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» Poupougnage !


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Eleveur Kantô

C-GEAR
Inscrit le : 18/09/2013
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Région : Kanto
Ven 29 Avr - 22:21
« Oui 15h, ne soyez pas en retard je ne veux pas le faire attendre. Oui, à tout à l'heure. » Termina Elizabeth avant de raccrocher.

Non le retard n'était décidément pas acceptable, surtout pas pour un rendez-vous avec l'un de ses collègues et concurrent il y allait de son image de marque et de sa réputation. En effet aujourd'hui elle devait aller à bourg palette afin de rencontrer Akichi Soma, un éleveur qui avait réussi à tirer son épingle du jeu. Il était solidement installé dans cette partie de la région et jouissait d'un capital sympathie important auprès de la populace.
La chef d'entreprise s'était d'ailleurs longuement attardée sur son cas lors de son analyse de terrain afin d'expliquer une telle réussite. Elle en avait alors conclus qu'il avait deux atouts: une image publique absolument impeccable couplée à une bonne capacité d'adaptation.

C'était simple, tout chez cet homme inspiré une forme de sympathie: son visage parfait et souriant, son doux excentrisme vestimentaire ainsi que la réputation d'éleveur à l'écoute, professionnelle. Sa spécialité pour les pokémons "beaux et mignons" était aussi pour Elizabeth un coup de génie. La beauté était une valeur universellement appréciée et recherchée. Quiconque la recherchant et ça peut-importe la forme qu'elle peut prendre sauterait sur un service le proposant !
Ce concept, totalement subjectif avait aussi l'avantage d'être complètement malléable. Chacun pouvait trouver tel ou tel pokémons beaux, il pouvait donc adapter son service et ses réactions en fonction. Cependant c'était aussi un danger dans la mesure où certaines personnes pouvaient trouver un bon gros Miamiasme puant "beau", ce qui rentrerait sans doute en conflit avec les convictions de l'éleveur (A moins celui-ci ait aussi une vision de la beauté particulièrement... large ?)

Le deuxième élément de sa réussite était relativement simple à comprendre: sa boutique de prêt à porter. En plus d'être une source de revenu supplémentaire, les clients qui venaient pour un service pouvaient très facilement atterrir dans l'autre. L'éleveur jouissait d'une réputation de styliste qui était en lien direct avec le concept de sa pension, lui donnant ainsi plus de crédit et ça dans les deux milieux.
En somme la conception de son business était d'une efficacité exemplaire.

Une demie-heure après son taxi arriva et elle se mit en route vers bourg palette. Un trajet qui ne l'enchantait pas particulièrement dans la mesure où il lui renvoyait sa grossesse en pleine face avec ses désavantages et uniquement ses désavantages: Les petites douleurs, le ventre appuyant sur la vessie et autres éléments constituant un ensemble particulièrement inconfortable. Mais Elizabeth le supportait car tout cela était la conséquence de l'arrivée prochaine de son enfant, qu'elle attendait avec grande impatience ! Elle avait tellement hâte de pouvoir lui faire découvrir le monde, de le mettre en relation avec tout ce qu'elle avait pu construire pour eux...

La jeune femme se contenta donc de patienter, tout en faisant rouler, presque affectueusement la pokéball d'Eugénie. Car il y avait bien une raison à cette visite à l'Akichi's Beautiful Land, ce n'était pas juste une visite de courtoisie. La pension était particulièrement réputée pour ses services de détentes et de bien-être des pokémons. Elizabeth voulait non seulement jeter un œil sur ses méthodes pour s'en inspirer mais aussi et surtout pour donner à sa Girafarig un temps de repos. Elle était le starter de la jeune femme, obtenue de la part d'un éleveur qui l'avait vendu comme une shiney et donc bien plus cher (Bien entendu elle avait été un cadeau de feu son mari). Cependant la supercherie avait été rapidement levée, entrainant une réaction des plus violentes de l'éleveur qui jugea préférable de lâcher sur eux un Graheyna enragé...

C'était lors de ce combat et pour défendre Elizabeth qu'Eugénie s'est grièvement blessée, lui laissant des séquelles à vie maintenant. La girafarig boitait assez sérieusement et était incapable de soulever une charge lourde où de faire preuve d’agilité, en somme elle était inapte au combat ou à toute forme d’exercices physique… Malgré tout la jeune femme n’avait jamais pu se résoudre à s’en débarrasser. Elle avait été touchée par l’acte de pure bienveillance dont la pokémon avait fait preuve pour la sauver alors même qu’elle ne la connaissait que depuis peu.
L’éleveuse voulait donc lui offrir un moment de repos et de bien être simple, une manière pour elle d’exprimer sa gratitude…


« Nous arrivons à Bourg-Palette Madame Livingstone »
fit le chauffeur après un moment.

« Très bien déposez moi devant la pension Akichi’s Beautiful Land, je vous contacterais pour le retour » répondit-elle sans décrocher son regard de la fenêtre.

Elizabeth entreprit alors de sortir de la voiture pour libérer ensuite la Girafarig qui hennit doucement en s’étirant avant de venir quémander une caresse à sa maîtresse.


« Akichi’s beautiful Land ? Tu veux nous laisser dans une pension maintenant poulette ? » fit une voix à l’intérieur de la tête d’Elizabeth.

Le son caractéristique d’une mâchoire qui se claquait fit lever à la jeune femme les yeux au ciel.


« Allons bon tu es réveillé aujourd’hui Hyde ? Tâche de te tenir à carreau, vous êtes là pour vous détendre. »

« Hi hi Miss » répondit la mini-tête avec un claquement

Hyde était la deuxième conscience d’Eugénie, celle contenue dans la tête de sa queue. Habituellement chez les Girafarig elle restait très basique, animée par des réflexes mais elle avait à priori réussis à se développer plus, au point d’apprendre la langue des hommes. Cependant son état restait très fluctuant et il n’était pas rare qu’elle ne se manifeste pas des semaines durant. Ce qui arrangeait grandement Elizabeth car il prenait un malin plaisir à l’agacer…
La chef d’entreprise sonna alors à la pension, après une investigation plus poussée de l’état de l’entreprise il était grand temps qu’elle en rencontre l’éleveur.


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Eleveur Kantô

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Région : Kantô
Lun 2 Mai - 13:22
Depuis que nous avions reçu l'appel de Mme Livingstone, la pension était en pleine effervescence. Une éleveuse, et de notre région, qui plus est, qui prenait rendez-vous pour nous confier l'un de ses Pokémon ! La situation n'arrivait pas tous les jours. J'avais aussitôt réfléchi aux véritables raisons qui pouvaient sous-tendre sa visite. Soit elle était très mauvaise, à tel point qu'elle ne parvenait même pas à entraîner ses propres Pokémon et cherchait donc à les faire élever par d'autres, indifférente à ce que ce geste risquait de coûter à sa réputation (je ne nourrissais alors pas beaucoup d'espoirs quant à la manière dont elle élevait ceux de ses clients) ; soit sa venue était en réalité motivée par une intention beaucoup plus commerciale. Se renseigner sur les méthodes de ses concurrents, tenter de grappiller quelques idées pour son propre élevage, ou plutôt chercher à mettre en place une sorte de partenariat de surface entre éleveurs de la même région ? Cela me rappelait quand Miné et moi étions entrés dans une autre boutique de vêtements qui avait ouvert au Bourg Palette afin de sonder ce que valaient ces rivaux potentiels. Mais la pension de Mme Livingstone était située à Parmanie, soit suffisamment loin du Bourg Palette pour que nous ne nous disputions pas les clients, et si nos principes d'élevage se ressemblaient assez pour que nous puissions nous réunir autour d'idées communes, nos spécialités restaient différentes : nous ne visions donc pas le même public. Alors, si elle souhaitait que nous créions une entente entre nos deux établissements, pourquoi pas ? Si elle était une bonne éleveuse, cela ne pourrait être que positif pour nos deux réputations. Mais pour le moment, c'était simplement une collègue qui venait nous confier l'un de ses Pokémon.

Juste après l'appel, Miné avait allumé l'ordinateur pour que nous cherchions sa pension sur Internet. Elizabeth Livingstone. Je me souvenais vaguement avoir vu son nom dans l'un des prospectus envoyés par le Comité des Éleveurs, mais je n'avais aucune idée d'où il avait bien pu passer, Miné devait le savoir, mais elle aimait prendre ses informations sur l'ordinateur et je devais admettre que c'était d'une grande utilité. Cinq rubans : une amatrice de spectacles, comme nous. La pension, le « Jardin d'Eden », était récente. Quartier visiblement aisé, jolie maison... « Pas aussi jolie que la nôtre. » Elle était spécialisée dans le développement des jeunes Pokémon. Son site détaillait toute une liste d'offres et de formations qui me faisait comprendre qu'elle connaissait son domaine. Mais par téléphone, elle m'avait dit qu'elle se tournait vers nous pour l'attention particulière que nous portions au bien-être des Pokémon : c'était en effet indispensable ! Et elle voulait nous confier un « Girifirag », ou quelque autre créature de ce genre à quatre syllabes. Pour une fois que l'on nous prévenait à l'avance, Miné était également allée chercher des informations sur notre futur pensionnaire, et les créatures de son type nous avaient paru plutôt jolies, si ce n'était qu'elles avaient deux têtes. Deux têtes ! Quelle idée ! Mais la plupart des avis dépeignaient ce Pokémon comme plutôt calme : il ne devrait pas nous poser de problèmes. Le véritable challenge de ce rendez-vous avec notre collègue serait donc de montrer que notre pension était largement à la hauteur de son Jardin d'Eden :

Car ce n'est pas l'argent qui fait la réputation. Non, c'est la SPLENDEUR ! Nous allons lui montrer que notre pension est meilleure que la sienne !
Oui, vous avez raison !

Puisque cette occasion s'offrait à nous, il devenait important de tisser de bons liens avec les autres éleveurs de notre région.

~

Lorsqu'Elizabeth Livingstone sonna au portail, Miné était donc en train de passer un dernier coup de balai sur le seuil du bâtiment de la pension pour que nous puissions bien l'accueillir. Le matin, nous avions redoublé d'ardeur dans le travail à la boutique, aidés de Cécilia et de Couturière, afin de terminer une commande à temps. Je n'avais même pas eu le temps de m'asseoir à mon bureau pour poursuivre mes réflexions sur la nouvelle série dont nous avions eu l'idée. Miné rangea aussitôt le balai, j'époussetai rapidement ma tenue, rappelai dans leurs sphères Arcus et Tamago qui nous avaient aidés, parmi d'autres, à remettre en ordre le bureau, puis je filai dans le jardin, accompagné de mon assistante et de Cécilia, pour aller ouvrir à notre visiteuse. J'avais passé une tenue lavande d'allure très soignée et Miné portait, comme souvent, l'une de ses ravissantes robes de domestique : encore plus que d'ordinaire, il convenait de faire bonne impression.

L'éleveuse attendait au portail, son Garafarig auprès d'elle. Girafarig. Comme je m'y attendais, elle était venue avec un chauffeur et était elle-même bien habillée : grande et élégante, je me réjouirais de l'avoir comme collègue si nous nous entendions bien.

Bonjour, et bienvenue à Akichi's Beautiful Land ! annonçai-je avec un grand sourire dès que j'eus ouvert le portail, tendant la main pour la lui serrer. Vous devez être Mme Livingstone, n'est-ce pas ? Je suis Akichi Sôma, le propriétaire que vous avez eu au téléphone, et voici mon assistante, Miné Kuramaé !
Enchantée !
Togiii !
Voici également Cécilia. J'espère que le voyage depuis Parmanie n'a pas été trop éreintant ? poursuivis-je en l'invitant à pénétrer dans le jardin. Je vous propose de nous rendre dans le bâtiment de la pension, nous serons plus à l'aise pour parler.

Il fallait pour cela traverser le jardin en passant devant notre maison d'habitation qui abritait aussi la boutique pour parvenir jusqu'au bâtiment secondaire, plus petit, en lequel consistait la pension proprement dite. Une fois là-bas, Miné se tiendrait prête à décharger notre visiteuse de sa veste et à offrir à boire tandis que nous pourrions nous asseoir pour échanger dans ce cadre si confortable et accueillant... principalement au sujet d'Eugénie, à qui je n'avais pas encore adressé la parole mais dont j'avais remarqué le boitement. Miné, déjà, la regardait avec intérêt. Mais chaque chose en son temps.



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Eleveur Kantô

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Mer 22 Juin - 23:40
Une fois la sonnette enclenchée, Elizabeth prit le temps de détailler la bâtisse. Ce n'était pas une découverte puisqu'elle avait déjà eu un aperçus de cette dernière sur internet mais la réalité permettait de voir comment la pension avait évolué. Souvent les photos étaient prises à l'ouverture de la pension, là où le bâtiment était le plus propre et on se gardait bien d'en publier des moins flatteuse.

La chef d'entreprise put donc tout de suite conclure que l'Akichi's Beautiful Land se portait parfaitement bien ou en tout cas que son propriétaire était un homme intelligent. Les bâtiments (puisque la boutique de vêtement et la pension étaient séparés) étaient resplendissants et parfaitement bien entretenus. C'était une donnée absolument essentielle pour qu'une entreprise se porte bien, peu importait la situation financière si vous vouliez attiré les clients, il fallait que vous ayez l'air en bonne passe.

Ses hôtes arrivèrent quelques instants après, l'un comme l'autre étaient inratable de part leurs tenues. Akichi était habillé d'un ensemble lavande, une couleur plutôt inhabituel mais comme d'habitude cet homme avait l'art et la manière de les porter. Celle qu'il présenta comme son assistante était quand à elle affublé d'un costume de servante ..? La jeune femme s'étonna de n'être guère surprise par une telle chose, sans doute était-ce une volonté de son patron, ça irait avec le personnage en tout cas.
Ils étaient également accompagnée d'une togetic, la fameuse Cecilia: mascotte que l'on pouvait voir dans le logo de la pension. Elle aussi portait des fleurs roses en guise d’accessoire et poussa un cris enjoué pour les saluer.


« C'est tout à fait ça » commença-t-elle pour confirmer son identité « Bonjour à tous, enchantée de vous rencontrer. » dit-elle en serrant les mains des deux éleveurs et en saluant de la tête la pokémon. Eugénie courba l'échine pour effectuer une révérence.

« J'espère que le voyage depuis Parmanie n'a pas été trop éreintant ? Je vous propose de nous rendre dans le bâtiment de la pension, nous serons plus à l'aise pour parler. » demanda l'éleveur aimablement.

Elizabeth comprenait pourquoi ce jeune homme avait du succès, il avait quelque chose de charmant, dans le sens premier du terme. Une manière de sourire et de faire les mouvements presque envoutant. Il était clair que les femmes devaient s'y laisser prendre plutôt aisément, elle était même prête à parier que la majorité de sa clientèle était des clientes.


« Le voyage s'est plutôt bien passé même si prendre la voiture devient de plus en plus pénible à mesure que ma grossesse avance. Enfin je sais faire des sacrifices quand ça vaut le coup. » répondit-elle en souriant avant d'enchainer « Avec plaisir Monsieur Soma, je vous suis, une très belle pension que vous allez là d'ailleurs. »

Ils se mirent donc en marche, la Girafarig, bien que limitée par sa boiterie arrivait à suivre la marche d'un homme sans problème, elle humait l'air avec un air heureux. Elle avait bien plus l'occasion de sortir de sa pokéball maintenant qu'elle pouvait aller et venir dans la pension mais son naturel curieux la poussait à vouloir se promener et découvrir un peu plus de chose. Plaisir qu'elle ne peut plus autant avoir maintenant que son allure était limitée.

Ils passèrent devant la boutique à la façade blanche, à l'intérieur Elizabeth pouvait distinguer des clients et vendeurs s’affairer, vêtements en main.


« Je vois que votre boutique marche toujours aussi bien, vous avez sortie une nouvelle collection il y'a peu ? » commenta la jeune femme avant d'ajouter « Je devrais peut être y faire un tour d'ailleurs, je ne sais pas si j'aurais encore de quoi m'habiller après l'accouchement. »

Gérer deux entreprises, voilà une chose qui devait demander énormément d'organisation et une bonne capacité de gestion. L'éleveuse sentait sur ses lèvres un certains nombres de question sur ce sujet mais elle les retient, ce n'était pas encore le moment de lui rentrer dedans avec ce genre de questions techniques. Elle verrait plus tard si son collègue était ouvert à un possible partenariat. Ils traversèrent le jardin de la pension, un bout de terrain agréable qui devait être un vrai bonheur pour n'importe quel pokémon provenant d'un milieu forestier ou des plaines.
Parfait pour Eugenie en somme.

Peu de temps après, ils arrivèrent au deuxième bâtiment, un peu plus petit que la boutique il restait tout de même d'une taille plus que décente. L'assistante d'Akichi se proposa ensuite de la débarrasser de sa veste et lui demanda si elle désirait boire quelque chose. Elizabeth accepta avec plaisir une tasse de thé et la remercia avant de s'installer sur un siège qu'on lui désigna.


« Vous avez un cadre tout à fait charmant, reposant même. Un avantage indéniable de s'installer en dehors de la ville. J'ai longuement hésité sur ce critère au moment de choisir l'emplacement de ma pension. » Elle marqua une pause, prenant le temps de flatter l'encolure d'Eugénie qui se tenait à sa hauteur. « C'est d'ailleurs en partie pour ça que je viens vous voir aujourd'hui. Je veux offrir à Eugénie un cadre de détente et de repos, elle mérite amplement quelques vacances au calme. Je ne peux le faire dans ma propre pension, pas autant que je le voudrais du moins, c'est pourquoi je viens chez vous aujourd'hui. » elle marqua une pause, prenant le temps de sonder son interlocuteur tandis que son assistante, une certaine Miné, revenait avec les boissons. « Je ne recherche pas un entrainement ou même une amélioration de capacité, je ne la destine pas à une carrière de combattante et même la coordination reste limitée pour elle. Juste du bien être et de la détente. »

Elizabeth s'arrêta, c'était maintenant à l'éleveur d'exposer ses conditions et propositions. La coordinatrice posa un regard gentils sur sa Girafarig. Décidément elle avait vraiment fini par s'attacher à ces bestioles.


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Eleveur Kantô

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Région : Kantô
Sam 16 Juil - 16:13
À en croire son élégante tenue et sa manière de s'exprimer, maîtrisant les convenances, Mme Livingstone venait visiblement de la bonne société, ce qui se remarquait jusque dans l'attitude d'Eugénie qui nous adressa une petite révérence en guise de salut – voilà quelque chose que nous n'avions pas appris à Cécilia. Je hochai aimablement la tête en souriant lorsqu'elle évoqua sa grossesse, déjà bien visible : « J'espère que tout se passe bien. » Puis, je la remerciai lorsqu'elle nous complimenta au sujet de l'aspect de notre pension : qu'il s'agisse des bâtiments ou du jardin, Miné et moi aimions énormément notre maison, et ce, depuis que nous l'avions achetée, si bien que nous prenions grand soin qu'elle fasse un bel effet. Car vivre dans un bel environnement, tout comme se trouver beau et être bien habillé, est important pour donner bonne impression tout comme pour se sentir bien soi-même.

Nous commençâmes à marcher jusqu'au bâtiment de la pension, la protégée de notre collègue et future cliente trottinant sans aide à côté de nous malgré sa boiterie. Cécilia voletait près d'elle, visiblement très curieuse, et Miné ne cessait de lui jeter des coups d'œil, mais à la voir se déplacer ainsi, on ne pouvait que constater que même si elle ne serait jamais une championne de course, elle était capable de se débrouiller seule. Elle était plutôt jolie, avec ses deux antennes blanches et les taches brunes et jaunes dont semblait peint son dos ; la seule chose étrange en elle restait la tête ronde qui se balançait au bout de son arrière-train en guise de queue, mais elle avait pour le moment l'air plutôt passive.

« Pas de collection récente, non, mais nous sortons régulièrement de nouvelles tenues », répondis-je à l'interrogation de Mme Livingstone alors que nous passions devant notre boutique. « Nous avons engagé une nouvelle une nouvelle associée il y a peu, cela nous permettra de mieux nous concentrer sur la création. ...En ce cas, nous pourrions y aller lorsque nous aurons fini de parler d'Eugénie ? » repris-je lorsque notre collègue eut émit l'idée de faire ensuite un tour dans la boutique. J'échangeai un bref regard avec Miné, dont les yeux s'étaient mis à briller : Elizabeth Livingstone, tout en se démarquant assez de la plupart de nos clientes par son physique plutôt remarquable, avait un charme indéniable et une certaine beauté, avec sa grande taille, sa longue chevelure blonde, sa peau pâle et son visage aux traits droits et sérieux. Toutes les tenues ne lui iraient pas, mais il serait très plaisant de chercher comment l'habiller. Une robe longue... « Malheureusement, nous ne faisons pas d'habits pour la maternité, mais je serai ravi de vous présenter la boutique et il y aura certainement des tenues qui vous plairont pour lorsque l'enfant sera né ! » Et tout en disant cela, je me doutais que Miné pensait à la même chose que moi : pas d'habits pour la maternité, voilà un manque auquel il nous faudrait remédier...

Nous invitâmes Mme Livingstone à entrer dans le bâtiment de la pension et Miné se mit à nous préparer un Earl Grey délicatement parfumé tandis que je m'asseyais, face à elle, sur l'un des confortables petits canapés deux places qui encadrent la table basse en apportant une touche de chaleur à notre bureau. Je l'écoutai alors nous expliquer ce qu'elle souhaitait pour Eugénie, hochant régulièrement la tête en guise d'approbation. « C'est vrai que l'emplacement de notre terrain possède de gros avantages. Je ne pensais pas encore ouvrir un jour une pension quand je l'ai acheté, je recherchais simplement le calme tout en voulant rester à proximité d'une ville pour des raisons pratiques et pour que la boutique trouve des clients. Mais maintenant qu'on élève, c'est vraiment agréable de pouvoir entraîner les Pokémon dans le bois ou les champs à côté. » Miné revint avec le thé dont elle servi une tasse à chacun d'entre nous, Cécilia y compris, avant de s'asseoir à mes côtés pour écouter aussi. Et quand Mme Livingstone conclut enfin, je me redressai dans mon siège et mes lèvres dessinèrent un large sourire. « Alors, je crois que vous avez choisi l'endroit parfait ! Comme nous le disions, notre pension offre une grande tranquillité à ses pensionnaires qui en ont besoin. Miné et moi-même sommes des professionnels du bien-être, nous ne ferons pas combattre votre Pokémon si vous ne le souhaitez pas mais nous ferons tout pour qu'elle se sente à merveille chez nous ! Nous proposons des massages, que Miné fait très bien, des promenades dans la nature alentour... Elle s'entendra aussi sans doute très bien avec les autres pensionnaires ! » « J'ai remarqué qu'Eugénie boitait », ajouta Miné, « est-ce que vous utilisez une crème pour la soulager ? Ç'a l'air d'être ancien... » Je me doutais que mon assistante serait ravie de s'occuper de cette petite blessée qu'elle n'aurait pas à faire combattre mais qu'elle pourrait souvent masser et caresser, et ma petite sœur, Kisa, partagerait certainement son enthousiasme lorsqu'elle serait à nouveau chez nous. Il fallait simplement espérer que nous avions convaincu notre collègue de nous confier sa protégée. Mais notre pension mettait toujours en avant le bien-être et la beauté des Pokémon que nous élevions, avant leurs aptitudes en combat, alors Eugénie serait la pensionnaire parfaite !



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Eleveur Kantô

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Lun 5 Sep - 19:55
L’attention d’Elizabeth était encore fixé sur la tasse remplie de thé qui venait d’être servie à Cécilia lorsque son hôte repris la parole. Un pokémon qui buvait du thé, l’idée n’était pas aberrante et l’utilisation de plante en infusion ou en massage était depuis longtemps utilisés mais c’était le spectacle de ce pokémon buvant du thé dans une tasse avait quelque chose d’intriguant.

« Alors, je crois que vous avez choisi l'endroit parfait ! Comme nous le disions, notre pension offre une grande tranquillité à ses pensionnaires qui en ont besoin. Miné et moi-même sommes des professionnels du bien-être, nous ne ferons pas combattre votre Pokémon si vous ne le souhaitez pas mais nous ferons tout pour qu'elle se sente à merveille chez nous ! Nous proposons des massages, que Miné fait très bien, des promenades dans la nature alentour... Elle s'entendra aussi sans doute très bien avec les autres pensionnaires ! »

Bien entendu, il n’allait pas dire le contraire de toute manière, si Elizabeth avait voulu être plus taquine elle leurs aurait demandé des diplômes pour prouver ce qu’il avançait. Cependant cela importait peu pour l’éleveuse, elle connaissait la réputation de la pension, sans compter que pour elle l’équation diplôme = savoir-faire n’était pas la panacée dans la mesure où elle-même n’a pas fait d’étude poussée. Si elle avait fait le choix de suivre des formations et d’obtenir des certificats avant de se lancer dans l’élevage c’était en partie pour avoir les bases, un peu pour sa satisfaction personnelle et surtout pour convaincre les personnes fortunées qui ne jure que par les études de venir chez elle.

« Vous m’en voyez ravie ! J’avais déjà bon espoir en voyant votre petit coin de nature mais si vous maitrisez les massages c’est parfait. Eugénie est curieuse de nature, elle aime flâner, avoir de l’attention. En somme elle a un bon contact de manière général avec les autres pokémons ou les Hommes. » Répondit Elizabeth en répondant au large sourire de son interlocuteur, manifestement, elle avait frappé à la bonne porte.

Les massages, cela pouvait paraitre anodin mais ce n’était pas une technique si aisée à maitriser. D’une part, il requérait un certain savoir-faire de la même façon que chez les hommes mais en plus il fallait savoir s’adapter en fonction des espèces, de leurs sensibilités et de leurs anatomies. Pour certains cela pouvait même devenir un vrai casse-tête…


« J'ai remarqué qu'Eugénie boitait »
commença la jeune soubrette « est-ce que vous utilisez une crème pour la soulager ? Ç'a l'air d'être ancien... »

« En effet cette blessure remonte à un petit moment, elle s’est fait attaque par un Grahyena… » Répondit la chef d’entreprise avant de marquer une courte pause « Enfin, elle s’est blessée en me protégeant d’une attaque de Grahyena pour être plus précise. Elle n’a pas besoin de traitements en particulier et n’en souffre pas sauf si elle essaye ou doit forcer un peu trop. Son muscle a été bien entamé et sa boiterie est lié à un manque de « matière » et donc de force… » expliqua Elizabeth avant d’ajouter « Cependant il vrai qu’elle apprécie lorsque je mets de la crème hydratante ou quelque chose s’en approchant sur sa cicatrice ».

Elizabeth prit le temps d’apprécier son thé, c’était un détail mais la préparation était bonne et c’était pour la jeune femme un signe de qualité générale. C’était dans les détails que la qualité réelle de l’entreprise se dégageait. Décidément cette pension semblait être un partenaire de choix pour l’avenir et ça sur bon nombre d’aspects.

« Ah, un dernier point aussi contre lequel je dois vous mettre en garde avant que vous acceptiez de la prendre chez vous. Vous devez savoir que les Girafarigs arrivent à développer des pouvoirs psychiques qui se manifestent à travers la tête de sa queue. Le plus souvent cette dernière est simplement animé par des réflexes mais celle d’Eugénie a réussis à développer une espèce de conscience que j’ai surnommé Hyde. Elle ne se manifeste qu’assez peu, sans doute parce que cela doit lui demander énormément d’énergie mais elle pourrait vous surprendre. Elle est disons… taquine donc ne vous étonnez pas si une voix vous fait une réflexion pas forcement agréable à l’intérieur de votre tête » termina Elizabeth.

C’était le seul point qui pourrait bloquer son acceptation à l’ABL selon l’éleveuse. Si l’endroit était un lieu de calme et de paix, cela pourrait être occasionnellement troublé par ce trouble ambulant. C’est à ce moment-là et comme pour illustrer ses propos que la petite tête s’anima pour se tourner vers leurs hôtes en claquant de la mâchoire, le regard rieur.

« Rassurez-vous, il ne mords pas… » Ajouta la jeune femme en soupirant mais en flattant doucement l’encolure de sa pokémon. « Pour revenir à nos wattouat je songeais à une séjour de 3 semaines, un mois, combien cela me couterait-il si vous l’acceptez parmi vous ? »

Et oui, ils étaient tous deux éleveurs, ils savaient tout deux les frais que pouvaient engendrer un tel séjour en fonction des ressources de la pension. Elizabeth préférait donc mettre les pieds dans le plat, que la question soit réglée et qu’ils puissent avancer sur la visite du jardin, du reste de la pension ou tout autre élément que leur hôte jugera bon de leur montrer.


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Eleveur Kantô

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Région : Kantô
Mar 20 Sep - 16:14
À Akichi's Beautiful Land, nous mettions vraiment en avant le bien-être des Pokémon, par nos massages, séances de soins et promenades dans les champs environnants. Les pensionnaires pouvaient évoluer librement dans le bâtiment de la pension et le jardin, mais si ce dernier était assez vaste, ils ne pouvaient quand même que se côtoyer, d'autant plus que Miné et moi évitions autant que possible de les rappeler à l'intérieur de leurs "balls" (système que je jugeais toujours des plus étranges). Par conséquent, je préférais élever des Pokémon susceptibles d'apprécier le fonctionnement de notre pension et non de sauvages brutes insensibles à nos petits soins ou qui sèmeraient le trouble dans la pension. Nous avions déjà assez de problèmes avec Oz ou Tominus.

Je fus donc très content en entendant Mme Livingstone annoncer qu'Eugénie, non seulement était très sociable, mais en plus appréciait les massages. C'était vraiment une chance que Miné se soit prise de passion pour ce domaine où elle se montrait visiblement talentueuse ! Elle avait même suivi un stage de trois jours, il y a quelques semaines, pour apprendre de véritables techniques ; mais elle perfectionnait ses talents auprès de chacun de nos protégés, tant ils étaient tous différents. « Elle devrait vraiment se plaire ici, en ce cas », répondis-je en souriant. « Nous n'entraînons pas beaucoup de Pokémon à la fois, mais cela nous permet de leur donner toute l'attention dont ils ont besoin. Et ils apprennent aussi à vivre en commun les uns avec les autres. » Je songeai que nous avions vraiment bien fait d'engager une nouvelle employé pour la boutique, récemment. Auparavant, il nous était vraiment difficile de cumuler les deux rôles de stylistes et d'éleveurs, tandis que maintenant que nous n'étions plus seuls pour effectuer les travaux de couture, nous pouvions réellement accorder à nos pensionnaires l'attention que nous leur devions...

Mais alors qu'au premier abord, j'avais cru comprendre qu'Eugénie était un Pokémon plutôt facile de caractère, je ne m'attendais pas à ce qui suivait. Il y eut tout d'abord l'histoire de l'attaque de Grahyena et de la blessure : Miné et moi avions l'air de plus en plus étonnés au fur et à mesure que notre collègue nous expliquait son origine. En moi-même, je songeais que nous avions vraiment de la chance qu'aucun de nos Pokémon n'aie conservé de telle blessure alors qu'ils avaient plusieurs fois combattu : les combats étaient donc vraiment dangereux pour eux aussi, quoi qu'en dise Quentin ! Mais je me doutais que cela redoublait l'affection que Miné aurait pour Eugénie. « Ooh, d'accord », finit-elle par répondre lorsque Mme Livingstone eut terminé – et il était évident qu'elle était très touchée. « Très bien. Nous ferons ça alors ! » Je pressentais que "crème hydratante pour Pokémon" n'allait pas tarder à fleurir sur notre liste de courses, même si nous en avions déjà plusieurs tubes en réserve.

Et puis, il y eut l'information sur la deuxième tête d'Eugénie. La tête de sa queue, en fait. Qui avait développé une conscience, alors que, quand Miné et moi avions regardé les Girafarig dans le livre et sur Internet, nous avions bien lu qu'en théorie, elles n'en avaient pas. Oui, c'était écrit. Je m'en souvenais. Noir sur blanc. « Hum. » Une voix qui parlait à l'intérieur de notre tête ? Je tournai un regard maintenant refroidi sur Miné. Déjà que nous avions Tominus qui surgissait sans prévenir devant nous en traversant les murs, si maintenant l'un de ces Pokémon se mettait à nous parler à l'intérieur de notre tête... Mais mon assistante ne me regardait pas du tout : elle ouvrit de grands yeux en dévisageant notre collègue. « Hyde », répéta-t-elle lentement. Et puis, elle haussa les sourcils, et déclara d'une voix plus enthousiaste : « Eh bien d'accord ! C'est original, au moins ! » Et elle tourna la tête vers la queue d'Eugénie, qui se mit alors à claquer des mâchoires dans notre direction comme en preuve de ce que Mme Livingstone venait de nous apprendre. Je ne pus m'empêcher de frémir. Mais Miné semblait prendre tout cela très bien, ou au moins s'y forçait, alors... « ...Tant qu'elle se tient le plus souvent tranquille, ça ne devrait pas poser de problème », m'obligeai-je donc à répondre du ton le plus neutre possible. Notre cliente parlait d'Eugénie avec beaucoup d'affection, alors malgré sa deuxième conscience, elle devait être gentille... N'est-ce pas... « Rassurez-vous, il ne mord pas... » Ah bon ! S'il ne mordait pas, alors tout allait bien !

« Hm, pour un mois, ça vous ferait du ****p$ », répondis-je en consultant rapidement le tableau de nos prix. Eugénie n'aurait pas droit au tarif "Pokémon mignon", mais étant donné qu'elle avait deux cerveaux, j'aurais presque pu lui faire payer un supplément alors le prix de base ne me semblait pas trop élevé. « ****p$ pour trois semaines. Vous pouvez régler en trois fois maximum, par virement ou par chèque. Bien sûr, si vous veniez chercher Eugénie plus tôt que prévu tout en ayant déjà payé les jours suivants, nous vous rembourserions la différence. » J'hésitai un instant, me demandant si Mme Livingstone était maintenant certaine de nous confier sa protégée ou non, mais autant lui donner toutes les informations nécessaires. Je pris seulement une grande inspiration pour me ressaisir, car malgré mes paroles, mes yeux ne cessaient de se poser sur la queue d'Eugénie, et ce fut efficace : je parvins à retrouver mon assurance et mon ton tout professionnel. Après tout, avoir deux consciences, ce n'était pas tellement plus étonnant que de savoir traverser des murs ou d'avoir des flammes sur son dos ! « Si vous nous confiez Eugénie, vous pourrez prendre de ses nouvelles à tout moment, par téléphone ou par mail. Puisqu'il s'agit d'un séjour à durée précise, le mieux serait que nous décidions ensemble de la date à laquelle vous viendrez la chercher. En cas d'empêchement, vous n'aurez qu'à nous contacter. » Je marquai une nouvelle pause, laissant l'éleveuse intégrer ce que je venais de lui dire, avant de reprendre en souriant : « Si vous voulez, nous pourrions vous montrer le jardin et nos principaux lieux d'entraînement ? Puisque vous êtes du métier, vous saurez facilement vous faire un avis ! »




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Eleveur Kantô

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Dim 23 Oct - 21:04
Elizabeth s’amusa de l’expression de son hôte lorsqu’elle lui annonça qu’Hyde pouvait intervenir de temps à autres et leur faire parvenir sa façon de penser. Un amusement teinté d’inquiétude puisqu’elle craignait maintenant que cela soit un frein à son entrée dans la pension. Décidément il arrivait à lui mettre des bâtons dans les roues par sa simple présence.

Une inquiétude qui fut désamorcée assez vite par la réaction de Miné, l’assistante de Monsieur Soma. Cela ne semblait pas la déranger, au contraire elle montrait une certaine joie à l’idée de s’occuper de la Girafarig. Parfait cela faisait déjà une convaincue sur les deux même si le dernier devait revenir à l’éleveur en chef.

Ce dernier lui annonça alors les tarifs de la pension pour un séjour d’un mois, puis de trois semaines.

« Vous pouvez régler en trois fois maximum, par virement ou par chèque. Bien sûr, si vous veniez chercher Eugénie plus tôt que prévu tout en ayant déjà payé les jours suivants, nous vous rembourserions la différence. » Termina-t-il finalement.

Elizabeth fit un rapide calcul dans sa tête avec les informations qu’elle avait récolté auparavant sur la pension (Sa scolarité avait été chaotique mais elle avait su rapidement rattraper son retard en mathématique, question de survie). La chef d’entreprise conclu qu’elle ne devait pas bénéficier de la réduction liée à la mention « Pokémon mignon » chère à ABL. Cette « réduction de tarif » était décidément un coup de poker car il faisait appel aux affects de chacun. Elizabeth serait curieuse de savoir s’il avait déjà perdu des clients à cause de ça ou si cette mention était malléable et constituait simplement une flatterie pour des personnes un peu récalcitrante.

Que Monsieur Soma n’applique pas ce tarif passait d’ailleurs un message pour la jeune femme. « Entre éleveurs pas de chichi » ce qui n’était pas tout à fait faux mais l’argent était important pour la veuve noire et puis l’idée de taquiner un peu son concurrent l’amusait quelque peu.


« Si vous nous confiez Eugénie, vous pourrez prendre de ses nouvelles à tout moment, par téléphone ou par mail. Puisqu'il s'agit d'un séjour à durée précise, le mieux serait que nous décidions ensemble de la date à laquelle vous viendrez la chercher. En cas d'empêchement, vous n'aurez qu'à nous contacter. »


Si vous nous confiez ? Et bien Elizabeth qui pensait que la pension était pleine à craquée et qu’elle devrait se battre pour avoir une place voilà que le gestionnaire lui faisait comprendre que la situation était inverse. Bon et bien c’était réglé alors. Elle n’avait pas à commenter véritablement le reste puisque c’était les règles classiques d’un hébergement en pension comme demandé par la loi. Elle-même devait s’y plier pour son affaire.

« Si vous voulez, nous pourrions vous montrer le jardin et nos principaux lieux d'entraînement ? Puisque vous êtes du métier, vous saurez facilement vous faire un avis ! »
Enchaina-t-il.

« Très bonne idée ! J’aurais aimé visiter votre pension même en dehors d’un contrat donc ça tombe bien. Si d’ailleurs vous passez à Parmanie un jour, je serais ravie de vous accueillir. »
Elle se leva avec ses hôtes pour se mettre en route. « Au niveau des tarifs que vous m’avez proposés ça ne me semble pas excessif »

En réalité ils étaient un peu supérieur à ceux qu’elle pratiquait en ce moment dans sa pension mais cela venait d’une volonté de la chef d’entreprise de faire des promotions d’ouvertures pour attirer plus facilement les premiers clients qu’ils soient habitués des pensions ou non.

« Par ailleurs à ce sujet j’ai toujours été intriguée par votre promotion ‘pokémon mignon’, ça me semble bien subjectif pour établir des prix. N’avez-vous pas peur de perdre un client qui se vexerait de ne pas en profiter alors qu’il trouve son pokémon absolument adorable ? Comme ma petite Eugénie par exemple »
termina-t-elle avec un sourire entendu.

Elizabeth ne voulait pas se brouiller avec son collègue et l’expression du visage exprimait clairement que ce n’était qu’une plaisanterie. C’était un acteur important de la région dans le domaine et un partenariat (peu en importait la nature) serait un bonus pour la suite. Mais c’était une zone d’ombre que la jeune femme avait toujours trouvé étrange et l’idée d’aller le chercher sur un terrain peut être pas forcément très sûr lui plaisait bien.


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Eleveur Kantô

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Ven 11 Nov - 16:24
L'éleveuse hochait la tête d'un air réfléchi tandis que je lui communiquais le tarif de l'accueil d'Eugénie chez nous, ce qui me faisait espérer qu'elle ne le trouvait pas trop élevé. Notre fourchette de prix étant indiquée sur la page Internet de notre pension, j'estimais toujours que les clients potentiels devaient en avoir pris connaissance avant de se déplacer, mais il apparaissait que ce n'était pas systématiquement le cas ; toutefois, les tarifs que nous pratiquions étaient dans la moyenne, peut-être légèrement au-dessus si l'on appliquait pas la promotion « Pokémon mignon », mais bien en-dessous dans ce dernier cas, et en tant que collègue, je supposais que Mme Livingstone les comprendrait. Tandis que je parlais, Miné regardait Eugénie avec une grande curiosité ; elle tendit même la main pour caresser le sommet de sa tête, précautionneusement et en fixant la queue qui s'était mise tout à l'heure à claquer des mâchoires. Mais la deuxième conscience se tint tranquille et mon assistante put flatter la tête du Pokémon tout à son aise : évidemment, elle l'appréciait déjà. Avant que l'éleveuse n'arrive, Miné et moi avions, comme à notre habitude, un peu débattu devant des photos de Girafarig pour savoir si notre future pensionnaire pourrait prétendre à la mention « Pokémon mignon » ou non. Mon assistante était d'avis que oui ; mais il fallait que nous soyons tous les deux d'accord pour valider une proposition, et puisque je ne l'étais pas, Eugénie, sauf si elle s'était avérée être une représentante particulièrement remarquable de son espèce, n'obtiendrait pas la promotion, c'est pourquoi Miné n'en reparla pas.

Notre collègue eut l'air enchantée par l'idée de visiter les lieux : je me doutais que si elle était venue nous rendre visite, c'était aussi pour ça. « Nous ne manquerons pas de vous prévenir, alors, si nous passons près de chez vous », répondis-je en souriant tandis que nous nous levions d'un même mouvement après une dernière gorgée de thé. « Nous voyageons beaucoup pour la boutique. » Elle ajouta ensuite un commentaire sur nos prix ; « Ils sont dans la moyenne des tarifs en vigueur ! » répondit Miné avec naturel. Mais alors qu'elle laissait notre désormais-presque-certaine-cliente nous dépasser, elle profita de ce qu'elle ne nous vît plus pendant un instant pour se tourner vers moi et nous échangeâmes, complices, un signe de victoire.

Je m'approchais de la porte pour inviter notre collègue à sortir. Mais soudain, elle reprit la parole pour discuter de notre promotion réservée aux « Pokémon mignons » ; et alors, je m'immobilisai totalement dans mon geste, car ce sur quoi elle venait de nous interroger requérait toute mon attention. Je me retournai vers elle ; elle souriait un peu, signe, peut-être que sa dernière phrase relevait plus d'une plaisanterie qu'autre chose, ou en tout cas qu'elle ne nous en tenait pas rigueur. Mais j'ouvrais de grands yeux ; je me sentis prendre une profonde inspiration ; et alors je déclarai, d'un ton brusquement véhément et inspiré :

Évidemment que cette proposition est parfaitement subjective. Mais, Mme Livingstone, la beauté est subjective ! L'art est subjectif ! La subjectivité est au cœur de tous les aspects du monde ! De tout ce sur quoi votre regard se pose, de tout ce vers quoi vos sentiments se tournent ! Et, plus que tout encore, pour nous, qui sommes d'abord des stylistes, la subjectivité est au cœur même de notre travail ! Alors oui, me direz-vous, l'élevage de Pokémon a sans doute peu à voir avec la création ou avec l'art de la coordination ? Mais je ne suis pas d'accord ! Car à Akichi's Beautiful Land, notre but est d'allier le développement de la puissance de nos pensionnaires avec le développement de leur beauté ! Et dans cette longue et périlleuse quête, notre unique moyen d'action sur les Pokémon que l'on nous confie est bien notre subjectivité. Étant vous-même éleveuse, vous devez être d'accord avec moi lorsque je dis que l'élevage de Pokémon est en lui-même tout un art ! C'est en tout cas ainsi que mon assistante et moi concevons notre profession. Alors, repris-je en baissant un peu de ton, mais avec tout autant de chaleur, en effet, notre promotion sur les « Pokémon mignon » est totalement subjective, et il a pu nous arriver de mécontenter certains clients potentiels en ne l'accordant pas au Pokémon qu'ils chérissaient. Mais mon assistante et moi aimons la beauté : elle est à l'origine de notre travail et nous la recherchons en toutes choses. Vous comprendrez donc aisément qu'il nous est beaucoup plus agréable de travailler avec des Pokémon dont l'aspect extérieur est digne d'éloges que l'inverse. Cette promotion vise par conséquent à encourager nos clients à nous confier des Pokémon qui correspondraient parfaitement à nos attentes esthétiques ; et pour ceux qui ne seraient pas d'accord sur le fait que nous n'ayons pas accordé la promotion au leur, nous ne perdrons rien s'ils renoncent finalement à devenir nos clients. ...De toute façon, ajoutai-je d'un ton plus posé, nous sommes une petite structure, nous ne pouvons pas accueillir beaucoup de pensionnaires à la fois. Je me souvins ensuite de la remarque que notre collègue avait fait à propos d'Eugénie, et je conclus : Quant à Eugénie, elle n'est bien sûr pas du tout disgracieuse et ce sera un plaisir de l'accueillir chez nous, mais nous ne l'avons pas jugée suffisamment mignonne pour lui accorder la promotion, j'en suis désolé.
To-giiii ! renchérit Cécilia d'un ton gai.




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Eleveur Kantô

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Lun 9 Jan - 21:03
L’attention était une chose bien difficile à diviser si on voulait continuer à effectuer les tâches visées efficacement. C’était pour cette raison qu’Elizabeth sût qu’elle avait touché un point sensible lorsque son hôte prit même la peine de s’arrêter dans son élan afin de répondre à sa question. Et quelle réponse !

« Évidemment que cette proposition est parfaitement subjective. Mais, Mme Livingstone, la beauté est subjective ! L'art est subjectif ! La subjectivité est au cœur de tous les aspects du monde ! De tout ce sur quoi votre regard se pose, de tout ce vers quoi vos sentiments se tournent ! Et, plus que tout encore, pour nous, qui sommes d'abord des stylistes, la subjectivité est au cœur même de notre travail ! Alors oui, me direz-vous, l'élevage de Pokémon a sans doute peu à voir avec la création ou avec l'art de la coordination ? Mais je ne suis pas d'accord ! Car à Akichi's Beautiful Land, notre but est d'allier le développement de la puissance de nos pensionnaires avec le développement de leur beauté ! Et dans cette longue et périlleuse quête, notre unique moyen d'action sur les Pokémon que l'on nous confie est bien notre subjectivité. Étant vous-même éleveuse, vous devez être d'accord avec moi lorsque je dis que l'élevage de Pokémon est en lui-même tout un art ! C'est en tout cas ainsi que mon assistante et moi concevons notre profession. » S’enflamma l’éleveur soudainement

Son hôte argumenta ensuite sur le fait qu’effectivement ils leur arrivaient de perdre des clients à cause de cette notion de beauté mais que cela importait peu. Ils préféraient travailler avec des pokémons collant à leurs propres critères esthétique afin de pouvoir développer leur plein potentiels, autant sur le plan de la puissance pure que de leur aspect esthétique. Bien que c’était une politique bien étrange pour une pension, la chef d’entreprise ne pouvait que le rejoindre sur le fait que n’importe qui serait plus efficace au travail face à une demande qu’il juge adapté, voir agréable. C’était bien l’une des seules notions touchant au travail qui était universellement reconnu.
Son collègue termina enfin sa tirade en posant le problème de place qui se posait de toute façon.

C’était un argument qu’Elizabeth pouvait tout à fait entendre, voir jalouser. Akichi Soma jouissait en effet d’une certaine réputation et les demandes ne devaient pas manquer, bien au contraire. Il avait donc tout le loisir de choisir les personnes avec qui il voulait travailler. C’était aussi comme cela que l’on construisait la réputation de son établissement et qu’au final on attirait les clients que l’on voulait pour le type de population que l’on voulait, la sélection devenait naturelle. C’était précisément ce que l’éleveuse recherchait et si dans les premiers temps elle devait ronger son frein pour venir chercher les premiers clients elle comptait bien instaurer cette sélection auprès d’une population plus aisée.


« Quant à Eugénie, elle n'est bien sûr pas du tout disgracieuse et ce sera un plaisir de l'accueillir chez nous, mais nous ne l'avons pas jugée suffisamment mignonne pour lui accorder la promotion, j'en suis désolé. » termina-t-il d’un ton bien plus calme qu’au départ.

Elizabeth éclata alors de rire, d’un rire franc qu’elle n’avait pas eu l’occasion d’exprimer depuis bien longtemps.


« Haha Monsieur Soma vous êtes bel et bien l’artiste auquel je m’attendais ! » dit-elle avant de marquer une pause et de reprendre plus calmement « Ne vous y méprenez pas, j’ai énormément de respect pour les passionnés. Je ne m’attendais simplement pas à une telle réaction en vous posant cette question et je dois bien avouer que je ne suis pas déçue ! Je suis certaine maintenant qu’Eugénie est entre de bonnes mains, même si cette dernière n’est pas tout à fait à votre goût. » Termina Elizabeth.

Malgré sa longue aversion complète pour le reste de l’humanité à l’exception des nobles elle avait toujours eu cette attirance inexplicable pour les passionnés. Ces personnes lui semblaient animées d’une flamme infaillible et respectaient parfaitement l’objet de leurs pensées. Ils dégageaient une sensation de vie farouche et tenace et Elizabeth ne pouvait que respecter ça. Bon bien entendu l’objet de cette passion devait avoir un semblant de sens, elle n’avait vraiment compris certaines obsessions. Dans ce domaine la beauté lui semblait tout à fait convenable.


« Votre point de vue sur la beauté est intéressant et si je vous rejoins sur bien des points j’aimerais quand même mettre en avant une notion essentielle que vous n’avez pas abordé. Que pensez-vous de ce qu’on appelle la « beauté intérieure » ? Prenons par exemple un Miamiasme, un pokémon qui je vous l’accorde, n’est vraiment pas ragoutant au premier abord. Maintenant prenez ce même pokémon mais ce dernier vient de sauver quelqu’un d’une mort certaine. Son action ne l’a-t-il pas rendu plus beau aux yeux de tous ? »

Non pas qu'elle croyait à ce concept de "beauté intérieur" mais Elizabeth voulait poursuivre la discussion avec son confrère qui lui était étrangement fascinant.


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Eleveur Kantô

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Mer 25 Jan - 20:59
Alors que j'avais ouvert la porte pour sortir et présenter à notre visiteuse le jardin et les espaces où nous entraînions nos Pokémon, elle m'avait posé la question. Finalement, son interrogation d'origine portait seulement sur la manière dont nous appliquions notre promotion et elle aurait tout aussi bien pu nous en poser une un peu différente, ou bien la tourner d'une autre façon. Mais l'important était que sa question touchait en fait aux fondements mêmes de notre pension ; et cela m'avait donc permis de lui répondre en exposant les principes sur lesquels reposaient la création d'ABL Pension et, plus largement, tous les domaines où s'exerçait notre art.

La porte était donc restée ouverte sur le jardin et un frais parfum d'herbe, agrémenté de quelques notes florales, parvenait par moments jusqu'à nous. Quiconque me connaissait un tant soit peu savait que j'aimais parler. Ce n'était pas tout à fait cela. Je parlais beaucoup sans m'en rendre compte, même lorsque j'étais inquiet, ce n'était qu'il y a assez peu de temps que je m'en étais rendu compte, et sans forcément que je prenne plaisir à cela. Ce que j'aimais, c'était convaincre un auditoire. Dès qu'on m'en donnait l'occasion, j'adorais me lancer dans de longues tirades emphatiques, choisir les mots les plus forts et les plus saisissants, faire monter ma rhétorique, naturelle, jusqu'au crescendo final... J'aimais mettre en mots mes convictions et j'avais l'art d'y faire adhérer mes interlocuteurs – ils ne pouvaient qu'y adhérer, puisque mes arguments étaient irréfutables. J'avais d'ailleurs été élu comme l'un des représentants des élèves lorsque j'étais au lycée, et pas un conseil ne passait sans que je ne fasse preuve de ma volonté inaltérable à défendre mes camarades au cours d'un discours soutenu par mon charisme et ma ferveur ! Tous types d'expressions pouvaient succéder à mes discours chez mes interlocuteurs. Ce pouvaient être des visages pleins d'enthousiasme ; des applaudissements chaleureux, des cris d'admiration. Ce pouvaient être des mines stupéfaites, que je m'efforçais d'ignorer, et Hatori qui reprenait aussitôt la parole en ternissant tout mon effet. Mais un éclat de rire, on me l'avait rarement fait.

Je dévisageai Mme Livingstone avec une certaine perplexité. Pourtant, ce qu'elle me dit, « artiste », je ne pouvais le prendre que comme un compliment ; et elle poursuivit en me disant qu'elle avait « énormément de respect pour les passionnés », dont je faisais naturellement partie, en souriant et en ajoutant qu'elle n'était pas déçue. Je n'étais toujours pas certain de comprendre ce qu'elle entendait par ces derniers mots ; mais son ton était redevenu cordial, et je croyais déceler de la sympathie dans ses yeux... ou en était-ce ? Je n'étais jamais sûr de moi quand il s'agissait de deviner ce que les autres pensaient. Mais elle annonça qu'Eugénie serait entre de bonnes mains avec nous, ce qui signifiait qu'elle nous la confiait et, donc, qu'elle nous appréciait assez pour cela. « ...même si elle n'est pas tout à fait à votre goût. » « Oh, ne vous en faites pas, elle est tout à fait au mien ! » s'exclama Miné, qui était restée près d'Eugénie et n'hésitait jamais à exprimer les différences que ses goûts pouvaient avoir avec les miens. Et je déclarai alors, en regardant notre collègue éleveuse dans les yeux et mon sourire retrouvé : « Je suis ravi que vous me compreniez. »

Cependant, la jeune femme n'arrêta pas là ses questions. Après tout ce que je lui avais dit dans ma longue tirade, je pensais que le sujet était clos ; mais à peine me retournais-je vers la porte qu'elle reprit la parole... et cette fois sur un thème dont, je le craignais, je maîtrisais moins bien ma position que sur la question précédente.

La beauté intérieure. Je me crispai instantanément en entendant ces mots. La beauté intérieure. Sujet de longues discussions que j'avais eues, quelques mois auparavant, avec Miné et Hatori ; sujet de débats que je cherchais à éviter, mais toujours répétés. La Mystherbe que l'on nous avait confiée, aux débuts de la pension, devenue une Ortide ; le Batracné... Pourquoi fallait-il toujours que, lorsque j'exposais mes convictions sur la beauté, quelqu'un en vienne à me parler de cela ? Et il fallait qu'aujourd'hui, cela soit d'une collègue, en plus ! Je ne pus réprimer un léger frémissement de mes traits à l'entente du nom « Miamiasme », dont le simple souvenir du Pokémon qu'il désignait m'emplissait de dégoût. Mais dans le même temps, sourcils un peu froncés, je réfléchissais. La beauté intérieure... « Peu ragoûtant », c'était dire. Mais je comprenais qu'il fût honteux de rejeter un Pokémon à cause de son physique. Une telle situation... Je réfléchissais à que convenait de répondre et, en même temps, j'avais la nette impression que mon interlocutrice ne se satisferait pas d'une réponse toute faite.

« ...Eh bien, évidemment, une action de ce genre change la donne », commençai-je finalement, le ton lent et choisissant soigneusement mes propos, les yeux bas, en prise avec moi-même. « On ne peut pas refuser un Pokémon qui a montré une telle preuve... de bravoure... et même d'héroïsme. » Je marquai une longue pause, ne regardant toujours pas Mme Livingstone, les sourcils toujours un peu froncés. Je ne sais pas si Miné s'apprêta, à un moment donné, à prendre la parole pour me venir en aide. Elle n'avait jamais été dérangée par les Pokémon laids et avait beaucoup de foi en la « beauté intérieure ». Mais brusquement, je repris : « Vous savez, le slogan de notre pension est « La beauté intérieure et la beauté extérieure des Pokémon ». Nul ne peut rester beau toute sa vie et un rien peut défigurer un visage, même si la personne, derrière, n'a pas changé. De même, je crois absolument qu'il existe de nombreux Pokémon à l'aspect repoussant mais au cœur bon. Mais, vous savez... On parle de beauté extérieure et intérieure, et pourtant, il s'agit de deux types extrêmement différents de beautés. On ferait mieux de parler de bonté morale, ou de bienveillance, plutôt que de beauté intérieure. Et, bien sûr, j'ai parfaitement conscience que l'on ne peut, moralement parlant, rejeter un quelconque être en raison de sa difformité. Je me suis moi-même déjà occupé d'une Ortide qui, au point de vue du caractère, n'avait rien à se reprocher. Mais en tant qu'artiste, c'est bien à la beauté physique que je m'intéresse. »

Je m'étais redressé ; j'avais regardé Mme Livingstone dans les yeux, et j'avais parlé d'un ton posé et – il le fallait parfois – sérieux. Et il me faut bien dire que j'étais plutôt satisfait de moi.



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Eleveur Kantô

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Dim 9 Avr - 8:32
Elizabeth n’avait jamais eu de positionnement clair sur la notion même de beauté. Toute la coquetterie dont elle pouvait être faire preuve provenait plus d’une volonté de se construire une image forte et professionnel que de vouloir se faire « belle ». Bien entendu elle pouvait trouver des choses ou personnes à son goût et d’autres absolument hideuse mais cela avait surtout un lien avec une image d’assurance, de force qu’il dégageait que d’un raffinement.

Les propos d’Akichi Soma lui semblaient donc d’autant plus intéressants qu’il différait du sien. Ce dernier par ailleurs correspondait selon les critères de la jeune femme à une « belle » personne. Non parce qu’il avait des traits fin, des longs cheveux blanc et soyeux ou encore une grande taille mais plutôt parce qu’il dégageait cette assurance, cette exultation propre aux passionnés. Il brillait dans son regard un éclat de vie farouche.

La question de la beauté intérieure sembla poser plus de difficulté à l’éleveur, manifestement c’était un problème épineux par rapport à sa conception du monde et Elizabeth ne devait pas être la première à la lui poser.
Ce concept était de plus en plus en vogue en ce moment, la future mère y voyait surtout une nouvelle tentative de gommer les aspérités entre les gens et de donner de la valeur aux personnes trop faible pour l’exprimer seul. L’image que tu donnais à voir est celle que tu voulais donner à voir et si cette dernière ne te convenait pas il ne tient qu’à toi de la changer.

Monsieur Soma prit le temps de la réflexion et resta quelque instant les sourcils froncés avant de prendre la parole d’une voix lente, le regard perdu intensément dans le vide. Elizabeth y voyait là la preuve de la véritable passion, celle qui ne reste pas figé sur une idée en rejetant toute les autres possibilités mais qui s’ouvre sur le monde et qui prends le temps de se questionner.
C’était une chose bien rare.

Il commença lentement, détachant chaque mot comme pour en vérifier le poids, et avoua qu’en effet dans un contexte héroïque, on ne pouvait dénigrer le moche. Il s’interrompit de nouveau, l’air profondément concentré ce qui décrocha un léger sourire à Elizabeth. Décidément cette réflexion avait l’air de lui poser véritablement question, comme un grain de sable qui venait accrocher une machine qui fonctionnait pourtant parfaitement bien il y’a quelques instants.
Il reprit finalement la parole plus vindicatif qu’auparavant et son regard se plongea dans celui de la jeune femme. Ah tient, avait-il réussit à trouver un compromis acceptable ?


« Vous savez, le slogan de notre pension est « La beauté intérieure et la beauté extérieure des Pokémon ». Nul ne peut rester beau toute sa vie et un rien peut défigurer un visage, même si la personne, derrière, n'a pas changé. De même, je crois absolument qu'il existe de nombreux Pokémon à l'aspect repoussant mais au cœur bon. Mais, vous savez... On parle de beauté extérieure et intérieure, et pourtant, il s'agit de deux types extrêmement différents de beautés. On ferait mieux de parler de bonté morale, ou de bienveillance, plutôt que de beauté intérieure. Et, bien sûr, j'ai parfaitement conscience que l'on ne peut, moralement parlant, rejeter un quelconque être en raison de sa difformité. Je me suis moi-même déjà occupé d'une Ortide qui, au point de vue du caractère, n'avait rien à se reprocher. Mais en tant qu'artiste, c'est bien à la beauté physique que je m'intéresse. »

Elizabeth hocha la tête d’un air entendu, oui c’était clair qu’Akichi Soma n’était pas un extrémiste de la beauté, autrement ils n’auraient pas fondé une pension ouverte malgré tout au moche.

« Loin de moi l’idée que vous n’avez aucune morale Monsieur Soma ! Je vous rejoins, ce qu’on appelle beauté intérieur est simplement un rassemblement de traits de caractère unanimement approuvé. » Elle marqua une pause « Et si nous continuons la visite ? Je pense que cela n’empêchera pas la discussion. » Continua-telle en faisant signe à Eugénie de se rapprocher. « Je n’ai pas tout à fait le même point de vue que vous concernant la beauté physique. Pour moi elle n’a d’intéressant que de n’être le reflet de l’âme d’une personne. Je ne vous parle pas des pokémons car il serait malvenu de leur apposé nos propres critères de beauté et de qualité. Ils sont si différents physiquement de nous et ont une évolution radicalement tourné vers l’utile : des griffes pour creuser, une carapace pour se protéger. »

Nouvelle pause, elle avait conscience que pour certaines personnes mettant les pokémons sur le même plan que les hommes ses propos puissent être choquants mais elle sentait que ses interlocuteurs le comprendraient.


« On pourra peut-être me démentir sur certaines espèces bien entendu qui ont dépassé ce stade là également mais je ne pense pas que ce soit la majorité des pokémons. Mais je m’égare, le message initial que je souhaitais passer était seulement que pour vous, moi ou votre assistante, les traits de nos visages, la manière dont nos muscles sont taillés ou nos vêtements sont autant de reflets de nos personnes. Après la notion de beauté ou de laideur sont simplement l’interprétation et l’appréciation que nous avons de l’ensemble de ces messages. » Termina Elizabeth alors qu’ils s’avançaient dans les jardins.

Ce discours, la veuve noire y croyait véritablement et la large majorité de ces premières impressions s’était confirmés par la suite (pour le peu de personne qu’elle avait vraiment pu apprendre à connaître). C’était sur cette base également qu’elle avait construit l’ensemble de son personnage de veuve éplorée. C’est en faisant attention aux moindres détails physiques que l’illusion pourrait véritablement fonctionner.
Et cela avait jusque-là plutôt bien fonctionné.


« Pour rebondir sur ce que vous disiez je trouve que cela se ressent dans vos prestations de coordination : cette recherche du beau physique. Je me souviens m’être fait cette réflexion à mes débuts dans la coordination, lorsque je vous avais croisé sur le concours d'Onde sur mer sur le thème des pokémons légendaire. Votre mise en scène d’Elektor était visuellement époustouflante ! »

Elizabeth se souvenait de ce mépris jaloux qu’elle avait ressentis ce jour-là, un sentiment qui fut bien vite évincé par sa propre victoire avec sa prestation autour de Giratina.

« Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve que l’on retrouve nos divergences de point de vue sur la beauté dans notre manière d’aborder la coordination. L’un recherche l’esthétisme dans sa forme la plus pure ou spectaculaire tandis que l’autre met les formes pour faire passer un message. En parlant de coordination, comptez-vous défier prochainement l’Elite 3 ? »


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Eleveur Kantô

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Ven 12 Mai - 16:58
La question de la beauté avait souvent été au cœur de discussions que j'avais eues avec Shiguré ou Hatori, au sujet de ma passion pour le stylisme. Lorsque j'étais plus jeune et que je découvrais la couture, grâce au soutien de ma tante Mayuko, mes premières créations avaient été des kimonos que je voulais toujours plus raffinés et élégants : alors même que les garçons de mon âge ne voyaient généralement dans ces habits traditionnels que des costumes prêtant à rire que l'on porte lors des fêtes pour faire plaisir aux parents, c'était dans ces vêtements que je me sentais le mieux. Ils symbolisaient pour moi le parangon de la beauté, qu'ils pouvaient décliner sous toutes ses nuances : des kimonos les plus sobres aux plus éclatants, des plus classiques aux plus surprenants, je cherchais, en les créant, non seulement à réaliser le vêtement le plus beau possible, mais également à réaliser celui qui s'accorderait au mieux avec la personne qui le porterait et avec le moment. Pour moi, la beauté avait donc toujours été liée à un individu précis, à un certain temps, à un état d'esprit. Être entouré de beauté était ce qui me faisait me sentir bien, et en cousant de beaux vêtements à mes rares proches, j'avais envie qu'ils se sentent bien eux aussi.

Plus tard, lorsqu'après le lycée, j'étais parti vivre plus d'un an seul, j'avais beaucoup réfléchi à ma conception du stylisme et de la beauté en général. À l'époque, j'occultais encore mon passé qui me faisait, sans doute, me sentir laid intérieurement : je croyais comprendre, à présent, que cela avait peut-être été l'une des raisons qui avaient fait que je mettais tant d'ardeur à rechercher la beauté extérieure. J'avais parallèlement développé un rejet de la laideur qui, je m'en rends compte aujourd'hui, n'avait pas toujours été présent chez moi, et que je ne sais pas expliquer – ou plutôt, qui me paraît absolument évident, mais dont je déduis qu'il peut être expliqué du fait que tout le monde ne partage pas la même aversion. Toutes ces raisons faisaient que j'avais toujours eu des difficultés avec le concept de la « beauté intérieure », lorsqu'elle n'était pas accompagnée de beauté physique, en tout cas. Mais j'étais heureux de constater que Mme Livingstone semblait me comprendre.

Mon travail de styliste, en revanche, avait toujours été tourné vers les autres. Nous sortions enfin dans le jardin, Cécilia et Eugénie avec nous, et nous marchions vers l'arrière de la maison principale : j'avais l'intention de montrer à notre collègue les lieux où nous entraînions nos protégés. Tout en avançant, Elizabeth Livingstone nous expliqua sa propre conception de la beauté comme reflet de l'âme de la personne. Je hochai la tête, pensif, lorsqu'elle évoqua la spécificité des Pokémon par rapport aux êtres humains : je n'y avais, à vrai dire, jamais réellement pensé en ces termes. Mais je m'accordais plus avec le reste de son exposé, et il me tardait de répondre afin de préciser ma pensée.

Je crois voir ce que vous voulez dire, acquiesçai-je enfin. La façon dont nous nous habillons, nous coiffons ou prenons soin de notre corps révèle des traits de notre personnalité, et l'on peut dire beaucoup de choses des gens selon les vêtements qu'ils choisissent, par exemple. D'ailleurs, peut-être notre apparence physique oriente-t-elle elle-même notre personnalité... Je ne souhaitais pas développer ce point et repris : Mais vous savez, en tant que styliste, nous cherchons avant tout à créer des vêtements qui permettent à ceux qui les portent de se sentir bien. Pour moi, la beauté, que ce soit par l'environnement ou par les vêtements que l'on a sur soi, cela doit permettre de se sentir heureux et bien dans sa peau ! C'est pour cela que nous créons tous types de vêtements, et que si Mlle Kuramaé, je me tournai vers Miné qui sourit, se sent bien dans des robes de domestique, elle peut porter des robes de domestique ! Et si un homme se sent bien en costume, en kimono ou en robe de mariée, il doit avoir le droit de porter un costume, un kimono ou une robe de mariée !

Nous arrivions derrière la maison, près du poulailler aux Granivols et face aux champs, derrière la barrière qui délimitait notre terrain. J'avais prévu de donner quelques explications sur les lieux, mais la discussion était très prenante et je m'arrêtai en attendant de pouvoir faire les commentaires habituels sur le jardin.

En ce qui concerne les Pokémon, si nous veillons à ce qu'ils soient beaux, eux aussi, c'est parce qu'il est plus agréable d'être entouré de belles choses et que cela les aide sans doute à se sentir bien également, conclus-je.

Notre collègue fit ensuite dévier le sujet sur les concours de coordination. Je ressentis une certaine fierté lorsqu'elle fit l'éloge d'une prestation que nous avions réalisée il y a maintenant assez longtemps, et ce fut Miné qui prit la parole, dans une exclamation soudaine :

Mais oui, je me souviens à présent ! Vous-même étiez passée sur le thème d'Arceus et Giratina, n'est-ce pas ? Votre mise en scène aussi était impressionnante, avec les attaques de l'insecte et l'ombre qui emplissait toute la salle à la fin !

Les précisions de Miné me permirent de faire remonter à ma mémoire la prestation dont elle parlait. Mais oui... J'avais déjà vu les longs cheveux blonds de Mme Livingstone plus d'une fois dans un dôme, et ce jour-là... Une prestation pleine de sang. De ténèbres. Je fermai les yeux durant quelques secondes ; mais Miné parlait avec enthousiasme, puis ce fut notre collègue qui poursuivit. Pendant ce temps, même si je n'avais pas encore pu donner d'informations de vive voix, nous avancions un peu, nous approchant de la porte arrière de la maison et son perron bordé de rosiers parmi lesquels se tenait Alba, la gracieuse Roselia bleutée.

Hm... Vous savez, nous cherchons parfois aussi à faire passer des messages, dis-je en repensant à notre dernière prestation, sur les dérives de la publicité et le culte de la maigreur. Mais il est vrai que nous n'y sacrifions pas la beauté de la prestation.

Vint ensuite la question sur l'Élite 3. J'échangeai un regard avec Miné : ce n'était pas la première fois que l'on nous interrogeait à ce sujet, mais nous ne nous étions malheureusement pas encore fixés sur notre réponse. Comme nous étions entre collègues, je décidai de parler en toute sincérité :

Nous y pensons, mais nous n'avons encore rien décidé à ce sujet. Nous aimerions beaucoup nous mesurer aux Maîtres dans l'épreuve de la prestation... mais je ne suis pas certain d'avoir très envie d'emmener mes amis dans un « combat officiel ». Je me souvins que mon interlocutrice avait aussi cinq rubans et qu'elle pouvait donc également prétendre à l'Élite ; parce que son avis pourrait me donner de nouvelles idées pour avancer dans ma réflexion, je décidai de lui demander : Et vous ? Envisagez-vous d'aller vous présenter à cette épreuve ?



hrp:
 



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Eleveur Kantô

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Sam 21 Oct - 18:40
La discussion se poursuivit tout naturellement alors qu’ils sortaient dans le jardin. Son hôte prit le temps de reformuler ce que venait de dire Elizabeth pour s’assurer qu’il avait bien comprit, ce que la jeune femme confirma d’un mouvement de tête affirmatif. Il ajouta même la théorie que l’apparence physique orientait peut-être la pensée et l’état d’esprit.

C’était sans doute le cas, ce genre d’influence était trop multifactoriel pour n’être qu’à sens unique. Un enfant ayant un physique disgracieux a pu subir des brimades par ses camarades. Si cela continue à mesure qu’il grandit il se développera alors avec ces brimades qui sonneront comme un état de fait, diminuant sa confiance en lui. Une fois adulte, il ne voudra plus plaire parce qu’il aura en tête qu’il ne pourra jamais plaire. Le physique influence l’esprit qui renforce le physique.
Un cercle qui peut être vicieux comme vertueux.


« Mais vous savez, en tant que styliste, nous cherchons avant tout à créer des vêtements qui permettent à ceux qui les portent de se sentir bien. Pour moi, la beauté, que ce soit par l'environnement ou par les vêtements que l'on a sur soi, cela doit permettre de se sentir heureux et bien dans sa peau ! C'est pour cela que nous créons tous types de vêtements, et que si Mlle Kuramaé se sent bien dans des robes de domestique, elle peut porter des robes de domestique ! Et si un homme se sent bien en costume, en kimono ou en robe de mariée, il doit avoir le droit de porter un costume, un kimono ou une robe de mariée ! » Enchaina l’éleveur avec passion.

Ces originaux avaient toujours suscité en Elizabeth un sentiment d’étrange admiration, elle appréciait qu’ils portent leur goût et conviction au-delà des normes de la société qui pourrissait le cerveau de tout un chacun. Cependant on voyait souvent aussi des pâles imitations de ces valeurs, des personnes se dissimulant derrière elles afin de se constituer une « identité » sans aucune valeur. Les prétextes sont nombreux, suivre et se faire apprécier ou encore se démarquer dans un élan rebelle.


« Une belle idée, si chacun pouvait s’assumer ainsi il est certain que le monde s’en porterait mieux. » nota Elizabeth
Et les gens seraient tellement plus faciles à berner si on pouvait lire en eux si facilement, une donnée fort utile pour se faire une clientèle rapidement.

Ils arrivèrent finalement devant un enclos se situant derrière la maison, dans ce dernier voletaient gaiement des granivols. Les senteurs des fleurs alentours avec en fond un champ s’étendant à perte de vue formaient un tableau des plus bucoliques.


Son hôte évoqua que l’un des objectifs de promouvoir la beauté des résidents était également d’augmenter leur bien-être et donc favoriser leur développement.
Elizabeth approuva d’un signe de tête, c’était l’une des bases fondamentales du développement des êtres vivants et on pouvait retrouver cette notion chez plusieurs théoriciens. Ainsi, tandis que certains parlaient de l’importance d’un environnement sain, apaisant et donc beau quelque part pour un nouveau-né, d’autres mettaient en avant la qualité du lait de leurs écremeuh grâce à un brossage de poils quotidien et des mots d’amours susurrés à l’oreille. Des techniques managériales se sont développées autour de cette idée de valoriser l’employé pour qu’il apprécie sa boite et soit ainsi plus productif.
Évidemment les moyens employés ne sont pas toujours directement la beauté mais le résultat recherché est le même.


« Et je veux bien croire que cela porte ses fruits, vous avez un cadre tout à fait charmant pour élever des pokémons, être aussi près de la nature doit forcément avoir des vertus pour les résidents. » ajouta l’éleveuse aux dires de son hôte.

Ils enchainèrent ensuite sur la coordination alors qu’ils se remaittaient à marcher en direction de la porte arrière de la maison et ce fut plutôt son assistante qui prit le relais. Elle se souvenait également de la prestation qu’Elizabeth avait pu faire à l’époque et la décrivit avec précision accompagné de propos plutôt élogieux, ce qui ne manqua pas de gonfler un peu l’égo d’Elizabeth au passage.


Elle remercia la demoiselle avant que l’éleveur reprenne la main, expliquant que même si il ne consentait pas à sacrifier la beauté de la prestation il appréciait faire passer des messages. Mais la jeune femme ne l’entendit pas, son attention venait d’être complètement absorbée par la présence d’un magnifique spécimen de Rosélia, ces pétales étaient d’un bleu splendide et la grâce avec laquelle elle animait son corps ajoutait encore du cachet au tableau qu’était ce jardin.

« Nous y pensons » répondit l’excentrique, interrompant sa contemplation. « Mais nous n'avons encore rien décidé à ce sujet. Nous aimerions beaucoup nous mesurer aux Maîtres dans l'épreuve de la prestation... mais je ne suis pas certain d'avoir très envie d'emmener mes amis dans un « combat officiel ». ajoutât-il avant d’enchainer « Et vous ? Envisagez-vous d'aller vous présenter à cette épreuve ? »

« Tout à fait, non seulement c’est un moyen de confronter mes compétences à un maître et de ressentir le frisson du spectacle sur une grande scène mais j’y vois aussi une occasion en or de faire de la publicité pour ma pension ! D’un côté je pourrais mettre mon établissement en avant en faisant connaître mon nom en dehors du milieu de la coordination et d’un autre côté c’est un passage obligé si je veux pouvoir progresser dans ma carrière de coordinatrice. » Répondit-elle, enjouée.

Un simple coup de pub format XXL en somme mais qui apporterait une toute nouvelle dimension à sa carrière et à sa visibilité. Si elle voulait attirer de la clientèle plus aisée et la fidéliser c’était le plan à exécuter.

« J’espère pouvoir m'inscrire au défi de l’élite d’ici quelques mois, le temps d’accoucher, de profiter de mon fils et de me remettre un peu dans le bain, histoire de pouvoir offrir ce que je peux faire de mieux. »

Elizabeth tendit la main pour flatter l’encolure d’Eugénie qui les avaient suivis jusque-là. Son regard se faisait curieux et elle se servait de son long cou pour observer les alentours en humant l’air. Ses naseaux frémissant indiquaient sans nul doute qu’elle appréciait les senteurs des alentours.


« Ça te plairait de rester ici quelque temps ? Je reviendrais te chercher, ne te fais pas de soucis » demanda doucement l’éleveuse.

La Girafarig se figea un instant, elle ne tombait pas de haut puisque la jeune femme lui en avait déjà parlé mais sa nature anxieuse ressurgit au moment de passer à l’acte. Mais aidée par les caresses de sa maîtresse et les délicates odeurs qu’elle sentait, cela ne dura qu’un instant. Elle répondit par un hennissement joyeux.


« Je crois donc que nous sommes unanime sur cette question Mr Soma, votre pension me semble être l’endroit parfait pour qu’elle se détende. Peut-être même préférera-t-elle rester avec vous au vue de son enthousiasme ! » dit Elizabeth en souriant. « Comment souhaitez-vous que nous procédons pour les formalités administratives ? »

Alors qu’ils revenaient vers la maison, l’éleveuse re-jeta un coup d’œil sur le jardin, ce styliste avait non seulement du goût en matière de vêtement mais cela se ressentait aussi sur la façon dont le lieu était aménagé. Tout était fait avec raffinement et élégance.

Non, Eugénie serait décidément vraiment bien ici.
Et Elizabeth allait devoir sérieusement songer à faire appel à un paysagiste chez elle.


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