en vie. J’aimerais entendre ce qu’il a à dire avant de prendre une décision. La où de votre coté cette quête s’apparente à une sorte de suicide assisté, pour lui cela serait plus un meurtre. N’y a-t-il aucun moyen de satisfaire chaque camp ?

-…titi.


 
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Région : Kantô
Mar 2 Mai - 23:02
Tout allait toujours à 100km/h dans la tête du scientifique. C’était sans doute l’une des premières fois où il devait autant peser le pour et le contre. D’un coté, la morale, et de l’autre la science. Bien qu’un peu honteux, le rouquin se surprit à penser que s’il était seul, il aurait très clairement favorisé la science, procédant sans doute à un interrogatoire plus proche d’un odieux chantage pour obtenir un maximum d’information avant de libérer la Moyade et les autres habitants de ces lieux. Cependant, il y avait là un détail qui chamboulait toutes ces pensées : le jeune homme n’était pas seul, et loin de là. Seul, son avis ne valait rien. Il continua donc ainsi à réfléchir dans son coin, n’écoutant même pas les paroles de leur hôte jusqu’à ce qu’il entende une phrase assez surprenante. Comme si une donnée d’une importance capitale venait de s’ajouter au cahier des charges de la palanquée, mais que celle-ci avait été lâché à tout hasard, comme si de rien était.

« Un autre Pokémon ? »

Ces mots étaient sortis l’air de rien sans trop que le scientifique puisse les retenir. Cette information ne risquait-elle pas de changer la donne ? Après tout, si deux entités vieilles de plusieurs centaines d’années avaient toutes deux des objectifs différents au sein même de la citadelle, y en avait-il une plus sincère que l’autre ? Et si finalement, cette Moyade n’était pas si sympathique qu’elle en donnait l’air, et qu’elle souhaitait simplement mettre fin aux jours de tous ces Pokémons contre leur gré, ou pire encore, enterrer des centaines de secrets simplement par pure égoïsme et peur qu’ils ne soient dévoilés aux nouvelles civilisations ? Et qu’entendait-elle par « instrument » pour accompagner le chant ? Décidemment, le Pokémon Spectre restait bien évasif concernant les détails de cette cérémonie, et ce n’était en aucun cas pour plaire au scientifique. C’est pour dire, elle avait réussi à lui faire oublier l’espace d’un instant tous ses rêves d’historiens ! D’ailleurs, le rouquin allait lui faire remarquer jusqu’à ce que le Tiplouf de Jean prenne la parole à son tour, à la surprise du jeune homme. Pour le coup, c’était le genre d’intervention peu banale à laquelle il ne s’attendait pas, et c’est exactement dans ce genre de moment qu’il se demandait pourquoi Arya n’avait pas encore inventé une machine capable de comprendre le langage Pokémon aussi simplement qu’un traducteur automatique. Attendant patiemment que le petit Pokémon Eau termine son discours, scrutant au mieux la moindre émotion sur ce qui pouvait servir de visage au Moyade, le jeune homme reprit la parole quelques instants après le Pokémon pour donner son point de vue.

« Personnellement et sauf votre respect, j’aimerais moi aussi obtenir plus de précisions. De quel instrument parlons nous là, et surtout, quelle entité serait susceptible de nous barrer la route ? Quels sont ses motivations pour ainsi désirer continuer à vivre ce genre de vie ? »

Une multitude de question dont les réponses semblaient cruciales au jeune homme. Sans elles, il se voyait bien mal offrir une confiance aveugle à la Moyade. Mais après tout, si elle attendait ici depuis des années, elle pouvait bien prendre dix minutes de plus pour leur expliquer avec précision de quoi il s’agissait, non ?

« Avec ces réponses, je pense effectivement pouvoir dire sous réserve que, de mon coté, j’accepterais de vous aider si les autres membres de cette expédition sont d’accord. »




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C-GEAR
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Mer 10 Mai - 1:28
Le blond était en retrait, regardant la scène se dessiner devant lui, à l'exception de quelques uns, chaque personne présente ici essayait de comprendre d'avantage ce qui se tramait en ces bas fonds. Si la perspective de laisser ces pkmns captifs, ici, loin du regard des êtres terrestres qu'ils étaient, n'enchantait pas le blond, tous ses idéaux furent remis en questions au détour d'une phrase de la créature marine. Intuitivement, il avait pris pour acquis qu'elle était la seule entité dotée d'une véritable conscience en ces lieux. Toutes les créatures qu'ils avaient croisé jusqu'ici n'avaient donné aucun signe de conscience particulière, à l'exception peut être de la plus primitive conscience d'attaque. Pourtant, si la créature en face d'eux était capable de transcender son état de mort, pour leur parler et leur implorer de l'aide, il n'y avait aucune raison qu'elle soit seule en ces lieux à avoir telle conscience. Ce n'était pas la première fois qu'il croisait un pkmn plus intellectuel que les autres, capable de communiquer par des phrases complètes, pour autant, il n'arrivait toujours pas à se faire à l'idée qu'ils n'étaient pas qu'une poignée infime. - A moins que ce ne fusse lui qui fut toujours au mauvais endroit au mauvais moment. - L'idée même que le Moyade ne fut pas la seule créature dotée de conscience en ces lieux avait le don de remettre tout ce qu'ils avaient assimilés en question. A plus forte raison quand la seconde entité, elle, refusait de se laisser à la mort que le coeur de la citadelle, en face d'eux, considérait comme une libération. De simple aides à l'expédition, il fallait croire que ces êtres, réunis par le hasard, étaient devenus tant de Salomon qui allaient devoir trancher l'histoire pour délivrer la justice.
Si il pouvait se rassurer sur une chose, c'était bien que la créature leur affirmait que les pkmns ne pouvaient trop s'éloigner de la citadelle. Ainsi, Edgar n'avait pas à craindre que des hordes de pkmns aquatiques belliqueux se jettent sur les plages Hoennienne. Cela aurait été plus que problématique, à cette profondeur il n'avait aucun moyen de joindre l'organisation ou Sae. Même si l'idée était peu probable, ils n'avaient plus qu'à espérer que la citée engloutie ne revienne pas, subitement, à la surface. L'idée de voir une citadelle agir comme un sous-marin aurait pu tirer un sourire à Edgar si la situation n'avait pas été aussi étrange que catastrophique. Allaient-ils aider la Moyade ? Le blond n'avait aucune idée du résultat de la concertation qui allait certainement aboutir à cette question. Les pour allaient autant que les contre dans le discours de la bête. Le blond était perdu, que faire ? La présence de la Moyade n'aidait absolument pas les différents membres de l'expédition à discuter entre eux. Elle était comme une figure imposait qui dictait une locution vers elle uniquement. Les membres de l'expédition passaient donc vers elle, avant toutes choses. Et il était quelque peu délicat de répondre par la négative directement à cette créature.

Jean avait cherché à obtenir plus d'informations sur la créature qu'ils allaient potentiellement devoir confronter. C'était une bonne idée. De plus, il envisageait d'ouvrir le dialogue avec l'autre créature, dans le but d'avoir toutes les visions possibles. C'était clairement la chose à faire, pour autant, le blond se demandait si la seconde créature de ces lieux allait être aussi clémente et ouverte au dialogue que celle qui se présentait devant eux. Quelque part, il l'espérait du plus profond de son coeur, il n'avait pas particulièrement envie de se battre face au fantôme d'une créature millénaire. Pour autant n'était-ce pas un risque de rester trop longtemps ici si ils désiraient ouvrir le dialogue avec l'autre locuteur ? Si ce dernier avait les mêmes pouvoirs que leur guide de fortune, il y avait des chances pour qu'il les ait repérés. Il devait savoir qu'ils étaient ici. Il y avait des chances aussi pour que, à cause de cela, il ne soit pas des plus ouverts au dialogue. " Comme mes compagnons, je pense qu'il est plus viable d'avoir plus d'informations. Et si cela est possible, ouvrir le dialogue avec cet être. " Il fallait dire que le blond était quelque peu sur ses gardes. Ce n'était pas qu'il n'avait pas confiance en la créature en face de lui, mais elle leur donnait de nombreuses raisons de douter de sa sincérité. Pourquoi donnait-elle aussi peu d'informations, et de cette façon, au compte goutte ? Cherchait-elle à leur cacher quelque chose ?


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