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» [EVENT] Le Mystère de l'Atlantide


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Coordinateur Johto

C-GEAR
Inscrit le : 28/02/2016
Messages : 923

Région : Johto
Dim 11 Déc - 21:03
Le Mystère de l'Atlantide

Là, à des mètres au-dessous de la surface, les cerveaux bouillonnaient et la concentration était à son comble parmi les plongeurs. Vouloir entrer dans la citadelle était facile, encore fallait-il y parvenir. Alors que certains s’acharnaient sur la tablette et que d’autres exploraient les alentours, le petit Krabby décida de mettre la pince à la pâte et de se rendre utile, maintenant qu’il pouvait marcher librement sur le fond, en allant inspecter le périmètre de la citadelle à la recherche d’un potentiel passage. Pendant ce temps, la proposition d’Eve fût rapidement écartée sans réel surprise de la part d’Aslan. Dans un domaine comme le sien, il nécessitait qu’une vie soit en danger pour que l’idée même de détruire une richesse historique puisse être prise en considération.

Les échanges entre le groupe furent interrompus par le jeune blond qui fit la découverte d’un loquet servant sans doute à ouvrir la porte. Bien que la nouvelle aurait dû les réjouir, certains restaient sceptiques quant à la fiabilité du mécanisme sous une pression de l’eau aussi importante. Effectivement, le jeune homme s’était fatigué inutilement, la porte n’avait pas bougée d’un centimètre. Face à cette déception, le débat et les réflexions reprirent entre les plongeurs qui essayaient tant bien que mal à se creuser l’esprit pour de nouvelles solutions. C’est alors qu’une nouvelle découverte, cette fois ci de la part du scientifique, détourna les regards vers les ouvertures qu’il pointait du doigt. Le moustachu plissa les yeux et s’approcha d’avantages vers les larges embouchures. Elles étaient, en effet, assez grandes pour laisser passer les plongeurs mais l’idée même arracha un frisson au trentenaire. Sa surprise ne fût pas des moindres en voyant que Celine considérait déjà cette alternative alors qu’elle évaluait le diamètre de ce qui semblait être des canalisations. Aslan n’était pas spécialement claustrophobe mais il était assez raisonnable pour se rendre compte du risque et du danger d’une telle opération.

Stéphane partageait la même réticence qu’Aslan qui gardait les bras croisés et le regard fixé vers les ouvertures. Quant à Robert il était hésitant mais finalement partant. L’archéologue ne savait plus quoi penser, d’un côté son excitation et sa soif de savoir l’encourageaient à foncer, d’un autre, son instinct de survie criait à la prudence. Le regard que leur lançait Céline confirmait ses peurs, c’était un regard sévère qui témoignait de la gravité de la situation et de l’importance de leur décision. Un regard qui disait clairement qu’une fois à l’intérieur, chacun était responsable de ce qui pouvait lui arriver. Alors qu’il commençait sérieusement à considérer l’option de trouver un autre passage, Eugène revint de sa petite escapade sans résultats apparents. Le brun soupira tout en regardant ses compagnons disparaître un à un devant ses yeux, s’engouffrant dans l’obscurité des canalisations jusqu’à ce qu’il ne reste plus que lui et Stéphane. Aslan se retourna vers l’autre homme, lui lançant un regard perplexe avant de se retourner vers les tuyaux. Pendant une seconde, il cessa de réfléchir et il profita de ce moment pour foncer les yeux fermés.

Il faisait sombre à l’intérieur et les bulles lui gênaient le peu de vision qu’il avait. L’archéologue se sentait à l’étroit et il avait quelques difficultés à palmer de manière aisée. De temps à autre, sa bouteille d’oxygène cognait contre les parois et le bruit augmentait ses palpations déjà présentes. Les algues et les végétations lui frôlait la moustache et il espérait que celle si ne soit pas prise dans quoi que ce soit car ce qui pourrait être pire que de se retrouver coincé, serait de perdre sa moustache. Il commençait à regretter sa décision.
Lorsque la personne devant lui disparut de son champs de vision, il comprit qu’il avait presque atteint l’extrémité du tuyau et il accéléra alors la nage.

Il n’aurait pas cru qu’il quitterait l’eau de sitôt et à vrai dire il n’allait pas vraiment s’en plaindre. Le trentenaire s’empressa d’enlever son détenteur et de prendre une bouffée d’air frais. Enfin, frais n’était pas vraiment le mot.. « Pouaah ! Ca empeste par ici.» Le brun s’empressa de mettre le dos de la main contre son nez en affichant un air dégoûté. L’air sentait l’humidité, le moisi et même la pourriture. L’archéologue espérait qu’ils ne rencontreraient pas de cadavres, du moins pas de taille importante. « Ça fait du bien de retrouver l’air libre quand même, j’en avais marre de garder le silence. » Pendant qu’il radotait, il se débarrassa de son masque et ses palmes. Le sol humide et recouvert de mousse était assez glissant et il fallait faire attention. D’ailleurs le cuisiner ne manqua pas de tomber devant le moustachu qui eut le réflexe de l’attraper par le bas. Le coordinateur parcouru la pièce du regard, il n’y avait aucun doutes, ils se trouvaient bel et bien dans les anciens égouts de la citadelle. Charmant. Cependant, il y’avait deux escaliers d’où émanait une faible lumière qui menaient peut être ailleurs. Enfin, c’est ce qu’espérait le trentenaire qui s’empressa de se diriger vers celui de droite. « J’ai quand même l’impression que cet escalier a l’air un peu plus sûr et solide que l’autre. »








Aslan parle en 'indianred'
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C-GEAR
Inscrit le : 08/09/2013
Messages : 2371

Lun 19 Déc - 16:07
L'idée de passer par les canalisations est loin d'enchanter tout le monde, et Céline, tout en la proposant, a parfaitement conscience du fait qu'elle n'est absolument pas sécuritaire et qu'elle devrait, en conséquence, revenir dessus sur le champ. Si l'un de ses supérieurs était présent en cet instant, il lui retirerait sans doute le contrôle de la palanquée ; Robert et Stéphane pourront d'ailleurs tout dévoiler une fois de retour sur le bateau, et de toute façon, elle ne pourra pas taire la façon dont ils sont parvenus à entrer dans la citadelle dans le rapport qu'elle devra faire sur leurs découvertes. Mais pour l'heure, tout ce qu'elle voit, c'est qu'ils sont sur le point de percer – peut-être – les mystères de l'objet de nombreux mois d'études de leur laboratoire ; et Robert, comme certains d'entre vous, semble tout aussi enthousiaste qu'elle... Alors... Ses dernières hésitations s'effacent lorsque Jean demande à son Tiplouf de s'engager dans les canalisations en premier afin de servir d'éclaireur. Céline n'est jamais certaine de pouvoir totalement faire confiance à des Pokémon, surtout à des Pokémon si jeunes et surtout pour ce genre de tâches. Mais lorsque le Tiplouf revient et qu'il lui signale qu'elle peut avancer, elle songe qu'il doit avoir trouvé une sortie, tout de même. Alors, elle hoche la tête à l'adresse de Jean afin de le remercier ; et elle entre dans l'un des tuyaux.

L'air est respirable. C'est la première chose que vous remarquez en émergeant de l'eau, retirant immédiatement masque et détendeur, et ce qui vous étonne sans doute aussi. Les scientifiques, au moins. Tout le monde a finalement suivi Billy et Céline dans les canalisations, et un soulagement mêlé de surprise se peint sur les visages qui découvrent ces égouts plongés dans une obscurité bleutée et où le niveau de l'eau s'arrête aux bassins. Et lorsqu'Aslan, retirant à son tour son détendeur, exprime son bonheur d'être enfin à l'air libre, Robert réagit : « C'est vrai que ça fait du bien, mais qui sait combien de temps on pourra le respirer ? Et s'il n'est pas toxique, au moins ? Cette bulle d'air doit être là depuis des décennies. » « Elle et les délicates émanations de moisi en prime », ajoute Stéphane, dernier à s'extirper du tuyau. Forcé de suivre le reste de la troupe dans les canalisations, encore que personne ne l'y ait obligé, il est un peu bougon, mais il tourne la tête vers Céline comme pour savoir ce qu'elle en pense. Malheureusement, si l'ordinateur de plongée que la rousse est en train d'examiner est sophistiqué, il ne l'est pas suffisamment pour indiquer la composition de l'air, ni les dangers potentiels que l'on peut trouver dans une ville engloutie.

« C'est quand même incroyable que l'eau n'ait pas plus pénétré ici », reprend Céline en parcourant les murs du faisceau de sa lampe. « Il faut qu'on soit dans un endroit hermétiquement fermé... » Ceux qui, parmi vous, sont sortis de l'eau les premiers, observent déjà les deux escaliers qui occupent chacun un des bords de la pièce et suggèrent d'y monter. Bien sûr qu'après avoir réussi à pénétrer dans la cité engloutie, vous n'allez pas vous en tenir à l'exploration des égouts ; encore faut-il que les marches soient assez solides pour être empruntées, ce que vous affirmez après un examen rapide. « Très bien, on va monter. Avant ça, est-ce que tout le monde va b... Oh ! » La lumière et le regard de Céline se sont arrêtés sur Edgar qui, de ce qu'il répond, ne va pas aussi bien que ça. Aussitôt, Robert accourt vers lui. « Comment tu te sens ? Est-ce que tu respirais correctement dans le détendeur ? ...Et les tympans, est-ce qu'ils t'ont fait mal ? » Son inquiétude est réelle, tout comme le professionnalisme qu'il conserve pourtant. La plongée est un sport où des risques existent bel et bien, nul ne dira le contraire, et faire descendre des plongeurs débutants à près de trente mètres manque assurément de prudence... Edgar pourrait avoir eu des dommages de l'oreille interne s'il est descendu en forçant sur ses tympans, ou encore un début d'essoufflement. Heureusement, il ne semble rien avoir de grave. « Tu n'es pas obligé de monter si tu ne te sens pas », lui dit quand même Robert. Pendant ce temps, tout le monde s'est approché de l'escalier de droite. « Bon, eh bien on monte ? » demande Stéphane, qui s'impatiente visiblement. Céline lui passe devant. « Je suis toujours la chef de palanquée. Laissons nos affaires là pour le moment, on reviendra les chercher en temps voulu... » Elle espère secrètement que vous trouverez un autre moyen pour sortir que ces canalisations, car si vous êtes parvenus à monter dans ces tuyaux, les descendre risque d'être une autre paire de manches ; mais porter les bouteilles et le reste du matériel sans sac ni chariot est vraiment trop lourd pour des bras humains. « Et surveillez vos Pokémon, qu'ils restent près de vous. ...Merci à ton Tiplouf, d'ailleurs. »

Les marches de l'escalier sont glissantes, humides et à certains endroits couvertes de moisi, comme tout ici. Mais enfin, vous atteignez la dernière marche ; vous ouvrez une porte en pierre, qui n'oppose pas de résistance ; et vous découvrez le hall de ce que les plongeurs ont surnommé la citadelle d'Atlantide.

Les murs sont tous en pierres, mais ils ne sont pas suintants ni recouverts de moisissures comme ceux des égouts et ce à quoi vous auriez pu vous attendre. Devant vous s'étire un long couloir, au fond duquel vous pouvez distinguer une autre pièce qui n'est, sans doute, pas la seule, à en juger par la taille que la construction avait vue de l'extérieur. Tout baigne dans une douce lumière bleutée ; quelques pas en avant vous permettront de découvrir des fenêtres, ouvertures rondes taillées dans les murs à intervalles réguliers et dont, par un incompréhensible miracle, le verre a été conservé, aucune fissure ni trou ne venant altérer sa surface épaisse et bombée à la façon dont on le traitait autrefois. De l'autre côté, le bleu intense des fonds marins. Mais ces fenêtres ne sont pas la seule source de lumière qui vient éclairer cet intérieur ; car si vous faites un pas vers la gauche, face à une énorme porte à deux battants que vous devinez être la même que celle devant laquelle vous avez passé un moment, tout à l'heure, en cherchant à entrer, vous découvrez une immense salle carrée, éclairée par d'étranges flammeroles violacées qui flottent un peu partout et à diverses hauteurs dans la pièce. Certaines sont accrochées à des bougeoirs fixés au mur ou à l'énorme lustre qui pend du haut plafond voûté ; mais d'autres flottent dans l'air, lueurs tremblotantes qui ne s'éteignent pas quand vous vous en approchez. La pièce est presque vide : il ne s'y trouve que quelques bancs de métal disposés sur les côtés, comme on en trouverait dans une cour intérieure, et, au fond, au sommet d'une estrade, un fauteuil de pierre bien plus impressionnant qui fait face à l'entrée. Le centre de la pièce est occupé par un muret circulaire, probablement la margelle d'un puits ou d'une fontaine. Le sol est recouvert d'un carrelage aux motifs géométriques qui contribuent à l'impression de luxe que dégage cet intérieur – mais c'est un luxe empoussiéré et détérioré par la fuite des années. Les murs de la grande pièce sont ainsi recouverts de ce qui devait être, il y a fort longtemps, de hautes tapisseries, mais celles-ci se sont désagrégées et il n'en reste plus que des lambeaux ; des tapis qui devaient recouvrir le sol des couloirs, il ne reste plus que de fines bandes de tissu déchirés à plusieurs endroits et qui se confondent presque avec la pierre ; les bancs comme le rebord des fenêtres sont recouverts d'une épaisse couche de poussière ; enfin, si l'ensemble est bien moins humide que ne l'était l'étage inférieur, quelques moisissures sur le sol et en bas des murs soulignent que cet endroit est à l'abandon.

Comment se fait-il que l'eau de l'extérieur n'ait pas pénétré à l'intérieur du bâtiment ? Pourquoi ces flammes violettes, et toutes ces autres étrangetés ? La salle principale mériterait sans doute un peu d'exploration, de même que le couloir, celui de l'autre côté, et les salles adjacentes. Stéphane a ressorti son appareil photo et mitraille l'endroit ; Robert, nez en l'air, reste un peu béat. Et malgré l'état d'abandon de cet endroit, vous entendez de petits bruits. Comme le son de Pokémon qui se déplaceraient ; un souffle alors qu'il ne peut y avoir de vent, un objet dans lequel on aurait buté... D'ailleurs, ne sont-ce pas deux Crabicoque que vous distinguez là-bas, au fond du couloir ? Ils sont encore loin de vous, mais ils vous ont repérés aussi.

Que voulez-vous faire ?



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 24/02/2016
Messages : 830

Région : Sinnoh
Lun 19 Déc - 23:24
Il faut attendre un peu avant que tout le monde, même Stéphane qui a décidé de suivre sans convictions, n'arrive dans la bulle d’air. Mais finalement le trajet s’est plutôt bien passé si on prend en compte le fait que les plongeurs passent dans des canalisations vieilles de plusieurs siècles et juste assez grandes pour permettre leur passage. Sauf pour Edgar, qui a manifestement un instant de faiblesse puisque dès qu’il sort de l’eau, il s’écroule. Robert se précipite immédiatement à son chevet. On peut lire l’inquiétude sur le visage du scientifique. Avoir un blessé dans cette situation, autant dire que c’est la merde. Pour eux trois, déjà, vu que la façon dont ils sont entrés dans l’Atlantide ne doit pas être très respectueuse des normes de sécurité. Et ensuite pour le blessé lui-même, qui est pour ainsi dire impossible à évacuer. Heureusement, le dresseur n’a pas l’air d’être mal à ce point. Aussi la palanquée se dirige-t-elle vers les escaliers aperçus quelques instants auparavant. Jean tique sur les paroles de Céline quand elle dit qu’elle est toujours la cheffe. Est-ce que cette phrase est anodine où ressent-elle le besoin de réaffirmer son autorité face à Stéphane, qui était le moins motivé à emprunter les canalisations pour entrer à l’intérieur du bâtiment ? Espérons qu’elle est dit ça comme ça et que cela ne laisse pas présager de tensions internes futures. Ils n’en ont clairement pas besoin en ce moment. La rousse se permet au passage de remercier Billy pour son action de reconnaissance… en se tournant vers Jean.

-Ti !

Le petit oiseau réagit à cette interpellation indirecte par un piaillement plaintif, comme pour signaler qu’il existe. La scientifique n’a pas l’air d’interagir souvent avec des pokémons, peut-être interprétera-t-elle cela comme un simple 'de rien'. Sans transition, le Tiplouf grimpe sur son dresseur le temps de monter les escaliers. Avec sa petite taille, il serait en effet compliqué de faire l’ascension seul. En plus ça glisse, donc autant frauder. L’expédition arrive finalement devant une porte en pierre qui bouge sans difficulté. Les voici dans un semblant de hall. On peut observer que cette partie de la structure est en bien meilleur état que ce qui semblait être des égouts. Les plongeurs peuvent ensuite constater que l’endroit d’où ils viennent est loin d’être le seul à être isolé de l’eau. Pendant qu’ils explorent cette nouvelle pièce, et aperçoivent au passage des fenêtres étonnement intactes, ils tombent sur ce qui semble être la porte sur laquelle ils se sont arrêtés à l’extérieur. Ensuite, les explorateurs peuvent voir une grande pièce carrée dominée par un énorme lustre et éclairée par de petites flammes violettes. Certaines flottent carrément en l’air. Jean lève la tête et plisse les yeux. Ce sont des pokémons ça, non ? Le blond se souvient qu’il existe des spectres qui ressemblent à des lustres et des bougies. Il en a entendu parler dans d’obscurs contes pour enfants, dans lesquels les fantômes font semblant de porter assistance à des personnes égarées pour les conduire dans le monde des esprits avec la célèbre morale 'ne pas suivre n'importe qui'. Il se tourne vers les autres et désigne les lumières du doigt.

-Vous pensez que ce sont des pokémons ?

Si il s’agit effectivement de pokémons, ils se contentent pour le moment d’être passifs. C’est encore préférable à se faire emmener dans un monde fantomatique. Autant ne pas les déranger. Le cuisinier continue d’observer ce qui se trouve autour de lui. Il a du mal à bien réaliser qu’il est à plusieurs dizaines de mètres sous l’eau, dans une cité engloutie. Tout ça semble si irréel.

-C’est fascinant…

Ses derniers mots ont été prononcés à voix basse, si bien qu’il n’est pas sûr qu’ils aient été entendus par l’un des autres aventuriers. Les yeux du blond continuent de virevolter à droite à gauche. Cet endroit était certainement très important pour les habitants de l’Atlantide, à en juger par le luxe apparent mais en ruines et la présence de ce qui pourrait être une sorte de trône, un peu plus loin. Certainement une mine d’or pour les archéologues comme Aslan… La palanquée continue sa prudente exploration. Stéphane prend des photos comme un touriste, laissant derrière lui ses dernières préoccupations. Robert se contente d’admirer en silence.

Soudain, du bruit. Peut-être les trucs flottants au dessus d’eux ? Non, ça vient de l’autre bout du couloir. Deux Crabicoques. On les regarde, ils nous regardent. Sont-ils méfiants ? C’est peut-être la première fois qu’ils voient des humains. Après un instant de flottement, Jean à soudain une idée un peu folle. Ces crabes vivent certainement ici. Ils doivent connaitre les lieux un minimum. Et eux n’ont pas la réputation de voler les âmes. Alors il serait peut-être intéressant de… collaborer avec eux ? Céline ne sera peut-être pas emballée, mais tant pis. Mais comment approcher ces animaux ? Le blond a alors l’intuition qu’ils pourraient peut-être apprécier une offrande de la part de ces étrangers. Un objet qu’ils ne peuvent pas trouver dans leur habitat naturel. Le cuisinier tourne la tête vers les autres plongeurs. Il cherche du matériel non indispensable pour le retour sous l'eau, au risque de le laisser ici (où que les crabes ne le détruise) et s’approche de Robert, toujours un peu dans la lune.


-Robert… Robert ? Je peux vous emprunter ça ?

Il montre le stylet de la tablette du scientifique. Après avoir obtenu son consentement, il emmène l’objet avec lui et se met à avancer lentement dans le couloir qui le sépare des deux Crabicoques. Son but est de paraître le moins menaçant possible, aussi se fait-il le plus petit qu’il peut malgré son mètre quatre-vingt dix. Il ne néglige néanmoins pas la sécurité et ses yeux balayent ce qui se trouve autour de lui. Arrivé à mi-chemin, il dépose le stylet à même le sol et recule ensuite sur plusieurs mètres, faisant des signes pour inciter les pokémons sauvages à s’approcher. Billy observe la scène de manière incrédule, et il n’est certainement pas le seul à se demander ce que Jean est en train de faire.

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Dresseur Unys

C-GEAR
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Région : Unys
Lun 26 Déc - 1:08
Tout le monde semblait être arrivé à destination. Cependant, Edgar n’avait pas du tout l’air dans son assiette. Selon ses dires, il avait une petite faiblesse dans les jambes. Je pouvais le comprendre, je sentais quelques douleurs dans les mollets également. Cela devait provenir du fait que je n’étais pas suffisamment endurante, mais nous n’étions pas des plongeurs professionnels non plus. Nous venions de plonger trente mètres plus bas, et nous avions même réussi à nous faufiler dans des canalisations vieilles comme le monde afin de trouver l’entrée à cette fameuse Atlantide. Ce n’était pas rien. Et quand on n’était pas habitué, il pouvait se passer ce genre de chose. Néanmoins, je ne me sentais pas aussi mal que lui. C’était une légère tension, peut-être les muscles qui chauffaient un peu trop. Allez savoir. Mais quelques instants plus tard, Robert s’était précipité vers lui afin de lui poser des questions sur son état général. Son inquiétude était réelle, et même compréhensible. Le but de cette expédition n’était pas de nous blesser. Et puis, il fallait pouvoir l’extraire de là s’il se sentait mal. Chose que nous ne pourrions pas faire dans l’état actuelle des choses. Je voyais mal les scientifiques attraper le blondinet pour nager avec lui dans les mêmes gros tuyaux qui nous ont amenés ici et le remonter à la surface. Nous étions coincés, en quelque sorte. Malgré le mal être d’Edgar, nous avancions vers les escaliers que le groupe avait remarqué en arrivant. Stéphane venait de proposer de monter avant que Céline ne rappelle son statut à tout le groupe. Peut-être essayait-il de faire passer un message. Elle nous suggéra de laisser les affaires ici, et je pensais clairement que c’était une bonne idée.

Enlevant tout ce qui pouvait m’encombrer, je récupérais les deux seules Pokéballs que j’avais prise. Fenrir était toujours à l’intérieur de la sienne et ne serait pas forcément d’accord de sortir maintenant. Je grimpais aux côtés de Stella, toujours aussi méfiante. Les escaliers étaient glissants, moisis, mais ne semblaient pas en mauvais état. Nous montions prudemment afin d’éviter un malencontreux incident. Tout en haut se trouve une porte en pierre qui s’ouvre sans rechigner. Je trouvais ça vraiment étrange après toutes ces années. Contrairement à l’endroit où nous avons posés pied à terre, les murs et sols ne sont pas recouverts de moisissures. Cela me paraissait de plus en plus étrange. Le taux d’humidité ici était moindre. Et pourtant, nous étions toujours sous l’eau. Cela m’impressionnait. Je scrutais le long couloir qui s’étendait devant nous. Une salle semblait se trouver à l’autre bout, et il fallait avancer prudemment. Qui sait ce que ces ruines renfermaient. Et encore, je pensais à des ruines mais en voyant la conservation des fenêtres, j’étais entrain de me poser de sérieuses questions. Comment tout s’était si bien conservé ? Je me postais devant l’une d’elle afin de regarder les fonds marins. Vu d’ici, c’était encore plus beau. J’entendais une voix, un peu plus loin et je m’approchais rapidement de Jean afin d’observer. Des flammes violacées flottaient dans les airs, il y en avait même au mur et au plafond.

- Il est possible que ce soit des spectres. Vaut mieux ne pas les déranger si c’est le cas.

Je préférais ne pas chercher les problèmes à cette profondeur. Nous n’avions pas vraiment d’échappatoire. En regardant d’un peu plus près, la salle semblait luxueuse. Ce n’était pas un endroit anodin et j’étais même très tentée d’aller y jeter un œil directement. Mais ça, c’était avant d’entendre un bruit étrange. Pendant que Stéphane prenait des photos en rafale, deux Crabicoque étaient apparus au fond du couloir. Jean s’approchait de Robert afin de lui demander quelque chose, et une fois qu’il a l’objet en main, il se met à approcher des créatures lentement. Stella est là, à regarder ce qu’il se passe. Tout le monde surveille l’action de Jean de manière attentive. Et en voyant qu’il pose le stylet sur le sol avant de faire signe aux deux Pokémons et de reculer, je commençais à comprendre ce qu’il tentait de faire. Ils n’avaient peut-être jamais vu d’homme ici, ou alors vivaient-ils depuis des années ici ? Qui sait. En tout cas, établir un lien ne semblait pas être une mauvaise idée. Je ne bougeais plus, m’asseyant sur le sol afin de ne pas les effrayer. Il fallait rester le moins offensif possible afin de les attirer vers nous.

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Modo RP & Scientifique

C-GEAR
Inscrit le : 31/07/2015
Messages : 1661

Région : Kantô
Lun 26 Déc - 15:40
Si Worick se sentait prêt à monter les marches, incapable de contenir son excitation face à la découverte majeure qu’ils étaient en train de faire tous ensemble, il fut vite ramené à la réalité lorsqu’il se rendit compte que les jambes d’Edgar avaient montré un signe de faiblesse. D’un seul coup, comme s’il venait d’avoir une révélation, Worick fit face à la réalité : Lui qui était habituellement si calculateur, faisant passer son instinct de survie avant tous, il était aujourd’hui trop avide de découverte pour faire attention. Cet état semblable à celui d’un enfant la veille de Noël aurait pu faire sourire le rouquin, si seulement leurs vies n’étaient pas en jeu. Il ne montra toutefois pas son inquiétude vis-à-vis du blond, se tournant à nouveau vers les escaliers tout en réalisant rapidement un check-up de ses propres forces.

Lorsque tous le monde est finalement prêt, le rouquin écoute attentivement les ordres de la chef de Palanquée avant de suivre ses compagnons dans l’escalier. Il note intérieurement de ne surtout pas laisser son impatience devenir trop apparente, au risque de se faire remettre délicatement à sa place comme Stéphane. Concernant les Pokémons, Worick est plutôt tranquille : les siens ne risquant pas de s’échapper pour le moment même s’il aimerait bien laisser Sloth sortir ne serait-ce que pour être se rassurer. Il n’en a cependant pas le temps, puisque dès que le groupe passe la porte en haut de l’escalier, le scientifique oubli encore une fois toute la peur qu’il devrait ressentir. Actuellement, il se trouve plutôt dans un sentiment d’incompréhension totale, alors qu’il doit faire un effort surhumain pour ne pas ouvrir grand la bouche avec un air béat. De l’intérieur, la citadelle est si bien conservée que c’en est à peine croyable. Pour un lieu à l’abandon à plusieurs centaines de mètres de profondeur du moins. Lentement, le rouquin s’avance un peu pour observer tous ce qui passe à sa portée. Les fenêtres d’abord, qui dégagent une lumière bleutée dans le couloir et semblent totalement intactes. Puis, Worick s’avance de quelques pas vers la salle où d’étranges lueurs flottent dans le vide. Son instinct à beau lui dire que c’est dangereux, le rouquin meurt d’envie de satisfaire sa curiosité en essayant de découvrir ce que sont réellement ces flammes.

« Sans doute est-ce des Funécires, ou l’un de leur cycle d’évolution ? »


Pour l’avoir déjà observé auparavant, le rouquin se demandait si ces flammes ne pouvaient pas être des Fantominus. Cherchant le moindre indice à travers la pièce et partout où ses yeux pouvaient voir afin de voir si un simple détail pourrait lui en dire plus, un bruit non loin de là attire l’attention du scientifique, qui se remet immédiatement sur ses gardes.

« En toute honnêteté, je préfèrerais que l’on soit seul ici. »

Ses paroles sont à peine chuchotées, alors que le jeune homme plisse les yeux pour tenter de mieux voir le fond du couloir qui se tient devant eux. Si sa vue ne lui joue pas de tours, ce sont deux Crabicoques qui semblent observer le groupe au loin.
Alors qu’un léger moment de flottement s’installe, Jean en profite pour aller chercher le stylet de Robert alors que les yeux de Worick traduisent son incompréhension. Qu’essayait-il de faire, sympathiser avec eux ? Si ce n’était clairement pas une mauvaise idée du point de vue du scientifique, il ne pouvait s’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment. Après l’attaque du Loupio et des Relicanths qui sont pourtant considérés comme des Pokémons pacifiques, le jeune homme préfère prendre trop de précautions plutôt que pas assez. Il observe donc le blondinet qui s’avance en direction des crabes pour déposer le stylet à mi-chemin. Il est d’ailleurs bon de noter que celui-ci semble faire attention à ce qu’il fait. Cependant, Worick ne se sent pas vraiment en confiance pour autant, et s’il préférerait que tous se passe à merveille avec les Crabicoques, qui soit dit en passant, sont généralement eux aussi des Pokémons inoffensifs, le jeune homme prend tout de même le temps de déposer lentement et dans un geste contrôlé sa main sur la Pokéball de Sloth tout en inspectant les environs. Au moins, si les crabes passent à l’attaque, le Ptéra du scientifique aurait droit à son apéritif.


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
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Messages : 1510

Sam 31 Déc - 0:08
Il y avait une pointe d'ironie dans la situation, le blond se retrouvait là, adossé au mur, à se reposer, face à tous les autres qui avançaient presque gaiement. Pendant un instant il se demanda à quoi pouvait bien servir l'entraînement martial qu'il avait subit à la fois auprès de la secte du grand rayquaza et auprès du maître de la ligue: ils étaient tous manifestement de sacrés sur-hommes. Alors qu'il prononçait quelques mots sur son état, qu'il allait devoir rester quelques instants pour récupérer de la plongée qu'ils venaient d'accomplir, Robert se précipitait vers lui. " Comment tu te sens ? Est-ce que tu respirais correctement dans le détendeur ? ...Et les tympans, est-ce qu'ils t'ont fait mal ? " Le chef de son groupe s'inquiétait réellement. Il commençait déjà à ausculter le jeune homme, qui essayait tant bien que mal de se débattre. Il connaissait très bien les risques de la plongée. Il n'avait pas eu l'impression de s'être percé le tympan ou autre. Pour autant, il fallait dire qu'il ne se sentait pas très bien. Peut-être était-ce dû à la fatigue accumulée de ces derniers jours, avec toutes les missions qu'il avait accompli pour Shadow's Path. " Ca va, ne vous inquiétez pas, je pense que c'est juste de la fatigue. " Il essayait de sourire, doucement, comme pour rassurer son chef. Les autres membres de la plongée semblaient n'avoir aucun problèmes et la plupart semblaient d'avantages intéressés par la découverte que par l'état du blond. Quelque part, cela l'arrangeait, il n'avait pas à donner de fausses excuses sur son état. Bien vite, ils avaient décidé d'avancer vers les escaliers. Le blond se levait péniblement, pour suivre le groupe, Robert l'avait même aidé. " Merci. Ne vous inquiétez pas, je peux avancer. J'ai pas non plus envie de ralentir le groupe. " Et il avançait avec Robert, en essayant de rejoindre le groupe qui avait déjà pris de l'avance par rapport à eux.

Les affaires rejoignaient le sol alors que les premières personnes montaient l'escalier. Il était effectivement plus sûr de monter les marches et d'explorer ces ruines sans tout l'attirail de plongée. Pour autant, le blond se demandait si il était vraiment de bon ton d'abandonner ici toutes leurs affaires de plongées. Il n'y avait quasiment aucune chance qu'ils ne soient pas les seuls dans cet endroit, mais l'idée de ne plus retrouver les bouteilles d'oxygène et d'être bloqués là n'enchantait pas particulièrement le libraire. Cependant, il n'aimait pas d'avantage l'idée de sembler paranoïaque dans un tel huis clos. Il savait très bien que si quelque chose tournait mal, il y avait des chances pour que les gens se montent les uns contre les autres, il avait déjà vu cela, de nombreuses fois. Il préférait donc se taire, faire profil bas et avancer avec les autres. Ils trouveraient bien un moyen quelconque pour remonter à la surface. Le blond gardait ses deux pkballs à portée de main, au cas où un événement pourrait nécessité l'utilisation de ses pkmns.

Chaque marche semble plus compliquée que la précédente à monter, le tout glisse, semble presque suinter. Tous les pas de toutes les personnes s'accompagnaient d'un non moins glamour "splosh", très graphiquement sonore. Pourtant, alors que les premières personnes du groupe arrivaient en haut de l'escalier, un bruit très différent se fit entendre. Celui d'un bruit sec, presque dur. Le sol semblait, sans pour autant dire en parfait état, en un bien meilleur état que celui des "égouts." Les sentiments qui emplissaient le jeune homme étaient parfaitement étranges. La vue qui s'offrait à lui était pour le moins étrange. Un loin couloir. Parfaitement sec. Presque à l'abri de toutes les affres qu'aurait pu lui donner les âges. - Si tenté que la citée était si vieille que ce que les gens autour de lui pensait. - Il y avait également des fenêtres. C'était pour le moins étrange, mais, à intervalles régulier, ce qui semblait être du verre faisait office de fenêtres. Le blond n'était pas nécessairement spécialiste des matériaux et de toutes ces histoires de pression et compagnie, mais il lui semblait étrange que du simple verre, d'une époque aussi reculée que celle présumée de la citée, pouvait aussi bien tenir sous une telle pression. Et puis, définitivement, cela avait quelque chose de louche, "l'atlantide" ne se trouvait pas sur un point particulièrement profond de la mer. Comment personne n'avait pu voir cela ? Comment la cité pouvait-elle tenir aussi bien ici ? Le blond trouvait toute cette histoire de plus en plus louche. Il tentait de se convaincre que tout cela était peut être vrai, qu'il n'avait pas à voir le mal partout, qu'il n'était pas en mission, et pourtant...

La contemplation du lieu s'était faite de manière étrangement silencieuse par rapport à ce que cette découverte, ce que le lieu, aurait pu offrir. Mais ils avançaient, ils continuaient d'avancer. Puis, ils arrivèrent enfin dans une grande pièce, carré. Une pièce beaucoup trop grande, gigantesque presque. Cela aurait pu ressembler à l'entrée d'un château ou encore à une salle de balle de par sa grandeur. De petites lumières violettes flottaient en l'air, tantôt sans raison, tantôt à des chandeliers. " J'imagine difficilement que ce soit une installation au gaz, oui. J'espère que ce ne sont que des funécires, si je puis dire ainsi, et que les lustres ne soient pas des lugulabres. " Des saloperies, aurait-il pu rajouter. Habituellement, il savait qu'Albion serait là pour le protéger d'attaques qu'il ne pouvait pas voir, pourtant, cette fois-ci, son "ombre" n'avait pas pu la suivre sous l'eau. L'Ectoplasma était donc resté sur le bateau. Certainement dans l'ombre du sac du blond. Il soupirait.
Il se passait beaucoup de choses autour de lui. Des petits pkmns avaient fait irruption dans la salle, à moins qu'ils n'étaient là depuis le début. Bientôt Jean et Eve allaient vers les pkmns, comme pour faire ami-ami avec eux. Le blond n'était pas particulièrement de cet avis. Depuis l'épisode des Relicanth et des Loupio, il n'avait pas particulièrement envie de laisser sa garde baissée. Aussi, sa main se cramponnait à la pkball de Sköll, au moindre mouvement suspect, il était prêt à envoyer son absol contre l'adversaire potentiel.

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C-GEAR
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Dim 15 Jan - 11:22
L'étonnant état de conservation dans lequel vous trouvez l'intérieur de la citadelle ne vous laisse pas de marbre, bien au contraire. Certains d'entre vous examinent les murs de pierres, d'autres s'avancent vers la salle principale où flottent ces étranges lumières violettes, Eve s'approche d'une des fenêtres au verre épais pour regarder les fonds marins qui s'étendent, comme à l'infini, de l'autre côté... Il y a de quoi être surpris : qui aurait pu s'attendre à ce qu'une cité engloutie vous ouvre ainsi ses portes sur un endroit au sec et à l'air respirable ? Les scientifiques qui vous accompagnent ont beau constater la situation de leurs yeux, ils ont du mal à y croire, et ils ne sont pas les seuls à s'interroger. Toutefois, avoir pu retirer votre matériel de plongée et vous déplacer à nouveau sur un sol solide, respirant à pleins poumons et sans la médiation du détendeur, même un air qui sent le renfermé et l'humide, s'avère être une pause bienvenue pour les plongeurs débutants que vous êtes. Il est normal que la descente de près de trente mètres ait fatigué certains et, même s'ils ne le disent sans doute pas assez, Céline, Stéphane et Robert sont profondément soulagés qu'il n'y ait pour le moment eu de problème avec aucun d'entre vous. Ce n'est pas tous les jours que l'on tombe si bien en choisissant ses volontaires.

Reste à espérer que tout se passe bien jusqu'à la fin de la mission. Aucun des trois plongeurs ne s'attendait à pouvoir ainsi explorer l'un des bâtiments de la surnommée Atlantide comme on peut explorer une simple maison (si ce n'est que, généralement, on entre dans les maisons par la porte d'entrée, pas par les canalisations), et ils peinent donc, comme vous, à deviner ce que leur réserve à présent la suite. Malgré l'émerveillement qui vous saisit, vous restez donc sur vos gardes et groupés, n'osant pas encore vous aventurer dans l'un des couloirs ni dans la vaste pièce centrale. À raison, peut-être : vous avez bien remarqué les étranges petites flammes violettes qui, si elles ont l'avantage de procurer de la lumière, pourraient en effet s'apparenter à des Pokémon spectres ou à toute autre manifestation de surnaturel. « Des Funécire... Vous pensez ? » s'étonne Céline, qui s'y connaît décidément plus en archéologie qu'en biologie. Mais d'où vous vous trouvez, il est difficile de distinguer ce qui se trouve sous les petites flammèches, et les plongeurs, un peu refroidis par vos hypothèses, ne se décident pas à braquer leurs lampes de plongée aux faisceaux trop lumineux vers elles.

Et puis vous entendez du bruit, et un couple de Crabicoque apparaît à plusieurs mètres de vous. Ces Pokémon ne sont pas étrangers aux plongeurs, car on en trouve souvent sur les plages ; mais dans les ruines d'une cité engloutie, et à cette profondeur...? Après ce qui lui est arrivé sous l'eau, Robert ne semble pas avoir très envie d'aller les saluer ; mais voilà que Jean lui emprunte son stylet et le dépose, au sol, à la façon d'une offrande. Les plongeurs le regardent faire avec une stupéfaction certaine, hormis Stéphane qui, vieille habitude de scientifique, prend des photos (il est toujours important de conserver une trace de ses découvertes). « ...On ferait mieux d'explorer le bâtiment », chuchote Céline après un temps. « Ces Crabicoque ont dû entrer, comme nous, par les canalisations ou un autre passage, et je ne vois pas ce que tu veux faire avec ce stylet, ce n'est pas comme si c'était de la nourriture ou... »

Mais elle ne termine pas sa phrase. Les Crabicoque, en effet, ne sont pas restés indifférents en entendant un être humain s'approcher lentement d'eux et déposer un petit objet sur le sol : plus que le stylet, c'est bien votre groupe qui les intrigue et vers lequel, s'interrompant dans leur balade, ils ont levé leurs quatre yeux fixes. Après un moment et une fois que Jean a reculé, les deux têtes se baissent vers le sol, comme s'ils reniflaient, et ils commencent à s'approcher lentement du stylet. Robert pointe vers eux sa lampe de plongée pour y voir plus clair ; les deux Pokémon atteignent le petit bâtonnet, le reniflent encore, relèvent la tête vers vous, et...

Worick et Edgar avaient raison de garder leurs mains sur leurs pokéballs. Qui a dit que les Crabicoque sont généralement des Pokémon pacifiques ? Les pokédex ? Hum. Eh bien, ceux-là ne le sont pas, en tout cas.


Les deux Crabicoque passent à l'attaque et lancent Feinte !


Que voulez-vous faire ?



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 24/02/2016
Messages : 830

Région : Sinnoh
Mer 18 Jan - 21:15
Dans un premier temps, on dirait que mon plan fonctionne. Au moins, j’ai réussi à attirer les crabes jusqu’à nous. Ils approchent lentement, visiblement intrigués. Plus par nous, humains étrangers dans ces ruines, que par l’objet que j’ai déposé sur le sol. Céline semble ne pas être convaincue par mon idée, mais qu’est-ce qu’on perd à essayer après tout ? Je note tout de même dans un coin de ma tête qu’elle m’a tutoyé. Mais je n’en dis rien, ce n’est pas le moment de faire naître des tensions dans le groupe. Finalement, les deux Crabicoques daignent s’approcher du stylet dérobé à Robert quelques instants plus tôt… Je peux voir grâce à mon ombre qui bouge que quelqu’un agite sa lampe torche dans mon dos pour mieux observer la scène. Ils reniflent enfin l’objet. Puis ils lèvent leurs quatre yeux et me fixent. Il y a une certaine tension entre nous à ce moment. Et ce qui devait arriver, arriva... que voulez-vous? Je ne suis encore qu'un jeune homme idéaliste, je n'ai pas encore été blasé par la vie à ce stade de ma trame.

Heureusement que j’avais pris soin de laisser plusieurs mètres entre moi et les deux pokémons sauvages, car ces derniers commencent à montrer des signes d’hostilités évidents. Je me mets alors à m’éloigner encore plus du danger potentiel. Rah, mais pourquoi ? Ils ne peuvent pas juste être pacifiques ? Je ne sais pas trop comment le reste du groupe a réagi à mon idée, mis à part la plainte de la cheffe de palanquée. Bref, dans le plus grand des courages, je recule rapidement devant les tentatives des crabes pour m’empoigner les mollets. Les deux crustacés ne sont heureusement pas très rapides, ce qui facilite ma retraite. Espérons qu’ils ne couperont pas une des parties indispensables de ma tenue de plongée s’ils venaient à réussir à m’attraper. Je tourne alors la tête, à l’attention du reste du groupe.


-Ok, ça a échoué !

Comme quoi, être gentil avec les animaux, ce n’est pas toujours utile. Si ils ont réagi de cette façon, c’est que de base, ils n’étaient pas très bien intentionnés, non ? Ces Crabicoques auraient probablement attaqués de toute manière, cela me fait donc moins mal en pensant au sort qui les attend certainement au vu des équipes des membres de la palanquée. Je peux d’ailleurs voir qu’ils sont plusieurs prêts à libérer leurs pokémons pour gérer la situation. Billy, qui n’était de toute façon pas convaincu par mon plan à la base, m’accueille avec une claque sur le crâne quand je reviens vers les autres plongeurs, les crustacés toujours à mes trousses quelques mètres plus loin avec l’intention de… me pincer à mort, on va dire.

-‘Brutiplouf !

-Aie !


Après cette correction physique à mon encontre, le Tiplouf se tourne dans la direction de nos assaillants. Le pokémon eau n’a pas l’intention de les laisser s’approcher encore plus de nous. Ce dernier bombe le torse, inspire profondément, et envoi ensuite une attaque surf à la puissance contrôlée sur nos opposants, de manière à ne pas trop défoncer les ruines non plus. Préservation du patrimoine ? Plutôt pour éviter de se retrouver avec des millions de litres sur le coin de la gueule, oui. Si ma table des types est à jour, ça devrait piquer un peu. Si ils y résistent, ils devront de toute façon encaisser les attaques des autres pokémons qui nous accompagnent.

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Modo RP & Scientifique

C-GEAR
Inscrit le : 31/07/2015
Messages : 1661

Région : Kantô
Lun 30 Jan - 20:24
S’il avait su, Worick serait resté à observer l’étrange groupe de Pokémon Spectre. Cependant, il faut bien faire quelque chose à propos de ce couple de Crabicoque. Et en l’occurrence, quelque chose de prudent, car aux yeux du rouquin, il ne faut en aucun cas relâcher sa vigilance. Et les deux Crabicoques le prouvent ! En premier lieu, Worick et ses camarades observent en silence la marche des crabes jusqu’à ce que ceux-ci atteignent le stylet. Après un long silence durant lequel ils scrutent tous deux Jean, ceux-ci finissent par passer à l’offensive. Sans grande surprise, le parrain sert bien fort dans sa main la Pokéball qu’il avait déjà prévu pour gérer ce genre de situation, alors qu’Edgar lui aussi semble fin prêt. Jean quant à lui, prend la fuite de façon tout à faire remarquable alors que le scientifique à l’impression de déceler une pointe de déception dans ses yeux. Pourtant, il fallait s’y attendre, les Pokémons des environs semblent tous plus agressifs, comme s’ils avaient quelque chose à protéger. Ou bien peut être sont-ils seulement affamés ? Quoi qu’il en soit le jeune homme ne compte pas les laisser faire de la sorte, et s’ils veulent se battre, et bien ils obtiendraient bien vite ce qu’ils cherchent.

« Sloth, c’est à toi. »

Sortant de sa Pokéball d’abord sous forme d’un rayon rouge, la forme se solidifie pour laisser place au Ptéra de Worick. Et comme à son habitude, celui-ci poussa un cri strident pour exprimer sa joie de prendre part au combat, au plus grand désarroi du scientifique.

« Moins fort ! Pas ici ! »

En effet, c’était sans doute la dernière bonne idée que le fossile puisse avoir de se faire remarquer. Si en règle général il braillait de la sorte pour paraitre intimidant, dans le cas présent, il risquait seulement de rameuter d’autre hordes de Pokémons tous plus sauvage les uns que les autres, et à cette simple idée, Worick avait des sueurs froides. Si ici ils avaient tous suffisamment d’oxygène et pouvaient se battre sans se retrouver à moitié à bout de souffle à cause du détendeur, ce n’était pas une raison pour prendre des risques inconsidérés. Sur le coup, il eut presque des regrets d’avoir laissé Pride là-Haut, à la surface, alors qu’il partait pour une expédition périlleuse. Au moins, il savait se tenir peu importe la situation. En effet, si le félin était né avec un caractère des plus retords, il avait finit par murir au fil du temps et ainsi devenir l’un des compagnons les plus fidèles du scientifique.

Alors qu’il avait libéré son Ptéra, Billy, le Tiplouf de Jean n’attend pas pour sauver son dresseur. Sans transition, il envoie déferler une vague sur les deux crabicoques, vague qui semble toutefois être suffisamment contrôlée pour ne pas tous détruire autour d’eux. A moins que ce soit là sa limite. Quoi qu’il en soit, hors de question d’attendre plus longtemps pour donner le feu vert au fossile, qui semble lui aussi impatient pour pouvoir rapidement retourner se coucher. Sans demander son reste, il donne un puissant battement d’aile pour s’élancer en avant, bien que les lieux restreignent considérablement ses manœuvres, se préparant à utiliser une attaque croc feu sur l’un de ses deux opposants pendant que Worick observe d’un œil discret le Pokémon que va bien pouvoir utiliser Edgar. De toute évidence, avec leurs équipes respectives, les cinq aventures semblent intouchables à l’heure actuelle.


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
Inscrit le : 20/09/2013
Messages : 1510

Mar 31 Jan - 2:36
L'espoir du blond s'était cristallisé en ces deux petits êtres mandibulaires, tout n'était pas perdu, peut-être ces bêtes allaient être pacifistes, contrairement à toutes celles qu'il avait rencontré jusque là. Il l'espérait, de tout son coeur, car sinon il allait devoir considérer avec encore plus de vigueur que précédemment le fait que cet endroit se prédestinait à être leur tombeau. Il savait très bien que ses pkmns avaient clairement le niveau pour venir à bout de deux petits crabicoques, mais il fallait avouer quelque chose: les combinaisons de plongée n'étaient pas optimisés pour les dresseurs. Le blond n'avait donc sur lui quasiment aucun soin, combien de vagues de pkmns pourraient-ils encaisser ainsi sans soigner ses alliés ? Si toutes les créatures de ce lieu se révélaient être hostiles à l'être humain, ce serait un combat d'usure. Ce qui, en somme, était assez déloyal pour la troupe des plongeurs. Finalement, toutes les considérations du blond se transformèrent en poussière en même temps que ses espérances. Les deux petites bêtes s'avançaient, pince devant, pour attaquer le groupe. Pour autant, sur l'instant, il n'eut pas même le temps de réfléchir, de pleurer ses illusions perdues, ses membres agissaient comme les années d'entraînement les avaient formés. La sphère bicolore de Sköll grossissait sous ses doigts, avant de libérer, dans le même mouvement, un faisceau rougeâtre qui illuminait en partie la grande pièce. La silhouette de Sköll se dessinait entre les deux assaillants et le blond. Ses mouvements étaient légers, presque inutilement gracieux dans l'urgence de la situation, mais l'Absol déjà arguait ses pattes avant, prêt à bondir sur les belligérants en cas de problème. Le blond n'avait pas été le seul à réagir dans l'urgence. Si le tiplouf de Jean avait déjà agressé les crabicoques, autant que son dresseur, le Ptera de Worick venait d'apparaître avec une entrée pour le moins... fracassante et sonore. La bête devait avoir réduit à néant les tympans des petits crabes, si tant est qu'ils en avaient. Si la bête faisait un effet bœuf, le scientifique à l'origine de cette apparition semblait contrarié, adressant quelques paroles de désarroi à son pkmn. Si la situation s'y était prêtée, cela aurait pu paraître presque comique.

Le blond était bien trop concentré sur le combat qui s'annonçait, cependant, pour esquisser le moindre rire. Ce n'était pas tant que les adversaires le terrifiaient, non, loin de là, mais il se posait plusieurs questions et possédait quelques craintes. Il ne fallait pas que les petites bêtes s'approchent d'eux, quoi qu'il arrive. Leurs pinces acérées auraient eût tôt fait de leur déchirer leurs combinaisons. Autant dire que le voyage retour, et plus globalement leurs vies, tenait à l'intégrité de ces combinaisons. Mais ce qui l'inquiétait le plus c'était ce que les crabicoques laissaient suggérer. Il y avait des pkmns ici bas, des pkmns hostiles et ces deux petits êtres étaient certainement pas les plus dangereux et les plus difficiles à gérer. Leurs évolutions, des pkmns spectres ou autres, étaient à craindre. Et à craindre avec beaucoup plus de véhémence qu'eux. Aussi, les yeux du blond essayaient d'être partout à la fois, d'assimiler le plus d'informations pour ne pas se retrouver prit à revers. La scène était presque anxiogène, outre la menace imminente ils savaient que d'autres menaces se cachaient potentiellement en ce lieu, mais ils n'avaient aucune indication sur l'endroit d'où pouvait venir cette menace. De plus, il faisait bien trop sombre et l'endroit était bien trop grand, pour qu'ils puissent analyser toutes les potentielles attaques. Le blond soupirait déjà: pourquoi devait-il toujours être là quand les choses tournent mal ? Il se posait la question autant qu'il était désespéré par la situation. Il jetait son regard sur la personne la plus proche de lui, Worick. Le scientifique semblait être occupé à gérer son ptera, peut être trop véhément. Pour autant, le blond lui adressa quelques mots. " Tout va bien ? " La question était peut-être vaste, mais il voulait savoir si son compère n'avait pas subit les foudres des pinces des crabicoques. Il doutait que cela ait pu arriver, les deux jeunes hommes se trouvaient relativement loin des bêtes, mais il préférait demander. C'était dans ces moments là qu'Edgar se trouvait désireux du bien être d'autrui.

Sköll, lui, était en train d'avancer vers les crabes, laissant toujours une certaine distances entre eux et lui. D'un seul coup de pattes, il faisait se soulever le sol en divers rochers pointus. Le blond sentait déjà le regard désapprobateur de ses congénères. Son pkmn venait d'esquinter le lieu "antique" dans lequel ils se trouvaient. Il n'aurait jamais assez sur lui ou même sur son compte pour réparer les dégâts fait à un tel monument, mais il considérait, en l'instant T, que leurs vies valaient plus que toutes les intégrités archéologiques du monde. - Et puis, ce n'était que quelques dalles d'un vaste espace, après tout. - Contrairement à la majorité du groupe, il n'était pas archéologue ou scientifique, alors peut être comprenait-il moins la portée fantasque de la chose. Mais bon, ce qui était fait était fait. Il ne pouvait plus rien y changer. Après son attaque, Sköll reculait vers son dresseur, d'un bond parfaitement calculé. Et il restait là, fièrement, à regarder les deux petits êtres de toute sa hauteur. " Ne va pas énerver les locaux, Sköll, s'il te plaît. "


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Coordinateur Johto

C-GEAR
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Région : Johto
Lun 6 Fév - 20:24
Le Mystère de l'Atlantide

Alors que le brun étalait plus en détails les raisons pour lesquelles il pensait qu’ils devraient emprunter l’escalier de droite, il se rendit compte un peu tard dans sa tirade que personne ne lui prêtait attention. Abandonnant son discours qui n’avait de réelle utilité que de compenser les heures de silence précédentes, il se retourna derrière lui pour connaître l’origine du raffut naissant. Il vit Robert accourir vers le jeune blond dont les jambes commençaient apparemment à lâcher légèrement. Aslan se rendit compte qu’il lui était complètement sorti de l’esprit que la plupart des dresseurs ici présent n’ont sûrement jamais plongé de leur vie et le fait qu’ils descendent à une telle profondeur pour la première fois était assez risqué. Quoi qu’il en soit, il espérait qu’il s’agissait d’un simple mal aise et non un début de syncope ou quelque chose de plus grave car ils ne pourraient appeler du secours là où ils se trouvaient. C’est alors que le trentenaire réalisa qu’ils étaient vraiment livrés à eux même et qu’il aurait été préférable qu’ils aient un médecin dans l’équipe. Edgar se mit à rassurer les autres qu’il était en état d’avancer mais Stéphane s’impatientait déjà et Céline ne manqua pas de le remettre à sa place en lui rappelant froidement qu’elle était toujours en charge. Bien que ce début de tension provoquait un malaise chez les autres personnes, il avait tout un autre effet sur le moustachu qui pensait justement que l’ambiance manquait un peu de piquant.

Monter des escaliers humides et glissants fût plus périlleux qu’il ne le pensait mais ils furent au moins récompensés par une porte qui n’était pas verrouillée pour une fois. Derrière celle si se trouvait un hall impressionnant dont les murs en pierre étaient étonnement bien conservés. Plus étrange encore, le verre des fenêtres ne présentait aucune égratignure et plongeait les lieux dans une envoûtante lueur bleutée qui vacillait au rythme du reflet marin. Tout comme Eve, Aslan s’approcha de l’un des carreaux, captivé par la vue qu’ils offraient. Sa présence effraya un Rosabyss qui nageait pas très loin mais l’archéologue était beaucoup trop occupé à se demander comment tous ces litres d’eaux au-dessus de leur têtes ne sont pas arrivés à pénétrer la citadelle. Il commençait sérieusement à douter que la science puisse expliquer tous les mystères qui entouraient cette fameuse Atlantide.

Se détachant de la fenêtre, il poursuivit l’exploration des lieux d’un œil émerveillé. Il suivit les autres vers une pièce où flottaient d’étranges flammes violettes. Décidément ce lieu ne cessait de les étonner. Le moustachu hochait la tête d’un air pensif, lorsque ses camarades suggéraient qu’il s’agissait certainement de pokémons spectres. A vrai dire il ne voyait pas d’autres explications à cet étrange phénomène. Une autre question qu’il fallait se poser, si des pokémons habitaient cet endroit qui n’avait aucune connexion avec l’extérieur, comment se faisait-il que l’air y était respirable ? Les pokémons auraient certainement épuisé le stock d’oxygène depuis longtemps. Si on supposait qu’il y’avait des plantes ou bien des Pokémons plantes à l’intérieur du bâtiment, la photosynthèse y est tout de même impossible à cause de l’absence presque totale du rayonnement solaire. Toutes ces réflexions commençaient à provoquer un sérieux mal de tête chez le brun qui abandonna l’idée de répondre aux questions et se contenta de profiter de la valeur historique de ces ruines.

Regrettant amèrement de ne pas avoir ramené son propre appareil photo, il se dirigea vers Stéphane qui mitraillait les lieux de son objectif pour lui demander s’il était possible qu’il lui envoie les photos qu’il a pris par mail. Mais alors qu’il discutait avec le plongeur, des bruits se firent entendre et l’attention du groupe se retourna vers les deux Crabicoques qui les observaient au loin. Certes ce sont des pokémons qui de base, sont plutôt inoffensifs mais après l’encontre avec le Loupio et les Rélicanths Aslan était assez méfiant et savait qu’il ne fallait les sous-estimer surtout qu’ils ne sont pas du tout supposés se trouver ici, ce qui à la base était assez louche. Mais Jean n’était pas vraiment de cet avis, puisque le jeune homme emprunta le stylet de Robert pour aller l’offrir aux Crabicoques, suivit par Eve dans leur tentative naïve d’amadouer les pokémons. Encore si c’était de la nourriture ça aurait peut-être fonctionné mais un stylet, sérieusement… Les deux Crabicoques devaient penser qu’ils se payaient leurs têtes vu l’air hostile qu’ils commençaient à afficher. Aslan posa son regard sur Eugène qui se tenait à ses côtés en claquant des pinces d’un air nerveux, il semblait aussi méfiant face aux intrus et il avait raison car à peine Jean eu le temps de s’éloigner qu’ils étaient passés à l’attaque. « Franchement pourquoi faut-il toujours que ça tourne ainsi. » C’est Billy le Tiplouf qui riposta en premier avec une attaque Surf d’une faible ampleur, sage idée de la part du blond car en plus d’abîmer ce patrimoine d’une valeur inestimable, ils risqueraient de se noyer pour de bon. Worick enchaîna avec son Ptéra, un pokémon fossile majestueux qu’Aslan a toujours admiré mais dont la discrétion laissait à désirer. « J’espère qu’il ne va pas rameuter d’autres pokémon quand même, tu pourrais lui demander de baisser un peu le volume ? Ça pourrait très mal finir… » Edgar prit ensuite la main avec son Absol, pas très respectueux du patrimoine celui-là. Son attaque Lame de Roc avait abîmé le magnifique carrelage qui recouvrait le sol. « Il faut y aller mollo avec les attaques, une simple fissure au mur et nous nous retrouverons engloutis sous des litres d’eau. » Le trentenaire se retourna ensuite vers le crustacé qui attendait les directives. « Eugène, pourquoi ne ferait-tu pas comme Billy ? Allez à toi. »


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Aslan parle en 'indianred'
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C-GEAR
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Jeu 9 Fév - 22:57
Sans doute aucun d'entre vous ne s'est-il jamais trouvé dans un décor semblable à celui qui vous entoure à présent, et d'après l'émerveillement peint sur le visage de certains et la précaution mise par d'autres dans le moindre de leurs gestes pour ne rien endommager, vous êtes tous conscients de la valeur de ces lieux, quoiqu'à des degrés variés. Certains se placent aux fenêtres pour contempler l'extérieur ; d'autres continuent d'observer les inquiétantes flammes violettes qui flottent près des murs de la vaste salle centrale... Aslan demande même à Stéphane, occupé à tout mitrailler, s'il pourra lui envoyer les photos une fois que vous serez rentrés. « Hm ? Bien sûr. Je pourrai vous les envoyer à tous, on a vos mails de toute façon », répond-il, assez fort pour que chacun l'entende. Mais, comme vous avez pu le constater depuis le début de votre aventure, les divins qui régissent votre monde ne semblent pas vous avoir réservé qu'une exploration de toute tranquillité pour occuper votre journée-plongée... Et voilà que les deux Crabicoque que vous aviez repérés traversant simplement un couloir et que Jean avait tenté d'attirer se jettent sur vous, non pour faire connaissance, mais bel et bien pour vous attaquer.

    Crabicoque 1 & 2 lancent Feinte sur Tiplouf !
    { - 18 PV ! } { - 18 PV ! }
    PV de Tiplouf : 39/113


    Tiplouf lance Surf !
    { - 123 PV ! } C'est super efficace !


    Ptera lance Crocs Feu sur Crabicoque 1 !
    { - 46 PV ! }


    Absol lance Lame de Roc sur Crabicoque 2 !
    { - 187 PV ! } C'est super efficace !


    Krabby s'apprête à lancer Surf...

Fort heureusement, si Jean n'est pas récompensé de son optimisme, d'autres parmi vous étaient, dès le début, restés plus méfiants, la main sur une pokéball ; si bien qu'à peine les deux Crabicoque foncent-ils sur le premier venu que vos Pokémon apparaissent, prêts à en découdre. Quand les deux petits crabes avaient quitté leur air simplement curieux pour lever brusquement tête et pinces vers vous en rejetant le stylet, Billy, le Tiplouf de Jean, avait giflé ce dernier ; mais parce qu'il se trouve en première ligne, c'est sur lui que fondent les deux Crabicoque une seconde après. « Attention ! » crie aussitôt Robert, quoiqu'un peu tard. Votre riposte ne se fait pas attendre et ensuite, tout s'enchaîne. Le cuisinier ordonne à son Tiplouf un petit Surf qui traverse le couloir et paraît noyer vos ennemis à la peau rocailleuse, sans pour autant que sa puissance ne soit trop forte afin d'éviter d'abîmer les murs. C'est ensuite l'Absol d'Edgar qui apparaît, presque aussitôt suivi du Ptera de Worick qui déploie ses ailes dans un cri bruyant. Tout le monde se fige un instant et Aslan formule la remarque que vous avez tous en tête : si vous vouliez annoncer votre arrivée aux autres Pokémon du coin, voilà qui est fait ! Mais dans un combat, chaque seconde est précieuse et Worick n'attend pas pour demander un Crocs Feu à son Ptera qui vient mordre violemment l'un des deux Crabicoque. Dans le même temps, c'est l'Absol d'Edgar qui avance vers le second ennemi en soulevant des rochers sous ses pattes, au mépris de tout respect du patrimoine et à la grande consternation des trois scientifiques – « Faites att...! » commence d'ailleurs Céline, mais ses protestations sont couvertes par la voix d'Aslan, visiblement tout aussi sensible qu'eux à ces choses. Ce n'est pourtant pas sa prudence qui l'arrête, car alors que les deux Crabicoque, loin de vous, tentent misérablement de se relever après des attaques sûrement plus puissantes que ce qu'ils pourraient normalement supporter, voilà que le paléontologue ordonne à son tour à son Krabby un bon Surf. Mais les forces réunies par le Pokémon ne seront jamais libérées ; car soudain...

« ASSEZ ! »

Dans la semi-pénombre où vous vous trouvez, deux yeux rouges apparaissent, énormes et brûlants, qui flottent, au-dessus de vos têtes, comme le regard du plus terrible des Pokémon spectres. Auréolés d'un halo violet, ils vous fixent et, sous leur regard pesant, vos Pokémon poussent un gémissement, tout comme les Crabicoque. Mais contrairement à vous – aux plongeurs, tout du moins – malgré l'ordre terrifiant venu de nulle part, ceux-ci ne restent pas paralysés. Vos petits ennemis se remettent comme ils le peuvent sur leurs pattes et déguerpissent, sans demander leur reste... en traversant le mur du couloir, aussi aisément que s'il n'était que du vent. Leur trottinement ne s'en est même pas trouvé ralenti ; ils sont allés vers lui, simplement, et, l'instant d'après, ils n'étaient plus là. Mais la voix qui a résonné était grave et forte, elle emplissait tout l'espace sans paraître venir d'aucune direction, et bientôt, vous l'entendez à nouveau :

« Humains ! Cessez de faire du mal aux êtres de ce lieu si vous voulez la paix. »

Une pause. Les yeux s'estompent puis disparaissent, vous plongeant à nouveau dans une obscurité bleutée. Après quelques secondes, cependant, presque comme si elle avait hésité, la voix retentit de nouveau pour ordonner :

« Venez jusqu'à moi. »

De petites flammèches violacées, flotillant, au niveau du sol, à la façon de feux follets, apparaissent alors une par une derrière vous, dessinant une courbe qui semble conduire jusqu'à la vaste salle centrale – celle que vous aviez repérée au début, avec les flammeroles identifiées comme de potentiels Pokémon spectre, des bancs et, au fond, la margelle d'un puits ou d'une fontaine. La demande n'a pas été prononcée d'un ton aussi impérieux que les premiers mots, mais elle est claire. Et les flammèches sont bien là, brûlant sans combustible et ne s'éteignant pas, légèrement tremblotantes, vous invitant à les suivre.

« ...Qu'est-ce que c'est que ça », parvient à chuchoter Robert, visiblement terrifié.


Que voulez-vous faire ?



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Dresseur Sinnoh

C-GEAR
Inscrit le : 24/02/2016
Messages : 830

Région : Sinnoh
Ven 10 Fév - 21:26
Si la stratégie de Jean est un échec plus que notable, la réaction des dresseurs et coordinateurs présents dans la palanquée ne se fait pas attendre. Les pauvres crabes ne s’attendaient certainement pas à un tel dégagement de puissance. Jean non plus d’ailleurs. Les crabes ont eut l’occasion d’atteindre le pauvre Billy juste avant qu’il ne lance son attaque surf. On peut dire qu’il attire les coups comme un aimant depuis le début de cette expédition. Mais il en faut plus pour le vaincre. Jean a à peine le temps de tourner la tête qu’il voit un Ptera lui passer au dessus de la tête pour aller mordre l’un des deux crabes. Certains autres plongeurs ne semblent pas avoir de la considération pour l’état de la cité engloutie. C’est le cas de l’Absol d’ Edgar, qui n’hésite pas à endommager les ruines pour avoir assez de matière rocheuse pour attaquer leurs ennemis. Au-delà des questions du respect du patrimoine, il semble oublier que leurs vies à tous ne tiennent qu’à la stabilité du bâtiment.

- Molo avec les ruines, ça ne sert à rien de vaincre ces crabes si c’est pour mourir en créant une faille dans la structure !

Enfin vaincre, c’est un grand mot. Car malgré la multitude d’attaques que les crustacés viennent d’encaisser, ils se relèvent, comme si de rien n’était. Si Aslan préparait visiblement quelque chose, coupé dans son action par le spectacle étrange qui a lieu un peu plus loin, ce n’est pas le cas d’Eve. Jean fait les gros yeux devant ce qui se déroule à quelques mètres de lui. Non seulement les Crabicoques se sont relevés, mais ils viennent de passer à travers un mur genre, sans pression. Il se demande même si ce n’est pas son esprit qui commence à divaguer.

- Ok, ça ce n’est clairement pas normal.

Et encore, ça c’est rien à coté de ce qu’il se passe juste ensuite. Deux yeux rouges gigantesques apparaissent dans la pénombre, au dessus des plongeurs. Une voix retentit, sommant les visiteurs d’arrêter d’attaquer les occupants des lieux. Non mais c’est quoi ce bordel ? Le blond commence à suer des fesses dans sa combinaison. Il est très loin de ce qu’il pensait rencontrer quand il s’est engagé dans cette histoire d’escorte. L’avertissement de la voix est sans ambigüité. Mais il ne peut s’empêcher de penser que quand même, c’est eux qui ont commencés donc c’est bien gentil ce genre d’instructions, mais voilà. Il répond donc à cette voix, si tant est qu’elle puisse également entendre, sortant de sa torpeur par l’envie de protestation.

-Eh... Bonjour… nous n’avons jamais voulu ça. C’était une action de défense.

Sans oublier le bonjour, évidemment. Les deux yeux inquiétants disparaissent dans les ténèbres. Après quelques instants de silence, la voix retentit à nouveau. Moins impérative qu’avant, elle semble inviter les plongeurs à suivre un chemin marqué par des feu-follets. Le blond soupire de soulagement, même si il reste un peu sur la défensive. Il reprend à l’attention de l’entité mystérieuse.

-Notre but n’est pas d’importuner qui que ce soit. Nous ne sommes que des visiteurs guidés par la curiosité. Si vous considérez notre présence comme une intrusion, désolé mais… nous n’avons pas vraiment trouvé à qui demander pour entrer.

Vu l’âge présumé des lieux, c’est déjà bien qu’on y trouve un occupant doué de ‘parole’, en plus dans la même langue que les plongeurs. Quel que ce soit les cultures, ça fait toujours bonne impression si on se présente, surtout quand on entre par mégarde sur le territoire de quelqu’un, ou quelque chose, ou quoi que soit ce truc.

-Je m’appelle Jean. Pouvons-nous savoir à qui nous avons affaire ?

Hors de question de suivre ces marques au sol tout seul. Jean comprendrait que certains de ses collègues se méfient de cette entité puisque depuis qu’ils sont dans les environs, ils essuient des agressions. Mais en même temps, peut-être qu’elle est de bonne foie et qu’elle acceptera de donner des informations sur le lieu submergé, et pourquoi pas la raison pour laquelle il semble hanté. Le blond est clairement favorable à la demande de la voix. Il se tourne vers les autres membres de la palanquée et peut voir que Robert est totalement terrifié par la situation.

-Qu’est-ce que vous en pensez ?...

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Modo RP & Scientifique

C-GEAR
Inscrit le : 31/07/2015
Messages : 1661

Région : Kantô
Jeu 16 Fév - 9:51
Occupé à réprimander rapidement son Ptéra pour lui demander de la mettre en sourdine, conscient que même s’il aimait soigner ses entrées en scène, ce n’était ni l’endroit ni le moment. Lorsque qu’Edgar lui adressa quelques mots, Worick chercha les yeux de son camarade du regard pour lui signifier d’un signe de tête que tout était ok de son coté. Il appréciait le geste à vrai dire, et s’empressa de lui rendre la politesse pour savoir si lui aussi était indemne.

« Disons que notre rencontre est plus mouvementé que je ne l’aurais cru, mais rien de cassé de mon coté ! Et du vôtre ? »

Pour dire vrai, s’il savait bien que ça ne serait pas une partie de plaisir, Worick ne s’attendait pas non plus à rencontrer quoi que ce soit de vivant dans un lieu aussi vieux que celui-ci. Cependant il fallait bien faire avec, et il avait été prévenu lors de son recrutement que les Pokémons aux alentours avec un comportement plutôt inhabituel. Et alors que Ptéra est finalement prêt à aller assaillir ses opposants, le rouquin râle intérieurement à la remarque d’Aslan non loin de lui.

« Je sais bien, je sais bien. Il a encore du mal à comprendre que la préhistoire est terminée par moment, sa résurrection est assez récente. »

Quoi qu’il en soit, Edgar laisse sortir un Absol et Aslan son Krabby. Les crabicoques ne s’attendaient sans doute pas à une telle réaction de la part du groupe. En effet, les dresseurs semblaient tous prêt puisque leurs Pokémons débarque directement sur le sol de l’Atlantide pour séparer leurs deux agresseurs de Jean et Billy. Sloth ne se fait donc pas attendre et s’élance pour écraser l’un des deux petits Pokémons entre ses crocs. Si l’attaque fait son effet, le crabe réussit toutefois à se dégager de l’emprise de son adversaire, l’air visiblement contrarié. Cependant, le Pokémon d’Edgar ne semble pas l’entendre de cette oreille, et il fait sortir du sol d’imposantes lames de roc qui viennent s’écraser sur les deux Crabicoques. En observant l’état du sol après le passage de l’attaque, Worick des gouttes de sueur perler le long de son front, alors que la tête lui tournerait presque. Un vestige, un tel monument mis en pièce. Sans dire mot, son regard horrifié reste fixé sur le pan de sol réduit en charpie. Ce couloir était d’une perfection sans précédent. Parfaitement homogène, laissant s’échapper une ambiance de bien être totale. La totalité du travail pour obtenir un tel résultat avait été réduite en charpie d’un seul coup, avec un seul détail prenant place en plein milieu de l’édifice. Si Worick entend les protestations des scientifiques autour de lui, il a toujours du mal à détacher son regard de la source de son traumatisme. A un tel point qu’il ne prête même plus attention aux deux crabicoques qui se carapate en douce à travers le mur, comme si de rien était, alors qu’une voix imposante retentit dans la tête de Worick. Après avoir battu deux ou trois fois des paupières pour reprendre contact avec le monde réel, le scientifique lève les yeux et découvre avec horreur que la voix qu’il venait d’entendre n’était en réalité absolument pas dans sa tête. Elle était bien réelle, et possédait même deux grands yeux rouges au regard ardent. Littéralement abasourdi, Worick ouvre la bouche, béat. Pourtant, aucun mot n’en sort. Spiritomb ? C’est la seule piste qu’il a pour expliquer ce qu’il se passe actuellement, et il n’en a absolument aucune certitude. Quoi qu’il en soit, aucun Pokémon Spectre ne lui avait jamais autant donné froid dans le dos. Même Sloth semble apeuré, et, contrairement à d’habitude, ne moufte pas. Alors que l’entité s’adresse au groupe, c’est Jean qui prend la parole le premier. S’il aurait bien aimé dialoguer quelque peu avec la chose en question, le jeune scientifique est pour l’instant trop secoué par les évènements, entre ça et les lames de Roc, la tête lui tourne encore un peu. Quelle plaie d’être aussi maniaque. Par ailleurs, le jeune homme contracte sa mâchoire aussi fort qu’il le peut pour ne pas trembler. Est-ce la température qui provoque ce genre de réaction chez lui, ou bien la peur ? De toute évidence, l’entité ne semble pas vouloir lui laisser le temps d’y réfléchir, et des flammèches se mettent à apparaitre ici et là pour guider le groupe dans sa totalité jusqu’à la salle qu’ils avaient repéré précédemment. C’est en les voyant, se sentant complètement prit au piège que Worick en tire une déduction au sujet de ses tremblements. C’est bel et bien la peur, qu’il essai tant bien que mal de dissimuler aux yeux des autres participants. S’il a vécu bien des situations délicates, il ne lui est jamais arrivé d’assister à ce genre de spectacle. Et comme à l’accoutumé, il déteste au plus haut point ne pas maitriser les évènements de bout en bout. Hors ici, il ne maitrise absolument rien. Toutefois, à bien y regarder, ce n’est pas vraiment comme si un choix leur était laissé.

« Je supposes… que nous n’avons pas d’autre alternatives de toute évidence, n’est-ce pas ? »

S’il est habituellement très curieux, le jeune homme doit bien avouer qu’il est ici tiraillé par un autre sentiment tout aussi important chez lui : l’instinct de survie.


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Dresseur Hoenn

C-GEAR
Inscrit le : 20/09/2013
Messages : 1510

Ven 17 Fév - 3:40
Les pkmns de tous les dresseurs avaient fini par arriver dans la pièce obscure, grâce aux flash lumineux des pkballs, la pièce était apparue plusieurs fois, trop rapidement pour être véritablement vue. La lumière rougeâtre des pkblls avait fait de la pièce un endroit presque sordide. Clairement, ce qui devait être une simple exploration d'un bâtiment antique allait se révéler bien plus difficile que cela. C'est, à peu de choses près, à ce moment là que le blond prit une décision, il n'avait pas envie de risquer sa vie inutilement et la chose qui primait, dorénavant, était clairement que chaque membre de l'expédition s'en sorte indemne. Le blond avait beaucoup trop l'habitude de se mettre en danger, lors des missions de Shadow's path, pour rester les bras croisés ici. La surnommée Atlantide ne serait pas son tombeau, il refusait cette possibilité. Elle ne serait pas même d'avantage le tombeau de quelqu'un d'autre. C'est à ce même moment que Worick lui répondait, tout allait bien, visiblement. " Tout va bien, merci ! Je pense qu'on peut se passer des politesses du vouvoiement lorsqu'on est sous autant de litres d'eaux et qu'on risque à chaque instant d'y passer. " Il y avait une pointe d'ironie dans sa voix, pour autant, il pensait réellement que la mission était devenue bien plus périlleuse et dangereuse que ce qu'on leur avait promis. Il ne s'agissait plus simplement de découvrir et d'explorer des ruines antiques, il s'agissait de se battre pour sortir d'ici vivant. Sköll était arrivé sur le terrain pour se battre, lui aussi, et avait décidé de ne pas y aller avec le dos de la cuillère. Le sol se soulevait sous son attaque. Les voix commençaient déjà à s'élever contre lui, déjà. " La citée repose sur une formation rocheuse, il n'y a que peu de risques que l'eau remonte par le sol. Et puis, je suppose qu'aucun de vous n'avait envie de voir sa combinaison déchirée ou sa jambe sectionnée par les locaux, non ? Je suis désolé pour le précieux patrimoine que représente cette citée, mais on va faire en sorte de ne pas rejoindre les spectres qui flottent dans l'air. " Et soudain, alors que le groupe était en train de batailler pour diverses raisons, une fois retentit autour d'eux, à moins que ce ne fusse en eux. Deux yeux rouges semblaient flotter en l'air, leur dictant la conduite à suivre. La voix était profonde, venait presque du corps entier de la cité. Elle grondait de leur présence. Alors que la première intonation se terminait à peine, le blond avait déjà appuyé sur la capsule de Sköll, l'Absol avait disparu du champ de bataille. La chose qui tournait autour d'eux n'était clairement pas la plus amicale que le blond ai pu croiser au cours de sa vie.

Si son premier réflexe avait été de rappeler Sköll, son second avait été de jeter un regard vers sa propre ombre. Rien. Nécessairement, Albion n'était pas là. Pour une des rares fois de sa vie de dresseur, l'Ectoplasma n'était pas en train de dormir dans son ombre. C'était une sensation étrange. Le blond n'était pas nécessairement habitué à ne pas sentir la température autour de lui si égale. De plus, il y avait un certain sentiment de... Solitude. Le corps du blond était tendu à chaque parole qui se répercutait en tant d'échos dans le dôme et dans son crâne. Ne pas faire du mal aux habitants de ces lieux. C'était une drôle de façon de voir les choses. Ils n'étaient pas ceux qui, les premiers, s'étaient montrés agressifs. Au moins, si il y avait une entité supérieure qui reposait ici, capable de formuler une pensée et d'énoncer cette même pensée, il allait peut être pouvoir s'en sortir. Si leurs intentions n'étaient pas belliqueuses, le "maître des lieux" aurait peut être l'amabilité de les laisser partir. Le blond n'avait aucune idée du niveau des êtres autour de lui, mais il semblait clairement le plus entraîné au niveau du dressage de pkmns. A vrai dire, il était le seul non scientifique de l'assemblée. Si leur vie était en jeu, il était prêt à faire ce qu'il fallait pour se battre avec les membres les plus retords et abandonner l'expédition. La voix venait de se taire, le blond avait arrêté depuis un moment de regarder les yeux. Il n'avait pas particulier envie et intérêt à fixer ces yeux rouges immenses qui provoquaient des suées froides le long de son échine. Alors, il se tournait vers les multiples visages du groupe. Cela lui venait certainement des missions de l'organisation, où ils étaient toujours occupés à veiller les uns sur les autres, tantôt Arthur, tantôt Elliot. Alors le blond brisa les quelques mètres qui le séparait de Worick pour lui poser la main sur l'épaule, doucement. " Toujours ok ? Respire. Si tu as besoin, on peut demander une pause. Et... désolé pour ça. " Les mots avaient été prononcés le plus calmement et le plus silencieusement possible, pour qu'aucune autre personne ne puisse entendre. Par "ça", il désignait d'un coup de tête léger les dalles de la citadelle soulevées après le passage de son absol. Les premières questions venaient à se poser, que fallait-il faire, maintenant ? Devaient-ils suivre les directions de la voix mystérieuse ? " Autant ne pas contrarier nôtre hôte. Et je pense que pour ne pas d'avantage lui donner l'impression que nous sommes ici dans un but agressif, il faudrait mieux faire rentrer nos pkmns dans leurs balls. "

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